Je partage absolument les propos du consul Edouard Braine au sujet la communauté française du Royaume-Uni, exprimés lors de la réunion du  comité consulaire pour l’Emploi et la Formation professionnelle (CCPEFP) du 10 décembre dernier.

Au côté d’une communauté « classique », celle qui bénéficie de l’action consulaire traditionnelle et dont les membres sont officiellement immatriculés (110.000 personnes), il existe une deuxième communauté française, aux contours assez flous et très peu desservie par l’aide consulaire.

Edouard Braine estime que la Grande-Bretagne n’a pas le même statut qu’un autre pays frontalier de la France, puisque car c’est « quasiment le point de passage obligé pour apprendre à se mesurer aux règles du jeu du village planétaire. »

Venir Outre-Manche c’est d’abord faire l’apprentissage de l’anglais, langue universelle. En second lieu, c’est évoluer loin du modèle social français dans une économie de marché souple et dynamique, mais dont il ne faut pas craindre précarité et emploi sous-qualifié. La crise aidant, de plus en plus de jeunes sont partants.

Le sac sur l’épaule et le courage en bandoulière, ils déferlent par vagues continues sur le Royaume-Uni. Ces aventuriers de la globalisation sont le cœur de cible du centre Charles Péguy, dont nous avons récemment parlé.

Photo Flickr de Eskimo Jo.