Véronique Revington

Le consulat le regrette bien, mais Véronique Revington va poursuivre ailleurs son action en faveur de la communauté française, cette fois dans le cadre d’une mission assez innovante au sein de la Chambre de commerce française de Grande Bretagne, vénérable institution londonienne née en 1883.

La directrice de la Chambre, Florence Gomez, en rêvait, elle l’a fait ! Forte de son expérience réussie en Chine en faveur de la création d’emploi, Florence a trouvé en Véronique la personnalité adéquate et les compétences marquées en ressources humaines pour lui confier la création d’un service de recrutement au bénéfice des 600 entreprises membres de la Chambre.

Les candidats et les recruteurs sont d’ores et déjà les bienvenus sur le site www.ccfgb.co.uk/recruitment, pour étoffer la base de données de leurs CV et annonces. Première nouveauté, les petites entreprises pourront confier l’intégralité du processus de recrutement à la Chambre qui capitalise ainsi sur sa connaissance des métiers, de la culture et des besoins de ses membres.

Une autre innovation significative s’inscrit dans le rapport de confiance particulier qui unit la CCI et les entreprises : le service « Spouse Mission« . Dans l’excellent article de Caroline Imbert paru dans l’Echo, Véronique Revington exprime son intérêt pour celles et ceux qui ont mis leur carrière entre parenthèses pour suivre leur conjoint en Grande-Bretagne, souvent en cas de mutation professionnelle (lien vers l’Echo, numéro de avril/mai 2012).

Durant la période d’installation de la famille, il faut bien s’organiser en partant de zéro et apprendre  comment fonctionne la société anglaise. Alors, souvent, l’un des conjoint se « sacrifie »,  d’autant s’il y a des enfants dans l’aventure. Aujourd’hui, Véronique Revington leur propose de recoller aux wagons de l’épanouissement professionnel avec la Spouse Mission, ce « service socialement responsable ». Il s’agit d’une forme de coaching pour d’abord reprendre confiance en soi, puis préparer le CV et les entretiens d’embauche. Enfin, les candidats vont intégrer le monde du travail en commençant généralement par des missions souples et ponctuelles (temps partiel, télétravail…) et au sein d’entreprises qui recherchent des francophones. En effet, « avec la Spouse Mission, résume Véronique dans l’Echo, nous voulons porter un regard nouveau sur l’emploi tout en répondant à une attente des entreprises et à un besoin fort au sein de la communauté française ».

Je ne doute pas un instant de la réussite de Véronique dans ces nouvelles attributions, pas plus que notre consul, Edouard Braine, qui l’avait embauchée il y a un an exactement pour concrétiser les actions du plan Emploi (lire : « Véronique Revington va incarner le plan Emploi » du 19 mars 2011).

La priorité était de pérenniser l’action du centre Charles Péguy en recherchant des financements privés. Véronique s’est donc attelée à prospecter les entreprises avec un succès qui a permis de couvrir le coût de l’embauche d’un conseiller en recrutement supplémentaire.

Véronique s’est aussi illustrée auprès de nos jeunes compatriotes en les incitant à s’inscrire sur les listes électorales du consulat. Mission toute légitime puisqu’elle était rémunérée sur des crédits de vacation du consulat consacrés à la préparation des élections de 2012.

En dépit d’une activité soutenue, Véronique anime une association de parents d’enfants atteints de troubles de l’apprentissage scolarisés au Lycée français Charles de Gaule, «Dys à Londres». Un petit fait qui en dit long, je trouve, sur sa personnalité.