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Sénat – Australie – Ambassade

Merci à Michel Canevet, président du groupe d’amitié sénatorial France-Équateur, de m’avoir offert l’opportunité de rencontrer Ivonne A-Baki, récemment nommée aux fonctions d’ambassadeur de l’Équateur en France.

Cette diplomate chevronnée arrive tout droit de Washington, où elle a représenté son pays pendant 4 ans, après avoir officié près de 3 ans comme ambassadeur de l’Équateur au Qatar et ambassadeur non résident de l’Équateur en Irak, au Koweït, au Liban, en Jordanie, à Oman et en Syrie.

L’ambassadeur a créé la fondation Beyond Boundaries pour améliorer la santé des populations pauvres de la République de l’Équateur. Cette fondation a été responsable de l’éradication de la cécité des rivières (onchocercose). Actuellement, la Fondation concentre ses efforts sur l’éducation au diagnostic et au traitement précoce de la tuberculose et du diabète.

J’ai indiqué à Ivonne A-Baki m’être rendu par deux fois dans son pays, grâce au soutien de Tannya Bricard, conseillère des FDE pour l’Equateur (CR fév 2019 : Quito + Guayaquil + Manta / San Vicente / Porto Viejo).

Au retour de ma mission en Amérique latine, qui a prolongé mon action de vice-président de la commission d’enquête sur le narcotrafic, nous avons échangé sur les ravages du narcotrafic en Équateur, pays de transit de la drogue. +d’images

Équateur : visio-conférence avec les entrepreneurs français

Ce 26 août, à l’initiative de la conseillère consulaire, Tannya Bricard, j’ai eu l’opportunité de dialoguer avec des entrepreneurs français installés en Équateur. Ceux qui opèrent dans la restauration ou le tourisme n’ont quasiment plus de clients depuis mars dernier. Je veux rendre hommage à leur courage, leur persévérance, leur imagination et leur attitude positive.

Merci à Tannya pour l’organisation de cette visio-conférence qui lui a valu de chaleureuses félicitions à chaque prise de parole, tant son travail d’élue est remarquable et remarqué.

Puisque nos entrepreneurs participent au développement économique local, tout en faisant rayonner notre savoir-faire, pourquoi n’auraient-ils accès aux facilités de crédit offertes aux TPE par l’Agence française de développement (AFD), via une banque locale ? L’idée d’un prêt leur permettant de traverser la crise sanitaire fait consensus. 

Jean-Baptiste représente un cas emblématique : ce jeune boulanger-pâtissier s’est lancé à Manta en 2014 où, comme d’autres, il a tout perdu à cause du tremblement de terre de 2016. Je l’avais rencontré avec Tannya en février 2019 dans sa maison-atelier rebâtie grâce à sa famille et ses amis (compte-rendu). Aujourd’hui, ce spécialiste du macaron nous a dit avoir perdu 90% de son chiffre d’affaires. Il a dû suspendre les contrats de ses 20 employés, en continuant de payer leur sécurité sociale. On serait désabusé à moins. Jean-Baptiste fait face avec beaucoup de détermination mais envisage désormais de rentrer en France.

Puisque les clients ont déserté son restaurant, Lucie propose désormais des plats typiques français livrés à domicile. 

Au cours de notre visio-conférence, les autres entrepreneurs ont décrit une situation commerciale tout aussi catastrophique. Il s’ajoute le sentiment de se trouver dans une impasse financière du fait de ne pouvoir compter ni sur la France, ni sur l’Équateur…

A la fin du mois, Aude va devoir cesser de payer ses employés de l’école de plongée de Puerto Lopez quasiment à l’arrêt depuis mars, conséquence du refus d’un prêt en France par manque de garantie, du refus d’un prêt en Équateur car elle et son mari sont français, du refus de report de loyer… 

Les portes du crédit sont aussi restées closes pour Anne et son commerce ambulant de crêpes bretonnes, tout comme pour Sophie, apicultrice, qui a aussi tenté une aide auprès du ministère de l’Agriculture équatorien. Quant à Dominique, à la tête de son agence de voyages, elle n’a reçu que des solutions à des taux prohibitifs avec un remboursement à très court terme. Dès lors, elle se demande comment payer les indemnités de départ de ses employés.

Quelle solution pour nos entrepreneurs en Équateur, comme dans de nombreux pays émergents, où ils ne sont pas aidés par les États, souvent défaillants et très endettés ?

L’atelier de macarons de Jean-Baptiste a été détruit par le tremblement de terre de 2016. La pandémie constitue une réplique tout aussi ruineuse.

La meilleure solution, d’après moi, passe par l’AFD qui offre aux institutions financières locales (en Asie, Afrique, Amérique) un partage de risque (dispositif Ariz) pour les emprunts des TPE/PME locales. Je propose d’en réserver une partie aux entrepreneurs français. Les représentants des CCIFI et des CCEF pourraient veiller à cette affectation au sein des comités de prêts.

J’ai proposé cette idée à Rémy Rioux, directeur général de l’AFD, lors de son audition devant notre commission des Affaires étrangères en mai dernier (compte-rendu).

Présente en Équateur depuis 2015, l’AFD a prêté 350M$ localement. J’ai salué son travail lorsque je me suis rendu au siège de l’AFD à Quito, avec Tannya, l’an dernier (compte-rendu).

Suite au séisme, l’Agence s’était engagée à soutenir des projets de reconstruction par des prêts administrés qui s’élèvent à plus de 100M$. Mais nos entrepreneurs français n’ont eu droit à rien…

HEBDOLETTRE n°118 – ÉDITO : Le gang des postures (enseignement français à l’étranger) – GILETS JAUNES – Ma question au ministre C. Castaner – Colloque BREXIT au Sénat – Rencontre avec Jamie McCourt, ambassadeur des ÉTATS-UNIS – Rencontre avec Liz Cramer, ministre de l’Industrie du PARAGUAY – Les leçons du RÉFÉRENDUM en Colombie – Compte-rendu de la Semaine de l’AFE – En circonscription : PANAMA : Panama city et Colon (21-22 février 2019) ; ÉQUATEUR : Manta / San Vicente / Porto Viejo (23-24 février 2019) & Guayaquil (25 février 2019) & Quito (26 février 2019) ; COLOMBIE : Bogota & Medellín (27-28 février 2019) ; PÉROU : Lima (1er mars & 5 mars 2019) & Cusco & Arequipa (2-4 mars 2019). MÉDIAS (Le Drenche et Les Français.press).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°118 – 9 avril 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°118

Le gang des postures

Samantha Cazebonne, députée des Français de l’étranger, a rendu récemment un rapport très attendu sur l’enseignement français à l’étranger (lire le rapport).

Sérieux, pertinent et parfois même courageux, il fera date.

Je lui suis reconnaissant d’avoir confirmé ce que j’ai souvent mis en avant. En premier lieu, le réseau ne scolarise que 25% des enfants français vivant à l’étranger.

Trois-quarts des enfants français à l’étranger sont donc délibérément ignorés par notre système éducatif. Ceci n’est pas sans conséquence. Lors de mon passage récent en Israël, il m’a été confié que 80% de la nouvelle génération de nos compatriotes née en Israël ne maîtrisait pas le français.

Samantha avance de nombreuses propositions très justes et que je partage pour prendre en compte les attentes de ce public oublié.

Je me différencie toutefois de notre députée en estimant que toutes les solutions d’apprentissage du français, à l’image des associations FLAM, devraient relever de la responsabilité de l’Institut français et non de l’AEFE.

Autre point important qui confirme l’objet de mon éditorial du 11/7/18 (EGD Business : stop ou encore ?), le soutien public aux écoles à l’étranger est concentré sur les établissements gérés par l’AEFE alors que ceux-ci sont minoritaires.

L’aide publique aux établissements gérés par l’AEFE est de 2353 Euros par enfant pour les EGD et de 1834 euros pour les écoles conventionnées. Elle n’est que de 52 euros par élève dans les établissements partenaires.

Ce rapport apporte un éclairage nouveau qui en surprendra beaucoup. Malgré l’aide de l’État, scolariser son enfant dans un établissement EGD ou conventionné ne coûte pas forcément moins cher aux familles que de le scolariser dans un établissement partenaire.

Enfin, il rappelle que notre réseau ne représente en volume, soit en nombre d’établissements, que l’équivalent de 5% du réseau mondial des écoles anglaises et américaines, entièrement privé, qui se développe beaucoup plus rapidement que le nôtre.

Pour exister demain, nous devons désormais grandir très vite sans augmenter la charge du contribuable, comme le souhaite Emmanuel Macron. A juste titre, le rapport Cazebonne souligne avec force les conséquences financières des incohérences des statuts des personnels qu’il faut transformer pour retrouver des marges budgétaires.

Visuel HL110

Il dénonce le détournement du statut de résident au profit de faux résidents venus de France. Parfois, à travail égal et compétences égales, les différences de rémunération entre les fonctionnaires titulaires peuvent aller du simple au triple voire quadruple, sur l’ensemble du réseau, et davantage encore si l’on inclut les indemnités diverses allouées selon les statuts.

On comprend que ce rapport ait suscité une levée de boucliers de la part de certains qui se sont retranchés en gang des postures pour ouvrir le feu des critiques.

Posture politique de la gauche, d’abord, qui dans ses 30 propositions pour l’enseignement français à l’étranger, démontre qu’elle ne comprend pas le monde qui nous entoure. Elle continue à plaider pour un service public à l’étranger qu’elle n’a jamais su financer quand elle était au pouvoir.

Posture corporatiste, ensuite, de la part de syndicats enseignants à l’étranger qui dénoncent ce rapport en faisant grève afin de protéger des privilèges qui coûtent cher.

Est-il justifié qu’un professeur enseignant à Madrid ou Barcelone soit payé environ une fois et demie plus qu’un professeur enseignant à Toulouse ou Perpignan ?

“Si l’heure n’est pas à corriger le passé, il conviendra d’en tirer des enseignements pour l’avenir”, écrit Samantha Cazebonne.

Je salue ce précepte et la décision du ministre de l’Éducation nationale de faire cesser le détournement du statut de résidents pour les contrats futurs. Mais je considère que nous devons également solder les errements du passé sans attendre.

L’enjeu est d’économiser des dizaines de millions d’euros chaque année pour le contribuable et pour les parents d’élèves, afin de récupérer des marges de manœuvre. Découvrir l’HebdoLettre n°118

 

En circonscription en Équateur (3/3) – Quito (26 février 2019)

Toute ma gratitude à Jean-Baptiste Chauvin, ambassadeur de France en Équateur, pour avoir facilité mon séjour à Quito et organisé une soirée à la Résidence de France, afin de me permettre de rencontrer les représentants de notre communauté.

A la lumière des problèmes soulevés par nos compatriotes de Manta, j’ai trouvé indispensable de rencontrer l’AFD pour discuter de la question des aides aux sinistrés français du tremblement de terre d’avril 2016.

Mes rendez-vous à caractère politique étaient tous imprégnés par la situation au Venezuela.

Politique

Ministère des relations extérieures

Entretien avec Andrés Teran Parral, vice-ministre des Relations extérieures et Mauricio Montalvo, directeur général de la Coopération internationale, en compagnie de Jean-Baptiste Chauvin, ambassadeur de France.

Comment ne pas évoquer la situation critique au Venezuela ? Le vice-ministre nous a annoncé le geste fort que son pays venait de faire en acceptant les lettres de créances du représentant de Juan Guaido, président vénézuélien par intérim.

300.000 Vénézuéliens se sont réfugiés en Équateur. Andrés Teran Parral a émis le souhait que l’UE leur ouvre l’espace Schengen sans visas pour les courts séjours. Je présenterai cette requête auprès de notre groupe d’amitié sénatorial. + d’images

Député équatorien

A la Résidence de France, je me suis entretenu avec Esteban Melo Garzón, député et président du groupe d’amitié parlementaire Équateur-France, en présence de Jean-Baptiste Chauvin, notre ambassadeur.

Le député est très soucieux de la possibilité d’un conflit armé au Venezuela qui serait provoqué par une intervention extérieure. D’autre part, il dénonce les réflexes xénophobes de la part de certains de ses compatriotes à l’égard des réfugiés. + d’images

Mairie

Alvaro Maldonado, directeur des Affaires économiques à la mairie de Quito, m’a exposé son plan de développement étalonné sur 10 ans.

La capitale équatorienne peut se flatter d’un aéroport flambant neuf entouré d’une zone franche, de l’arrivée du métro ou encore de l’ouverture d’un centre de convention. A noter qu’un tiers des universités du pays se trouvent à Quito.

Alvaro promeut des politiques publiques fondées sur la compétitivité, les partenariats public-privé, l’emploi et l’innovation. Voilà qui devrait plaire aux investisseurs étrangers.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Heureux d’avoir répondu à l’invitation de Miguel Fuentes, président de la CCI franco-équatorienne, et aussi d’avoir revu Fabien Przypolski, rencontré il y a 4 ans à Quito comme directeur d’une revue œnologique et désormais directeur de la Chambre.

Forte de 55 membres, la Chambre fête ses 30 ans cette année, avec le sourire puisque les exportations françaises vers l’Équateur ont progressé de 30% en 2018.

A Quito, le salon du chocolat et la fête du Beaujolais nouveau se sont imposés comme des événements de référence. L’ouverture par Air France, en mai prochain, d’une ligne directe Paris-Quito fait espérer à nos entrepreneurs un fort regain des échanges bilatéraux. + d’images

Agence française de développement (AFD)

Suite au séisme qui a frappé le pays en 2016, l’Équateur a sollicité l’aide de la France qui s’est engagée, au travers de l’AFD, à soutenir des projets de reconstruction à moyen et long terme.

Je me suis rendu au siège de l’AFD en compagnie de Tannya Bricard, conseillère consulaire, pour y rencontrer Bruno Leclerc, directeur exécutif pour l’Amérique latine, Clotilde Boutrile, directrice Équateur et Alejandro Barreneche, chargé de projet.

Nous avons pointé la répartition des prêts administrés par l’AFD qui s’élèvent à plus de 100M$ : un volet ONG pour 1 M€ ; un volet de 65M$ pour des projets dans les secteurs de l’agriculture, tourisme, aquaculture et manufacture. Trois ans après le séisme, l’AFD a déjà décaissé 25M$ en faveur de 47 entreprises sur ce programme. Un dernier volet de 35M$ concerne une banque équatorienne qui finance des coopératives destinées à distribuer du micro-crédit immobilier.

Nous avons ensuite évoqué les dossiers de nos compatriotes-entrepreneurs, victimes du tremblement de terre qui n’ont eu aucun soutien de la France pour emprunter afin de se relancer.

Cette situation n’est pas satisfaisante. J’ai demandé à mes interlocuteurs de nous aider à imaginer une approche spécifique, afin que ces Français ne soient pas les grands oubliés de notre propre dispositif d’assistance financière. Ce sera ma priorité d’action pour l’Équateur.

Présente dans le pays depuis 2015, l’AFD a prêté 350M$ localement. C’est une performance à saluer. + d’images

Hilana

Visite de Hilana, société spécialisée dans le textile, créée par un Français venu en Équateur il y a 50 ans.

J’ai rencontré Moana Melet et Philippe Esquerré dans leur boutique à Quito pour juger sur pièce du savoir-faire qu’ils ont patiemment développé.

Leur usine, située dans la banlieue de Quito, occupe une vingtaine de salariés. + d’images

Antinea

Découverte de la splendide boutique-hôtel tenue par Catherine Cantié, en compagnie de Tannya Bricard.

Un lieu exceptionnel pour se reposer avant d’entamer la visite de la capitale…

Catherine a délicieusement restauré cet endroit qui abrite 8 appartements et 8 chambres spacieuses.

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Communauté française

Ambassade

De bon matin, notre ambassadeur, Jean-Baptiste Chauvin, m’a offert un tour d’horizon de notre relation bilatérale, en organisant un petit-déjeuner à la Résidence autour des chefs de service et divers opérateurs (AEFE, AFD, FRANCE Volontaires, IRD…).

Dans le domaine de l’enseignement, le lycée La Condamine a fêté ses 50 ans en 2018 et prévoit de dépasser les 1500 élèves à la rentrée de septembre ! Ses responsables portent un projet d’agrandissement ambitieux. Malheureusement, l’investissement de 11 M€ est bloqué du fait de la suspension des garanties de l’État pour les prêts immobiliers des écoles françaises à l’étranger.

Nous avons également évoqué la coopération culturelle, scientifique et technique entre nos deux pays. Ainsi, la France se place au 7ème rang des pays d’accueil des étudiants équatoriens (590 étudiants en 2017, contre 480 en 2013) et L’IRD (Institut de Recherche pour le développement) mène ses travaux sur les maladies tropicales et divers thèmes liés à l’environnement, comme la volcanologie ou le changement climatique. + d’images

Réception à la Résidence

Merci à Jean-Baptiste Chauvin pour la soirée organisée à la Résidence de France, afin de me permettre de rencontrer les représentants de notre communauté.

Avec Tannya, nous avons dialogué avec des représentantes de France Volontaires. Engagées dans le service civique, elles mènent une action de solidarité exemplaire qui fait honneur à notre pays.

A titre d’exemple, l’association franco-équatorienne Patou Solidarité a ouvert la première maison d’accueil de la province de Napo pour les femmes victimes de violences et leurs enfants. + d’images

Les Copains d’abord

Pour fêter mon retour à Quito après mon premier séjour au printemps 2015 (compte-rendu), Tannya Bricard, conseillère consulaire, a organisé, dès mon arrivée, une réception dans les murs de Cynthia Swanberg.

Quel bonheur de croiser tant de personnalités chaleureuses et de retrouver les amis, comme Yves qui dirigeait l’aéroport de Quito en 2015 et qui m’avait accueilli à la descente d’avion.

Ce fût évidemment l’opportunité de rencontrer de nouvelles personnes au parcours international toujours passionnant. + d’images

En circonscription en Équateur (2/3) – Guayaquil (25 février 2019)

Mon étape à Guyaquil m’a permis de constater, une nouvelle fois, que l’excellence française en matière industrielle s’exportait très bien.

Dans la capitale économique de l’Équateur, la société Poma, dont le siège est en Isère, réalise un téléphérique urbain qui force l’admiration, tandis que Veolia se distingue dans la gestion des eaux de la ville de Guayaquil.

A noter que ces chantiers aimantent d’autres prestataires nationaux disposant d’un savoir-faire particulier.

Entrepreneuriat

Poma

Accompagné par Thierry Souët, consul honoraire, j’ai visité le chantier d’un téléphérique urbain pour desservir les hauteurs de Guayaquil, construit par le joint-venture formé entre la société française Poma et le consortium Sofratesa, représenté par Jonathan Grel.

En mars 2020, cette ligne de “métro aérien” sera inaugurée à la faveur du bicentenaire de la ville. Elle comportera cinq stations et fonctionnera de 5h à 23h avec une capacité de 2600 personnes/heure. On souligne aussi sa faible empreinte écologique.

Ce projet, financé par l’AFD, bénéficie également à d’autres sociétés françaises, comme RATP Smart systems qui fournit le système de billetterie et Systra, cabinet d’ingénierie en mobilité. + d’images

Veolia

A Guayaquil, Veolia dispose d’une concession de service d’eau potable et d’assainissement depuis 2008 et son contrat court jusqu’en 2031.

Frédéric Certain, DG de interagua, opérée par Veolia, m’a reçu en compagnie de Thierry Souët. Ce manager m’a expliqué que le prix de l’eau s’échelonnait de 1 à 10 selon le niveau de consommation, ce qui permet au plus grand nombre d’y avoir accès.

En 2001, seulement 30% de la population disposait d’eau potable. Ce chiffre est passé à 96,3%, ce qui représente 2,5 millions de personnes. 

Par ailleurs, 76%, des eaux usées sont retraitées (contre 45% en 2001). Ce chiffre s’explique par la résistance des gens à se brancher pour ne pas être facturés. Frédéric Certain assure que Guayaquil sera la première ville en Équateur à retraiter ses eaux usées avant de les rejeter dans l’océan. + d’images

Mambo (à San Lorenzo)

Sur la route qui nous emmenait de l’aéroport de Guayaquil vers Manta, Tannya Bricard m’a invité à découvrir San Lorenzo, un village de pêcheurs. C’est dans ce lieu paradisiaque que Yohan Marson et sa compagne Diana Gonzalez ont choisi de s’installer.

Le Français issu des Hauts-de-France a créé Mambo, un éco-hôtel face à l’océan pacifique. Son gîte est destiné aux touristes qui cherchent le dépaysement et l’accord avec la nature. + d’images

Communauté française

Réception

Merci à Stéphane Richard, chef français, et son épouse qui m’ont reçu à leur domicile, en compagnie de Tannya Bricard, conseillère consulaire, et de Thierry Souët, consul honoraire, ainsi que plusieurs entrepreneurs installés localement.

Stéphane m’a confié qu’il avait fait son apprentissage au Sénat durant deux ans, dont une année au service du président Alain Poher !

Les mets et les vins qu’il nous a fait déguster étaient dignes des grandes tables françaises. Si vous passez par Guayaquil, je vous recommande d’aller découvrir sa cuisine au restaurant Bankers club. + d’images

Culture française

Alliances françaises

La ville de Guayaquil compte trois Alliances françaises. J’ai eu l’opportunité de visiter deux sites.

Tout d’abord, l’Alliance située à Samborondón, la banlieue huppée de Guayaquil. En 2009, la ville comptait 110.000 habitants contre 500.000 habitants désormais.

Construit il y a 14 ans, grâce à un Investment de 500k$, ce site a été restauré il y a 2 ans.

Avec sa médiathèque toute neuve, ses 16 salles de classe et son patio d’accueil, cette Alliance fait belle figure. 200 élèves y suivent des cours. Le président et la directrice m’ont présenté leur projet d’agrandissement qui implique de construire un auditorium et un salon multifonction au 2ème étage.

Je me suis rendu ensuite à l’Alliance située au centre-ville, sur le site de la maison de France qui abrite également le consulat. Cette AF dispose d’un charmant théâtre de 100 places et de 17 salles de classe. + d’images

Consul honoraire

Je salue Thierry Souët, entrepreneur-consul honoraire, qui m’a accompagné durant tout mon séjour à Guayaquil.

Installé dans cette ville depuis 1985, Thierry a commencé par diriger un laboratoire de crevettes, avant de devenir importateur de machines agricoles. Puis, en 2000, il créé une société de distribution de pièces détachées automobiles…

Consul honoraire depuis 22 ans, il est le relais d’une communauté qui compte 600 Français inscrits. Son antenne consulaire est ouverte 3 heures par jour, sauf le lundi, c’est dire tout son dévouement et sa disponibilité. + d’images

En circonscription en Équateur (1/3) – Manta / San Vicente / Porto Viejo (23-24 février 2019)

Merci à Tannya Bricard, conseillère consulaire, pour m’avoir accompagné tout au long de mon déplacement de quatre jours en Équateur. De Guayaquil à Manta, de Monte Viejo à Quito, je peine à recenser le nombre de réunions, visites et rencontres qu’elle a provoquées pour me permettre de réussir ma mission.

J’ai voulu, en premier lieu, faire un point sur la situation de nos compatriotes, trois ans après le tremblement de terre d’avril 2016. A l’époque, je rendais compte périodiquement des rapports et de témoignages que Tannya m’adressait.

Tannya vit à Manta (province de Manabi) au bord de l’océan Pacifique, où notre ambassadeur François Gauthier l’avait rejoint, pour être au plus proche des victimes et soutenir nos compatriotes les plus affectés par la catastrophe. C’est eux qui ont accueilli sur le tarmac les 35 sapeurs-pompiers du Secours civil français, venus avec des équipements de potabilisation d’eau.

MANTA

Communauté française

Ces Français oubliés par la France

Le tremblement de terre de 2016 aura fait plus de 1000 victimes. Il a notamment ravagé la ville de Manta.

Tous nos compatriotes déplorent que la France ne leur offre aucune assistance pour faciliter le redémarrage de leurs activités. Chacun témoigne que seule l’aide de la famille et des amis leur a permis de se relancer, le cas échéant.

On imagine le triste sentiment qu’ils éprouvent, celui de ne pas avoir été pris en compte, comme Thierry, capitaine de pêche thonier, qui nous a accueillis au El rincon de Tere, le restaurant de sa femme. Bien que durement frappé par le séisme, ce restaurant a servi gratuitement 300 à 350 repas par jour aux habitants qui avait tout perdu. Thierry fait observer que le restaurant péruvien situé à proximité a reçu une aide du Pérou pour redémarrer.

Il y aussi le cas de Martine, installée il y a 33 ans dans le pays de son mari, Omar, qu’elle a rencontré à Montpellier. Producteurs de crevettes, leurs bassins et diverses infrastructures s’étalaient sur 100 hectares. Tout a été dévasté. L’organisme CFN qui a recueilli les fonds de l’AFD leur a d’abord fait des promesses, avant de rejeter leur dossier. Ils ont redémarré, mais grâce aux amis et au prêt d’un client contre des prix de crevettes discountés.

Je citerai aussi Christian, marié en France avec une Équatorienne, qui a voulu prendre un nouveau départ en 2003. Ingénieur électronique chez PSA, il décide d’ouvrir un bar restaurant en Équateur. Après le séisme, il ne savait plus où habiter. Un mot encore sur Emilie qui a démarré une usine de purification d’eau, il y a un an, pour palier un problème sanitaire. Cette professeure de français, installée depuis 10 ans à Manta, fut directrice de l’Alliance Française de Porto Viejo.

Si tous ont observé et salué l’intervention de la France, notamment afin d’approvisionner en eau potable les villes de Chone et Porto Viejo, ils aimeraient savoir pourquoi, eux, ne peuvent prétendre aux aides apportées par l’AFD. + d’images

L’histoire de Leinen

Jean-Baptiste Leinen est un jeune boulanger-pâtissier qui s’est lancé à Manta en 2014.

Comme d’autres, il a tout perdu à cause du tremblement de terre. Pendant un an, il n’a pas pu travailler, passant son temps à remplir de la paperasse pour décrocher une aide du CFN ou un prêt bancaire. En vain. C’est grâce à sa famille et ses amis qu’il a pu investir dans du matériel haut de gamme pour refaire du pain et des pâtisseries dans une maison-atelier

Il a désormais ouvert une boutique en ville et un point de vente dans un nouveau centre commercial.

La notoriété de ses macarons sert l’image de marque de la France en Équateur. Jean-Baptiste se lève chaque matin à 3 heures et travaille 7 jours sur 7. Il est heureux de son sort et de pouvoir rembourser ses récents emprunts, comme ceux qu’il a contractés avant le séisme. Je lui souhaite le meilleur. + d’images

Politique

Préfet de la région

J’ai eu le privilège de rencontrer Mariano Zambrano Segovia, préfet de la région Manabi (où se situe Manta) et Mariano Zambrano Vera, député au Parlement équatorien, en compagnie de Tannya Bricard, conseillère consulaire.

Le préfet a remercié la France pour son soutien lors du tremblement de terre (sont intervenus : ambassade de France, Sécurité civile française (rattachée au ministère de l’Intérieur), IRD, Pompiers de l’urgence internationale, SOS Attitude, Interagua/Veolia, Alliance française de Quito et La Condamine pour les collectes de dons…).

On se souvient que notre ambassadeur de l’époque, François Gauthier , avait immédiatement rencontré le maire de Manta et le préfet de Manabi.

Le préfet Zambrano a relaté la difficile épreuve que constitue la reconstruction et souhaité que nous l’aidions à mettre en valeur sa région pour attirer des entreprises françaises. + d’images

SAN VINCENTE

Social

Fondation Futuro

Tannya tenait beaucoup à ce que je vienne jusqu’à San Vincente pour découvrir la ludothèque Nueva Esperanza qui avait bénéficié d’une réserve parlementaire en 2015.

J’ai retrouvé Martine Wallet-Hurtado, rencontrée la veille à Manta. Elle est à l’origine de cette initiative en faisant appel à la générosité de sa ville natale d’Amilly dans le Loiret ! C’est en effet, l’association Amilly-San Vicente qui a acheté le terrain et construit la ludothèque grâce à des bénévoles.

Félicitations à toutes les personnes qui ont concrétisé ce projet pour offrir la possibilité à des enfants de s’évader d’un univers parfois bien difficile. + d’images

PORTO VIEJO

Culture française

Alliance française

J’ai visité l’AF de Porto Viejo, en compagnie de Tannya Bricard. Présidée par Enrique Garcia Loor, un neurochirurgien formé en France, l’Alliance est dirigée par Alba Quiroz et animée par des bénévoles qui éprouvent une passion pour la langue et la culture françaises.

Le président sait combien le plurilinguisme est favorable au développement intellectuel des enfants. Aussi l’AF de Porto Viejo accueille les enfants dès l’âge de 18 mois !

Vingt ans après sa création, le projet de l’AF est désormais est d’acheter un terrain et de construire un bâtiment plus conforme à ses besoins.

La ville de Porto Viejo a été meurtrie par le séisme de 2016.

Sur le mur “Souvenez-vous” de l’Alliance française figure 112 visages des personnes fréquentant l’Alliance qui ont perdu un proche.

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HEBDOLETTRE n°56 – Projet de loi El Khomri (édito) – Hommage à René Aicardi (CC Hong Kong) et Jean Bottagisio (CC Colombie) – Séisme en Équateur (rapport de Tannya Bricard) – En circonscription au Brésil / Sao Paulo (4, 5, 6 avril 2016) & Rio de Janeiro (7, 8, 9 avril 2016) – Commission d’enquête sur le chômage (nommé vice-président) – En bref, semaine du 26 au 29 avril 2016 – UDI Actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°56 – 04 mai 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°56

Il y a tout juste un an à la faveur de la loi Macron (hebdo-lettre n°19), je proposais de modifier la rédaction de l’article L1 du code du travail afin d’inverser la hiérarchie des normes.

L’ensemble des règles applicables en matière de droit du travail devaient être replacées au niveau conventionnel (entreprise, groupe…), tandis que le code du travail fixerait uniquement les règles d’ordre public social (lire l’amendement).

En effet, notre pays est resté en retrait par rapport à tous les autres en matière de réforme du droit du travail. En France, l’essentiel de la norme est fixée par la loi. Notre code du travail est devenu obèse. A l’inverse, on observe dans des pays comme le Danemark ou la Suède une très large décentralisation qui conduit à un code du travail très restreint.

Visuel HL55Durant les débats au Sénat sur la loi Macron, une ancienne ministre socialiste m’a accusé de vouloir “brûler le code du travail”. Vilipendé de toutes parts, j’ai été seul à voter l’amendement précité ! Comment opérer une vraie réforme sans s’intéresser à la logique même de fonctionnement du droit du travail ?

Quelques mois plus tard, le rapport Combrexelle commandé par le Premier ministre s’inscrivait directement sur la ligne que je préconisais… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°56

Séisme en Equateur (2) – Compte-rendu de Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire

Depuis la catastrophe du 16 avril, je suis en contact constant avec Tannya Bricard, conseillère consulaire. Je vous avais transmis son premier témoignage sur la situation en Equateur, il y a quelques jours (lire la news). Je viens de recevoir un rapport plus détaillé et centré sur notre communauté.

Le 24 avril, Tannya Bricard, en compagnie de notre ambassadeur, François Gautier, accueillait 35 sapeurs-pompiers du Secours civil français, venus avec des équipements de potabilisation d’eau

Je suis heureux de constater que l’aide de la France s’est immédiatement déployée en Équateur. La mobilisation est générale et chacun joue de sa spécificité, citons l’Ambassade de France, la Sécurité civile française (rattachée au ministère de l’Intérieur), l’IRD, les Pompiers de l’urgence internationale, SOS Attitude, Interagua/Veolia, l’Alliance française de Quito et La Condamine (collecte de dons).

Je remercie Tannya pour sa démarche et j’adresse un salut fraternel, confiant et chargé d’espérance à tous mes compatriotes affectés par cette terrible épreuve, ainsi qu’au peuple équatorien.

 —- Rapport du 25.04.2016 —-

E4 Pomp (2)bisMonsieur le Sénateur, cher Olivier,

Je ne reviens pas sur les circonstances de la catastrophe qui sont, je pense, connues en France et en Europe.

Voici un point ville par ville (du nord au sud) :

– Esmeralda: partiellement touchée, pas de victime française.

– Perdernales: 90 % détruite, pas de victime française, difficultés d’approvisionnement en eau potable et en premiers soins.

– Jama: 90 % détruite, pas de victime française, difficultés d’approvisionnement en eau potable et en premiers soins.

– Bahia de Caraquez: pas de victime française, les secours ont un accès plus facile grâce à l’aéroport.

– Crucita : pas de victime française.

– Manta : une victime française décédée sous les décombres d’un grand magasin. Les secours s’organisent particulièrement avec la réouverture de l’aéroport dès ce matin.

La France fournit des stations de potabilisation d'eau

La France fournit des stations de potabilisation d’eau

Pour les autres villes côtières je n’ai pas d’information.

La situation à Manta est difficile pour les ressortissants français qui avaient une activité commerciale : restauration, boulangerie pâtisserie ou agence de tourisme.

Certains Français ont presque tout perdu sous les décombres, d’autres ont subi des destructions matérielles très sérieuses. Deux familles franco-équatoriennes ont perdu leur maison.

Une quinzaine de Français inscrits ne donnent pas de nouvelle. Il est probable que ces personnes ont quitté l’Equateur sans prévenir.

Le consulat est toujours inquiet à propos de trois touristes français qui ne donnent plus aucun signe. Là aussi, ces gens sont peut-être repartis sans en avertir le consulat.

E3 eaubisHier, un avion affrété par la France est arrivé à 15h30. J’accompagnais notre ambassadeur, François Gautier, pour la réception officielle des équipements de potabilisation d’eau et d’un groupe de 35 pompiers et du secours civil. L’ambassadeur a rencontré le maire de Manta et le préfet de Manabi pour prendre connaissance de la situation.

Je me suis entretenue avec les Français présents à Manta. Des personnes très courageuses auprès de qui il faudra manifester un soutien officiel (l’ambassadeur l’a déjà fait) et réfléchir à créer un fonds spécial pour ceux qui doivent redémarrer leur entreprise.

Je vous transmettrai un bilan des pertes subies par chaque Français, mais je n’ai pris aucun engagement, je n’en ai pas le pouvoir, sauf de les assurer de transmettre leurs doléances.

Je vous enverrai ce bilan dans les prochains jours, afin d’avoir plus de temps pour contacter ceux qui ne se sont pas encore manifestés. Il faudra bien sûr recouper ces informations avec celles du consulat qui a une vue d’ensemble et des moyens de communication dont je ne dispose pas.

Soyez assuré, monsieur le Sénateur, de mon dévouement et de ma disponibilité au service des Français en Equateur.

Tannya Bricard

Conseillère consulaire UDI-Monde  pour l’Equateur

HEBDOLETTRE n°55 – Séisme en Equateur (édito) – Equateur : témoignage de Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire – Brésil : Denis Viala, conseiller AFE, rejoint l’UDI – En circonscription en ALLEMAGNE / Francfort (11 mars 2016) – 1ère édition de la Journée des entreprises au Sénat, organisée par la DSAE – Question écrite sur le chaos calaisien de l’été 2015 – Permis de conduire : simplification insuffisante pour les Français de l’étranger – En bref, semaine du 28 mars au 01 avril 2016 – UDI Actualités – Médias

Lire : l’HEBDOLETTRE n°55 – 26 avril 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°55

Elle s’appelait Stéphanie. Elle avait un nom composé, l’un français, l’autre équatorien. Elle était binationale. Elle est décédée dans les décombres d’un centre commercial suite au tremblement de terre qui a dévasté la côte pacifique de l’Equateur, le 16 avril dernier.

“Ici, c’est vraiment une tragédie. Plus de 700 morts, 1500 disparus et 3000 blessés et tout à reconstruire dans la région de Manabi, quelle tristesse ! Sans parler des autres régions fortement touchées elles aussi”, décrit Tannya Briquart-Cerda, conseillère consulaire UDI pour l’Equateur. Visuel HL55

Tannya s’est rendue à Manta (province de Manabi) pour être au plus proche des victimes, tout comme notre ambassadeur François Gauthier.

En l’absence de réseau internet, seul son téléphone portable lui permet de communiquer. Je l’ai donc appelée hier soir pour faire le point et la soutenir dans son action de terrain.

L’urgence commande de renouer avec tous nos compatriotes domiciliés dans les zones les plus fortement touchées… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°55

 

Séisme en Equateur (1) – Témoignage de Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire UDI

Le 16 avril, un tremblement de terre a dévasté la côte pacifique de l’Equateur, notamment les provinces d’Esmeraldas et de Manabi, à 150 km de la capitale Quito.

avec Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire UDI, lors de mon déplacement en Équateur du 26 au 29 avril 2015

avec Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire UDI, lors de mon déplacement en Équateur du 26 au 29 avril 2015

J’ai adressé un message de solidarité et de soutien à Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire UDI pour l’Équateur, et à notre ambassadeur François Gauthier pour qu’il le transmette aux autorités du pays confrontées à cette terrible épreuve.

Une semaine après le séisme qui a frappé tout le nord-ouest du pays, notamment les zones touristiques côtières, le bilan humain est lourd et la situation reste dramatique pour des dizaines de milliers de rescapés qui peinent encore à trouver de l’eau potable et de la nourriture.

J’ai appelé Tannya ce lundi soir. Elle se trouve à Manta tout comme notre ambassadeur pour être aux plus proches de nos compatriotes les plus affectés par la catastrophe. Certains ont tout perdu. Je vous livre ses quelques mots :

“Ici, c’est vraiment une tragédie. Plus de 700 morts, 1500 disparus et 3000 blessés et tout à reconstruire dans la région de Manabi, quelle tristesse ! Sans parler des autres régions fortement touchées elles aussi.

Je suis en contact avec plusieurs Français qui habitent Manta (province de Manabi), ils vont bien. Une fille franco-équatorienne est décédée dans les décombres d’un centre commercial. Nous sommes toujours sans nouvelles de certains compatriotes qui vivent dans certaines villes du littoral. Pour le moment, c’est le chaos. De plus il y a des répliques assez fortes, tout à l’heure encore, on se demande quand tout ça finira !!!

Voilà les nouvelles mon cher Olivier, je pensais ne jamais vivre une chose pareille et encore moins voir mon pays ainsi détruit et dans le désarroi le plus complet.”

Plus de 7000 bâtiments sont à terre et les dégâts ont déjà été estimés à trois milliards de dollars par le président équatorien, Rafael Correa. La reconstruction sera longue et demandera une solidarité internationale, aussi vaste espérons-le que la mobilisation observée lors des premiers secours, puisque 27 pays ont envoyé leurs secouristes.

À la demande d’assistance internationale adressée à l’Union européenne par les autorités équatoriennes, la France apporte une réponse centrée sur le traitement de l’eau dont les victimes du séisme ont un besoin urgent. Les équipes de l’ambassade de France à Quito et les experts français déployés sur le terrain sont pleinement mobilisés pour soutenir les efforts des autorités équatoriennes dans la prise en charge des victimes de ce séisme meurtrier.