Accueil      En circonscription      Sénat      Revue de Presse          Parcours      Me Contacter      Mes 31 défis
    

HEBDOLETTRE n°93 – La Serbie et l’UE (édito) – Agenda : colloque de l’UFE sur l’expatriation des salariés en famille (28 nov. au Sénat) – Cybersécurité : question à Florence Parly, ministre des Armées – Intelligence artificielle : question à Mounir Mahjoubi, SE chargé du Numérique – PJL 2018 : question à Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères – PJL 2018 : question au général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale – En circonscription en CHINE (2) – Canton / 19-21 sept. 2017 – En circonscription en Espagne -Malaga / 11 oct. 2017 (50 ans de l’Alliance française) – UDI Actualités.

Lire : l’HEBDOLETTRE n°93 – 07 novembre 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°93

« Nous aimons la France comme elle nous a aimés ». C’est l’inscription qui figure sur le monument de Reconnaissance à la France, dans le parc de Kalemegdan, à Belgrade, devant lequel j’ai déposé une gerbe le 2 novembre dernier.

Les Serbes n’oublient pas que l’armée d’Orient française s’est battue à leurs côtés pour libérer leur pays en 1918. Née de cette fraternité d’armes, l’amitié franco-serbe souvent mise en valeur par le président François Mitterrand va donc fêter son centenaire.

Ma rencontre avec le président de la République serbe, Aleksandar Vučić, m’a permis de constater que cette relation privilégiée retrouverait toute sa force si le président Emmanuel Macron faisait le chemin de Belgrade l’an prochain.

Visuel HL91 Le président Vučić m’a parlé de sa détermination à réformer son pays pour lui permettre de rejoindre l’Union européenne. Son gouvernement travaille d’arrache-pied pour concrétiser cette ambition. Je l’ai constaté auprès de Jadranka Joksimović, ministre de l’Intégration européenne et Ivica Dačić, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères que j’ai aussi eu l’honneur de rencontrer lors de mon déplacement à Belgrade.

L’état d’esprit dans cette ville est l’exact contrechamp de celui qu’on trouve à Londres. Alors qu’un froid intérieur semble avoir saisi les Britanniques, les postulants à l’Union européenne tiennent un discours revigorant… Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°93

En circonscription en Espagne – Malaga (11 oct. 2017)

L’Alliance française fête ses 50 ans !

A l’invitation de Franck Trouilloud, je suis revenu à Malaga pour célébrer le 50ème anniversaire de l’Alliance française de Malaga, le 11 octobre dernier.

Cérémonie de remise des insignes d’officier de la Légion d’Honneur à Francisco de la Torre Prados, maire de Malaga, des mains de Yves Saint-Geours, ambassadeur.

Accueilli par Jean Porcher, capitaine de vaisseau et commandant le bâtiment de projection et de commandement « Dixmude », j’étais aux côtés de Francisco de la Torre Prados, maire de Malaga, qui a été récompensé de la Légion d’honneur par Yves Saint-Geours, ambassadeur de France, pour son engagement en faveur de l’amitié franco-espagnole, en général et son soutien indéfectible à notre Alliance, en particulier.

Rappelons que le maire de Malaga a multiplié les initiatives pour aboutir à la création du musée Pompidou dans sa ville.

A bord du Dixmude, avec Dominique Bucas, attaché naval près de l’ambassade de France ; Samantha Cazebonne, députée des Français établis hors de France et Franck Trouilloud, directeur de l’Alliance française de Malaga.

Avec Samantha Cazebonne, députée des Français établis hors de France (5e circo.), nous avons rendu à Franck Trouilloud, directeur de l’Alliance, ainsi qu’à son équipe remarquable le vibrant hommage qu’ils méritaient.

Il y a trois ans, Franck reprenait en main une situation financièrement compliquée. Celui-ci a réagi en manager avec détermination et audace de façon à associer les élus, diplomates et chefs d’entreprise au redressement de la situation.

Trois ans après, les chiffres sont parlants : deux fois plus d’élèves, trois fois plus de diplômes français délivrés et 40% de chiffre d’affaires supplémentaire.

Le Dixmude dispose d’un hôpital embarqué (750m²)

Le symbole est beau et fort : le Dixmude, bâtiment de la Marine nationale, est venu mouiller à Malaga pour accueillir cette soirée anniversaire.

Parmi ses multiples fonctionnalités, ce bâtiment de projection et de commandement (BPC) peut accueillir 6 hélicoptères et dispose d’un hôpital embarqué dimensionné pour conduire des missions sanitaires et humanitaires de grande envergure, intégrant des capacités de télé-médecine et de télé-assistance chirurgicale.

En novembre 2016, j’avais déjà eu l’opportunité de visiter le Dixmude à Dakar, commandé à l’époque par le capitaine de vaisseau Eric Lavault. (rapport).

Discours de mon intervention à Malaga

en VIDÉO

A bord du Dixmude – Au milieu de toute l’équipe de l’Alliance française de Malaga, dirigée par Franck Trouilloud

Quelles évolutions pour notre réseau consulaire ?

Le ministère des Affaires étrangères a décidé de rencontrer deux fois par an les parlementaires représentant les Français établis hors de France pour faire le point sur l’évolution du réseau consulaire.

C’est ainsi que le 18 décembre dernier, Yves Saint-Geours, directeur général de l’administration et de la modernisation, et Christophe Bouchard, directeur des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, accompagnés d’une douzaine de collaborateurs, ont accueilli députés (seuls Claudine Schmid et Meyer Habib étaient présents) et sénateurs sous les boiseries dorées du Quai d’Orsay.

Tout en réaffirmant « l’universalité de notre présence » qui se matérialise par 230 implantations et une large gamme de services, l’heure est à l’adaptation, maitre-mot pour ajuster l’offre du ministère aux contraintes budgétaires, en premier lieu, et aux besoins locaux, en second lieu.

Adapter le réseau signifie que certains postes vont subir un mini-plan social. Les directeurs n’ont pas voulu nier le fait derrière les vocables de revue des missions ou de hiérarchisation. Certains postes vont même fermer, comme celui de Turin ou de Porto, tandis que d’autres vont se muer en poste à gestion simplifiée. Ce jargon diplomatique signifie que certains consulats généraux vont devenir des consulats d’influence comme celui d’Edimbourg, c’est-à-dire qu’ils ne délivreront plus de passeport (lire : « Consulat d’Edimbourg : plébiscite pour une solution « à l’allemande » » du 21 décembre 2014).

J’ai rappelé que le sort de quelque 3000 Français habitant l’Ecosse illustrait la problématique du réseau consulaire français : de plus en plus d’expatriés, de moins en moins de moyens. C’est ce que j’appelle l’effet ciseau.

Pour sortir du dilemme, Christophe Bouchard a défini trois principes d’action. Le premier, c’est « moins de démarches ». On pense à la fin de la double comparution pour les passeports. Le second mot d’ordre est « des démarches sans déplacement ». Il veut dissocier les simples formalités avec la nécessité d’un dialogue humain, par exemple dans le cadre de l’aide sociale ou de l’assistance scolaire. Le troisième axe vise à « rapprocher l’administration ». Il s’agit en l’occurrence de s’appuyer sur notre réseau exceptionnel de 500 consuls honoraires ou encore de développer les tournées consulaires avec un ou deux agents.

Les parlementaires présents ont mis sur la table, pêle-mêle, leurs préoccupations de terrain : le temps d’attente du public, l’exiguïté des salles d’attente, la sécurité, le parcours du combattant pour les certificats de vie, la coopération européenne…

Parfait dans cet exercice de style, le ministère a assuré qu’il était conscient de la situation et qu’elle ne pouvait que s’améliorer, dans la mesure des moyens disponibles et en invitant à la patience.

Je note que, pour l’administration, le fait de parcourir des centaines de kilomètres vers un consulat général pour faire renouveler un passeport est « gérable », puisque cette démarche ne s’effectue que tous les dix ans.

Précisons enfin que si le réseau consulaire est en train de se contracter et il a néanmoins le souci s’adapter à l’évolution des populations concernées. Ainsi, nos postes en Chine, au Brésil ou à Londres seront renforcés.

Regroupant désormais 7% des Français de l’étranger, l’Asie focalise l’attention avec 120.000 expatriés, dont 50.000 en Chine, soit dix fois plus qu’il y a 15 ans.

Quai Orsay 18-12-2014

Réunion au Quai d’Orsay sur l’évolution du réseau consulaire avec les parlementaires représentant les Français hors de France – (g. à d.) Olivier Cadic, sénateur, François Gheysens, collaborateur, Richard Yung, sénateur, Robert del Picchia, sénateur, Joëlle Garriaud-Maylam, sénateur, Jean-Yves Leconte, sénateur, Christiane Kammermann, sénateur – 18-12-2014 –