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Sénat – Délégation Union européenne – Serbie

L’élargissement de l’UE : une priorité pour les Balkans occidentaux

Entretien avec Nicolas Bizel, analyste politique à la délégation de l’Union européenne en charge du suivi des dossiers consacrés à l’élargissement, aux migrations, à la politique étrangère de la France et à la défense, ce 19 décembre au Sénat.

J’avais rencontré Nicolas, lors de mon premier déplacement en Serbie en 2017, alors qu’il était en poste à la délégation européenne à Belgrade (compte-rendu).

Il connaît mon engagement de longue date en faveur de l’élargissement de l’UE aux Balkans occidentaux, et m’a toujours éclairé sur cette question.

Je le remercie d’avoir accepté de me revoir pour qu’il puisse passer le message à la Commission européenne, sur l’importance de ne pas laisser la Serbie de côté dans ce processus, compte tenu de l’attention particulière portée à l’Albanie et au Monténégro.
Mon récent déplacement en Serbie (6-7 octobre 2025 – compte-rendu) m’a permis de rencontrer les plus hautes autorités du pays.

J’y ai constaté des progrès économiques majeurs, avec un PIB doublé en dix ans, mais aussi des défis persistants, comme le recul des investissements étrangers depuis un an et des lacunes infrastructurelles.

L’Expo 2027 représente une opportunité unique pour accélérer la modernisation du pays.
J’ai rappelé que l’intégration des Balkans occidentaux (17 millions d’habitants) aurait un impact démographique marginal pour l’UE, surtout après le Brexit qui a vu la sortie de 70 millions d’européens. Mais au-delà des chiffres, c’est une question de stabilité et de justice historique.

La Serbie, en particulier, mérite une attention renforcée, notamment sur la question du Kosovo, qui reste un sujet sensible. Sur ce sujet, j’ai rappelé les propos cyniques du ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, qualifiant le Kosovo de « bonbon que nous sucerons longtemps ». J’ai également souligné la nécessité pour l’UE d’adopter une posture plus empathique et encourageante envers la Serbie, en tenant compte de ses souffrances passées et de ses efforts pour se rapprocher de l’Europe.

L’élargissement n’est pas seulement une question technique : c’est un projet politique et humain.

MEAE – Discours du ministre – XXXIᵉ Conférence aux Ambassadrices et Ambassadeurs

Avec Valérie Hayer et Jean-Noël Barrot

Ce 9 janvier, en compagnie de Valérie Hayer, parlementaire européenne et Bruno Fuchs, député, président commission des Affaires étrangères, j’ai assisté ce vendredi au discours de Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, prononcé lors de la Conférence des ambassadrices et ambassadeurs, en présence des ministres Éléonore Caroit et Nicolas Forissier.

Je me réjouis que l’exécutif, par la voix du ministre, reprenne pour la première fois l’idée d’une programmation pluriannuelle des moyens de la diplomatie (*), que je porte depuis plusieurs années au Sénat. C’est une avancée politique majeure pour donner à notre action extérieure la visibilité et la cohérence qu’elle mérite.
Notes issues du discours
• Hommage et solidarité aux victimes françaises de la tragédie de Crans-Montana, et reconnaissance du travail exemplaire des équipes diplomatiques et consulaires mobilisées sur le terrain.
• Un monde en bascule : montée des rivalités de puissance, choc technologique et brutalisation des relations internationales (droit international, commerce, sécurité, information).
• Refus de la résignation et de la loi du plus fort : la France choisit la résistance par ses valeurs et par l’action.
• Trois principes pour résister à la brutalisation du monde :
>Les logiques de domination sont vouées à l’échec → recherche d’un nouvel équilibre mondial (G7).
>Pas de blocs figés (« Sud global » / « Occident collectif ») → défense du multilatéralisme et dialogue avec les émergents.
>Le droit international reste un bien commun → réforme des institutions, notamment du Conseil de sécurité de l’ONU (élargissement à l’Afrique).
• L’Europe au cœur de la réponse : appel à un sursaut européen pour bâtir une puissance démocratique, indépendante et capable de se défendre.
• Soutien total à l’Ukraine et préparation de l’après-guerre : nouvelle architecture de sécurité européenne et renforcement du pilier européen de l’OTAN.
• Relance du moteur franco-allemand, avec une ambition commune en matière numérique, technologique et stratégique.
• Création d’une direction de la souveraineté et de la sécurité économique : protéger nos entreprises, sécuriser les chaînes d’approvisionnement, lutter contre la coercition économique.
• Lutte renforcée contre le terrorisme, le narcotrafic et la criminalité organisée, avec une action internationale coordonnée, notamment en Amérique latine, Afrique du Nord et Balkans.
• Maîtrise des flux migratoires : mise en œuvre du Pacte européen sur la migration et l’asile, coopération renforcée entre diplomates et préfets.
• Diplomatie au service des Français :
• Libération d’otages et de détenus arbitraires.
• Rapatriements en zones de crise.
• Service public consulaire performant (titres d’identité, France Consulaire, protection des personnes vulnérables).
• Réforme et modernisation du Quai d’Orsay : simplification, déconcentration, meilleure prise en compte des agents et de leurs familles, santé mentale, formation renforcée.
• Amplification de la voix de la France face aux ingérences et à la désinformation : renforcement de la diplomatie d’influence et de la riposte informationnelle.
• Mesure de l’impact de l’action diplomatique : indicateurs, transparence, redevabilité démocratique.
• Message final aux diplomates : courage, unité, espérance et engagement au service de la France et de la République. +d’images
(*) “…sur le fondement de ce travail de mesure de notre impact, je souhaite que nous puissions ouvrir un chantier, initier, dans le courant de l’année, un travail de préfiguration, en lien avec les parlementaires et les parties prenantes, préfiguration d’une revue, le Président en a parlé hier, d’une revue de nos priorités, de nos partenariats, de nos méthodes, qui pourrait préfigurer une loi d’orientation qui serait alors soumise au Président de la République et au Premier ministre. Elle pourrait alors nous permettre de cristalliser le principe d’un épaulement diplomatique de notre effort actuel de réarmement. Elle pourrait nous permettre d’adapter notre diplomatie aux grands bouleversements du monde.”

Médias – Maduro & Mercosur – Olivier Cadic : “Déplorer, s’indigner, ce n’est pas une stratégie, c’est juste un constat d’impuissance” (Public Sénat – 07/01/2026 – Vidéo 31’)

Ce 7 janvier, quelques instants après avoir posé ma question au gouvernement concernant la transition démocratique au Venezuela (compte-rendu), j’étais sur le plateau de Public Sénat pour un débat animé par Tam Tran Huyen, en présence de mes collègues Valérie Boyer, Hélène Conway-Mouret et Mélanie Vogel.

Résumé de Public Sénat :
. Au programme des Questions d’actualité au gouvernement, retour sur la situation internationale. On ne compte pas moins de cinq questions sur ce qui s’est joué à Caracas le 3 janvier et les conséquences sur la situation internationale. Les écologistes interrogent l’exécutif sur la réponse française et européenne face à ce qu’ils appellent … “l’impérialisme américain”. Olivier Cadic, pour les centristes interroge le gouvernement sur les initiatives qu’il peut prendre pour faire libérer les prisonniers politiques et reconnaitre le président Urritia.
. A la une également, les LR consacrent leurs questions à la grève des médecins libéraux mais aussi à la mobilisation des agriculteurs opposés au Mercosur. A ce sujet, et pour rappel, le 16 décembre dernier, le Sénat a approuvé à l’unanimité moins une voix (*), une proposition de résolution visant à demander au gouvernement de saisir la Cour de justice de l’Union européenne pour vérifier la conformité de l’accord commercial avec les pays d’Amérique latine.

J’ai successivement répondu aux questions suivantes de Tam Tran Huy :
. Comment analysez-vous la réaction européenne ? Ursula von der Leyen a rappelé que toute solution doit respecter le droit international et la charte des Nations unies, ce qui reste extrêmement prudent. On sent que l’opération américaine a été « tolérée » d’une certaine façon et qu’on a du mal à parler d’une voix forte au niveau des États membres ?
. (Concernant le Groenland) Pour pouvoir agir, il faut que l’Europe se ressaisisse face à la nouvelle donne et notamment au projet américain ?
. Olivier cadic vous êtes le seul parlementaire, ici au Sénat, à avoir voté pour le Mercosur.
Je rappelle que le Sénat a appelé le gouvernement à saisir la Cour de justice de l’Union européenne sur ce traité et que vous êtes le seul à avoir voté contre. Vous avez même déposé deux motions contre ce texte.

(*) La voix d’Olivier Cadic

En circonscription en Suisse – Berne, Genève (20-22 nov. 2025)

Retour en Suisse à l’occasion de l’assemblée générale de l’Union des Français de Suisse à Berne, marquée par des échanges de grande qualité.

Je remercie chaleureusement Marion Paradas pour son accueil à la Résidence, en présence du député Marc Ferracci et des consuls généraux, ainsi que Marie Wattez, présidente de la Chambre de commerce France-Suisse, pour son invitation à Genève.

Ce déplacement m’a également permis de visiter plusieurs établissements scolaires francophones à Genève, illustrant le dynamisme et l’excellence du réseau éducatif français en Suisse.

Genève

Diplomatie économique

CCI France Suisse (CCIFS)

Invité par Marie Wattez, présidente de la CCI France Suisse (CCIFS), j’ai eu le privilège d’intervenir lors d’une soirée qui associait la célébration de la tradition du Beaujolais Nouveau avec un partage de réflexions sur la pensée stratégique.

La CCI France Suisse (CCIFS) a réuni ses membres du Comité de soutien et leurs invités présents, pour une édition très spéciale de la Soirée du Beaujolais pas Nouveau 2025, qui leur était entièrement dédiée, au cœur du Caviar House & Prunier, à Genève.

Michele Caimotto, a offert un véritable voyage œnologique, remontant jusqu’à… 1947. Une dégustation rare, guidée avec passion, précision et générosité, qui m’a permis de découvrir un aspect des vins du Beaujolais qui m’était totalement inconnu.

La soirée a été suivie d’une réunion de travail pour renforcer le lien stratégique entre les entreprises suisses et françaises de la Tech, et préparer le lancement des Think Acts.+d’images

Enseignement

Collège du Léman 

Une semaine après leur visite au Sénat (compte-rendu), j’ai eu le plaisir de retourner au Collège du Léman pour prolonger les échanges avec les classes de première.

Accueilli par Emmanuel Coigny, en compagnie de Marie Wattez, présidente de la CCIFS, puis rejoints par Clément Leclerc, consul général à Genève, j’ai mesuré la richesse du dialogue engagé avec les élèves sur leur regard porté sur nos institutions.

Beaucoup de respect, une curiosité sincère et une maturité remarquable dans leurs analyses.

Leur enthousiasme m’a profondément marqué. Je leur ai d’ailleurs confié qu’ils avaient su conquérir jusqu’aux huissiers du Sénat.

Un moment stimulant et très encourageant pour l’avenir. +d’images

École Eden 

« Quand ça fonctionne pour les enfants exceptionnels, cela fonctionne pour tous les enfants ! »

Ce 21 novembre 2025, j’ai eu le privilège d’être accueilli par Magali Wahl, directrice-fondatrice de l’École Eden à Genève, et son équipe passionnée.

Cette visite a été l’occasion de découvrir une école résolument innovante, où chaque détail est pensé pour épanouir 80 enfants et les préparer à devenir des citoyens réflexifs, collaboratifs et autonomes.

L’École Eden se distingue par une approche pédagogique audacieuse, hybride et centrée sur l’enfant. Dès l’âge de 5 ans, les 80 élèves bénéficient d’une heure de philosophie par semaine, illustrant la volonté de l’école de cultiver l’esprit critique et la pensée indépendante. La pédagogie par projets, inspirée de Fresnay, Montessori et des méthodes anglo-saxonnes, permet aux enfants d’apprendre en agissant, en collaborant et en explorant.

Les échecs, le théâtre et le mouvement sont intégrés au cursus, tandis que des ateliers comme « T’es fort en math » renforcent les compétences là où les enfants excellent, inversant ainsi la logique traditionnelle du soutien scolaire.

Ce qui rend Eden exceptionnelle, c’est son engagement envers la formation continue de ses enseignants : 26 jours par an, dont la moitié sur leur temps personnel, pour rester à la pointe des recherches en socio-constructivisme et en discipline positive.

Magali Wahl insiste sur l’importance d’une équipe plurielle, où chaque enseignant apporte sa singularité, évitant ainsi le formatage par un seul adulte. Les enseignants, sélectionnés pour leur expertise, leur expérience et leur vision alternative, sont portés par une passion contagieuse. Leur bienveillance ferme et leur flexibilité créent un environnement où l’erreur devient une opportunité d’apprentissage.

L’école incarne une réponse concrète aux limites des systèmes éducatifs traditionnels, souvent rigides et peu valorisants pour les enseignants. Ici, la collaboration et l’innovation sont au cœur du projet, avec une conviction forte : « Quand ça fonctionne pour les enfants exceptionnels, cela fonctionne pour tous les enfants ! ». Eden n’est pas seulement une école, mais un laboratoire vivant, où la recherche universitaire se met au service du quotidien des élèves.

Je tiens à remercier chaleureusement Magali Wahl et son équipe pour leur accueil généreux et leur engagement inspirant. Leur travail démontre qu’une autre éducation est possible, alliant excellence académique et développement socio-émotionnel. Une visite qui donne envie de croire en l’école de demain ! +d’images

École primaire française de Genève (EPFG)

Le 21 novembre 2025, j’ai effectué une troisième visite de l’École primaire française de Genève (EPFG), dirigée par Bernard Révol et Virginie Chiffoleau, en présence de Francis Wahl, membre de la Fondation DIEP, propriétaire des locaux.

L’école, classée au registre des sites genevois et conçue par un élève de Le Corbusier, accueille actuellement 152 élèves dans 6 classes (de la Grande Section au CM2), avec 340 enfants en liste d’attente. Un enjeu majeur : son agrandissement pour répondre à la demande croissante.

Le projet, estimé à 5 millions de francs suisses, prévoit l’ouverture en septembre 2027 d’une nouvelle classe pour les enfants dès 4 ans (Moyenne section).

La maquette présentée illustre une intégration harmonieuse dans le site historique.

L’EPFG, rattachée à l’AEFE, à l’Académie de Grenoble et au DIP, bénéficie aussi du soutien de l’AGEP (Association Genevoise des Ecoles Privées).

Cette visite a confirmé l’urgence et la pertinence de ce projet, porté par une gouvernance unie (Fondation DIEP, Association de gestion) et une équipe déterminée à offrir un cadre éducatif d’excellence. Une initiative essentielle pour l’avenir de l’enseignement français à Genève. +d’images

Berne

Communauté française

Assemblée générale UFS

Comme chaque année, j’ai participé à l’Assemblée générale de l’Union des Français de Suisse (UFS), organisée à la Résidence de France à Berne, sous la présidence de Patrick Lenain, et marquée par l’élection de Linda Chevalier à la tête de l’Union.

Cette rencontre s’est tenue en présence de l’ambassadrice de France, Marion Paradas, du député Marc Ferracci, ainsi que des consuls généraux Clément Leclerc à Genève et Laurent Alberti à Zurich, dont la mobilisation illustre l’attention portée à une communauté en forte croissance.

La Suisse accueille aujourd’hui plus de 180.000 Français inscrits, confirmant son rang de première communauté française à l’étranger, avec une population majoritairement active et jeune.

Les échanges ont souligné l’excellence de la relation bilatérale franco-suisse et la forte imbrication de nos économies, la Suisse figurant parmi les tout premiers investisseurs en France.

La participation d’élus consulaires, d’associations, d’acteurs économiques et éducatifs, dont le Lycée français international de Zurich (LFIZ) ou l’École française internationale de Berne (EFIB) représentée par Isabelle Wienand, présidente du comité de gestion, qui scolarise 128 élèves, de la maternelle au collège, a mis en lumière le rôle essentiel de ces réseaux dans l’accompagnement des Français de Suisse et le rayonnement de la France. +d’images

Palais de l’Élysée – Discours 2026 aux ambassadrices et aux ambassadeurs

Ce 8 janvier 2026, j’ai eu l’honneur d’être invité au palais de l’Élysée pour assister au discours du Président de la République devant les ambassadrices et ambassadeurs de France.

Ce moment a été l’occasion de retrouver de nombreux diplomates avec lesquels j’ai travaillé au cours de mon mandat, d’échanger sur les situations internationales actuelles et de mesurer, une nouvelle fois, la richesse de notre réseau diplomatique.

J’ai également pu échanger avec le Président de la République, notamment sur la situation au Venezuela, un sujet qui reste au cœur de fortes préoccupations régionales et internationales.

Notes issues du discours :
•⁠ ⁠Constat général
– Le monde entre dans une phase de dérèglement profond : affaiblissement du multilatéralisme, retour de la loi du plus fort, montée des logiques de blocs.
– Les États-Unis se recentrent sur leurs intérêts, la Chine accentue son agressivité économique, la Russie poursuit sa stratégie de déstabilisation.
•⁠ ⁠Refus de deux impasses
– Refus de la vassalisation (s’aligner passivement sur les puissances dominantes).
– Refus de l’impuissance morale (se contenter de dénoncer sans agir).
– Choix assumé : une France et une Europe puissances, lucides et actrices.
•⁠ ⁠Priorité absolue : sécurité et défense
– Soutien total et durable à l’Ukraine, sans capitulation ni sacrifice des intérêts européens.
– La « coalition des volontaires » marque une révolution stratégique européenne.
– Affirmation d’une Europe de la défense crédible, autonome et opérationnelle.
•⁠ ⁠Défense des intérêts économiques européens
– Double choc : agressivité commerciale chinoise et barrières tarifaires américaines.
– Nécessité d’une Europe qui protège : préférence européenne, clauses de sauvegarde, lutte contre la concurrence déloyale.
– Simplification, compétitivité et investissement massif dans l’innovation (IA, quantique, spatial, transition verte).
•⁠ ⁠Partenariats stratégiques renforcés
– Indo-Pacifique : Inde, Australie, Indonésie comme piliers d’une “troisième voie”.
– Méditerranée et Moyen-Orient : regain d’influence, reconnaissance de l’État de Palestine, crédibilité retrouvée.
– Afrique : partenariat d’égal à égal, fin des schémas anciens, priorité à l’économie, aux jeunesses et aux diasporas.
•⁠ ⁠Influence et bataille des récits
– Lutte renforcée contre la désinformation.
– Affirmation sans complexe des actions et intérêts français.
•⁠ ⁠Multilatéralisme efficace
– Défense active de la coopération internationale (climat, biodiversité, santé, IA).
– G7 2026 en France : réduire les déséquilibres mondiaux et éviter la fragmentation entre G7 et BRICS.
•⁠ ⁠Message final
– Refus du défaitisme.
– Accélération de l’agenda français et européen.
– Une diplomatie fondée sur la constance, la crédibilité et l’action. +d’images

QAG – Narco-État vénézuélien, quelles réponses de la France ?

Ce 7 janvier, lors de la séance des questions d’actualité au Gouvernement, j’ai rappelé les conclusions sans ambiguïté de la commission d’enquête du Sénat : le Venezuela est aujourd’hui un narco-État, au sein duquel le sommet du pouvoir est directement impliqué dans le trafic de cocaïne à destination des Antilles et du territoire français.

Gel des avoirs du clan Maduro, changement de gouvernance, libération des prisonniers politiques : la transition démocratique prendra diverses formes. C’est dans cet esprit que j’ai interrogé notre gouvernement sur les initiatives qu’il envisage dans cette voie.

Je remercie Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité de la France, pour les éclaircissements.

VERBATIM de mon intervention

Monsieur le Ministre,

L’arrestation de Nicolás Maduro par les États-Unis, confirme ce que la commission d’enquête du Sénat a souligné en 2024 : le Venezuela est un narco-État, où le sommet du pouvoir, est directement impliqué dans le trafic de cocaïne vers les Antilles et le territoire français.

Dès le 31 octobre 2019, j’ai présenté une résolution pour le groupe Union centriste adoptée à une majorité écrasante, appelant la France à empêcher notre pays de devenir un sanctuaire pour les avoirs du régime.

Depuis plus de 10 ans, ce régime de terreur, soutenu par la Russie, la Chine, l’Iran et Cuba, a persisté dans ses violations, malgré les alertes répétées du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix et victorieuse des primaires avec 93 % des voix en octobre 2023, a été arbitrairement empêchée de se présenter par Maduro.

Malgré cela, le peuple vénézuélien a massivement élu Edmundo González Urrutia avec plus de 70 % des suffrages.

Le Président de la République a déclaré samedi : « Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolás Maduro et ne peut que s’en réjouir. »

Pourtant, le régime demeure en place, et la répression se poursuit.

À une heure d’avion du Venezuela, via la Guyane, la France est le seul pays européen présent en Amérique latine : elle a un devoir de clarté et de leadership.

Comment le gouvernement entend-il prendre avantage de l’arrestation de Maduro pour soutenir activement la transition démocratique ?

Quelles sanctions ciblées seront imposées dès cette semaine pour exiger la libération immédiate des prisonniers politiques et le démantèlement de l’appareil répressif ?

En particulier, allez-vous geler ou saisir les avoirs et biens situés en France de Nicolás Maduro et de ses principaux soutiens, à l’image de ce que vient de décider la Suisse ?

Brexit, Hong Kong, quel bilan ? Audition de Sylvie Bermann – Vidéo Q/R (8’26)

Ce 7 janvier, notre commission des Affaires étrangères et de la Défense a invité Sylvie Bermann, à s’exprimer sur la stratégie diplomatique de la France.

Notre ancienne ambassadrice de France en Chine, au Royaume-Uni et en Russie nous a apporté un éclairage riche et argumenté sur une pluralité de sujets.

j’ai souhaité recueillir ses conclusions, avec le recul du temps, sur deux événements marquants pour notre diplomatie et les relations internationales : le Brexit et la rétrocession de Hong Kong.

VERBATIM de mon intervention

Merci Madame l’ambassadeur pour vos propos. Nous étions tous deux au Royaume-Uni lors du référendum sur le Brexit en 2016. Dix ans après, les sondages montrent une évolution significative de l’opinion britannique avec une majorité de citoyens estimant, aujourd’hui, que la sortie de l’Union européenne a été une erreur.

Comment analysez-vous ce retournement ?

Le président cherche à renforcer nos liens bilatéraux avec le Royaume-Uni, notamment sur des angles comme la défense, l’énergie ou l’innovation.

Tout en préservant la cohésion européenne, quelles seraient vos suggestions pour accroître ce rapprochement ?

Puisque vous avez été ambassadeur à la fois à Londres et Pékin, je voudrais évoquer Hong Kong. La situation de Jimmy Lai, citoyen britannique de 78 ans emprisonné depuis cinq ans à Hong Kong et qui risque aujourd’hui la prison à vie pour son engagement pro-démocratie, illustre les tensions persistantes autour de la rétrocession en 1997 et de l’application du principe « un pays, deux systèmes ».

Comment évaluez-vous l’évolution de la position européenne face à la Chine, entre défense des droits de ses ressortissants et impératifs économiques ?

La rétrocession initialement présentée comme un modèle de transition pacifique a-t-elle, selon vous, révélé des limites structurelles, notamment en matière de libertés fondamentales ? Quel rôle l’Union européenne et la France en particulier pourraient-elles jouer pour soutenir les valeurs démocratiques à Hong Kong ?

Je vous remercie.

Médias – Olivier Cadic : “Maduro est un dictateur, mais avant tout le coordinateur de trafics de drogue” (Radio Orient, 5 janv. 2026, podcast 7’32)

J’ai eu le plaisir de répondre aux questions de François-Xavier de Calonne sur Radio Orient,  ce 5 janvier, au sujet la capture de Nicolás Maduro par les Etats-Unis.

Écouter le PODCAST (début à 7’32)

VERBATIM de l’entretien

François-Xavier de Calonne – Entretien à présent avec une personnalité politique française, Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, vice-président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat. Il salue l’appui du président français suite à cette opération états-unienne : le sénateur Olivier Cadic.

Olivier Cadic – Pour le Sénat français, nous l’avions écrit dans notre rapport de la commission d’enquête sur le narcotrafic, Nicolás Maduro est vraiment le gardien du trafic de drogue dans le pays, qui contrôle l’accès aux richesses de la cocaïne pour les trafiquants de drogue, pour les politiciens corrompus et pour le réseau implanté dans l’armée, connu sous le nom de Cartel des soleils. Donc, pour nous, c’est évident que Nicolás Maduro n’est pas reconnu par la communauté internationale. Par deux fois, il est allé aux élections présidentielles et par deux fois, il a été battu. Et donc il s’est imposé par la force. Il est resté au pouvoir par la force, avec le soutien de puissances extérieures.

FXdC – Et vous dites qu’il n’était pas reconnu par la communauté internationale ?

OC – Non. L’élection de Nicolás Maduro n’a pas été reconnue par deux fois. Il s’est maintenu au pouvoir par la force. C’est un dictateur, mais c’est avant tout le coordinateur de trafics de drogue.

FXdC – Faut-il regarder la méthode employée par Washington qui piétine ainsi le droit international et quelles conséquences cela peut-il avoir, notamment sur les velléités du président des États-Unis, Donald Trump, qui a déjà fait état de son souhait de prendre le Groënland et qui estime que Cuba est tombée.

OC – Il ne faut pas tout mélanger. Si la question, c’est l’arrestation de Nicolás Maduro et la manière dont elle s’est passée, c’est un fait qu’ils sont allés le chercher là où il était, que c’était un risque qu’ils ont pris, qu’ils ont mesuré, qu’ils ont pris. Ça s’est bien terminé et Nicolás Maduro est sous les verrous. Et je pense et j’espère que ça va faire réfléchir un certain nombre de membres du crime organisé, de savoir qu’effectivement, même poussés à ce niveau-là, ils peuvent se retrouver derrière les barreaux.

FXdC – Ce qui est en question, c’est aussi la question de la méthode. Et là, il ne s’agit pas de mélanger différentes affaires. Lorsque le président des États-Unis, après l’arrestation de Nicolás Maduro, affirme que son pays a besoin du Groënland du point de vue de la sécurité nationale, que le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper, il s’agit d’un pays différent, mais il s’agit des propos, bien entendu, mais de la suite des velléités du président des États-Unis.

OC – Il a parlé de beaucoup d’autres choses. Moi, si vous me demandez par rapport à monsieur Maduro, je me réjouis de son arrestation et j’espère que ça va être un « game changer » qui va nous permettre d’avancer sur la région, sur la zone. Il a effectivement parlé de ce qui se passe en Colombie, du trafic de cocaïne, enfin de la production de cocaïne. Je vous rappelle que la France elle-même est fortement engagée dans la lutte contre le narcotrafic, qui prend sa base en Amérique latine pour une grande partie. Sur ce sujet-là, on est d’accord. Après, pour le reste, pour des velléités, éventuellement, de prendre possession sur d’autres territoires dans l’intérêt unique des États-Unis, bien évidemment, on ne peut pas être d’accord là-dessus. Il y a un droit international et on sera là pour effectivement le défendre.

FXdC – Oui, parce qu’après cela, il pourrait être difficile de sommer la Chine de ne pas s’en prendre, notamment à Taïwan, par exemple.

OC – La Chine qui laisse entendre ou veut faire entendre que Taïwan, c’est la Chine. En aucun cas Taïwan n’est la Chine. Et donc, on ne peut pas accepter non plus ces manifestations et le fait qu’ils ne reconnaissent pas un peuple qui a sa propre exigence, une démocratie qui élit ses propres dirigeants. C’est absolument insupportable, on ne peut pas l’accepter non plus.

Médias – “Cybersécurité de nos hôpitaux, une mission de l’État ?” (ITforBusiness – 24/12/2025)

ITforBusiness : “Officiellement hors du champ régalien, la Santé n’échappe pourtant pas aux enjeux de sécurité nationale. Face aux cyberattaques croissantes, parlementaires et experts dénoncent l’inaction de l’État, les failles budgétaires et l’absence de cadre clair de responsabilité”.

Extrait :

Olivier Cadic, sénateur représentant les Français établis hors de France (UC), n’y va pas par quatre chemins : « Une attaque cyber à l’encontre des hôpitaux relève d’un acte criminel s’il provient d’un gang organisé pour collecter de l’argent. Si c’est une attaque d’un État étranger, cela relève du sabotage. Mettre hors d’usage un établissement de soins peut entraîner des conséquences fatales. La question fondamentale est : à quel moment analyse-t-on que c’est un acte de guerre ? À quel moment l’État considère-t-il qu’il doit être en première ligne ? »

Dénonçant une asymétrie problématique de responsabilité entre hôpitaux publics et privés, le sénateur déplore qu’il « n’existe aucun cadre clair établi pour déterminer quand et comment la responsabilité de l’État s’applique, particulièrement lorsque le secteur privé ne peut pas se défendre contre des attaques de niveau étatique ».

Le parlementaire se dit choqué du manque de prises de responsabilités de l’État, lors des cyberattaques d’établissements de soins.

Au lendemain de l’attaque informatique de l’hôpital de Corbeil-Essonnes en août 2022, Olivier Cadic avait posé la question au SGDSN : « Vers qui la victime se retourne-t-elle ? Contre celui qui dirige le service informatique de l’hôpital, contre le patron, contre l’agence sanitaire ? Personne ne savait me répondre. »

Pour lui, le rôle de l’État est de protéger le citoyen dans les domaines régaliens, «et là, on y est !»

Lire Cybersécurité de nos hôpitaux, une mission de l’État ? Par Aude Leroy, publié le 24 décembre 2025 sur le site ITforBusiness

Rétrospective 2025 – Vidéo 4’10

Une année de travail et d’engagement au service des Français de l’étranger.

Aux côtés du Président de la République, du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, des ministres, des élus des Français de l’étranger et de tous les acteurs engagés, diplomates, réseau scolaire, chambres de commerce, conseillers du commerce extérieur, pour faire vivre et renforcer notre communauté partout dans le monde.

Très belle année 2026 !

En ce début d’année, j’adresse mes vœux les plus chaleureux à toutes et à tous.

Une pensée particulière pour les Français de l’étranger, où que vous soyez dans le monde.

Que cette nouvelle année vous apporte santé, projets enthousiasmants et beaux moments à partager.

Très belle année 2026 ✨🇫🇷

Sénat – Narcotrafic – MILDECA

Les travaux de la commission d’enquête sénatoriale en 2024 ont permis de prendre la mesure de l’ampleur du narcotrafic en France. Les organisations criminelles qui s’attaquent à l’autorité de l’État font peser une menace sur notre démocratie.

Ce 8 décembre, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat Nicolas Prisse, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). Nous nous étions déjà rencontrés à Miami, le 27 octobre 2025, tandis qu’il participait à un séminaire consacré à la sécurité portuaire et à la lutte contre le trafic de drogue par voie maritime.

En ma qualité de vice-président de la commission d’enquête sur le narcotrafic, je suis très attentif aux actions menées pour prévenir les addictions et coordonner la réponse de l’État. Nous avons notamment échangé sur la possibilité de mobiliser l’Agence française de développement pour soutenir des cultures alternatives dans les zones de production. J’ai également fait passer le message sur l’importance d’informer pleinement nos ambassadeurs lorsque la France soutient des projets onusiens dans certains pays.

Cette rencontre a permis à Nicolas Prisse de me présenter les priorités actuelles de la MILDECA : renforcer la prévention auprès des jeunes, accompagner les collectivités locales et adapter les politiques publiques aux nouveaux usages.

Je salue l’engagement de la Mission et réaffirme l’importance de disposer d’une stratégie nationale cohérente, associée à une approche internationale du problème.

RCA / “Africa Ti l’or”, la bière qui pourrait bien vous mettre en bière (réponse à ma question écrite)

En réponse à ma question écrite du 20 février, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères dresse un inventaire quasi médico-légal des dangers de la bière « Africa Ti l’Or » vendue en République centrafricaine : étiquetage fantôme, pas de date de péremption, degré d’alcool aléatoire, bouchons non scellés, eau potentiellement impropre… bref, une boisson qui semble avoir davantage vocation à procéder à la mise en bière des consommateurs qu’à leur désaltération.

On comprend ainsi pourquoi la fiche conseils aux voyageurs pour la RCA rappelle “diplomatiquement” l’importance de faire preuve de prudence et de vigilance s’agissant des produits consommés ou bus.

Question n° 03369 (publiée le 20/02/2025) : M. Olivier Cadic attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les risques sanitaires encourus par nos compatriotes résidant en République centrafricaine liés à la consommation d’une bière nommée « Africa ti L’or ».
Cette bière est apparue subitement sur ce territoire dans des conditions obscures depuis quelques mois.
L’étiquette apposée sur les bouteilles ne mentionne ni la date de fabrication, ni la date de péremption du produit. Cela a pour conséquence de mettre en danger la santé du consommateur et de transgresser la réglementation locale.
Il apparaîtrait également que la source de l’eau utilisée pour la fabrication de cette bière ait été reconnue comme impropre à la consommation, selon deux analyses successives.
Ce produit ne peut justifier d’aucun contrôle de qualité microbiologique de la part d’un laboratoire indépendant.
Des commerçants lui ont indiqué que des motards en tricycle les contraignent à commercialiser la bière « Africa ti L’or » dans les magasins et les bars, sous la menace d’une force paramilitaire présente dans le pays et intéressée au profit dégagé par l’activité.
Craignant pour la santé de nos compatriotes qui pourraient se laisser abuser et consommer ce produit localement, il l’interroge sur l’opportunité de publier un avertissement sur le site « Conseils aux voyageurs ».
Face à l’inquiétude croissante et légitime née de cette situation, il souhaite connaitre les mesures de prévention concrètes et urgentes qu’il envisage de prendre pour sensibiliser les autorités locales.

Réponse (publiée le : 18/12/2025) : Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) s’inquiète des risques sanitaires qu’impliquerait la consommation de la bière Africa Ti l’Or, apparue sur le marché centrafricain en 2023, quelques mois après la boisson spiritueuse Wa Na Wa. Il confirme que ce produit ne paraît pas répondre aux règles de base de la mise d’une boisson sur le marché : les étiquettes apposées sur les bouteilles en plastique ne mentionnent ni la date de fabrication, ni la date de péremption du produit ; les quantités de bière sont inégales selon les bouteilles ; les bouchons des bouteilles ne sont pas scellés ; les teneurs en alcool du breuvage varient du simple au triple. Par ailleurs, aucune information fiable sur le processus de production de la bière n’a pu être obtenue par notre ambassade en République centrafricaine (RCA) auprès du service commercial de l’entreprise. La consommation de la bière Africa Ti l’Or demeure néanmoins très marginale en RCA. Dès lors, il n’est pas paru pertinent au MEAE de publier un avertissement sur les risques sanitaires que présente la consommation de cette boisson particulière, très peu connue et très peu prisée des ressortissants français. Néanmoins, la fiche conseils aux voyageurs pour la RCA rappelle l’importance de faire preuve de prudence et de vigilance s’agissant des produits consommés ou bus.

Lire Ma question écrite + Réponse du ministère (JO Sénat du 18/12/2025 – page 6201)

En circonscription au Luxembourg (13–15 nov. 2025)

Retour au Luxembourg pour mon sixième déplacement au Grand-Duché, une mission dense et minutieusement organisée par Bruno Theret, président du conseil consulaire, en compagnie de Corinne Lozé (à l’image).
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Communauté française

Salon des Frontaliers

Dès mon arrivée, cette nouvelle visite a commencé par un temps fort : la découverte du Salon des Frontaliers, installé à la Cloche d’Or. Un lieu stratégique, véritable carrefour d’échanges, où se rencontrent acteurs économiques, associatifs et institutionnels autour des enjeux transfrontaliers.

J’ai eu l’occasion d’y échanger longuement avec des membres de l’AFAL – l’Association des Frontaliers au Luxembourg – ainsi qu’avec plusieurs représentants clés de la communauté française.

La visite m’a conduit auprès des vingt-cinq exposants présents : associations d’aide aux personnes, experts en fiscalité, structures d’emploi, services spécialisés pour consommateurs et accompagnements variés destinés aux travailleurs frontaliers.

Cela m’a offert l’opportunité de m’entretenir avec Christophe Biraud, coordinateur et initiateur de la Communauté des Français du Luxembourg. Je lui ai exprimé ma reconnaissance pour son éclairage essentiel sur la dynamique et les réalités vécues par la communauté française au Luxembourg.

Parmi les nombreux entrepreneurs rencontrés figurent Laure Maillard, fondatrice de Work2Care, qui accompagne le retour au travail après maladie ou congé maternité avec un taux de réussite remarquable de 96 %, ainsi que Valentin Degeneve, génial créateur du concept de Surf indoor 360 degrés (à l’image).

La séquence s’est achevée par un échange avec plusieurs personnes engagées en politique localement dont Frédéric Schauli, conseiller des Français de l’étranger pour le Luxembourg et membre élu à l’AFE.

À toutes et à tous, merci pour le temps accordé, la qualité des échanges et les expériences partagées. +d’images

Chambre de commerce

J’ai eu le privilège de participer à deux soirées organisées par Christophe Bouchard, ambassadeur de France, à la Résidence, qui ont parfaitement illustré la vitalité et l’engagement de nos compatriotes.

La première, « Vins et Fromages », a réuni près de 150 chefs d’entreprise membres de la CFCI, sous la présidence de Dominique Lo Sardo et avec sa directrice Alexandra Benel. Ce moment convivial a permis de rencontrer les forces vives françaises, dont de nombreux frontaliers, et d’échanger sur nos ambitions communes.

La seconde soirée rassemblait élus, institutions et associations, parmi lesquels Eric Krebs (UFE), Christophe Deage (IHEDN), Alexandra Renault (Luxembourg-Accueil), Christophe Biraud (Communauté et Amicale des Français du Luxembourg) et Brice Bultot (FAPEE et conseil d’administration du lycée Vauban).

Mon discours m’a offert l’opportunité de remercier Bruno Theret, dont l’organisation exceptionnelle a fait de cette mission un parcours diplomatique de haut niveau ; Corinne Lozé (à l’image), pour son soutien, et notre ambassadeur Christophe Bouchard pour avoir créé les conditions idéales pour renforcer nos liens et l’esprit européen sur le terrain. +d’images

Diplomatie économique

Belval – Space Campus

Je me suis à nouveau rendu à Belval, symbole remarquable de reconversion industrielle devenu un pôle européen d’innovation. Ancienne friche sidérurgique, Belval est aujourd’hui un quartier universitaire et scientifique de référence, transformation à laquelle Bruno Theret a largement contribué. La bibliothèque emblématique témoigne du chemin parcouru.

Cette visite était consacrée au lancement des travaux du premier bâtiment du Luxembourg Space Campus, en présence de Mme Yuriko Backes, ministre de la Mobilité, des Travaux publics et de la Défense, Mme Stéphanie Obertin, ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, M. Lex Delles, ministre de l’Économie, ainsi que M. Christian Weis, député-maire d’Esch-sur-Alzette.

Un moment fort a marqué l’événement : la signature d’un parchemin destiné à une capsule temporelle intégrée au chantier.

J’ai également salué la décision du ministère de la Défense d’adopter la norme ISO 27001, un choix structurant pour la sécurité et la résilience numérique du pays. +d’images

Cybersécurité

Haut-Commissariat à la Protection Nationale (HCPN)

J’ai eu l’honneur d’être accueilli au Haut-Commissariat à la Protection Nationale (HCPN) pour un échange approfondi consacré aux enjeux de cybersécurité, de cyberdéfense, de résilience et de protection des infrastructures critiques.

Le HCPN, placé sous l’autorité du Premier ministre, joue au Luxembourg un rôle équivalent à celui du SGDSN en France. Il assure la protection de la nation face aux menaces, coordonne la lutte antiterroriste, pilote la gestion de crise et assume les responsabilités d’Agence nationale de cybersécurité.

Nos échanges ont permis de mieux comprendre la stratégie luxembourgeoise, structurée et ambitieuse. Parmi les objectifs fixés, celui visant à mettre en œuvre un système de management de la sécurité de l’information conforme à l’ISO 27001 m’a particulièrement marqué. Cette approche systémique permet de clarifier les responsabilités, d’uniformiser les bonnes pratiques et de renforcer durablement la résilience. Le choix du Grand-Duché d’aligner toutes ses entités sur cette norme rejoint précisément les recommandations que je défends depuis plusieurs années.

Nous avons également abordé le sujet du cloud souverain de cyberdéfense, ainsi que les enjeux liés aux messageries chiffrées.

Enfin, notre discussion s’est élargie à la coopération internationale, notamment à travers l’IT Coalition menée par le Luxembourg et l’Estonie en soutien à l’Ukraine, aujourd’hui forte de dix-huit pays. Le souhait a été exprimé de voir prochainement la France quitter son statut d’observateur pour rejoindre pleinement l’initiative.

Je me réjouis de la qualité de cet entretien de haut niveau, marqué par une vision claire, pragmatique et résolument tournée vers la résilience nationale et européenne.

Ma gratitude au HCPN, à la direction de la Défense et à l’ensemble des participants pour cet échange constructif et inspirant. +d’images

Diplomatie parlementaire

Chambre des Députés

J’ai eu le plaisir de participer à un déjeuner officiel à la Chambre des Députés, entouré de personnalités engagées au service de l’Europe et de la relation franco-luxembourgeoise :
Fernand Etgen (DP), vice-président, ancien président de la Chambre et ancien ministre ;
Mars Di Bartolomeo (LSAP), vice-président, ancien président de la Chambre et ancien ministre ;
Georges Engel (LSAP), ancien ministre et vice-président de la Commission de la Défense ;
Laurent Scheeck, secrétaire général ;
Tania Tennina, responsable des Relations européennes, internationales et du Protocole.

J’étais accompagné par Adelin Royer, premier conseiller de l’ambassade de France, Corinne Lozé, déléguée consulaire, et Bruno Theret, président du Conseil consulaire.

Nous avons évoqué la situation géopolitique, les enjeux bilatéraux, le contexte budgétaire français et l’idée d’une visite parlementaire à Paris en 2026.

Merci à mes collègues pour leur invitation, la qualité des échanges et leur enthousiasme européen intact si réconfortant.

Enseignement

Lycée Vauban

J’ai été accueilli au lycée Vauban par sa proviseure, Marguerite Poupart-Lafarge, aux côtés de Bruno Theret, président du Conseil consulaire, à la veille de l’ouverture du salon de la BD « Vauban dans les bulles ».

Établissement emblématique du réseau AEFE et de l’ANEFE, Vauban a bénéficié d’un emprunt garanti par l’État français ainsi que d’un soutien déterminant du gouvernement luxembourgeois, qui continue d’assurer l’entretien du bâtiment. Aujourd’hui, le lycée accueille 2 650 élèves, dont 225 par niveau au secondaire et 150 en primaire. Tous disposent d’un iPad à partir de la 6ᵉ, tandis que l’usage du téléphone est interdit jusqu’à la terminale.

Dans une région où la démographie fléchit et où la concurrence éducative augmente, Vauban se distingue par ses infrastructures exceptionnelles : amphithéâtre de 375 places, gymnase permettant cinq terrains de basket, et de nouveaux espaces conviviaux comme la cafétéria inspirée par la citation de Nelson Mandela : « On ne perd jamais : soit on gagne, soit on apprend. » +d’images

Médias – Budget & Mercosur (Public Sénat – 19/12/2025 – Vidéo 26’)

Ce 19 décembre, dans l’émission Parlement Hebdo, à l’invitation de Kathia Gilder (LCP-AN) et Quentin Calmet (Public Sénat), j’ai débattu avec Gabrielle Cathala, députée “La France Insoumise” du Val-d’Oise.


Public Sénat :

Échec de la CMP sur le budget 2026 : “C’est un principe de réalité qui s’impose à tout le monde. La question qui se pose aujourd’hui c’est : va-t-on continuer dans le déni ou faire du sérieux ?”, réagit le sénateur.

“57% des dépenses de l’État, sont des dépenses sociales. Et malgré tout, on nous dit que ce pays, c’est l’apocalypse. Allez voir ce qu’il se passe dans d’autres pays et vous allez comprendre que la France est d’une générosité exceptionnelle”, pointe le sénateur Cadic.

Seul sénateur favorable à l’accord UE-Mercosour, Olivier Cadic défend “un bon accord pour notre économie et l’accès à un marché de 270 millions de consommateurs. Cela permet d’ouvrir de nouveaux débouchés pour la viticulture, les spiritueux, les laiteries, nos PME…”, énumère-t-il.

Conférence de l’EFTA : la liberté d’expression de Taiwan menacée par la liberté d’oppression de Pékin

À l’invitation de Sandy Hsueh, présidente de la Fédération européenne des associations taïwanaises (EFTA), j’ai participé le 15 novembre à Paris à la Conférence annuelle 2025, consacrée au thème : Taïwan Soft Power : quand la promotion culturelle devient une pratique politique.

J’ai eu le plaisir d’y retrouver Ho Pei-chih, ambassadrice de Taipei en France. Cette édition a une nouvelle fois mis en lumière la vitalité de la diaspora taïwanaise en Europe et son rôle essentiel dans la diffusion des valeurs démocratiques que nous partageons avec Taïwan.

Une table ronde a réuni Jhy-wey Shieh, ambassadeur de Taïwan auprès de l’Union européenne, ainsi que notre trio de membres de l’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC) : Luke de Pulford, fondateur de l’IPAC, André Gattolin et moi-même, co-présidents.

Traduction française :

Merci. Si je fais partie de l’IPAC, c’est grâce à André. Il m’a attiré vers l’IPAC début 2021, et trois ans plus tard, j’ai appris que, grâce à lui, APT31 — les services secrets chinois — avait tenté de pénétrer dans ma boîte mail.

C’était donc un début intéressant. La première fois que nous avons annoncé notre visite à Taïwan en tant que sénateurs, l’ambassadeur de Chine à Paris, a écrit que nous ne devions pas y aller et que, si nous le faisions, nous en subirions les conséquences. En fait, au même moment, le ministère des affaires étrangères chinois avaient décidé que dix membres du Parlement européen et leurs familles n’auraient plus le droit de se rendre en Chine, à Macao ou à Hong Kong. Ils n’avait pas mentionné Taïwan.

Ainsi, comme je l’ai dit au Sénat à l’époque, cela prouve officiellement que le ministre chinois des Affaires étrangères reconnaissait que Taïwan ne relevait pas de la Chine.
C’est une preuve, c’est une réalité, et nous sommes libres d’aller à Taïwan tout comme les Taïwanais sont libres d’inviter qui ils veulent.

En octobre 2021, avec Alain Richard, alors président du groupe d’amitié France-Taiwan, nous étions la première délégation étrangère à visiter l’île, pendant le COVID.
À mon arrivée à Taiwan, on m’a demandé : pourquoi venez-vous ? Et j’ai répondu : « Je suis à Taïwan pour dire au peuple taïwanais : “Vous n’êtes pas seuls.” »

Nous nous battons pour les mêmes valeurs. La question est : dans quel monde voulons-nous vivre ?

Voulons-nous vivre comme les Tibétains au Tibet ? Comme les Ouïghours au Xinjiang ? Comme les amis de Jimmy Lai et la génération des Parapluies à Hong Kong ? Voulons-nous vivre dans un monde d’oppression ou dans un monde de liberté d’expression ? Nous avons répondu à cette question en France de deux manières. D’abord, nous voulions dire — et merci, Luc, de l’avoir rappelé — à travers notre loi de programmation militaire, que la liberté de navigation maritime dans le détroit de Taïwan fait partie de la liberté de circulation pour le monde entier. La France doit œuvrer pour garantir cette liberté. Cela figure désormais dans notre droit.

Deuxièmement, vous pouvez le lire dans notre Revue nationale stratégique, publiée cette année, qui mentionne le détroit de Taïwan et son importance pour la paix mondiale. Nous montrons ainsi que cette question est une priorité absolue pour la France. Et vous le savez — merci, Luc, de l’avoir rappelé — ce que la France a fait, nous avons été le seul pays à le faire. Et c’est la raison pour laquelle je suis allé à Penghu, pour y prononcer un discours et dire aux habitants de cette île qu’ils comptent beaucoup pour nous.

Maintenant, l’avenir — nous allons en parler. Nous voyons des menaces de toutes sortes, des menaces contre cette démocratie posées par le régime de Pékin. Et je veux leur dire : la meilleure défense, c’est la surprise. Cela pourrait être une mauvaise surprise pour eux s’ils tentaient de changer cet état de fait, et nous devons travailler pour que, dans ce cas, nous ayons une bonne surprise : que les gens se lèvent pour défendre la démocratie, pour défendre la liberté d’expression. Et c’est ce que Taïwan représente pour le monde.

Sandy Hsueh : Merci beaucoup. Comme vous l’avez dit, je pense que nous sommes ici aussi parce que nous sommes prêts à nous battre pour la liberté, pour la démocratie. Nous avons vu notre ancienne présidente, Tsai Ing-wen, à Berlin il y a quelques jours, lors de la première Conférence de la liberté de Berlin. Et le discours qu’elle a prononcé montre également que Taïwan restera fort et n’aura pas peur de se détourner de ce à quoi il s’est consacré.

Médias – Focus Taiwan (17 nov. 2025)
Extrait :
Parallèlement, le sénateur français Olivier Cadic a rappelé que la Chine avait annoncé (en 2021) que dix membres du Parlement européen ne seraient plus autorisés à se rendre en Chine, à Hong Kong ou à Macao, « mais ils n’ont pas mentionné Taïwan ».
« C’est la preuve que, officiellement, le ministre chinois des Affaires étrangères a reconnu que Taïwan n’appartenait pas à la Chine », a-t-il déclaré, suscitant les applaudissements de l’auditoire. Lire l’article

Médias – RTI (17 nov. 2025)
Extrait :
Après une projection du documentaire Invisible Nation, qui revient sur la situation politique de Taïwan, les participants ont eu l’occasion de discuter de la résolution 2758 des Nations Unies.
Le sénateur français Olivier Cadic a dénoncé la déformation de la résolution par Pékin, accusant la Chine de chercher à détourner le document pour prétendre sa souveraineté sur Taïwan. Lire l’article

Sénat – CA AEFE 18/12/25 – Déclaration ANEFE

Déclaration liminaire de l’ANEFE (Association nationale pour l’enseignement français à l’étranger) présentée par son secrétaire général, Michel Monsauret  à l’ouverture du conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), ce 18 décembre 2025 :

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’administration,

Depuis notre précédent Conseil d’administration, l’ANEFE a poursuivi ses échanges institutionnels. Le président de l’ANEFE a rencontré la Direction générale de la mondialisation le 9 décembre 2025, puis Madame la Ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Français de l’étranger le 17 décembre 2025.

Ces rencontres ont confirmé la gravité des inquiétudes qui pèsent aujourd’hui sur le modèle économique de l’AEFE et, plus largement, sur l’avenir du réseau d’enseignement français à l’étranger.

À la lumière de ces échanges, l’ANEFE souhaite rappeler les trois points fondamentaux que j’ai déjà partagés avec vous lors du précédent Conseil d’administration.

1 / Préserver les établissements et ne pas leur transférer des difficultés qui ne sont pas les leurs

Le budget soumis aujourd’hui repose sur des prélèvements massifs qui fragilisent directement les établissements et les familles.

Nous constatons : 11 millions d’euros dits « exceptionnels » prélevés sur les établissements conventionnés ; 10 millions d’euros supplémentaires, sans justification claire quant aux services rendus ; 21 millions d’euros supportés par les familles des EGD, alors même que le prélèvement de 6 % devait initialement couvrir exclusivement les pensions civiles et l’immobilier.

Dans le même temps, la masse salariale augmente de 15 millions d’euros entre 2025 et 2026, passant de 890 à 905 millions d’euros, alors que 87 postes de détachés disparaissent. Cette contradiction nourrit une incompréhension profonde.

L’ANEFE ne peut accepter que l’AEFE reporte sur les établissements les conséquences de ses propres contraintes budgétaires. Nombre d’entre eux sont engagés dans des emprunts garantis par l’État, dont l’ANEFE assure la gestion. Alourdir leurs charges financières accroît mécaniquement les risques de défaut, exposant l’ANEFE puis, in fine, l’État.

À ce titre, l’ANEFE souhaite disposer d’informations précises sur le nombre de dossiers d’emprunts traités par l’AEFE pour les établissements concernés et sur les montants effectivement accordés.

2 / Appliquer le principe du « juste coût / juste prix »

L’ANEFE réaffirme la nécessité d’une politique fondée sur l’équité, la transparence et la cohérence économique.

Aujourd’hui, les prélèvements imposés aux établissements et aux familles ne permettent pas d’identifier clairement le lien entre le coût réel des services rendus et leur facturation. Cette situation crée des distorsions importantes entre établissements et une perte de visibilité pour les familles.

L’AEFE doit s’engager dans une réforme visant à définir précisément le coût réel de ses missions, appliquer une facturation strictement proportionnée à ces coûts et garantir une visibilité pluriannuelle sur l’évolution des charges.

Sans cette clarification, les hausses de frais de scolarité deviennent insoutenables et affaiblissent durablement l’attractivité du réseau.

3 / Préserver l’ambition stratégique : doubler le nombre d’élèves d’ici 2030

Ce budget compromet directement l’objectif stratégique fixé par le Président de la République : le doublement des effectifs d’élèves à l’horizon 2030.

Comment alors atteindre cet objectif en asphyxiant financièrement les établissements existants, en décourageant les projets d’homologation et en réduisant les capacités d’investissement pédagogique et immobilier ?

Alors que d’autres modèles éducatifs internationaux se développent fortement sans peser sur leurs finances publiques, la France ne peut renoncer à son ambition éducative et culturelle à l’étranger.

Depuis plus de cinquante ans, l’ANEFE accompagne et sécurise le développement du réseau. Elle sera particulièrement vigilante à ce que les choix budgétaires de l’AEFE servent la croissance du réseau et non sa fragilisation.

Les parents d’élèves, pas plus que les contribuables, ne peuvent être appelés à éponger des dépenses non maîtrisées de l’AEFE. La soutenabilité du modèle ne peut reposer indéfiniment sur des hausses de prélèvements qui fragilisent les établissements et pèsent lourdement sur les familles.

Plutôt que de chercher à augmenter les recettes par des contributions toujours plus élevées, l’heure est venue d’ajuster rigoureusement les dépenses au regard des ressources réellement disponibles.

Dans ces conditions, nous déplorons le projet de budget présenté ce jour.

Médias – Olivier Cadic : « Notre responsabilité d’élu, c’est d’ouvrir des portes, pas de construire des murs » (Public Sénat – 15/12/2025 – Vidéo 41’30

Ce 15 décembre, j’ai participé à l’émission Sens Public, où j’ai eu l’honneur d’échanger avec Sylvie Godard, la mère de Christophe Gleizes, ainsi qu’avec son avocat, Me Emmanuel Daoud, en présence de la juriste Anne-Charlène Bezzina.

Quelques heures plus tôt, je m’étais joint à la réunion avec les parents de Christophe Gleizes et des représentants de Reporters sans Frontières. A l’issue de cet échange, de nombreux collègues se sont rassemblés en soutien au journaliste sportif, sur le perron du Sénat. Notre institution, par la voix de son président Gérard Larcher, avait tenu à accueillir Sylvie Godard, pour l’écouter et lui témoigner tout son soutien.

Condamné à sept ans de prison en Algérie pour « apologie du terrorisme », Christophe Gleizes fait aujourd’hui l’objet d’une demande de grâce adressée par sa mère au président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Concernant Christophe Gleizes, j’ai répondu aux questions suivantes de Thomas Hugues :
. Est-ce qu’on peut espérer un geste du président algérien ?
. En termes de diplomatie parlementaire, est-ce que vous avez un levier d’action ou finalement c’est très compliqué ?
. A quel point c’est une condamnation qui repose sur du vent ?

L’occasion m’a été donnée de rappeler que la diplomatie parlementaire, c’est commencer par être respectueux des autres pays, maintenir le dialogue comme l’a fait parfaitement notre ministre Jean-Noël Barrot avec l’Algérie, et soutenir les familles avant tout.

Évidemment, chacun est stupéfait devant la lourde condamnation de Christophe Gleizes, il ne peut s’agir que d’un malentendu administratif, une interprétation excessive de rencontres locales.

Concernant les deux Français Cécile Kohler et Jacques Paris que Téhéran souhaiterait échanger contre l’iranienne Mahdieh Esfandiari, en attente de son procès en France pour apologie du terrorisme, Thomas Hugues m’a demandé :
. La justice française est indépendante, si cette ressortissante iranienne est condamnée sur quoi faut-il compter ? Une grâce présidentielle du président français ?

Rejet Mercosur (5/5) – Explication de vote – Vidéo 1’07

Refuser l’accord, ce n’est ni protéger notre agriculture ni défendre l’environnement : c’est renoncer à tout levier d’influence et abandonner l’Amérique latine à des puissances qui n’ont ni nos standards ni nos valeurs.

VERBATIM

Il apparaît clairement, dans cet hémicycle, que je suis isolé.

Mais, vous l’avez remarqué, cet isolement, je l’assume.

J’ai parlé pour nos entreprises, pour nos PME, pour nos chambres de commerce bilatérales, pour tous ceux qui, sur le terrain, créeront de l’emploi et de la valeur grâce à l’accord Mercosur.

Sous couvert de principes, cette résolution organise un repli stratégique.

Refuser l’accord, ce n’est ni protéger notre agriculture ni défendre l’environnement : c’est renoncer à tout levier d’influence et abandonner l’Amérique latine à des puissances qui n’ont ni nos standards ni nos valeurs.

Une Europe souveraine ne se marginalise pas.

Elle conclut des accords et impose ses règles.

Je veux rendre hommage à toutes celles et ceux qui se battent pour que la France et l’Europe soient plus fortes, plus présentes, plus influentes dans le monde.

C’est pour eux, et par responsabilité, que je voterai contre cette résolution.

Rejet Mercosur (4/5) – Amendement de repli – Vidéo 1’50

J’ai défendu un amendement de repli qui propose de réécrire l’alinéa 50, en ces termes : “Demande au Gouvernement de veiller à ce que les intérêts français soient pris en compte dans le cadre de la signature de l’accord de partenariat entre l’Union européenne et le Mercosur, et de l’accord intérimaire sur le commerce entre l’Union européenne et le Mercosur“.

Cette nouvelle rédaction a pour objet d’en atténuer la portée injonctive. L’amendement substitue à une logique de blocage une formulation équilibrée, invitant simplement l’exécutif à veiller à la défense des intérêts français – notamment agricoles, environnementaux et sanitaires. Lire l’amendement n°5

VERBATIM

Mes chers collègues,

Défendre les intérêts de la France, ce n’est pas lâcher la proie pour l’ombre.

Ce n’est pas sacrifier le réel à l’illusion, ni confondre le geste spectaculaire avec l’efficacité politique.

Défendre les intérêts français, ce n’est pas dresser des murs verbaux ni s’enfermer dans le refus.

Ce n’est pas davantage s’allier avec les tenants du moins d’Europe, pour bloquer l’Europe.

Car moins d’Europe, ce n’est jamais plus de France.

C’est moins de règles communes, moins de protection collective, moins de capacité à imposer nos standards agricoles, sanitaires et environnementaux.
Notre agriculture souffre, oui.

Elle souffre d’abord d’une concurrence faussée au sein même de l’Union.

À force d’écraser nos producteurs, par des charges et des normes plus lourdes, ils perdent des parts de marché face à leurs concurrents européens.

Il est illusoire de vouloir imposer nos sur-transpositions en clauses miroirs.

Le modèle n’est ni enviable par nos partenaires européens, ni par les partenaires du Mercosur.

Refuser toute négociation, brandir le veto comme un étendard, ce serait renoncer à peser, renoncer à corriger, renoncer à défendre concrètement nos filières.

Ce serait abandonner la table où se décident les règles pour ensuite déplorer qu’elles nous échappent.

Cet amendement dit une chose simple et forte : vigilance sans renoncement, fermeté sans isolement.

Il choisit l’influence plutôt que le repli, l’Europe comme levier et non comme bouc émissaire.

C’est ainsi, et seulement ainsi, que l’on sert réellement les intérêts de la France.