Le 24 juillet, notre collègue Serge Dassault s’est exprimé pour la dernière fois en séance au Sénat, lors du débat sur le renforcement du dialogue social.

Sa dernière sortie ne fut pas la moins énergique. Se remémorant la gestion des conflits sociaux en qualité de président de Dassault Aviation, le sénateur a fustigé les syndicats qui « ne se préoccupent jamais de l’avenir des entreprises » et à qui il ne faut donc pas « réserver » le dialogue social.

Appelant de ses vœux la réforme du droit du travail, il a souligné que « le point clé pour réduire le chômage était la flexibilité de l’emploi, et non pas les emplois aidés qui coûtent des milliards pour rien ».

Serge Dassault juge que les employés devraient être beaucoup plus impliqués et intéressés à la marche de l’entreprise qu’ils ne le sont aujourd’hui. Ce sentiment de travailler non seulement pour le patron mais aussi pour soi, « voilà la solution à la lutte des classes », s’est-il exclamé, nous rappelant le rêve du général de Gaulle en matière de participation : « le partage à égalité des bénéfices entre le capital et le travail ».

Dans sa phrase d’adieu, le sénateur Dassault nous a invité à taire les inutiles querelles partisanes pour mieux servir ce « peuple de France qui travaille », refusant de le qualifier de droite ou de gauche. « Le président de la République a eu raison de rejeter ces distinctions », a-t-il conclu. Lire l’intervention 

À sa sortie de l’Hémicycle, j’ai eu le privilège d’échanger quelques mots avec lui. L’occasion de lui rappeler la confiance que ses ingénieurs m’avaient accordée tandis qu’ils lançaient le premier Rafale. Ils avaient confié au jeune entrepreneur que j’étais la partie électronique des commandes de vol.