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En Bref – du 06 au 12 fév. 2017

Suède : visite de parlementaires (8 fév.)

Une délégation de dix-sept membres de la Commission des Lois du Riksdag suédois, conduite par son président, Andreas Norlen, a été reçue, par le groupe d’amitié France-Europe du Nord du Sénat.

La réunion a porté principalement sur les conséquences du Brexit et sur les nouveaux enjeux sécuritaires auxquels est confrontée l’Union européenne.

Suisse : rencontre avec l’ambassadeur (8 fév.)

Ce fut un plaisir de revoir Bernardino Regazzoni, ambassadeur de Suisse en France, au cours d’un déjeuner organisé à l’initiative de Cyril Pellevat, président du groupe d’amitié interparlementaire France-Suisse.

Chaque matin, 180 000 compatriotes vont travailler en Suisse. Il y en a autant qui vivent à demeure. Les questions transfrontalières occupent une place prépondérante dans les discussions.

Entreprises : l’analyse de V. Pavanello (8 fév.)

Entrepreneur lui-même, Vincent Pavanello, est auteur d’un rapport sur les aides aux entreprises publié par Génération Libre, le think tank libéral de Gaspard Koenig. Cet analyste déploie son talent dans divers journaux pour faire passer l’idée qu’il est impératif de baisser drastiquement la charge fiscale, en réalisant des économies budgétaires, tout en insistant sur l’esprit d’innovation français qui s’incarne dans nos start-up.

Français de l’étranger : accueil de la DFAE (8 fév.)

Une équipe de la Direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire, conduite par son directeur Nicolas Warnery, est venue au Sénat à mon invitation. Nous avons ainsi pu faire le point sur les services de chancellerie à l’heure de l’optimisation du réseau consulaire, la sécurité juridique des entrepreneurs à l’étranger, la protection consulaire de certains Français incarcérés et la suppression programmée des certificats de vie.

Sénat : entrepreneurs de Vendée (9 fév.)

J’ai échangé avec une délégation vendéenne de chefs d’entreprises, invitée au Sénat par ma collègue Annick Billon.

Au printemps, j’interviendrai sur le thème du développement international, dans le cadre d’un événement organisé par la CCI Vendée.
 
 

Simplification des normes : rapport de la DSAE (9 fév.)

J’ai présenté à la Délégation sénatoriale aux entreprises le rapport d’information que je cosigne avec Elisabeth Lamure, notre présidente, relatif aux moyens d’alléger le fardeau administratif des entreprises pour améliorer leur compétitivité.
 
 
 

Ecosse : Edimbourg sans consulat (9 fév.)

Visite au Sénat de Christian Albuisson, conseiller consulaire Ecosse, pour évoquer les conséquences de la transformation du consulat d’Edimbourg en consulat d’influence et ainsi de la fermeture des services de chancellerie.
 
 
 
 
 

En circonscription au Royaume-Uni (10 fév.)

Interview à Londres pour un reportage intitulé « Brexit : les expatriés dans le doute », qui sera diffusé la semaine suivante au journal télévisé de 20h00 sur TF1. Voir la vidéo.
 
 

QAG / BREXIT – Ma question sur le statut des Européens au Royaume-Uni (Vidéo)

Il y a quelques jours, le Premier ministre français rencontrait Theresa May. Qu’a-t-il fait pour que les droits des Européens établis au Royaume-Uni soient préservés ?

Lors de la séance de questions d’actualité du gouvernement, au nom du groupe UDI-UC, j’ai interrogé Harlem Désir, secrétaire d’Etat chargé des Affaires Européennes, au sujet du statut des 300.000 Français établis au Royaume-Uni. Comme 3 millions de ressortissants de l’UE, ils n’ont toujours reçu aucune assurance quant à leur avenir de la part des autorités britanniques.

Voir la vidéo (4:40) – QAG du 23.02.2017 – Ma question avec la réponse du ministre, puis ma réplique:

Dans un esprit pro-actif, j’ai suggéré que l’on accorde aux Britanniques installés dans l’Union européenne, immédiatement et sans contrepartie, la continuité de leur statut de citoyen européen.

Lire le texte : QAG du 23.02.2017

Mon intervention de co-rapporteur lors du débat sur la Simplification (Vidéo)

Le 23 février, je suis intervenu lors du débat consacré au « Bilan du choc de simplification pour les entreprises », en présence de Christian Eckert, secrétaire d’État chargé du Budget et des Comptes publics.

Voir la VIDÉO

J’ai pris la parole pour le groupe UDI-UC en qualité de co-rapporteur avec Élisabeth Lamure, présidente de la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE), d’un rapport d’information qui vient d’être publié par le Sénat : « Simplifier efficacement pour libérer les entreprises ».

Le Parlement est comme une usine à produire des lois. Seul un processus qualité pour leur élaboration peut conduire à la simplification. La Délégation a rencontré les autorités de quelques voisins européens (Allemagne, Suède, Pays-Bas…) qui ont adopté une démarche méthodique en ce sens, avec beaucoup d’efficacité.

Mon propos s’articule en 4 points :

– Penser la simplification comme un processus qualité
– Alléger le stock normatif
– Concevoir la régulation au service des entreprises
– Mieux légiférer

Lire le texte de mon intervention du 23.02.2017

Lire aussi :
Simplification des normes : la DSAE étudie le modèle néerlandais
Simplification des normes : la DSAE s’inspire de la Suède et de l’Allemagne

Publication du rapport : « Simplifier efficacement pour libérer les entreprises »

J’ai le plaisir de vous annoncer la parution d’un rapport intitulé « Simplifier efficacement pour libérer les entreprises ». Ce document a été fait au nom de la Délégation sénatoriale aux entreprises.

Élisabeth Lamure et Olivier Cadic, co-auteurs du rapport

Celui-ci est disponible en ligne gratuitement :

Lire le rapport : https://goo.gl/fzhnps
Lire la fiche de synthèse : https://goo.gl/HcsdJD

J’ai cosigné ce rapport d’information avec Elizabeth Lamure, présidente de la Délégation sénatoriale aux entreprises.

Cette délégation, dont je suis vice-président, a pour mission d’identifier les freins à la croissance économique en France et de proposer les réformes nécessaires.

VIDEO – TF1 – Journal de 20 heures « Brexit : les expatriés dans le doute » (20 février 2017)

Journal de 20 heures (20.02.2017) : « Depuis l’annonce du Brexit, les expatriés sont dans l’incertitude. Pour la première fois, certains d’entre eux ont manifesté dans les rues de Londres. Les trois millions d’Européens vont-ils devoir quitter le pays ? Demander un visa ? Le gouvernement laisse planer le doute quant à leur sort. »

Le reportage a été diffusé le soir même d’une manifestation devant Westminster à l’appel de The3Million, un mouvement lancé par Nicolas Hatton, délégué consulaire.

Avec Patricia Connell, élue consulaire UDI Londres, j’étais aux côtés de nombreux Français dans une foule d’Européens réclamant une clarification immédiate de leur statut, notamment au sujet de leur droit de résidence au Royaume-Uni.

Lien : http://www.lci.fr/international/brexit-les-expatries-dans-le-doute-2026729.html

HEBDOLETTRE n°77 – « Au fond du trou, le PS continue de creuser » (édito) – Disparition de Blandine Donot – En Bref du 23 janv. au 05 fév. 2017 – L’expatriation française en progression – En circonscription : NICARAGUA – Managua / Granada / Matagalpa / San Juan del Sur (18 – 21 janv. 2017) – UDI Actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°77 – 13 février 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°77

Même au fond du trou, le PS continue à creuser !

Parmi ses 60 engagements de 2012, François Hollande avait promis de ramener le déficit public en dessous des 3% en 2013 et de parvenir à l’équilibre budgétaire en 2017. Qui s’en souvient ?

Lui Président, il a d’abord décidé l’augmentation des impôts la plus lourde depuis des décennies.

Chaque année, il a ensuite opté pour une lente augmentation des dépenses en rabotant un peu plus les marges de manœuvre des ministères plutôt que de faire des choix courageux.

Accueilli au sénat jeudi dernier pour la présentation du rapport annuel de la Cour des comptes, son président Didier Migaud a acté l’échec des engagements pris. Il nous a déclaré : « La France est avec l’Espagne, le Portugal et la Grèce, l’un des quatre pays de la zone euro encore en procédure de déficit public excessif ». Et doute ouvertement que le déficit revienne sous les 3% en 2017.

Visuel HL55 C’est cruel, Didier Migaud a même confié que 40 % de la réduction de notre déficit public intervenue depuis 2011 est due à l’évolution à la baisse des taux d’intérêt décidée par la BCE et non à l’action du gouvernement.

Le Président de la République laisse à son successeur un pays avec une dette de 96% du PIB supérieure au niveau de dette moyen des États de la zone euro.

Le nombre de chômeurs a augmenté de 600 000 depuis 2012. Droit du travail toujours illisible, normes étouffantes, charges sociales anormalement élevées, la création d’un compte pénibilité qui sera aussi dévastateur pour l’économie que les 35 heures… … Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°77

En Bref – du 30 janv. au 05 fév. 2017

Venezuela : Alliance Française de Macaray (31 janv.)

J’ai reçu Aimel Brideche au Sénat qui, depuis 2003, organise de nombreuses activités culturelles et scientifiques entre la France et le Venezuela

Avec Maud Bigini et Franklin Arellano, Aimel a été à l’origine de la création de l’Alliance Française de Maracay, une ville située à une centaine de kilomètres de la capitale. L’AF de Maracay a maintenant quatre ans et reçoit environ 200 étudiants. Elle conçoit également de nombreux événements culturels.

Ile Maurice : Expat.com, start-up française (31 janv.)

Séverin Guiton est venu me présenter Expat.com, un site qui a pour objectif d’aider ses membres à réussir leur projet de vie à l’étranger. Le service est gratuit, financé par la publicité en ligne.

Expatrié lui-même, Séverin Guiton s’est installé à l’île Maurice pour rejoindre l’équipe de Expat.com en qualité de responsable marketing. Il s’adresse à communauté de 1,7 millions de membres (dont environ 300.000 Français) expatriés ou intéressés par une mobilité à l’international.

Royaume-Uni : Patricia Connell (1er fév.)

Venue à Paris pour débattre des enjeux du développement durable, Patricia Connell, élue consulaire UDI Londres, m’a rendue une visite au Sénat.

Candidate UDI pour Législatives dans la 3ème circo (Europe du Nord), Patricia contribue à la mobilisation des Européens résidant au Royaume-Uni, dont le plus brillant effet est le mouvement The 3 Million, lancée par notre ami et délégué consulaire, Nicolas Hatton. Pour notre part, avec Patricia, nous avons organisé deux « Brexit Tour » qui ont attiré plus de 2500 personnes.

Jean-Christophe Lagarde au Sénat (1er fév.)

Frédéric Latour, président du Club Vaugirard, a organisé la venue, très appréciée, au Sénat du président de l’UDI pour dialoguer avec les collaborateurs parlementaires.

Ne pouvant révéler aucun détail sur les négociations en cours avec le parti LR, Jean-Christophe Lagarde nous a fait part de sa vision de la politique. Nous avons les solutions plaide-t-il, mais « nos élites ont trop peur du peuple pour conduire le peuple ». Et il regrette présentement que les électeurs recherchent « celui ou celle qui raconte la plus belle histoire de Noël ».

Décoration pour Albert Kalaydjian (1er fév.)

Albert Kalaydjian, collaborateur au groupe UDI-UC au Sénat, a reçu les insignes de chevalier dans l’Ordre national du Mérite des mains du bâtonnier Gilles-Jean Portejoie. Un événement qui a réuni les sénateurs du groupe UDI-UC, dont son président François Zocchetto, à la questure de l’AN, en présence du président Claude Bartolone.

Me Portejoie a fait un récit remarquable de la vie d’Albert toute animée d’une passion souveraine : la France. Albert a dédié sa décoration à son père, parti d’Arménie en 1927, l’homme qui lui a inculqué pour toujours l’amour de la France.

Soudan : ambassadeur de France (2 fev.)

Louis Duvernois, président du groupe d’amitié France-Pays de la Corne de l’Afrique, a organisé une réunion à l’occasion de la visite d’une délégation soudanaise à Paris.

Ce fut l’occasion d’échanger avec Bruno Aubert, ambassadeur de France au Soudan (à l’image), pays où je projette de me rendre prochainement, afin de préparer la prochaine conférence sur l’hydro-diplomatie consacrée au Nil.

 

International : visite du centre de crise et de soutien (2 fév.)

Rencontre passionnante avec Patrice Paoli directeur du Centre de crise et de soutien, au Quai d’Orsay. Ce centre est la seule administration certifiée Iso9001 du MAEDI !

Avec un budget étroit (20M€), les urgentistes des Affaires étrangères ont les missions les plus difficiles qui soient. Ils doivent agir en extrême urgence et leur mission s’achève lorsque les populations « peuvent rentrer », notamment après le rétablissement des services publics.

Royaume-Uni : consul honoraire de Plymouth (2 fev.)

Ce fut un plaisir de faire découvrir le Sénat à Alain Sibiril et son épouse Monique.

Alain Sibiril est l’un des 21 consuls honoraires du Royaume-Uni. A Plymouth, Il est le relais de l’administration auprès de 2000 Français installés localement. ll est ainsi autorisé à délivrer des documents administratifs. Il a aussi pour mission d’assister les Français en difficulté ou de concourir à notre rayonnement culturel. Saluons le temps et les efforts qu’Alain dispense si généreusement et à titre bénévole.

Maroc : colloque de promotion économique au Sénat (3 fev.)

Heureux d’avoir travaillé avec l’équipe de la Chambre Française de Commerce et d’Industrie du Maroc (CFCIM) pour faciliter la tenue d’un colloque au Sénat, intitulé « Le Maroc, marché porteur et hub eurafricain ».

(A l’image) Nous avons été honorés de la présence de Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France. Toutes mes félicitations à Philippe-Edern Klein, nouveau président de la CFCIM, organisateur de l’événement avec Business France.

En circo au Royaume-Uni : la Petite école kentoise (4 fev.)

Basée à Lenham depuis huit ans, où j’avais fait plusieurs visites, la Petite école kentoise a déménagé à Maidstone dans la capitale du Kent en septembre dernier afin de se développer.

Ce fut un plaisir de répondre à l’invitation de François Reynier et de Katia Bresso, sa fondatrice, et de toute l’équipe de direction pour participer à la fête annuelle de l’école. Cette petite école FLAM du Royaume-Uni accueille une quarantaine d’enfants chaque semaine pour leur permettre de maitriser notre langue.

En Bref – du 23 au 29 janv. 2017

G.D. du Luxembourg : Paul Dühr, ambassadeur (25 janv.)

Dîner organisé par son Exc. Paul Dühr, ambassadeur du Grand Duché du Luxembourg en France en sa Résidence, pour le club de l’Europe présidé par François Cambon.

J’ai eu l’occasion de partager ma vision positive de l’Union européenne et de rappeler que désormais aucun pays de l’UE ne possède la taille critique pour se confronter seul à un monde globalisé.

Coopération :  association FERT (26 janv.)

Rencontre avec Anne Panel, directrice de Fert, une association française de coopération internationale créée il y 30 ans par des céréaliers. Cette ONG favorise le développement de l’agriculture dans les pays en développement par la formation et l’accompagnement.

Trois semaines auparavant, à Madagascar, j’avais rencontré Solange Rajaonah et Philippe Henry de l’agri-agence d’Antsirabe qui facilite l’insertion professionnelle des jeunes agriculteurs (lien).

Développement international de la Ratp (26 janv.)

Heureux d’avoir accueilli au Sénat Élisabeth Borne, présidente de la RATP, ainsi que Nicolas Blin, responsable des relations internationales et Florence Rodet, secrétaire générale aux Relations internationales.

RATP Dev, la filiale internationale du groupe, est déjà présente dans 15 pays en Europe, Amérique, Asie et Afrique pour gérer des réseaux de transports urbains et interurbains. Notre savoir-faire a ainsi trouvé place dans le métro d’Alger, les tramways de Casablanca ou les centaines de bus dans les rues de Londres, sans parler d’Atlanta, Johannesburg, Sao Paulo ou Ryad.

Colloque Franco-Britannique (27 janv.)

Dans le prestigieux Trianon Palace Versailles, j’ai assisté au 26ème colloque Franco-Britannique qui a lieu chaque année alternativement au Royaume-Uni et en France. Lors du diner inaugural, Georges Osborne, ancien ministre des Finances britannique est revenu sur le choc provoqué par le Brexit en 2016.

Parlementaires, chefs d’entreprises, rédacteurs en chef des principaux quotidiens, hauts-fonctionnaires, les intervenants étaient de haut vol et les discussions passionnantes. Je suis intervenu pour partager la perception des 2500 compatriotes rencontrés suite au Brexit, lors des conférences que j’ai organisé au Royaume-Uni.

J’ai également participé à la table ronde intitulée : « La montée des populismes dans le monde occidental ».

Comment ne pas penser alors à Clémenceau et aux protagonistes qui se réunissaient en 1919 dans la salle où nous nous trouvions pour rédiger le traité de Versailles ? Quelques années plus tard, le monde plongeait dans le chaos.

En circonscription au Nicaragua – Managua / Granada / Matagalpa / San Juan del Sur (18-21 janv. 2017)

170ème déplacement et 54ème pays visité depuis le début de mon mandat, le Nicaragua est considéré comme l’un des pays le plus sûr d’Amérique centrale, même s’il est également le plus pauvre.

Le survol d’un volcan en activité m’a rappelé que le pays est situé dans une zone sismique et volcanique très active.

(A l’image) Claire et Clément Ponçon dans leur ferme de Matagalpa produisent du café, du cacao et du bois précieux.

Je remercie Claire Ponçon, conseillère consulaire Nicaragua, et son mari pour avoir organisé mes déplacements à Granada, Matagalpa et San Juan del Sur. Ils m’ont permis de découvrir des personnalités formidables et des entrepreneurs talentueux.

Tout au long de mon parcours, j’ai pu compter sur la présence de notre ambassadeur de France au Nicaragua, Philippe Létrilliart.

Ses précieux éclairages sur la situation politique locale et sur les enjeux pour développer notre présence économique se sont avérés déterminants, notamment à l’Assemblée nationale et devant les médias (à l’image).

Politique

Rencontre avec le ministre des Relations extérieures

Avec Denis Moncada, ministre des Relations extérieures du Nicaragua, nous avons évoqué le renforcement de la présence économique de la France au Nicaragua, notamment grâce à la création récente de la Chambre de commerce franco-nicaraguayenne.

J’ai illustré notre volonté de développer nos échanges en soutenant en particulier des projets dans le domaine des énergies renouvelables, des infrastructures et de l’eau-assainissement. Par ailleurs, nous avons également abordé le renforcement de notre coopération éducative et notre soutien à l’expansion du lycée Victor Hugo.

Visite à l’Assemblée nationale

Rencontre avec quatre députées de l’assemblée nationale nicaraguayenne, en présence de notre ambassadeur, Philippe Létrilliart. A ma droite, Marie Manuela Sacasa, présidente du groupe d’amitié parlementaire France-Nicaragua. A ma gauche, Martiza Espinales (en jaune) et Jenny Martinez, secrétaire du groupe d’amitié et plus jeune député du parlement.

Ces parlementaires invitent les Français à visiter le Nicaragua et même à y prendre leur retraite. Les élues ont souligné que l’Union européenne réalisait un apport économique essentiel en faveur de l’Amérique latine. Toutes souhaitaient donc fortifier leurs accords avec l’UE.

VIDEO – Accueil à l’Assemblée par Marie Manuela Sacasa la présidente du groupe d’amitié France-Nicaragua. LIEN

REVUE DE PRESSE – La voz del sandinismo ; Asamblea Nacional ; La Prensa ; Bolsa de Noticias   LIEN

Communauté française

Réception à la Résidence

(g à d) Claire Ponçon, conseillère consulaire Nicaragua : Olivier Cadic ; Philippe Létrilliart, ambassadeur de France

Plus d’une centaine de compatriotes se sont rendus à la cérémonie des vœux de l’ambassadeur en sa Résidence. Cela m’a permis d’échanger avec divers représentants de notre communauté au profil particulièrement dynamique.

790 Français sont inscrits au Nicaragua (+15% en 3 ans), et plus de 10.000 Français viennent visiter le pays chaque année (+49% en 5 ans).

Visite de l’ambassade

Dans la même journée se sont succédés un petit déjeuner de travail avec l’équipe de l’ambassade, une visite des divers services du poste diplomatique et une réunion consulaire pour évoquer les attentes des Français du Nicaragua.

Au 1er mars 2017, la section consulaire de l’ambassade sera fermée et transférée au Costa Rica. L’ambassadeur a annoncé qu’il prévoyait la création d’un poste de consul honoraire à Granada pour offrir des services consulaires de proximité. Une initiative bienvenue qui mériterait d’être reproduite ailleurs.

Union européenne

Action de l’UE

Rencontre avec Kenny Bell, ambassadeur de l’Union européenne au Nicaragua, en compagnie de notre ambassadeur, Philippe Létrilliart.

L’UE est le premier contributeur d’aide au Nicaragua avec un budget de 204M€ pour la période 2014-2020. Les 3 priorités définies sont l’appui au secteur productif, l’enseignement professionnel et l’adaptation au changement climatique.

Écossais et européen fervent, Kenny Bell  coordonne l’action des divers ambassadeurs représentant les pays de l’Union.

Relations commerciales

Les CCEF et la Chambre de commerce

Rencontre avec les Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et plusieurs membres de la Chambre de commerce franco-nicaraguayenne, en compagnie de Claire Ponçon, conseillère consulaire et Philippe Létrilliart, ambassadeur.

Présidée par José Enrique Solorzano et dirigée par Helena Rodriguez, la Chambre rassemble déjà 30 membres en tout juste un an d’existence, un chiffre remarquable si on le compare avec les 45 membres la Chambre de commerce allemande ouverte depuis… 25 ans.

Encore méconnu par les entreprises françaises, le Nicaragua dispose pourtant d’un cadre incitatif et des opportunités de marché certaines, notamment dans les secteurs des énergies renouvelables, des infrastructures, de l’eau-assainissement, de l’agro-industrie et du tourisme.

Afin de partager sur les atouts de ce marché et de lever les freins au développement commercial, toutes les chambres de commerce de l’Union européenne se réunissent chaque mois au siège de la délégation.

Secteur touristique à Granada

Située à une quarantaine de kilomètres de Managua, la ville de Granada est un site touristique incontournable, en bordure du lac Nicaragua.

C’est dans cet écrin naturel au décor colonial préservé que de nombreux Français ont fait le choix de vivre. Ils travaillent essentiellement dans le tourisme.

J’adresse mon souvenir amical à toutes les personnes qui m’ont accueilli ou accompagné à Granada : Eric Maunier de la Esprelia, Etienne Vanoye (Hôtel Colonial), Jean-Philippe Hildebrandt (Eurofumigacion) avec une mention spéciale à Pascal Picot (directeur général de l’hôtel Estrada) pour son implication personnelle dans la réussite de cette visite.

Succès story à Matagalpa

Visite de la propriété (finca) « La Cumplida », fondée et dirigée par Claire et Clément Ponçon à Matagalpa dans le centre du pays. Cette gigantesque ferme, modèle de développement durable, produit du café, du cacao et du bois précieux pour l’ameublement.

… et à San Juan del Sur

Sur la côte Pacifique, à la frontière avec le Costa Rica, les époux Ponçon ont créé une autre ferme qui comprend un complexe touristique haut de gamme pour une clientèle essentiellement nord-américaine. Situé sur une plage paradisiaque isolée, ils l’ont appelé Morgan’s Rock, du nom de ce sénateur américain qui s’était opposé à la création d’un canal qui aurait traversé le Nicaragua pour relier l’Atlantique au Pacifique.

La réussite commerciale du couple est hors du commun. Elle repose sur la capacité d’innovation de l’entreprise, nourrie de partenariats dans la recherche et d’interactions avec la communauté environnante.

Enseignement français

Lycée Victor Hugo

Toujours en présence de Philippe Létrilliart et de Claire Ponçon, j’ai visité le lycée franco-nicaraguayen, puis la maternelle qui vient d’ouvrir ses portes dans un quartier résidentiel de Managua, en pleine expansion.

Le directeur du lycée, Philippe Séverac, nous a présenté son établissement qui affiche 100% de réussite au bac depuis 2007, dont 85% de mentions ! Créé en 1971, le lycée, homologué jusqu’à la terminale S, accueille 322 élèves dont un tiers de Français. L’objectif de M. Séverac est de doubler ses effectifs d’ici 10 ans !

Culture française

Alliance française de Managua

Présentation de l’Alliance française de Managua par Juan Francisco Bonil, son directeur et rencontre avec les membres du comité.

Créée en 1951, cette Alliance accueille un millier d’étudiants. Elle a fait passer le DELF à 208 d’entre eux, l’an dernier. Ses excellentes infrastructures contribuent assurément au rayonnement culturel français : 118 évènements culturels en 2016 pour 7500 visiteurs.

HEBDOLETTRE n°76 – L’Union européenne face aux « moi, d’abord ! » (édito) – En Bref du 01 au 22 janv. 2017 – Vote à l’étranger : les recommandations de la Cour des comptes – République dominicaine : Christophe Naudin détenu arbitrairement – 1.782.188 inscrits au Registre des Français établis hors de France – En circonscription : MADAGASCAR – Antananarivo / Fort Dauphin / Antsirabe (30 déc.2016 – 5 janv. 2017) – UDI Actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°76 – 31 janvier 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°76

Lorsque Donald Trump a prêté serment, il a déclaré : « America First! ».

Marine Le Pen déclare que le Président des Etats-Unis s’inspire de ses propositions… tout en cherchant à faire oublier qu’elle se nourrit du slogan de son père : « Les Français d’abord! »

Britain First ! Furent les mots prononcés par le meurtrier de la députée britannique Joe Cox opposée au Brexit, Son procès vient de débuter.

Encouragée par les tabloïds qui incitent régulièrement à la haine des autres et de Bruxelles en particulier, Theresa May prépare la sortie du Royaume-Uni de l’U.E. en se précipitant chez Trump. Elle veut également nouer une relation privilégiée avec Erdogan, qui menace l’U.E si elle n’accepte pas la Turquie en son sein.

Les leaders du « Moi d’abord ! » ont le vent en poupe. Les incohérences de leurs programmes égoïstes se noient dans le clivage qu’ils nourrissent en opposant les uns aux autres.

Visuel HL55 Après avoir traversé 54 pays en 28 mois de mandat, je n’en connais pas un seul qui n’ait pas de litige de frontières ou de partage de ressources avec ses voisins.

Les nationalistes d’aujourd’hui sont les bellicistes de demain.

« L’Europe n’a pas été faite, nous avons eu la guerre », déclarait Robert Schuman le 9 mai 1950. L’U.E trouve ses fondements dans le désir de ne plus vivre de conflits sur son continent. Cette Union européenne a obtenu le Prix Nobel de la Paix !

En mettant un terme au conflit en Irlande du Nord… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°76

En circonscription à Madagascar (3/3) – Antsirabe (4-5 janv. 2017)

Entrepreneuriat

Étape « Au rendez-vous des pêcheurs » à Ambatolampy sur la RN7, en route pour Antsirabe. Cet établissement existe depuis 1951. Ses spécialités fleurent bon la France : cuisses de grenouilles, foie gras ou écrevisses.

La maison est tenue depuis 8 ans par Gilbert Cezerac, un « serial entrepreneur » qui se définît comme d’abord comme un vendeur. Il a d’ailleurs écrit un livre de techniques de ventes, intitulé « La crise, connais pas… »

Usine Socota

La vision d’un atelier où s’affairent 1900 employés sous le même toit est impressionnante. Il s’agit de l’usine textile du groupe Socota qui travaille pour les grands noms mondiaux du prêt-à-porter.

A l’invitation de Julien Leraille, directeur financier, nous avons découvert un site où la productivité des équipes est constamment stimulée et récompensée. On comprend mieux pourquoi Antsirabe est la 3ème ville industrielle du pays.

Socolait

Dirigée par Philippe Penouty, Socolait est une PME de 308 employés produisant des produits laitiers : yaourts, lait, fromage…

L’entreprise livre 6111 points de vente, équipés froid, chaque semaine !

Une superbe réussite industrielle de nos compatriotes, fondée sur la poursuite minutieuse de l’excellence qualité.

Association Fert

Fert est une association française de coopération internationale créée il y 30 ans par des céréaliers. Elle favorise le développement de l’agriculture dans les pays en développement par la formation et l’accompagnement. Avec Jean-Hervé, j’ai rencontré Solange Rajaonah, leur représentante à Madagascar et Philippe Henry, conseiller technique.

L’agri-agence accompagne des jeunes agriculteurs dans leur insertion professionnelle à Madagascar. 95% des jeunes formés sont orientés vers l’agriculture. 38% des jeunes disposent de leur propre exploitation.

Communauté française

Réunion publique

Réunion publique avec les Français d’Antsirabe à la résidence des Hauts plateaux, avec Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire.

Soirée prolongée par un merveilleux buffet réalisé par l’équipe de la résidence et poursuivi par un diner organisé par Robert Michel, consul honoraire pour Antsirabe et son épouse. Moments conviviaux et chaleureux destiné à découvrir l’histoire des Français de la « Vichy » malgache et saisir leurs préoccupations.

Enseignement français

Collège Jules Verne

Nous avons été accueillis par le principal, David Brigot, et les représentants du comité de gestion pour une visite du collège français Jules Verne.

L’établissement accueille 303 élèves de la maternelle à la troisième, dont 56% de Français et 40% de Malgaches.

L’APE qui gère l’école est composée de 194 familles. Jules Verne dispose d’une convention avec l’AEFE.

Culture française

Alliance française d’Antsirabe

En 2016, l’Alliance française d’Antsirabe a soufflé ses 50 bougies.

Sonia Rottermann, directrice, m’a présenté avec fierté son nouveau bâtiment comprenant une grande médiathèque avec un espace cyber-multimédia, trois nouvelles salles de classes et trois espaces polyvalents.

Toute l’équipe de l’AF s’est impliquée dans la définition du projet architectural, confié à une architecte française, résidente à Antsirabe, Léa Hippolyte. Magnifique !

Social

La résidence sociale d’Antsirabe

C’est un lieu chargé d’histoire, ouvert en 1934, pour accueillir les colons français dans leurs vieux jours. Un musée a même été créé en 2004 pour en conserver le témoignage.

Transformée partiellement en hôtel, la résidence sociale d’Antsirabe n’héberge plus que 11 pensionnaires relevant de l’action sociale.

J’ai tenu une réunion avec le comité de gestion. Il fut notamment question des besoins en formation du personnel et des baisses du montant des aides sociales accordées par le Ministère.

En circonscription à Madagascar (2/3) – Fort Dauphin (30 déc. 2016 – 2 janv. 2017)

Située au sud de l’île, la ville de Fort-Dauphin est la plus ancienne cité de Madagascar. Le bastion, bâti en 1642, a été nommé Fort-Dauphin en l’honneur de Louis XIV.

Politique

Rencontre avec la ministre des Affaires étrangères

Lors du vol à destination de Fort Dauphin, j’ai eu le plaisir d’échanger une première fois avec Béatrice Atallah, ministre des Affaires étrangères avant de la retrouver lors du réveillon pour lui présenter mes vœux en compagnie de Jean-Hervé Fraslin.

Nous nous sommes félicités de l’excellence de nos relations bilatérales. La France est non seulement le premier partenaire économique de la Grande île, mais aussi son plus proche voisin dans l’Océan Indien, à travers La Réunion et Mayotte.

J’ai découvert une magistrate qui fait de la politique avec rigueur. La ministre aborde 2017 avec confiance du fait des succès diplomatiques de Madagascar à l’international (Francophonie, Conférences des bailleurs de fonds).

Autorités locales

Rencontre avec la municipalité

Accompagné par Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire Madagascar et de Gérard Schoumacher, consul honoraire de Fort-Dauphin, nous avons été accueillis par Georges-Mamy Randrianaina, le maire de la ville et son équipe. Nous avons ensuite rencontré Fafah Israël Rahovelson, chef de la région Anosy et Tsimbazafy Abdon Ravelonandro, préfet de région.

Preuve de son dynamisme, la ville portuaire comptait 2452 entreprises en 2014, contre 50 seulement en 2005.

Jumelée avec Oissel (Normandie), Fort-Dauphin a conservé des relations étroites avec la France et, sur place, des associations françaises participent à son développement : Espoir, APIC (La Réunion), Pompiers France-Fort-Dauphin, MadaCoeur France… .

Visite des pompiers de Fort-Dauphin

A l’image avec le lieutenant Judicaël Natolojanahary, commandant d’unité de la Protection civile à Fort-Dauphin.

Les véhicules rutilants offerts à Fort-Dauphin par divers départements français portent toujours leurs plaques d’immatriculation d’origine !

En discutant avec ces hommes qui n’hésitent pas à risquer leur vie pour secourir les autres, j’ai eu une pensée particulière pour nos sapeurs-pompiers de Paris et ceux de Rio Bravo au Chili que j’ai rencontrés en 2016.

Entrepreneuriat

Rencontre avec les entrepreneurs français

Toujours en compagnie de Jean-Hervé Fraslin, j’ai fait la connaissance de Bernard (à gauche de l’image), retraité actif à l’accent marseillais, qui est restaurateur. Et pour bien manifester son sens de l’accueil, il a baptisé son établissement : « Chez Bernard ». Il propose de la cuisine du sud.

Philippe de Heaulme, lui, est natif de Fort-Dauphin. Sa famille est installée sur place depuis plusieurs générations. Il dirige une exploitation de sisal (plante dont les fibres sont tressées ou tissées) et plusieurs hôtels, dont « Le Dauphin », où nous avons rencontré la communauté française.

Visite de Martin Pêcheur

A Madagascar, plusieurs sociétés se sont spécialisées dans la filière langoustière, une production majoritairement destinée à l’exportation, dont Le Martin-pêcheur.

Installé depuis 1998 à Madagascar, Gérard Schoumacher, notre consul honoraire, est directeur technique de cette entreprise dirigée par un Français qui fournit l’Europe en langoustes.

Communauté française

Réunion publique

La réunion organisée par Jean-Hervé Fraslin, élu consulaire, m’a permis de dialoguer avec une cinquantaine de nos compatriotes, installés dans cette ville côtière du sud de l’île.

Ce fût l’occasion pour Jean-Hervé de relayer l’action du conseil consulaire qui les représente. Pour ma part, j’ai pu faire valoir comment, depuis le Parlement, notre action était complémentaire.

J’ai salué lors du diner Raymonde Grayon et Yves Barijaon qui font vivre l’action sociale au service de nos compatriotes les plus démunis de Fort-Dauphin.

Enseignement français

L’école française de Fort-Dauphin

L’école française de Fort-Dauphin accueille 90 élèves en maternelle et primaire, une chance pour cette région enclavée d’offrir une éducation en langue française.

Gérée financièrement par le comité de gestion de l’association des parents d’élèves, l’école ne dispose plus d’aucune aide de l’AEFE : un vrai challenge à relever pour ces bénévoles. Faire vivre une école avec les surcoûts induits par l’homologation est un défi face à la concurrence des écoles d’expression française.

Culture française

Alliance française de Fort Dauphin

Ici, l’Alliance française a ouvert ses portes il y a tout juste 40 ans. J’y ai rencontré Annie Sevrin Razafiarisoa, présidente et Coline Lorang, directrice.

Plébiscitée par ses 1300 adhérents, l’AF a décidé de se relocaliser, car le bâtiment est désormais trop vétuste. Reste à trouver un terrain propice pour projeter la construction d’un bâtiment, intégrant les meilleures installations.

En circonscription à Madagascar (1/3) – Antananarivo (30 déc.-7 janv. 2017)

Madagascar est le 53ème pays traversé depuis le début de mon mandat. Ce 168 ème déplacement est le premier dans l’Océan indien.  

Notre ambassadeur de France à Madagascar, Véronique Vouland-Aneini, m’a accueilli dès mon arrivée et reçu avant mon départ. De bout en bout, elle a facilité mes déplacements dans le pays et mes rencontres.

Durant dix jours, Jean-Hervé Fraslin m’a accompagné lors de tous mes rendez-vous. Conseiller à l’AFE, conseiller consulaire des Français de Madagascar et représentant de l’AFE au conseil d’administration de l’AEFE, j’ai pu observer ses nombreux talents et son engagement total au service de notre communauté.

Grâce à ces deux personnalités auxquelles j’exprime ma sincère gratitude, j’ai pu rencontrer les plus hautes autorités du pays, faire 3 réunions publiques avec les Français de Madagascar, visiter de nombreux sites et multiplier les rencontres avec nos compatriotes. Le nombre des rendez-vous m’impose de diviser le compte-rendu selon les destinations visitées: Antananarivo, Fort-Dauphin et Antsirabe.

Selon le FMI, Madagascar est l’un des 5 pays les plus pauvres du monde. Mais le pays est en phase positive. Après la récente période de crise (2009-2014) qui a désorganisé tous les pans de la société, un président a été élu. Je remercie Jean-Hervé de m’avoir permis de le rencontrer.

Politique

Rencontre avec le Président de la République

Entretien exceptionnel de 90 minutes avec Hery Rajaonarimampianina, Président de la République de Madagascar au palais d’État d’Iavoloha, en compagnie de Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France à Madagascar et de Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire pour Madagascar.

Nous avons d’abord présenté nos vœux 2017 au président. L’occasion de le féliciter pour la réussite du XVIe Sommet de la Francophonie à Madagascar, en novembre dernier, et aussi pour le succès de la Conférence des bailleurs de fonds et investisseurs (CBI) à Paris, en décembre. En effet, le pays a obtenu plus de 6 milliards de dollars de promesses de financements sur 4 ans pour dynamiser sa croissance par le biais de nombreux projets structurants.

Hery Rajaonarimampianina est un ancien expert-comptable et commissaire aux comptes qui connait donc parfaitement le milieu entrepreneurial. Ses qualités d’homme de terrain et de gestionnaire l’inclinent vers une vision à long terme pour relever les immenses défis auxquels son pays est confronté.

Le Président s’est montré très attentif lorsque nous lui avons rendu compte des satisfactions et des attentes exprimées par nos compatriotes, lors de nos réunions publiques organisées à Antananarivo, Antsirabe et Fort-Dauphin. Du reste, il s’est montré un fin connaisseur de la situation politique en France (Notre rencontre dans la presse).

Rencontre avec le Premier ministre

J’ai eu l’honneur de rencontrer Olivier Mahafaly Solonandrasana, Premier ministre de Madagascar, toujours en présence de Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur et de Jean-Hervé Fraslin.

Nous sommes évidemment revenus sur les récents succès diplomatiques du pays (Sommet de la Francophonie, Conférence des bailleurs de fonds), avant d’évoquer nos relations bilatérales. La France est non seulement le premier partenaire économique de la Grande île, mais aussi son « voisin » dans l’Océan Indien, à travers La Réunion et Mayotte.

Le Premier ministre m’a assuré que l’amélioration du climat des affaires dans le pays était sa priorité et la condition pour attirer les investissements privés (Notre rencontre dans la presse).

Rencontre avec le président du Sénat

(g. à d.) Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France ; Olivier Cadic ; Honoré Rakotomanana, président du Sénat ; Laurent Roger Kolo Christophe, vice-président du Sénat et ancien Premier ministre ; Zo Rakotoseheno, président de la Commission sociale, culturelle et communication ; Pierrot Jocelyn Rajaonarivelo, président de la Commission des relations internationales.

Ce fut un plaisir de se rencontrer en toute complicité entre sénateurs du bout du monde. Honoré Rakotomanana a souligné l’effort de Madagascar vers la bonne gouvernance et la sécurité, afin que les investissements profitent au mieux-être du peuple malgache (Notre rencontre dans la presse).

Rencontre avec le ministre de l’Industrie

Avec le ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé, Nourdine Chabani, qui est également un jeune entrepreneur, nous partageons la conviction que l’essor économique est toujours le résultat d’une politique pérenne et patiente. C’est dans cet esprit qu’il attend avec optimisme la concrétisation des engagements pris lors de la CBI, à Paris.

Nous avons évoqué les moyens de favoriser les partenariats entre entreprises malgaches et françaises. Aujourd’hui, la France est le premier partenaire commercial de Madagascar et aussi le deuxième fournisseur : 10,3% de part de marché, derrière la Chine avec 24,8%. (Notre rencontre dans la presse)

Priorités de notre ambassadeur

A mon arrivée, Véronique Vouland-Aneini m’a confié ses trois priorités afin de me permettre de soutenir son action : d’abord, favoriser la stabilité politique liée aux nécessaires progrès de l’administration (sécurité juridique, anticorruption…) ;  ensuite, accompagner l’essor économique dont nos entrepreneurs doivent être partie prenante (ponts, routes, barrages, centrales solaires, travaux d’assainissement…) ; enfin, consolider les excellentes relations entre la France et Madagascar.

Revue de presse

14 titres de la presse quotidienne nationale en langue française ou malgache ont couvert mes rencontres avec le Premier ministre, Olivier Mahafaly (13 articles, dont 3 en malgache), le président du Sénat, Honoré Rakotomanana (9 articles, dont 3 en malgache), le ministre de l’Industrie et du Développement du secteur privé, Nourdine Chabani (1 article) et enfin l’inauguration des nouveaux locaux de l’incubateur d’entreprises « Incubons » (7 articles).

La Gazette de la grande Ile / La ligne de Mire / La Dépêche de Madagascar / La Vérité / Le Madagascar Laza / L’Express de Madagascar / L’Observateur / Le Citoyen / Les Nouvelles / Gazetiko / Madagascar Matin / Midi Madagasikara / Taratra / Tia Tanindrazana.  Lien vers la REVUE de PRESSE >>>

Communauté française

Réunion publique

(g. à d.) Jean-Hervé Fraslin, Olivier Cadic, Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France et Jean-Daniel Chaoui, conseiller à l’AFE.

Notre ambassadeur a organisé une réception à la Résidence de France, où j’ai pu rencontrer une centaine de représentants de la communauté française qui compte près de 18.000 membres.

L’intégration et la qualité de la vie ne sont jamais en cause, mais les Français restent préoccupés par l’insécurité au quotidien, alimentée par la pauvreté et le manque de moyens des forces de l’ordre. Le consulat a récemment édité une série de dépliants remarquablement bien conçus, intitulés « Votre sécurité au quotidien », « Se protéger en cas d’agression », etc.

Consulat : réunion des conseillers consulaires

Réunion autour de Étienne Léandre, consul général, en présence des élus consulaires Jean-Hervé Fraslin et Jean-Daniel Chaoui.

Nous avons passé en revue les aspects statistiques et parfois problématiques de l’activité administrative du consulat : la délivrance des visas pour les entreprises ou les études ; la gestion des certificats de nationalité française (CNF) ; l’établissement des CCM (Certificat de capacité à mariage) après entretien pour détecter les mariages blancs ; l’organisation des tournées consulaires…

Nos services sont particulièrement vigilants dans la lutte contre l’usurpation d’identité ou la fraude documentaire. A noter que 2/3 des actes d’Etat civil présentés au consulat, souvent de la part de gens de bonne foi, ne sont pas valables.

Entrepreneuriat

Inauguration de « Incubons »

Les jeunes pousses malgaches sont chez elles à la maison Jean Laborde.

Ce Français, aventurier et industriel du XIXème, a merveilleusement réussi à Madagascar, au point d’y être nommé consul de France par Napoléon III. Grand acteur du développement de l’Ile et de l’amitié franco-malgache, il est devenu une légende locale.

Plutôt que de transformer sa maison en musée, Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France, a décidé d’en faire un espace collaboratif pour entrepreneurs en herbe. Belle idée ! Je la remercie d’avoir choisi un « sénateur-entrepreneur » pour l’inaugurer. (Cette inauguration dans la presse).

Rencontre avec les CCEF et la CCIFM

Le service économique de l’ambassade m’a permis de rencontrer des Conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF) et des responsables de la Chambre de commerce et d’industrie France-Madagascar (CCIFM) qui compte 460 membres !

La CCFIM est la première chambre bilatérale du pays. On lui doit la Foire internationale de Madagascar qui aide nos entreprises à s’implanter sur ce marché.

Une vingtaine d’entreprises françaises étaient représentées lors de cette réunion. Leurs dirigeants ont tous vanté la liberté d’entreprendre et m’ont suggéré d’inciter nos jeunes diplômés à tenter leur chance dans ce pays, où des positions très enviables peuvent d’emblée leur être proposées.

Afin de contribuer à l’amélioration de la sécurité juridique et du climat des affaires, Véronique Perdigon, présidente de la section CCE Madagascar, a soumis le projet au gouvernement malgache de rejoindre l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires). Cette engagement créerait un troisième niveau de juridiction, avec une possibilité de recours en cassation devant la CCJA à Abidjan.

Réunion d’entrepreneurs

Pour clore mon périple, Jean-Hervé a réuni chez lui un groupe d’entrepreneurs et de cadres d’entreprises. Tous les secteurs d’activité étaient représentés.

Le pays est doté d’immenses ressources.

Nos entrepreneurs souhaitent remettre Madagascar sous les feux des projecteurs. Bruno Massez, pdg de BFV-Société Générale Madagascar, a bataillé ferme pour sortir l’Ile de la liste des pays sous alerte et il espère « que cette bonification de la note-pays par la Société Générale sera virale vers les banquiers internationaux et autres assureurs, dont la Coface ».

La confiance retrouvée du pays auprès des organismes internationaux, comme à Paris en décembre, leur permet d’imaginer un avenir de plus en plus prometteur. Ils ont tous déclaré, chacun à sa manière : il fait bon être entrepreneur à Madagascar !

Enseignement français

La Clairefontaine d’Ambodivoanjo

Visite de l’établissement homologué La Clairefontaine d’Ambodivoanjo, dirigé par Henri Radavidra.

L’école a été créée en 1982 pour accueillir 13 élèves par son épouse Gabrielle, disparue prématurément l’an dernier. La Clairefontaine scolarise désormais 1310 élèves sur 5 sites à travers le pays !

En 2016, tous les élèves de la Clairefontaine ont obtenu leur bac, avec 78% de mentions !

L’objectif poursuivi par Henri Radavidra est l’obtention de l’homologation pour la partie lycée de l’établissement de Fort-Dauphin.

L’inquiétude du chef d’établissement est d’obtenir des professeurs détachés de la part de l’AEFE pour remplacer ceux dont la mission s’achèvera en juin prochain, sinon il lui sera difficile de respecter les critères d’homologation.

Dans cette école qui accueille 14 nationalités, le projet d’établissement vise à préparer de « futurs citoyens du monde », en accordant un rôle essentiel à la culture littéraire, artistique et numérique.

Lycée français de Tananarive

(g. à d.) Jacques Flipo, Beryl Dabezies, Léa Metz, Jade Bersia, Alizée Frachet, … , Olivier Cadic, Jean-Hervé Fraslin, Jamil Maleyran, … , Pierre Thourigny.

Le lycée français de Tananarive (LFT) est assurément un des plus beaux établissements du réseau de l’AEFE. Il scolarise environ 3000 élèves sur plusieurs sites de la capitale malgache.

Accueilli par le proviseur Jamil Maleyran, j’ai visité la partie lycée en compagnie de Jean-Hervé Fraslin, élus consulaire et, rappelons-le, représentant de l’AFE au conseil d’administration de l’AEFE.

Après avoir découvert l’internat flambant neuf, nous avons effectué un tour des différentes salles pour apprécier l’excellence des équipements mis à disposition des élèves.

Afin de me permettre d’avoir un éclairage complet sur le fonctionnement de l’établissement, je remercie le proviseur d’avoir organisé une succession de réunions auprès de divers publics : comité de direction, représentants des EEMCP2, parents d’élèves, professeurs et élèves.

Pour conclure ma visite, un déjeuner m’a permis d’apprécier le niveau gastronomique de l’école qui joue tout son rôle dans sa réputation d’excellence.

Je vous invite à regarder la vidéo de présentation du lycée français de Tananarive réalisé à l’occasion du 25ème anniversaire de l’AEFE en cliquant sur ce LIEN.

Culture Française

Alliance française d’Antananarivo

Le réseau de l’Alliance française de Madagascar, 3ème au monde (en 2013) par son activité d’enseignement, est aujourd’hui composé de 29 établissements. Cette organisation bénéficie d’une grande reconnaissance auprès du public, des artistes, des médias et des autorités locales.

Merci à Henri Razafintsalama, président de l’AF d’Antananarivo et à Emmanuelle Lehembre, adjointe au délégué général, de m’avoir conduit à travers les dédales du vaisseau amiral du réseau malgache.

Soucieuses d’être à la pointe de l’innovation, les Alliances françaises de Madagascar ont désormais à leur disposition un site web bilingue (www.delfdalfmadagascar.com) au service de toute personne désireuse de faire valider son niveau de français par l’obtention d’une certification DELF, DALF à valeur internationale. Le 22 novembre dernier, l’AF d’Antananarivo inaugurait ce site en présence des présidents et directeurs des 27 AF centres d’examen et de leurs partenaires institutionnels et éducatifs.

Institut français de Madagascar

Denis Bisson, directeur adjoint et attaché culturel de l’IFM, nous a reçus avec Jean-Hervé.

L’Institut français de Madagascar (IFM) est l’acteur incontournable de la vie culturelle de la capitale malgache, comme de l’ensemble du pays, en collaboration étroite avec le réseau des Alliances françaises.

L’IFM est un espace d’accueil pour la coopération culturelle, universitaire et scientifique, ainsi que pour la promotion de la francophonie.

Ce lieu dispose de la plus belle salle de cinéma de la ville !

L’Institut est structuré en deux pôles : un pôle de diffusion et de coopération culturelle qui invite artistes et intellectuels ; un pôle de coopération universitaire qui assume la diffusion de la culture scientifique à travers des conférences, des expositions ou débats d’idées.

Social

Rencontre avec le père Pedro

Pour l’ultime étape de mon séjour à Madagascar, Jean-Hervé Fraslin m’a permis de rencontrer le père Pedro Opeka. Ce prêtre lazariste d’un immense charisme m’a confié que son action était un cri contre la pauvreté.

En 1989, le père Pedro s’installe sur l’immense décharge d’Antananarivo. Son père lui ayant appris le métier de maçon dès son plus jeune âge, il promet aux miséreux qui trient les détritus : « Ensemble, on va s’en sortir ».

Il veut les aider sans les assister. Alors, depuis 27 ans, son association Akamasoa (« les vrais amis » en malgache) a construit 18 villages et secouru 300.000 personnes. 25.000 personnes disposent désormais d’une maison construite sur les collines environnantes grâce son action.

Son mouvement a pris une dimension internationale, relayé en France par l’association des Amis de Père Pedro (www.perepedro.com).

Santé

Contre le paludisme

En 2015, l’OMS a enregistré 429.000 décès dus au paludisme, dont les deux tiers (70%) surviennent chez les enfants de moins de 5 ans.

La composante principale des médicaments antipaludiques est l’artémisinine qui provient d’une plante dénommée Artémisia. Le seul pays africain qui produise l’Artémisia à grande échelle est Madagascar.

Sur place, j’ai rencontré Charles Giblain qui a créé Bionexx afin de produire des principes actifs dérivés de plantes. Son produit phare (80% du chiffre d’affaires) est l’artémisinine, marché sur lequel il est devenu l’un des principaux fournisseurs mondiaux. La plante lui est fournie par 10.000 petits agriculteurs sous contrat.

En Bref – du 01 janv. au 22 janv. 2017

En circonscription à Madagascar (01-08 janv.)

TANANARIVE / FORT DAUPHIN / ANTSIRABE – Rencontre avec la communauté française de l’Océan indien.

Mes vifs remerciements à Véronique Vouland-Aneini, ambassadeur de France et Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire.

Compte-rendu à suivre.

Mobilité internationale : les 30 ans d’Erasmus (09 janv.)

Erasmus incarne parfaitement l’Union européenne, riche de sa diversité et forte de sa communauté de valeur. Erasmus, c’est l’Europe qui a toujours vingt ans et la vie devant soi.

Aux portes du Sénat, au théâtre de l’Odéon, de nombreux officiels dont trois ministres se sont succédé pour célébrer les 30 ans d’Eramus. Les organisateurs ont heureusement pensé à faire témoigner les porteurs de projets et les citoyens, adultes et jeunes, qui ont bénéficié de ce programme.

États-Unis : consul général à Atlanta (10 janv.)

Réunion de travail au Sénat avec Louis de Corail, consul général de France à Atlanta (Géorgie), afin de préparer mon déplacement sur place du 22 au 24 janvier.

En fonction depuis août dernier à Atlanta, notre consul administre plus de 7000 Français dans une circonscription consulaire qui couvre 6 états du sud-est américain.  Nous avons en particulier évoqué la présence économique française et l’état d’esprit de nos entrepreneurs vis-à-vis du nouveau président américain.

UDI : vœux du président (11 janv.)

Pour la cérémonie des vœux, Jean-Christophe Lagarde était entouré de nombreux élus et cadres de l’UDI, dont Philippe Vigier et François Zocchetto, respectivement président du groupe UDI à l’Assemblée Nationale et au Sénat.

Le président a déclaré : « nous sommes les héritiers et les porteurs des idées libérales, humanistes et fédéralistes. […] La France a beaucoup de forces, elle a besoin de changer profondément. Elle a toutes ses chances pour réussir. »

RepDom : conférence de presse au sénat de l’ASCN (11 janv.)

J’ai demandé la libération immédiate de Christophe Naudin qui est détenu en violation des libertés fondamentales et du droit international entre états.

Eric Dupond-Moretti et Antoine Vey, les avocats de Christophe Naudin, vont désormais « saisir les instances internationales, car il s’agit une détention arbitraire puisqu’on a constamment changé les chefs d’inculpation pour pallier l’absence de convention d’extradition » Lire aussi : Demande de libération immédiate du français Christophe Naudin

Algérie : entretien des sépultures (12 janv.)

Gérard Jouve du Collectif de sauvegarde des cimetières d’Oranie (CSCO) m’avait déjà rencontré le 12 novembre dernier. Cette fois, il m’a présenté son président Jean-Jacques Lion.

Ils se sont donné pour mission de préserver les lieux où reposent nos ainés, tombeaux ou ossuaires. Je suis admiratif de ceux qui entretiennent avec ferveur ce devoir de mémoire.

En circonscription au Royaume-Uni (14-16 janv.)

LONDRES – Réunion-débat avec Vicky Pryce «Wandsworth for Europe» (Brexit) /
Avec les élues consulaires UDI Patricia Connell et Sophie Routier : visite de l’Ecole Bilingue Paddington et de l’Ecole des Petits.

Compte-rendu à suivre.

 

Népal : relations bilatérales économiques (17 janv.)

A l’image : entre Binod Khakurel (France Népal Média) et Shyam Mohan Shrestha, président de Chambre de commerce France-Népal et de l’Alliance française de Katmandou.

Un grand plaisir de revoir Shyam à Paris, un an après mon déplacement au Népal, afin de discuter d’idées pour développer nos relations économiques bilatérales.

Sénat : les vœux du président Larcher (17 janv.)

A l’aube d’une année politique majeure, Gérard Larcher, président du Sénat, a présenté ses vœux devant le Sénat réuni, élus et personnel.

Il a rappelé le rôle républicain de la Chambre Haute, garante de l’état de droit et des libertés. Le président nous a incité à partager sa confiance, en plaçant 2017 sous le signe de l’espérance.

En circonscription au Nicaragua (18-21 janv.)

MANAGUA – Toute ma gratitude à Philippe Létrilliart, ambassadeur de France et Claire Ponçon, conseillère consulaire UDI qui m’ont permis de découvrir plusieurs endroits du Nicaragua, de rencontrer de nombreux membres notre communauté et des responsables politiques nicaraguayens.

Compte-rendu à suivre.

En circonscription aux Etats-Unis (22-24 janv.)

ATLANTA – Programme portant sur l’économie et l’éducation préparé par Louis de Corail, consul général de France.

L’Etat de Géorgie offre de remarquables opportunités pour nos entreprises qui souhaitent s’implanter aux USA.

Compte-rendu à suivre.

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°36 – vœux et rubriques : Agenda, Brexit, Français du Royaume-Uni, Au Sénat, Revue de presse

Lire : l’INFOLETTRE n°36 – Janvier 2017Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°36

Je vous souhaite une chaleureuse année 2017, pleine d’énergie et de ressources nouvelles.

Lors des vœux de 2016, personne ne parlait du Brexit. Et pourtant…

Selon l’analyse de la majorité des observateurs, le référendum n’a pas porté sur l’Union européenne mais sur l’immigration. La préoccupation visait essentiellement les migrants en provenance des pays de l’Union européenne, dont nous faisons partie. Pourtant notre nombre est inférieur à celui des autres pays.

Pour tous ceux d’entre nous qui ont pu apprécier les valeurs de tolérance du Royaume-Uni, la plus grande surprise fût la xénophobie qui s’est réveillée lors de la campagne. Beaucoup d’entre vous m’ont témoigné leur malaise face à des situations où on leur faisait comprendre qu’ils n’étaient plus les bienvenus.

L’annonce du Premier ministre Theresa May d’un retrait du Royaume du marché unique rompt avec le principe de liberté de circulation cher aux artisans de l’Union européenne.

D’ici deux ans, le Royaume-Uni ouvert sur le monde tel que nous l’avons connu aura donc vécu.

Depuis l’annonce du Brexit, avec les élus UDI du Royaume-Uni, nous avons agi avec deux objectifs : vous informer et faire respecter les droits des Européens installés au Royaume-Uni. Avec Patricia Connell, nous avons organisé deux « Brexit Tour ». Ces conférences ont réuni plus de 2500 d’entre vous (lire ci-après).
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De son côté, Nicolas Hatton a lancé le mouvement « The 3 Million » avec le succès qu’on sait dans la foulée de notre conférence à Bristol de juillet dernier. Ces deux délégués consulaires UDI incarnent la nouvelle génération qui fait de la politique autrement et ne se résigne jamais. Nous poursuivrons ces missions en 2017.

Nous engagerons également de grandes initiatives, avec le concours de plusieurs pays européens, pour faciliter le départ de ceux qui voudront profiter des derniers mois d’absence de restriction et jouir de la liberté de circulation au sein de l’Union européenne.

Ainsi, nous œuvrerons à la fois en faveur de ceux qui espèrent le meilleur et de ceux qui se préparent au pire. Découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°36

Vote à l’étranger : les recommandations de la Cour des comptes

La Cour des comptes a adressé un référé au ministre des Affaires étrangères relatif à l’organisation des élections pour les Français établis hors de France, où elle pointe le coût et les faiblesses du système, avant d’émettre 4 recommandations (lire : Référé du 24.10.2016).

Vidéo de la présidentielle 2012, où nous n’avions d’autre choix que de voter à l’urne.

La tenue des scrutins pèse lourd sur le fonctionnement des consulats. Elle entraîne des heures supplémentaires et des journées de récupération pour les agents qui n’ont pu être chiffrées intégralement par la Cour mais qui, à titre d’exemple, atteignaient pour le consulat général de Londres l’équivalent de 120 jours en 2014 !

J’ai toujours milité pour obtenir le vote par internet à l’étranger (voir vidéo). Lorsque l’on souhaite mettre tout le monde à égalité à l’étranger et que le facteur coût doit être optimisé alors le vote électronique s’impose comme unique solution. La Primaire de la droite d’abord, puis celle de la gauche le démontrent. Les mentalités ont basculé en faveur de la dématérialisation.

Une dématérialisation que la Cour des comptes appelle de ses vœux, notamment pour l’envoi de la propagande électorale. Son chiffrage est sans appel : l’envoi des documents par la Poste a coûté 1,9M€ pour les scrutins de 2012, contre 16.000€ pour les élections consulaires de 2014. Pour mémoire, il n’y a pas eu d’envoi de propagande électorale pour ces élections consulaires.

Dans sa réponse au référé, le MAEDI est, lui aussi, prêt à moderniser ses procédés et se séparer de toute modalité « coûteuse et marginale », comme le vote par correspondance.

Mis à part en Italie et au Portugal, les concitoyens établis à l’étranger n’ont pas de représentation spécifique au Parlement. Alors, nous allons utiliser cet atout avec des arguments affutés sur le terrain pour que les Français de l’étranger puissent vivre et voter avec leur temps !

Référé de la Cour des comptes – Points clés

Premier constat, la Cour juge que les élections ont un « coût significatif », au regard d’une « faible participation malgré de nombreuses facilités de vote » : un réseau 782 bureaux de vote en 2012, le vote internet (législatives et consulaires) et par correspondance (législatives).

Sur la période de 2011 à 2014, marquée par quatre scrutins, la dépense totale pour l’organisation des élections a été supérieure à 34 millions d’euros.

Cette dépense a été particulièrement élevée pour les élections européennes (40,60€ par votant) et les élections aux conseils consulaires (24,50€ par votant). Et pour cause, le vote des expatriés est toujours plus faible : 11% aux élections européennes de 2014, contre 42,4 % en France. <note : Cette comparaison est sujette à caution. La moitié des Français de l’étranger résident dans l’UE et pouvaient donc voter dans leur pays d’accueil>.

Second constat, la Cour liste de « nombreuses faiblesses » dans l’organisation des élections à l’étranger, toujours entre 2011 et 2014. Elle met en avant le manque de fiabilité de la liste électorale consulaire (LEC), la gestion des radiations et le fonctionnement du vote par internet.

Au terme de son contrôle, la Cour formule les recommandations suivantes :

1 – améliorer la fiabilité des listes électorales en mettant fin effectivement à la double inscription et en simplifiant les radiations ;
2 – dématérialiser l’envoi de la propagande pour les élections à l’étranger ;
3 – supprimer le vote par correspondance pour les élections législatives (moins de 2% des électeurs avaient fait ce choix en 2012) ;
4 – après chaque scrutin pour lequel il est possible de voter par internet, prévoir la publication d’un rapport par le bureau de vote électronique sur la régularité et la conformité du vote.

Lire le référé du 24.10.2016

Le MAEDI a répondu à la Cour qu’il approuvait ses  recommandations, dont « la mise en œuvre relève pour la plupart du législateur ». Ce qui signifie pour le ministère devoir se « heurter à l’hostilité de nombre de parlementaires », notamment au sujet de la dématérialisation de la propagande et la suppression du vote par correspondance. Lire la réponse du 03.01.2017.

Rome ne s’est pas faite en un jour. Faisons la transparence sur les coûts et la raison l’emportera ! Il faudra alors que le Conseil constitutionnel accepte le vote électronique pour l’élection présidentielle à l’étranger.

Communiqué de presse – Demande de libération immédiate du français Christophe Naudin

Communiqué – Demande de libération immédiate du français Christophe Naudin, détenu arbitrairement, depuis près d’un an, pour raison politique, en République dominicaine

« Le sénateur des Français établis hors de France, Olivier Cadic, participait le 11/01/2017 à la conférence de presse organisée au Palais du Luxembourg par l’association de soutien à Christophe Naudin et ses avocats, Maîtres Eric Dupond-Moretti et Antoine Vey.

Le sénateur a rappelé que dans le cas de Christophe Naudin, la « protection consulaire » doit inévitablement être complétée par une « protection diplomatique » où l’Etat français pourra dénoncer le non-respect des droits individuels ou le contournement manifeste de conventions internationales.

Ainsi, le sénateur Cadic a rappelé que lors de l’arrestation de Christophe Naudin au Caire, une pression diplomatique s’est rapidement mise en place de la part de la République dominicaine sur la justice égyptienne sans que la France ne réagisse.

La mise en scène de l’extradition de Christophe Naudin et son arrivée au tribunal de St Domingue sous escorte militaire normalement réservée aux plus grands trafiquants de drogue furent d’ailleurs accompagnées de déclarations de victoire diplomatique de la République dominicaine sur la France en Égypte.

L’invocation de chefs d’accusation imaginaires et évolutifs sans caractère définitif n’a pas permis de justifier les raisons de l’incarcération de Christophe Naudin, malgré une dizaine de comparutions devant le tribunal dominicain.

Rappelant que la conférence de presse se tenait dans les locaux où siège le Sénat, haut lieu de défense des libertés publiques, le sénateur Olivier Cadic a réclamé « la libération immédiate de Christophe Naudin, détenu arbitrairement depuis près d’un an pour raison politique, en République dominicaine ».

Il a, par ailleurs, indiqué la nécessité de faire évoluer la législation internationale avec deux mesures concrètes :

1 – Organiser le déplacement systématique des personnes arrêtées sous mandat d’arrêt international vers un pays tiers offrant toute garantie pour l’exercice serein des droits de la défense.

2 – Organiser une couverture juridique similaire aux assurances médicales-rapatriement qu’on propose aux voyageurs avant leur départ dans un pays étranger. »

Ce communiqué en format pdf : ici

Ce communiqué en version anglaise : press release

Lire aussi mon édito dans l’hebdoLettre du 03 mars 2016, après  l’extradition de Christophe Naudin vers la République dominicaine par les autorités égyptiennes.

HEBDOLETTRE n°75 – Vœux (édito) – En Bref du 05 au 18 déc. 2016 – Certificat de vie : bientôt le bout du tunnel ? – Handicap : rapport sur la prise en charge de nos compatriotes handicapés dans des établissements situés à l’étranger – En circonscription : ESPAGNE – Madrid et Villanueva (18-19 nov. 2016) – En circonscription : ROYAUME-UNI – Londres (2-3 déc.) & Reigate (10 déc. 2016) – En circonscription : HONGRIE – Budapest (8-10 déc. 2016) – UDI : les vœux de Jean-Christophe Lagarde.

Lire : l’HEBDOLETTRE n°75 – 11 janvier 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°75

Je vous souhaite une belle année nouvelle, pétillante de santé et porteuse d’opportunités pour progresser dans tous vos projets.

J’ai choisi de finir l’année auprès des Français de Fort Dauphin, ville située dans une zone enclavée à l’extrême sud de Madagascar, à l’invitation de Jean-Hervé Fraslin, conseiller consulaire.

Madagascar a marqué le 53ème pays visité en 27 mois de mandat. Partout, l’exaspération est devenue palpable. Le besoin d’alternance est criant tant les cinq années d’une politique socialiste ont déçu les Français établis à l’étranger !

En 2017, la présidentielle sera évidemment la clé du changement… à condition que nous sachions quoi changer.

Rien ne me parait plus essentiel que de définir nos priorités, plutôt que d’établir un catalogue de mesures qui, une fois mises en œuvre, apparaissent souvent être des demi-mesures réservées à une minorité.

Sans objectif à atteindre, impossible de flécher le chemin et mesurer les progrès. C’est la dématérialisation des certificats de vie prévue au 1er janvier 2018 qui rythme aujourd’hui le plan de route des caisses de retraite (voir l’HebdoLettre).

Visuel HL55 Alors, pourquoi ne pas donner à notre réseau d’enseignement français l’objectif d’apprendre la langue française à tous nos jeunes compatriotes à l’étranger ?

Alors, pourquoi ne pas adapter notre offre médico-sociale pour épargner aux Français handicapés de s’exiler hors de nos frontières (voir l’HebdoLettre) ?

Sénèque disait qu’il n’y a pas de vents favorables pour ceux qui ne savent pas où aller.

C’est la raison pour laquelle les élus de l’UDI Monde réunis en congrès, en décembre dernier, se sont concentrés sur les objectifs à atteindre pour les Français de l’étranger. Découvrir l’HebdoLettre n°75

En circonscription en Espagne – Madrid et Villanueva (18-19 nov. 2016)

Francophonie

Déjeuner de travail (Madrid)

J’ai eu le plaisir d’organiser un déjeuner avant le lancement des États généraux des Alliances françaises d’Europe, en compagnie de Jérôme Clément, président de la fondation Alliance française et de Bertrand Commelin, secrétaire général.

La réunion de Madrid a ressemblé 133 représentants des AF de 25 pays d’Europe pour s’interroger sur la recomposition de leur offre dans un monde qui change : numérisation, concurrence, attentes des publics, contraintes budgétaires…

Lors du déjeuner, sept directeurs d’AF (Dublin, Manchester, Katowice, Turin, Kiev, Coimbra et La Haye) ont rebondi sur mes propositions pour relever cet ambitieux défi d’apprendre le français à tous les Français qui naissent à l’étranger.

Francis Huss et Pierre-Olivier Bousquet, conseillers consulaires, Marc Boudin, délégué général de l’UFE Monde, Nicolas Kassianides, conseiller culturel et DG de l’Institut français d’Espagne, et Lucia Da Silva, conseillère culturelle adjointe, participaient à cette réflexion.

Je remercie Pierre-Olivier Bousquet d’avoir facilité cette rencontre.

2èmes États généraux des Alliances Françaises d’Europe

(g. à d.) Yves Saint-Geours, ambassadeur de France en Espagne ; Juan Luna, président des AF d’Espagne et de l’AF de Madrid ; Jérôme Clément, président de la Fondation Alliance française.

L’Europe représente près de la moitié  de la population mondiale francophone. Au service de cette francophonie, nous comptons 237 Alliances dans 32 pays. 2600 collaborateurs, dont 1850 enseignants, se dévouent auprès de 100.000 apprenants. Ces Alliances génèrent un chiffre d’affaires de 48 millions d’euros.

A la tribune, Jérôme Clément, président de la Fondation Alliance française, a rappelé que dans un monde où menace la xénophobie, « la culture n’était pas un divertissement, mais un avertissement ».

Le président a cerné 4 défis à relever pour son réseau : la crise économique, le recul du multilinguisme lié au repli identitaire, l’irruption du numérique auquel il faut adapter les méthodes et les profils et, enfin, la concurrence au point qu’on parle désormais du marché des langues.

M. Clément a signalé que ma présence signifiait à ses yeux que « le Parlement était attentif à ses préoccupations et soucieux d’un rayonnement vivant et actif ».

Enseignement français

Lycée Molière (Villanueva)

En compagnie de Pierre-Olivier Bousquet, conseiller consulaire, visite du lycée Molière, établissement de la MLF (Mission laïque française) situé à Villanueva, à 35 kilomètres de Madrid.

Le lycée accueille 800 élèves de la petite section de maternelle à la terminale. Les parents se montrent satisfaits d’un établissement où le nombre moyen d’élèves par classe est inférieur à 24.

La proportion d’élèves français (y compris binationaux) lors de la rentrée 2016 est de 46,06%, celle d’espagnols de 48,6%. Les étrangers tiers ne représentent que 5,34%.

Le proviseur Dominique Javel avait organisé deux réunions avec les enseignants, puis les parents d’élèves, dont il salue la collaboration constructive. Mes interlocuteurs se sont montrés préoccupés par les conclusions du rapport de la Cour des comptes sur l’AEFE qui a mis en lumière les enjeux auxquels notre réseau est confronté (lire : AEFE : mon intervention lors de l’audition de la Cour de comptes – Vidéo du 29 octobre 2016).

Si l’établissement possède des atouts indéniables, il veille à progresser continuellement vers des objectifs bien définis, tels qu’attirer davantage d’élèves, développer l’utilisation du numérique à tous les niveaux de classes, renforcer la politique de langues ou encore multiplier les partenariats culturels…

Communauté française

Soirée des associations

Évènement convivial par excellence et merveilleux prétexte pour se retrouver entre Français dans tous les coins du monde : l’arrivée du Beaujolais nouveau !

A l’image, aux côtés du consul général Cédric Prieto, la présidente de Madrid Accueil, Nathalie Toulet, a rappelé les circonstances qui ont fait la réputation de ce vin primeur.

Le 18 novembre au soir, le consulat accueillait cette célébration à l’initiative conjointe de ces associations : l’Union des Français de l’Etranger, de Français du Monde ADFE, de Madrid Accueil, des Franc-Risqueurs et de La France ô Si!.

Les produits (vins, charcuteries, fromages) ont été offerts par Vinofilia, Saveurs de France et la Tasca de Artagnan. La Banque Transatlantique et LePetitJournal étaient partenaires de l’événement.

Réunion UFE Espagne

(g. à d.) Francis Huss, conseiller à l’AFE pour la péninsule ibérique, conseiller consulaire pour Madrid et président de l’UFE Espagne ; Olivier Cadic ; Pierre-Olivier Bousquet, conseiller consulaire Espagne, vice-président de l’UFE Espagne, président de l’UFE Catalogne, Baléares et Aragon, délégué UDI pour l’Espagne et candidat UDI aux législatives ; Marc Boudin, délégué général de l’UFE-Monde

En présence du délégué général de l’UFE Monde, Marc Boudin, nous avons fait le point sur les actions particulièrement dynamiques et créatives qui ont été entreprises en Espagne par l’UFE.

Certificat de vie : bientôt le bout du tunnel ?

Les parlementaires représentant les Français de l’étranger ne manquent jamais d’être interpellés en circonscription sur l’épineux sujet du certificat de vie. Ce document doit être produit régulièrement par nos 8% de retraités expatriés à l’attention de leurs diverses caisses de retraite (lire l’éditorial de l’HebdoLettre n°65 du15.09.2016).

J’ai organisé le 7 décembre dernier une réunion au Sénat pour faire le point sur les progrès accomplis par les caisses sur la voie de la simplification et dans la perspective d’une dématérialisation imposée par la loi dès le 1er janvier 2018.

Tout l’enjeu consiste à faire rimer simplification avec sécurité. Ce sont 3,6 milliards d’euros dans le cadre du régime général qui sont exposés au risque de fraude, a précisé Renaud Villard, directeur de la Cnav. Une fraude évaluée à 7 millions d’euros l’an dernier, dont 42% en Algérie, pays où résident 400.000 de nos retraités hors frontières sur un total de 1,25 millions.

Contre le risque de fraude, les caisses veulent obstinément du papier. Problème : « les administrations ne comprennent pas que La Poste cela n’existe pas partout », a rappelé le sénateur Frassa.

Quels chemins d’amélioration ? L’approche repose sur un travail de proximité : si on règle la question des certificats pour les pensionnés au sein de l’UE (600.000 personnes), on règle d’un coup 50% des problèmes !

Un échange de données de type Insee est désormais en place entre la France et l’Allemagne, nous a annoncé M. Villard. Donc, plus de certificats d’existence ? Presque ! Les caisses de retraites complémentaires ne sont pas encore au diapason du régime général, a regretté Fréderic Coutard, directeur du produit Retraite de l’Agirc-Arrco, tout en valorisant leur effort actuel de mutualisation (un seul certificat pour toutes les caisses).

Gardons en mémoire que l’Allemagne devra faire effet de levier : la Belgique et le Luxembourg dans l’immédiat, puis le Portugal, l’Espagne et l’Italie, où résident beaucoup de nos retraités, sont en ligne de mire dès 2017.

Fallait-il une loi pour dématérialiser les échanges ? Il faut le croire. Dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS 2017), un article voté par le Parlement précise qu’à compter du 1er janvier 2018, les retraités résidant hors de France pourront « envoyer aux caisses de retraite leurs certificats d’existence par voie dématérialisée, dans des conditions fixées par décret ». On attend donc le décret courant 2017.

Je remercie mes nombreux collègues présents ou représentés à cette réunion :

Sénatrice Jacky Deromedi
Sénateur Louis Duvernois
Sénateur Christophe-André Frassa
Sénateur Jean-Yves Leconte
Sénatrice Claudine Lepage (représentée par Amély Hebel)
Sénateur Richard Yung (représenté par Alain Fontaine)
Député Sergio Coronado (représenté par Ricardo Coronado)
Député Meyer Habib (représenté par Myriam Lagarde)
Député Pierre-Yves Le Borgn (représenté par Dorothée Bellage)
Député Frédéric Lefebvre (représenté par Frédéric Lefret)
Député Thierry Mariani (représenté par Sophie Guil)

Je remercie de leur intervention les représentants des organismes suivants :

CNAV – Renaud Villard, directeur et Elise Debies
SECURITE SOCIALE – Agathe Denechere, sous-directrice des retraites et des institutions de la protection sociale complémentaire et Erwan Le Bras, chef du bureau des retraites de base
AGIRC-ARRCO – M. Frédéric Coutard, directeur du produit Retraite de l’Agirc-Arrco, en charge des questions relatives aux certificats de vie
GIP-RETRAITE – M. Jean-Luc Izard, directeur

Nous avons prévu de nous réunir à nouveau en octobre 2017 pour un suivi des actions et une mesure des progrès.