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HEBDOLETTRE n°107 – ÉDITO : Candidature française aux Olympiades des métiers 2023 – ENQUÊTE : exprimez-vous sur l’avenir de l’Enseignement français à l’étranger – Emmanuel Macron veut que les FRANÇAIS de l’ÉTRANGER participent pleinement à « un nouveau rayonnement de la France » – Airbus à l’heure du BREXIT – Le CENTRE DE CRISE et de soutien a célébré ses 10 ans – Visite d’État au DANEMARK avec le Pdt de la République : Copenhague (28 au 29 août 2018) – En circonscription en GRÈCE : Rhodes (13 au 18 août 2018).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°107 – 18 sept 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°107

« Nous serons la vitrine de cette excellence des métiers et de l’engagement que portent les jeunes au quotidien ». Cette ambition affichée par le président Emmanuel Macron, lors de la conférence des Ambassadeurs, pourrait paraitre bien sibylline à celui qui n’a jamais entendu parler des « Olympiades des métiers » ou WorldSkills Competition (WSC) dans son appellation internationale.

La WSC a lieu tous les deux ans et rassemble les meilleurs jeunes (< 23 ans) issus de près de 80 pays pour s’affronter dans 50 catégories de métiers artisanaux, industriels et numériques.

La France est candidate à l’organisation des WorldSkills 2023. C’est en Russie que l’été prochain, le 20 août précisément, 79 pays voteront pour choisir le pays hôte. J’espère bien qu’il échoira au nôtre de devenir, quatre jours durant, cette « vitrine de l’excellence des métiers », dont a parlé le Président de la République. Visuel HL101

C’est donc avec joie que j’ai accepté d’endosser le rôle d’ambassadeur WSC2023 que m’a proposé Michel Guisembert, président de WorldSkills France. Cet événement est plus qu’une compétition, selon lui, c’est un enjeu politique, économique et social.

Notre pays sait former les plus grands talents. Je m’en suis rendu compte aux Worldskills 2017, à Abu Dhabi, où notre formidable « Équipe de France des métiers » a remporté 12 médailles, dont 5 d’or. Nous avons mis à l’honneur nos champions avec Élisabeth Lamure, présidente de la Délégation sénatoriale aux entreprises, lors de la 3ème Journée des entreprises au Sénat, en mars dernier.

Notre excellence est ce qui s’exporte le mieux. Les Français de l’étranger sont bien placés pour le savoir. Emmanuel Macron a vu juste en mobilisant nos ambassadeurs pour appuyer cette candidature.

Je souhaite à chacun d’entre vous une rentrée vivifiante et conquérante. Découvrir l’HebdoLettre n°107


 

Emmanuel Macron veut que les Français de l’étranger participent pleinement à « un nouveau rayonnement de la France »

« Nos communautés françaises à l’étranger sont une richesse, une force. Nos réformes doivent leur être expliquées et elles doivent aussi être portées par elles (…) Les Françaises et les Français de l’étranger doivent participer pleinement de ce nouveau rayonnement de la France. »

29 aout, j’étais invité à l’Élysée pour assister au discours du président Emmanuel Macron en ouverture de la Conférence des Ambassadeurs et Ambassadrices.

Le thème de cette 26ème édition était « Alliances, valeurs et intérêts dans le monde d’aujourd’hui ».

Le Président a débuté son discours en mettant en avant l’importance des Français de l’étranger : « un atout pour la France ».

Dans la foulée, il a promis, dès cet automne, une réforme de l’enseignement français à l’étranger fondée sur une « réflexion en profondeur ». Nous savons que la députée Samantha Cazebonne a reçu la responsabilité de préparer un rapport sur le sujet.

Par ailleurs, Emmanuel Macron a prévu d’aller « au bout des simplifications attendues par nos concitoyens, en termes de démarches administratives et de vote en ligne ».

J’ai également pris acte que « La France sera candidate pour accueillir les Olympiades des métiers en 2023. » Je m’en réjouis car les responsables du comité d’organisation m’ont demandé d’être l’ambassadeur de cette candidature dans mes déplacements internationaux.

Cet événement planétaire (77 pays représentés aux derniers Worldskills à Abu Dhabi) permettra de valoriser le savoir-faire de nos filières professionnelles à travers nos jeunes talents (moins de 23 ans). Le président a incité le corps diplomatique à porter cette belle initiative.

Lire le discours d’Emmanuel Macron – Conférence des ambassadeurs et des ambassadrices – (Paris, 27/08/2018)

Visite d’État au Danemark – Copenhague (28-29 août 2018)

J’adresse toute ma gratitude au Président de la République, Emmanuel Macron, pour m’avoir invité à l’accompagner durant toutes les étapes de son voyage d’État au Danemark. La première visite d’un président français dans ce pays depuis 1982.

Ce fut un honneur d’avoir été présenté à S.M. Magrethe II, reine du Danemark, entourée de la famille royale. + d’images

Un déplacement mémorable.

Cérémonies officielles

Citadelle

A la Citadelle (Kastellet), le Président de la République et Mme Macron ont été accueillis par LL.AA.RR. Frederik et Mary de Danemark.

Emmanuel Macron a entamé sa visite d’État par un dépôt de gerbe au monument aux morts des opérations extérieures danoises depuis 1948.

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Château de Christiansborg

Dîner d’État offert par S.M. la Reine Margrethe II en l’honneur du Président de la République et de son épouse.

La cérémonie de présentation des convives permet à chaque invité de saluer la Reine, la famille royale et les officiels.

Le château de Christiansborg était l’écrin idéal pour cette soirée solennelle et marquante. + d’images

Théâtre Royal

Réception de retour offerte par notre Président de la République en l’honneur de S.M. Magrethe II, reine de Danemark.

L’occasion pour le Président de la République d’adresser un hommage appuyé à notre ambassadeur François Zimeray, en poste pendant cinq ans à Copenhague.

Une véritable ovation lui a fait écho. + d’images

Ministre de l’Enfance et des Affaires sociales

Au Théâtre Royal, j’ai eu le plaisir retrouver Mai Mercado, ministre de l’Enfance et des Affaires sociales, lors de la réception offerte par notre Président en l’honneur de la reine du Danemark.

J’ai eu le privilège d’échanger avec Mai Mercado durant le diner d’État, la veille au château de Christiansborg, puisqu’elle était ma voisine de table.
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Politique

Parlement

Le Folketing, Parlement danois, a arboré le drapeau tricolore pour la venue du président Emmanuel Macron qui s’est entretenu avec les chefs des partis, dans les bureaux de Pia Kjaersgaard, présidente du Parlement.

Lors de ses discours, Emmanuel Macron a aimé rappeler que certaines réformes qu’il souhaite engager ont été mises en pratique, depuis longtemps, au Danemark…

Notre rencontre avec le groupe parlementaire d’amitié France-Danemark a donné lieu à de fructueux échanges sur le futur de l’Europe et les défis auxquels nos deux pays sont confrontés. + d’images

Consultation citoyenne

Accompagné par Lars Løkke Rasmussen, Premier ministre du Danemark, notre chef de l’Etat a participé à des « Consultations citoyennes » auprès du public danois, en partenariat avec l’Université de Copenhague.

Le débat avec les étudiants a été modéré par Lykke Friis, vice-doyenne de l’Université de Copenhague.

En diverses occasions, Emmanuel Macron a rappelé les valeurs qui fondent l’Union européennes et cherché à partager une vision propre à créer un nouvel élan. Il a reçu à chaque fois un accueil enthousiaste. + d’images

Relations commerciales

Conférence économique

La conférence économique, au siège de Dansk Industrie, a été clôturée par le président Macron.

Avec 450 entreprises danoises implantées en France qui emploient 55.000 salariés, le Danemark est un pays qui compte pour notre économie.

Les chefs d’entreprises européennes ont participé à une table ronde pour signifier que l’Europe devait constituer une force et donc devenir plus imbriquée, notamment en unifiant son marché du numérique ou de l’énergie.

Le Président Macron a rappelé les réformes engagées depuis un an en France visaient à flexibiliser le marché du travail et favoriser l’innovation. Des réformes inspirées par le modèle danois. + d’images

Culture

Musée

Après la conférence économique, notre délégation française s’est rendue au musée Ny Carlsberg Glyptotek pour une rencontre avec des figures de la culture danoise.

Originellement, c’est le fils du fondateur de la brasserie Carlsberg qui a offert ses collections et laissé son nom au musée.

On peut y découvrir les tableaux des plus grands noms de la peinture française impressionniste et post-impressionniste, comme des antiquités égyptiennes, grecques et romaines.

La précédente visite d’un chef d’État français dans ce musée remontait à 1906… + d’images

Communauté française

Acteurs français

Au Théâtre Royal, Emmanuel Macron a fait une allocution pour remercier ses hôtes, en présence de nos compatriotes vivant au Danemark.

Parmi ceux-ci, j’ai été heureux de retrouver Marie-José Caron, conseillère AFE pour l’Europe du Nord et Pascal Badache, VP du conseil consulaire pour le Danemark. Marie-José m’a présenté divers acteurs de la communauté française de Copenhague. J’ai ainsi eu le plaisir de faire la connaissance d’Anaïs Lora, designer urbain, et de Dominic Bouche, professeur et spécialiste du Danemark.

Le Danemark est le pays où les gens sont les plus heureux, selon une étude internationale. Voilà un bel objectif pour la France ! + d’images

En circonscription en Grèce – Rhodes (13-18 août 2018)

Pour mon second déplacement en Grèce depuis le début de mon mandat (CR Athènes – mai 2017), je me suis rendu sur l’île de Rhodes dans le Dodécanèse.

La région Égée du sud sera la capitale gastronomique de l’Europe en 2019. Une belle occasion de faire partager ses produits d’appellation contrôlée. Préalablement, la région exposera pour la seconde fois au salon de l’alimentation SIAL à Villepinte, en octobre prochain.

A cette occasion, j’ai invité les exposants à se rendre au Sénat, ainsi que Aliki Moschis-Gauguet, consule honoraire, afin de promouvoir les échanges entre leur région et notre pays.

Autorités locales

Mairie de Rhodes

Entretien avec Fotis Chatzidiakos, maire de Rhodes, en compagnie d’Aliki Moschis-Gauguet, consule honoraire.

Le tourisme florissant de Rhodes a permis à la ville de ne pas ressentir la crise des huit dernières années aussi intensément que le reste du pays. Du reste, j’ai été frappé par la maitrise de l’anglais du personnel des hôtels et des taxis. Le maire m’a expliqué que des cours intensifs de langues étrangères étaient offerts aux habitants, pendant quatre mois d’hiver, grâce à une structure financée par la Région et la mairie.

Fotis Chatzidiakossouhaite que les entreprises françaises soient davantage présentes pour répondre aux appels d’offre de la municipalité : construction et gestion de parkings ou marinas, système d’incinération des déchets et de multiples projets de développement. + d’images

Conseil régional Égée du Sud

Accueilli par Filimonas Zannetidis, responsable Gastronomie et du secteur Primeur au conseil régional, en compagnie de Sotrillis Thomas, vice-gouverneur et de Heidi Lazani, directrice du cabinet du gouverneur, George Hatzimarkos.

Nous avons évoqué les défis auxquels la région Égée du sud qui comprend le Dodécanèse était confrontée avec un territoire éclaté en 49 îles !

La région sera capitale gastronomique de l’Europe en 2019. + d’images

Europe

Au cours de mes rencontres avec des interlocuteurs les plus divers, nous nous sommes mutuellement réjouis de la sortie de la Grèce du mémorandum, suite à la crise de la dette publique.

Si on compte les îles, la Grèce dispose de la ligne côtière la plus étendue d’Europe. Son message à l’Union européenne est que les îles sont chères à gérer. Les Grecs font preuve de solidarité avec l’Europe, en participent à la protection des frontières de l’UE. En 2016, l’île de Rhodes a accueilli 32.000 migrants. Personne n’en a parlé.

Chacun est convaincu que seule une approche collective permettra à l’Europe de répondre à ses défis.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Réunion à la Chambre de commerce du Dodecanese avec Ioannis Pappou, président ; Nikolaos Papastamatiou, 1er vice-pdt ; Fedra Spanou, secrétaire générale ; Andonis Cambourakis, pdt de l’association des hôteliers de Rhodes.

La Chambre représente les 25.000 entreprises établies dans le Dodécanèse qui vivent directement ou indirectement du tourisme. A l’origine, ce sont les Français et les francophones qui ont été les premiers touristes sur l’île.

Il y a désormais 600 hôtels à Rhodes, sans compter les Bed & Breakfast ou les chambres louées sur internet. On estime le nombre de lits disponibles à 170.000. Mais désormais, les touristes français ne pointent plus qu’en 5ème position derrière les Allemands, les Anglais, les Scandinaves et les Russes.

Signe des temps, j’ai remarqué qu’il n’y avait plus aucun écriteau rédigé en français dans les ascenseurs des hôtels, au profit de l’anglais, l’allemand et le russe… + d’images

L’Éternel

Matthias Verdier et Alexandre Ronné ont ouvert, en juin 2018, un piano-bar baptisé l’Éternel disposant d’une terrasse d’où l’on peut contempler les toits de la vieille ville et le port qui abritait le fameux Colosse.

Ces deux entrepreneurs participent au rayonnement de la France en proposant des produits de nos terroirs : vins, fromages et charcuterie. Ils sont aussi des artistes, car ils interprètent chaque soir un répertoire musical varié.  Je leur adresse tous mes vœux de réussite. + d’images

Communauté française

Consule honoraire

Accueilli par Aliki Moschis-Gauguet, consule honoraire depuis 2006 pour le Dodécanèse et l’Égée du sud, j’ai découvert l’Auberge de France, ce lieu historique construit en 1492 dans la rue des Chevaliers. Après l’avoir rachetée aux Turcs en 1912, l’ambassadeur de France Maurice Bompard en fit don à la France. C’est donc dans le seul bâtiment restant de l’époque franque que la consule honoraire a choisi d’installer son bureau !

Comme tous les consuls honoraires, Aliki exerce ses responsabilités bénévolement auprès de 420 résidents permanents et 200.000 touristes français de passage chaque année pour faciliter leur séjour, les informer sur l’histoire de l’ile et, le cas échéant, les secourir.

Aliki Moschis-Gauguet a été élue par le Parlement européen en 2004 « Femme de l’Europe » pour sa contribution à la promotion du dialogue entre les différentes cultures de la Méditerranée. Elle est aussi Chevalier dans l’Ordre National du Mérite (2009). + d’images

Airbus à l’heure du Brexit

Alors que le Japonais Panasonic vient d’annoncer le transfert de son siège européen du Royaume-Uni vers les Pays-Bas, toutes les entreprises internationales installées outre-Manche s’interrogent sur la conduite à tenir face à un Brexit qui paraît désormais inéluctable.

Le constructeur aéronautique européen Airbus n’échappe pas à cette règle.

J’ai eu le plaisir de recevoir ses responsables, le 26 juillet au Sénat (à l’image:) Philippe Coq, secrétaire permanent des Affaires publiques, Annick Perrimond-du-Breuil, directeur des relations avec le Parlement et Bruno du Pradel, VP des Affaires publiques.

Notre entretien a porté sur l’impact du Brexit pour Airbus. Depuis quelques jours, la presse se faisait l’écho de « graves perturbations » prévisibles pour le groupe si le Royaume-Uni devait sortir brutalement de l’Union européenne (no deal). Les dirigeants m’ont confirmé que, dans tous les cas de figure, le Brexit obligera Airbus à repenser sa stratégie au Royaume-Uni et que, dès à présent, tout nouvel investissement sur place est examiné de manière très attentive.

Airbus compte 14.000 salariés outre-Manche, où il fabrique les ailes de ses avions. Un dicton britannique dit que « sans le Royaume-Uni, Airbus s’appellerait Bus ».

Fabriquer des ailes, c’est assembler une pluie de pièces détachées qui viennent du continent et c’est aussi un va-et-vient de salariés de l’ordre de 80.000 traversées de frontière par an. Demain, tout pourrait devenir un festival de surcoûts et de casse-têtes douaniers, réglementaires ou sociaux (que vont devenir les 1900 expatriés ?).

Pour résoudre ce type de problème dans l’industrie, il ne suffit pas de démonter une usine pour la remonter ailleurs, car il faut le temps de recréer tout un écosystème alentour.

J’ai été rassuré par les propos de Philippe Coq et Bruno du Pradel. Les industriels n’ont pas le choix. Ils prendront toutes les dispositions pour préserver leurs intérêts, même si c’est à regret. Un message clair pour les autorités britanniques.