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INFOLETTRE n°134 – Édito : « Satisfaction » // Un plan de 220 millions pour soutenir les Français de l’étranger // Rapport « Désinformation, cyberattaques, cybermalveillance : l’autre guerre du covid-19 » (O. Cadic & R. Mazuir) // La gestion de l’Agence pour l’Enseignement français à l’étranger en question // Ces enseignants détachés à l’étranger et rentrés en France sans autorisation // Crise sanitaire : mes questions à Jean-Yves Le Drian // États-Unis : nos étudiants bloqués par des charges locatives // STAFE : les conseillers consulaires veulent être consultés sur le redéploiement des crédits // Médias // En circonscription au QATAR : Doha (28-29 fév. 2020) / JORDANIE : Amman (1-2 mars 2020).

Lire : l’INFOLETTRE n°134 – 04 mai 2020Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°134

Satisfaction

Au total, le gouvernement affectera 220 millions d’euros pour apporter à nos compatriotes qui résident à l’étranger un soutien à la fois sanitaire, éducatif et social face à la crise sanitaire.

Ce plan de soutien a été annoncé par la voix de trois ministres : Jean-Yves Le Drian et Jean-Baptiste Lemoyne pour le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et Gérald Darmanin pour le ministère de l’Action et des Comptes publics.

En résumé, le plan d’urgence de 220 millions d’euros, se répartit ainsi : 20 millions pour le dispositif sanitaire, 50 millions pour l’aide sociale, 50 millions pour les bourses, 100 millions pour l’AEFE.

Gérald Darmanin a souligné que les fonds évoqués sont immédiatement mobilisables via le fonds d’urgence Covid-19.

Il concrétise ainsi l’article 1 de la proposition de loi « relative à la solidarité en faveur des Français établis à l’étranger » que j’ai déposé le 24/03/20 (lire la PPL n°390).

Cet article étend aux personnes inscrites au registre des Français établis hors de France le bénéfice du fonds d’urgence créé pour faire face à l’épidémie de covid-19.

Destiné à être efficace et à faire consensus, ce texte doit beaucoup à l’expérience de mon collègue Robert del Picchia, alliée à l’inspiration de sa collaboratrice Olivia Richard.

Cette PPL a été cosignée par des parlementaires appartenant à mon groupe Union Centriste (UC), mais également aux groupes Les Républicains (LR) ; La République en Marche (LREM) ; Les Indépendants et le Rassemblement démocratique et social européen (RDSE). Parmi les signataires, trois sénateurs représentant les Français établis hors de France : Robert del Picchia, Damien Regnard et Richard Yung. Rassemblés au-delà des clivages, nous avons été efficaces.

Voilà qui réjouira tous les conseillers consulaires qui réclament de longue date une solution pour financer la solidarité et l’entraide pour nos compatriotes les plus exposés.Visuel HL125

J’ai une pensée particulière pour Jean-Louis Mainguy, conseiller consulaire Liban-Syrie, qui m’alerte assidument, depuis décembre 2019, sur l’impérieuse nécessité de venir en aide aux Français du Liban (infolettre n°128). La crise exceptionnelle traversé par ce pays a plongé 45% de la population en dessous du seuil de pauvreté.

Le gouvernement sera aussi jugé sur sa capacité de répondre à cette urgence sociale que vivent nos compatriotes à l’étranger. Il cherche à se donner les moyens d’y répondre vite et c’est heureux.

Reste à garantir que ces moyens soient tous orientés vers le but recherché par les ministres.

Il est donc impératif que les postes diplomatiques s’appuient instamment sur les conseillers consulaires pour construire les plans de soutien et organiser l’attribution des aides directes ou indirectes. Rien ne serait plus désastreux que de reproduire le type de décision que nous venons de vivre avec le retrait de l’attribution des crédits Stafe 2020 aux conseillers consulaires, sans qu’ils aient été consultés (lire le billet).

Je me réjouis également des crédits supplémentaires accordés pour l’enseignement français à l’étranger qui répondent très exactement aux demandes que j’ai exprimées.

Il faut désormais s’assurer que la procédure d’attribution des bourses réponde à l’urgence et ne se transforme pas en méandres bureaucratiques qui conduiraient les parents à renoncer.

Je suis circonspect concernant l’aide au réseau d’écoles via l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). D’autant que nous n’avons toujours aucun élément d’appréciation de la situation. « Il n’y aurait rien de pire que d’édicter une même règle pour tout le monde », nous a dit Jean-Baptiste Lemoyne. Tout à fait d’accord, ai-je répondu, mais le problème, c’est que l’AEFE fait très exactement le contraire. Je fais référence, ici, à la décision absurde d’interdire aux écoles du réseau d’accorder des remises sur les frais de scolarité en fonction des circonstances locales.

Je forme le vœu que le gouvernement se penche désormais sur l’article 2 de ma proposition de loi. Il permettrait de créer un fonds d’appui pour soutenir les initiatives solidaires des entrepreneurs français à l’étranger par l’intermédiaire du réseau des CCIFI et celui des CCCEF, à l’image de l’opération SOS Business en Nouvelle Zélande. Il est le fruit du retour d’expérience de nos entrepreneurs victimes du séisme en Équateur en 2016.

Si l’article 2 de ma PPL entrait dans les faits, nous pourrions dire à nos compatriotes entrepreneurs : aidez-vous les uns les autres et la France vous aidera ! Découvrir l’InfoLettre n°134

En circonscription au Qatar – Doha (28-29 fév. 2020)

Afin de découvrir les attentes de nos compatriotes à la faveur de mon premier déplacement au Qatar, 95ème pays traversé depuis le début de mon mandat, notre ambassadeur, Franck Gellet, a réuni les acteurs de la communauté française et de notre communauté d’affaires.

Je remercie chaleureusement Rosiane Houngbo Monteverde, conseillère consulaire pour Qatar et Bahrein, d’avoir organisé une réunion publique sur le thème de la sécurité sanitaire, à l’occasion de ma venue. Rosiane m’a permis de découvrir le musée national du Qatar, conçu en forme de rose des sables par l’architecte Jean Nouvel, et accompagné lors de toutes mes rencontres dans ce pays minuscule par la superficie, mais aux enjeux colossaux, puisqu’il détient 20% des ressources de gaz du monde, soit autant que la Russie, et qu’il est le 1er exportateur de GNL mondial.

On ne s’étonne pas que les Qatariens affichent le 1er PIB par habitant au monde, devant le Luxembourg. Ainsi, lorsque les touristes qatariens visitent la France, ils dépensent 3000 euros en moyenne par jour et par personne.

À la demande de Jean-Jacques Maizaud, consul général, la finalisation de la mise en vigueur de l’accord d’échange de permis de conduire conclu entre la France et le Qatar constitue ma priorité d’action pour ce pays.

Entrepreneuriat

CCI France Qatar & CCEF

Le Qatar est le 6ème excédent commercial de la France en 2019 (4ème en 2018). Afin de d’évaluer les enjeux et les opportunités offertes par ce pays pour nos entreprises, j’ai participé à deux réunions économiques et visité un salon.

Première réunion avec Franck Gellet, ambassadeur et Jean-Jacques Maizaud, consul général, puis rencontre avec Thierry Dezenclos, président CCEF Qatar, Jeremy Georgette, président CCI France Qatar (CCIFQ), Sandrine Lescaroux, directrice CCIFQ, et Rosiane Houngbo Monteverde, conseillère consulaire pour Qatar et Bahreïn.

Nous avons parlé des nombreux succès français au Qatar. Dans la grande distribution par exemple : Carrefour, Monoprix et Galeries La Fayette sont présents. Le Printemps ouvrira au printemps 202. Le plus grand Monoprix au monde se trouve au Qatar. 70 des 120 entreprises françaises au Qatar ont rejoint la CCIFQ.

J’ai visité le salon de la joaillerie et de la montre qui est le plus important au monde pour ce secteur. Les autorités y font leurs achats pour les cadeaux protocolaires. Certaines entreprises y réalisent 20% de leurs ventes annuelles. Paris est assurément la ville la plus visible sur les enseignes.

Le pays veut se diversifier et se devenir indépendant au niveau agroalimentaire en développant une agriculture locale. Le Qatar place aussi ses efforts pour devenir un leader mondial dans le domaine du sport et de la santé. Le pays organisera la coupe du monde de football en 2022. +d’images

Métro

Merci à Thierry Couderc, CEO de RKH Qitarat, de m’avoir fait découvrir le métro de Doha, en compagnie de Rosiane Houngbo Monteverde, conseillère consulaire pour Qatar et Bahrein, Thierry Dezenclos, président CCEF Qatar et Jean-Pierre Pont, éditeur du magazine des Français de l’étranger.

Résultat du joint-venture entre RATP Dev, la SNCF et un partenaire local, le métro s’étend sur 72kms, compte 37 stations répartie sur 3 lignes. 120.000 usagers le fréquentent chaque jour et 20.000 caméras garantissent leur sécurité.

Un investissement de 22Mds$ a été consacré au métro de Doha qui a ouvert progressivement en mai, novembre et décembre 2019. Vinci a réalisé 4 stations tandis que Thales est en charge du ticketing et de l’automatisme des rames.

Le prix d’un trajet est de 0,50€, en classe standard. Le métro dispose aussi d’une classe Gold à 2€ le ticket pour voyager dans un confort luxueux.

Ce métro constitue une superbe réussite des Qatariens qui fait également honneur à notre pays. +d’images

Communauté française

Consulat

Franck Gellet, ambassadeur de France au Qatar, a organisé une réunion à la Résidence avec les représentants de notre communauté ; suivi d’une visite du consulat organisée par Jean-Jacques Maizaud, consul général.

Parmi les participants, les conseillers consulaires : Rosiane Houngbo Monteverde et Georges Abou Saab ; Maryline Chepda (Doha Accueil), Mohamed Jaidah (Jaidah group), Thierry Dezenclos, président de la Maison de France…

La communauté française n’a cessé de croître lors des 10 dernières années. Avec 5590 ressortissants, elle est la 2ème communauté étrangère derrière les Britanniques qui sont 4 fois plus nombreux.

La durée de séjour au Qatar des expatriés français est, en moyenne, de 3 ans.

En l’absence de droit local des associations, les associations françaises sont regroupées au sein d’une structure de droit baptisée la « maison de France ». Onze associations en sont membres. Doha accueil est la plus importante avec 300 adhérents.

Le consul général m’a alerté sur le problème de la mise en vigueur de l’accord d’échange de permis de conduire conclu entre la France et le Qatar.

Le 6 juillet 2018, un accord portant reconnaissance mutuelle des permis de conduire a été signé à Paris, au ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. La réalisation de l’accomplissement des procédures internes qatariennes relatives à l’entrée en vigueur de cet accord a été menée à bien.

Les permis français peuvent donc être échangés au Qatar. En revanche, côté français, la réciproque n’est pas vraie. Ce dossier constituera ma priorité d’action pour le Qatar. +d’images

Sécurité sanitaire

Rosiane Houngbo Monteverde, conseillère consulaire, m’a invité à intervenir lors d’une réunion publique sur le thème de la sécurité sanitaire, dont l’objectif était d’éclairer les participants sur la question du rapatriement sanitaire.

Nos propos ont été étayés par ceux qui ont été confrontés à cette situation, afin de partager leur retour d’expérience.

J’ai ainsi complété l’excellent exposé de Rosiane, en relatant les cas auxquels j’ai dû moi-même faire face.

Une vingtaine de personnes ont participé à cet événement très enrichissant, dont Maryline Chepda, présidente de Doha accueil. Félicitations à Rosiane pour cette initiative unanimement saluée. +d’images

Enseignement

Lycée franco-qatarien Voltaire

Visite du lycée franco-qatarien Voltaire en compagnie de Jean-Jacques Maizaud, consul général, Rosiane Houngbo Monteverde, conseillère consulaire et de Hadrien Laroche, conseiller culturel.

Accueillis par Serge Tillmann, directeur général, et par l’équipe de direction, nous avons découvert le site de West Bay, premier des trois sites que compte l’établissement.

Créé en 2007 pour recevoir 150 élèves, il en compte désormais 1730. Afin de répondre à la demande, un 4ème site devrait ouvrir cette année.

L’Émir du Qatar a fait le choix de scolariser quatre de ses enfants au lycée Voltaire, tout comme 75% des membres du gouvernement. Dans un pays où les Britanniques sont quatre fois plus nombreux que les Français, le lycée Voltaire est la porte ouverte du Qatar vers la France et l’espace francophone. +d’images

Lycée Bonaparte

Visite du lycée Bonaparte en compagnie de Jean-Jacques Maizaud, Rosiane Houngbo Monteverde et Hadrien Laroche.

Créé en 1976, ce lycée conventionné avec l’AEFE qui accueille 2000 élèves, se transforme, et engage une profonde rénovation.

A la rentrée 2019, le nouveau bâtiment du secondaire, fraîchement terminé, a accueilli collégiens et lycéens et les élèves de CM1-CM2. Les autres niveaux – élémentaire et maternelles – sont installés le temps de cette année scolaire dans les bâtiments historiques du Lycée, avant d’intégrer à leur tour des bâtiments flambant neufs.

Un stade sera installé au centre de l’établissement. Tout un symbole dans un pays qui a fait du sport le vecteur de son rayonnement. +d’images

INFOLETTRE n°131 – Édito : Faute grave // Hommage à Robert Feldmann, conseiller consulaire Tel Aviv // Assurance : rapatriement d’un Français vers Bruxelles // Post-Brexit : audition d’Amélie de Montchalin // Enfants franco-japonais privés de leur parent français // CETA : audition d’Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada // Coronavirus : ma question écrite sur la participation de Taïwan aux travaux de l’OMS // Relations économiques France-Grèce : diner du gouvernement grec au Sénat et forum à Paris // En circonscription en ALGERIE : Alger (9-11 fév. 2020) / SUISSE : Genève (3 fév. 2020) // Débat à la RadioTélévisionSuisse.

Lire : l’INFOLETTRE n°131 – 04 mars 2020Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°131

Faute grave

Tout commence lorsqu’un jeune cadre d’entreprise m’adresse ses vœux, tout en me proposant d’abonder une cagnotte internet pour aider au rapatriement de son ami dans le coma à Miami…

Chacun sait qu’une destinée peut basculer en une fraction de seconde. Le 7 décembre, un compatriote, Jean-Emmanuel, entrepreneur à Bruxelles, était fauché par un taxi sur un passage piéton, en pleine nuit à Miami.

Hémorragie cérébrale et fractures multiples, le diagnostic du médecin est critique. Le diagnostic de son assureur est tout aussi sombre : refus de prise en charge des frais d’hospitalisation et du coût de rapatriement.

L’assureur oppose à Jean-Emmanuel, bien que dans le coma, une constatation du rapport de police : il a traversé alors que le feu piéton était au rouge, constitutif d’une faute grave en Floride, comme en Belgique.

La notion de faute grave en la circonstance interpelle. Surtout lorsqu’on la compare au nombre d’accidents de Français, roulant sans casque, en scooter en Asie. L’appréciation de la gravité mériterait une définition précise et contractuelle, au lieu d’être laissée au libre arbitre d’un assureur après un accident.Visuel HL125

Après avoir pris contact avec Anne, compagne de Jean-Emmanuel, puis avec la directrice des Français de l’étranger, et enfin avec l’assureur, ce dernier finira par m’écrire qu’il acceptait de rembourser les frais conformément à la police souscrite.

Celui-ci notifie également la bonne nouvelle à Anne, quelques heures plus tard, mais en ajoutant une petite phrase assassine : « nous nous réservons le droit de procéder au recouvrement des sommes déboursées ». « Je n’accepte pas cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes », lui renvoie-t-elle.

Voilà qui devrait inciter chacun à jeter un œil sur son contrat d’assurance pour y repérer des clauses approximatives ou toutes relatives, comme « faute grave », et ainsi se faire préciser ce qui est exactement couvert ou pas. C’était d’ailleurs le thème de conférence choisi par Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire Qatar et Bahreïn, auprès de la communauté française, ce week-end à Doha. Découvrir l’InfoLettre n°131

INFOLETTRE n°128 – Édito : « Défis » (conseils consulaires) // Proposition de loi pour instaurer le bulletin de vote unique // Politique européenne : audition d’Amélie de Montchalin // Cybersécurité : audition de MC Saragosse, France Médias Monde / « Dans quel monde voulons-nous vivre en 2050 ? » (GSM – déc. 2019) // Public Sénat : Budget 2020, budget du pouvoir d’achat ? // Enseignement français : audition d’Olivier Brochet, DG de l’AEFE // Venezuela : rencontre avec le député JM Olivares // Islande : réponse non satisfaisante pour le dictionnaire Lexia // En CIRCONSCRIPTION : au Bahreïn – Manama (14-15 nov. 2019) / au Koweït – Koweït City (16-18 nov. 2019) / en Lituanie – Vilnius (29 nov.-1er déc. 2019) / en Belgique – Bruxelles (5-6 déc. 2019) / au Royaume-Uni – Londres (9 déc. 2019).

Lire : l’INFOLETTRE n°128 – 26 décembre 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°128

« Défis »

Le ministre Jean-Baptiste Lemoyne en avait accepté le principe devant l’Assemblée des Français de l’étranger en octobre dernier.

Au détour du projet de loi relatif à l’engagement dans la vie locale et à la proximité de l’action publique, le Parlement aura exaucé le troisième des 31 défis des Français de l’étranger que nous avions exprimé à l’été 2014, lors de la campagne sénatoriale : « Affranchir les conseillers consulaires de la tutelle de l’administration en organisant l’élection du président du conseil consulaire ».

Il était destiné à prévenir tout litige entre les élus et les représentants de l’État. J’en avais fait l’expérience lors du premier conseil consulaire du 26 juin 2014 à Londres en proposant l’adoption de l’avis suivant :

« Considérant que les conseillers consulaires ne disposent d’aucune information permettant de connaitre de manière exhaustive la liste des projets aidés dans le cadre de la réserve parlementaire, alors que cette information pourrait leur être utile dans leur mission au sein des conseils consulaires pour l’action sociale (CCPAS) et dans les conseils consulaires pour l’enseignement et la formation professionnelle (CCPEFP),

Le conseil consulaire de Londres émet l’avis

– Que les parlementaires doivent associer les conseillers consulaires dans un exercice collectif de réflexion sur l’attribution de ces aides avant de prendre leur décision dans le respect de leurs prérogatives,

– Que le consul général de Londres doit informer les conseillers consulaires sur l’affectation des réserves parlementaires distribuées par son intermédiaire dans la circonscription de Londres. »

Le chef de poste avait refusé que l’avis voté par deux tiers des 9 conseillers consulaires et que les débats soient portés au procès-verbal. Cela avait fait le bonheur des élus de la majorité présidentielle d’alors, qui s’y étaient opposés.

Voilà pourquoi était inscrit dans notre document de campagne : « La loi prévoit que le conseil consulaire soit présidé par l’ambassadeur ou le consul général. Dès les premières réunions des conseils consulaires, il apparaît que cette disposition peut être comprise par l’administration comme une opportunité de droit de veto sur les débats, sur les procès-verbaux ou sur les décisions des élus consulaires. Cette tutelle de l’administration sur les élus n’est pas compatible avec l’esprit républicain ».

Concernant l’avis proposé sur la réserve parlementaire, j’ai déjà eu plaisir à constater que l’évolution des esprits a permis que son attribution soit d’abord rendue transparente ; puis, que les élus consulaires puissent éclairer les décisions par le biais du programme d’aide de Stafe.

Le troisième défi que nous proposions de relever avec mes collègues Jacky Deromedi et Christophe-André Frassa a fini par faire consensus puisque les députés LREM et Modem des Français de l’étranger l’ont repris à leur compte à l’Assemblée nationale, avec le soutien du gouvernement.

Je m’en réjouis et remercie tous ceux qui ont contribué à exaucer ce vœu à la veille des fêtes de Noël.Visuel HL125

Lors de mon dernier déplacement en Équateur aux côtés de Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire, nos compatriotes de Manta touchés par le séisme de 2016 ont mis en lumière le fait que la France n’offre aucune assistance pour faciliter le redémarrage des activités des Français sinistrés.

Jean-Louis Mainguy, conseiller consulaire au Liban, m’a rapporté vendredi que la crise exceptionnelle qui affecte actuellement le Liban aurait plongé 40 à 50% de la population en dessous du seuil de pauvreté.

Afin de répondre au danger d’une famine qui toucherait 50% de la population libanaise, à laquelle notre communauté française appartient dans sa majorité, le gouvernement allemand étudierait un programme d’aide susceptible d’offrir 2 millions de plats à distribuer quotidiennement à une population de 4 millions d’habitants.

L’absence d’un fonds permanent de solidarité et d’entraide pour les services sociaux des consulats destiné à nos compatriotes les plus exposés fait toujours cruellement défaut, déplore Jean-Louis Mainguy en écho à aux propos exprimés par Tannya Cerda-Bricard, trois ans plus tôt.

Voilà un autre des 31 défis qui reste à relever en 2020 ! Découvrir l’InfoLettre n°128

En circonscription à Bahreïn – Manama (14-15 nov. 2019)

Conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar depuis quelques mois seulement, Rosiane Houngbo-Monteverde, a déjà acquis une certaine expérience et accomplit avec assurance sa mission d’élue locale au service de tous.

Elle a pris à cœur de me faire rencontrer les acteurs de notre communauté et découvrir des personnalités inspirantes à l’occasion de ce second déplacement à Bahreïn dans le but de m’exprimer sur la cybersécurité, qui constitue ma priorité pour ce pays, lors de la réunion régionale des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF).

Politique

Conseil de la Choura

Jérôme Cauchard, ambassadeur de France a organisé un dîner à la Résidence de France qui m’a permis de revoir Jamel Fakhro, vice-président du conseil de la Choura et président de KPMG Bahreïn qui m’avait accueilli à son domicile lors de mon précédent voyage.

M. Fakhro était accompagné de Khalid Hussain Al-Maskati, président de la commission Finances et Affaires économiques du conseil de la Choura.

Lors de cette réunion qui s’est tenue en présence de Rosiane Houngbo-Monteverde et de Jean-Christophe Durand, président de la Chambre de commerce France-Bahreīn, nous avons évoqué le sujet de la cybersécurité et celui de cyberdéfense qui constituent mon axe prioritaire pour le Bahreïn.

Nous avons abordé d’autres questions, telles que les finances ou le Brexit, car le Bahreïn entretient des relations importantes avec le Royaume-Uni.

Merci à Jérôme Cauchard pour sa contribution à l’enrichissement de la relation entre le Sénat et la Choura qui étoffe encore la relation bilatérale entre nos deux pays. +d’images

Entrepreneuriat

Rencontre régionale des CCEF

À l’invitation de Jacques Michel, président de CCEF Bahreïn, j’ai participé à la réunion régionale Proche et Moyen-Orient des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) organisée à Bahreïn.

Après une présentation géopolitique des pays de la région (Égypte, UEA, Turquie, Irak, Iran, Liban, Jordanie, Koweït, Bahreïn, Qatar) et un exposé sur l’évolution de l’offre de financement et d’assurance export, une table ronde a débattu de la transition énergétique régionale : « du pétrole à l’après-pétrole ».

Je suis intervenu lors de la table ronde consacrée à la cybersécurité intitulée « La menace cyber en zone PMO : réalités et conséquences ». J’ai rappelé que la promotion du savoir-faire français en matière de cybersécurité constituait ma priorité d’action pour Bahreïn.

Cet objectif est né de ma rencontre avec Jean-Christophe Durand, président de la chambre de commerce France-Bahreïn, et Rim Jalali, directrice de la chambre, lors de ma première visite en avril dernier (compte-rendu).

L’économie locale dispose d’un secteur financier particulièrement développé et autorise l’implantation d’entreprises étrangères sans s’associer à un « sponsor ». Cela constitue une belle opportunité pour nos entreprises du domaine de la cyber. Pour mobiliser leur attention, j’ai fait appel au Cybercercle, think-tank dédié à la cybersécurité et dirigé par Bénédicte Pillet.

Au cours de cette table ronde, j’ai débattu aux côtés de Bernard Labatut, Senior Advisor du Cybercercle et Olivier Nautet, responsable Cybersécurité.

Nos ambassadeurs Jérôme Cauchard (Bahreïn) et François Gouyette (Arabie Saoudite) ont conclu la journée.

Ce tour d’horizon régional m’a permis d’accumuler un nombre d’informations élevé tout en croisant les regards.

Cet événement m’a également permis de rencontrer Hervé Majidier, conseiller consulaire pour l’Égypte et président de la CCI France-Egypte.

Merci à Jacques Michel pour son accueil et bravo à son l’équipe pour cette organisation méticuleuse. +d’images

PME – Café « Chez Ségo »

Pour marquer mon retour à Bahreïn, Rosiane Houngbo-Monteverde m’a proposé de découvrir le café « Chez Ségo » qui a ouvert le mois dernier dans le quartier des ministères.

Ségolène Crêtaux est une jeune femme énergique et déterminée. Après une licence chez Vatel, elle a obtenu un master en Hospitality Management à l’AIM Paris.

Première expérience professionnelle à Dubaï, puis retour à Lyon, sa ville natale, où elle rencontre celui qui va devenir son mari et avec lequel elle va venir s’établir à Bahreïn.

Partenaire minoritaire d’une équipe qui va ouvrir un établissement dans le Royaume, elle va vendre ses actions et lancer sa propre affaire en compagnie de son mari.

Ils ont choisi une décoration qui nous plonge dans l’art de vivre à la française du 18ème siècle, avec un souci du détail qui fait de chaque élément un objet de curiosité. Leurs clients aiment ce saut dans le temps, car la France de Louis XVI est une époque cliché très populaire dans le Royaume de Bahreïn.

Ségolène m’a aussi fait découvrir les mets de sa composition, hautement plébiscités par sa clientèle : croissants à la truffe et œufs bénédicte à l’avocat. Concernant la pâtisserie, j’ai savouré ses mini-éclairs, dont le format s’adapte aux goûts locaux tout en variant les parfums.

Au vu de la carte, on comprend pourquoi un ministre en vue du pays s’arrête chaque matin chez Ségo, avant d’aller au bureau. +d’images

Communauté française

Réunion d’information

À la faveur de mon second déplacement à Bahreïn, Rosiane Houngbo-Monteverde a convié la communauté française établie dans le royaume à venir échanger avec nous, en présence de notre consule Sophie Guégan.

Ce fût l’opportunité de rencontrer une cinquantaine de compatriotes pour discuter de leurs principales préoccupations : CSG-CRDS, disparition des actes notariés au consulat, carte vitale, évolution des services consulaires…

J’ai eu le plaisir de retrouver Jean de Tinguy, membre de l’UFE et Éric Kayser, que j’avais connu à Ashford il y a 20 ans alors qu’il aidait les entrepreneurs français à s’établir dans le Kent.

J’ai exprimé ma gratitude à tous les participants d’avoir pris sur leur week-end pour venir à ma rencontre.

Félicitations à Rosiane d’avoir su les mobiliser dans un délai aussi bref et plus globalement pour son action au service des Français de sa circonscription. +d’images

En circonscription à Bahreïn (6-7 avril 2019)

Je remercie Cécile Longé, ambassadeur de France à Bahreïn, pour avoir facilité mes rencontres auprès des autorités et des acteurs de la communauté française, lors de ma première visite dans ce pays. Ce fut aussi un plaisir de rencontrer Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire, qui m’a accordé de son temps lors de divers rendez-vous et fait bénéficier de ses éclairages.

Véritable porte d’entrée sur le Golfe, Bahreïn se montre très accueillant vis-à-vis de partenaires commerciaux étrangers. Après ma réunion à la chambre de commerce, je suis reparti avec l’idée que les sociétés françaises spécialisées dans la cybersécurité avaient une belle carte à jouer dans ce pays. Favoriser la mise en relation de nos entrepreneurs du domaine cyber constituera ma priorité d’action pour ce pays.

Politique

Chambre haute du Parlement – Conseil de la Choura

Entretien avec Ali Bin Saleh Al-Saleh, président du conseil de la Choura, en présence de nombreux dignitaires de la Choura et en compagnie de Cécile Longé, ambassadeur de France à Bahreïn.

J’ai eu l’honneur d’assister à l’ouverture de la session du conseil de la Choura. Ce Conseil compte 40 membres nommés par le Roi de Bahreïn pour un mandat de 4 ans. Il assure un équilibre entre le gouvernement et l’Assemblée. + d’images

Réception

Afin de prolonger les échanges, Jamal Fakhro, vice-président du conseil de la Choura, et président de KPMG à Bahreïn, m’a fait l’amitié de m’inviter à dîner à son domicile en compagnie de plusieurs de ses collègues.

Leur grande convivialité m’a permis d’apprécier leur parfaite connaissance de la situation politique en Europe et leur tempérament empreint de tolérance et d’ouverture d’esprit.

Un des convives n’a pas manqué de faire rire toute l’assistance en confiant que Nathalie Loiseau, notre ministre aux Affaires européennes, avait baptisé son chat « Brexit », car il reste toujours indécis sur le pas de la porte, après avoir réclamé à sortir. + d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Visite de la Chambre de commerce France-Bahrein, en compagnie de Jean-Philippe Fabregas, Premier conseiller, et Aurélien Neu, chef du service économique de l’ambassade.

Accueilli par Jean-Christophe Durand, président de la chambre et Rim Jalali, directrice, j’ai été ravi de pouvoir mesurer les progrès de cette jeune chambre bilatérale créée il y a tout juste 3 ans. L’objectif du président est de dépasser les 100 membres.

La facilité de créer des affaires à Bahreïn place le Royaume au premier rang de la région dans le classement international « Doing Business ».

C’est le lieu idéal pour tester des produits avant de s’attaquer aux marchés régionaux.

Le point fort de Bahreïn est son secteur de la finance. Nous avons détecté une véritable opportunité pour le secteur de la cyber-sécurité, susceptible d’offrir de nombreuses opportunités pour nos entreprises nationales. La mise en relation de la Chambre avec les sociétés françaises spécialisées dans la cyber constituera ma priorité pour ce pays.

Afin de compléter ma vision des opportunités économiques à Bahreïn, notre ambassadeur Cécile Longé a organisé un déjeuner avec des cadres de la grande distribution (Carrefour), du secteur du tourisme et des maisons de retraite, en présence des responsables du service économique de l’ambassade.

Le tourisme est un défi pour ce pays où les hôtels affichent un taux de remplissage de 45%. + d’images

Communauté française

Soirée à la Résidence

Merci à Cécile Longé, notre ambassadeur, pour la réception à la Résidence de France donnée à l’occasion de ma première visite à Bahreïn, 85ème pays traversé depuis le début de mon mandat.

Organisée dès mon arrivée, cette soirée m’a offert l’opportunité de rencontrer des représentants de notre communauté qui compte 1112 inscrits, et de faire la connaissance de Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar. + d’images

Consulat

Pour débuter une journée qui comptait neuf rendez-vous, Sophie Guégan, consule, avait organisé un petit-déjeuner en présence de Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar et de Jean de Tinguy, membre de l’UFE.

Composée surtout d’expatriés, la communauté française comprend majoritairement des personnes détenant une ou plusieurs autres nationalités (libanaise, bahreïnienne…). Bien intégrés dans la vie locale, la plupart des expatriés disposent de revenus relativement confortables. Certaines familles vivent à Bahreïn, tandis que l’époux travaille en Arabie Saoudite. Aucun Français en difficulté n’a été recensé à Bahreïn en 2018.

Rosiane a exposé un projet de création d’une plateforme d’accueil des compatriotes nouvellement arrivés à Bahreïn. Avocate, jeune maman, elle illustre à merveille une communauté française jeune et active. J’ai apprécié son tempérament constructif et indépendant pour relever les défis auxquels nos compatriotes sont confrontés.

Enseignement français

Lycée français

Visite du lycée français MLF de Bahreïn, en compagnie de Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire pour Bahreïn et le Qatar et de Dominique Chastres, conseiller de Coopération et d’Action culturelle.

Accueilli par Mr Mathis, conseiller principal d’éducation, et Mme Moschetta, agrégée de lettres classiques, j’ai découvert des locaux spacieux permettant de recevoir 721 élèves de la maternelle à la terminale S et ES. Depuis 2017, un nouveau bâtiment très bien équipé accueille le secondaire.

La concurrence d’écoles internationales en langue anglaise est très importante à Bahreïn. Celle-ci capte plus de 90% des enfants scolarisés sur ce créneau. 66% des parents qui choisissent le lycée français ont pour première motivation un «enseignement à la française». + d’images

Enseignement supérieur

Entretien avec Arnaud Lacheret, directeur de la French Arabian Business School, qui a créé un Master of Business Administration (MBA) en partenariat avec l’ESSEC.

Environ 25 élèves suivent ce cursus chaque année.

Le top 5 des écoles de commerce françaises constitue une référence mondialement reconnue qui participe au rayonnement de la France.

Culture française

Alliance Française

Visite de l’Alliance Française de Bahreïn qui fête son 50ème anniversaire en 2019, en compagnie de Dominique Chastres, conseiller de Coopération et d’Action culturelle et de Pierre-Yves Meunier, directeur adjoint de l’AF.

Dotée de superbes locaux et d’un auditorium moderne, cette Alliance a pour particularité d’accueillir une majorité de jeunes élèves. 60% des apprenants ont de 4 à 15 ans. Des parents ont même récemment demandé des cours particuliers pour leur enfant âgé de 3 ans.

Le responsable de la buvette de l’Alliance française est devenu un expert en crêpes. Il fait un tabac. Ce contexte juvénile participe à créer une atmosphère joyeuse et une identité particulièrement attachante au sein de cette AF. + d’images