Lors de la dernière réunion des consuls honoraires à Londres, le 14 octobre, l’ambassadeur de France, Bernard Emié, nous a offert un tour d’horizon des échanges commerciaux franco-britanniques (lire : « Bernard Emié réunit les consuls honoraires pour évoquer les relations franco-britanniques » du 26 octobre 2011).

Nous avons été heureux d’apprendre de la part de Fabrice Etienvre, CEO de Invest in France, que les investissements britanniques en France étaient repartis à hausse en 2010, après trois mornes années de crise : +56% de projets d’investissements confirmés en 2010, une soixantaine de projets représentant 2000 emplois créés ou sauvegardés.

On ne dit pas assez que la France capte 25% des investissements étrangers des entreprises anglaises, faisant du Royaume-Uni le second investisseur étranger dans notre pays. Cette attractivité se traduit par 2.500 sociétés implantées dans l’Hexagone et 340.000 emplois à la clé.

Je me suis rendu au siège de Invest in France Agency pour prendre connaissance du détail des investissements récents. Par exemple, grâce à ses enseignes Castorama et Brico-dépôt, Kingfisher réalise 40% de son CA sur le marché français, ainsi que près de la moitié de ses profits. Un succès porté par 19.000 salariés français, soit un tiers des effectifs du groupe.
Citons aussi le développement de la compagnie aérienne Easyjet qui a étendu cette année ses implantations à Paris et à Lyon et qui va créer deux bases à Toulouse et Nice en 2012.
Enfin, après dix ans d’absence, signalons le retour emblématique de Marks & Spencer sur les Champs Elysées dès novembre, ou encore l’ouverture de Burberrys ces prochains jours dans la rue du Faubourg St Honoré.
Moins visibles par le grand public, mais tout aussi importants pour la vitalité de notre économie, des centres de recherche-développement reflètent l’attrait de notre pays pour la réalisation de projets innovants.

Certes, la France a bien des atouts, mais encore faut-il l’expliquer à nos amis britanniques, lever leurs appréhensions, les accompagner pas à pas… Alors, côté coulisses, cet âpre travail de prospection, d’information et de séduction incombe à l’équipe londonienne de Invest in France Agency, dirigée par Fabrice Etienvre, une émanation de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII).

Fabrice Etienvre, CEO de Invest in France et Olivier Cadic

Dès son arrivée à Londres fin 2009, Fabrice Etienvre avait tenu à me rencontrer pour me présenter l’action de cette agence publique, chargée de promouvoir le « site France » dans le monde auprès des entreprises et des relais d’influence. J’ai donc eu le plaisir de revoir Fabrice à la Résidence de l’ambassadeur, parmi les consuls honoraires. Il n’a rien perdu de son mordant et de sa vivacité pour une mission de l’ombre qui exige une démarche éclairée d’intelligence, éclatante de diplomatie et baignée d’instinct puisqu’il faut bien commencer par les débusquer, puis les traquer ces fameux investisseurs potentiels.

Grâce aux efforts conjugués de toute l’équipe d’Invest in France, ce sont 1.300 emplois de plus qui ont déjà été créés en France en 2011. Chapeau !

Les Français du Royaume-Uni peuvent aussi contribuer à ce travail collectif, comme cela se fait de manière particulièrement efficace à Londres entre les acteurs d’Invest in France et la communauté économique française. Aussi, si vous connaissez un ami entrepreneur qui souhaiterait investir sur le continent, assurez-le qu’il trouvera chez Invest in France l’interlocuteur idéal, via la page web IFA Teams in 22 Countries. Et, sait-on jamais, si vous étiez à court d’arguments pour valoriser le territoire français, rendez-vous sur le site de Invest in France.