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Semaine AFE – Soirée débat : cybersécurité, tous concernés

Je remercie tous les élus consulaires qui m’ont fait le plaisir de leur présence, le 3 octobre dernier, à la soirée « Cybersécurité, tous concernés » qui leur était dédiée à l’occasion de la semaine de l’AFE.

Diner-débat au Procope, lieu même où les libertés publiques et individuelles ont été forgées par les philosophes des Lumières. Le combat demeure incessant pour préserver nos valeurs, seule la nature des menaces change.

Le lendemain même, la presse internationale titrait sur la cyberattaque russe déjouée par les services secrets hollandais et britanniques visant l’Organisation pour l’Interdiction des Armes chimiques (OIAC), basée à La Haye. Les espions s’étaient installés sur un parking dans un véhicule truffé d’électronique…

Hackers, groupes terroristes et états totalitaires ont aujourd’hui élu domicile dans l’espace numérique, où ils nous livrent une guerre continuelle et multiforme. Cette guerre hybride pourrait même conduire à la fin du numérique, à l’horizon 2020, prédisent gravement certains experts.

Dans les chartes informatiques des grandes entreprises, notamment dans le monde de la finance, les mesures sont désormais draconiennes : la clé USB est bannie et les salariés ont interdiction de se connecter aux réseaux sociaux, d’utiliser leur adresse personnelle ou même de lancer une requête (sauf sur des postes dédiés). Le but est de réduire la surface d’attaque, car les responsables informatiques admettent qu’ils n’y arrivent plus… voici l’état des lieux, résumé en quelques mots, qui nous a été rapporté par le représentant du ministère de l’Intérieur (*).

Pourquoi ne pas nommer un général pour la cyberdéfense qui s’exprimerait devant le Parlement au même titre que les chefs d’Etat-major des trois armes : terre, air, mer ?

Celui-ci nous a expliqué, de manière très pragmatique, à quel point nos outils nomades pouvaient être potentiellement des espions épatants ou des nids à virus.

J’ai alors demandé à l’assistance qui utilisait une application VPN (Virtual Private Network) sur son portable. Quelques mains éparses se sont levées. Pourtant, « c’est le b.a.-ba contre les requêtes malveillantes », a souligné notre expert, d’autant qu’il y a d’excellents fournisseurs français. Ceux-ci proposent également des solutions de partage et de travail collaboratif pour les organisations.

Grâce à l’intervention suivante de Christian Daviot, nous sommes passés de la pédagogie de terrain aux aspects géostratégiques de la cyberguerre. Le chargé de mission Stratégie à l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) a commencé par fustiger les états qui étaient les plus grands prédateurs sur internet.

Cela étant, chaque état agit selon sa propre culture, ce qui détermine des comportements bien différents même si les Chinois, à l’instar des Russes, Coréens du nord et Iraniens, font partie du groupe des quatre suspects habituels en cas de cyberattaque, précise-t-il.

Christian Daviot, chargé de mission Stratégie à l’ANSSI : « Le paradoxe est que les états veulent bâtir leur croissance sur le numérique, mais qu’ils développent, en même temps, des armes sophistiquées qui risquent de tuer le numérique ».

Aux États-Unis, le Cloud Act (**) qui a pris effet sous le président Trump permet à l’administration d’accéder aux données de n’importe quel Américain dans le monde et à toutes les données stockées chez des hébergeurs américains, sans avoir à le notifier aux personnes concernées.

Quant à la France, nous sommes purement défensifs. Il s’agit de protéger nos systèmes d’information (les « Opérateurs d’importance vitale »), car nous sommes universalistes et prônons la paix dans le numérique…

Dans un monde sans foi, ni loi, les grandes entreprises estiment que l’on ne peut plus continuer de la sorte. « Nous sommes le champ de bataille », dit Microsoft, plaidant pour une sorte de convention de Genève du numérique. Mais il faudrait commencer par définir la notion de territoire numérique pour créer un cadre juridique. Une sacrée gageure !

Questions de l’assistance : Olivier Piton, conseiller consulaire États-Unis (Washington) et président de la commission des Lois de l’AFE (sur le vote électronique) / Roland Raad, conseiller consulaire Arabie Saoudite et président de l’UFE Al khobar (sur une éthique universelle) / Marie-José Caron, conseillère consulaire Danemark et élue AFE Europe du Nord (sur le champ d’action du secrétaire d’État chargé du Numérique).

Si les états voient d’un mauvais œil que le secteur privé se préoccupe de relations internationales, c’est pourtant la seule solution, soutient le responsable de l’ANSSI : il est temps de faire réfléchir collectivement les états, les ONG, le secteur privé et les citoyens… « mais nous n’en prenons pas le chemin ».

Au moment des échanges, la question du vote électronique a été soulevée. Les élus consulaires ont noté que « l’ANSSI ne peut pas techniquement garantir la sincérité du vote par internet, mais que la décision revient au politique ».

Nos deux brillants conférenciers ont montré à quel point nous vivons dans une insécurité chronique et combien le chemin sera long pour pacifier le cybermonde.

Les récentes prises de position de la Commission européenne prouvent pour le moins que l’on est conscient du danger et que seule une réponse au niveau de l’Union sera viable.

Mes remerciements à Bénédicte Pillet, présidente du CyberCercle, qui m’a aidé à construire cette soirée.

Je l’ai répété en qualité de rapporteur des crédits annuels de l’ANSSI (lire PLF), puis de rapporteur des crédits affectés à la cyberdéfense dans la loi de programmation militaire (lire LMP) : n’attendons pas de vivre un cyber 11 Septembre pour combattre ceux qui veulent miner les démocraties de l’intérieur.

Je suis d’accord avec le représentant du ministère de l’Intérieur pour laisser le mot de la fin à Confucius : « Celui dont le regard ne va pas loin verra les ennuis de près ».

(*) Nous ne sommes pas autorisés à publier son nom, ni son service.
(**) Clarifying Lawful Overseas Use of Data Act ou CLOUD Act.

Visite d’État au Danemark – Copenhague (28-29 août 2018)

J’adresse toute ma gratitude au Président de la République, Emmanuel Macron, pour m’avoir invité à l’accompagner durant toutes les étapes de son voyage d’État au Danemark. La première visite d’un président français dans ce pays depuis 1982.

Ce fut un honneur d’avoir été présenté à S.M. Magrethe II, reine du Danemark, entourée de la famille royale. + d’images

Un déplacement mémorable.

Cérémonies officielles

Citadelle

A la Citadelle (Kastellet), le Président de la République et Mme Macron ont été accueillis par LL.AA.RR. Frederik et Mary de Danemark.

Emmanuel Macron a entamé sa visite d’État par un dépôt de gerbe au monument aux morts des opérations extérieures danoises depuis 1948.

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Château de Christiansborg

Dîner d’État offert par S.M. la Reine Margrethe II en l’honneur du Président de la République et de son épouse.

La cérémonie de présentation des convives permet à chaque invité de saluer la Reine, la famille royale et les officiels.

Le château de Christiansborg était l’écrin idéal pour cette soirée solennelle et marquante. + d’images

Théâtre Royal

Réception de retour offerte par notre Président de la République en l’honneur de S.M. Magrethe II, reine de Danemark.

L’occasion pour le Président de la République d’adresser un hommage appuyé à notre ambassadeur François Zimeray, en poste pendant cinq ans à Copenhague.

Une véritable ovation lui a fait écho. + d’images

Ministre de l’Enfance et des Affaires sociales

Au Théâtre Royal, j’ai eu le plaisir retrouver Mai Mercado, ministre de l’Enfance et des Affaires sociales, lors de la réception offerte par notre Président en l’honneur de la reine du Danemark.

J’ai eu le privilège d’échanger avec Mai Mercado durant le diner d’État, la veille au château de Christiansborg, puisqu’elle était ma voisine de table.
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Politique

Parlement

Le Folketing, Parlement danois, a arboré le drapeau tricolore pour la venue du président Emmanuel Macron qui s’est entretenu avec les chefs des partis, dans les bureaux de Pia Kjaersgaard, présidente du Parlement.

Lors de ses discours, Emmanuel Macron a aimé rappeler que certaines réformes qu’il souhaite engager ont été mises en pratique, depuis longtemps, au Danemark…

Notre rencontre avec le groupe parlementaire d’amitié France-Danemark a donné lieu à de fructueux échanges sur le futur de l’Europe et les défis auxquels nos deux pays sont confrontés. + d’images

Consultation citoyenne

Accompagné par Lars Løkke Rasmussen, Premier ministre du Danemark, notre chef de l’Etat a participé à des « Consultations citoyennes » auprès du public danois, en partenariat avec l’Université de Copenhague.

Le débat avec les étudiants a été modéré par Lykke Friis, vice-doyenne de l’Université de Copenhague.

En diverses occasions, Emmanuel Macron a rappelé les valeurs qui fondent l’Union européennes et cherché à partager une vision propre à créer un nouvel élan. Il a reçu à chaque fois un accueil enthousiaste. + d’images

Relations commerciales

Conférence économique

La conférence économique, au siège de Dansk Industrie, a été clôturée par le président Macron.

Avec 450 entreprises danoises implantées en France qui emploient 55.000 salariés, le Danemark est un pays qui compte pour notre économie.

Les chefs d’entreprises européennes ont participé à une table ronde pour signifier que l’Europe devait constituer une force et donc devenir plus imbriquée, notamment en unifiant son marché du numérique ou de l’énergie.

Le Président Macron a rappelé les réformes engagées depuis un an en France visaient à flexibiliser le marché du travail et favoriser l’innovation. Des réformes inspirées par le modèle danois. + d’images

Culture

Musée

Après la conférence économique, notre délégation française s’est rendue au musée Ny Carlsberg Glyptotek pour une rencontre avec des figures de la culture danoise.

Originellement, c’est le fils du fondateur de la brasserie Carlsberg qui a offert ses collections et laissé son nom au musée.

On peut y découvrir les tableaux des plus grands noms de la peinture française impressionniste et post-impressionniste, comme des antiquités égyptiennes, grecques et romaines.

La précédente visite d’un chef d’État français dans ce musée remontait à 1906… + d’images

Communauté française

Acteurs français

Au Théâtre Royal, Emmanuel Macron a fait une allocution pour remercier ses hôtes, en présence de nos compatriotes vivant au Danemark.

Parmi ceux-ci, j’ai été heureux de retrouver Marie-José Caron, conseillère AFE pour l’Europe du Nord et Pascal Badache, VP du conseil consulaire pour le Danemark. Marie-José m’a présenté divers acteurs de la communauté française de Copenhague. J’ai ainsi eu le plaisir de faire la connaissance d’Anaïs Lora, designer urbain, et de Dominic Bouche, professeur et spécialiste du Danemark.

Le Danemark est le pays où les gens sont les plus heureux, selon une étude internationale. Voilà un bel objectif pour la France ! + d’images