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Protection des enfants français maltraités à l’étranger : mon amendement adopté

Dans le cadre de l’examen de la proposition de loi relative à la protection de l’enfance, je me suis exprimé, le 28 janvier dernier, sur la situation des enfants français maltraités lorsqu’ils vivent à l’étranger. Il y a quelques mois, j’avais été alerté par Marie-Claire Sparrow, conseiller consulaire au Royaume-Uni, sur le sort des enfants placés en famille d’accueil à l’étranger, qui sont totalement coupés de leurs attaches françaises et dont certains peuvent même faire l’objet d’une adoption forcée (lire : “Deux amendements pour rapatrier les enfants français retirés à leurs parents par les services sociaux étrangers” du 14 décembre 2014).

Protection Enfance - 28janv2015Aucune statistique n’a été réalisée auprès des Français expatriés, mais il n’y a pas de raison que l’on ne trouve pas la même proportion d’enfants en danger qu’en France. Dans notre pays, rappelons que près de deux enfants meurent chaque jour de mauvais traitements.

Les professionnels du droit international de la famille, au premier rang desquels ma collègue Marie-Claire, sont effarés de constater que nos petits compatriotes retirés à la garde de leurs parents sont, de surcroit, susceptibles d’être coupés de tous liens familiaux en France.

L’amendement que j’ai défendu prévoit une procédure d’alerte auprès des autorités judiciaires françaises, afin qu’elles puissent suivre tous les dossiers et organiser un retour éventuel de l’enfant auprès de sa famille (dès lors que des membres sont prêts à l’accueillir et présentent des garanties) ou bien trouver une solution de placement en France.

L’amendement suivant a été adopté par le Sénat :

L’article L. 221-3 du code de l’action sociale et des familles est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Les demandes de renseignements relatives à une famille ou à un mineur formulées par une autorité étrangère doivent impérativement faire l’objet d’une validation au préalable de l’autorité centrale française puis d’un avis aux parents. »

Lors des élections sénatoriales, notre liste d’union UMP-UDI avec le soutien de l’UFE a proposé de relever 31 défis. Le rapatriement des enfants français retirés à leurs parents par les services sociaux de pays étrangers constitue notre défi de campagne n°30.

Lire mon discours : Protection de l’Enfance – 28janvier2015 – Intervention O Cadic

Séance fiction : mon intervention sur les emplois de demain

Portant la voix du groupe UDI-UC, le 28 janvier, je me suis exprimé sur le thème « Quels emplois pour demain ? » au cours d’une séance consacrée à la remise du rapport d’information du sénateur Alain Fouché, fait au nom de la Délégation sénatoriale à la prospective, sur le sujet des emplois de demain (lire le rapport).

A l’heure où notre pays atteint 3,5 millions de chômeurs (5,2 millions en comptant ceux qui ont une « activité réduite »), le sujet des emplois de demain est crucial.

Imaginer demain fut un bel exercice intellectuel dans notre hémicycle. La prévision est difficile surtout lorsqu’elle concerne l’avenir, disait Pierre Dac…

Une trentaine d’années passées dans l’industrie, l’internet ou l’édition m’a constamment confronté à l’évolution des métiers et des compétences afférentes.

Je me suis servi de mon expérience pour donner un tour concret et anecdotique à mon propos. J’ai d’abord considéré que les emplois de demain se créent aujourd’hui. J’ai ensuite voulu identifier les futurs gisements d’emploi et, enfin, j’ai évoqué la question en termes de volume.

Cliquez sur l’image ou le lien pour voir la vidéo (12m) :

Texte du discours en pdf : Quels emplois pour demain – 28janv2015

HEBDOLETTRE n°10 – 29 janvier 2015

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Edito de l’HebdoLettre n°10

Il y a un an, le Président de la République avait promis que 2014 verrait une inversion de la courbe du chômage. Les résultats sont cruels : 189.000 chômeurs de plus, malgré les 450.000 contrats aidés, malgré le pacte de responsabilité, malgré les promesses…

Dans le même temps, comprenne qui pourra, le gouvernement a supprimé la ligne budgétaire Emploi et Formation de 800.000€ active dans le cadre de l’Action extérieure de l’Etat. Divers organismes à travers le monde qui œuvrent en faveur de l’emploi de nos jeunes compatriotes en pâtissent durement.

Pourtant, la mobilité internationale apparait comme la solution la plus prometteuse vis-à-vis de nos demandeurs d’emploi. Le centre Charles Péguy situé à Londres trouve du travail à un millier de nos jeunes compatriotes chaque année, avec une équipe restreinte.

Samedi dernier, j’ai rencontré Yann Hairaud, directeur général du Citim de Montréal. A l’image du centre Péguy, cet organisme à but non lucratif permet de trouver un emploi à 250 jeunes français ou francophones par an et il favorise l’intégration socio-professionnelle de 800 d’entre-eux.

On ne peut plus rester inactif au moment où l’on frôle la barre symbolique des 3,5 millions de chômeurs. Citim, Péguy et bien d’autres fonctionnant sur le même modèle sont des partenaires potentiels et naturels de Pôle Emploi. Mais, au lieu de les promouvoir, notre puissance publique leur coupe progressivement tout crédit.

Voilà pourquoi j’ai rencontré la direction de Pôle Emploi au Sénat. Je souhaite que cet organisme s’appuie sur ces relais mis en place tout au long de ces années, grâce au soutien du ministère des Affaires étrangères.

Je compte sur le concours des élus consulaires pour guider localement Pôle Emploi dans cette tâche.

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Mes suggestions pour progresser en matière de sécurité des naissances

En remettant son rapport sur les maternités, la Cour des comptes a raison de qualifier nos résultats de médiocres, au regard des indicateurs de périnatalité. Avec un taux de 2,3 pour mille, la France se classe au 17ème rang européen de la mortalité néonatale – les 27 premiers jours après la naissance. Une position qui est loin de l’idée que nous nous faisons de notre système de santé, d’autant que nos pays voisins justifient de progrès en matière de sécurité des naissances.

Antoine Durrleman, président de la sixième chambre de la Cour des comptes, nous a solennellement avertis que « Le trésor de notre système de soins, c’est la confiance des patients. (…) Si la confiance n’est plus là, c’est l’ensemble du dispositif qui est mis en risque ».

Comment font les autres ? Ceux qui ont de meilleurs résultats ? Devant la commission des Affaires sociales, j’ai évoqué le cas de la Grande-Bretagne où il n’est pas rare que les femmes accouchent à l’hôpital et rentrent le soir même à la maison. C’est ce que fit Cherie Blair, sous les caméras du monde entier, lorsqu’elle mit au monde son fils Leo, en mai 2000, surnommé millennium baby par la presse locale.

EnceintePersonne ne trouva rien à redire à cette pratique, parce qu’elle s’accompagne d’une visite quotidienne de la sage-femme au domicile de la mère. Cette professionnelle de santé s’assure que le nouveau-né vit dans un environnement approprié et que sa maman sait procéder aux gestes du quotidien.

J’ai donc regretté que le rapport ne fasse aucune préconisation pour créer un réseau axé sur l’accompagnement à domicile, en prolongement de l’action des maternités. Ce système rencontrerait la recommandation n°8 de la Cour qui vise à « réduire les coûts par la baisse de la durée moyenne de séjour ».

Ce dispositif serait, de mon point de vue, un excellent moyen de protéger l’enfant et de rassurer la maman. Nous sommes trop focalisés sur le réseau de maternités. Du reste, dans sa recommandation n°6, la Cour suggère que les femmes enceintes « en situation de précarité » bénéficient d’une « meilleure articulation des acteurs de médecine de ville et hospitalière ».

Autre regret, pourquoi ne pas préconiser des objectifs chiffrés dans la lutte contre la mortalité néonatale ? Nous le faisons bien en matière d’accidents de la route. Lorsqu’on ne dispose pas d’objectif, on ne risque pas de les atteindre ! 16 ans après les décrets du 09 octobre 1998, introduisant de nouvelles normes pour sécuriser les naissances, notre situation est toujours critique. Dans 33 maternités, le taux de mortalité représente le double de la moyenne ; dans d’autres, le taux atteint 15 à 20 pour 1000 ! Où en serons-nous dans 16 ans ?

Antoine Durrleman a confirmé que les indicateurs étaient meilleurs en Grande-Bretagne, à taux de natalité comparable. Au sujet de l’accompagnement à domicile, il a aussi accrédité que la pratique s’était banalisée, en précisant que certains pays pratiquaient même l’accouchement ambulatoire ! C’est le cas de la Suisse, “où le temps de l’accouchement n’est qu’un moment de la prise en charge”, a-t-il résumé. Bien sûr, dans ce domaine comme ailleurs, il faut envisager de changer nos habitudes. Le plus dur à bouger, ce sont toujours les mentalités. Lire l’audition “La situation des maternités en France” du 21 janvier.

Photo Flickr de Frank de Kleine

Déjeuner-débat avec Laurent Fabius pour la promotion du tourisme

« Le meilleur auxiliaire d’un diplomate, c’est bien son cuisinier », disait Tayllerand, lui qui fut ministre des Affaires étrangères sous tous les régimes de son temps.

Olivier Cadic et Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, che Farrandi, l'école française de gastronomie, le 14 janvier 2015 Gastronomie et Diplomatie »,

Olivier Cadic et Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, chez Ferrandi, l’école française de la gastronomie, le 14 janvier 2015

Notre ministre des Affaires étrangères actuel, Laurent Fabius, montre heureusement les mêmes prédispositions jusqu’à parler de « gastrono-diplomatie ». Je l’ai rencontré, le 14 janvier dernier, lors d’un déjeuner au sein de la prestigieuse école Ferrandi sur le thème « Gastronomie et Diplomatie », organisée conjointement par le club de la Table française et par le club France Terre de Tourisme, dont je suis le co-président (lire : “Mon action pour renforcer notre attractivité touristique” du 14 décembre 2014). J’étais accompagné de mon collègue sénateur Louis Duvernois.

Laurent Fabius préside le conseil de promotion du Tourisme qui vise à accroitre notre attractivité touristique. Nous n’avons qu’à nous féliciter que ce secteur représente 7% de notre PIB et deux millions d’emplois directs et indirects, non délocalisables. Nos atouts sont indéniables, le ministre rappelait qu’un tiers de nos visiteurs étrangers inscrivait la gastronomie et l’œnologie au rang de leur priorité numéro un.

Si la France dispose d’un patrimoine matériel et immatériel qui lui valent une renommée mondiale, les participants se sont accordés à dire que rien n’était acquis et que la concurrence s’avivait. Ainsi, le rayonnement français est comme un brasier qu’il faut constamment alimenter de nos efforts et de nos idées nouvelles.

Le touriste doit être considéré comme un consommateur dont les goûts évoluent et qu’il faut sans cesse étonner pour le voir revenir. La piste qui semble la plus prometteuse consiste à jouer sur notre diversité régionale. Encore un trésor national qui se trouve à portée de main.

Autre mode d’action, l’événementiel. Alain Ducasse organise l’opération « Goût de / Good France ». Pendant une journée, le 19 mars 2015, 1000 chefs signeront un « repas à la française » (inscrit depuis 2010 au patrimoine de l’Unesco) dans 1000 restaurants sur les 5 continents et dans toutes nos ambassades !

A cette occasion, tous les ambassadeurs présents sur notre sol seront invités au château de Versailles. Par la magie des lieux et des saveurs, je suis persuadé, comme Tayllerand, qu’ils deviendront fatalement, peu ou prou, des auxiliaires de notre diplomatie…

Claire-Marie Jadot nous a quittés

Jadot hl10Je me trouvais au Canada lorsque j’ai appris la disparition de Claire-Marie à Vancouver. Je rejoins dans la peine tous ceux qui l’ont connue, si vive et chaleureuse.

J’ai longtemps siégé à ses côtés sur les bancs de l’AFE à Paris. Elle était une élue exemplaire au service de ses compatriotes, connaissant parfaitement ses dossiers et agissant avec opiniâtreté. Elle prenait le temps pour chacun avec une douce attention. On ne pouvait que l’apprécier et lui faire totalement confiance.

Ceux qui l’ont fréquentée dans les réunions consulaires savent que Claire-Marie était de toutes les causes, qu’il s’agisse des enfants boursiers ou des anciens combattants.

Elle était également présidente bilingue du Conseil Arbitral du Lower Mainland en Colombie-Britannique pour l’assurance-emploi, membre de la Commission des finances et des affaires économiques, ainsi que de la Commission temporaire des anciens combattants.

Claire-Marie s’en est allée, mais elle nous laisse son sourire, impérissable.

Pôle Emploi va refondre son offre de service à l’international

Le dialogue que j’avais entrepris le mois dernier avec Jean Bassères, directeur général de Pôle Emploi, au sujet de la mobilité internationale se poursuit efficacement. Il m’avait averti qu’il était en train de refondre son offre de service internationale (lire : “Pôle emploi international doit donner des ailes à la mobilité professionnelle” du 14 décembre 2014).

Le 21 janvier, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat ses collaborateurs directs, Thomas Cazenave, DG adjoint et Annie Gauvin, son adjointe, tous deux relevant de la direction Stratégie et Relations extérieures. Guillaume Dufresne s’est joint à notre réunion pour nous éclairer de son expérience en qualité de président du CEI, Centre d’échanges internationaux, et président du centre Charles Péguy de Londres.

Olivier Cadic ; Guillaume Dufresne, pdt du CEI et du centre Charles Péguy de Londres ; Annie Gauvin, adjointe au DGA ; Thomas Cazenave, DG adjoint de la direction Stratégie et Relations extérieures de Pôle Emploi. Sénat - 21.01.2015

Olivier Cadic ; Guillaume Dufresne, pdt du CEI et du centre Charles Péguy ; Annie Gauvin, adjointe au DGA ; Thomas Cazenave, DG adjoint de la direction Stratégie et Relations extérieures de Pôle Emploi. Sénat – 21.01.2015

Chaque année, le centre Péguy accompagne 10.000 de nos jeunes compatriotes et fournit un job à un millier d’entre-eux. Chacun sait que des gisements d’emploi existent hors de nos frontières, comment la puissance publique considère-t-elle le phénomène, au moment où la ligne budgétaire « Emploi et Formation » de 800.000€ vient d’être rayée d’un trait de plume du budget de l’Action extérieure de l’Etat ? (lire : “Mobilité professionnelle : l’Etat se désengage” du 05 novembre 2014)

« Nous partageons la conviction que les opportunités ne sont pas suffisamment exploitées, ni suffisamment accompagnées », a dit d’emblée Thomas Cazenave. Evidemment, les choses sont plus simples dans nos départements limitrophes où les travailleurs transfrontaliers sont légions, a-t-il nuancé.

Autrement dit, vis-à-vis des 150.000 demandeurs d’emploi qui ont repérés par Pôle Emploi comme candidats à une mobilité internationale, « les investissements ne sont pas à la hauteur des opportunités que cela représente ». Aujourd’hui, Pôle Emploi ne compte que 160 conseillers spécialisés à l’international, 100 d’entre-eux bénéficient du label Eures, la plate-forme européenne d’emplois.

Le directeur général nous a présenté son plan qui s’articule en deux points principaux.

En premier lieu, il s’agit de mieux repérer les candidats à la mobilité. Dans toutes les agences, « chaque conseiller doit être capable de détecter le besoin ou l’envie de mobilité. Cela doit devenir un réflexe »

En second lieu, l’offre internationale sera bientôt gérée par une dizaine d’équipes d’une dizaine de personnes. Ces équipes seront spécialisées sur un champ géographique et elles vont travailler « selon des modalités 100% web, déjà expérimentées, afin d’accompagner les demandeurs d’emploi à distance », a détaillé Annie Gauvin.

La directrice adjoint ajoute que l’agence va concevoir, en parallèle, une offre de service digitale à l’international, incluant par exemple des tests de langue ou une aide à la réalisation de CV selon les pratiques locales.

Guillaume Dufresne, dont le CEI est implanté dans 70 pays, est catégorique : « Il faut une équipe de chaque côté de la frontière. » Dans son idée, l’équipe française doit préparer les candidats à l’expatriation, notamment pour lever leurs appréhensions, tandis qu’une autre équipe, hors frontière, prépare l’arrivée de ces candidats, parce qu’elle connait bien le terrain et les réseaux.

Cette approche a retenu toute l’attention de Thomas Cazenave puisqu’il chercher à imaginer de nouveaux partenariats. « Avec qui nos conseillers vont-ils travailler pour alimenter un flux d’offres ? », s’interroge-t-il.

Emboitant le pas à Guillaume, je pense que Pôle Emploi International devrait fonctionner comme un « hub », capable de s’interfacer avec les ressources locales et privilégiant le partenariat public-privé (auquel croit beaucoup le directeur du centre Péguy) qui se dispense de l’embauche de fonctionnaires.

Annie Gauvin en convient en estimant qu’il faut « jouer sur une palette de partenariats ».

Les deux responsables de Pôle Emploi ont été chaleureusement invités par Guillaume Dufresne à visiter le centre Péguy de Londres. Cette étape viendra certainement étoffer leur réflexion, d’autant qu’un tiers des Français qui vont travailler à l’étranger choisissent le Royaume-Uni.

L’UFE Ile de France, le partenaire de ceux qui vont partir ou revenir…

Le 14 janvier dernier, l’UFE Ile de France a organisé son traditionnel diner annuel au sénat sur le thème « Autour d’Olivier », pour me donner l’occasion de présenter mon parcours et mes travaux au Sénat depuis trois mois. La présence de Gérard Pélisson m’a permis de lui témoigner ma gratitude pour le soutien qu’il m’a accordé durant mes neuf années passées à la tête de la section britannique de l’UFE et pour ses encouragements lors de la campagne sénatoriale.

Yann le Provost, président de l’UFE IDF, Olivier Cadic, Caroline Laporte, conseillère consulaire Belgique

Yann le Provost, président de l’UFE IDF, Olivier Cadic et Caroline Laporte, conseillère consulaire Belgique

Je remercie Yann le Provost, président de l’UFE IDF, pour cette initiative à mon égard et je le félicite pour son discours chaleureux et projectif en présence d’Hélène Charveriat, déléguée générale de l’UFE Monde et de Charlotte Hemery, son adjointe.

Beaucoup de personnalités, de divers horizons, sont venues rendre hommage au travail de l’UFE Ile de France, sous la houlette de Yann. Celui-ci a progressivement donné une autre dimension à ce traditionnel point de rencontre d’anciens expatriés. L’échange est devenu intergénérationnel, puisque « l’UFE IDF s’est axée sur les jeunes en instance ou en volonté de départ pour les préparer à ce changement de vie, nous a-t-il dit. Le départ peut s’effectuer dans le cadre d’un job, d’un stage ou d’Erasmus ». C’est pourquoi l’association s’adresse aujourd’hui directement aux écoles et aux universités.

Ainsi, L’UFE est le partenaire de référence des Compagnons du devoir du tour de France, parce que les apprentis doivent effectuer des stages de six mois ou d’un an à l’étranger. Les animateurs sélectionnés par Yann font un travail préparatoire essentiel. « Même si cela semble évident, les jeunes ont besoin qu’on leur rappelle qu’il faut s’adapter aux habitudes locales ou bien qu’il faut toujours rester dans la légalité », pointe Yann.

Pour les moins jeunes, l’Afterwork est un moyen d’action bien adapté à la vie parisienne. Au sein de l’UFE IDF, le mot est devenu synonyme de lieu privilégié où l’on partage une expérience à l’international avec ceux qui n’en n’ont pas. A ce titre, l’UFE invite d’anciens expatriés ou ceux qui sont de passage à Paris. Il y a bientôt deux ans, je me suis exprimé dans un afterwork au sujet du Royaume-Uni.

Diner annuel de l’UFE Ile de France. Tous réunis autour du président Pélisson au Sénat, le 14 janvier 2015

Diner annuel de l’UFE Ile de France. Tous réunis autour du président Pélisson au Sénat, le 14 janvier 2015

L’UFE IDF démontre que la cueillette d’informations sur internet ne suffit pas toujours. Rien ne remplace ce genre d’échanges francs et amicaux. La variété des interlocuteurs étonne souvent, car elle ne se limite pas aux institutionnels ou chefs d’entreprise. On attend prochainement un chercheur en génétique, rappelant que l’UFE est partenaire de l’Association française de myopathie.

Yann m’a enfin expliqué que l’axe retour, traité depuis 1986, se renforçait, en partenariat avec les autres UFE en France, en particulier l’UFE Loire-Atlantique, le retour des expatriés n’étant pas toujours exempt de difficultés.

« Préparation au départ, appui au retour et animation de la communauté UFE sont nos trois axes de progression », résume Yann le Provost. Je suis de tout coeur avec lui.

La Fiafe a 30 ans !

Je connais de longue date le travail remarquable des bénévoles de Londres Accueil qui aident les nouveaux arrivants et leur famille à s’implanter en Angleterre. J’ai donc répondu immédiatement favorablement à la proposition d’Anne Trousseau de me présenter le réseau Fiafe, dont elle est la nouvelle présidente. En effet, Londres Accueil est l’un des 218 Accueils Fiafe répartis sur les 5 continents.

Anne Trousseau, présidente de la Fiafe et Olivier Cadic – Sénat, le 20.01.2015

Anne Trousseau, présidente de la Fiafe et Olivier Cadic – Sénat, le 20.01.2015

La Fédération Internationale des Accueils Français et francophones à l’Etranger vient de fêter ses 30 ans ! Cette organisation revendique son caractère apolitique et une totale liberté d’action offerte à ses affiliés. Chaque Accueil gère ses propres fonds ou bien encore fabrique des supports imprimés comme il l’entend, puisqu’il n’y a pas de charte graphique commune.

Cette liberté explique en partie le grand regret de la Fiafe, par la voix désolée de sa présidente, celui de ne pas être reconnue d’utilité publique car l’Administration ne regarde que les comptes de la Fédération qui, seule, ne justifie pas d’un poids financier suffisant.

La Fiafe est mobilisée pour surmonter les difficultés qui compliquent la mobilité à l’international quelque soit le pays, y compris la France. Nous avons par exemple évoqué la question du retour de nos compatriotes ou les difficultés administratives que connaissent les expatriés en France, notamment les étudiants français ou étrangers.

Pour l’avenir, la fédération compte poursuivre « son développement dans un maximum de grandes capitales », d’autant que son essor se calque sur les mouvements des grandes entreprises françaises à l’international. Un phénomène bien connu par Anne Trousseau qui l’a conduite à vivre à Buenos Aires et à New York.

HEBDOLETTRE n°09 – 21 janvier 2015

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Edito de l’HebdoLettre n°9

J’ai participé jeudi dernier, en compagnie des députés Claudine Schmid et Alain Marsaud, à la commission mixte paritaire (CMP) convoquée pour se prononcer sur le projet de ratification de la convention fiscale franco-andorrane.

La raison d’être d’une CMP est de faire appel à l’esprit de conciliation et à l’intelligence collective lorsque l’Assemblée nationale et le Sénat ne s’accordent pas sur un texte.

En trente minutes, ma vision d’une France réconciliée, solidaire et courageuse en réaction aux attentats s’est brusquement évaporée.

Les socialistes et les communistes ont soutenu mordicus la présence d’un alinéa que les parlementaires UMP-UDI voulaient voir supprimé, parce qu’il autorise une imposition fondée sur la nationalité, totalement étrangère à nos traditions et à notre législation.

Rien de surprenant à voir majorité et opposition ne pas s’accorder au cours du processus parlementaire, me direz-vous. Sauf que le gouvernement socialiste clame qu’il n’appliquera jamais le dispositif prévu du texte dénoncé par l’opposition !

A bon entendeur, le gouvernement n’a aucune velléité d’imposer les résidents français en Andorre ou de mettre en place un impôt sur la nationalité !

Il exige toutefois le maintien de ce fameux alinéa « d » de l’article 25-1 : « la France peut imposer les personnes physiques de nationalité française résidentes d’Andorre comme si la présente Convention n’existait pas. »

Ubuesque. Le gouvernement veut faire voter un texte qu’il jure ne pas vouloir appliquer, au lieu de le supprimer tout simplement…

C’est le choc d’inutilité !

Il faut se dépêcher d’en rire avant d’avoir à en pleurer.

Sachant qu’ils ont la majorité à l’Assemblée et donc le dernier mot, les socialistes veulent relancer la navette parlementaire, faire perdre du temps et de l’énergie à tout monde, au lieu de supprimer l’alinéa litigieux et faire ratifier enfin cette convention, ce qui n’aurait dû être qu’une formalité.

La convention va retourner, cette semaine, à l’Assemblée nationale. Nous porterons une attention particulière au vote des députés socialistes représentant les Français de l’étranger.

J’aimerais être agréablement surpris, me bercer de l’idée qu’il y a bien un avant et un après Charlie, comme je l’ai tant lu et entendu. On aimerait que ce vent nouveau souffle jusqu’au Parlement.

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Les vœux de Gérard Larcher, président du Sénat

Olivier Cadic Gérard Larcher - 13 01 2014

Le 14 janvier au Sénat, le président Gérard Larcher a présenté ses vœux empreints d’émotion, de grandeur républicaine et d’espérance pour la France.

C’est la première fois que je participais à cette cérémonie qui réunit les sénateurs dans un climat fraternel et qui leur rappelle qu’ils sont mandatés au service du bien commun et rien d’autre.

Pour l’occasion, le président Larcher accueille chaque sénateur en leur adressant un mot gentil, une note d’humour ou une parole d’encouragement.

Dans ses vœux, il est d’abord revenu sur la tragédie en considérant que « notre pays a retrouvé le souffle des grands moments de son histoire ». Le Sénat prendra toutes ses responsabilités, parce qu’après le temps des larmes, « vient le temps de l’action dans la fermeté républicaine ».

Puis, il fut question de croissance et d’économie parce qu’il faut « redonner à la France les moyens de croitre et d’espérer ». Tout doit être mis en œuvre pour lutter contre le chômage de masse parce qu’un « pays où plus de 25% des jeunes sont hors de la vie économique est un pays qui souffre et porte une génération qui, parfois, désespère ».

Pour conclure et caractériser la conduite du Sénat, le président Larcher a repris à son compte les trois mots qui forment la doctrine de l’équitation française, enseignée à Saumur : En avant, Calme et Droit.


Voeux de Gérard Larcher, président UMP du Sénat par publicsenat

Rencontre au Sénat avec Agnès Verdier-Molinié, directeur de l’iFrap

Tandis que l’examen de la loi Macron pour la croissance et l’activité se profile au Sénat, j’ai été ravi de revoir Agnès Verdier-Molinié, directeur de la fondation iFRAP, un think tank dédié à l’analyse des politiques publiques et un laboratoire d’idées innovantes. Il y a trois mois, elle m’a fait l’honneur d’intervenir au Red Carpet Day que j’organisais à Paris avec l’UFE Corporate.

Agnès Verdier-Molinié, directeur de l’iFrap et Olivier Cadic - Sénat 2015

Agnès Verdier-Molinié, directeur de l’iFrap et Olivier Cadic – Sénat 2015

Son travail consiste à étudier l’efficacité des politiques publiques, notamment à l’aune de la création d’entreprises et de l’emploi. Elle exprime souvent un avis à rebrousse-poil du discours ambiant. Plusieurs de ses suggestions sont déjà devenues réalité dans notre législation comme par exemple la création d’un comité d’évaluation des politiques publiques à l’Assemblée nationale, l’inscription de l’obligation de transparence pour le financement des syndicats dans la loi ou encore la déduction d’ISF pour les investissements dans les PME…

Agnès Verdier-Molinié passe d’un média à l’autre, publie des ouvrages passionnants (*) et laisse en libre accès les travaux de l’iFrap. L’opinion publique commence à goûter ces messages rationnels sans enrobage idéologique, ni charge émotionnelle.

Elle s’étonne ainsi que la loi Macron parle de croissance sans parler de fiscalité. Si l’on souhaite s’approcher d’un capitalisme familial à l’allemande ou favoriser nos start-up, dit-elle, il faut commencer par reconsidérer notre fiscalité en termes de déductibilité, de plus-values ou d’ISF.

L’iFrap a étudié à quel point l’ISF pouvait être un déterminant important de la croissance, puisque « les actionnaires minoritaires demandent de plus de plus dividendes pour payer leur ISF. Cela freine l’investissement et empêche les PME de grossir », explique son directeur.

Je partage pleinement son avis sur l’obligation de corréler croissance et fiscalité, sinon les Français qui ont de l’argent resteront figés sur l’immobilier et l’assurance-vie. Je porterai cette idée dans l’hémicycle.

L’organisation fondée par Bernard Zimmern en 1985 a été reconnue d’utilité publique en 2009, devenant la “Fondation iFRAP.” Mais que l’on ne s’y méprenne pas, la fondation est entièrement financée par la générosité privée ; ceci la rend totalement libre de parole !

(*) Agnès Verdier-Molinié est aussi auteur, aux éditions Jean-Claude Lattès, de « La Mondialisation va-t-elle… nous tuer ? », 2008, des « Fonctionnaires contre l’État. Le grand sabotage », aux éditions Albin Michel en 2011, et « 60 milliards d’économies ! Oui… mais tous les ans », aux éditions Albin Michel en 2013.

Gérard Pélisson, président de l’Union des Français de l’Etranger (UFE), invite les Français expatriés à une marche virtuelle

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Chers compatriotes,

Je vous sais particulièrement attachés à votre pays et aux valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité qu’il véhicule à travers le monde.

Tout comme les Français vivant en métropole, vous avez été consternés, indignés, choqués par les évènements tragiques qui ont secoué notre pays jusqu’au plus profond de son âme, la semaine dernière.

Nombre d’entre vous, je le sais, ont assisté, dans leur pays de résidence, à des manifestations organisées en hommage aux victimes de ces actes barbares et aux valeurs républicaines qui ont été bafouées.

En revanche, vous n’avez pu participer aux différentes marches organisées le 11 janvier dernier partout en France, notamment à Paris entre la place de la République et la place de la Nation, qui ont rassemblé plus de 3 millions de personnes.

Je tiens à partager avec vous la fierté que j’ai ressentie, d’être Français, devant cet évènement sans précédent, en voyant notre pays soutenu et entouré.

Soucieux, depuis toujours, de témoigner de l’attachement profond des Français de l’étranger à leur pays, je vous invite à vous associer à l’élan de solidarité exprimé par nos compatriotes, en participant à une marche virtuelle, organisée sur le site Internet de l’UFE.

Prendre part à cette marche virtuelle consiste concrètement pour vous à cliquer sur une fenêtre de dialogue, en mentionnant simplement le pays dans lequel vous résidez. Cette fenêtre de dialogue dispose d’un compteur qui fera apparaître en temps réel, votre participation à la marche.

Par votre action, nous apporterons la preuve que les Français de l’étranger sont avant tout des patriotes, des républicains, qui portent haut les couleurs et les valeurs de la France et qu’ils en sont fiers.

Je compte donc sur vous pour participer en masse à cette marche virtuelle et en faire la promotion auprès de vos amis et connaissances.

Cette opération fera résonner, aux quatre coins de la planète, le message universel du peuple français, selon lequel les droits de l’homme seront toujours plus forts que la barbarie.

Je vous remercie de votre attention et vous prie de croire, chers compatriotes, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Gérard Pélissonlogo-ufe
Président de l’Union des Français de l’Etranger

L’Ecole de Bristol va déménager et développer son offre pédagogique

Bonne nouvelle en provenance de Bristol : un contrat de bail, d’une durée de dix ans, a été signé entre l’Ecole française de Bristol et la mairie. L’école va enfin pouvoir déménager ! « La recherche de locaux a duré plus de cinq ans et c’est un grand soulagement dans l’équipe de direction », se réjouit Nicolas Hatton, un des quatre directeurs de l’école.

Les locaux actuels de l’Ecole française de Bristol

Les locaux actuels de l’Ecole française de Bristol

Le transfert s’effectuera pendant les vacances de février pour une réouverture prévue le lundi 23 février. Ces locaux, je me souviens qu’on y pensait déjà lors du 30ème anniversaire. L’équipe déplorait de ne pouvoir ouvrir une seconde classe de maternelle pour faire face au développement de la communauté française de Bristol (lire : “L’école française de Bristol fête ses 30 ans” du 01 août 2010)

« Ces locaux sont exactement ce qui nous recherchions », m’a dit Nicolas. En intégrant le campus de l’école primaire de Fonthill, dans le quartier populaire de Southmead (nord de Bristol), l’école va profiter d’un net regain de superficie et d’un bel espace extérieur.

L’objectif d’améliorer le cadre de travail des enfants de maternelle et de primaire « pour l’étude du français et de sa culture » est atteint. Toutefois, l’école poursuit un second objectif : offrir davantage de services pour répondre aux besoins éducatifs de la population de Bristol et de ses environs.

« Ce contrat de bail de dix ans nous permet de voir les choses à long terme », s’est félicité Nicolas, qui s’estime désormais plus serein pour réfléchir à la création d’un « plan Ecole Bristol », une action décentralisée pour la région de Bristol, à l’image de ce qui a été entrepris à Londres (lire : “En route pour le « plan Ecole pour tous », édition 2014-2020” du 13 juillet 2014).

HEBDOLETTRE n°08 – 14 janvier 2015

Lire : l’HEBDOLETTRE n°8 – 14 janvier 2015Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°8

En ce début d’année 2015, les Français traversent une terrible épreuve.

Les attentats perpétrés à Paris ont causé un véritable électrochoc. Derrière un slogan symbolique et unitaire, « Je suis Charlie », des millions de Français se sont rassemblés pour dire NON. Non à la barbarie, non à la terreur, non à l’obscurantisme.

Cette manifestation d’unité nationale, d’une ampleur inédite, a été abondamment couverte par les médias internationaux, rappelant combien l’image de la France était porteuse de liberté et d’universalisme à travers le monde.

Dans de très nombreux pays, nos compatriotes ont manifesté à ciel ouvert, chaleureusement entourés des populations locales. Les élus consulaires ont joué tout leur rôle dans cette mobilisation et ont posté sur les réseaux des images émouvantes de solidarité que j’ai compilées dans deux diaporamas publiés sur mon blog.

L’un des deux diaporamas est consacré au Royaume-Uni, où les autorités ont illuminé Tower Bridge avec nos trois couleurs. Aucun Français présent ne l’oubliera.

Pour ma part, j’ai appris l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo tandis que je me trouvais à Rabat en compagnie l’ambassadeur de France, Charles Fries. Nous étions effarés. Je me suis rendu dès le lendemain à Alger, dans le cadre de mon déplacement en circonscription organisé dans les pays du Maghreb. Sur place, j’ai assisté au conseil de Sécurité convoqué par notre ambassadeur Bernard Emié.

Sur le point de décoller à Alger, j’ai vu dimanche les images de la manifestation parisienne retransmises en direct à la télévision algérienne. Dès mon arrivée à Tunis, notre ambassadeur François Gouyette m’a informé qu’il venait de recevoir le président de la République, Béji Caïd Essebsi, qui s’était déplacé jusqu’à sa résidence pour signer le registre des condoléances.

L’heure est encore à l’émotion et à l’apaisement. Mais déjà ces attaques terroristes ont fait l’objet d’un appel à réagir vigoureusement de la part des présidents de chaque groupe au sein du Sénat. Je m’associe pleinement à cet élan. Dès hier soir, afin de marquer la solennité du moment, nos débats ont été précédés par une minute de silence, puis nous avons entonné la Marseillaise.

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Je suis Charlie : images de la mobilisation internationale

Dans beaucoup de villes du monde, les Français expatriés, avec le soutien des populations locales, ont manifesté au nom des valeurs de la République, sous la bannière « Je suis Charlie ». Voici quelques clichés dont beaucoup proviennent des comptes sociaux des conseillers consulaires.

Je suis Charlie : images du rassemblement des Français de Londres et de Bristol

Les Français de Londres se sont rassemblés à Trafalgar square pour montrer leur indignation et réaffirmer la liberté d’expression, emboitant le pas de millions de leurs compatriotes en France et dans le monde, ce 11 janvier 2015, désormais jour historique.

Ce diaporama contient des photos de Londres et de la manifestation qui s’est déroulée à Bristol (crédit Bristol : Ludovic Rousset) .

Carole Rogers devient présidente de l’UFE GB

Le 11 décembre dernier, au cours de l’assemblée générale de l’UFE GB, Union des Français de l’Etranger de Grande Bretagne, j’ai transmis le flambeau de la présidence à Carole Rogers, avec autant de bonheur que de confiance.

L’assemblée de UFE GB a fait le choix du cœur et de la raison. Après neuf années à la tête de l’association, je trouve un successeur parfaitement légitime en la personne de Carole, déjà vice-présidente de l’UFE-GB qui siégeait aux comités consulaires Action sociale, Emploi et Anciens combattants.

Avocat français et solicitor anglais, mère de deux enfants, résidente en Grande-Bretagne depuis 27 ans, ayant aussi vécu en Belgique et en Allemagne, elle connait donc bien les problèmes liés à l’expatriation.

(de g à d) : Roch Miambanzilla, délégué consulaire, puis les membres du conseil d’administration de l’UFE GB : Anne Vigouroux, Pierre Blanchet, Olivier Cadic, Marion Vayson de Pradenne, Carole Rogers, David Macdonald, David Blanc et Sophie Routier. Deux membres du CA manquent à l’appel : Véronique Cartoux et Stéphane Rambosson.

(de g à d) : Roch Miambanzilla, délégué consulaire, puis les membres du conseil d’administration de l’UFE GB : Anne Vigouroux, Pierre Blanchet, Olivier Cadic, Marion Vayson de Pradenne, Carole Rogers, David Macdonald, David Blanc et Sophie Routier. Deux membres du CA manquent à l’appel : Véronique Cartoux et Stéphane Rambosson.

Carole possède un vif esprit associatif doublé du sens du management, comme l’atteste son précédent rôle de présidente de la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne. Aussi, je me souviens de son talent mobilisateur à la tête du groupe « UFE solidarité pour Haïti » en 2010.

L’assemblée générale du 11 décembre fut suivie de notre coutumier Noël des Français de Londres, où nous avons commencé à évoquer le futur de l’UFE GB. Quelle vision, quelle singularité, quelles nouvelles priorités pour répondre aux attentes des Français établis au Royaume-Uni ?

Il est clair que le conseil d’administration n’entend pas se reposer sur ses lauriers après la belle victoire électorale de la liste d’union UMP, UDI et UFE, qui a recueilli 40% des suffrages ! (lire : “Elections consulaires 2014 : Large victoire de la liste d’union UMP, UDI et UFE !” du 26 mai 2014).

Les priorités de Carole Rogers sont au nombre de trois : l’éducation, les entreprises et conseils pratiques. On se passera donc du clinquant ou de l’originalité à tout prix, qui ne s’avèrent pas indispensables au sein de la maison UFE fondée en 1927.

La thématique de l’éducation s’illustre déjà brillamment à travers le plan Ecole qui s’apparenterait à une marque de fabrique de l’UFE GB, tant nous lui avons accordé d’importance et soutien depuis sa création en 2007 (lire : “Sept ans après sa création, le plan Ecole est en pleine expansion” du 22 décembre 2014). Le fonctionnement participatif du plan Ecole et les succès qu’il enchaine étonne beaucoup de mes interlocuteurs français à travers le monde.

« L’ouverture cette année de l’établissement de Wembley sera un moment important, nous rappelle Carole, mais il faut continuer à s’assurer que l’éducation française en Grande-Bretagne soit un sujet privilégié, incluant le développement des petites Ecoles ou la question des frais de scolarité ».

Les entrepreneurs français qui souhaitent s’implanter en Grande-Bretagne sont les bienvenus. Un groupe de travail, l’UFE Corporate, leur est même dédié. C’est dans cet esprit que l’UFE GB a organisé le « Red Carpet Day » à Paris au Tapis Rouge le 15 octobre dernier, pour informer les entrepreneurs qui veulent exporter, investir ou faire grandir leur entreprise au Royaume Uni. (lire : “Le Red Carpet Day ouvre les portes du marché international aux PME/PMI et aux jeunes pousses” du 21 octobre 2014).

Véronique Cartoux et Olivier Cadic

Véronique Cartoux, conseiller consulaire et membre du CA du l’UFE GB  et Olivier Cadic

« J’aimerais aussi que L’UFE Grande-Bretagne travaille avec une agence conseil spécialisée en expatriation française pour apporter des solutions pratiques à tous types de problèmes : retraite, fiscalité, immobilier, famille ou actes notariés ».

Carole cite France Expat Conseil, dont on se souvient de la présentation par son président Philippe Roisin (lire : “L’UFE GB étoffe son conseil d’administration et présente France Experts” du 12 décembre 2012). Le principe est le suivant : des experts vous apportent une réponse personnalisée afin de gérer à distance tous vos problèmes personnels.

Je félicite chaleureusement Carole pour ses nouvelles fonctions, certain qu’elle saura guider sa barque sur des flots pas toujours tranquilles. Mais elle me trouvera toujours à ses côtés en cas de besoin.

Londres : bilan d’activité 2014 de vos conseillers consulaires

Déjà six mois de mandat pour vos conseillers consulaires, élus en mai dernier sur la liste d’Union de la droite et du centre : Véronique Cartoux, Sophie Routier et Stéphane Rambosson.

Soucieux de vous tenir informés de leur travail pour le compte de la circonscription de Londres, ils m’ont adressé ce message commun que j’ai le plaisir de publier :

Sophie, Véronique et Stéphane« Chers compatriotes,

Nous profitons de cette tribune pour vous adresser nos meilleurs vœux pour 2015.

Après l’effervescence des élections consulaires du mois de mai, nous sommes heureux d’avoir fait élire trois sénateurs qui représenteront avec pugnacité les intérêts de nos expatriés : Christophe-André Frassa, Jacky Deromedi et Olivier Cadic.

Services consulaires

Le 16 octobre dernier, les conseillers consulaires et conseillers à l’AFE se sont réunis pour un premier conseil consulaire, présidé par notre consul général, Olivier Chambard.

Ce conseil nous a permis de faire la connaissance des neuf consuls honoraires de Grande-Bretagne et d’entendre leurs besoins et leurs inquiétudes, comme l’illustre l’évolution du consulat d’Edimbourg qui pourrait bien obliger les Français d’Ecosse à se rendre jusqu’à Londres pour obtenir leurs passeports !

Notre projet électoral mentionnait un plan Qualité Consulat que nous voulons voir éclore, pour qu’aucun Français ne soit administrativement lésé sur le territoire britannique.

Enseignement

Le 6 novembre, vos conseillers ont activement participé au conseil consulaire dédié à l’enseignement français à l’étranger. Nous avons ainsi délibéré sur la recevabilité et le barème applicable aux demandes de bourses scolaires. Avec les services du consulat, nous avons examiné 138 demandes de bourses (89 dossiers familles) dont 103 ont reçu un avis favorable.

Le 12 décembre, lors de l’AG du plan Ecole, nous avons eu le plaisir d’échanger avec Mireille Rabaté, futur proviseure du lycée international de Wembley qui accueillera ses premiers élèves dès la rentrée prochaine.

Le plan Ecole a déjà permis d’ajouter 1500 places dans notre réseau scolaire depuis 2008. Les efforts insufflés par tous les acteurs du plan ont créé une synergie qui explique l’ouverture, en septembre 2015, d’une école bilingue Jeannine Manuel à Londres, ainsi que d’un nouveau collège à l’initiative de l’EIFA qui avait ouvert une maternelle/primaire il y a deux ans seulement.

Action sociale

Le 25 novembre, un CCPAS (Conseil consulaire pour les affaires sociales) s’est tenu, toujours sous l’impulsion de notre consul, au cours duquel nous avons considéré des propositions d’attribution de subventions à divers Organismes Locaux d’Entraide et de Solidarité, tel que Les Consultations gratuites, le centre Charles Péguy, le Dispensaire français, la Société française de Bienfaisance.

Emploi

Le 25 novembre, au cours du CCPEFFP (Conseil consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle), nous avons apporté notre entier soutien au centre Charles Péguy qui permet de trouver un job à près d’un millier de jeunes Français par an. Les besoins de financement du centre sont d’autant plus sensibles que le gouvernement a décidé de cesser de financer les dispositifs de soutien à l’emploi-formation à l’étranger.

Devoir de mémoire

Vos conseillers consulaires et conseillers AFE ont représenté la communauté des Français lors de deux dernières commémorations militaires à Londres : le 18 juin sous la statue du général de Gaulle et le 11 novembre, sous celle du Maréchal Foch.

Chers compatriotes du Royaume-Uni, soyez assurés que nous ne cesserons pas un instant de nous battre au nom de l’intérêt général, à l’heure où les budgets publics affectés aux besoins des expatriés ne font que s’amenuiser.

Sophie, Véronique et Stéphane

L’Ecole Battersea nous a offert un Christmas « Trêve de Noël 1914 »

Lors de l’année écoulée, j’ai participé à de nombreuses manifestations dédiées la Première guerre, celle de l’Ecole de Battersea me laissera un souvenir prégnant. Mirella Otten, la principale et Frédérique Brisset, le chef d’établissement, ont choisi de faire une exposition consacrée à la trêve de Noël en 1914, lueur d’humanité vacillante au milieu du carnage général.

Les plus petits ont fabriqué des tas de poppies en papier rouge ; les plus grands, ceux de la moyenne section au CM2, ont écrit des poèmes, rédigé des lettres aux soldats ou bien de petits messages pour pigeons voyageurs ! L’équipe pédagogique, pour sa part, s’est démenée pour dénicher des objets d’époque avec beaucoup de réussite puisque les lieux ressemblaient à un véritable musée. L’enseignante allemande de l’école est attelée à trouver du matériau « côté germanique ».

Pour rehausser l’ambiance, professeurs et élèves n’ont pas hésité à se vêtir en militaire, en infirmier ou en dames de la Belle époque. « Cent ans, cela parait énorme et pourtant dans beaucoup de familles on se souvient encore d’un grand père ou d’un arrière-grand père qui a participé au conflit », m’a justement dit Frédérique Brisset.

Pour illustrer leur programme d’histoire, les CM2 de l’Ecole de Battersea se rendront prochainement à Ypres en Belgique, haut lieu d’affrontements en 1914. « Il ne faut pas oublier le sacrifice, même si nous sommes sortis de la gravité de l’événement lors de l’exposition », justifie la chef d’établissement.

Au calendrier 2015, une tâche ardue l’attend puisque l’Ecole de Battersea fêtera ses 10 ans !

En effet, après avoir fondé l’Ecole des Petits en 1977, une maternelle bilingue qui accueille 135 Petits à Fulham, Mirella Otten a ouvert, en 2005, l’Ecole de Battersea destinée aux 6-11 ans. Le succès est également au rendez-vous puisque les 255 places de cette école primaire ne peuvent pas répondre à toutes les demandes de scolarisation.

Homologué par l’Education nationale, cet établissement a la particularité d’offrir un enseignement biculturel, auquel j’attache une extrême importance à travers le plan Ecole. Outre la facilité linguistique, « on apprend à être tolérant et à mieux comprendre sa culture en voyant les différences », précisait justement Frédérique Brisset, devant les caméras de TF1, il y a deux ans (lire : “L’enseignement bilingue au Royaume-Uni à l’honneur au journal de TF1” du 26 septembre 2012). La tolérance est toujours un combat, l’actualité nous le rappelle douloureusement.