Trois semaines après mon second déplacement en Colombie, j’ai eu l’occasion de retrouver les problématiques particulières de ce pays lors de l’audition de Daniel Pecaut devant notre commission des Affaires étrangères et de Défense, présidée par Christian Cambon.

Éminent spécialiste de la Colombie, M. Pecaut, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), a déclaré d’emblée que l’accord dit de La Havane était « en grand péril, en grand danger ». Après 52 ans d’un conflit armé qui a provoqué 250.000 morts, le gouvernement du président Santos a signé, en juin 2016, un accord de paix avec les FARC, après d’âpres négociations.

Cet accord de La Havane, très élaboré, fut salué unanimement et internationalement. Et ce fut une immense surprise lorsque les Colombiens l’ont rejeté par référendum, le 2 octobre 2016.

On peut en tirer quelques leçons, comme j’ai pu le faire à Medellin lorsque notre ambassadeur de France, Gautier Mignot, m’a présenté Gonzalo Restrepo, co-président du Comité stratégique franco-colombien et membre de délégation gouvernementale aux négociations de la paix de La Havane.

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D’où ma question à Daniel Pecaut : Comment réunifier un pays ? Comme pour le Brexit, le référendum colombien a été utilisé à des fins politiciennes pour finir sur un résultat très serré et aboutir à une division totale du pays…