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En circonscription en Thaïlande – Bangkok (4-5 juin 2019)

(g. à d.) Jacques Lapouge, ambassadeur de France en Thaïlande ; OC ; Christian Chevrier, conseiller consulaire pour la Thaïlande ; Samira Abdelli, consule.

Il s’agissait de mon second passage en Thaïlande après janvier 2018 (comptes rendus : Bangkok ; Leam Chabang & Pattaya ; Phuket). Ce déplacement m’a permis de retrouver notre ambassadeur que j’avais eu le plaisir de connaître lorsqu’il était ambassadeur en poste à Stockholm en 2015 (compte-rendu).

Tous mes remerciements à Jacques Lapouge et à Samira Abdelli, consule, pour le temps précieux qu’ils m’ont consacré afin de conduire parfaitement ma mission.

Jacques Lapouge m’aura ainsi accordé trois entretiens en sa Résidence pour brasser divers sujets, dont la situation politique locale, puisque les Parlementaires thaïs s’apprêtaient à élire leur Premier ministre lors de mon arrivée.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce franco-Thaï

Deux réunions consacrées à nos échanges commerciaux ont été organisées par la Chambre de commerce Franco-Thaï.

Dans un premier temps, j’ai échangé avec son équipe dirigeante : Thomas Sanchez, président ; Sukanya Uerchuchai, directrice ; Laurent Bascouer et Gabriel Lubeigt-Hanchana, administrateurs.

Nous avons fait un large tour d’horizon des opportunités offertes par le pays qui a pour particularité d’afficher un taux de chômage à hauteur de 0,8% !

L’agriculture Thaï peut nourrir 500 millions de personnes, ce qui rend le pays autosuffisant.

Souvent caricaturé comme un pays qui tirerait l’essentiel de ses revenus du tourisme, on oublie que 50% du PIB de la Thaïlande provient de l’industrie. Pour preuve, le pays produit plus d’automobiles que la France !

Réunion d’entrepreneurs

Par la suite, lors d’un dîner dans un nouveau restaurant français, La Brasserie 9, notre cercle s’est élargi à des entrepreneurs en prospection dans l’Asean, aux CCEF et aux représentants de l’ambassade, de Business France et de BPI.

Le développement rapide du voisin chinois provoque des modifications d’équilibre en matière de partenariat. Par le passé la Thaïlande avait une inclination pour le Japon et les États-Unis, mais elle a été tempérée par les réticences de l’administration Obama et de l’UE suite à la reprise en main des affaires par les militaires.

Aujourd’hui, les tensions entre les États-Unis et la Chine amènent les entreprises occidentales à relocaliser leurs usines de la Chine vers l’ASEAN.

L’autre sujet d’intérêt a eu trait aux mégas projets d’infrastructures : un aéroport, deux ports, une liaison TGV, un centre de maintenance Airbus… Ce qui nous a amenés à débattre des habitudes locales en matière d’appels d’offre, susceptibles de désarçonner bien des entreprises françaises.

Nous avons également évoqué la question du traité de libre-échange entre la Thaïlande et l’Union européenne. Selon les responsables de la Chambre, cet accord représenterait un appel d’air pour introduire des produits français. Par exemple, les Thaïs apprécient le vin français depuis les années 50, mais il est taxé à 300% tandis que le vin australien ne supporte aucune taxe !

Par ailleurs, les participants à la réunion m’ont confié que la Thaïlande sera certainement le premier pays d’Asie qui autorisera la consommation de cannabis. Un joli business en perspective puisque la production est estimée entre 3 à 4 milliards d’euros. + d’images

Réunion économique

Dans un troisième temps, l’ambassadeur Jacques Lapouge avait organisé un déjeuner avec les chefs de service pour balayer tous les sujets de notre relation bilatérale.

Au sujet de nos échanges économiques bilatéraux, nous avons longuement évoqué l’intérêt des autorités thaïs pour l’aéronautique français et Airbus en particulier.

En remportant le marché de fabrication de passeports thaïs sécurisés sur 5 ans, le succès de Thalès-Gemalto a marqué les esprits. + d’images

Communauté française

TLS Visas

Visite du centre TLS de Bangkok en compagnie de Laurent Cuenoud, chef du service des visas à l’ambassade de France en Thaïlande.

Nous avons été accueillis par Phya Ua Ariyaphakdee, Operations Manager de TLS qui a enregistré 62.000 demandes de visas pour la France en 2018.

TLS reçoit le public pour réaliser un contrôle documentaire des pièces justificatives et assurer la prise des empreintes biométriques. Le service des visas de l’ambassade peut désormais se concentrer sur l’instruction des demandes et la prise de décision sur l’accord de délivrance d’un visa.

Mon regret est qu’il n’y ait pas de recoupement automatique entre les empreintes biométriques saisies chez TLS et la lecture des visas à l’entrée du territoire dans l’espace Schengen.

Il y aurait d’autres possibilités d’amélioration du processus de demandes de visas en ligne pour éviter les saisies multiples. A suivre… + d’images

Réunion communauté française

Afin de me permettre de faire le point sur les attentes de notre communauté en Thaïlande, j’ai organisé une réunion publique au sein de l’Alliance française dès le soir de mon arrivée à Bangkok, suivie d’une rencontre avec nos représentants au consulat, le lendemain, parmi lesquels Samira Abdelli, consule et Christian Chevrier, conseiller consulaire pour la Thaïlande.

Je remercie Sukanya Uerchuchai, directrice de la Chambre de commerce franco-thaï pour avoir coordonné la réunion publique, qui a réuni une cinquantaine de personnes, avec la complicité de Didier Reck, président de Bangkok Accueil.

La soirée m’a permis d’échanger sur le parcours de plusieurs compatriotes présents en Thaïlande, parfois depuis plusieurs décennies.

De nombreux témoignages ont pointé une culture des affaires spécifique au pays qui nécessite donc une préparation pour se conformer aux usages.

Consulat

Lors de la réunion au consulat, nous avons évoqué la question de l’enseignement, du soutien aux prisonniers, du système de santé local, des retraités désargentés, de l’importance économique et méconnue de la Thaïlande par les Français.

Christian Chevrier a rappelé les trois points qui reviennent le plus souvent dans les préoccupations : les formalités exigées pour renouveler chaque année les visas longue durée en Thaïlande ; les demandes d’assurance médicale exigées par les autorités thaïlandaises ; la validation des certificats d’existence en dehors du consulat.

Certificat de vie

A l’occasion d’un petit déjeuner en compagnie de Samira Abdelli, consule et Christian Chevrier, nous avons évoqué les questions consulaires et en particulier les certificats d’existence qui sont demandés aux retraités pour leur permettre de continuer à percevoir leur pension.

Notre ministère de la Santé venait d’adresser des instructions au consulat indiquant que ses agents n’étaient plus censés produire des certificats de vie en Thaïlande, renvoyant nos retraités vers les autorités locales…

J’ai prolongé cet entretien par une visite du consulat, conduite par Samira Abdelli, afin de mesurer comment cette décision pouvait concrètement s’appliquer.

En 2018, 2121 certificats de vie ont été signés par le consulat et les agences consulaires de Thaïlande, dont 821 à Bangkok (25%), 413 à Phuket et 390 à Chang Mai.

La difficulté majeure est liée à l’acheminement postal, escargotique dans ce pays. Entre l’envoi des formulaires par la CNAV et son retour courrier, il arrive fréquemment que le versement de la pension soit suspendu, car le certificat est arrivé hors délai.

De nombreuses complications ont été identifiées par le consulat, suite à la circulaire émanant de la sécurité sociale, via le ministère. En effet, il peut se révéler compliqué de s’exonérer totalement de cette mission dans le but de faire reposer cette exigence française sur une autorité étrangère. + d’images

Enseignement

BCIS de Phuket

Mon dossier prioritaire pour la Thaïlande consiste à obtenir l’homologation AEFE en faveur de l’école BCIS (Berda Claude International School) de Phuket.

Un objectif que nous voulons concrétiser dès cet été.

Le rapport d’évaluation de l’inspecteur de l’AEFE semble aller dans le bon sens et nous permet d’être optimistes.

En pleine croissance, l’école pourrait également inclure la section locale de l’Alliance française de Phuket pour exploiter toutes les synergies entre ces deux acteurs.

Ce serait une très belle addition pour notre réseau.

Culture française

Alliance française

Depuis ma dernière visite en janvier 2018, l’Alliance française de Bangkok a déménagé dans un superbe bâtiment !

Le précédent lieu qui était déjà fastueux a été démoli pour laisser la place au futur « One Bangkok » qui accueillera d’ici à 2026 la plus haute tour de la ville.

Reçu par le président de l’Alliance Française de Thaïlande, la directrice, le conseiller consulaire et la consule, j’ai découvert de remarquables installations, toutes dédiées à la promotion de la francophonie.

Salles de cours, d’exposition, de spectacles, médiathèque, atelier de mode, salle de danse, espace jeunes…. un ensemble époustouflant pour porter haut la culture et la langue française en Thaïlande ! + d’images

En circonscription au Royaume-Uni – Londres & Canterbury (28-29 juin 2019)

Le 28 juin, cocktail de départ de François-Xavier Gabet, proviseur du CFBL, puis 10ème anniversaire de la Petite école de Canterbury (PEC), dirigée par Isabelle Hellyar, le samedi 29 juin.

Enseignement

François-Xavier Gabet quitte le CFBL

Une page se tourne au Collège français bilingue de Londres (CFBL). François-Xavier Gabet, proviseur du collège depuis son ouverture en septembre 2011, poursuivra sa carrière sous d’autres cieux.

J’ai été honoré de participer à sa soirée de départ, organisée par le board, représenté par son président Rémi Bourrette, entouré de l’équipe de direction coordonnée par Justine Goy.

Je me suis trouvé en compagnie de Guillaume Bazar, consul général, Sophie Routier, conseillère consulaire, Loren Lemor, conseillère de coopération éducative à l’ambassade, Benoit Belhomme, administrateur du CFBL et ancien président du comité de gestion de l’Ile aux Enfants, Roseline Louis-Charles Carels, présidente CFBL parents.

Cette soirée a réuni les représentants des écoles du réseau français de Londres et de nombreuses personnes attachées au CFBL à l’image de Laurent Batut.

Ce fut un plaisir de saluer en quelques mots l’aboutissement de François-Xavier Gabet, dont chaque invité a pu être le témoin.

François-Xavier était arrivé de Melbourne à Londres pour la rentrée de septembre 2010, afin de diriger l’école maternelle et primaire de l’Ile aux Enfants.

L’autre partie de sa mission consistait à préparer le projet pédagogique et superviser les travaux de rénovation du bâtiment destiné à accueillir l’Ile aux enfants, l’année suivante. Simultanément, il devait créer sur le même lieu des classes de collège de la 6ème à la 3ème.

Je me souviens de sa première participation au comité de pilotage du plan École du 10 novembre 2010 et de l’ampleur de la tâche qui lui était dévolue.

Le CFBL incarnera à jamais le premier grand succès du plan École pour le Royaume-Uni, lancé en 2008. François-Xavier en a été l’un des grands artisans.

Il a mis en œuvre le programme bilingue, développé l’école pour lui permettre d’accueillir 700 élèves, accompagné le déconventionnement avec l’AEFE pour la rendre autonome, accru la qualité d’enseignement évalué « outstanding » par l’Ofsted depuis l’an dernier.

Avec 100% de réussite et de mentions aux résultats du dernier Brevet, le proviseur laisse derrière lui un collège des plus performants.

François-Xavier nous a offert le meilleur de lui-même durant neuf années. Je lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière. + d’images

La Petite école de Canterbury fête ses 10 ans

Ce fut comme un bain de jouvence de me trouver au 10ème anniversaire de la Petite école de Canterbury (PEC), dirigée par Isabelle Hellyar.

La salle était comble pour assister au spectacle de fin d’année.

J’étais déjà présent pour souffler la première bougie en 2010, en compagnie de Vincent Gleizes, à l’époque attaché de coopération éducative en charge du développement du réseau des petites écoles FLAM.

L’école accueillait alors 17 enfants, dont 2 petites Zoé qui sont toujours là !

Face à la demande, l’école a dû déménager au Kent collège, en 2011, pour accueillir davantage d’enfants chaque samedi. Désormais, chaque week-end, une quarantaine de familles confie quelque 55 enfants à la PEC.

En 10 ans, 17 maîtresses de la PEC ont accueilli 170 enfants pour 100 familles.

Un bel accomplissement qui témoigne de la vitalité du réseau FLAM au Royaume-Uni : celui-ci compte 55 associations regroupant 3500 enfants chaque semaine.

Un grand bravo à toute l’équipe qui anime la Petite école de Canterbury : Isabelle Hellyar (présidente) ; Séverine Dervout (trésorière) ; Christine Berger (secrétaire) et à l’équipe enseignante : Quyen ; Marine ; Nathalie ; Sandra ; Isabelle et Fabienne. + d’images

AG des conseillers du Commerce extérieur

Le cadre du prestigieux collège des Bernardins avait été choisi pour accueillir, le 28 juin, cette nouvelle édition l’assemblée générale conseillers du Commerce extérieur de la France (CCEF), présidée par Alain Bentéjac. Ma présence fut l’opportunité de retrouver de nombreux CCE croisés lors de mes déplacements à l’étranger.

Ils sont près de 4500 conseillers à mettre bénévolement leur expérience au service du développement de nos entreprises à l’international. Ils sont présents dans plus de 150 pays.

Féminisation du réseau, refondation de la mission Appui aux entreprises, présentation de la conférence Routes de la soie (à Marseille en décembre) ont fait partie des thèmes traités.

Le 7ème Grand Prix de l’International des CCE a distingué des jeunes diplômés dans plusieurs catégories pour avoir accompli leur première mission à l’international avec succès.

Le président a également remis la médaille des CCE à plusieurs d’entre eux en remerciement de leur contribution au service de l’intérêt général.

Très heureux d’avoir retrouvé Sandrine Weisz, journaliste à Entreprendre à l’international au CCEF, qui avait couvert le comité régional des CCEF de l’océan indien. + d’images

50ème Anniversaire Mission Apollo 11 – Ambassade des États-Unis

« Un petit pas pour l’homme, mais un pas de géant pour l’humanité » – Neil Armstrong (31/07/1969)

A l’occasion du 243ème anniversaire de l’Indépendance des États-Unis d’Amérique, l’ambassadeur Madame Jamie D. Mc Court a organisé une magnifique réception dans les jardins de sa Résidence, à proximité de l’Élysée.

Un évènement placé sous le signe des premiers pas de l’Homme sur la Lune, il y a 50 ans. L’anniversaire du succès de la mission Apollo 11 s’est incarné à travers une double exposition intitulée : « Nous avons décroché la lune pour vous ! »

Pour la circonstance, les équipes de Disneyland Paris ont mis en scène un show avec le professionnalisme qu’on leur connait.

Lors de son discours, Jamie D. Mc Court était aux côtés de Sophie Cluzel, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée des personnes handicapées. Celle-ci a mis l’honneur Thomas Pesquet, spationaute français, en diffusant son message enregistré pour la circonstance.

Les élèves de l’école de cuisine et hôtelière, Ferrandi, ont assuré le service pour la soirée… comme des professionnels accomplis.

Cette manifestation m’a offert l’opportunité de retrouver Diane Fauconnier, qui a brillamment œuvré au service social du consulat général de France au Royaume-Uni, à l’époque j’étais conseiller à l’AFE.

Diane m’avait aidé à régler mon premier dossier. Il s’agissait d’un cas de suspension de versement de pension à une retraitée pour défaut de certificat de vie… C’était en 2007.

Je lui ai confié que 12 ans plus tard les difficultés administratives générées par les caisses de retraite étaient récurrentes et que c’était d’ailleurs le sujet de mon dernier éditorial (lien).

J’espère que la sécurité sociale dématérialisera ses certificats d’existence avant que l’Homme ne marche sur Mars ! + d’images

Lire aussi: Amitié France-États-Unis – Rencontre avec l’ambassadeur Jamie McCourt (21 mars 2019)

Agora du Forum International sur la Cybersécurité (FIC)

A l’invitation du général de gendarmerie, Marc Watin Augouard, je suis intervenu le 27 juin dans le cadre de la VIIIème Agor@ du Forum International sur la Cybersécurité sur le thème « 50 milliards d’objets connectés en 2020 ».

Lors d’une table-ronde consacrée aux défis juridiques que posent aux objets connectés, j’étais aux côtés de ma collègue sénatrice Catherine Morin-Desailly, présidente de la commission de la Culture et de l’Education ; Lucien Castex, secrétaire général d’Internet Society France ; Gwendal Le Grand, secrétaire général de la CNIL.

A l’heure où la Chine cherche à étendre sa mainmise technologique au-delà de ses frontières – comme c’est déjà le cas à Djibouti et à Maurice, où 4000 caméras intelligentes conçues par Huawei sont en cours d’installation – seule une réponse européenne organisée nous permettra d’atteindre la taille critique pour rivaliser technologiquement et ainsi protéger nos valeurs.

Au-delà de notre capacité à élaborer toujours de nouvelles réglementations, nous devons aussi être en mesure de les faire appliquer !

J’ai également appelé de mes vœux la création d’une « cyberforce » capable d’intervenir d’urgence au secours des victimes de cyberattaques.

Déjeuner-Débat Corne de l’Afrique / Océan indien

Je remercie les représentants de la communauté d’affaires française de la zone Océan Indien / Corne de l’Afrique d’avoir enrichi de leurs contributions un déjeuner de travail que j’ai organisé au Sénat à propos du développement de nos entreprises dans la région :

(de gauche à droite) Olivier Poujade, vice-président du Club d’Affaires Franco-Éthipien ; Jean-Pascal Naud, président de la CCI France-Kenya ; Olivier Cadic ; Véronique Perdigon, présidente de la section CCEF Madagascar ; Laurent Thong-Vanh, ex-président de la CCI France-Mozambique.

Au fil de nos échanges, nous avons pu aborder des thématiques spécifiques aux pays de la zone, telles que les promesses d’exploitation gazière au Mozambique, la connectivité aérienne avec la Réunion, le contexte sécuritaire en Éthiopie ou encore le mode de production agricole à Madagascar.

Cybersécurité : développement de la 5G – Mon intervention (vidéo 3m)

Afin de garantir un déploiement des réseaux de communication 5G, tout en préservant les intérêts de la défense et de la sécurité nationale de la France, le Sénat a débattu d’une proposition de loi visant à soumettre l’utilisation de certains équipements à une autorisation préalable du Premier ministre.

Cette autorisation concerne les opérateurs d’importance vitale (OIV). Ce régime d’autorisation pourrait donc permettre d’écarter, comme d’autres pays l’ont fait, des fournisseurs comme Huawei.

Je suis intervenu pour rappeler que les premières inquiétudes au sujet de Huawei datent de l’administration Obama et qu’il y a sept ans déjà le rapport de mon collègue Jean-Marie Bockel nous révélait que la société chinoise avait reconnu qu’elle « analysait » les flux de communication de ses clients.

J’ai une nouvelle fois souligné les dangers de laisser le champ libre au régime chinois en matière de technologie, d’autant qu’il dédaigne nos valeurs démocratiques et qu’il n’offre pas de réciprocité commerciale.

Débat post-Conseil Européen – République de Macédoine du Nord et Albanie (vidéo 4m)

Ce 25 juin, je suis intervenu au nom du groupe UC, devant Amélie de Montchalin, secrétaire d’État chargée des Affaires européennes, pour prôner un élargissement rapide de l’Union européenne vis-à-vis des Balkans occidentaux, parce que c’est une évidence historique, culturelle et une nécessité politique.

J’ai rappelé que j’ai eu l’honneur de recevoir au Sénat, le 19 juin dernier, Alfred Moisiu, ancien président de la République Albanaise. Je lui ai fait part de mon inquiétude de voir la jeunesse de son pays quitter l’Albanie, si elle ne rejoignait pas à court terme l’UE.

Il est désormais temps pour l’Union d’adopter une position claire envers les pays des Balkans occidentaux et de répondre à l’espérance de leurs peuples.

Je remercie madame la ministre de sa réponse. J’ai été sensible à sa prise en compte des préoccupations que j’ai exprimées et à son engagement à soutenir l’économie des pays des Balkans ouest, candidats à l’intégration.

Public Sénat – Sécurité nationale et réseau 5G (vidéo 4m)

Invité à m’exprimer au micro de Public Sénat, le 27 juin, lors du débat sur une proposition de loi concernant la sécurisation du déploiement de la 5G, j’ai rappelé que le fournisseur de réseau mobile de nouvelle génération, Huawei, représentait une menace avérée pour notre sécurité et nos intérêts fondamentaux de par ses liens avec le gouvernement chinois.

Dans un rapport publié il y a sept ans déjà, mon collègue Jean-Marie Bockel avait pointé le fait que l’entreprise chinoise ne présentait aucune garantie en matière de protection des données, selon nos critères. Par ailleurs, le régime de Pékin ne respecte pas le principe de réciprocité vis-à-vis de nos industriels. Offrir une ouverture sur nos marchés à son champion technologique est à la fois dangereux et inéquitable.

Vidéo (4m)

Forum parlementaire sur le renseignement et la sécurité : financement du terrorisme

Succès total à l’Assemblée Nationale pour ce 14ème « Parliamentary Intelligence-Security Forum » consacré à la lutte contre le financement du terrorisme.

Il faut rendre hommage à Sonia Krimi, députée de la Manche, qui a initié et organisé ce forum en associant d’autres parlementaires versés dans les questions de sécurité. Co-auteure d’un rapport sur la lutte contre le financement du terrorisme international, Sonia Krimi s’impose désormais comme une référence en ce domaine.

Cette année, le Forum, présidé par le sénateur honoraire américain Robert Pittenger, a offert 35 interventions par des ambassadeurs, des parlementaires, des responsables d’administrations spécialisés ou d’organisations internationales, des chercheurs ou des experts, devant plus de 300 participants de 37 nationalités différentes.Tous se sont inquiétés de la paix du monde et de l’avenir de la liberté.

Sonia Krimi, députée de la Manche ; Robert Pittenger, ancien parlementaire et président du Forum ; Olivier Cadic.

Cet événement à Paris aura servi le dialogue et la coopération entre les acteurs publics et privés pour endiguer les méthodes de financement des organisations terroristes, s’est félicité Sonia. Notre réponse exige une coopération technique de pointe, fondée sur une impulsion politique ferme et coordonnée, estime-t-elle.

J’ai eu l’honneur d’intervenir en conclusion de ce 14èmeForum, en rappelant que la France était déjà engagée dans une cyberguerre et que la protection de nos infrastructures numériques face aux nouvelles menaces, notamment chinoises, était une priorité absolue.

Lors de la 12èmeédition à Washington, j’avais été invité à m’exprimer au sein du Congrès sur les risques liés aux investissements directs étrangers. (Lire mon discours du 06 déc. 2018 ou mon éditorial dans la HL113).

A l’antenne de RMC – Affaire Ghosn

Le 18 juin, j’étais invité au micro d’Éric Brunet sur RMC qui voulait savoir pourquoi j’avais été « un des premiers parlementaires à taper du poing sur la table » dans l’affaire Carlos Ghosn.

Cette affaire est révélatrice de notre vision en matière de diplomatie économique. Nous n’avons pas de doctrine lorsque les choses tournent mal, alors c’est la politique de la carpette qui prend le dessus, toujours dans le sens des pays qui incarcèrent.

Soumis à un contrôle judiciaire très strict, Carlos Ghosn n’a toujours pas accès à son dossier de charges plus de sept mois après son incarcération !

J’étais accompagné par François Zimeray, son avocat, qui a dénoncé l’absence d’un processus de recherche de la vérité, à travers un dialogue contradictoire. Et pour cause, au Japon tout est fait pour faire craquer la personne, un système dénoncé par les organisations des droits de l’Homme japonaises, a-t-il expliqué.

Merci à RMC de m’avoir donné l’opportunité d’attirer aussi l’attention sur nos entrepreneurs qui, à travers le monde, sont parfois arrêtés dans le seul but de les spolier de leur réussite.

Ecouter le PODCAST

Public Sénat – Questions sur l’actualité – 26 juin (vidéo 10m)

Sur le plateau de l’émission Sénat 360, j’ai répondu aux questions de Saveria Rojek sur l’actualité politique : affaire Benalla, réception du groupe UC à Matignon, cybersécurité.

Interrogé au sujet de la « loi anti-Huawei » qui veut sécuriser le déploiement de nos réseaux 5G, j’ai rappelé que fournisseur Huawei était aussi un outil au service de l’appareil d’État chinois et qu’il serait par conséquent risqué de lui laisser le champ libre pour développer sa technologie 5G sur notre territoire.

Dans le domaine de la cybersécurité, j’ai également évoqué les recommandations que j’ai formulées, certaines reprises par la CNIL, avec mon collègue Rachel Mazuir, suite à la cyberattaque de la plateforme Ariane (MEAE), en décembre dernier.

Vidéo (10m)

 

République de Serbie – Rencontre avec Ana Brnabić, Première ministre

Très heureux d’avoir revu Ana Brnabić, Première ministre de la République de Serbie à la faveur de sa visite à Paris. Nous avions fait connaissance à Belgrade en septembre 2018 lors de mon second déplacement dans son pays.

A cette occasion, j’avais eu l’honneur de revoir le président Aleksandar Vučić. Un entretien qui fut suivi d’une conférence de presse commune (compte-rendu).

La présence d’Ana Brnabić au centre culturel de Serbie, ce 19 juin à Paris, était destinée à faire la promotion de la plateforme La Serbie et de l’exposition « Sava Šumanović et le secret de la coupole », créée dans le cadre du programme de la célébration des 180 ans des relations diplomatiques entre la Serbie et la France.

La Première ministre a justement rappelé l’importance du développement des relations économiques entre nos deux pays.

Je l’ai remerciée pour son intérêt manifesté, de longue date, vis-à-vis des entreprises françaises et pour son approche pragmatique qu’elle notamment a manifestée lors de sa visite au Medef.

Lors de son séjour à Paris, Ana Brnabić aura rencontré notre Premier ministre, Édouard Philippe et le président du Sénat, Gérard Larcher.

Notre Président de la République est attendu en Serbie le mois prochain.

Alors que nous fêtons le 180ème anniversaire des relations diplomatiques entre nos deux pays, j’aimerais beaucoup qu’Emmanuel Macron apporte un soutien affirmé à la démarche d’adhésion de la Serbie à l’Union européenne. + d’images

Les sénateurs au Salon du Bourget (CAE & DSAE)

Journée marathon pour les sénateurs qui ont souhaité mettre à profit l’édition 2019 du Salon international de l’Aéronautique et de l’Espace (SIAE) de Paris-Le Bourget.

Cette édition a compté 2.453 exposants, dont 1.185 Français et 1.268 exposants internationaux, issus de 48 pays.

CAE

Le matin, j’étais avec mes collègues de la commission des Affaires étrangères et de la Défense emmenée par notre président, Christian Cambon.

Cette visite nous a permis de découvrir auprès des responsables de Dassault Aviation la maquette du futur avion de chasse, successeur du Rafale, qui sera construit en partenariat avec l’Allemagne et l’Espagne.

Long arrêt sur le stand Airbus, où nous avons découvert le formidable A330 MRTT Phénix qui facilite les évacuations sanitaires, comme le ravitaillement en vol des avions de chasse.

Sur divers stands, nous avons bénéficié d’une vision de la guerre aérienne du futur avec d’impressionnantes simulations à la clé.

Parmi les stands visités dans la matinée, citons Airbus, MBDA France, CNES, Dassault Aviation, Thales, Safran et Gifas. + d’images

DSAE

Seconde partie de la visite, l’après-midi, avec mes collègues de la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) autour de notre présidente, Élisabeth Lamure.

Environ 200.000 personnes travaillent dans le secteur de l’aéronautique en France.

Comme c’est sa vocation, notre délégation avait pour objectif d’aller à la rencontre des entreprises, en l’occurrence du secteur de l’aéronautique, afin d’échanger sur l’économie du secteur et des métiers de demain.

Après avoir assisté aux démonstrations en vol du Rafale et de l’Airbus Neo, nous avons débuté notre tour par Paris Air Lab, un espace dédié à la recherche, l’innovation et à la prospective au cœur du salon du Bourget.

Nous avons poursuivi à travers le hall « avion des métiers », où nous avons pu constater que de nombreux postes restaient non pourvus dans la filière aéronautique.

Je me suis rendu dans le hall 4, sur le stand de l’Onera (centre français de recherche aérospatial), pour y rencontrer une entreprise installée sur l’Ile de la Réunion. Il s’agit d’Aéro Composites Innovations qui a développé un drone de surveillance, d’observation et de reconnaissance aux performances qui sortent de l’ordinaire.

J’y ai également rencontré la société Limatech qui offre une solution lithium alternative au nickel cadmium pour les batteries utilisées dans l’aéronautique.

Une journée bien remplie mais laissant néanmoins un goût d’inachevé, tant il restait de choses à découvrir sur ce formidable salon. + d’images

WorldSkills 2023 – 5ème comité de pilotage

Un échelon important du calendrier de la candidature « France 2023 » a été franchi avec le dépôt, lundi 3 juin 2019, de notre dossier final auprès de l’organisation WorldSkills International.

Le 5ème comité de pilotage de la candidature de Lyon, réuni à l’Élysée le 18 juin, s’en est félicité par la voix de Pierre-André Imbert, conseiller social du Président de la République, et Michel Guisembert, président de Worldskills France.

On peut désormais parler d’une vaste mobilisation nationale derrière la candidature de notre pays pour accueillir les mondiaux des métiers (métiers de l’alimentation, du bâtiment & des travaux publics, de la communication & du numérique, du service, de l’industrie, de l’automobile & des engins, du végétal).

Ce serait en effet une merveilleuse opportunité de valoriser nos talents professionnels et nos filières d’apprentissage.

Michel Guisembert a remercié tous les acteurs qui s’impliquent pour faire aboutir ce projet commun.

Rappelons que les membres de Worldskills international décideront de l’attribution des Worldskills 2023, ce mois d’aout à Kazan (Russie), où se dérouleront les Worldskills 2019.

Lire aussi :
WorldSkills 2023 – Lancement officiel de la candidature française (16 mai 2019)
Apprentissage : les encouragements du Président à WorldSkills France (7 mai 2019)
WorldSkills 2023 : En route pour la candidature de Lyon – Caen, Sénat, Élysée, Ministère de l’Éducation – (décembre 2018)

Albanie – Entretien avec le président Moisiu

Le 18 juin, j’ai eu l’honneur de recevoir au Sénat le Dr Alfred Moisiu, ancien président de la République albanaise, accompagné de Dritan Tola, ambassadeur d’Albanie en France.

M. Moisiu a formé le souhait que nos deux pays tissent des liens plus étroits et que la France accorde davantage d’attention à la région des Balkans. Celui-ci craint en effet que notre absence donne le champ libre à d’autres pays.

Je lui ai fait part de mon inquiétude de voir la jeunesse albanaise quitter son pays, si elle n’était pas dans l’espérance d’intégrer à court terme l’Union européenne. Beaucoup de responsables politiques des Balkans occidentaux partagent cette préoccupation. L’ancien président m’a confirmé que l’adhésion à l’UE est au cœur des aspirations du peuple albanais et, plus particulièrement, de la jeune génération.

Le parcours d’adhésion est jalonné de nombreux défis. L’Albanie consent beaucoup d’efforts pour parvenir au but, à l’image de la lutte contre la corruption, objet d’une réforme de son système judiciaire.

J’ai salué ce volontarisme et assuré Alfred Moisiu de mon total soutien sur le chemin de l’adhésion de son pays, où je m’étais rendu en septembre 2018. J’avais eu le privilège d’être reçu par le Premier ministre, Edi Rama, à la Primature, puis par Gent Cakaj, vice-ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, chargé de l’intégration européenne (compte-rendu).

Public Sénat – Questions sur l’actualité – 20 juin (vidéo 18m)

Aux côtés de Laure Darcos, sénatrice de l’Essonne, j’ai répondu aux questions de Saveria Rojekportant sur l’actualité législative.

En ce 20 juin, nous avons évoqué : le projet de loi Santé sur lequel les députés et sénateurs ont trouvé un consensus ; la légalisation du cannabis, sujet sur lequel j’ai donné mon regard de sénateur des Français de l’étranger ; la réforme de l’assurance chômage qui me semble nécessaire d’autant que les partenaires sociaux ne parviennent pas à se mettre d’accord ; enfin, l’affaire Carlos Ghosn quelques minutes avant d’interpeller le gouvernement lors de la séance des QAG.

Je veux savoir ce que la France compte faire pour faire respecter les droits élémentaires de la défense, comme la communication du dossier de charges, en vertu des traités internationaux que le Japon a signés.

Précisons que je m’abstiens de toute considération sur le fond du dossier. Je constate toutefois que beaucoup de mes compatriotes ont déjà cloué Carlos Ghosn au pilori, au mépris de la présomption d’innocence.

Voir aussi la vidéo de ma Question au gouvernement sur C. Ghosn, emblématique des situations parfois arbitraires que peuvent connaitre les entrepreneurs français à l’étranger (20 juin 2019).

Vidéo (18m)

 

Trophées CCI FI 2019

Arnaud Vaissié quitte la présidence après 6 années de mandat

Honoré d’avoir été invité à la table d’honneur au dîner de gala de l’édition 2019 des Trophées CCI France International, ce qui m’a permis un échange privilégié avec Alain Bentéjac, pdt des CCEF et Christophe Lecourtier, DG de Business France.

Notre secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, a fait un discours très remarqué dans lequel il a rendu un hommage appuyé aux six ans de présidence d’Arnaud Vaissié, puis en rappelant la transformation de l’organisation de la Team France.

Le ministre Jean-Baptiste Lemoyne

Dans son intervention, Arnaud Vaissié a vanté la qualité de son équipe dirigée par Charles Maridor et remercié l’engagement bénévole des présidents de chambre. Par ailleurs, il a souligné l’importance des enjeux de souveraineté et de sécurité pour les entreprises françaises à l’international.

Quant aux prix attribués, l’entrepreneur français David Taieb, représentant l’association TheSeaCleaners auteur du projet Manta, a été mis à l’honneur en remportant le Prix spécial du jury.

Geoffroy Roux de Bézieux, pdt du Medef

Invité d’honneur de cette édition 2019, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, s’est exprimé sur la menace que faisait peser la vision stratégique chinoise sur nos intérêts économiques.

Le président a résumé en trois dates la quête de la Chine vers l’hégémonie mondiale : 1995, création de l’OMC ; mai 2001, adhésion de la Chine à l’OMC ;  2018, annonce du mandat à vie de Xi Jinping.

Selon lui, le programme «Made in China 2025» est emblématique d’une guerre commerciale et technologique. Elle rend inévitable une confrontation entre les États-Unis et la Chine, les hauts responsables chinois considérant du reste que la démocratie n’est pas le bon modèle. + d’images

AG du réseau CCI FI – Changement de présidence

Tous mes vœux de succès à Renaud Bentegeat, nouveau président du réseau CCI FI.

Ce réseau tenait son assemblée générale le 25 juin à Paris. Au dernier pointage, il comprend 123 chambres de commerce et d’industrie françaises à l’international, réparties dans 92 pays et réunissant plus de 37000 entreprises françaises et étrangères. Les CCI FI s’autofinancent à 99% !

Lors de cette réunion rassemblant de très nombreux présidents ou directeurs de chambre, ceux-ci ont accepté un nouveau membre : la CCI FI France-Croatie. Bienvenue à cette chambre bilatérale.

La présentation des 15 candidats pour former le nouveau conseil d’administration pour la mandature 2019-2022 est intervenue en clôture. A l’issue de l’élection, Renaud Bentegeat a été élu président pour succéder à Arnaud Vaissié, dont le mandat arrivait à échéance.

Arnaud a présenté ses résultats à l’assistance, lors du cocktail déjeunatoire, auquel j’ai assisté en présence des présidents directeurs généraux des CCI FI et partenaires.

Renaud Bentegeat, qui a présidé la CCI FI en Belgique, a inscrit son mandat dans la continuité de la dynamique insufflée par Arnaud Vaissié. A n’en pas douter, le président sera solidement épaulé par son nouveau conseil d’administration. + d’images

HEBDOLETTRE n°122 – ÉDITO : Le désengagement permanent (certificat d’existence) – BREXIT : accueil d’une délégation de la Chambre des Lords (vidéo 6m) – QAG – Affaire GHOSN : ma question au gouvernement – Discours de POLITIQUE GÉNÉRALE au Sénat – Taxe sur les services NUMÉRIQUES : mes 4 interventions – Conférence « Weimar » sur la CYBERSÉCURITE : mes interventions – Paris accueille la 14ème édition du « Parliamentary Intelligence SECURITY Forum » – Décret dit Montebourg: réponse évasive du gouvernement sur le contrôle des investissements étrangers – Question écrite : souffrance ANIMALE et élevage des poulets – Politique SPATIALE du Luxembourg : ma question (vidéo 30s) – En circonscription au GD du LUXEMBOURG – Luxembourg (20-21 mai 2019) – En circonscription au ROYAUME-UNI – Londres (3 juin 2019).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°122 – 24 juin 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°122

Certificat d’existence : le désengagement permanent

Dès 2002, en France, les retraités ont pu déclarer sur l’honneur qu’ils étaient vivants pour percevoir leur pension, sans avoir à passer par la mairie pour le démontrer. Puis cette formalité a disparu, depuis que l’INSEE prévient les caisses du décès des bénéficiaires des pensions.

Les retraités français de l’étranger sont toujours traités selon la procédure datant du siècle dernier. Ils doivent faire signer un certificat d’existence par le consulat ou une autorité locale, parfois plusieurs fois par an (un certificat par caisse). Les caisses envoient leurs formulaires par la poste même dans les pays où il n’y a pas de poste !

Nos retraités se heurtent parfois à la difficulté de faire signer un document non traduit dans la langue locale à des fonctionnaires étrangers.

Ils vivent en permanence dans l’angoisse qu’on leur coupe leur pension sans préavis.

Il y a dix ans déjà à l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger), je témoignais du problème en ces termes : « Imaginez le stress vécu par certains de nos ainés expatriés lorsqu’ils sont dans une situation d’éloignement géographique, atteints d’un handicap, affectés d’une santé fragile ou victimes d’une perte d’autonomie… » (lien).

Élu au Sénat, j’ai cru que nous pourrions toucher au but, comme ce 7 décembre 2016, lors d’une réunion que j’avais organisée avec les représentants de la Cnav, de la Sécurité sociale, de l’Agirc-Arrco et de Gip-Retraite (lire : « Certificat de vie : bientôt le bout du tunnel ? »). Mon objectif était alors de nous inspirer des accords de l’Allemagne avec d’autres pays qui l’informent automatiquement des décès de ses retraités à l’étranger.

En 2017, j’avais proposé au ministre Jean-Baptiste Lemoyne, comme à la DFAE (direction des Français de l’étranger), que la signature apposée par nos consulats fasse l’objet d’une facturation…. aux caisses de retraite. Une idée destinée à inciter les caisses à dématérialiser leurs procédures, au lieu de faire subir le coût de leur bureaucratie au MEAE et d’imposer des paperasseries d’un autre temps à nos retraités.

Dans son rapport « la Mobilité Internationale des Français » (sept. 2018), la députée Anne Genetet avait remarquablement analysé la situation de nos compatriotes retraités à l’étranger en la qualifiant de « maltraitance administrative ». Elle ajoutait que la forme actuelle des certificats « n’est plus acceptable car elle conduit à des situations désastreuses ».
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Contre toute attente, au lieu de suivre ses recommandations, la direction de la sécurité sociale a émis une circulaire consternante qui dégrade encore la situation. Elle demande aux consulats de nombreux pays de cesser de signer les certificats de vie et d’orienter les usagers exclusivement vers les autorités locales.

Je veux saluer la conscience morale des consuls ou acteurs des services sociaux qui m’ont exprimé leur réticence face à cette injonction. Ils savent mieux que personne que les plus faibles, les plus âgés, les plus isolés deviendront tôt ou tard des laissés-pour-compte de notre système.

En plus de la détresse humaine, notre administration consulaire se heurte aussi à des situations ubuesques. Ainsi, dans un pays nordique, on recense deux fonctionnaires retraités. Comme il revient au consul de leur expédier leur mandat, l’administration lui demande de veiller au fait qu’ils soient toujours en vie… tout en lui interdisant, dorénavant, de signer leurs certificats d’existence.

En déplaçant le problème plutôt que de dématérialiser la procédure pour le régler, la sécurité sociale aggrave la situation pour les retraités. Elle alimente non seulement la perception du désengagement permanent vis-à-vis des Français de l’étranger mais dédaigne également l’action du Parlement. Découvrir l’HebdoLettre n°122