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Cybersécurité – Ma question à Jean-Yves Le Drian – 2 Vidéos (1m et 45s)

Quelle est la position de la France face aux risques présentés par les équipements réseau du chinois Huawei dans le cadre du développement de la 5G ?

C’était ma question à Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, lors de son audition devant la commission des Affaires étrangères, le 23 janvier 2019.

QUESTION

RÉPONSE de Jean-Yves Le Drian

PPL Élections à l’étranger : mon intervention salue les élus consulaires (vidéo 5m)

Le 22 janvier, je suis intervenu au nom du groupe UC sur une proposition de loi visant à améliorer notre régime électoral à l’étranger (*).

L’occasion de rendre un vif hommage à l’action des conseillers consulaires et membres de l’AFE au service de leurs compatriotes. J’ai ainsi mentionné quelques-unes de leurs actions remarquables dans divers pays. J’ai aussi demandé pardon à tous ceux que je n’ai pas nommés, parce qu’ils sont nombreux qui mériteraient de l’être et, au premier rang, Guy Savery, qui nous a quittés samedi, élu des Français de l’étranger depuis 37 ans. Un grand monsieur.

Ce texte, adopté par le Sénat par 327 voix pour et 17 contre, vise à sécuriser les procédures électorales en vue des prochaines élections des Français de l’étranger de 2020.

Quelques jours auparavant, la commission des Lois du Sénat et le gouvernement avaient donné un avis favorable à l’amendement que j’ai déposé concernant la procédure électorale.

(*) Proposition de loi tendant à améliorer le régime électoral des instances représentatives des Français établis hors de France et les conditions d’exercice des mandats électoraux de leurs membres, présentée par mon collègue Christophe-André Frassa.

Mes 3 cyber-priorités pour 2019

Petit-déjeuner en mode « dialogue libre », organisé par le Cybercercle qui réunit les entreprises soucieuses de partager leur expérience dans le domaine de la cybersécurité.

Sa présidente, Bénédicte Pilliet, avait invité quatre autres parlementaires : Eric Bothorel, député des Côtes d’Armor, Cyrille Isaac-Sibille, député du Rhône, Guillaume Gouffier-Cha, député du Val-de-Marne et Sereine Mauborgne, députée du Var.

Ce fut, l’opportunité d’exposer mes trois cyber-priorités pour 2019.

Ressources Humaines : La première est de contribuer à renforcer les filières de formation en matière de cybersécurité : la pénurie de ressources humaines qualifiées est préoccupante. Il faut relier nos établissements scolaires et nos instituts de formation aux besoins du marché. Pour stimuler les vocations, la France devrait même disposer d’un « champion de la cybersécurité ». J’ai donc proposé la mise en place d’un club de réflexion autour des métiers de la cybersécurité, afin notamment de faire émerger une équipe de France de la cybersécurité propre à concourir lors des Olympiades des Métiers (WorldSkills).

Organisation : Ma deuxième priorité vise à rendre notre cadre législatif plus souple, afin que nos administrations gagnent en agilité face à la multiplication des cyber-menaces. La lutte contre la cybercriminalité ne doit pas se départir du respect des libertés fondamentales, mais elle ne doit pas non plus proliférer du fait des pesanteurs administratives.

Budget dédié : Enfin, dernier point, j’aimerais la mise en œuvre du principe de précaution suivant : pour tout investissement en matière de logiciel, nos administrations doivent lier une somme équivalente à 5% de l’investissement pour l’affecter à la cyber-protection. Un principe qui me tient d’autant plus à cœur que je suis rapporteur des crédits du programme 129  » Coordination du travail gouvernemental  » (gestion de crises, cyberdéfense, renseignement) dans le projet de loi de finances.

Je me suis fait l’écho de nombreux participants pour dire, en conclusion, que la cybersécurité devait devenir l’affaire de tous. Un travail de sensibilisation est plus que jamais nécessaire pour protéger nos démocraties et nos valeurs contre des agresseurs extérieurs.

La démarche initiée par l’ANSSI à travers un dispositif national de prévention et d’assistance aux victimes d’actes de malveillance (www.cybermalveillance.gouv.fr)

Pour être plus réactifs, Israël a lancé un numéro unique d’appel pour toute personne ou entreprise affectée par un problème cyber. Cela doit nous inspirer.

En circonscription à Djibouti (05-08 janv. 2019)

Mon programme de travail à Djibouti s’est étalé sur 4 jours incluant 22 rendez-vous. Je suis reconnaissant à Christophe Guilhou (à l’image), ambassadeur de France auprès de la République de Djibouti, pour son implication et sa présence à mes côtés.

Il est le garant des enjeux de la diplomatie française dans la corne de l’Afrique où la coopération française en matière de sécurité et de lutte contre le terrorisme est fondamentale.

Je n’ai pas manqué de rencontrer nos Forces Françaises stationnées à Djibouti (FFDj) et souligner l’importance de leur rôle dans le contexte géopolitique actuel.

Au-delà de la présence de notre force de projection, la coopération française comprend aussi modernisation de l’outil de défense des forces armées djiboutiennes, notamment par le biais de dons d’équipements et de matériels militaires.

Ma visite à Djibouti a été facilitée et optimisée par le travail de préparation des conseillers consulaires Vincent Sadeque  et Bruno Dell’Aquila (à l’image) qui m’ont accompagné dans mes visites et offert leurs éclairages.

Défense

Forces françaises stationnées à Djibouti (FFDj)

Djibouti accueille le contingent français numériquement le plus important hors de nos frontières, soit près de 1500 militaires. À l’invitation du général Eric Gernez qui commande l’ensemble de nos forces, j’ai pu échanger avec les officiers présents lors d’un déjeuner à la résidence du COMFOR (Commandement des Forces françaises stationnées à Djibouti).

La journée s’est poursuivie par une présentation du 5ème RIAOM, dernier régiment interarmes de l’armée de terre française, avant de me rendre sur la base aérienne 188 Djibouti. Ce fut l’occasion de m’assoir aux commandes de l’un des quatre mirages 2000-5F et de rencontrer l’équipe chargée des secours en mer.

Ce tour exceptionnel s’est achevé par la visite du centre médico-chirurgical interarmées qui a ouvert ses portes le 1er juillet 2016. + d’images

Politique

Ministre de l’Enseignement Supérieur

Réunion avec Dr. Nabil Mohamed Ahmed, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, en présence de notre ambassadeur Christophe Guilhou.

Lors ma visite de l’Université de Djibouti et du CERD, j’ai été séduit par la qualité des infrastructures et l’ambition des programmes d’enseignement et de recherche initiés à Djibouti.

Mes discussions avec le ministre ont porté sur l’amélioration de l’accueil des étudiants djiboutiens en France, au renforcement de la coopération avec les universités françaises, ainsi que la francophonie comme espace d’expression et d’échanges. + d’images

Ministère des Affaires étrangères

Rencontre avec le secrétaire général des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Mohamed Ali Hassan, avec qui nous avons beaucoup parlé de la Chine.

En effet, la Chine a jeté son dévolu sur Djibouti et accentue inexorablement son emprise. Radio Chine international a été substituée à RFI pour émettre en français vers Djibouti. Par ailleurs, la Chine a fait cadeau d’un dispositif de 600 caméras, associé à un système de reconnaissance faciale, qui sera positionné auprès des forces de sécurité. Etonnante démarche quand on sait que le taux de résolution des crimes et délits est déjà de 97%…

Président de l’AN – VIDÉO (RTD2 TV)

Entretien privilégié avec Mohamed Ali Houmed, président de l’Assemblée nationale, en présence de Dileita Mohamed Dileita, ancien premier ministre, président du groupe interparlementaire d’amitié Djibouti-France et de Christophe Guilhou, ambassadeur de France à Djibouti.

Le président m’a annoncé son souhait d’organiser une visite en France à court terme. Il sera le bienvenu. LIEN vidéo.

Assemblée nationale

Je suis reconnaissant à Dileita Mohamed Dileita, ancien Premier ministre et président du groupe interparlementaire d’amitié Djibouti-France, pour m’avoir permis de découvrir les installations de l’Assemblée Nationale, puis de déjeuner avec six parlementaires membres du groupe d’amitié, dans le prolongement de notre rencontre avec le président de l’Assemblée nationale.

Entretien cordial qui nous a conduits à parler de l’organisation des débats parlementaires, de l’actualité politique et des enjeux économiques. J’ai exprimé toutes les difficultés rencontrées par nos entreprises, depuis quelques temps, pour remporter des marchés localement. + d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

En présence de notre ambassadeur, discussion des plus intéressantes avec le président de la chambre de commerce de Djibouti, Youssouf Moussa Dawaleh et les membres de son bureau : Magda Remon Coubeche, 1ère vice-présidente, André Massida, 3ème vice-président et Charmarke Adbourahman Ahmed, trésorier.

Les échanges ont porté sur divers sujets, comme l’apport de la France à travers l’Agence française de développement au profit du secteur privé, ainsi que l’amplification des relations d’affaires entre nos deux pays. La chambre travaille assidument sur les voies et les moyens de promouvoir la coopération économique.

Lire l’article « Le président de la CCD reçoit la visite d’un sénateur français » paru dans La Nation (Djibouti) du 09 janv. 2019

 

CCE & Groupe d’affaires 

Double rencontre avec les entrepreneurs français pour évaluer l’environnement des affaires à Djibouti, toujours accompagné par Christophe Guilhou :

Une réunion avec nos conseillers du commerce extérieur suivie d’un déjeuner avec le club d’affaires présidé par Mme Kadra Abdi.

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Entreprises françaises

Groupe Coubeche –  Avec Magda Rémon Coubeche, CEO du groupe Coubeche qui emploie 800 personnes à Djibouti, ce qui en fait le premier employeur privé du pays ! Il s’agit d’un acteur majeur dans la production des boissons (Coca-Cola…) et la distribution des produits alimentaires (Casino). + d’images

Rubis – Le directeur général de Rubis, Olivier Gasbarian, est à la tête d’une véritable success story à l’international. Rubis Énergie Djibouti a repris, en octobre 2015, les activités du groupe Total de distribution de carburants et de lubrifiants dans le pays, ainsi que le réseau de stations-service. + d’images

Café de la Gare – Incontournable, le café de la Gare, tenu par Mouna Musong et son époux Christian, est l’une des grandes adresses gastronomiques de la ville. Mouna tient ce restaurant français de ses grands-parents, à l’origine de l’aventure à la fin du 19ème siècle. La patronne compte bien transmettre la maison à sa fille, Sabat, personnifiant la 4ème génération !

Communauté française

Consulat

Visite du consulat et rencontre de l’équipe dirigée par le consul, Romuald Rouchon, en compagnie des conseillers consulaires Bruno Del Aquila et Vincent Sadeque.

La circonscription compte 3953 inscrits.

Il m’a été suggéré de considérer s’il était bien opportun d’établir des cartes nationales d’identité dans les consulats en dehors de l’Union européenne.

Réception

Christophe Guilhou, ambassadeur de France auprès de la République de Djibouti, a convié les représentants de la communauté française à une réception à la Résidence pour me permettre d’échanger avec le plus grand nombre de mes compatriotes.

Une belle opportunité de présenter nos vœux, entourés de nos trois conseillers consulaires : Vincent Sadeque, Bruno Dell’Aquila et Jean Meunier, et de rappeler l’engagement d’André Massida, entrepreneur dans la logistique à Djibouti, aux côtés duquel j’ai siégé pendant 8 ans à l’AFE. + d’images

Enseignement

Université de Djibouti

Visite passionnante de la superbe université de Djibouti, en compagnie de Vincent Sadeque, conseiller consulaire.

Présidée par le Dr Djama Mohamed Hassan, l’établissement ambitionne de devenir l’une des meilleures universités du continent, notamment dans certains secteurs clés, tel que le numérique ou la logistique. + d’images

Lycée Kessel & École Dolto

Visite du lycée français Joseph Kessel, en compagnie de Vincent Sadeque, conseiller consulaire et de Francine Meyer, conseillère à l’Action culturelle.

Accueillis par le proviseur Jean-Pierre Pasquiou et ses adjoints, nous avons également rencontré les parents d’élèves qui siègent au conseil d’établissement et au conseil d’administration, ainsi que les représentants des professeurs et des personnels.

Le collège-lycée Kessel est installé dans des préfabriqués qui datent de près de 30 ans, sur un terrain de 3,1 hectares. Un projet immobilier qui sommeillait dans les cartons depuis 2011 semble en voie d’aboutissement. Un concours d’architecture a conduit à sélectionner un projet d’une valeur de 5 millions d’euros. Si tout va bien, les travaux pourraient enfin débuter en octobre.

Pour sa part, l’école primaire François Dolto est proche du centre-ville et dispose de bâtiments en dur de qualité. L’ensemble des deux établissements scolarise 1467 élèves. + d’images

École de la Nativité

Visite de l’école de la Nativité dirigée par Rachid Tamchat en compagnie de Sœur Justine, Vincent Sadeque, conseiller consulaire et Francine Meyer, conseillère à l’Action culturelle.

Il s’agit de la plus ancienne école de Djibouti fondée en 1933. Elle est placée sous la tutelle des sœurs Franciscaines missionnaires de Notre Dame. Cette école catholique, homologuée AEFE, scolarise 1100 élèves de la maternelle à la troisième. Une école dont on met en avant son esprit de famille. + d’images

Culture

Institut français

L’Institut français de Djibouti est dirigé par Louis Estienne. Le centre de langues a été ouvert en 2017 afin de pallier la fermeture de l’Alliance française.

Les ressources sont au rendez-vous, notamment au travers de la médiathèque qui propose 25.426 ouvrages.

Un nouvel espace Campus France a été mis en place en octobre dernier. En effet, la France reste une destination privilégiée pour les Djiboutiens qui souhaitent faire des études universitaires. + d’images

HEBDOLETTRE n°115 – ÉDITO : Un sujet de moins pour le grand débat national… – Hommage : GUY SAVERY nous a quittés – Colloque HYDRO-DIPLOMATIE 2018 : le bassin du Tigre et de l’Euphrate – Question écrite : il est désormais possible aux ÉTUDIANTS FRANÇAIS à l’étranger de venir faire un stage… en France – Question écrite : conséquences fiscales du transfert de capitaux d’un contrat d’épargne retraite dit « Madelin » vers un PERP – En circonscription en ISRAËL : Jérusalem, Bethléem, Ramallah, Cisjordanie / Tel Aviv / Beer Sheva (29 déc. – 03 janv. 2019) + Vœux à la communauté française (Tel Aviv) en vidéo – BREXIT – The Connexion – Olivier Cadic : « I find it natural to speak for Britons »

Lire : l’HEBDOLETTRE n°115 – 21 janv. 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°115

Un sujet de moins pour le grand débat…

Je vous présente, ainsi qu’à vos proches, mes vœux les plus chaleureux pour une nouvelle année vivifiante, solidaire et propice à tous vos projets.

Cette année marque un anniversaire : il y a 350 ans, en 1669, Colbert instituait les « députés de la Nation » dans les pays d’Orient (Inde, Égypte…). Élus chaque année, par et parmi les membres de nos colonies, ils avaient pour mission d’assister le consul et d’exprimer… leurs doléances auprès du Roi.

En 2019, animé du même dessein, Emmanuel Macron appelle tous les Français à débattre, citant expressément ceux de l’étranger. Cette mobilisation générale peut prêter à tous les commentaires, mais le pari ne manque pas d’envergure, puisque « de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées », a-t-il écrit aux Français.

C’est certainement ce qui manque actuellement aux Britanniques : un grand débat national sur le Brexit.

Entre les vicissitudes du Brexit ou les remous du grand débat, la zone de confort de la pensée se situerait entre ironie et perplexité… mais je m’y refuse, car je veux être optimiste. Et dans les deux cas.

Et l’optimisme associé à l’action permet parfois d’obtenir des avancées.

Lors de la campagne qui a conduit à ma réélection comme conseiller consulaire de Londres, le 25 mai 2014, mon programme prévoyait de « lever les obstacles qui empêchent nos enfants en universités britanniques de faire un stage professionnel en France ».

Visuel HL110

Sans être impossible, il était très compliqué pour un étudiant français à l’étranger de décrocher un stage sous convention au sein d’une entreprise en France, pour des raisons administratives hexagonales.

Une forme de discrimination inacceptable et incompatible avec l’idée d’une construction européenne réussie, ai-je souligné dans une question écrite au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, en date du 13 juillet 2017.

Le 20 décembre 2018, le ministère m’a appris que le problème était réglé. Pour lever toute incertitude juridique, un modèle de convention-type traduit en plusieurs langues est disponible sur le site du ministère, associé à un « guide des stages étudiants ».

J’adresse mes félicitations à notre ministre Frédérique Vidal, car voilà un sujet de moins à débattre ! Découvrir l’HebdoLettre n°115

BREXIT – Ma question à la ministre Nathalie Loiseau + sa réponse (Vidéo 4m30)

Au Sénat, le 17 janvier, lors d’un débat sur le retrait britannique de l’Union européenne, j’ai interrogé Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes, en faisant référence aux propos de Gina Miller, présidente de l’association Best for Britain (opposée au Brexit), auditionnée le matin même par notre groupe de suivi Brexit au Sénat.

>> voir la QUESTION & REPONSE  en vidéo (4m30)

J’ai souhaité connaitre la position de notre ministre sur les discussions actuelles des parlementaires britanniques concernant l’établissement d’un nouvel accord potentiel de type norvégien.

Ce fut aussi l’occasion de mentionner le formidable travail des associations the3million, In Limbo Project ou British in Europe qui défendent les citoyens européens installés au Royaume-Uni et les Britanniques résidant dans l’UE.

Auditionnée par le groupe de suivi Brexit du Sénat, Gina Miller veut croire que le Royaume-Uni peut encore rester dans l’UE.

Et pour cause, ses conséquences vont affecter intimement 3 millions d’européens résidant au Royaume-Uni, mais aussi 2 millions de Britanniques installés dans l’Union européenne.

le Brexit représente déjà un coût humain déplorable.

Le pire n’est peut-être pas inéluctable soutient Gina Miller (en vert à l’image) qui est devenue une figure emblématique des partisans du Remain pour avoir imposé un débat au sein du parlement britannique au sujet de la séparation avec l’Union européenne.

Question écrite – Conséquences fiscales du transfert de capitaux d’un contrat d’épargne retraite dit « Madelin » vers un PERP

Le 13 juillet 2017, j’avais interrogé le gouvernement sur les conséquences fiscales d’un transfert de capitaux détenus sur un contrat d’épargne retraite dit « Madelin » vers un plan d’épargne retraite populaire (PERP). Une faculté offerte juridiquement par l’article L. 132-23 du code des assurances et l’ordonnance n° 2006-344 du 23 mars 2006, relative aux retraites professionnelles supplémentaires.

Le ministère de l’Économie et des finances m’a répondu que le transfert était sans conséquence fiscale pour les droits individuels transférés. Ainsi, le transfert vers un PERP ne remet pas en cause le fait que les cotisations versées sur un contrat dit « Madelin » aient bénéficié d’une déduction de l’assiette imposable des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices des professions non commerciales.

De même, me précise-t-on, la fiscalité applicable aux prestations versées lors du départ en retraite est identique sur les contrats PERP et sur les contrats dits « Madelin ». S’agissant des versements ultérieurs, en revanche, les plafonds de déductibilité fiscale des deux produits diffèrent.

Pour en savoir plus, lire ma QUESTION et la RÉPONSE du ministère

En circonscription en Israël (3/3) – Beer Sheva (29 déc.-03 janv. 2019)

Beer-Sheva se rêve en capitale mondiale de la cybersécurité.

Dans le désert, à 90 minutes au sud de Tel Aviv, le gouvernement israélien a décidé de positionner ses infrastructures dédiées à la cybersécurité.

A noter qu’en 2011, Benyamin Nétanyahou a décidé que les enjeux liés à la cybersécurité devaient incomber aux services du Premier ministre.

Cybersécurité

INCD

Le dispositif israélien est assez comparable à celui de la France. Compte tenu de mon engagement sur ces questions au Sénat, il fut passionnant de confronter la vision française avec la doctrine d’Israël qui se veut être une nation leader en matière de cybersécurité. Pour les Israéliens, il est vital de garantir un réseau internet propre, au même titre qu’il faut offrir un réseau d’eau potable.

L’INCD emploie 300 personnes et s’articule en 3 unités : la Tech-Unit (R&D), la Robustness unit (service Qualité) et le CERT (Computer Emergency Response Team). Deux semaines avant notre rencontre, le CERT avait lancé un nouveau service opérationnel destiné à répondre à toutes questions urgentes concernant la cybersécurité.  En cas de problème cyber, les Israéliens peuvent désormais composer le 119, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

J’ai apprécié l’agilité du dispositif israélien et sa philosophie globale. Israël place la sécurité au firmament de ses priorités et n’intègre pas autant de contraintes réglementaires liées au respect de la vie privée que la France. Cela n’empêche pas notre pays d’être doté d’un dispositif légal permettant à l’ANSSI de poser des sondes chez les opérateurs télécoms. Du reste, le législateur israélien pourrait reprendre cette idée… + d’images

Ecosystème 

A l’image de ce que la France entreprend à Rennes autour du Commandement de la cyberdéfense (COMCYBER), Israël a constitué un véritable éco-système autour du domaine de la cybersécurité au sein de la ville de Beer Sheva.

La ville constitue le trait d’union entre l’industrie (70 entreprises sur place), l’université Ben Gourion et les activités gouvernementales cyber. Sous peu, le commandement cyber de l’armée viendra également s’y établir.

J’ai pris la mesure de cette dynamique lors de ma visite chez un capital-risqueur, Jerusalem Venture Partner. L’associé, Gadi Porats, m’a présenté les dispositifs favorisant l’innovation et permis de rencontrer deux start-up, l’une opérant dans la block-chain (Valid Network) et l’autre dans la cybersécurité (Vicarius).

Je me suis ensuite rendu au Telekom Innovation Lab de la Ben-Gurion University, où Oleg Brody, directeur R&D, m’a permis de découvrir toute la latitude offerte aux étudiants pour stimuler leur esprit novateur. A titre d’exemple, un élève a réussi à faire passer une montre connectée pour une imprimante, ce qui lui permettait de récupérer une copie de tous les fichiers imprimés sur un réseau ! + d’images

En circonscription en Israël (2/3) – Tel Aviv (29 déc.-03 janv. 2019)-

Découvrir la « start-up nation » qui s’incarne à Tel Aviv attisait ma curiosité d’entrepreneur, d’autant que l’écosystème israélien ressemble à s’y méprendre à celui de la Silicon Valley.

La capitale économique du pays regroupe les plus importants fonds d’investissement et offre la plus forte densité de jeunes diplômés qui ne rêvent que de changer la donne dans la cybersécurité, l’intelligence artificielle, la blockchain ou bien encore la foodtech ou la healthtech…

Relations économiques

Chambre de commerce

En présence d’Hélène Le Gal, ambassadrice de France, j’ai évoqué nos relations économiques bilatérales avec Daniel Rouach, président de la Chambre de commerce franco-israélienne. Créée il y a 60 ans, celle-ci compte 120 membres en Israël. La French Tech Israel comptabilise 400 membres.

Start-up Nation Central

Vice-président de l’ONG Start-up Nation Central, Jérémie Kletzkine m’a décrit l’écosystème d’innovation du pays, en particulier dans le domaine cyber.

Start-up nation Central a fait la cartographie des 6000 start-up en Israël. 150 sociétés du Top500 de Forbes font partie de leurs clients. Et pour cause, Israël constitue un si petit marché qu’il est vital pour ses entreprises de se lancer au plus tôt vers l’international.

C’est impressionnant : 19% des investissements mondiaux dans le domaine de la cybersécurité s’effectuent en Israël. On y compte 443 sociétés dans ce secteur diffusant des produits toujours plus innovants. « Il y a deux sortes d’entreprises dit Jérémie, celles qui ont été hackées et celles qui ne savent pas qu’elles ont été hackées »… + d’images

Communauté française

Consulat de Tel Aviv

Accueilli par Jean-Pierre Septier, consul adjoint, j’ai débuté 2019 par une visite du consulat général de Tel Aviv qui compte 55.000 inscrits, dont 97% de binationaux !

L’activité du consulat est soutenue puisqu’il reçoit 35.000 visites par an. Lors de ma visite, j’ai discuté avec un compatriote venu renouveler ses papiers. Il m’a prié de faire savoir que « l’équipe du consulat est formidable ». + d’images

Vœux

Double rencontre avec des acteurs de la communauté française à l’occasion des vœux. Tout d’abord lors d’une réception offerte à la Résidence par Hélène Le Gal, ambassadrice de France en Israël, puis lors d’une conférence organisée par l’UFE Israël.

Auprès de notre communauté, j’ai rappelé mon soutien sans faille à la fermeté affichée par notre gouvernement face à la recrudescence d’actes antisémites répertoriés en France ces derniers mois.

Voir la VIDEO de mon intervention

Conférence UFE Israël

A l’invitation de son président Gérard Pomper, l’UFE Israël a organisé une conférence, en présence de Robert Feldmann, conseiller consulaire et élu AFE pour Israël.

Nous avons fait le bilan de la « Saison croisée » France-Israël 2018 qui a montré la vitalité de notre relation bilatérale dans les domaines culturels et scientifiques.

A travers plus de 400 événements répartis dans nos deux pays, cette Saison a été centrée sur l’innovation, la création et la jeunesse. Elle a encouragé de nouvelles coopérations et facilité des synergies entre la «Start up nation» et la «French Tech» ! + d’images

Culture

Institut français

Visite de l’Institut français et rencontre avec les équipes de Barbara Wolffer, directrice de l’Institut français d’Israël (Tel Aviv, Haïfa, Nazareth), où 1200 étudiants israéliens suivent des cours de français.

Près d’un israélien sur dix est considéré comme francophone. Hélas, le nombre d’apprenants de notre langue a drastiquement reculé dans l’enseignement secondaire au cours des vingt dernières années (40.000 élèves début 2000, contre 15.000 aujourd’hui).

Puisque les Français installés en Israël ne transmettent pas le français d’une génération à l’autre, on évalue à 80% le nombre de ces Français qui… ne parlent pas français. C’est pourquoi une attention particulière est portée à sept associations du programme FLAM (Francais langue maternelle) concernant les jeunes francophones de 6 à 15 ans.

Serge Borg, attaché de Coopération pour le français, s’est engagée de longue date dans la promotion de notre langue à l’étranger. Je soutiendrai son action pour relever le défi particulier de la situation en Israël. + d’images

En circonscription en Israël (1/3) – Jérusalem, Bethléem, Ramallah en Cisjordanie (29 déc.-03 janv. 2019)

Mon déplacement en Israël a constitué le 295ème déplacement depuis le début de mon mandat et le 80ème pays traversé.

Nulle part ailleurs, une ville ne fait le même effet que Jérusalem.

Ce lieu tient une place centrale dans les religions juive, chrétienne et musulmane.

Je suis heureux d’y avoir passé le Nouvel An.

Communauté française

Consulat de Jérusalem

Rencontre avec Pierre Cochard, consul général de France à Jérusalem, pour évoquer les attentes des 20.000 Français inscrits auprès de son poste. A souligner que les certificats de vie réclamés par les caisses de retraite représentent la moitié de la charge de travail de son consulat !

La circonscription de Pierre Cochard comprend les environs de Jérusalem, ainsi que la Cisjordanie et Gaza. C’est pourquoi, outre ses fonctions administratives, notre consulat assure les relations avec les représentants de l’Autorité palestinienne. + d’images

Lieux saints

La mission du consulat n’est pas dénuée de spiritualité, puisqu’il lui est dévolu la protection de certains lieux saints. Accompagné par Jean-Pierre Septier, consul adjoint, j’ai visité deux domaines administrés par la France :
– le Tombeau des rois pour lequel nous avons investi 1 million d’euros en 7 ans.
– L’Église Sainte Anne, bâtie par les Croisés à l’emplacement où Sainte Anne aurait donné naissance à la Vierge Marie. Juste à côté, se trouvent les vestiges de la piscine probatique où Jésus aurait guéri un paralytique. + d’images

Devoir de mémoire

Yad Vashem

Je me suis recueilli au mémorial de Yad Vashem consacré aux six millions de Juifs victimes de l’horreur nazie, dont un million et demi d’enfants. L’allée des Justes nous rappelle les vies épargnées grâce à l’héroïsme de citoyens ordinaires.

Je me suis aussi arrêté devant l’arbre planté en hommage à notre compatriote Alice Ferrieres.

Un récent sondage révélait que 10% des Français ignoraient ce qu’était la Shoah. Édouard Philippe a déploré, en novembre dernier, que les actes antisémites avaient progressé de 69% sur notre sol au cours des neuf premiers mois de 2018. Deux faits qui prouvent, s’il en était besoin, qu’il faut cultiver le devoir de mémoire et ne jamais baisser la garde. + d’images

Voyage au « centre du monde »

Devant l’une des entrées de la Vieille ville : un globe ouvert qui place Jérusalem au centre du monde !

Tombeau du roi David, mur des Lamentations, église du Saint Sépulcre, cénacle où le Christ a réuni ses disciples pour la Cène, dôme du Rocher ou bien esplanade des Mosquées… pas moins de 56 lieux saints sont répertoriés dans la ville ! + d’images

Cisjordanie –Ramallah

Toute ma gratitude à Shaddad Attili, ministre palestinien du département Négociations (à droite sur l’image) pour m’avoir organisé une journée en Cisjordanie, tout en me permettant, par sa présence, de visiter Jérusalem-Est, Ramallah et Bethleem.

Dr. Shaddad Attili fut précédemment ministre palestinien de l’Eau et chef de l’Autorité Palestinienne de l’Eau (PWA) de 2008 à 2014, reformant le secteur en profondeur. Avec Fadi Comair, nous avons eu le plaisir de l’accueillir au Sénat en qualité d’intervenant lors des quatre éditions de notre colloque sur l’hydro-diplomatie.

A Ramallah, capitale de l’Autorité palestinienne, nous avons rencontré le maire, Musa Hadid (au centre). Il m’a confié que sa ville était un lieu où régnait la joie de vivre, tout en dénonçant les restrictions à la liberté de circulation envers les Palestiniens émanant des Israéliens. Nous avons visité de nombreux points d’intérêt de la ville qui se révèle très attrayante. + d’images

Bethléem

A Bethleem, nous nous sommes rendus à la basilique de la Nativité, construite sur le lieu supposé de la naissance de Jésus-Christ, avant de faire escale à l’hôtel Walled Off. Etabli juste devant le mur de séparation, il est réputé pour sa décoration signée Banksy. + d’images

Question écrite – Difficultés pour les Français étudiant à l’étranger de trouver un stage… en France

Il est désormais possible aux étudiants français à l’étranger de venir faire un stage en France. 

Le 13 juillet 2017, j’ai interrogé notre ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, au sujet des difficultés que rencontrent certains étudiants français pour décrocher un stage en France, dès lors qu’ils poursuivent leurs études à l’étranger !

Le problème se cristallise sur l’acceptabilité juridique de la convention de stage par les entreprises françaises. Les embûches pour effectuer un stage sous convention est une forme de discrimination inacceptable et incompatible avec l’idée d’une construction européenne réussie.

Dans sa réponse du 20 décembre 2018, le ministère indique qu’il a réglé le problème. Il existe désormais un modèle national de convention-type traduit en plusieurs langues, notamment en anglais, disponible sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

Le ministère a également publié sur son site internet un « guide des stages étudiants » destiné au grand public, qui précise les conditions de réalisation d’un stage d’étude en France pour les étudiants français ou étrangers, quel que soit le pays de leur établissement de formation.

Bravo à Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. C’est un progrès que les étudiants français à l’étranger attendaient depuis longtemps.

Lire ma QUESTION et la RÉPONSE du ministère

Colloque Hydro-diplomatie 2018 : le bassin du Tigre et de l’Euphrate

La 4ème édition du colloque sur « l’hydro-diplomatie et le changement climatique pour la paix en Mésopotamie » que j’ai co-organisé, le 10 décembre, avec Fadi Comair, président de Medurable a constitué un nouveau succès international et diplomatique pour le Sénat.

Quatre ministres avaient fait le déplacement : Mohammed Abdel Ati, ministre égyptien de l’Irrigation et des Ressources hydrauliques ; César Abi Khalil, ministre de l’Énergie et de l’Eau au Liban ; Hasan Janabi, ambassadeur et ancien ministre des Ressources hydriques d’Irak, ainsi que Shaddad Attili, ancien ministre palestinien chargé des Négociations sur l’Eau.

L’après-midi était consacré au bassin du Tigre et de l’Euphrate. La matinée était destinée à faire le point sur les fleuves que nous avions précédemment traité : l’Oronte (2015), le Jourdain (2016) et le Nil (2017).

L’occasion de remercier Brice Lalonde, président de l’Académie de l’Eau, de sa nouvelle participation, puisque notre ancien ministre de l’Environnement était déjà présent lors des 2 précédentes éditions.

Cette année encore, chaque intervenant s’est montré convaincu par le concept d’hydro-diplomatie, initié par Fadi Comair, qui vise à une répartition équitable et une utilisation raisonnable des ressources en eau, facteurs clés pour une paix durable entre les peuples.

En ouverture du colloque, j’ai rappelé que la région du Tigre et de l’Euphrate, berceau de la civilisation, était, depuis 2011, le théâtre d’une insurrection terroriste sans précédent qui s’est traduite par l’émergence de l’État islamique en Syrie et en Irak. Lire mon discours.

Au-delà des préoccupations sécuritaires, j’ai évoqué une situation sociale et environnementale très préoccupante autour de ces deux fleuves. Du fait de la pollution de l’eau, la population de Bassorah, à la confluence des deux fleuves, manifeste son mécontentement depuis la mi-août.

Depuis 2015, nous avons l’impression d’apporter notre pierre à la stabilisation des rapports au Moyen-Orient en permettant un dialogue franc et constructif entre diplomates et experts de l’eau. Malgré les diversités de points de vue sur les enjeux hydriques, chaque acteur est conscient qu’il doit être porteur de promesses pour les générations futures.

Je remercie de leur participation mes collègues Christian Cambon, président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, Bernard Cazeau, président du groupe d’amitié France-Irak et Dominique de Legge, président du groupe d’amitié France-Liban, ainsi que ma collègue Catherine Morin-Desailly, présidente du groupe d’amitié France-Egypte, dont j’ai eu l’honneur de prononcer un message en son nom.

VIDEO de mon discours d’introduction (6m45)