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En circonscription en Tunisie (2/2) – Sousse (13 fév. 2020)

Communauté française

Elus et acteurs de la communauté

Déjeuner au fameux restaurant « Le Méditerranée » avec des représentants de la communauté française de Sousse accompagnés des conseillers consulaires Madeleine Ben-Naceur, Francis Gaetti et Michel Zucchero.

J’ai eu le plaisir de retrouver Roselyne Cordin, présidente UFE Sousse et fondatrice du festival de BD de Sousse.

Si les chefs d’ilots présents sont des entrepreneurs expérimentés, ils tranchent avec cette communauté qui compte un peu plus de 2000 résidents.

En effet, 90% des Français installés à Sousse sont des retraités qui ont choisi la douceur de vie locale. Une pension française modeste leur permet de profiter d’un pouvoir d’achat bien supérieur en Tunisie, grâce au coût de la vie locale.

Mais les problèmes de santé leur rappellent, avec le temps qui passe, que la Tunisie n’offre pas actuellement les mêmes garanties de soin dans son système public que la France.

Les soins dans les cliniques privées peuvent être d’excellente qualité pour un coût plus attractif. C’est d’ailleurs une activité qui attire les patients de toute l’Europe. Il est donc recommandé de souscrire à la CFE (Caisse des Français de l’étranger) pour assurer une couverture santé qui ouvre l’accès à des établissements étrangers correspondant aux standards hexagonaux dans le public. + d’images

Enseignement

Groupe scolaire unifié Philippe-Séguin

Visite du Groupe scolaire unifié Philippe-Séguin en compagnie des conseillers consulaires Madeleine Ben-Naceur et Michel Zucchero.

Cette école flambant neuve a ouvert en septembre 2019 après avoir regroupé l’école primaire Guy de Maupassant (300 élèves) et le collège Charles Nicolle (200 élèves).

À peine ouvert, en accueillant 566 élèves, l’établissement atteint déjà ses limites de capacité. La demande est telle qu’il sera en surcapacité dès la rentrée de septembre 2020.

Actuellement, les élèves intègrent le lycée à La Marsa en internat à l’issue du collège. Il paraît difficile de comprendre pourquoi les classes de lycée n’ont pas été intégrées à la faveur de la construction du nouvel établissement.

J’ai été séduit par l’orientation qualitative du discours des dirigeants Patrice Collongeon, principal, et Cyril Tournier, directeur.

Chacune de leurs décisions s’appuie sur l’intérêt des élèves. C’est une vision « orientée client » qui ne pouvait que me rassurer.

Ravi d’avoir pu échanger avec les élèves de CP de Françoise Kuc, alors qu’ils participaient à une compétition de rapidité de calcul. La vivacité de leur conversation démontre que leur enseignement est très prometteur. + d’images

Culture française

Institut français

Visite de l’antenne de Sousse de l’Institut Français de Tunisie dirigé par François Kuc, en présence des conseillers consulaires Madeleine Ben-Naceur et Michel Zucchero.

La Médiathèque, dirigée par Aurore Degoit, accueille environ 1200 abonnés par an, dont 95% sont tunisiens et âgés de moins de 18 ans pour les deux tiers. 70% du public est féminin.

Le centre de langues compte environ 1000 apprenants par an.

Nous avons longuement parlé de l’activité de Campus France qui traite 1300 dossiers d’étudiants et accueille 6000 visiteurs par an, avec Sandrine Ben Cheikh, responsable Campus France Sousse.

L’augmentation des frais universitaires en France pour les étudiants étrangers a été controversée. Pourtant, si une inscription en licence coûte 2170 euros pour les étudiants étrangers, il faut mettre en parallèle qu’une année d’études en université coûte au contribuable français 13.000 euros par an.

Un projet de déménagement de l’Institut français est à l’ordre du jour pour offrir un meilleur confort à ses clients. Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France, fait tout son possible pour que cela se concrétise au plus tôt. Une démarche bienvenue pour conforter notre présence. + d’images

En circonscription en Tunisie (1/2) – Tunis (12 et 14 fév. 2020)

Cinquième déplacement en Tunisie, pour une visite de près de 72 heures.

Accueilli à l’aéroport par Isabelle Fradin-Thirode, consule générale, et les conseillers consulaires (à l’image) Madeleine Ben-Naceur et Michel Zucchero, j’ai retrouvé un pays qui traverse une période de transition politique.

Je leur adresse toute ma gratitude pour m’avoir permis d’appréhender l’évolution des problématiques concernant notre communauté qui compte 23 580 inscrits, mais 900.000 Français de passage tout au long de l’année !

Communauté française

Consulat

La rencontre des chefs de service du consulat général, organisée par Isabelle Fradin-Thirode, m’a révélé que la première préoccupation concernait les mariages arrangés.

Ce phénomène concerne des Françaises en situation de faiblesse ou de détresse, afin de les amener à consentir un mariage. L’objectif étant évidemment d’obtenir à terme la nationalité française pour le prétendant. Cette pratique a conduit à deux drames fatals l’an passé.

Une autre technique en vogue consiste à faire un enfant à une Française pour obtenir un titre de séjour. En effet, même s’il est en situation irrégulière en France, en reconnaissant l’enfant, le père ne pourra plus être expulsé car père d’enfant français.

La Tunisie occupe la première place parmi les postes à mariage frauduleux (365), devant l’Algérie (187) et le Maroc (164).

Par ailleurs, une cellule de lutte contre les fraudes à l’aide sociale a été créée. Elle ne chôme pas et se trouve confrontée à des individus qui connaissent remarquablement le fonctionnement de notre système et se montrent très imaginatives pour exploiter ses failles.

Autre point de préoccupation, les dysfonctionnements de la Caisse des Français de l’étranger (CFE) qui nécessitent des interventions nombreuses du consulat qui peine à trouver des réponses. L’évolution des tarifs ou encore un mode de communication inadapté pour des adhérents âgés n’utilisant pas internet amènent les usagers à se tourner de plus en plus fréquemment vers le service social du consulat. Tunis n’est pas le seul poste affecté. Aussi, une réunion entre la DFAE et la CFE est prévue à Paris pour traiter cette question de manière globale. + d’images

Conseillers consulaires

La problématique de la CFE, concernant 2593 adhérents en Tunisie, est revenue abondamment durant la réunion avec les quatre conseillers consulaires présents (g à d ) : Laurent Caizergues, OC, Madeleine Ben-NaceurMichel Zucchero et Francis Gaetti.

30 à 40% des adhérents n’auraient jamais ouvert leur boite courriel par manque d’accès. Et lorsque les élus envoient des emails à la CFE, ils déclarent recevoir des réponses plusieurs jours plus tard sans toujours en comprendre le sens.

Par ailleurs, sur le sujet de la fiscalité, les élus déplorent que la CSG-CRDS sur les revenus immobiliers en France soit toujours appliquée aux Français résidant à l’extérieur de l’UE.

Ce fut un tour d’horizon très complet sur les difficultés rencontrées par nos compatriotes en Tunisie, mais leurs éloges sur la douceur de vivre dans ce pays nous font comprendre pourquoi tant de nos retraités choisissent de s’y établir. + d’images

Réception à la Résidence

C’est dans la résidence de la consule générale, Isabelle Fradin-Thirode, que mon 5ème déplacement en Tunisie s’est conclu, là où le premier avait commencé. Je remercie notre consule générale, d’avoir accueilli cet événement en présence d’Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France, qui m’avait reçu en tête à tête, juste auparavant.

Les conseillers consulaires Madeleine Ben-Naceur, Laurent Caizergues, Martine Djedidi et Michel Zucchero m’ont également fait l’honneur de leur participation, tout comme de nombreux représentants de la communauté française, dont plusieurs présidents d’associations, parmi lesquels Paule Badra (UFE Tunisie), Roselyne Cordin (UFE Sousse), Ludovic Bernard-Manusset (Tunis Accueil)…

Cela m’a permis de retrouver Martine Gambard Trebucien, qui m’avait reçu en qualité de consule générale en ces mêmes lieux en janvier 2015, mais également Patricia Elias, établie auparavant au Liban et qui intervient pour l’ONU Femmes en Tunisie.

Cette ultime soirée m’a permis d’exprimer ma reconnaissance envers tous ceux qui s’engagent en faveur des Français en Tunisie.

Et en particulier pour l’action du service culturel qui grâce au leadership de l’ambassadeur Olivier Poivre d’Arvor a incité de nombreux acteurs privés à s’engager. En 2 ans, on compte 11 écoles supplémentaires et 5 nouveaux projets. J’ai souhaité que les bonnes pratiques observées en Tunisie inspirent d’autres pays.

J’ai également souligné l’importance de l’action sociale de la société d’entraide et de bienfaisance (SFEB) présidée par Michel Delattre et du foyer familial Delarue-Langlois, dirigé par Rita Mangogna. + d’images

Enseignement

Institut et Enseignement

Entretien avec Sophie Renaud, conseillère culturelle et directrice de l’Institut français en présence des conseillers consulaires Madeleine Ben-Naceur et Michel Zucchero, ainsi que de Claudie Pion, attachée de Coopération éducative.

Le plan éducatif répond à trois questions :
1 – quels objectifs pour les écoles françaises ?
2 – comment contribuer à redynamiser le système éducatif tunisien ?
3 – comment favoriser l’employabilité dans un pays qui compte 30% de chômeurs diplômés ?

Pour répondre à l’objectif 1, un travail en partenariat public-privé a permis de développer le « projet Pilote » pour créer de nouveaux établissements scolaires français en Tunisie. L’impulsion d’Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, s’est révélée déterminante. Son aura a incité de nombreux acteurs privés à s’engager. Deux ans plus tard, on compte 11 écoles supplémentaires et 5 nouveaux projets.

L’objectif est également de contrôler et cadrer le développement d’écoles françaises en Tunisie. On recensait 11000 élèves dans le réseau en 2017. On anticipe 22000 élèves en 2024 et 30000 en 2030.

J’ai félicité l’équipe du SCAC pour son travail qui, je l’espère, inspirera d’autres postes.

L’entretien a été suivi d’une visite de l’Institut français et d’une rencontre avec son équipe. En janvier 2015, je visitais ce lieu qui n’était alors qu’un chantier. Cinq ans plus tard, je suis resté admiratif en parcourant ce lieu de vie destiné à tous les Tunisiens et orienté vers la jeunesse. + d’images

Lycée Pierre Mendes-France

Visite du lycée Pierre Mendes-France, EGD de l’AEFE en compagnie des conseillers consulaires : Madeleine Ben-Naceur et Michel Zucchero.
Accueilli par le proviseur Thierry Verger et son équipe de direction pour un entretien sur le plan de développement de l’établissement, j’ai ensuite participé à une réunion en présence des élus, des représentants des parents et ceux du personnel.

Le lycée créé en 1956 comprend trois sites : le lycée-collège Pierre Mendes-France, l’école Robert Desnos et l’école Georges Brassens. L’ensemble accueille 3 000 élèves et affiche un taux de réussite au bac de 98%.

Le lycée est responsable de la formation continue des personnels d’enseignement sur la zone Maghreb-est.

Le site de Robert Desnos poursuit un plan de rénovation de ses structures d’accueil conçu en 3 phases qui s’achèvera en 2023.

J’ai néanmoins pu entendre l’inquiétude des parents devant le manque de transparence propre au fonctionnement des établissements en gestion directe par l’AEFE. Les choix concernant la construction et le plan de développement les rendent perplexes. C’est la raison pour laquelle je plaide sans relâche pour une démocratisation de l’EGD en faveur des parents qui contribuent principalement aux coûts de fonctionnement. + d’images

Entrepreneuriat

Brod-Tunis

Visite d’une PME de 15 personnes spécialisée dans la broderie, créée il y a 25 ans. Didier Duranton a décidé de passer progressivement la main à Raymond Cornu, directeur du site depuis l’été dernier, pour prendre à terme une retraite bien méritée.

Cette entreprise travaille exclusivement pour l’exportation : 80% vers la France et 20% vers la Suisse.

Madeleine Ben Naceur a attiré mon attention sur les tracasseries administratives du quotidien d’une PME locale, à la faveur de cette rencontre. Avec beaucoup de finesse et d’humour, Didier Duranton m’a décrit un univers réglementaire, parfois kafkaïen, mais qui n’a jamais émoussé son optimisme, ni son envie d’animer son entreprise, dont les salariés sont assimilés à une famille. Longue vie à Brod-Tunis ! + d’images

Solidarité

SFEB

Entretien avec Michel Delattre, président de SFEB et les représentants de la Société d’entraide et de bienfaisance (SFEB), en compagnie de Rita Mangogna, directrice du foyer familial Delarue-Langlois.

La SFEB a été été créée en 1882 pour assister matériellement et moralement des personnes résidant en Tunisie qui traversent une situation difficile. Cette structure offre une présence amie à tous les stades de la vie qui va de l’aide à la constitution de dossiers administratifs et médicaux jusqu’à l’hébergement provisoire de Français de passage en grande difficulté. Parfois, l’assistance s’étend aux obsèques pour des familles démunies.

L’objectif de mes interlocuteurs est de créer une plateforme commune d’intervention qui s’appuie sur le triptyque « consulat-SFEB-maison de retraite », coordonnée avec un accueil en France pour les personnes rapatriées.

La maison de retraite n’est pas une structure adaptée pour des personnes qui devraient être placées sous tutelle. Il lui faudrait également une convention pour faciliter le rapatriement en cas de non-respect des obligations du résident.

J’ai exprimé ma gratitude et mon admiration pour l’empathie et l’engagement des responsable de la SFEB. Ils incarnent à merveille la fraternité, pilier de notre république. + d’images

En circonscription en Tunisie – Tunis (12-13 avril 2019)

Un grand merci à Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, à Madeleine Bennaceur et à Michel Zucchero, conseillers consulaires pour la Tunisie et la Libye (sur la photo), pour avoir favorisé la réussite de mon 4ème déplacement en Tunisie.

Ces élus m’ont permis de concrétiser différents échanges avec les milieux économiques locaux en marge du 5ème FOMA. J’ai ainsi pu optimiser ce retour à Tunis et repartir avec une meilleure appréciation de la situation locale.

Enseignement français

5ème FOMA

J’ai participé au 5ème FOMA, Forum mondial des anciens élèves des lycées du monde qui s’est tenu à Tunis du 12 au 14 avril.

L’Union-ALFM, présidée par Dominique Tchimbakala, fédère quelque 80 associations d’anciens élèves qui existent à travers le monde. L’association a lancé, fin 2017, un réseau social, associatif et professionnel : www.alfm.fr

Au programme de ce FOMA : rencontres, discussions, témoignages, table ronde…

Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, a annoncé que son objectif pour la Tunisie était de passer de 12.500 élèves dans le réseau français à 25.000. Son volontarisme s’incarne dans un projet unique intitulé « Tunisie pilote » qui permettra l’ouverture de nouveaux établissements aux programmes français, répartis sur l’ensemble du territoire tunisien dans les années à venir.

Les trois présidents d’associations d’anciens élèves de Tunis (lycée Carnot, lycée Pierre Mendès-France et lycée Gustave Flaubert) étaient réunis sur scène pour témoigner de la vitalité de ce réseau. + d’images

Réception à  l’ambassade

À l’occasion du 5ème FOMA à Tunis, Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, avait convié les participants à un cocktail à la Résidence de France à La Marsa.

J’y ai retrouvé plusieurs parlementaires à commencer par les députés Samantha Cazebonne et M’jid El Guerrab, mais aussi mes collègues sénateurs des Français de l’étranger, Claudine Lepage, Damien Regnard et Richard Yung.

Quatre conseillers consulaires de Tunisie étaient présents : Madeleine Bennaceur, Laurent Caizergues, Francis Gaetti et Michel Zucchero.

Madeleine a largement contribué à l’animation en lançant la musique pour accompagner ce verre de l’amitié partagé avec des participants venus des 4 coins du monde.

J’ai eu l’excellente surprise de retrouver Mylène Audirac, conseillère consulaire du Mexique, venue spécialement pour l’occasion depuis Mexico.

La soirée s’est poursuivie par un dîner organisé par M’jid El Guerrab, député de la 9ème circonscription des Français de l’étranger.

Merci à M’jid de nous avoir offert ce moment privilégié pour parler enseignement français à l’étranger, en compagnie notamment d’Olivier Brochet, nommé récemment directeur de l’AEFE, ou encore de la députée Samantha Cazebonne, auteure d’un rapport sur l’Enseignement français à l’étranger et François Normant, président de la FAPEE. + d’images

Entrepreneuriat

CCEF

Entretien à la Résidence de France avec Norbert de Guillebon, ancien président de la section Tunisie des CCEF et Pierre Beregovoy, DG de l’UBCI en compagnie de Michel Zucchero, conseiller consulaire.

La France demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie et il convient de poursuivre nos efforts pour soutenir le développement de ce pays.

J’ai souhaité évoquer les conséquences pour les milieux économiques locaux du placement de la Tunisie sur la liste noire de l’UE des pays fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme. La Tunisie est également sur la liste noire du GAFI (Groupe d’action financière).

Les restrictions sur la détention de comptes bancaires en France par des Tunisiens, voire des compatriotes installés dans le pays se font ressentir.

La principale difficulté vient de la taille du business informel qu’il convient de circonscrire. La description du trafic d’hydrocarbure, venant de Lybie jusqu’à la frontière tunisienne, ressemble en tous points à ce qui m’a été décrit entre le Venezuela et la Colombie, le mois dernier.

La Tunisie n’a pas le choix. Mes interlocuteurs m’ont rassuré sur la prise de conscience de la situation par le gouvernement et les efforts entrepris pour en sortir le plus vite possible qui commencent à porter leurs fruits.

Pour l’illustrer, les transactions immobilières sont désormais plus étroitement contrôlées. Je remercie Michel Zucchero d’avoir organisé la réunion. + d’images

HEBDOLETTRE n°102 – Édito : Révolution en direct (Arménie) – Législatives : Samantha Cazebonne (LREM) réélue dans la 5ème circo. des FE – Stafe : le MEAE aide les associations : attention aux délais ! – Conférence ALDE à Sofia : l’idéal européen sort renforcé par le Brexit – UDI : rapport Borloo sur les quartiers prioritaires – Syrie : le ministre Jean-Yves Le Drian devant notre commission Défense – Rapporteur de la convention France-Andorre, adoptée par le Sénat – L’écho des circos / avril 2018 – En circonscription BULGARIE : Sofia / 03 – 04 avril 2018 – En circonscription ARMÉNIE : Erevan & Goris / 12-16 avril 2018 – En circonscription TUNISIE : La Marsa & Tunis / 19-21 avril 2018.

Lire : l’HEBDOLETTRE n°102 – 03 mai 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°102

Révolution en direct

A l’image de Vladimir Poutine, Serge Sarkissian, ancien Président de la République d’Arménie, avait fait modifier la constitution arménienne. Ainsi à la fin de ses deux mandats, il prévoyait de se faire nommer premier ministre pour conserver ses pouvoirs.

Le vendredi 13 avril dernier, j’étais à l’opéra d’Erevan en compagnie de Jonathan Lacôte, notre ambassadeur en Arménie. Nous avons alors observé la foule se masser sur la place pour lancer la protestation contre la perspective de l’élection du Premier ministre par le Parlement, prévue le mardi suivant.

Le lundi 16 avril, tandis que nous étions dans le bureau d’Armen Sarkissian, nouveau Président de la République, nous entendions la foule manifester sous ses fenêtres contre son prédécesseur. Les barrages organisés par les manifestants nous ont contraints à annuler la rencontre qui devait suivre avec le Président du Parlement.

Malgré la tension palpable, nous sentions une atmosphère bon enfant, une jeunesse exaltée et insouciante, une démarche pacifique déterminée à rompre avec un régime qui avait dirigé le pays sans partage pendant des décennies.

Visuel HL101 En décollant d’Erevan, je me suis souvenu que cela avait commencé comme cela en Syrie… pacifiquement. Mais les tyrans ne partagent pas le pouvoir. Assad, lui, n’a pas hésité à tirer sur son peuple. En libérant avec cynisme les islamistes emprisonnés, il a multiplié les acteurs du conflit et provoqué une guerre civile généralisée.

On connait la suite. Un pays ravagé. Des exactions inacceptables. Des centaines de milliers de morts, des millions de personnes déplacées, réfugiées au Liban, en Jordanie, en Turquie ou ailleurs.

Tôt ou tard, Assad devra rendre compte de ses crimes.

Soucieux de préserver la paix civile en Arménie, le Premier ministre Serge Sarkissian a préféré démissionner onze jours après sa nomination.

Il n’est pas fréquent d’assister à une révolution en direct. Je n’oublierai jamais cette ferveur populaire. Une révolution de velours est en cours en Arménie. Fondée sur la non-violence et l’aspiration à la démocratie à l’image des régimes européens, elle a belle allure. Découvrir l’HebdoLettre n°102

En circonscription en Tunisie – La Marsa & Tunis (19 au 21 avril 2018)

Deux inaugurations (LGE et AUF) et un anniversaire (lycée français) au planning de ma journée du 20 avril, en plus d’un chaleureux déjeuner organisé par notre consul général, Christian Reigneaud, réunissant les cinq conseillers consulaires et les représentants des principales associations. Un déplacement réjouissant et empli de fierté, tant notre communauté dissipe l’enthousiasme et la créativité.

Ce fut un plaisir de revoir Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur, qui incarne à merveille la voix et l’esprit de la France lors de ce genre d’évènements.

Entrepreneuriat

Laser Game Évolution (La Marsa)

J’ai inauguré le 105ème centre LGE, Laser Game Évolution, en compagnie d’Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, les conseillers consulaires Madeleine Ben Naceur, Laurent Caizergues, Michel Zucchero, ainsi que les présidentes de l’UFE Tunis, Paule Badra, et de l’UFE Sousse, Roselyne Cordin.

On doit le premier centre Laser Game Évolution installé sur le continent africain à Faouze Barkati, compositeur et producteur musical, qui a décidé d’investir dans une franchise de la PME française, leader du jeu 100% laser en Europe.

Ce fut l’occasion de remettre la médaille du Sénat à Patrick Fournier, fondateur de LGE. Cette ouverture marque un nouveau pas en avant pour la PME grenobloise, créée en 1996, qui constitue une formidable success-story.

Dans son discours, Olivier Poivre d’Arvor a rappelé que cette implantation répondait à l’invitation d’Emmanuel Macron adressée aux PME françaises pour qu’elles joignent leurs efforts à ceux des Tunisiens en faveur de l’essor économique du pays.

Pour finir, toutes mes félicitations à Moore, directeur général du groupe, pour son immense contribution à la mise en valeur de l’excellence technologique française à l’international. + d’images

Enseignement

Lycée Gustave Flaubert (La Marsa)

70 ans, c’est un bel âge pour un établissement scolaire français à l’étranger. Quelques anciens élèves, témoins des touts débuts de l’école, ont raconté l’atmosphère qui régnait alors et l’idéal qui animait son fondateur Maurice Cailloux.

J’ai eu le plaisir d’assister aux cérémonies, à l’invitation du proviseur, Jean-Jacques Moiroud, en compagnie d’Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur, de Christophe Bouchard, directeur de l’AEFE, des cinq conseillers consulaires, dont Madeleine Ben Naceur qui fut enseignante pendant 30 années au lycée Gustave Flaubert.

J’y ai retrouvé Erwan Davoux qui a étudié dans cet établissement, où son père a longtemps enseigné. + d’images

Maison de l’AUF (Tunis)

Inauguration de la Maison de l’AUF (Agence universitaire de la Francophonie) à Tunis en compagnie d’Olivier Poivre-d’Arvor.

Après le discours de Jean-Paul de Gaudemar, recteur de l’AUF, Slim Khalbous, ministre tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a rappelé l’importance de la francophonie en mentionnant la récente visite d’Emmanuel Macron à Tunis et son appui déclaré au développement des Alliances françaises en Tunisie (lire ci-dessous).

L’AUF regroupe plus de 800 institutions universitaires utilisant la langue française dans plus de 100 pays. Elle est l’une des plus importantes associations d’institutions d’enseignement supérieur et de recherche au monde. Son siège est installé à Montréal et ses services centraux se répartissent entre Montréal et Paris. J’ai été ravi de pouvoir témoigner de l’action efficace de nos amis québécois et tunisiens au service de la francophonie. + d’images

Communauté française

Consulat (La Marsa)

Christian Reigneaud, consul général de France en Tunisie, a été l’heureux initiateur d’un déjeuner convivial qui a réuni les 5 conseillers consulaires de Tunisie : Madeleine Ben Naceur, Laurent Caizergues, Francis Gaetti, Martine Vautrin-Djedidi et Michel Zucchero, ainsi que les représentants des principales associations de Français.

Nous avons évoqué le lancement du Stafe (Soutien au tissu associatif des Français à l’étranger). Ce fonds remplace désormais la réserve parlementaire.

Si chacun se félicite d’un système plus participatif dans l’attribution des subventions aux associations, le diable se cache toujours dans les détails, selon les dires des participants. Ils regrettent ainsi une certaine lourdeur dans le processus d’instruction, comme l’obligation d’un an d’existence pour l’association ou encore la limitation à hauteur de 50% du financement du projet qui fait craindre l’élimination de projets intéressants.

Culture française

Alliance Française (Tunis)

Visite de l’Alliance Française de Tunis en présence de Mohamed Aissaoui, co-président et de Merlem Abdelmalek, directrice.

Inaugurée par Emmanuel Macron, le 1er février 2018, cette Alliance française constitue la tête de pont d’un nouveau réseau de 6 Alliances en Tunisie : Kairouan et Djerba ont ouvert au même moment que Tunis ; Gafsa devrait être inaugurée d’ici un ou deux mois ; enfin les sites de Bizerte et Gabès sont programmés pour la fin de l’année 2018.

Mohammed Assaoui a formé la vision de redresser l’apprentissage du français en Tunisie à horizon de 10-15 ans, car notre langue a beaucoup reculé dans le pays lors de la dernière décennie. + d’images

HEBDOLETTRE n°89 – « Dialogue social : démanteler le monopole syndical ne se fera pas en une fois » (édito) – PJL Ordonnances Dialogue social : mes interventions en discussion générale et lors des débats (vidéos) – Hommage à Serge Dassault – Colloque : comment sortir de l’enfer réglementaire ? – En circonscription en TUNISIE – Tunis / 7 au 10 juillet 2017 – En Bref du 10 au 16 juillet 2017

Lire : l’HEBDOLETTRE n°89 – 28 juillet 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°89

En avril 2015, lors de l’examen du projet de loi Macron, j’avais posé un amendement pour modifier l’article 1 du code du travail afin d’inverser la hiérarchie des normes.

Dans l’Hémicycle, Nicole Bricq m’avait accusé de vouloir « brûler le code du travail ». Rien que ça ! Seuls Michel Canevet et moi avions voté cet amendement, « pour l’Histoire », avais-je commenté.

Il me parait de bon sens de permettre à ceux qui travaillent ensemble de déterminer ce qui est le mieux pour eux. Nul besoin de passer par le filtre d’un monopole syndical pour signer un accord.

Plutôt que d’avoir un code du travail pléthorique qui cherche à tout prévoir, on peut confier l’évolution du droit du travail aux entreprises et aux branches. Le législateur ne s’occuperait alors que des grands principes auxquels nul ne peut déroger.

Visuel HL85 L’an dernier, le rapport signé Jean-Denis Combrexelle a fait admettre la nécessité de cette inversion. La loi El Khomri a initié ce retournement. Aujourd’hui, Emmanuel Macron semble vouloir mettre en œuvre ce principe en favorisant des avancées significatives.

Lorsque ma vision sera concrétisée, les TPE et PME de notre pays auront la liberté d’adhérer ou pas à une convention collective !

Durant les quatre jours de débats, j’ai soutenu la démarche de la ministre Muriel Pénicaud, car elle va dans le bon sens… Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°89

En circonscription en Tunisie – Tunis (7-10 juillet 2017)

Mes remerciements à Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France, pour l’entretien qu’il m’a accordé à la faveur de mon second passage en Tunisie.

Son dynamisme et son charisme ont séduit tout autant les Tunisiens que la communauté française. Notre ambassadeur est extrêmement attentif à toutes les évolutions en faveur de la démocratisation et du progrès des libertés en Tunisie.

Le 7 juillet, Olivier Poivre d’Arvor a donné une conférence de presse intitulée « Je m’exprime en français ». Il s’agit d’une démarche destinée à renforcer l’usage de la langue française dans les médias tunisiens. Ce programme bénéficiera d’un fonds de soutien de 300.000 euros de la part du MEAE.

Politique

Parlement tunisien

Rencontre enthousiasmante avec cinq parlementaires de l’Assemblée des représentants du peuple, tous élus par les Tunisiens établis en France.

(g à d) : Karima Taggaz, Marouan Felfel, Olivier Cadic, Khawla Ben Aicha, Houcine Jaziri, Nejla Ben Abdelhafidh.

Sympathiques, brillants et positifs, ils n’aspirent qu’à servir l’intérêt de tous les Tunisiens qui, à travers eux, ont soif de démocratie et d’avenir. Aussi, ces jeunes parlementaires partagent-ils le vif sentiment d’écrire une nouvelle page de l’histoire de leur pays.

L’Assemblée des représentants du peuple réunissant 217 députés a été élue le 26 octobre 2014, c’est donc sa première législature. Les Tunisiens résidant à l’étranger y sont représentés.

Pour contribuer à lever les freins à la compétitivité de la Tunisie, les cinq députés ont été sensibles à ma suggestion de recevoir nos élus consulaires et nos conseillers du commerce extérieur, en présence des représentants de notre ambassade.

Entrepreneuriat

Chambre tuniso-française

Entretien très enrichissant avec Khaled Zribi, secrétaire général de la CTFCI (Chambre Tuniso-française de commerce et d’industrie). Ancien président de la Bourse de Tunis, Khaled est le directeur général de CGF, intermédiaire en bourse.

La Chambre compte 2200 membres. Elle étudie actuellement 3 projets d’envergure : un parc industriel à l’image de celui de Casablanca au travers de la CFCIM ; une école de commerce et un club d’affaires.

80% des échanges commerciaux de la Tunisie sont liés à l’Union européenne.

Aussi, avons-nous évoqué l’importance des négociations entre la Tunisie et l’UE autour du projet ALECA (Accord de Libre Echange Complet et Approfondi) qui vise à faciliter le développement économique tunisien.

Rencontre avec les CCEF

Je remercie Sarra Ben Attia et Sanâa Tahir du service économique régional d’avoir organisé un déjeuner avec les conseillers du commerce extérieur français.

J’ai ainsi pu échanger avec  Alexandre Ratle, président du comité Tunisie des CCEF, Pierre Héry et Michel Zucchero, en présence de Zohra Saddok (Business France) sur les berges du Lac.

Nos CCEF militent pour le principe de réciprocité, soit un environnement des affaires pour les entrepreneurs français identique à celui que nous offrons aux entrepreneurs tunisiens en France.

L’instabilité fiscale est dénoncée. Une taxe rétroactive de 7,5% sur les bénéfices de l’année antérieure passe mal. Et cette instabilité n’est pas sans conséquence : 80% des investissements sont constitués d’extension. Autre point noir pour le pays, l’organisation du port de Rades : les navires peuvent attendre jusqu’à 18 jours en rade avant de décharger (avec une perte évaluée à 10.000$/jour).

Bonne nouvelle, le tourisme repart en Tunisie suite à d’importants efforts en matière de sécurité.

Cofivet

Sur la proposition de Michel Zucchero, conseiller consulaire Tunisie, j’ai pu visiter le site industriel de Cofivet. Ce fut l’occasion de rencontrer notre compatriote Olivier Zolne, directeur général de cette PME textile de 250 personnes, dont 75% ont plus de 15 ans d’ancienneté.

Cofivet sert principalement le marché français et se positionne sur les uniformes haut de gamme, par exemple pour les employés du Crillon, la compagnie Air Caraïbes ou l’école hôtelière Ferrandi.

Le 15

Le 15 septembre 2017 sera inauguré ‘Le 15’, un bâtiment destiné à accueillir des start-ups au cœur de la capitale tunisienne. Le lieu a été choisi par l’accélérateur de start-ups Flat 6 Labs qui s’est déjà distingué au Caire, à Jeddah, Abu Dhabi et Beyrouth. Ainsi, 1200 m2 sur 4 niveaux seront consacrés aux projets innovants et au travail collaboratif. Cela représente un investissement de 13 millions de dollars pour déclencher une « révolution start-up » en Tunisie.

Flat 6 Labs prévoit deux cycles de sélection par an pour choisir 6 à 8 sociétés. 20 à 30.000$ seront investis dans chaque projet, contre 10 à 15% des actions. Un programme d’investissement au travers d’obligations convertibles pour 50 à 200.000$ accompagnera le développement des jeunes pousses les plus prometteuses.

Merci à Zakaria Belkhoja, franco-tunisien de Meninx Holding, qui m’a invité à découvrir ce projet et à Tarek Chelsifa et à Olfa Chehoane de Flat 6 Labs pour leur accueil et leur entrain.

Communauté française

Conseillers consulaires

Merci aux conseillers consulaires Madeleine Berger Ben Naceur et Michel Zucchero pour leur implication dans la préparation de mon déplacement et leurs suggestions de rencontres. Se dévouant sans compter pour les Français de Tunisie, ils sont au fait de toutes problématiques que nous avons brassées ensemble : sécurité, enseignement, vie culturelle, services consulaires ou actions de coopération.

Consulat

La visite du consulat général de France, ainsi que divers échanges avec les chefs de service, m’ont donné la mesure de l’action consulaire au service des 22.558 Français officiellement enregistrés fin décembre 2016, dont 80% de binationaux.

La moitié des effectifs du consulat travaille au service des visas : le nombre de visas délivrés aux Tunisiens voulant se rendre en France a atteint l’an dernier un niveau record de 120.276.

Côté tourisme, si 2016 fut un point bas avec seulement 310.000 voyageurs venant de France, on en attend 500.000 en 2017, soit un niveau équivalent à 2015, encore loin hélas des 900.000 touristes de 2012.

Réunion Sécurité

J’ai demandé la tenue d’une réunion Sécurité, en format de conseil consulaire, compte tenu des menaces persistantes des réseaux terroristes djihadistes, notamment à l’encontre des intérêts français.

Je remercie nos élus Madeleine Ben Naceur, Laurent Caizergues et Michel Zucchero d’avoir bien voulu y participer, en compagnie de Jorge-Paul Fragoso, consul général adjoint.

Philippe Ott, attaché de Sécurité intérieure, a témoigné de la prise de conscience des autorités locales après l’attentat de Sousse et des efforts entrepris. Les Tunisiens ont même développé une expertise concernant la prévention de la radicalisation et la déradicalisation.

Nous avons revu ensemble la fiche « Conseil aux voyageurs » en Tunisie sur le site www.diplomatie.gouv.fr.

Elus et acteurs associatifs

En plein cœur de la Médina, déjeuner convivial en présence des conseillers consulaires (Madeleine, Laurent et Michel), ainsi que Michel Delattre, président de la Société française d’entraide et de bienfaisance, Mourad Dellech, président de « l’UFE Côtes de Carthage », Jean Baptiste Leclère, fonctionnaire de l’Assemblée nationale et actuellement conseiller résident de jumelage à l’Assemblée des représentants du peuple tunisien et Céline Place, conseillère politique à l’ambassade.

Il faut saluer la fonction sociale de l’Entraide qui vient au secours, chaque année, de quelque 200 compatriotes, parfois en très grande difficulté.

Les conseillers consulaires ont souligné la nécessité de faire respecter l’accord franco-tunisien portant sur les travailleurs salariés afin de protéger les salariés français expatriés.

UFE Tunisie

Il existe trois sections UFE en Tunisie ! Avec un total de 700 adhérents, ce pays est l’un des plus dynamiques du réseau. J’ai voulu rendre hommage à l’implication de tous ces membres au service de nos compatriotes.

La plus grande et la plus ancienne section baptisée « UFE Tunisie » est présidée par Paule Badra. Absente lors de mon passage, j’ai eu l’opportunité de retrouver Martine Valensa, administratrice de l’UFE Monde.

En compagnie de Rafik Lamine, trésorier de l’UFE Tunisie et de son épouse, nous avons évoqué la préparation d’un événement UFE à la faveur de mon prochain déplacement en Tunisie prévu en 2018.

Devoir de mémoire

Musée du Bardo

Émouvante visite au musée du Bardo afin de me recueillir devant la stèle aux victimes. Quatre de nos compatriotes ont perdu la vie lors de l’attentat du Bardo, le 18 mars 2015.

Je remercie les députés Najia Ben Abdelafidh et Marouan Felfel de m’avoir accompagné en cette circonstance.

Le musée regorge de trésors et j’ai admiré en particulier la statuaire de la salle de Carthage, objet d’une campagne de restauration menée par le musée du Louvre en partenariat avec le musée national du Bardo et l’Institut du patrimoine tunisien, tout en bénéficiant du soutien de l’Institut français de Tunisie.

Il faut mettre à l’honneur Total et l’UBCI (filiale BNP Paribas), deux mécènes français qui ont apporté leur contribution à cette initiative.

Enseignement français

Réunion sur l’offre éducative

Joëlle Féral, adjointe au conseiller de coopération et d’action culturelle, chargée de l’enseignement scolaire en Tunisie et en Libye et coordonnatrice AEFE m’a reçu en compagnie de Michel Zucchero. Nous avons fait un point sur l’offre éducative en langue française en Tunisie.

Signe de bonne santé et de notoriété : les 13 écoles françaises en Tunisie affichent complet. 6 nouvelles écoles primaires vont ouvrir à la rentrée de septembre : 2 à Tunis, 3 à Sfax et 1 à Djerba. En 2018, 2 de plus sont prévus à Sousse et Monastir.

Culture

Institut français de Tunisie

Visite de l’Institut Français de Tunisie avec Patrick Flot, directeur de l’IFT

Lors de ma précédente visite, en janvier 2015, l’Institut était encore en travaux. C’est devenu un superbe écrin au service de la promotion de notre culture, comme de la construction démocratique tunisienne, car c’est un lieu où l’on vient échanger.

Depuis 2011, 250 projets ont pu voir le jour aux quatre coins du pays, appuyés par notre Institut pour un montant global de 7 millions d’euros.

En Bref – 03 au 09 juillet 2017

Congrès de Versailles (3 juillet)

Le président de la République a voulu d’emblée exprimer sa vision politique devant l’ensemble des parlementaires réunis en congrès, tout en annonçant les réformes institutionnelles qui les concernent.

Emmanuel Macron a apporté une hauteur de vue à laquelle nous n’étions plus habitués. Ce fut un vibrant appel à l’émancipation, l’autonomie et la libération des énergies. Pour dynamiser la France et l’Europe, « il nous faut retrouver de l’air, de la sérénité, de l’allant », a-t-il lancé. Lire les temps forts (sur Public Sénat)

Le chef de l’Etat a manifestement réussi faire partager son ambition à de nombreux parlementaires. Lire aussi mon éditorial (InfoLettre n°87)

Déclaration de politique générale (4 juillet)

Tandis que le Premier ministre, Edouard Philippe, prononçait son discours de politique générale dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, il a incombé à Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’intérieur, la responsabilité de lire cette même déclaration devant les sénateurs.

Juste avant de donner la parole au ministre, le président Gérard Larcher a eu une pensée particulière pour nos collègues qui avaient fait leur entrée au gouvernement. En plus de Gérard Collomb, il s’agit de Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur et de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

″Malgré un destin difficile, je suis, je reste toujours optimiste. La vie m’a appris que, avec le temps, le progrès l’emportait toujours. C’est long, c’est lent, mais, en définitive, je fais confiance.″ c’est par ces mots de Simone Veil, prononcés en 1995, que Gérard Collomb a introduit son intervention. Lire le discours.

Sécurité à l’étranger : colonel François-Marie Gougeon (4 juillet)

Le 1er juin dernier, au Centre de crise et de soutien (CDCS), j’avais été impressionné par l’intervention du colonel François-Marie Gougeon, chef du département «stratégie de défense» à la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS) du ministère de la Défense.

J’ai eu le plaisir d’accueillir le colonel au Sénat, où il m’a détaillé les adaptations de la doctrine militaire au nouvel environnement sécuritaire, notamment à l’échelle internationale.

Les menaces transnationales, le rôle accru du cyberespace ou la militarisation de l’espace nécessitent des approches multidimensionnelles et de solides moyens budgétaires !

Coopération de défense entre la France et le Royaume-Uni (5 juillet)

Le groupe d’amitié interparlementaire France/Royaume-Uni a reçu l’amiral Patrick Chevallereau, attaché de défense à l’ambassade de France à Londres, afin d’aborder la question du Brexit.

Depuis le sommet de Saint Malo de 1998, le Royaume-Uni et la France se veulent être le moteur de l’Europe de la défense, chaque pays étant doté d’une industrie militaire importante et performante. Au sein de l’Union européenne, seuls nos deux pays ont maintenu des efforts d’investissement significatifs.

Tandis que l’Europe diminue ses budgets militaires, nous assistons à un réarmement général dans le monde. On comprend que l’amiral Patrick Chevallereau ait pour objectif de « sanctuariser la relation de défense franco-britannique malgré le Brexit ».

Hommage national à Simone Veil (5 juillet)

Aux Invalides, cérémonie émouvante en présence des autorités, des parlementaires et d’anciens Premiers ministres.

La vie de Simone Veil force l’admiration et le respect. Son humanité et son sens élevé de l’universel ont transcendé les clivages. Indomptable dans ses combats, Simone Veil était cependant une femme discrète et simple.

Figure emblématique de notre famille centriste, l’UDI lui avait réservé la carte d’adhésion n°1. Elle avait participé à notre congrès fondateur en 2012. Nous garderons vivant son souvenir et nous préserverons son héritage humaniste et européen.

Le Président de la République a conclu l’hommage national en ces termes : « j’ai décidé, en accord avec sa famille, que Simone Veil reposerait avec son époux au Panthéon ».

Edouard Philippe au Sénat (5 juillet)

Pour la première fois présent au banc du gouvernement du Sénat, le Premier ministre nous a fait part de son attachement à la Haute chambre, en saluant la qualité des textes qu’elle produit. Nous l’en remercions.

« Je crois au bicamérisme », a-t-il déclaré, en soulignant qu’aucune grande démocratie ne fonctionnait avec une seule chambre.

Edouard Philippe a abordé deux sujets principaux. En premier lieu, il a listé les éléments clés de la réforme institutionnelle (réduction d’un tiers du nombre de parlementaires…). Le second sujet a porté sur l’organisation territoriale, plus particulièrement sur la décentralisation qu’il invite à expérimenter en toute liberté. Une liberté qui s’accompagnera de la solidarité de l’Etat qui s’incarne déjà dans la création d’un ministère de la cohésion des territoires et la préparation de grands chantiers sectoriels (santé, mobilité, numérique…). Lire son discours.

En circonscription en Tunisie – Tunis (06-10 juillet 2017)

A l’image avec Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie que je remercie de son accueil. La communauté française était représentée par nos conseillers consulaires, Madeleine Ben Naceur, Laurent Caizergues, Michel Zucchero et des responsables d’associations.

La première partie de mon déplacement a été consacrée aux échanges commerciaux : CTFCI (Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie) ; conseillers du commerce extérieur ; Bâtiment le 15 (15 start-ups) ; site industriel Cofivet.

J’ai me suis ensuite rendu à l’Assemblée des Représentants du Peuple pour rencontrer cinq élus des Tunisiens établis en France. J’ai enfin visité notre consulat général, l’Institut Français et l’UFE Tunisie.