Vous avez décidé de créer une “petite école” française près de chez vous ? Heureuse et généreuse idée ! Le gouvernement a augmenté la ligne budgétaire pour soutenir ce type d’initiative au travers du programme “français langue maternelle” (Flam).
Généralement créées à l’initiative de parents, les écoles Flam permettent aux enfants de se familiariser avec la langue française, le samedi matin. Tous les petits Français expatriés n’ont pas la chance de pouvoir fréquenter un établissement du réseau AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), ne serait-ce que pour des raisons de proximité. Les cours et activités sont organisés pour un effectif minimum de 10 élèves français âgés de 5 à 16 ans (dont binationaux), auxquels peuvent se joindre des élèves d’une autre nationalité.
Je suis particulièrement attaché au programme Flam qui constitue le troisième objectif du plan Ecole et fier du dynamisme sans égal du Royaume-Uni qui perçoit 90K€ de subvention de la part de l’AEFE sur une enveloppe totale de 600K€ pour le monde. En 2010, nos Petites écoles Flam ont reçu 90.700€, soit 3 fois plus que l’année précédente ! (Lire : “Flam : 13 petites écoles subventionnées au Royaume-Uni !” du 16 septembre 2010).
Les écoles Flam devaient transmettre avant la fin du mois leur demande de soutien à Vincent Gleizes, notre attaché de Coopération pour le français à l’ambassade de France, service culturel. Rançon du succès, Vincent assume une lourde tâche administrative, ne disposant que de 15 jours de battement pour examiner une quarantaine de dossiers avant de les transmettre à l’AEFE.
Lors de la création du plan Ecole, nous avions observé qu’il est essentiel de partager les expériences réussies pour faciliter l’émergence de nouvelles écoles. Trouver des locaux, des élèves et des professeurs qualifiés et lever des fonds sont autant d’obstacles surmontés par ces parents qui accueillent chaque samedi plus de 2.000 enfants au Royaume-Uni.
Pour ceux qui souhaiteraient créer une école dans le cadre du programme Flam, je vous invite à visiter le remarquable site du service culturel “Petite-Ecole” qui y consacre une rubrique.
Maurice Gourdault-Montagne quitte Londres pour Berlin
Comme le veut la tradition, notre ambassadeur Maurice Gourdault-Montagne a organisé une dernière réception «to say farewell» ce mercredi 16 février 2011. La soirée n’aura laissé personne insensible : chacun aura eu droit à son moment de préséance auprès de Maurice Gourdault-Montagne pour lui dire au revoir, évoquer quelques souvenirs et bien souvent le remercier.
Ainsi, entrepreneurs, banquiers, artistes, créateurs, diplomates ou de nombreux britanniques se sont succédés en une ronde ininterrompue et éclectique pendant plus de quatre heures auprès de notre ambassadeur français à Londres, appelé aux mêmes fonctions à Berlin.
La présence de représentants d’associations caritatives témoignaient que Maurice Gourdault-Montagne avait clairement fait plus que son travail diplomatique. Un petit encouragement par-ci, un petit diner de charité par-là, une chaine de petites attentions qui, mises bout à bout, génèrent un flux continu au service du progrès humain. En trinquant avec Selwyn Image, fondateur d’Emmaus UK, je réalisais combien l’action de l’ambassadeur avait été apprécié par le monde associatif.
Je me cantonnerai donc à mon propre registre et certains faits ne sont pas prêts de s’estomper de ma mémoire, comme le jour où Maurice Gourdault-Montagne acceptait mon idée de lancer un plan Ecole, alors qu’il recevait pour la première fois les élus. Il a ensuite assumé le leadership du plan et créé l’élan collectif conduisant cette initiative à devenir un exemple aux yeux des autres pays. Les chiffres sont éloquents puisque près de 500 places ont été créées en trois ans et que 700 élèves pourront bientôt intégrer le futur collège français à Londres (objectif 1 du plan). Par ailleurs, près de 2 000 enfants de 5 à 16 ans fréquentent nos 39 petites écoles Flam (français langue maternelle) qui se multiplient sans discontinuer dans tout le Royaume-Uni (objectif n°3 du plan Ecole). Enfin, l’ambassadeur a soutenu l’idée du développement du bilinguisme dans les écoles britanniques, notamment en faveur des 70% d’écoliers français non scolarisés dans le réseau éducatif de l’AEFE (objectif n°2 du plan Ecole).
De gauche à droite : Quitterie Jarosson, présidente de l’APE de l’Ile aux Enfants, Jane Burton et Selwyn Image, fondateur d’Emmaus UK et Olivier Cadic.
Je retiens aussi son action de soutien auprès des grandes entreprises françaises établies localement afin de soutenir notre commerce extérieur. Mais il témoignait aussi d’une vive affection pour les entrepreneurs. Aussi, je finirai par une anecdote qui eu lieu un 14 juillet, lors d’une réception à la Résidence de l’ambassadeur. Frédéric, dynamique représentant des laiteries françaises établi au Royaume-Uni, tenait un stand et faisait l’article de ses fromages devant un aréopage d’acheteurs britanniques de la grande distribution. Survint Maurice Gourdault-Montagne qui n’hésita pas à leur vanter la qualité de notre production hexagonale. Frédéric me raconta ensuite combien cet appui lui valut la considération de ses clients. Depuis Roblochon, Comté et autres spécialités fromagères se répandent dans les rayons des supermarchés anglais pour notre plus grand bonheur et celui de nos laiteries nationales.
J’ai eu le privilège d’un entretien individuel avec l’ambassadeur, un mois plus tôt pour évoquer différents dossiers. J’ai tenu à lui exprimer un message d’affection et de gratitude de la part de notre communauté à la fin de notre échange. Avec sa chaleur coutumière, il m’a confié combien il avait été heureux d’accomplir sa mission durant ces trois ans et trois mois auprès de nous tous. Une chose est sûre : ce bonheur était partagé.
Le dimanche 10 avril prochain , la Petite école de Leeds pensera très fort à Nathalie, sa prof de théâtre. Elle arborera fièrement les couleurs de l’école pendant 42,195 km le long des rues de Paris. A n’en pas douter, elle aussi pensera très fort à tous ces visages familiers de l’atelier théâtre pour trouver les ressources de boucler son premier marathon !
Nathalie Henry se lance dans la course de fond(s)
Un défi d’autant plus osé que Nathalie Henry est une récente adepte de la course à pied… avec une idée derrière la tête : “la Petite école a une place très importante dans notre vie et notre cœur depuis que nous habitons Leeds et, en courant ce marathon, j’espère récolter des fonds pour assurer le futur de l’école.”
L ‘important est de participer, dit-on. Vous avez le choix : courir aux cotés de Nathalie ou bien parrainer sa noble initiative par un don par chèque à l’ordre de la Petite Ecole à cette adresse : 4 Well House Road, Leeds LS8 4BS. L’équipe de direction (Corinne Lapierre, Catherine Blain, Patricia Lefevre) serait ravie d’atteindre £1.000.
Vous prendrez connaissance des performances de notre championne en saisissant le numéro 51512 de son dossard sur le site du marathon de Paris.
May the force be with you, Nathalie !
Le site de la Petite école de Leeds (qui vient d’être élégamment relooké par Patricia)
Et si demain Saint-Malo était directement relié à Falmouth, un port situé à la pointe sud-ouest de l’Angleterre ? Et s’il s’agissait d’une ligne verte ? Autrement dit, une liaison maritime réservée aux passagers excluant toute automobile.
C’est l’idée séduisante de Pierre Cuignet que j’ai eu le plaisir de rencontrer à Londres au début du mois. Il m’a soumis son projet de collaboration économique et culturelle entre Saint-Malo et Falmouth. Un projet bien ficelé puisque Pierre est membre du comité directeur de la Chambre du Port de Falmouth, en charge du développement international et, par ailleurs, responsable de l’antenne locale de l’UFE GB en Cornouailles !
Pourquoi donc une ligne verte entre la Bretagne et les Cornouailles (Kernev-Veur, en breton) ? Pour tirer avantage les uns des autres, à titres divers, comme développer le tourisme ou favoriser les échanges culturels et communautaires. Les bonnes idées viendront d’elles-mêmes, comme celle d’organiser des marchés croisés de produits régionaux.
Pierre Cuignet et Olivier Cadic
Deux entreprises britanniques de poids souhaitent d’ores et déjà s’impliquer dans la démarche : A&P Group, gestionnaire du port de commerce de Falmouth, et King Harry Ferry, spécialiste du transport fluvial, portuaire et résidentiel saisonnier.
Une réunion sera organisée à Saint-Malo, les 22 et 23 mars prochains, pour étudier sous tous les angles ce projet de lien maritime avec la CCI Territoriale de Saint-Malo Fougères.
Pierre Cuignet estime aujourd’hui que la promotion de cette liaison doit relever de deux compagnies, l’une en Bretagne, l’autre en Cornouailles et que des financements nationaux et européens devront être recherchés en phase d’amorçage.
Au cours de cette réunion, il sera également question de lancer une étude de faisabilité par un voyagiste spécialisé dans la promotion de voyages verts (sans véhicule) et de mobiliser les universités locales (Rennes-Saint-Malo) sur le projet en termes d’études de marché, de business plan, etc.
Newton disait “Les hommes construisent trop de murs et pas assez de ponts”. Ce projet me paraît être un nouveau pont de nature à resserrer les liens entre la France et le Royaume-Uni. J’ai exposé cette idée au consul général Edouard Braine. Il a immédiatement perçu la ligne verte en termes d’opportunités et il s’est réjoui de cette nouvelle perspective de rapprochement entre deux peuples.
J’aimerais beaucoup connaître votre avis sur la question.
Le site de l’AEFE a fait peau neuve et je vous invite à le visiter. L’Agence pour l’enseignement français à l’étranger dispose d’un outil internet élégant par le style, facile de navigation et vivant dans son contenu.
Ce site riche et attractif contribuera sans conteste au rayonnement de la langue et de la culture françaises dans les 130 pays où s’étend le réseau AEFE fédérant 470 écoles porteuses de nos valeurs et formatrices de nombreux enfants étrangers.
Fort pratique, vous y trouverez sans détour votre information qu’il s’agisse des aides à la scolarité, de la recherche d’un établissement , des recrutements en cours, sans oublier l’actualité de l’AEFE.
La rubrique Ressources documentaires est particulièrement fournie en textes réglementaires, comptes-rendus, formulaires, communiqués de presse, rapports et vidéos.
Certains apprécieront la mise en réseau les anciens élèves des établissements à l’étranger . En effet, il a fallu attendre le 10 avril 2010, au cours des Premières Rencontres mondiales de l’AEFE, pour que se tienne l’assemblée générale constitutive des “Anciens des lycées français du monde” (ALFM). Cette association porteuse de convivialité et d’échanges interculturels bénéficie évidemment du soutien de l’AEFE.
La communication de l’AEFE débute donc brillamment l’année 2011 avec ce site. J’ai loué tout le talent et le mérite de Patrick Ténèze, chef du service Communication et Evénements, lors du dernier conseil d’administration de l’AEFE du 25 novembre 2010.
Patrick va s’éloigner vers d’autres horizons et je lui souhaite les vents les plus favorables pour soutenir son élan vers de nouveaux succès professionnels.
Une navette Hitachi relie Ashford à Londres St-Pancras en 35 minutes, en utilisant le tracé de l’Eurostar.
Lorsque Louis Blériot atterrit à Douvres, le 25 juillet 1909, le Daily Express titra : “L’Angleterre n’est plus une île” ! Les journaux refirent la même boutade longtemps après, le 12 février 1986, lorsque François Mitterrand et Margaret Thatcher signèrent le traité de Canterbury scellant à la construction du tunnel sous la Manche. C’était il y a vingt-cinq ans.
Je n’ai pas pu accompagner notre consul Edouard Braine à Canterbury pour la cérémonie anniversaire, étant convié à l’inauguration du toit du nouveau collège français à Londres (le CFBL). Le consul m’a fait le grand plaisir de rédiger un billet afin que je le publie à votre attention.
Edouard Braine exprime que notre ambition commune de créer un métro trans-Manche est désormais partagée par le président d’Eurotunnel, Jacques Gounon et Patricia Hewitt, administratrice d’Eurotunnel et ancienne secrétaire d’Etat à la Santé au Royaume-Uni.
La nouvelle est conséquente puisqu’elle décuplerait les liens économiques entre le Kent et le Nord Pas-de-Calais permettant l’émergence d’une nouvelle génération de travailleurs transfrontaliers et résorbant le chômage en France (lire : “Vers une nouvelle génération de transfrontaliers” du 24 août 2010) .
Techniquement, la situation repose sur la mise en circulation d’une navette sur le tracé Eurostar, profitant que le tunnel ne soit utilisé qu’à 52% de sa capacité.
Dans sa lettre, le consul expose nos raisons d’être optimistes. Je salue son déterminisme, saisissant toute occasion de faire progresser les esprits vers un projet devenu l’objectif n°2 de notre Plan Emploi (lire : “Mes vœux à la communauté française du Royaume-Uni pour 2011” du 9 janvier 2011) .
Cher Olivier,
J’étais vendredi dernier 12 février dans ton fief du Kent au moment où tu inaugurais la mise hors d’eau du collège de Kentish Town. Il s’agissait pour moi de manifester le soutien consulaire au dossier transfrontalier créé par le trafic trans-Manche. Plus que mes propos bien repris par la presse nordiste et en particulier par La Voix du Nord sur le métro trans-Manche, ce qui m’a frappé, c’est que pour la première fois à ma connaissance les autorités d’Eurotunnel ont abordé ouvertement ce sujet dont l’importance sera déterminante pour l’avenir économique et social du littoral de Calais et Boulogne. Tu peux donc reprendre ce qui suit :
Lors de la célébration à Canterbury des 25 ans du traité de création du Tunnel sous la Manche, Jacques Gounon, Président d’Eurotunnel, a salué le tunnel comme le plus grand exploit d’ingénierie du 20e siècle. Restent, de son point de vue, aujourd’hui deux éléments manquants au tunnel, un niveau plus élevé du trafic fret et un service de métro transmanche desservant Ashford, Calais Frethun et Lille. « …Eurotunnel fera le nécessaire pour promouvoir ce service ferroviaire, mais cela nécessitera très certainement un effort des pouvoirs publics pour démarrer le projet. Ce n’est pas une question technique, tout est dans les mains des politiciens…», a-t-il ajouté.
L’ancien secrétaire d’État à la Santé, Patricia Hewitt, administrateur d’Eurotunnel, a également déclaré: « C’est vraiment frustrant de constater que nous n’avons pas encore ce lien local. Il nous faut un système de commuting rapide, fiable et abordable. Je vais étudier la question pour voir ce qu’Eurotunnel peut faire pour encourager un opérateur ferroviaire qui y verra une opportunité rentable.”
Sois assuré de mon engagement dans la cause du RER trans-Manche qui me parait s’imposer comme la solution la plus saine et la plus efficace pour faire reculer le chômage dans le Pas de Calais et pour développer la relation frontalière entre les deux rives de la Manche.
Amitiés Edouard Braine
Je vous invite à lire l’article Le lien entre les “meilleurs ennemis du monde”, publié dans la Voix du Nord du 12 février 2011, consacré à la célébration du traité historique de Canterbury.
Après l’ouverture prochaine du Collège Français Bilingue de Londres (CFBL), l’extension de l’école Jacques Prévert (52 élèves en maternelle et 201 élèves en primaire) devrait elle aussi entrer dans sa phase concrète. L’ouverture d’une nouvelle classe et l’aménagement de ses locaux permettront d’accueillir 50 élèves supplémentaires.
A l’heure où notre ambassadeur s’apprête à nous quitter pour Berlin, il sera heureux d’apprendre qu’Anne Barnaud m’a informé, en sa qualité de directrice de l’Anefe (Association nationale des écoles françaises de l’étranger), que la commission interministérielle, réunie le 11 février, avait émis un avis favorable pour l’octroi de la garantie de l’Etat pour un prêt de 1,700.000 £ sur 25 ans à Jacques Prévert.
La publication de la garantie est soumise à deux conditions :
– obtenir l’accord définitif du Borough
– s’engager à augmenter les frais de scolarité si la levée de fonds n’atteint pas la hauteur du montant espéré.
Pour l’anecdote, j’étais intervenu en faveur de cette garantie il y a deux ans déjà, après avoir visité l’établissement dirigé par Christophe Gachet, accompagné du sénateur Ferrand, président de l’Anefe en juin 2008. Cette garantie avait été obtenue et je me souviens l’avoir joyeusement annoncé lors d’une réunion du plan Ecole de juin 2009, organisée par l’UFE (Union des Français de l’étranger).
Cependant, à l’occasion des 20 ans de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, à Paris en avril 2010, Christophe Gachet et le directeur du Board de Prévert Charles Goodfellow m’avaient confié que le montant à garantir serait un peu plus élevé qu’anticipé initialement en raison de nouvelles exigences des autorités locales. Il fallait donc présenter à nouveau le dossier.
L’occasion était trop belle. J’ai profité de la grand messe de l’AEFE pour organiser une réunion improvisée dans un couloir avec André Ferrand et Anne Barnaud, directrice de l’Anefe, et les représentants de Jacques Prévert.
Ces derniers repartirent à Londres rassurés, avec une feuille de route pour présenter à nouveau leur demande de garantie auprès de l’Anefe.
Un grand merci au sénateur Ferrand qui suit attentivement les progrès de notre plan Ecole et nous accorde son soutien bienveillant. Toutes mes félicitations au comité de gestion de Jacques Prévert et à son directeur Christophe Gachet qui font vivre au quotidien une bien belle école et favorisent par ce projet la réussite de l’objectif 1 du plan Ecole.
Retrouver toute l’actualité de l’école, vous pouvez visiter son site.
Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France, encadré de Jean-Pierre Mustier, trustee du FEPT (à gauche) et Arnaud Vaissié, président du Collège Français Bilingue de Londres (CFBL) et trustee du FEPT (à droite).
Maurice Gourdault-Montagne l’assure : “le projet de Collège Français Bilingue de Londres est le succès le plus visible du plan Ecole et la réalisation la plus attendue.” Rappeler que nous n’avions “pas créé de nouveau collège à Londres depuis 1915” est pour l’ambassadeur de France au Royaume-Uni l’occasion de saluer le volontarisme de tous les protagonistes du plan.
L’idée de créer cette nouvelle école à Londres n’était pas acquise d’avance et il a fallu concevoir “une situation inédite de partenariat entre les services de l’Etat et le secteur privé au service de la communauté française“, souligne-t-il ce 11 février 2011, jour de l’inauguration du toit du Collège Français Bilingue de Londres (CFBL). Les trois trustees de FEPT Arnaud Vaissié, également président du CFBL, Jean-Pierre Mustier et Richard Fairbairn, instigateurs de l’événement, entouraient l’Ambassadeur et manifestaient leur approbation.
Rappelons que le French Education Property Trust Limited (FEPT), organisme à but non lucratif de droit anglais, a non seulement emprunté la somme destinée à financer les travaux de l’école, avec une garantie totale de l’Etat pour faire baisser les taux d’intérêt et par conséquent les frais de scolarité mais aussi bénéficié d’une levée de fonds auprès des grandes entreprises qui a déjà rassemblé plus de 3 millions de livres. (lire : “Kentish Town (15) : La garantie de l’Etat est accordée !” du 27 avril 2010)
Beaucoup d’intervenants au plan Ecole étaient venus savourer l’avancée des travaux à Kentish Town. Une belle matinée néanmoins assombrie par le départ imminent de Maurice Gourdault-Montagne. Il poursuivra son métier de diplomate à Berlin où tous nos vœux l’accompagnent.
Maurice Gourdault-Montagne apporte sa touche personnelle à la construction de l'ouvrage.
Son implication a été déterminante pour la mobilisation du Trust de l’ambassade afin de financer les phases d’amorçage : paiement de l’acompte d’un million de livres pour l’acquisition du site de Kentish Town et recrutement de Frédéric de la Borderie (lire : “Kentish Town (8) : C’est fait ! Merci monsieur l’ambassadeur !” du 15 décembre 2009).
Lors du conseil d’administration de l’Anefe au Sénat, en septembre 2010, j’ai reçu les félicitations du ministère du Budget pour la qualité du travail réalisé à Londres afin d’obtenir la garantie de l’Etat.
J’avais transmis ces compliments à Frédéric de la Borderie lors de la dernière réunion du plan écoles du 9/12/2010 à l’ambassade. J’avais également remercié Arnaud Vaissié, président de la Chambre de commerce, pour avoir trouvé les moyens de mobiliser les grandes entreprises et du temps pour animer la concrétisation du projet.
Je ne peux manquer de saluer aussi Jean-Pierre Mustier, une personnalité discrète qui nous a apporté ses grandes compétences pour négocier l’emprunt bancaire et le contrat de prêt qui l’accompagne. Peu de gens savent combien nous lui devons. Et je ne saurais oublier le juriste Richard Fairbairn, déjà Trustee du Trust de l’Ambassade qui apporte un soutien fidèle et démontre son réel attachement à notre communauté.
Le site de Kentish Town est toujours dans sa phase 1, celle de la rénovation du bâtiment victorien classé : tout est en ligne avec le budget et les délais.
De gauche à droite : Karla de Montbel (CFBL), Stephanie Hess (CFBL), Anne Marchand-Collis (APE), Olivier Cadic, Camilla Zeyssolf (CFBL), Sophie Routier (CFBL), sur le chantier du futur collège, le 11 février 2011
Le FEPT porte les actifs immobiliers de la future structure (lire : “Kentish Town (6) : Un modèle de financement inventif et pérenne” du 15 novembre 2009). Cette Charity est donc propriétaire des murs et elle n’aura d’autre revenu que les loyers perçus de la part du collège. Un bail de 25 ans a été signé afin d’apporter la stabilité nécessaire au développement de l’école. Le FEPT ne fera pas de bénéfice sur cette opération. Point crucial pour le plan Ecole : le capital immobilier ainsi constitué servira de garantie au financement des projets suivants !
Afin de maitriser la dette du pays, le gouvernement français a décidé que les opérateurs publics, dont l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) ne pourraient plus emprunter au delà d’une échéance de 12 mois. La structure FEPT sera utile pour répondre aux demandes émanant des établissements AEFE de Londres.
Je me souviens aussi que toute cette histoire a commencé un beau jour de mai 2008 avec l’appel de Sophie Routier. Mandatée par le Board de l’Ile aux Enfants pour relocaliser son école menacée à court terme par un loyer exorbitant, je l’avais invitée à se joindre au plan Ecole naissant. Et puis grâce à l’implication de chacun, tout s’est déroulé comme par enchantement.
Le Collège Français Bilingue de Londres (CFBL) répond aux deux priorités de l’objectif n°1 du plan Ecole, à savoir l’ouverture d’un second collège à Londres et la délocalisation de l’Ile aux Enfants, école maternelle et primaire, afin de la pérenniser.
Entouré des représentants des parents d’élèves du Board du CFBL et de l’APE (association des Parents d’élèves de l’Ile aux Enfants), je me suis dit que n’avions pas perdu notre temps depuis trois ans.
Merci aux Trustees de FEPT de nous avoir permis de nous réunir et de témoigner notre reconnaissance à monsieur l’ambassadeur.
Ce groupe s’est réuni le 31 janvier dernier autour de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint. Il a partagé avec nous le tableau de bord 2010-2011, issu de “l’enquête de rentrée AEFE”, qui regroupe les écoles conventionnées et homologuées du réseau éducatif français au Royaume Uni. Le lycée Charles de Gaulle et ses annexes (Marie d’Orliac et Wix pour le Primaire) a absorbé presque tout l’afflux de nouveaux élèves scolarisées entre la rentrée 2009 et 2010.
De la maternelle au lycée, on dénombre 5,395 élèves actuellement scolarisés dans le système éducatif français en Grande Bretagne, répartis en 220 classes. Nous en comptions 4.970 en 2007/2008, lors du lancement du plan-écoles.
Pour être exhaustif sur les effectifs, notre groupe de travail a convenu de créer un tableau complémentaire intégrant les élèves inscrits au CNED dans le cadre d’une scolarité complète, les nurseries, les établissements secondaires non homologuées dispensant un enseignement à 50% en français, les sections bilingues françaises dans les écoles anglaises. Ces données devraient enrichir le prochain tableau de bord.
Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, attaché de coopération éducative
Nos débats ont ensuite porté sur le choix des indicateurs, toujours dans l’idée d’anticiper les besoins futurs, tout en harmonisant les informations recueillies auprès des familles au moment des inscriptions. Nous pouvons aussi croiser ces éléments avec les statistiques du consulat, par exemple la courbe des âges qui montre que nous avons beaucoup de petits Français entre 0 à 10 ans.
Outre les informations d’usage portant sur l’état civil, la composition de la fratrie ou le parcours scolaire, je suis attaché à l’idée de connaître la catégorie socio-professionnelle (CSP) de la famille.
ONU Femmes est la toute nouvelle entité créée par l’ Organisation des Nations Unies pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Dotée d’un budget de 500M$, cette instance est présidée par Michelle Bachelet qui fut présidente du Chili, de 2006 à 2010.
Le défi de ONU Femmes est gigantesque à l’échelle de la planète, tant il faut bousculer de préjugés, de mentalités et de blocages culturels qui légitiment au XXIème siècle encore un flot de discriminations à l’égard des femmes et des filles, victimes d’exploitation, de sous-représentation, sans parler de la violence.
Le 24 janvier 2011, à l’occasion du tout premier conseil d’administration, c’est la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, qui portait la voix de la France par un vibrant discours dans l’enceinte des Nations Unis à New York.
Apportant un “soutien total et sans faille de la France” à l’ensemble des missions d’ONU Femmes, notre sénatrice des Français établis hors de France, a commencé par féliciter Michelle Bachelet pour sa nomination. Elle a ensuite évoqué les axes prioritaires pour “donner accès aux femmes aux espaces décisionnels politiques et économiques , au marché du travail et à des activités économiques à plus haute valeur ajoutée. ” Elle explique que cette émancipation doit se doubler du respect du corps, du contrôle des naissances à l’accès à la santé maternelle, en passant par la lutte contre la violence.
Joëlle Garriaud-Maylam s’est engagée à travailler de façon concertée avec ONU Femmes réaffirmant l’engagement de la France en faveur de l’égalité femmes/hommes et rappelant que la lutte contre les violences domestiques a été Grande cause nationale en 2010.
Michelle Bachelet, secrétaire générale adjointe et directrice exécutive d’ONU Femmes, Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français établis hors de France.
Notre sénatrice a aussi évoqué les programmes d’ores et déjà en cours “en partenariat avec l’ONU dans le cadre de la lutte contre les violences faites aux femmes dans les régions du Maghreb/Machrek et de l’Afrique Francophone ainsi qu’un programme d’accès à la justice en Afghanistan.”
Pour mémoire, début 2005, quelques mois après son élection, la sénatrice faisait voter un amendement à l’unanimité du Sénat : afin de lutter contre les mariages forcés, l’âge minimum légal du mariage des filles en France fut porté de 15 à 18 ans.
Je m’associe à Joëlle pour souhaiter à ONU Femmes tout le volontarisme et l’espérance nécessaires pour amplifier un mouvement déjà sérieusement à l’œuvre dans notre monde vers l’égalité et le respect de tous.
Désormais chacun d’entre nous peut prendre connaissance de tous les crimes et délits commis dans sa ville, son quartier, rue par rue, en se connectant simplement sur www.police.uk et saisissant son code postal.
Le site est clair et s’ouvre sur le nom et téléphone voire la photo des responsables locaux de la police aux cotés d’une carte sur laquelle vous pouvez zoomer et découvrir ce qu’il se passe tout près de chez vous. Les crimes et délits localisés sur la carte peuvent être triés selon leur nature par un code couleur (cambriolage, vols, agressions, incivilités…). J’ai bien évidemment commencé par taper SW7 2DG pour découvrir la situation de la zone comprenant le lycée Charles de Gaulle, le consulat général de France et l’Institut français.
Cet outil couvre depuis peu l’intégralité du territoire britannique. On imagine qu’il sera systématiquement consulté par tous ceux qui ont l’intention de louer ou d’acheter dans un nouvel endroit.
Cette transparence me paraît constituer un progrès démocratique. Chacun est confronté à la réalité et, si nécessaire, peut contacter aisément les forces de l’ordre locales qui ne sont plus anonymes.
Certains compatriotes me disent qu’il serait inconcevable de mettre un tel système en France, qu’il pourrait créer un sentiment d’insécurité, voire de panique, chez ceux qui vont découvrir la vérité des chiffres sur leur lieu de vie.
Qui décide de ce que vous avez le droit de savoir ou non ? Au nom de l’intérêt commun, bien sûr. Actuellement, les internautes chinois qui tapent une requête contenant le mot “Egypte” déclenchent cette réponse : “Selon les lois en vigueur, le résultat de votre recherche ne peut être communiqué”.
Pour lutter contre ceux qui surfent sur le sentiment diffus d’insécurité, je suis convaincu que la meilleure réponse est de délivrer des indicateurs transparents. Ainsi, chacun peut évaluer la réalité des problèmes locaux et vérifier si le nombre de force de l’ordre en place correspond au besoin. Le suivi de l’évolution des indicateurs nous permet d’avoir une idée de l’efficacité des dispositifs en place et de demander des renforts lorsque la situation le nécessite.
J’espère que cette initiative sera reprise en France.
Il vous reste quelques jours seulement pour déposer votre demande de bourse scolaire ou prise en charge auprès du consulat, si vous vos enfants fréquentent le réseau de l’enseignement français en Grande-Bretagne ou bien s’ils vont l’intégrer.
Même si vous êtes déjà bénéficiaire, votre demande de bourse ou de prise en charge doit être renouvelée chaque année. De plus, rappelons que cesdemandes sont indépendantes de la procédure d’inscription de vos enfants.
Pour tout connaitre des règles d’éligibilité au financement de la scolarité par l’Etat français, je vous conseille la lecture la lettre de l’UFE de février 2011, entièrement vouée à la question. Ce document expose clairement les deux types d’aide aux ressortissants expatriés : les bourses scolaires sous condition de ressources et la prise en charge (PEC) des frais de scolarité pour les classes de seconde, première et terminale, mise en place depuis 2007 par le Président de la République.
Les bourses scolaires sont allouées par l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, à tout élève français résidant avec sa famille à l’étranger et qui est inscrit dans son réseau d’établissements. La bourse pourra couvrir tout ou partie les frais de scolarité, selon le niveau de revenu de la famille. Les revenus de toute nature (ex: voiture de fonction) seront pris en compte pour calculer un “revenu pondéré” qui sera comparé avec un minimum de référence fixé par la Commission locale des bourses, tenant compte évidemment du nombre d’enfants ou si encore du fait que vous êtes monoparent. Sur le site du consulat, pour pouvez télécharger le document “revenu minima” effectuer votre chiffrage.
A noter que les frais de scolarité s’entendent largement puisqu’ils incluent aussi les frais d’inscription, l’achat de manuels et de fournitures scolaires, les coûts de demi-pension ou d’internat, le transport scolaire, l’assurance ou l’inscription aux examens.
Second type d’aide possible : la prise en charge. Elle est versée par l’AEFE pour les élèves français de son réseau en classe de seconde, de première et de terminale sans condition de ressources. Sont exclus du dispositif, les enfants français dont les frais de scolarité sont pris en charge par votre employeur, une collectivité territoriale, ou un état étranger…
Les dépenses qui peuvent faire l’objet d’une prise en charge concernent les frais annuels de scolarité, comme les droits d’inscription annuels et de première inscription.
Si vos frais ne sont pas entièrement pris en charge par la PEC, vous pouvez vous estimer éligible à une bourse pour le complément, notamment pour les frais parascolaires (cantine, matériel…). Et donc déposer un dossier pour une bourse.
Rendez-vous sur le site du consulat pour télécharger le formulaire, la liste des justificatifs, la brochure, le barème… Le dépôt des dossiers s’effectue auprès du service des Affaires sociales, aprèsavoirpris rendez-vous sur le site internet du consulat du 4 janvier au 15 février 2011, délai de rigueur !
Je vous ai raconté, la semaine dernière, l’histoire d’une compatriote vivant à Londres et potentiellement victime du Mediator qui m’avait contacté en désespoir de cause (lire : “Mediator : les expatriés ne doivent pas être moins égaux que les autres” du 27 janvier 2011). Pour faire valoir l’équité entre tous les Français, j’ai contacté le consulat, le ministère des Affaires étrangères et le Parlement.
Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français établis hors de France
Joëlle Garriaud-Maylam,sénatrice des Français établis hors de France, n’a pas perdu un instant en déposant une question écrite au ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, publiée ce jour dans le JO du Sénat (n° 17036) . Sa réactivité n’étonnera pas ceux qui la connaissent et je dois dire que j’admire ses élans spontanés pour aider toute victime, comme son inlassable dévouement au service des Français de l’étranger.
Un Français s’étant fait prescrire le Mediator en France et vivant à l’étranger pourra-t-il être indemnisé ? C’est en ces termes que se résume la préoccupation de Joëlle Garriaud-Maylam. Notre sénatrice interpelle Xavier Bertrand sur “les conditions d’indemnisation et les démarches à effectuer pour les patients résidant hors de France” afin de bénéficier eux-aussi du fonds d’indemnisation, créé le 15 janvier dernier, en faveur des victimes du Mediator.
Par ailleurs, il lui semble important de savoir “comment un Français vivant à l’étranger et s’y étant fait prescrire le Mediator alors qu’il était affilié à la sécurité sociale française par l’intermédiaire de la Caisse des Français de l’étranger pourra-t-il également bénéficier d’une indemnisation ?”
Nous attendons la réponse du ministre de la Santé pour nous assurer qu’il n’y a pas rupture d’égalité de traitement entre les expatriés français et leurs concitoyens vivant en France.
Depuis mon élection à l’AFE, nombre de Français du Royaume-Uni se sont plaints à moi de la difficulté à obtenir un correspondant lorsqu’ils appellent le consulat à Londres. J’ai récemment évoqué le sujet de l’accueil téléphonique du consulat dans ma lettre de vœux (lire : “Mes vœux à la communauté française du Royaume-Uni pour 2011” du 9 janvier 2011).
A mon sens, centraliser les appels téléphoniques, au moins pour la zone de l’Union Européenne, pour les questions relevant des listes électorales ou bien des papiers d’identité permettrait d’optimiser les coûts de traitement et de professionnaliser l’accueil, tout en allégeant la charge de travail des consulats. J’avais plaidé pour cette solution et le précédent directeur des Français à l’étranger, Alain Catta m’avait entendu.
En septembre dernier, j’étais intervenu lors de l’assemblée des élus de l’AFE pour déplorer la décision du nouveau directeur de la DFAE (Direction des Français à l’étranger) de supprimer la mise en place d’un numéro vert unique, accessible aux Français de l’étranger sur tout sujet d’état civil.
L’Administration du Quai d’Orsay se limite désormais à dire que tous les consulats et ambassades peuvent fournir une réponse, y compris pendant les week-ends en cas d’urgence, grâce à une permanence consulaire sur place. Le ministère nous assure que le téléphone ne sonne pas dans le vide puisqu’un contrôle aléatoire est effectué auprès de ces permanences, en plus des appels pour les affaires en cours.
Par conséquent, tous les postes diplomatiques et consulaires sont censés décrocher le téléphone 7 jours sur 7 et 24h/24. Je vous laisse vérifier. Par exemple, on sait que l’accueil téléphonique du centre des impôts des non-résidents en France n’absorbe que 24% des appels. Mais pour les consulats ? Difficile de juger de la performance d’un service lorsqu’il n’existe aucune mesure.
Pour démontrer à Paris que le problème était intolérable, j’ai insisté pour connaître le taux d’appels téléphoniques restés sans réponse. Seulement, le standard téléphonique de Londres commence à dater, et n’offre pas les fonctionnalités qui nous permettraient de répondre à cette question. Le consul général Edouard Braine est totalement conscient de cette situation et nous sommes pleinement d’accord pour convenir que cet équipement doit évoluer pour offrir un service d’accueil téléphonique de qualité.
Aussi, je suis à nouveau intervenu lors de la réunion de bureau de l’AFE, samedi 18 décembre 2010, pour obtenir un nouvel Autocom pour Londres. Le directeur de la DFAE, François Saint-Paul, m’a expliqué qu’il n’avait pas d’argent l’an dernier, tout en m’assurant qu’il “allait regarder pour 2011”.
Prenant acte, mon objectif pour l’année 2011 sera de moderniser l’accueil téléphonique du consulat français. Trop d’appels restent sans réponse. Avec l’approche des élections en 2012 (présidentielle et législative pour les Français de l’étranger) le problème se posera avec plus d’acuité.
Le directeur de la DFAE peut être tranquille sur un point : je reviendrai opiniâtrement sur cette question, lors de chaque session, jusqu’au jour où le consulat de Londres disposera d’un outil compatible avec les besoins et les enjeux de notre communauté.
Le 17 décembre dernier, j’ai eu le privilège d’être invité par Jeannette Bougrab, secrétaire d’Etat à la Jeunesse et à la Vie associative, pour participer à un dîner convivial, dans son ministère parisien en compagnie d’élus à l’AFE.
Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français établis hors de France, avait eu l’heureuse initiative de cette rencontre, afin de sensibiliser notre “jeune ministre, aussi méritante qu’emblématique” aux besoins des jeunes Français de l’étranger et de nos associations.
En effet, Jeannette Bougrab n’occupe ses fonctions que depuis le 14 novembre dernier, abandonnant son poste de présidente de la Halde (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) pour entrer dans le nouveau gouvernement de François Fillon.
Lors de mon intervention, je me suis concentré sur la situation des Jeunes à la recherche d’un emploi, notamment les “Oubliés de St Pancras” si chers à notre consul Edouard Braine, en expliquant la mission du centre Charles Péguy qui leur offre diverses facilités pour s’insérer dans la vie active outre-Manche. On estime que seul un tiers d’entre eux s’établira durablement au Royaume-Uni tandis qu’un autre tiers des jeunes Français reviendra au pays avec pour nouveau bagage une meilleure maitrise de la langue de Shakespeare. Et le troisième tiers me direz-vous ? Fort de son expérience en terre britannique, il osera l’expatriation plus lointaine, et comme me l’a dit un jour Jeanine Sandmayer, élue d’Australie très impliquée sur les questions d’emploi : “Tous les jeunes Français que nous voyons arriver à Melbourne sont passés par Londres.”
J’ai naturellement invité notre sémillante ministre à se rendre à Londres, pour visiter le centre Péguy et rencontrer notre communauté. En l’écoutant rendre un chaleureux hommage à l’action de Joëlle Garriaud-Maylam ou bien partager à table sa volonté de développer le service civique à l’étranger et ses inquiétudes pour les Jeunes localisés à Haïti en raison d’incidents susceptibles de mettre leur sécurité en danger, j’ai mesuré combien Jeannette Bougrab pouvait nous être précieuse en faveur des Jeunes expatriés, autant par ses fonctions que sa personnalité.
Invitée du «Talk Orange-Le Figaro» le 19 janvier, Jeannette Bougrab s’est prononcée sur des sujets d’actualité, tout en évoquant deux projets dans le cadre de sa mission : faciliter l’accueil des étudiants tunisiens en France, en vertu d’un accord de mobilité passé entre nos deux pays, et en France “voir de quelle manière le bénévolat pourrait être pris en compte dans l’insertion professionnelle et la valorisation des CVs au cours de la carrière professionnelle.” Belle initiative lorsque l’on sait que 14 millions de Français sont engagés dans des activités associatives au service de l’intérêt général.
Je salue la dernière initiative du consulat de Londres en matière de rapprochement de l’administration auprès de nos compatriotes inscrits au consulat du Royaume-Uni par la création d’une lettre d’information. Ce nouveau support d’information répond très exactement au souhait que j’avais formulé sur ma profession de foi lors de l’élection à l’AFE en 2006.
L’ensemble est concis, bref et alerte. Le premier numéro se focalise sur les élections de 2012 avec les présidentielles et, pour la première fois, l’élection de 11 députés représentant les Français de l’étranger.
L’objectif poursuivi par notre consul général, Edouard Braine, est de compléter l’information disponible sur le site internet du consulat, en s’adressant directement aux Français expatriés sur des sujets pratiques et quotidiens comme vous le constaterez.
Le numéro 1 a été transmis par email ce vendredi 28 janvier 2011. Si vous ne l’avez pas reçu, c’est que votre adresse email n’est pas renseignée auprès du registre ou que vous n’êtes pas inscrit.
Figurez-vous bien sur les listes électorales ?
Pour s’inscrire au registre du consulat suivez ce lien.
Félicitations au consul général et à son équipe pour la création de cette infolettre et longue vie à ce nouveau support.
Je viens de recevoir un email d’une compatriote en Angleterre qui m’a laissé pantois.
Avant de s’expatrier, mon interlocutrice a consommé du Mediator, plus de trois mois entre 2006 et 2009, ce qui lui vaut d’être classée sujet à risque de troubles cardio-vasculaires par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Cet institut lui recommande de consulter rapidement un médecin, considérant que les coûts des examens et des soins seront intégralement pris en charge par l’Assurance maladie, selon l’engagement de Xavier Bertrand, ministre de la Santé, fin décembre.
De plus, un numéro vert (0 800 880 700), gratuit, a été mis en place pour orienter les personnes inquiètes sur leur état de santé. Notre compatriote a donc téléphoné pour s’entendre dire : “il n’est pas possible de répondre au cas de ceux qui vivent a l’étranger”. Déconcertée, elle me demande ce qu’elle doit faire…
J’ai immédiatement multiplié les contacts auprès du consulat, du ministère des Affaires étrangères et du Parlement afin que l’égalité de traitement soit respectée entre tous nos citoyens.
Je ne manquerai pas de vous tenir au courant des réponses obtenues.
Je rappelle que le Mediator, en service depuis 33 ans, était à l’origine destiné aux diabétiques en surpoids mais il a été souvent détourné en coupe-faim. Suspecté d’avoir causé le décès d’au moins 500 personnes, ce médicament a été retiré du marché en novembre 2009. Il faut savoir que le risque de complications, notamment sur les valves cardiaques, perdure jusqu’à deux ans après l’arrêt du traitement.
“Pour l’avenir, je vais proposer que, lorsqu’un médicament est retiré du marché dans un pays dans le monde, que ce soit à la demande du laboratoire ou des agences sanitaires, tous les autres pays en soient systématiquement informés”, a déclaré Xavier Bertrand, dans les colonnes du Figaro.
Qu’on se le dise : il n’est nullement obligatoire d’être un parent d’élève du lycée Charles de Gaulle pour se joindre au diner de gala, de haute réputation, qui se tiendra le vendredi 1er avril prochain au Park Lane Hotel, Piccadilly .
Ce diner, comme chaque année, lance la campagne de Fundraising de l’APL, l’association des parents d’élèves du lycée français de Londres, dans le but d’appeler à la générosité des particuliers et des entrepreneurs pour améliorer les conditions de scolarité de 3900 élèves étudiant sur l’ensemble des sites de South Kensington, André Malraux, Marie d’Orliac et Wix.
Florence Quattrocchi, présidente du Comité APL, a annoncé qu’une large mobilisation avait permis de récolter plus de £150 000 l’an dernier, qui ont notamment servi à l’achat d’équipements sportifs, la création des nouvelles salles d’art et de musique, la rénovation des salles de physique-chimie, l’aménagement du foyer des élèves, la rénovation de l’infirmerie… De plus, cette campagne alimente un fonds de solidarité.
Vous pouvez également offrir des lots de valeur pour les ventes aux enchères ou la tombola qui contribue beaucoup au cachet de la soirée de gala.
L’argent collecté est juridiquement drainé vers deux associations caritatives (deux “charities”) qui soutiennent le lycée :
– Friends of the Lycée permet de financer divers équipements, de rénover les locaux, de participer à des bourses et de contribuer à des projets éducatifs. En 2010, votre générosité a permis de récolter plus de £100.000.
– APL Welfare Fund contribue aux frais de scolarité, de cantines, de livres ou encore de voyages scolaires des enfants dont les familles traversent des difficultés financières. En 2010, £95.000 ont été affectés à une cinquantaine d’élèves.
Lorsque j’évoque de telles performances financières, tous mes interlocuteurs en ont le souffle coupé. Il faut reconnaître que l’implication et la dynamique générée par les parents d’élèves de Charles de Gaulle est sans égale dans tout le réseau scolaire français à l’étranger. Le conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement du français à l’étranger), où je siège, en sait quelque chose puisqu’il doit approuver les dons supérieurs à 30.000 €. L’APL a récemment remis 97.000₤ à l’AEFE pour lui permettre d’améliorer les conditions de scolarité du lycée. Et le seul don qui dépassait 30.000€ en 2010 était celui de l’APL (lire : “L’APL, championne des dons auprès de l’AEFE” du 23 décembre 2010).
Comme les années précédentes, j’espère que nous serons nombreux au diner de l’APL où l’on ne s’ennuie jamais !
Pour toute information (dons, réservation de table, contact…), merci de télécharger la brochure APL Appeal 2011 (pdf)
Xavier Darcos, président du nouvel Institut français, lors de son intervention à l'AFE.
Xavier Darcos, ambassadeur, chargé de mission pour l’action culturelle extérieure de la France, vient de prendre, à ce titre, la direction de l’Institut français, dont le siège est à Paris. Cette nouvelle agence diplomatique remplace Culturesfrance depuis le 1er janvier 2011 en reprenant la même mission qui est de promouvoir la culture française dans le monde. Un récent décret n° 2010-1695, publié dans le JO du 31 décembre 2010, nous détaille son mode de fonctionnement.
Doté d’un budget de 20 millions d’euros, l’Institut français est d’un établissement public industriel et commercial (EPIC), placé sous la tutelle du ministre des Affaires étrangères. Ainsi, ce ministre réunira, au moins une fois par an, le conseil d’orientation stratégique qu’il préside pour élaborer sa stratégie de rayonnement de la culture et de la langue françaises à l’étranger. Deux conseillers élus à l’Assemblée des Français de l’étranger siègeront à ce conseil.
En septembre dernier, lors de son audition auprès de l’Assemblée des Français de l’étranger, Xavier Darcos avait évoqué les grandes orientations de l’Institut et annoncé la nomination de Laurence Auer, bien connue des Français de Londres, au poste de secrétaire général. Laurence sera donc le numéro 3 de l’organisation, après son président et sa directrice générale, Sylviane Tarsot-Gillery. Je lui présente tous mes vœux de réussite.
L’Institut français a été créé, par la loi du 27 juillet 2010, avec l’idée de chapeauter tout le réseau culturel français à l’étranger, pour mieux concourir à la politique culturelle extérieure de la France. Une idée ambitieuse et prudente. Ambitieuse, car il faudra animer et gérer un réseau recouvrant 143 instituts et centres culturels français, en participant “à la programmation et au suivi de ses activités, à la gestion de ses ressources humaines, financières et immobilières”, précise le décret.
Xavier Darcos et Oliver Cadic évoquant les orientations du nouvel Institut français qui remplace Culturesfrance depuis le 1er janvier 2011
Une idée prudente aussi, puisque les trois prochaines années, “le gouvernement conduit une expérimentation du rattachement à l’Institut français du réseau culturel de la France à l’étranger”, nous dit la loi. Comprenez qu’on va d’abord essayer si cela marche auprès de treize établissements (*) du réseau choisis pour “constituer un échantillon représentatif de la diversité des postes en termes d’effectifs, de moyens et d’implantation géographique.”
Des rapports réguliers seront transmis au Parlement, dont le prochain en mars 2011, avant d’entériner le rattachement ou non du réseau à l’Institut dans trois ans.
Je me félicite que nous soyons aux avant-postes de cette réforme qui me parait relever d’une démarche pragmatique et responsable.
Lire le décret n° 2010-1695 du 30 décembre 2010 relatif à l’organisation et au fonctionnement de l’Institut français.
Lire la loi n° 2010-873 du 27 juillet 2010 relatif à la création de l’Institut français.
La visite du Premier ministre à Londres, jeudi dernier, m’incite à vous raconter cette anecdote professionnelle qui fonde mon estime à l’égard de François Fillon depuis bientôt dix-sept ans.
À vingt ans, je décidais de créer ma société Info Elec pour exploiter les avantages de l’informatique encore naissante en 1982 au bénéfice de l’industrie électronique.
Ma société travaillait pour les plus grands programmes de la nation, civils ou militaires. Elle bénéficiait d’un agrément Recherche, ce qui permettait à mes clients de profiter du crédit-d’impôt recherche.
En 1993, pour obtenir le renouvellement de l’agrément Recherche, nous avions rempli, non sans fierté, un dossier faisant état de l’aboutissement de nos travaux, notamment un procédé permettant de réduire le coût de l’électronique des commandes de vol du Rafale. Le renouvellement de l’agrément nous fut refusé… parce que nous n’avions pas fait assez état de nos recherches n’ayant pas abouti. Une preuve manifeste aux yeux des fonctionnaires que nous n’avions pas vraiment cherché !
Le motif nous apparut si incongru et si injuste qu’il alimenta toutes les conversations au sein de notre entreprise.
Un de nos ingénieurs commerciaux, Thierry, s’en était ému auprès de l’un de ses anciens professeurs. Le hasard fit bien les choses. Ce professeur avait une amie et collègue qui était la mère du nouveau ministre de la Recherche, un certain… François Fillon. Elle demanda une copie du dossier qu’elle soumis à son fils à la faveur d’un déjeuner dominical.
Plus tard, le professeur nous invita à représenter notre demande de renouvellement directement au ministère et l’agrément nous parvint en retour.
Le souvenir reste vif d’une période très oppressante, d’autant qu’il fallait faire face à un contrôle fiscal au même moment. L’inspectrice des impôts nous avait ouvertement déclaré que son objectif était de remettre en cause toutes les déductions fiscales au titre de notre activité Recherche. Sans le renouvellement de l’agrément, l’Administration aurait pu aisément contester des dégrèvements réalisés par les clients d’Info Elec et l’entreprise aurait clairement été en péril…
Quelques mois plus tard, notre ingénieur se rendit à une inauguration à laquelle participait François Fillon. Il eut l’opportunité de croiser le ministre de la Recherche et de le remercier au nom d’Info Elec. François Fillon lui répondit : “Info Elec ? Ah oui, les chercheurs qui trouvent !” Cette répartie du ministre a marqué nos esprits.
Cette anecdote a été relatée dans le livre de Thierry Desjardins, “Foutez-leur la paix !”, ainsi que dans un article qui fit la une du Figaro : “Pourquoi les entrepreneurs s’exilent ?” du 19 février 2000. S’inspirant d’une célèbre phrase de De Gaulle (*), François Fillon aurait rappelé l’incident à ses collaborateurs en précisant qu’il préférait “ceux qui trouvent à ceux qui cherchent.”
(*) “Des chercheurs qui cherchent, on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent, on en cherche.” Charles de Gaulle