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Semaine AFE (4) – Audition cyber sécurité

Le 7 octobre, devant la commission de la Sécurité et de la Protection des personnes et des biens de l’AFE, présidée par Régine Prato, je suis intervenu sur le sujet de la cyber-sécurité, alertant les élus sur le risque informatique qui s’est accru depuis la crise sanitaire.

Afin d’anticiper et de réagir aux menaces cyber vis-à-vis des particuliers et des entreprises, j’ai plaidé pour la diffusion des « gestes barrières numériques », consignés sur la plateforme cybermalveillance.gouv.fr

Avec mon collègue Rachel Mazuir, nous sommes les auteurs d’une étude, au nom de notre commission des Affaires étrangères et de la Défense, qui préconise des campagnes de sensibilisation, à grande échelle, pour diffuser ces « gestes barrières numériques » (Lire le rapport « Désinformation, cyberattaques, cybermalveillance : l’autre guerre du covid 19 », publié le 16 avril 2020)

Face à l’intensification de cybercriminalité et des stratégies d’influence par certaines puissances étrangères, nous avons proposé ces cinq recommandations :
1 – Mettre en œuvre une force de réaction cyber afin de répondre aux fausses informations dans le domaine sanitaire, aux attaques contre les valeurs démocratiques et pour lutter contre les campagnes de désinformation ou d’influence de certains acteurs étrangers ;
2 – Investir dans la sécurité informatique des acteurs de la santé ;
3 – Lancer sans tarder une campagne de communication à grande échelle pour promouvoir la plateforme https://www.cybermalveillance.gouv.fr et diffuser les « gestes barrière numériques » ;
4 – Initier une communication régulière, au travers des médias, d’un top 10 des cyber-crimes constatés sur le territoire ;
5 – Unifier la chaîne de recueil et de traitement des plaintes en ligne, aujourd’hui de la compétence des autorités de police et de gendarmerie locales.

Semaine AFE (3) – Réserve citoyenne : la commission Sécurité reçue par la ministre Geneviève Darrieussecq

La diffusion de l’esprit de défense est une préoccupation des conseillers des Français de l’étranger (CFE) et il n’est pas rare que ceux-ci soient sollicités par leurs compatriotes désireux de s’engager dans la Réserve citoyenne de Défense et de Sécurité.

Aussi, Régine Prato, présidente de la commission Sécurité avait sollicité mon collègue Robert-Denis del Picchia, vp de la commission des Affaires étrangères et de la Défense, et moi-même pour l’aider à obtenir un entretien au ministère des Armées.

Geneviève Darrieussecq, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants, a reçu les membres de la Commission de la Sécurité et de la Protection des personnes et des biens de l’AFE.

A l’hôtel de Brienne, cette commission était représentée par Régine Prato, sa présidente, Jean-François Berte, Guy Boulet et Gérard Sénac (photo de groupe dans le bureau occupé par le général de Gaulle). Ils ont fait part des difficultés liées à la longueur de la procédure d’agrément pour les demandes faites à l’étranger.

La ministre s’est réjouie de l’intérêt porté par les élus des Français de l’étranger en faveur de cette démarche civique. Leur participation aux actions de sensibilisation sur les questions de défense et de sécurité à l’étranger est particulièrement bienvenue. C’est pourquoi elle s’est engagée à réfléchir à des solutions de facilitation.

JDC

Contribuer au renforcement du lien national par-delà les frontières passait jusqu’à présent par la Journée Défense et Citoyenneté (JDC). Pour des raisons de coûts, les JDC ne peuvent plus se tenir que rarement à l’étranger.

Il y a un an, le 23 octobre 2019, Mme Darrieussecq avait été reçue par notre groupe d’études sénatorial « Anciens combattants et Mémoire combattante » (compte-rendu).

A cette occasion, la ministre avait jugé excellente ma proposition de « JDC numérique ». Cela soutenait sa demande auprès de la DSNJ (Direction du service national et de la jeunesse) pour travailler sur un outil numérique. Depuis, l’idée de la ministre a fait son chemin.

Geneviève Darrieussecq nous a annoncé que la JDC numérique serait mise en oeuvre début 2021. J’ai suggéré que les élus de l’AFE puissent assister à une démonstration lors de la prochaine session à Paris, en mars 2021. + d’images

Semaine AFE (2) – Audition Commerce Extérieur et table ronde

Le 6 octobre, je suis intervenu à deux reprises auprès de l’AFE lors d’une audition de la commission du commerce extérieur, présidée par Geneviève Beraud Suberville, et une table ronde conjointement organisée par la commission du commerce extérieur et la commission des Finances.

Ces réunions ont été consacrées à la situation des entrepreneurs français à l’étranger, alors même qu’ils sont frappés de plein fouet par la crise. Plus précisément, nous avons notamment évoqué les sujets suivants :
– La question essentielle du statut des entrepreneurs français à l’étranger (EFE) ;
– La nécessaire évolution du business model des CCI à l’international ainsi que leur financement pérenne et leur accessibilité ;
– La mobilisation de dispositifs d’aide aux entrepreneurs, comme le fonds ARIZ et les programmes régionaux de l’AFD. + d’images

Semaine AFE (1) – 33ème session de l’AFE – Intervention de Jean-Baptiste LEMOYNE

Ce 05 octobre et malgré tout, l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) a ouvert sa 33ème session. Son président Marc Villard, est intervenu en visio-conférence, tandis que les vice-présidents Martine Schoeppner et Bruno Delacquilla ont co-présidés la séance.

Lors du bilan de l’action conduite par l’administration, Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État chargé des Français de l’étranger, a rappelé que 370.000 Français ont pu regagner leur pays, saluant le travail remarquable de notre réseau diplomatique et consulaire et celui du centre de Crise et de Soutien. Cet effort s’est accompagné d’un plan d’aide de 220 millions d’euros aux Français de l’étranger voté par le Parlement, plaçant la France à l’avant-garde des pays assistant ses ressortissants.

Rappelons que ce plan s’articule en trois volets : sanitaire de 20M€ (assistance médicale, rapatriements, plans sanitaires…) ; éducatif (50M€ pour les bourses pour les parents français et 100M€ d’aide aux établissements bénéficiant ainsi aux parents étrangers) ; social (50M€ pour l’aide exceptionnelle aux précarisés par la crise).

Sur ce dernier point, le ministre a rappelé que des conditions d’attribution de l’aide sociale d’urgence avaient été largement assouplies, grâce à des discussions interministérielles, qui ont conduit à un fort accroissement du rythme des demandes. Nous en sommes à 630 nouveaux bénéficiaires par semaine. Il faut dire qu’à ce jour, 6500 personnes seulement ont été financièrement aidées (et 1M€ dépensé sur un budget de 50…). « Le dispositif va, malheureusement, trouver son public », a conclu M. Lemoyne.

Celui-ci a précisé que l’aide s’est aussi manifestée au travers la distribution d’un montant de 1,4M€ de subventions à 94 associations d’entraide et de bienfaisance (OLES).

Si le ministre a passé en revue les nombreuses problématiques des Français de l’étranger, il a aussi laissé entrevoir un espoir pour les entrepreneurs français de l’étranger (EFE) qui devraient bénéficier de prêts soutenus par Proparco (AFD). Le dispositif est en cours d’étude pour le continent africain.

Comme pour tout, « on avance de façon empirique, il n’y a pas de précédents », a constaté Jean-Baptiste Lemoyne.

Irlande : webinaire avec des pilotes d’Aer Lingus

Laurence Helaili-Chapuis, conseillère des Français de l’étranger pour l’Irlande, m’a invité le 28 septembre à une visioconférence avec huit pilotes français travaillant pour la compagnie aérienne Aer Lingus.

L’Irlande a imposé des mesures draconiennes sur les déplacements internationaux qui ne sont pas sans conséquences pour leur compagnie.

J’ai entendu leurs préoccupations sur la pérennité des différentes lignes reliant la France à l’Irlande et sur l’avenir du trafic aérien en Europe.

Comme l’a exprimé Laurence Helaili-Chapuis en conclusion de cette réunion, « Ce fut pour autant intéressant d’avoir une discussion aussi riche avec ceux qui s’inquiètent pour l’avenir de leurs emplois et pour l’avenir de l’aérien – mais aussi pour nos mobilités à travers l’Europe et particulièrement entre nos deux pays. »

Membre du groupe d’amitié France-Irlande, je remonterai leurs interrogations auprès des autorités irlandaises dans les prochains jours.

INFOLETTRE n°139 – Édito : « Progrès ! » (Certificats de vie) / Gérard Larcher réélu président du Sénat / Université d’été de l’UDI / Photonis : retrait de Teledyne, une opportunité historique de constituer un fonds de soutien à notre BITD / Venezuela : l’ONU accuse le gouvernement Maduro de crimes contre l’humanité / Réception de l’ambassadeur du Liban / Koweït : hommage au Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah / Garantie de l’État : Bercy écarte l’ANEFE / Covid : l’aide sociale d’urgence améliorée / Pérou : webinaire avec les consuls honoraires d’Arequipa, Cusco & Piura / Webinaire avec nos entrepreneurs : Mexique, Chili, Pérou / Webinaire avec les Français de Washington / En circonscription en BELGIQUE : Bruxelles & Anvers (21-22 sept. 2020).

Lire : l’INFOLETTRE n°139 – 07 octobre 2020Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°139

Progrès !

On en rêvait depuis longtemps : le site Info Retraite a lancé en novembre 2019 la mutualisation et la dématérialisation du certificat d’existence.

Concrètement, l’assuré se connecte à son espace personnel une fois par an (www.info-retraite.fr) pour télécharger son certificat d’existence. Il peut ensuite le redéposer dans son espace, une fois signé et numérisé ou le transmettre par courrier. Ce certificat est alors valable pour l’ensemble des caisses de retraites.

Sont concernés 1,5 millions de retraités résidant à l’étranger. Combien sont-ils à être français ? Nous l’ignorons, mais nous savons que seulement 10% d’entre-eux sont nés en France.

Le groupement d’intérêt public Union Retraite, regroupant 35 caisses, a réuni les parlementaires des Français de l’étranger, le 9 septembre, pour dresser un premier bilan de leur service dématérialisé, déjà utilisé par 12% des bénéficiaires des régimes français.

Je salue ce résultat très significatif, car seuls 15 à 20 % des pensionnés en question possèdent une adresse email…. Mais qui dit nouvelle application, dit inévitablement dysfonctionnements techniques.

Listés en toute transparence par le groupement, nul doute qu’ils trouveront leurs correctifs ou que des solutions alternatives seront proposées, telle une application téléphone pour numériser les documents.

Traduit uniquement en quatre langues*, correspondant aux pays réunissant 80% des retraités, le formulaire va être traduit dans cinq langues** supplémentaires pour satisfaire les autorités locales.

Disposer d’une base de données unique des pensionnés à l’étranger permet de mieux les accompagner et également de faciliter la protection des caisses contre la fraude.
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Ainsi, il a fallu attendre l’an dernier pour qu’une personne déclarée née en 1898 soit contrainte par les services de retraite de se présenter au consulat d’Agadir pour obtenir son certificat d’existence. Incapable d’évaluer s’il était réellement en face de « LA » doyenne de l’humanité, âgée de 120 ans, notre consul général a refusé de signer le sésame. Un système unifié permettra de détecter plus vite les invraisemblances.

Même informatisé, le système du certificat d’existence demeure imparfait : il nécessite toujours un déplacement des pensionnés, et des traitements administratifs. C’est pourquoi l’expérimentation d’une solution biométrique envisagée par le groupe Info Retraite me ravit. Je plaide de longue date pour la mise en place d’un dispositif de reconnaissance biométrique, qui permettrait la capture de l’image du visage sur le téléphone portable et déclencherait le paiement de la pension. Des entreprises françaises maîtrisent déjà cette technologie.

Cela rendrait obsolète le certificat d’existence… tout simplement ! Découvrir l’InfoLettre n°139

Covid : l’aide sociale d’urgence améliorée

Le 8 juillet, j’avais alerté Jean-Yves Le Drian lors de son audition au Sénat, sur la déception observée en matière d’attribution d’aide sociale, relayant ainsi un courrier de mon collègue Robert del Picchia (lire : Aide d’urgence pour les Français de l’étranger : les parlementaires alertent Jean-Yves Le Drian).

Je me réjouis que le Gouvernement ait pris en compte nos remarques.

Les modalités d’affectation du « secours occasionnel de solidarité » ont été repensées par nos autorités vers davantage de générosité publique et de flexibilité administrative, au regard de nos compatriotes de l’étranger qui ont perdu leurs revenus en raison de la crise sanitaire.

D’une part, cette aide financière liée au Covid pourra être versée mensuellement jusqu’à 4 fois d’ici la fin de l’année 2020. Ainsi, après avoir bénéficié d’une aide en septembre (sur justificatifs), le demandeur pourra profiter de trois autres versements (octobre, novembre et décembre) en produisant simplement une attestation sur l’honneur que sa situation demeure identique.

D’autre part, l’aide d’urgence pourra être versée même si le demandeur a déjà bénéficié d’aides locales, ce qui constitue un immense soulagement.

Les parlementaires et les conseillers des Français de l’étranger ont appris ces avancées majeures par un courrier signé par nos ministres Jean-Yves Le Drian et Jean-Baptiste Lemoyne, ainsi que la création d’une adresse électronique dédiée au traitement des cas difficiles, dont ces élus auraient eu connaissance. Précaution toujours utile, même si le MEAE a rappelé aux postes de « continuer de faire preuve de bienveillance et de souplesse dans l’examen des dossiers ».

Il faut souligner que, dès juillet, les critères d’éligibilité avaient été assouplis en supprimant l’obligation de démontrer que le demandeur ne disposait pas de moyens personnels, ni la possibilité d’aide familiale, amicale ou associative pour traverser la crise !

Photonis : Retrait de Teledyne, une opportunité historique de constituer un fonds de soutien à notre BITD

La France doit pérenniser sa Base industrielle et technologique de Défense (BITD) en créant des acteurs industriels de taille intermédiaire, susceptibles d’être compétitifs au niveau mondial. C’est pourquoi je me suis réjouis d’apprendre que Teledyne a retiré, le 28 septembre, sa proposition de rachat de Photonis. Est-ce à dire que notre expert en solutions de vision nocturne pour l’armée française ne passera pas sous pavillon américain ?

Pour l’instant, le groupe américain a décidé de jeter l’éponge devant les conditions de rachat drastiques fixées par notre ministère de l’Économie et des Finances, notifiées le 30 juillet : une participation minoritaire de BpiFrance et des droits de véto « concernant les opérations et la gestion des activités européennes de Photonis en France et aux Pays-Bas”, révèle un document adressé à la Securities and Exchange Commission (SEC) par Teledyne.

Mais Teledyne a aussi précisé à la SEC que l’acquisition potentielle de Photonis selon les termes proposés par notre ministère n’était pas réalisable au regard de la valorisation de l’entreprise transmise par Ardian (le fonds de pension propriétaire de Photonis) à Teledyne. L’offre portait sur 510M€. Dès lors, on peut se demander si l’Américain ne cherchera pas à obtenir une baisse du prix de d’achat pour ensuite poser une nouvelle demande d’autorisation à notre gouvernement, lequel lui donnera à priori les mêmes conditions.

J’avais personnellement milité contre la demande d’autorisation d’investissement étranger posée par le groupe californien, en attirant l’attention du gouvernement, lors des débats sur le PLFR3, sur la nécessité de protéger nos technologies sensibles qui sont le gage de notre souveraineté (compte-rendu). Mes demandes de rendez-vous avec Bruno Le Maire étant restées lettre morte, j’avais été à l’initiative d’une question d’actualité au gouvernement, le 22 juillet 2020, posée par mon collègue Alain Cazebonne (compte-rendu). Le ministre Olivier Dussopt avait répondu qu’il n’excluait pas d’autoriser l’opération, quitte à faire jouer les « prérogative de l’État ». J’avais enfin écrit le 23 juillet une longue lettre au président de la République Emmanuel Macron, ultime arbitre de la décision, qui m’a répondu par l’intermédiaire de son directeur de cabinet ( réponse de Patrick Strzoda).

J’attends du ministère de l’économie qu’il ne reste pas inerte suite au retrait de Teledyne.

Comme notre Commission Affaires étrangères et Défense au Sénat l’a établi récemment dans son rapport sur la BITD  : « La France aurait tout à gagner à développer un ou plusieurs fonds souverains à vocation stratégique, pour permettre la croissance de ses pépites technologiques. »

Il est urgent de suivre cette recommandation.

Si Photonis était achetée par un fonds français (idéalement dans une logique de partenariat public-privé similaire à celle qui préside à la création en cours du fonds de soutien à l’aéronautique), alors elle pourrait contribuer de façon structurante à la pérennisation de notre BITD, en servant de plateforme de consolidation pour d’autres sociétés françaises similaires également en vente.

Le dossier Photonis est l’occasion ou jamais pour le Gouvernement de se positionner en État Stratège, d’inverser la tendance actuelle de fragilisation et de fragmentation de la BITD, et de donner une impulsion vitale à la consolidation de celle-ci et à l’émergence de nouveaux acteurs français, leaders mondiaux dans des domaines stratégiques tels que l’électronique de Défense.

A défaut, il enverrait le signal que les intérêts particuliers sont plus puissants que l’intérêt national et que la BITD française est à vendre aux plus offrants, quelle que soit leur nationalité et leurs motivations.

Le groupe Photonis réalise un chiffre d’affaires d’environ 150 millions d’euros et compte près d’un millier de salariés sur 4 sites : Mérignac et Brive-la-Gaillarde (500 personnes), un site aux Pays-Bas et un autre aux États-Unis. Outre ses équipements de vision, l’entreprise fabrique des instruments de détection en lien avec la dissuasion nucléaire.

Koweit : hommage au Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah

COMMUNIQUÉ – 30 septembre 2020

Le Sénateur Olivier Cadic fait part de son émotion
suite au décès de l’Emir du Royaume du Koweit

Olivier Cadic fait part de sa profonde émotion après l’annonce du décès de l’Emir du Royaume du Koweit, le Cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah, ce mardi 29 septembre, à l’âge de 91 ans.

En quatorze années de règne, l’Emir s’est affirmé comme un artisan incontournable de la paix dans le monde et tout particulièrement au Moyen-Orient. Homme de sagesse, son règne aura été marqué par la recherche constante du dialogue et de la coopération pacifique entre les Pays du Golfe.

Olivier Cadic adresse à S.E.M l’Ambassadeur du Royaume du Koweit en France, Monsieur Sami Mohammad Al-Sulaiman, ainsi qu’à la famille royale et au peuple du Koweit ses plus profondes condoléances.

Olivier Cadic adresse au Cheikh Nawaf Al-Ahmad Al-Jaber Al-Sabah ses plus sincères félicitations pour sa nomination en qualité d’Emir du Royaume du Koweit et lui souhaite une pleine et entière réussite dans ses nouvelles fonctions.

Communiqué en anglais : LIEN

En circonscription en Belgique – Anvers & Bruxelles (21-22 sept. 2020)

Après plus de six mois d’interruption, j’ai repris fin septembre mes déplacements en circonscription par un retour en Belgique, où je me suis rendu pour la 12ème fois.

Je remercie Caroline Laporte, Jérémy Michel et Georges Francis Seingry, Conseillers des Français de l’étranger, qui m’ont fait l’honneur de venir m’accueillir à Anvers pour la première étape de ce déplacement par une visite du lycée français, avant de me retrouver à Bruxelles avec leurs collègues Anne Monseu-Ducarme, Boris Faure.

Merci à Hélène Farnaud-Defromont, ambassadrice , Raphael Trannoy, consul général et François Pernot, Pdt de la CCIFB, pour leur invitation aux différents événements qui ont émaillé ce déplacement.

Entrepreneuriat

CCIFB

Visite des nouveaux locaux de la Chambre de commerce franco-belge, en compagnie de François Pernot, président et d’Anne-Christine Genouville, directrice (à l’image), et rencontre avec l’équipe qui anime les activités de la CCIFB.

De nombreuses initiatives sont entreprises pour relancer l’activité : French Tech Days pour les start-ups ; Tasting France pour les viticulteurs ; «Vendre à» pour les entreprises qui veulent vendre à des grands-comptes.

Beaucoup d’initiatives pour répondre aux sollicitations des primo-exportateurs qui ont les faveurs du plan de relance export du gouvernement.

Très heureux d’avoir eu l’opportunité d’apporter tout mon soutien à cette chambre si dynamique. + d’images

CCIFB – Débat-Cocktail

Après avoir participé à un déjeuner à l’occasion du Conseil économique de l’ambassade de France en Belgique organisé par notre ambassadrice Hélène Farnaud-Defromont, j’ai participé le soir même au premier événement en présentiel de la CCIFB, depuis le début du confinement en mars dernier !

Les échanges induits par la table ronde autour du thème « Le rebond économique après la crise » ont été précédés d’une intervention d’Hélène Farnaud-Defromont au sujet du plan de relance du gouvernement.

C’est ainsi que François Pernot, président de la CCFB ; Alix Hubin, CEO de Plastuni ; Renaud Bentégeat, président de CCI France International et Christian de la Villehuchet, CEO d’Havas en Belgique et Global Chief Integration Officer d’Havas group, ont débattu des perspectives de rebond dans les prochains mois.

Nous assistons à une crise sans précédent qui fragilise l’économie et la santé des entreprises.

En réponse à ma question sur les atouts de la Belgique qui pourraient justifier sa meilleure performance à l’export comparée à notre pays, Renaud Bentégeat a mis en avant l’efficacité de Credendo et la plus grande générosité de son offre en couverture d’assurance crédit export. C’est une piste d’amélioration intéressante susceptible d’amplifier le plan de relance export du gouvernement. + d’images

Communauté française

Rencontre avec les CFE

Le consul général, Raphael Trannoy, a organisé une rencontre avec nos élus représentant les Français de Belgique : Caroline Laporte, Boris Faure, Jérémy Michel, Anne Monseu Ducarme, et Georges Francis Seingry, en présence de Dominique Lefay, consule générale adjointe.

A l’ordre du jour, nous avons notamment échangé sur les problèmes de la communauté française face aux règles sanitaires en vigueur dans le pays.

Un des points de tension dans les consulats est la capacité de répondre aux appels téléphoniques. Ce phénomène s’est aggravé avec la crise. Le seul poste de standardiste au consulat de Bruxelles vient d’être supprimé par l’administration centrale à Paris ! Tout le monde regrette cette décision qui n’est pas de nature à améliorer la satisfaction des Françaises et Français lorsqu’ils auront à joindre le consulat à l’avenir pour des motifs impérieux.

Nos élus ont fait preuve d’une grande disponibilité pour répondre à nos compatriotes durant la pandémie. Ils se sont mobilisés pour relayer leurs interrogations auprès du poste diplomatique, à la faveur de comités de sécurité hebdomadaires organisés par Hélène Farnaud-Defromont, ambassadrice, et notre consul général.

Chacun salue la démarche du poste diplomatique qui associe pleinement les élus à la réflexion pour apporter des réponses à nos compatriotes.

Enseignement français

EFIB

Accompagné de Régis Lucbereilh, consul-adjoint, et des conseillers des Français de l’étranger Caroline Laporte, Jérémy Michel et Anne Monseu-Ducarme, j’ai eu le plaisir de revenir à l’EFIB, École française internationale de Bruxelles.

La concrétisation de ce projet de création d’école bilingue français-anglais à Bruxelles par le groupe Odyssey constituait ma priorité pour la Belgique.

Après une première année d’activité bouleversée par la pandémie, la rentrée de septembre se déroule bien. L’école est homologuée par le ministère de l’Éducation nationale et opère comme une école partenaire de l’AEFE.

Jérome Gercet, directeur de l’EFIB, m’a confié qu’il accueillait désormais près de 50 élèves, contre une vingtaine l’an passé.

Je me réjouis de ce chiffre en progression et d’avoir assisté à la création de cette école qui enrichit notre réseau. + d’images

Lycée français Jean Monnet

En compagnie des conseillers des Français de l’étranger Caroline Laporte, Anne Monseu-Ducarme, Jérémy Michel et Georges Francis Seingry, j’ai eu le plaisir de visiter le lycée français Jean Monnet.

Cet EGD de l’AEFE accueille 2597 élèves de la maternelle à la terminale.

Accueillis par Mme Ghania Ben Garbia, proviseur, et plusieurs membres de l’équipe de direction, la visite a permis de longs échanges avec les deux organisations de parents d’élèves : UPE (membre de la FAPEE) et la FCPE ; ainsi que les représentants des personnels enseignants.

Les enseignants de primaire ont souligné la difficulté de s’exprimer avec un masque tout au long d’une journée…

Mihaela Bucuroiu, dynamique présidente de l’UPE et administratrice de la FAPEE, est revenue en détail sur l’ensemble des préoccupations des parents d’élèves qui se sont exprimées durant la pandémie, recensées dans un courrier adressé à l’AEFE. Son organisation a adopté une approche ferme et rigoureuse pour défendre les droits des parents, mais fait également preuve d’une attitude positive et compréhensive pour accompagner la direction de l’AEFE dans l’épreuve.

Rémy Zentar, président de la FCPE, est revenu sur l’évolution des frais de scolarité et les questions liées aux projets d’investissements immobiliers.

J’ai écouté et pris en compte les inquiétudes de toutes les parties présentes à l’aune d’une rentrée exceptionnelle qui a déjà été marquée par la fermeture des classes terminales du fait d’un cas Covid déclaré.

Pour les classes de seconde, seul un groupe de 15 élèves doit rester à domicile, suite à un cas déclaré positif. + d’images

ANVERS

LFIA

J’ai visité le lycée français International d’Anvers en compagnie de Caroline Laporte, Jérémy Michel et Georges Francis Seingry, conseillers des Français de l’étranger, qui m’ont fait l’honneur de venir m’accueillir à Anvers pour la circonstance.

Nous avons échangé avec Christine Valibouse, proviseure et Delphine Barré, consule-adjointe, cheffe de Chancellerie, avant de visiter le LFIA, en présence de la présidente du comité de gestion et du trésorier.

Près de 150 élèves fréquentent la seule école française en Flandres, homologuée par le ministère de l’Éducation nationale. L’arrivée de Christine Valibouse a permis de créer une nouvelle dynamique selon le comité de gestion. + d’images

Maison de France

Située dans les locaux du Lycée français International d’Anvers, j’ai découvert la Maison de France, inaugurée par Hélène Farnaud-Defromont, ambassadrice de France en Belgique, le 11 février dernier.

Cette Maison héberge l’Alliance française, ainsi que les deux associations Accueil Français d’Anvers et Les Mots passants.

L’institution a pour objectifs de fédérer les forces vives de la francophonie anversoise et de créer des synergies pour donner plus de visibilité aux initiatives françaises.

La Maison de France est destinée à organiser des événements culturels et à accueillir toutes celles et ceux qui aiment la France, sa culture et sa langue. Elle s’adresse donc à tous les francophones et francophiles d’Anvers et sa province, tout en se voulant un lieu ouvert au dialogue entre les cultures. + d’images

Pérou : webinaire avec les entrepreneurs français

Dans le prolongement de ma visio-conférence avec les consuls honoraires du 9 septembre (compte-rendu) Vincent Sicet (à l’image) a réuni ce 18 septembre, 25 compatriotes entrepreneurs pour évoquer leurs problématiques, durant une séance marathon de 2 heures 20 minutes.

Opérant pour l’essentiel dans le secteur du tourisme, de l’hôtellerie-restauration et des professions de bouche, leurs activités sont fortement ralenties, sinon à l’arrêt complet depuis le 15 mars.

En « mode survie », certains compatriotes ont obtenu un prêt dans le cadre du programme gouvernemental « Reactiva Perú » qui vise à répondre aux besoins de liquidités des entreprises, tandis que d’autres estiment qu’ils n’ont pas suffisamment de visibilité pour parer à des remboursements dès juin 2021.

Cette prudence est de mise chez les professionnels du tourisme, au moment où les frontières sont toujours fermées. Même lorsque les liaisons seront rouvertes, Sandra, responsable d’une auberge de jeunesse à Arequipa, s’attend à beaucoup de timidité de la part des voyageurs. Du reste, Natacha qui travaille avec les voyagistes français ne pense pas revoir un touriste avant juillet prochain, car « la planète est malade ».

La fin de la pandémie ne réglera pas tout, a aussi prévenu Antoine à Lima, car toute « la chaine va changer, en amont, comme en aval », autrement dit les petits acteurs en bout de chaine vont disparaitre ou se reconvertir, ce qui va déstabiliser tous les circuits touristiques.

C’est pourquoi je défends auprès du gouvernement un raisonnement en termes de chaine de valeur, notamment en matière de tourisme. Ne pas ouvrir notre plan de relance aux entrepreneurs français de l’étranger revient forcément à ne traiter que quelques maillons de la chaine. Voilà pourquoi ceux-ci doivent trouver un accès à des financements. Ils contribuent indirectement, mais substantiellement, au développement du commerce extérieur de la France.

A noter enfin que nos entrepreneurs ont majoritairement exprimé le souhait que la chambre de commerce franco-péruvienne soit plus proche des régions, et dispose d’activités plus ouvertes aux microentreprises.

Pendant nos échanges, j’ai retrouvé cette cordialité et cette impressionnante résilience telles que je les avais ressenties lors de ma visite au Pérou en mars 2019.

Sujet ébauché lors d’une intervention, nous avons prévu d’organiser prochainement une visioconférence consacrée à l’enseignement français au Pérou.

États-unis : webinaire avec les Français de Washington

Ce 18 septembre, j’ai participé à la visio-conférence hebdomadaire organisée par Stéphanie Kamaruzzaman, conseillère consulaire des Français de Washington, et ce, à J-45 des élections américaines.

Un événement qui cristallise toute l’attention de l’opinion publique américaine, non sans tension car le vote par correspondance va alimenter spéculations et contestations possibles des résultats, nous a décrit Stéphanie.

Au rang des préoccupations de nos compatriotes, nous avons évoqué les contraintes administratives liées à la fermeture de l’ambassade et du consulat depuis le 10 septembre et jusqu’à nouvel ordre suite à l’apparition d’un cas Covid au sein du poste diplomatique.

Nous avons également évoqué les conséquences du « travel ban » toujours en vigueur et la rentrée scolaire.

S’il faut toujours présenter un test covid négatif de moins de 72 heures à l’embarquement pour Paris, les Français qui doivent partir dans l’urgence peuvent obtenir une dérogation de la part du consulat, du moins à Washington. A leur arrivée en France, ils seront immédiatement orientés vers la zone de test, car ils sont repérables par une vignette rouge sur leur passeport.

Pour s’affranchir de cette contrainte, on sait que des voyageurs débarquent en France en passant par d’autres grandes capitales européennes et ne font pas l’objet d’une vérification sanitaire…

Côté scolarité, le lycée Rochambeau de Washington a finalement décidé de faire sa rentrée en ligne. Les effectifs demeurent sensiblement les mêmes autour d’un millier d’élèves. Par la force des choses, le nouveau proviseur a pris ses fonctions à distance.

Les parents sont actuellement consultés sur l’idée d’un fonctionnement en mode hybride. Et pour cause, Rochambeau fait partie des 39% des établissements AEFE qui travaillent en distanciel complet (comme toutes les écoles d’Amérique du sud, du Proche et du Moyen-Orient). Pour information, 11% ont repris en hybride et 50% des lycées ont ouvert en présentiel…

Mexique : webinaire avec la Chambre de commerce et nos entrepreneurs

À l’invitation de Geneviève Suberville, conseillère consulaire et présidente de la commission Commerce extérieur à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), j’ai participé à une visioconférence le jeudi 17 septembre avec des entrepreneurs français installés au Mexique.

Basés à Mexico, Monterey, Cancun ou encore Guadalajara comme le conseiller consulaire Patrick Javelli, les participants m’ont permis d’appréhender les attentes des Français du Mexique.

J’ai pu apprécier la diversité des situations et la richesse des activités représentées : sécurité, numérique, technologie, santé, tourisme, restauration, assurance, distribution de produits français (presse, paquets, meubles, cosmétiques, montres…).

La Chambre de commerce franco-mexicaine était représentée par son président Xavier Meric de Bellefon, et sa directrice, Hajer Najjar. Établie depuis 13 ans au Mexique, la Chambre compte 460 membres.

Entrepreneur dans le domaine de la Santé, le président de la Chambre est bien placé pour observer les conséquences sur la population locale d’un système de santé public saturé qui ne couvre que la moitié des besoins du public et d’une culture assurantielle très faible, puisque moins de 10% des gens disposent d’une assurance médicale privée.

Une autre difficulté du pays pointée par Jacques Petit, VP de la section locale des CCEF, est son insécurité. Le Mexique a dénombré près de 35.000 homicides en 2019, soit le chiffre le plus élevé depuis 1997, l’année où cette comptabilité a commencé à être établie.

Cela n’est pas sans conséquence sur la fiche Sécurité du pays sur le site Conseils aux voyageurs du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères qui détaille les nombreux risques sécuritaires.

En déconseillant formellement à nos compatriotes d’entreprendre un voyage au Mexique, notre diplomatie compromet gravement les activités de ceux qui sont spécialisés dans le tourisme comme le fait valoir à juste titre un entrepreneur qui possède des centres de plongée dans le Yucatan.

Air France doit reprendre ses vols sur Cancun à partir du 3 octobre 2020, au rythme de trois rotations hebdomadaires.

Les réservations ne redémarrent pas du fait des instructions du ministère. Une évolution est nécessaire sur la page Conseils aux voyageurs, sinon aucune compagnie d’assurance n’acceptera de couvrir les touristes.

Dès le 7 avril 2020, la Chambre de commerce franco-mexicaine et les représentants des acteurs clés du commerce extérieur se sont réunis pour suggérer des solutions à mettre en place par le gouvernement français afin d’accompagner et d’accélérer la reprise, mais aussi l’internationalisation des PME françaises.

La Chambre regrette l’absence de soutien aux entrepreneurs français à l’étranger dans son plan de relance. Elle les considère, à juste titre, comme des porte-drapeaux de la France, trop souvent ignorés.

J’ai également apprécié les idées développées par les participants pour promouvoir la zone Amérique Latine en France, et en particulier le Mexique en valorisant ses opportunités offertes à nos pépites de la Tech.

Signe des temps, un assureur santé qui couvre nos compatriotes installés au Mexique observe une progression de 100% des annulations de contrat en cours par rapport à 2019, pour cause de retour au pays.

Ainsi, 40 jeunes en VIE sont rentrés prématurément.
Il serait opportun de permettre aux entrepreneurs français de bénéficier du programme de volontariat international en entreprises (VIE).

Chili : webinaire avec la Chambre de commerce et nos entrepreneurs

À l’initiative de Jean-Marc Besnier, conseiller consulaire et président de la section locale des CCEF, j’ai eu l’honneur de participer à une visioconférence le 16 septembre avec des entrepreneurs français installés au Chili, en présence des conseillers consulaires Marie-Christine Haritcalde et Daniel Colas.

Animée par Emmanuel Riffaud, président de la Chambre de commerce franco-chilienne et Marie-Aude Fromentin de Saint Charles, directrice, cet échange a contribué à donner de l’espoir aux participants et à partager une vision positive de l’avenir à l’heure où le pays est toujours confiné.

Nous sommes en guerre ? Alors où sont nos cartouches ? a demandé un des participants, pointant l’absence de prise en compte de la situation des entrepreneurs français établis à l’étranger dans le plan de relance.

Forte de 200 membres, la Chambre franco-chilienne est très sollicitée. Son financement constitue un des enjeux pour l’avenir, car les événements qui y contribuent ne peuvent plus se tenir. La Chambre allemande financée par les Landers n’a pas cette difficulté.

Les entrepreneurs présents ont témoigné de la rudesse de la crise pour le tissu économique. Une entreprise de l’audiovisuel a enregistré une perte de 80 à 90% de son chiffre d’affaires. Un cabinet conseil affiche un chiffre d’affaires qui représente 23% de celui de 2019.

Les entreprises de la restauration et du tourisme ont mentionné que des prêts de 10 à 15.000 euros pourraient leur permettre de passer le cap, au moment où les restaurants peuvent commencer à rouvrir.
Certains seulement ont pu bénéficier de prêts de l’État chilien à taux zéro.

Les conséquences de la crise sont soulignées par les conseillers consulaires. Les dossiers d’aide sociale de l’ambassade n’auraient bénéficié qu’à 30 familles ! Marie-Christine Haritçalde regrette que les élus ne soient pas associés par l’administration pour déterminer les montants et les critères d’attribution.

Une participante a pointé que les difficultés soudaines auxquelles les entrepreneurs sont confrontés contraint de nombreuses familles à ne plus pouvoir payer les frais de scolarité pour l’école française.

L’effet psychologique de la crise s’avère aussi dur que l’aspect financier.

Beaucoup pensent qu’ils ont vécu le plus dur, même s’ils s’attendent à de l’agitation sociale avant les vacances.
Ils comptent sur la mentalité de gagnants revendiquée par ceux qui entreprennent au Chili pour rebondir.

Venezuela – L’ONU accuse le gouvernement Maduro de crimes contre l’humanité

J’ai eu l’honneur d’accueillir Isadora Zubillaga au Sénat, le 16/09/20. L’envoyée spéciale du Président vénézuélien par intérim Juan Guaido, était venue pour m’informer sur la situation dramatique que connait son pays en matière de droits de l’homme, et sur l’évolution des crises sanitaire et humanitaire en cours.

– Nous avons évoqué le pacte unitaire contre la fraude et pour une consultation populaire présenté par le président Juan Guaido pour vaincre la dictature de Nicolas Maduro. Le pacte a été signé par 36 partis politiques et 105 organisations sociales. L’objectif de Juan Guaido est de rendre aux citoyens leur souveraineté.

– J’ai salué la résolution européenne du 10 juillet dernier sur la situation humanitaire au Venezuela et la crise des migrants et des réfugiés. Elle marque un pas supplémentaire dans une action européenne unie face au régime Maduro. l’Union européenne a envoyé 82,5 tonnes d’aide humanitaire au Vénézuela à l’aide de 2 vols affrétés depuis Madrid au mois d’août ;

– Le même jour, un communiqué a été publié sur un rapport rédigé par la mission d’enquête de l’ONU conduite par Marta Valinas (lien). Il apparaît clairement que les forces de sécurité vénézuéliennes ont commis des violations systématiques des droits de l’homme depuis 2014. Exécutions arbitraires, usage systématique de la torture constituent des crimes contre l’humanité. D’après le communiqué, il apparait clairement que Nicolas Maduro et ses ministres de La défense et de l’intérieur ont ordonné ou contribué à ces crimes pour faire taire leurs opposants ;

J’ai renouvelé mes encouragements à Isadora Zubillaga et mon soutien à l’action de Juan Guaido. Je salue l’engagement sans faille de tous ceux qui luttent au risque de leur vie au service de la démocratie et de la liberté au Venezuela.

Réception de l’ambassadeur du Liban

Déjeuner de travail organisé au Sénat, le 16 septembre, par ma collègue Christine Lavarde, présidente du groupe d’amitié France-Liban, avec SEM Rami Adwan, ambassadeur du Liban à Paris.

L’ambassadeur a exprimé toute sa reconnaissance vis-à-vis de l’action du président Emmanuel Macron et de la France.

M. Adwan nous a fait un point sur la situation au Liban et une présentation des enjeux à court terme.

Le diplomate est revenu sur les attentes prioritaires en matière sanitaire, éducative et économique, afin d’éviter un départ des forces vives du pays.

Son témoignage émouvant sur des circonstances dramatiques renforce notre détermination à soutenir toute initiative destinée à aider le peuple libanais.

Pérou : webinaire avec les consuls honoraires d’Arequipa, Cusco & Piura

Cet échange m’a permis de renouer avec nos consuls honoraires présents dans les régions de Cusco, Arequipa et Piura où je m’étais rendu en mars 2019 (compte rendu) : Gaëlle Della Vedova (Piura), Véronica Estève (Arequipa) et Jean-Jacques Deocster (Cusco).

Ces consuls honoraires ont été les premiers de cordée pour aider les Français situés dans des régions éloignées des consulats. Le Pérou fait partie des pays où les difficultés se sont cumulées.

J’ai souhaité connaitre leur perception sur la manière dont nos services ont réagi à cette situation exceptionnelle. Je leur suis reconnaissant d’avoir partagé leurs analyses sur les éléments ayant bien fonctionné et les points à améliorer en période de crise.

Parmi leurs suggestions :
– Ouvrir l’accès à la base de données relative aux Français présents dans le pays, dont ceux inscrits sur Ariane, afin de permettre aux consuls honoraires de communiquer plus facilement avec eux en situation de crise.
– Renforcer la réponse du standard téléphonique de l’ambassade de France au Pérou qui s’est avérée être un point faible du dispositif ;
– Souligner le travail très important mené par la cellule de crise ;
– Développer la solidarité collective entre les consuls honoraires, y compris ceux représentants d’autres pays, pour favoriser les rapatriements.

Au sujet de la situation économique :
Les témoignages de nos consuls honoraires convergent sur l’estimation de la situation au Pérou :
– de nombreux français envisagent un retour en France ;
– le secteur touristique à l’arrêt ;
– de nombreux restaurants et hôtels sont fermés, parfois définitivement ;
– les échanges universitaires sont suspendus.

Je salue l’action exemplaire de nos consuls honoraires en faveur de nos concitoyens. Ils ont permis de résoudre des situations parfois délicates en étant de précieux relais auprès des autorités locales.

Merci à Vincent Sicet d’avoir eu l’idée d’organiser cette réunion dans le prolongement de son action durant la crise sanitaire pour me permettre d’aider nos compatriotes bloqués au Pérou.

INFOLETTRE n°138 – Édito : « Assistance à entrepreneurs en danger » / Hommage : Jacques Lapouge ; Liban ; Niger / Photonis / Soutien à notre BITD / Naval Group Lorient / PLFR3 / Entrepreneurs français en Équateur / Délégation franco-luxembourgeoise au Sénat / Critères d’éligibilité de l’aide sociale d’urgence (réunion MEAE) / Plan local de sécurité sanitaire à Madagascar / Étudiants français aux États-Unis / Webinaire avec les Français de Washington / Le Baromètre 2019 (Expat Com, CFE) / Examens scolaires à l’étranger / Agents AEFE rentrés en France sans autorisation / Sécurité des expatriés (SD-Magazine)

Lire : l’INFOLETTRE n°138 – 11 septembre 2020Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°138

Assistance à entrepreneurs en danger

Triste nouvelle. Au détour d’une visioconférence avec nos consuls honoraires au Pérou, j’apprends la fermeture du restaurant français de Cusco, où j’avais convié les représentants de la communauté française lors de ma visite l’an dernier. Son fondateur est rentré en France. Il avait obtenu par trois fois en neuf ans le prix du meilleur restaurant au Pérou.

C’est aujourd’hui, hélas, le sort de nombreux entrepreneurs français à l’étranger.

Depuis six mois, rien n’a été fait pour les aider à traverser la crise, comme s’ils n’existaient pas aux yeux des pouvoirs publics.

Chantal Forler et Franck Barthélemy, conseillers consulaires à Bombay, m’ont adressé 12 exemples d’Entreprises de Français de l’étranger (EFE) qui sont menacées de disparition, créées en majorité il y a plus de dix ans en Inde, au Népal ou au Sri Lanka. Ces élus rappellent que nos compatriotes ont besoin d’un prêt de 3.000€ à 50.000€ suivant les cas pour tenir le coup jusqu’à la reprise.

Sur tous les continents, ce sont les mêmes questions et les mêmes attentes. Je l’ai constaté lors de nombreux webinaires d’entrepreneurs organisés par des chambres, CCEF ou par nos conseillers consulaires : Laurence Helaili en Irlande (CR), Tannya Bricard en Équateur (CR), Stéphanie Kamaruzzaman aux États-Unis (CR).

Ces entrepreneurs se débattent malgré le refus d’un prêt en France par manque de garantie, le refus d’un prêt dans leur pays d’accueil car ils sont français, le refus d’un report de loyer, le refus d’un allègement des frais de scolarité de leurs enfants…

Face à l’épuisement de leur trésorerie, il faut absolument leur faciliter l’accès au crédit, sous peine de les voir disparaître en masse. Visuel HL125

Voilà six mois que je préconise en vain de leur permettre d’accéder aux facilités de crédit que pourrait offrir l’Agence française de développement (AFD), en utilisant le dispositif Ariz, via une banque locale.

Les plus impactés travaillent dans les secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration et de l’événementiel.

Ces entrepreneurs sont nos ambassadeurs à l’étranger. Ils constituent une longue chaine de valeur, une force et une dynamique formidables, comme l’atteste la réussite de l’événement Goût de/Good France depuis 2013.

En organisant le même soir des milliers de dîners dans nos ambassades et dans plus de 2000 restaurants à l’étranger, l’opération Goût de/Good France du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a promu l’image de la France, en s’appuyant sur l’ensemble de la profession, restaurateurs, producteurs et acteurs du tourisme.

La 6ème édition programmée initialement en mars 2020 et reportée à octobre 2020, est désormais annoncée au printemps 2021.

Dans un monde à mobilité réduite, je crains que la 6ème édition de Goût de/Good France ait un goût particulièrement amer, si aucune initiative n’est prise d’ici là pour soutenir nos entrepreneurs à l’étranger. Découvrir l’InfoLettre n°138

Garantie de l’État : Bercy écarte l’ANEFE (vidéo 4:45)

Ce 10 septembre, lors du conseil d’administration de l’Association Nationale des Écoles Françaises de l’Étranger (ANEFE), présidé par André Ferrand, je suis intervenu sur deux points:

1 – Le lycée international de Londres Winston Churchill, dont le rééchelonnement de l’emprunt permettrait d’économiser £1 million, ce qui jouerait en faveur des coûts de scolarité des parents d’élèves. Par ailleurs, cela permettrait de diminuer l’engagement financier de l’État à hauteur de £7 millions, en contrepartie d’un allongement de l’échéance finale.

Depuis deux ans Bercy bloque tout nouveau dossier présenté par l’ANEFE en vue d’obtenir la garantie de l’Etat pour le financement des prêts.

André Ferrand a rappelé fermement que les demandes de rééchelonnements de l’Institut Saint Dominique de Rome et du lycée international de Londres Winston Churchill devaient recevoir une réponse avant fin 2020.

2 – Le nouveau mécanisme d’octroi de garantie de l’État destiné à remplacer l’ANEFE

Dominique Depriester, chef de mission langue française et éducation au sein du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, a reçu mandat de la direction générale du Trésor pour nous annoncer qu’un article sera intégré dans le projet de loi de Finances 2021 permettant aux écoles qui veulent emprunter une garantie de l’État, selon un nouveau mécanisme à définir par voie réglementaire.

L’ANEFE continuera alors à gérer uniquement les dossiers antérieurs.

André Ferrand n’a pas caché son amertume estimant que les pouvoirs publics veulent substituer un système qui satisfaisait tout le monde, sans rien coûter à l’État, tout en fonctionnant sur un principe associatif, par un système étatique où Bercy décidera, in fine, quels établissements il voudra garantir et à quel taux.

Je suis intervenu après François Normant, en soutien au président de la FAPEE, qui a exprimé sa vive déception au nom de parents d’élèves.

J’ai appelé à une réflexion collective impliquant l’ensemble des acteurs de l’ANEFE et des parlementaires pour définir une solution alternative et de façon consensuelle. Cette volonté a également été exprimée par de nombreux administrateurs.

Je salue l’abnégation du président Ferrand dans une situation que Bercy a rendu particulièrement complexe depuis deux ans.

Accueil d’une délégation franco-luxembourgeoise au Sénat

Avec Christian Cointat, sénateur des Français établis hors de France (de 2001 à 2014), nous avons été ravis d’accueillir ce 4 septembre au palais du Luxembourg une délégation franco-luxembourgeoise, conduite par Bruno Theret,  conseiller consulaire des Français du Luxembourg, pour une visite des lieux, avant un diner sur place.

Nous avons été très sensibles à la présence d’Aniela Bettel et de Nadia Ernzer, cheffe de mission adjointe de l’ambassade du Grand-Duché de Luxembourg à Paris.

Cette rencontre renouait avec une tradition instaurée par Christian Cointat qui fut élu des Français du Luxembourg pendant 17 ans au CSFE (Conseil Supérieur des Français de l’Étranger), avant de devenir sénateur. Cette rencontre préfigurait aussi ma quatrième visite au Grand-Duché qui sera axée sur le spatial. « Le Luxembourg aime le futur », justifie Bruno qui organisera aussi des rencontres en rapport avec l’université , la crise sanitaire et nos coopérations, les Startups et entrepreneurs, sans oublier le service consulaire

Bruno Theret, élu consulaire : « Ma mission consiste à créer du liant, du mieux-vivre ensemble et partager des valeurs ».

Certainement l’une des clés de sa prospérité, puisque c’est « le pays le plus riche du monde par tête d’habitant et aussi celui dont l’écart est le plus resserré entre les plus riches et les plus pauvres », a souligné Christian Cointat.

Une communauté d’environ 55.000 résidents français contribue au dynamisme économique du Luxembourg, auxquels s’ajoutent plus de 100.000 travailleurs transfrontaliers. Au total, nos concitoyens occupent près du quart des emplois salariés de ce pays, carrefour de l’Europe et de la Grande Région.

L’occasion pour Christian, promoteur de l’idée de création d’une « collectivité d’outre-frontière »,  de pointer que « les Français de l’étranger ne sont pas toujours conscients de la force qu’ils représentent, une force sans laquelle aucun pays ne peut réussir dans le monde ».

Le Sénat en est parfaitement conscient, puisqu’il a adopté le 17 octobre 2019, tout comme l’Assemblée nationale, un projet de loi, dont j’ai été le rapporteur, qui vise concrètement à économiser des millions d’heures de transport perdues par nos transfrontaliers dans les embouteillages. La coopération entre notre gouvernement et le Grand-Duché comprend un volet routier (20M€ d’investissements) et un volet ferroviaire (220M€) afin de tripler le nombre de voyageurs quotidiens par le rail (compte-rendu).

Christian Cointat : « Il manque parfois à nos expatriés ce sentiment d’appartenance à une grande communauté qui représente la France ».

Faciliter la mobilité transfrontalière entre le Luxembourg et la France constituait une priorité d’action que nous nous étions fixée avec Bruno dès ma visite en 2015. Au rang des priorités, l’enseignement, le logement, la culture, la fiscalité sont des sujets que nous traitons ensemble depuis six ans avec des avancées palpables.

Le protocole d’accord en matière de transport transfrontalier illustre l’adage préféré de Bruno « plus d’Europe, mieux d’Europe », aimant rappeler que le Luxembourg abrite la maison natale du père fondateur de l’Union, Robert Schuman, la Cour de justice de l’Union européenne ou la Banque européenne d’investissement, lieux que j’ai visités en sa compagnie, il y a quelques mois (compte-rendu).

Je félicite Bruno et le remercie d’avoir réuni tous ces acteurs économiques et culturels de notre communauté du Luxembourg, dont il est le brillant et réputé animateur depuis des années. + d’images