Face à la menace terroriste et aux diverses crises qui secouent l’Union européenne, le Premier ministre prône « une diplomatie forte au service d’une France forte ».

Manuel Valls prône "une diplomatie forte au service d'une France forte"

Manuel Valls prône « une diplomatie forte au service d’une France forte »

Étonnamment, Manuel Valls a repris à son compte le slogan de Nicolas Sarkozy en 2012 (« la France forte ») pour s’engager vers un renforcement des services de renseignement et préconiser la coopération internationale.

Intervenant sur le thème de l’Europe de la défense lors d’un diner organisé aux Invalides, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a caractérisé les menaces à l’est et au sud en martelant que « dans le contexte actuel, le projet européen n’est ni une option, ni une alternative ; c’est une nécessité, qui mérite notre engagement constant. »

Cette nécessité de développer une approche commune a été soulignée par Patrice Paoli, directeur du centre de crise et de soutien, lors d’une table ronde consacrée à la gestion de crise.

Table ronde sur la gestion des crises : Patrice Paoli, directeur du centre de crise et de soutien, s'exprime devant Marc Barety, ambassadeur de France en Irak et Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur de France au Yémen.

Table ronde sur la gestion des crises : Patrice Paoli, directeur du centre de crise et de soutien, s’exprime devant Marc Barety, ambassadeur de France en Irak et Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur de France au Yémen.

Nous avons été saisis par la finesse d’analyse de certains diplomates, parfois leur émotion contenue, lorsqu’ils évoquaient la situation des pays où ils étaient en poste. J’ai particulièrement apprécié le ton vibrant et la force de conviction de Catherine Colonna, ambassadeur à Rome. Son éclairage met en évidence la nécessité de retrouver une stabilité en Libye sans délai.

Il fut aussi question d’une crise que nous pouvons encore désamorcer et qui concerne le genre humain. A 100 jours de la Conférence Paris climat 2015, de décembre prochain, la Semaine des ambassadeurs a invité Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies, pour mettre l’accent sur les enjeux du réchauffement climatique.

Une absence d’accord à Paris serait « une catastrophe ». « Il n’y a pas de plan B, il n’y a pas de planète B », a surenchérit Laurent Fabius.

A trois mois de la COP21, Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies est venu placer le réchauffement climatique au coeur des préoccupations de chaque ambassadeur

A trois mois de la COP21, Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies est venu placer le réchauffement climatique au coeur des préoccupations de chaque ambassadeur

« A partir de maintenant, je vous considère tous comme des ambassadeurs des Nations Unies pour le climat », a superbement lancé Ban Ki-moon, ce 26 août, au parterre d’ambassadeurs français.

Par ses initiatives et son optimisme, la diplomatie française peut jouer un rôle primordial dans les négociations sur le climat et conduire la COP21 sur le chemin d’un accord historique entre les 195 pays présents pour l’occasion.