Accueil      En circonscription      Sénat      Revue de Presse          Parcours      Me Contacter      Mes 31 défis
    

HEBDOLETTRE n°89 – « Dialogue social : démanteler le monopole syndical ne se fera pas en une fois » (édito) – PJL Ordonnances Dialogue social : mes interventions en discussion générale et lors des débats (vidéos) – Hommage à Serge Dassault – Colloque : comment sortir de l’enfer réglementaire ? – En circonscription en TUNISIE – Tunis / 7 au 10 juillet 2017 – En Bref du 10 au 16 juillet 2017

Lire : l’HEBDOLETTRE n°89 – 28 juillet 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°89

En avril 2015, lors de l’examen du projet de loi Macron, j’avais posé un amendement pour modifier l’article 1 du code du travail afin d’inverser la hiérarchie des normes.

Dans l’Hémicycle, Nicole Bricq m’avait accusé de vouloir « brûler le code du travail ». Rien que ça ! Seuls Michel Canevet et moi avions voté cet amendement, « pour l’Histoire », avais-je commenté.

Il me parait de bon sens de permettre à ceux qui travaillent ensemble de déterminer ce qui est le mieux pour eux. Nul besoin de passer par le filtre d’un monopole syndical pour signer un accord.

Plutôt que d’avoir un code du travail pléthorique qui cherche à tout prévoir, on peut confier l’évolution du droit du travail aux entreprises et aux branches. Le législateur ne s’occuperait alors que des grands principes auxquels nul ne peut déroger.

Visuel HL85 L’an dernier, le rapport signé Jean-Denis Combrexelle a fait admettre la nécessité de cette inversion. La loi El Khomri a initié ce retournement. Aujourd’hui, Emmanuel Macron semble vouloir mettre en œuvre ce principe en favorisant des avancées significatives.

Lorsque ma vision sera concrétisée, les TPE et PME de notre pays auront la liberté d’adhérer ou pas à une convention collective !

Durant les quatre jours de débats, j’ai soutenu la démarche de la ministre Muriel Pénicaud, car elle va dans le bon sens… Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°89

En circonscription en Tunisie – Tunis (7-10 juillet 2017)

Mes remerciements à Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France, pour l’entretien qu’il m’a accordé à la faveur de mon second passage en Tunisie.

Son dynamisme et son charisme ont séduit tout autant les Tunisiens que la communauté française. Notre ambassadeur est extrêmement attentif à toutes les évolutions en faveur de la démocratisation et du progrès des libertés en Tunisie.

Le 7 juillet, Olivier Poivre d’Arvor a donné une conférence de presse intitulée « Je m’exprime en français ». Il s’agit d’une démarche destinée à renforcer l’usage de la langue française dans les médias tunisiens. Ce programme bénéficiera d’un fonds de soutien de 300.000 euros de la part du MEAE.

Politique

Parlement tunisien

Rencontre enthousiasmante avec cinq parlementaires de l’Assemblée des représentants du peuple, tous élus par les Tunisiens établis en France.

(g à d) : Karima Taggaz, Marouan Felfel, Olivier Cadic, Khawla Ben Aicha, Houcine Jaziri, Nejla Ben Abdelhafidh.

Sympathiques, brillants et positifs, ils n’aspirent qu’à servir l’intérêt de tous les Tunisiens qui, à travers eux, ont soif de démocratie et d’avenir. Aussi, ces jeunes parlementaires partagent-ils le vif sentiment d’écrire une nouvelle page de l’histoire de leur pays.

L’Assemblée des représentants du peuple réunissant 217 députés a été élue le 26 octobre 2014, c’est donc sa première législature. Les Tunisiens résidant à l’étranger y sont représentés.

Pour contribuer à lever les freins à la compétitivité de la Tunisie, les cinq députés ont été sensibles à ma suggestion de recevoir nos élus consulaires et nos conseillers du commerce extérieur, en présence des représentants de notre ambassade.

Entrepreneuriat

Chambre tuniso-française

Entretien très enrichissant avec Khaled Zribi, secrétaire général de la CTFCI (Chambre Tuniso-française de commerce et d’industrie). Ancien président de la Bourse de Tunis, Khaled est le directeur général de CGF, intermédiaire en bourse.

La Chambre compte 2200 membres. Elle étudie actuellement 3 projets d’envergure : un parc industriel à l’image de celui de Casablanca au travers de la CFCIM ; une école de commerce et un club d’affaires.

80% des échanges commerciaux de la Tunisie sont liés à l’Union européenne.

Aussi, avons-nous évoqué l’importance des négociations entre la Tunisie et l’UE autour du projet ALECA (Accord de Libre Echange Complet et Approfondi) qui vise à faciliter le développement économique tunisien.

Rencontre avec les CCEF

Je remercie Sarra Ben Attia et Sanâa Tahir du service économique régional d’avoir organisé un déjeuner avec les conseillers du commerce extérieur français.

J’ai ainsi pu échanger avec  Alexandre Ratle, président du comité Tunisie des CCEF, Pierre Héry et Michel Zucchero, en présence de Zohra Saddok (Business France) sur les berges du Lac.

Nos CCEF militent pour le principe de réciprocité, soit un environnement des affaires pour les entrepreneurs français identique à celui que nous offrons aux entrepreneurs tunisiens en France.

L’instabilité fiscale est dénoncée. Une taxe rétroactive de 7,5% sur les bénéfices de l’année antérieure passe mal. Et cette instabilité n’est pas sans conséquence : 80% des investissements sont constitués d’extension. Autre point noir pour le pays, l’organisation du port de Rades : les navires peuvent attendre jusqu’à 18 jours en rade avant de décharger (avec une perte évaluée à 10.000$/jour).

Bonne nouvelle, le tourisme repart en Tunisie suite à d’importants efforts en matière de sécurité.

Cofivet

Sur la proposition de Michel Zucchero, conseiller consulaire Tunisie, j’ai pu visiter le site industriel de Cofivet. Ce fut l’occasion de rencontrer notre compatriote Olivier Zolne, directeur général de cette PME textile de 250 personnes, dont 75% ont plus de 15 ans d’ancienneté.

Cofivet sert principalement le marché français et se positionne sur les uniformes haut de gamme, par exemple pour les employés du Crillon, la compagnie Air Caraïbes ou l’école hôtelière Ferrandi.

Le 15

Le 15 septembre 2017 sera inauguré ‘Le 15’, un bâtiment destiné à accueillir des start-ups au cœur de la capitale tunisienne. Le lieu a été choisi par l’accélérateur de start-ups Flat 6 Labs qui s’est déjà distingué au Caire, à Jeddah, Abu Dhabi et Beyrouth. Ainsi, 1200 m2 sur 4 niveaux seront consacrés aux projets innovants et au travail collaboratif. Cela représente un investissement de 13 millions de dollars pour déclencher une « révolution start-up » en Tunisie.

Flat 6 Labs prévoit deux cycles de sélection par an pour choisir 6 à 8 sociétés. 20 à 30.000$ seront investis dans chaque projet, contre 10 à 15% des actions. Un programme d’investissement au travers d’obligations convertibles pour 50 à 200.000$ accompagnera le développement des jeunes pousses les plus prometteuses.

Merci à Zakaria Belkhoja, franco-tunisien de Meninx Holding, qui m’a invité à découvrir ce projet et à Tarek Chelsifa et à Olfa Chehoane de Flat 6 Labs pour leur accueil et leur entrain.

Communauté française

Conseillers consulaires

Merci aux conseillers consulaires Madeleine Berger Ben Naceur et Michel Zucchero pour leur implication dans la préparation de mon déplacement et leurs suggestions de rencontres. Se dévouant sans compter pour les Français de Tunisie, ils sont au fait de toutes problématiques que nous avons brassées ensemble : sécurité, enseignement, vie culturelle, services consulaires ou actions de coopération.

Consulat

La visite du consulat général de France, ainsi que divers échanges avec les chefs de service, m’ont donné la mesure de l’action consulaire au service des 22.558 Français officiellement enregistrés fin décembre 2016, dont 80% de binationaux.

La moitié des effectifs du consulat travaille au service des visas : le nombre de visas délivrés aux Tunisiens voulant se rendre en France a atteint l’an dernier un niveau record de 120.276.

Côté tourisme, si 2016 fut un point bas avec seulement 310.000 voyageurs venant de France, on en attend 500.000 en 2017, soit un niveau équivalent à 2015, encore loin hélas des 900.000 touristes de 2012.

Réunion Sécurité

J’ai demandé la tenue d’une réunion Sécurité, en format de conseil consulaire, compte tenu des menaces persistantes des réseaux terroristes djihadistes, notamment à l’encontre des intérêts français.

Je remercie nos élus Madeleine Ben Naceur, Laurent Caizergues et Michel Zucchero d’avoir bien voulu y participer, en compagnie de Jorge-Paul Fragoso, consul général adjoint.

Philippe Ott, attaché de Sécurité intérieure, a témoigné de la prise de conscience des autorités locales après l’attentat de Sousse et des efforts entrepris. Les Tunisiens ont même développé une expertise concernant la prévention de la radicalisation et la déradicalisation.

Nous avons revu ensemble la fiche « Conseil aux voyageurs » en Tunisie sur le site www.diplomatie.gouv.fr.

Elus et acteurs associatifs

En plein cœur de la Médina, déjeuner convivial en présence des conseillers consulaires (Madeleine, Laurent et Michel), ainsi que Michel Delattre, président de la Société française d’entraide et de bienfaisance, Mourad Dellech, président de « l’UFE Côtes de Carthage », Jean Baptiste Leclère, fonctionnaire de l’Assemblée nationale et actuellement conseiller résident de jumelage à l’Assemblée des représentants du peuple tunisien et Céline Place, conseillère politique à l’ambassade.

Il faut saluer la fonction sociale de l’Entraide qui vient au secours, chaque année, de quelque 200 compatriotes, parfois en très grande difficulté.

Les conseillers consulaires ont souligné la nécessité de faire respecter l’accord franco-tunisien portant sur les travailleurs salariés afin de protéger les salariés français expatriés.

UFE Tunisie

Il existe trois sections UFE en Tunisie ! Avec un total de 700 adhérents, ce pays est l’un des plus dynamiques du réseau. J’ai voulu rendre hommage à l’implication de tous ces membres au service de nos compatriotes.

La plus grande et la plus ancienne section baptisée « UFE Tunisie » est présidée par Paule Badra. Absente lors de mon passage, j’ai eu l’opportunité de retrouver Martine Valensa, administratrice de l’UFE Monde.

En compagnie de Rafik Lamine, trésorier de l’UFE Tunisie et de son épouse, nous avons évoqué la préparation d’un événement UFE à la faveur de mon prochain déplacement en Tunisie prévu en 2018.

Devoir de mémoire

Musée du Bardo

Émouvante visite au musée du Bardo afin de me recueillir devant la stèle aux victimes. Quatre de nos compatriotes ont perdu la vie lors de l’attentat du Bardo, le 18 mars 2015.

Je remercie les députés Najia Ben Abdelafidh et Marouan Felfel de m’avoir accompagné en cette circonstance.

Le musée regorge de trésors et j’ai admiré en particulier la statuaire de la salle de Carthage, objet d’une campagne de restauration menée par le musée du Louvre en partenariat avec le musée national du Bardo et l’Institut du patrimoine tunisien, tout en bénéficiant du soutien de l’Institut français de Tunisie.

Il faut mettre à l’honneur Total et l’UBCI (filiale BNP Paribas), deux mécènes français qui ont apporté leur contribution à cette initiative.

Enseignement français

Réunion sur l’offre éducative

Joëlle Féral, adjointe au conseiller de coopération et d’action culturelle, chargée de l’enseignement scolaire en Tunisie et en Libye et coordonnatrice AEFE m’a reçu en compagnie de Michel Zucchero. Nous avons fait un point sur l’offre éducative en langue française en Tunisie.

Signe de bonne santé et de notoriété : les 13 écoles françaises en Tunisie affichent complet. 6 nouvelles écoles primaires vont ouvrir à la rentrée de septembre : 2 à Tunis, 3 à Sfax et 1 à Djerba. En 2018, 2 de plus sont prévus à Sousse et Monastir.

Culture

Institut français de Tunisie

Visite de l’Institut Français de Tunisie avec Patrick Flot, directeur de l’IFT

Lors de ma précédente visite, en janvier 2015, l’Institut était encore en travaux. C’est devenu un superbe écrin au service de la promotion de notre culture, comme de la construction démocratique tunisienne, car c’est un lieu où l’on vient échanger.

Depuis 2011, 250 projets ont pu voir le jour aux quatre coins du pays, appuyés par notre Institut pour un montant global de 7 millions d’euros.

En Bref – 03 au 09 juillet 2017

Congrès de Versailles (3 juillet)

Le président de la République a voulu d’emblée exprimer sa vision politique devant l’ensemble des parlementaires réunis en congrès, tout en annonçant les réformes institutionnelles qui les concernent.

Emmanuel Macron a apporté une hauteur de vue à laquelle nous n’étions plus habitués. Ce fut un vibrant appel à l’émancipation, l’autonomie et la libération des énergies. Pour dynamiser la France et l’Europe, « il nous faut retrouver de l’air, de la sérénité, de l’allant », a-t-il lancé. Lire les temps forts (sur Public Sénat)

Le chef de l’Etat a manifestement réussi faire partager son ambition à de nombreux parlementaires. Lire aussi mon éditorial (InfoLettre n°87)

Déclaration de politique générale (4 juillet)

Tandis que le Premier ministre, Edouard Philippe, prononçait son discours de politique générale dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, il a incombé à Gérard Collomb, ministre d’État, ministre de l’intérieur, la responsabilité de lire cette même déclaration devant les sénateurs.

Juste avant de donner la parole au ministre, le président Gérard Larcher a eu une pensée particulière pour nos collègues qui avaient fait leur entrée au gouvernement. En plus de Gérard Collomb, il s’agit de Jacqueline Gourault, ministre auprès du ministre de l’Intérieur et de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

″Malgré un destin difficile, je suis, je reste toujours optimiste. La vie m’a appris que, avec le temps, le progrès l’emportait toujours. C’est long, c’est lent, mais, en définitive, je fais confiance.″ c’est par ces mots de Simone Veil, prononcés en 1995, que Gérard Collomb a introduit son intervention. Lire le discours.

Sécurité à l’étranger : colonel François-Marie Gougeon (4 juillet)

Le 1er juin dernier, au Centre de crise et de soutien (CDCS), j’avais été impressionné par l’intervention du colonel François-Marie Gougeon, chef du département «stratégie de défense» à la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS) du ministère de la Défense.

J’ai eu le plaisir d’accueillir le colonel au Sénat, où il m’a détaillé les adaptations de la doctrine militaire au nouvel environnement sécuritaire, notamment à l’échelle internationale.

Les menaces transnationales, le rôle accru du cyberespace ou la militarisation de l’espace nécessitent des approches multidimensionnelles et de solides moyens budgétaires !

Coopération de défense entre la France et le Royaume-Uni (5 juillet)

Le groupe d’amitié interparlementaire France/Royaume-Uni a reçu l’amiral Patrick Chevallereau, attaché de défense à l’ambassade de France à Londres, afin d’aborder la question du Brexit.

Depuis le sommet de Saint Malo de 1998, le Royaume-Uni et la France se veulent être le moteur de l’Europe de la défense, chaque pays étant doté d’une industrie militaire importante et performante. Au sein de l’Union européenne, seuls nos deux pays ont maintenu des efforts d’investissement significatifs.

Tandis que l’Europe diminue ses budgets militaires, nous assistons à un réarmement général dans le monde. On comprend que l’amiral Patrick Chevallereau ait pour objectif de « sanctuariser la relation de défense franco-britannique malgré le Brexit ».

Hommage national à Simone Veil (5 juillet)

Aux Invalides, cérémonie émouvante en présence des autorités, des parlementaires et d’anciens Premiers ministres.

La vie de Simone Veil force l’admiration et le respect. Son humanité et son sens élevé de l’universel ont transcendé les clivages. Indomptable dans ses combats, Simone Veil était cependant une femme discrète et simple.

Figure emblématique de notre famille centriste, l’UDI lui avait réservé la carte d’adhésion n°1. Elle avait participé à notre congrès fondateur en 2012. Nous garderons vivant son souvenir et nous préserverons son héritage humaniste et européen.

Le Président de la République a conclu l’hommage national en ces termes : « j’ai décidé, en accord avec sa famille, que Simone Veil reposerait avec son époux au Panthéon ».

Edouard Philippe au Sénat (5 juillet)

Pour la première fois présent au banc du gouvernement du Sénat, le Premier ministre nous a fait part de son attachement à la Haute chambre, en saluant la qualité des textes qu’elle produit. Nous l’en remercions.

« Je crois au bicamérisme », a-t-il déclaré, en soulignant qu’aucune grande démocratie ne fonctionnait avec une seule chambre.

Edouard Philippe a abordé deux sujets principaux. En premier lieu, il a listé les éléments clés de la réforme institutionnelle (réduction d’un tiers du nombre de parlementaires…). Le second sujet a porté sur l’organisation territoriale, plus particulièrement sur la décentralisation qu’il invite à expérimenter en toute liberté. Une liberté qui s’accompagnera de la solidarité de l’Etat qui s’incarne déjà dans la création d’un ministère de la cohésion des territoires et la préparation de grands chantiers sectoriels (santé, mobilité, numérique…). Lire son discours.

En circonscription en Tunisie – Tunis (06-10 juillet 2017)

A l’image avec Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie que je remercie de son accueil. La communauté française était représentée par nos conseillers consulaires, Madeleine Ben Naceur, Laurent Caizergues, Michel Zucchero et des responsables d’associations.

La première partie de mon déplacement a été consacrée aux échanges commerciaux : CTFCI (Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie) ; conseillers du commerce extérieur ; Bâtiment le 15 (15 start-ups) ; site industriel Cofivet.

J’ai me suis ensuite rendu à l’Assemblée des Représentants du Peuple pour rencontrer cinq élus des Tunisiens établis en France. J’ai enfin visité notre consulat général, l’Institut Français et l’UFE Tunisie.