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Conférence du 19 mars 2020 : compte-rendu de la conférence téléphonique organisée par Jean-Baptiste Lemoyne

Point sur la situation des Français de l’étranger confrontés à la crise sanitaire – Conférence du 19 mars 2020 (durée 2h37)

Organisée par Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État, avec les parlementaires représentant les Français de l’étranger ; le directeur du CDCS (Centre de crise et de soutien) ; la directrice DFAE (direction des Français à l’étranger et de l’administration consulaire) ; le directeur de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) ; la directrice de la culture, de l’enseignement, de la recherche et du réseau au MEAE.

Élections consulaires

Jean-Baptiste Lemoyne est revenu en introduction sur le report du scrutin des élections consulaires qui sera désormais calé sur les municipales.

Le gouvernement appréciera mi-mai, si l’élection prévue désormais durant la 2ème quinzaine de juin est une option réaliste.

Retour en France

L’objectif prioritaire pour le gouvernement est de faciliter le retour des touristes et des hommes d’affaires, en permettant que les vols se posent à vide pour aller chercher nos compatriotes.

Afin d’éviter une flambée des prix des billets d’avion, il a été demandé aux compagnies aériennes de désactiver l’intelligence artificielle de leurs outils de réservation.

Un mécanisme global et mondial destiné à permettre à nos compatriotes qui souhaitent rentrer chez eux va être mis en place très vite en lien avec Air France comme cela a été annoncé la veille par Jean-Yves Le Drian, dans un communiqué.

Le ministre a également annoncé la mise en place d’une solution web locale pour aider ceux qui n’ont plus d’hôtels, lorsque ces derniers fermeront.

Le directeur du CDCS évalue à 130.000 le nombre de compatriotes potentiellement en difficulté à l’étranger. Il est revenu sur les 20000 personnes bloquées au Maroc à la date de vendredi 13/3/20. Il en reste 6000 au 19/03/20, dont 4 000 à Marrakech. 3 000 personnes sont à la même date sans solution en Tunisie.

La directrice de la DFAE a rappelé que les consulats font face avec les moyens du bord, et que leurs agents peuvent être également affectés par le virus. Ainsi à Barcelone, la moitié de l’équipe est indisponible, tandis qu’à Moscou, c’est le service visas qui a dû fermer.

Les postes assurent une réponse locale et nombre d’entre eux ont mis en place des numéros dédiés.

Scolarité

Le directeur de l’AEFE recense 468 établissements scolaires fermés.

Il n’a pas d’information sur la tenue des examens. Il anticipe que les établissements partenaires (ceux qui ne sont ni Établissement en gestion directe par l’AEFE ou qui n’ont pas de convention avec l’Agence) risquent d’être très vite dans une situation très délicate.

Il a insisté pour éviter tout message qui puisse permettre de penser qu’une exonération des frais de scolarité, serait possible à la faveur de la fermeture des écoles, en rappelant que le service est assuré à distance.

Le sénateur Robert-Denis Del Picchia a souligné que certains parents n’ont pas les moyens de payer l’école dans ces circonstances. Il a plaidé pour que l’on prenne en compte la situation exceptionnelle, afin que l’État paye le complément de ce que les parents ne paieront pas.

Le directeur de l’AEFE a semblé réticent avec cette idée en pointant que les élèves étaient majoritairement étrangers. Il a toutefois fait preuve de bienveillance en indiquant que l’AEFE étudierait au cas par cas les situations des familles en difficulté. Le sénateur Del Picchia a insisté en rappelant que sans effort d’accompagnement de l’État, comme il le faisait en France sur de nombreux sujets pour amortir les effets de cette crise, il y avait un risque réel de voir des élèves, étrangers ou pas, quitter notre système. Cela l’affaiblirait considérablement et briserait l’élan souhaité par le Président de la République.

De son côté le député Roland Lescure a rappelé que ce sujet valait pour toutes les écoles privées du monde, sans que les États interviennent.

Instituts français

La directrice au MEAE a indiqué de son côté que les Instituts Français commencent à fermer, qu’il était imaginé d’avancer le calendrier d’appui au réseau des associations FLAM, et de leur donner plus de fonds.

Mon intervention

Mon intervention avait deux objectifs, après avoir rappelé l’importance du relais des élus consulaires dans ces circonstances :

1°) Traiter de la question du retour des compatriotes bloqués à l’étranger

À titre d’exemple, j’ai informé le ministre de la situation à Madère au Portugal et de l’intérêt d’envisager un vol exceptionnel à l’image de ce qui avait été fait pour Porto.
En effet, les compagnies aériennes annulent leurs vols avec l’île, les restaurants ferment et les hôtels s’apprêtent à en faire autant.

J’ai partagé plusieurs cas de retours difficiles qui touchent tous les continents, et pour lesquels les conseillers consulaires ont été amené à intervenir : le Maroc pour le Maghreb, en relayant les remarques venant de Rabat, Marrakech ou Agadir.

J’ai évoqué la Bolivie où l’ambassade cherche à transférer nos ressortissants vers Sao Paulo à quelques heures de la fermeture de la frontière.

Tandis qu’à Sao Paulo, on estime à 5.000, le nombre des Français de passage au Brésil qui cherchent à rentrer en France. Aucun accord n’existe avec les compagnies aériennes.

Mais si on se fixe sur le retour vers l’Hexagone, il faut également penser à ceux qui cherchent à accéder aux DOM-TOM. Ainsi certains compatriotes d’Amérique latine s’inquiètent de pouvoir accéder à la Guyane depuis le Brésil.

J’ai également cité Madagascar pour l’Afrique, où il a été fait état de difficultés rencontrées par un patient français qui a dû partir vers Maurice pour être traité car il n’avait plus accès à l’ile de La Réunion.

Une question qui se pose généralement : que va-t-il se passer pour les non-résidents dont le visa a expiré ou ceux du Maroc qui vont dépasser le délai de 90 jours consécutifs sur le territoire faute d’avoir pu trouver un vol retour ?

Le ministre m’a répondu que le territoire français ne serait jamais fermé à nos compatriotes, quelle que soit la date du retour et en tous lieux, y compris dans les DOM-TOM.

Concernant les titres de séjour, il est prévu une tolérance pour les étrangers qui dépassent la limite faute d’avoir eu un avion. Il s’attend à ce que les autres pays soient également compréhensifs.

J’ai demandé à ce que les conseillers consulaires puissent avoir, chaque jour, une vision claire du nombre de personnes à faire rentrer dans leur pays afin de suivre les progrès. Il faudrait leur permettre également de disposer des plans de vols prévus par les compagnies aériennes pour qu’ils puissent renseigner au mieux les compatriotes qui les sollicitent.

2°) Anticiper la situation des Français établis à l’étranger qui vont vouloir rentrer

Si l’attention de l’administration est concentrée actuellement sur les touristes et hommes d’affaires à faire rentrer, il faut d’ores et déjà anticiper les décisions de retours de nos compatriotes installés à l’étranger.

Les élus d’Afrique pointent la question de l’environnement sanitaire local et un effet potentiellement dévastateur du virus lorsque la pandémie se répandra sur ce continent.
Ils souhaitent qu’un plan de rapatriement soit envisagé pour nos compatriotes lorsque le risque de rester sera jugé trop élevé.

Cette deuxième vague commence à poindre.

Ainsi au Maroc, il est déjà observé qu’un socle de plusieurs milliers de partants ne se résorbe pas, car les touristes sont remplacés par des Français du Maroc désireux de rentrer.

Pour palier des insuffisances sanitaires locales constatées dans certains pays, des élus suggèrent que l’on prévoie un équipement d’attente avant le rapatriement et de renforcer la capacité opérationnelle (militaire) pour effectuer des évacuations sanitaires.

Cette question du retour de nos expatriés a été déclinée en abordant également le sujet de leurs conjoints NON français.

À San Paulo, le consulat n’a plus le droit depuis ce jeudi 19 mars 2020 d’émettre des VLS (visas de longue durée). La députée Amélia Lakrafi a pointé des divergences de traitement sur le sujet entre deux consulats.

Elle a également évoqué la possibilité de revenir sur le délai de carence de 3 mois pour les Français qui reviennent en France pour avoir accès à la Sécurité sociale.

Je remercie Jean-Baptiste Lemoyne d’avoir organisé cet exercice pour nous permettre de croiser les regards.

En circonscription au Émirats arabes unis (2/2) – Dubaï (27 fév. 2020)

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

La Chambre de commerce française aux Émirats est organisée en deux business clubs, celui de Dubaï se nomme le FBC, French business club (FBG, French business group à Abou Dhabi) et compte 450 membres.

Nous avons été accueillis avec Alain Thevenot, conseiller consulaire, par Agnès Lopes Cruz, directrice du FBC qui est supervisé par un comité exécutif de 12 membres. Lors de la visite, j’ai rencontré l’équipe permanente du FBC composée de 15 personnes.

Le département Services aux entreprises accompagne celles-ci dans leurs démarches d’implantation à Dubaï et dans les Émirats du Nord : prospection, création d’entreprise, domiciliation, location de bureaux, services RH, suivi commercial.

L’Exposition universelle 2020 à Dubaï offre une opportunité exceptionnelle pour le FBC.

J’ai été séduit par l’approche stratégique d’Agnès qui a complètement intégré les opportunités d’affaires offertes par Dubaï, non seulement à l’échelle locale, mais aussi dans la perspective de rebondir dans la région et vers l’Afrique.

Le FBC souhaite partager son expérience auprès du réseau mondial des CCIFI pour permettre à ses membres de prendre avantage de l’Exposition universelle qui durera 6 mois à partir d’octobre 2020.

J’ai fait de ce projet ma priorité d’action pour les Émirats. +d’images

Communauté française

Dubaï Accueil

Rencontre avec Nathalie Allain, présidente du French Social Club, membre du réseau FIAFE, qui a succédé à « Dubaï Accueil », conformément à la législation de l’Émirat qui n’autorise pas les associations.

Le club compte 380 familles françaises membres. Il organise une activité quotidienne en semaine à l’intention des conjoints d’expatriés qui ne travaillent pas.

Les ateliers autour de la culture attirent, ce qui fait du club, le partenaire idéal pour contribuer au succès des conférences organisées par l’Alliance française.

Nathalie a partagé avec moi une vision très juste des limites du système d’enseignement français à l’étranger. Elle observe qu’il est construit pour conduire tous les élèves vers un baccalauréat suivi d’études supérieures.

Si les qualités de l’enfant l’orientent plutôt vers un enseignement professionnel, il faudra alors rentrer en France.

Cette vision restrictive de notre parcours éducatif fait dire à Nathalie que l’on ne peut avoir que des enfants « bons » à l’étranger.

Elle met ainsi le doigt sur la nécessité de repenser notre offre pour l’ouvrir à un enseignement professionnel court à l’étranger, destiné aux enfants développant des aptitudes manuelles et une créativité propres à certains métiers.

Ses réflexions pleines de bon sens permettent de comprendre pourquoi la réforme de l’enseignement professionnel en France est si importante. Nos efforts pour organiser les mondiaux des Métiers (Worldskills) à Lyon en 2023 ont été justement destinés à faire évoluer le regard des parents, comme celui des élèves, sur la formation courte qui offre aujourd’hui de fortes garanties d’obtenir un emploi pérenne et passionnant. +d’images

Enseignement

Lycée français international de l’AFLEC

Cinq ans après mon premier déplacement à Dubaï, durant lequel j’avais visité le lycée AEFE Georges Pompidou (compte rendu), j’ai souhaité découvrir le lycée français international de Dubaï du réseau AFLEC, Association franco-libanaise pour l’éducation et la culture) et opéré par la Mission laïque française (MLF).

Etienne Agostini, proviseur, et toute l’équipe de direction, m’ont accueilli en compagnie d’Alain Thevenot, conseiller consulaire, et Marie-Laure Charrier, notre consule générale adjointe à Dubaï.

Le lycée scolarise 2300 élèves issus de 48 nationalités, de la petite section à la terminale. Ils étudient dans un environnement multiculturel qui est porteur de valeurs. Bienveillance et bien-être sont au cœur du projet d’établissement. +d’images

Culture française

Alliance française

Accueilli par Virginie Demarne, directrice de la bibliothèque, je suis revenu à l’Alliance française avec Alain Thevenot, cinq ans après mon précédent passage (compte-rendu).

J’ai apprécié les nombreuses améliorations apportées, à commencer par le superbe auditorium équipé de confortables loges pour les artistes.

6000 élèves suivent les cours de français lors de chaque session et la médiathèque compte 600 abonnés.

L’objectif de l’Alliance française de Dubaï est d’ouvrir une 3ème antenne. Un projet de développement qui permet d’envisager le futur de notre Alliance avec confiance, d’autant que le pays qui a décidé de réintroduire l’apprentissage du français dans ses écoles publiques. +d’images

En circonscription au Émirats arabes unis (1/2) – Abou Dhabi (26 fév. 2020)

Heureux d’avoir retrouvé ambassadeur de France, Ludovic Pouille, pour mon 3ème passage à Abou Dhabi. Toute ma gratitude à Alain Thevenot (à droite à l’image), conseiller consulaire pour les Émirats et Oman, qui s’est pleinement investi pour permettre la réussite de mon déplacement dans les Émirats arabes unis. D’abord à Abou Dhabi, puis à Dubaï, il a été comme les fois précédentes à mes côtés de bout en bout.

Son engagement personnel dans l’accomplissement de sa mission d’élu est total.

Alain m’a permis d’aller à la rencontre de nos compatriotes installés de longue date aux Émirats, dont il connait tous les acteurs. Je remercie ceux-ci d’avoir partagé leurs projets pour améliorer la vie quotidienne des Français résidant localement.

Politique

Parlement

Entretien avec Ali Rashed Al Nuaimi, président de la commission des Affaires étrangères et de Défense (Federal National Council) en compagnie de Ludovic Pouille, ambassadeur, et Alain Thevenot, conseiller consulaire.

Nous avons évoqué de nombreux sujets sur la relation bilatérale. J’ai apprécié la vision du président, fondée sur la tolérance, la coexistence et la modération pour promouvoir la paix et la stabilité.

Les Émirats déploient de nombreux efforts pour favoriser le rapprochement des religions et des cultures.

Ali Rashed Al Nuaimi rappelle l’importance d’avoir un plan pour combattre le fondamentalisme religieux et s’est montré satisfait du discours d’Emmanuel Macron à Mulhouse contre le séparatisme islamiste. +d’images

Défense & forces armées

Base navale

Visite de la base navale des forces françaises aux Émirats arabes unis et entretien avec l’amiral Maleterre, en compagnie de Ludovic Pouille, ambassadeur.

La coopération de sécurité et de défense est un pilier du partenariat stratégique franco-émirien.

La base navale française célèbre ses 10 ans aux EAU. C’est un atout pour valoriser nos équipements. Deux corvettes armées sont actuellement en construction à Lorient, suite à une commande enregistrée l’an dernier.

L’entretien a été suivi d’une rencontre passionnante avec l’amiral Janicot dans le QG de l’opération européenne de surveillance du détroit d’Ormuz. +d’images

Frégate Forbin

La frégate Forbin était en escale à Abou Dhabi dans le cadre de la mission Agénor.

Aux côtés des officiers et de l’ambassadeur, j’ai accueilli les invités, parmi lesquels les conseillers consulaires Laurent Rigaut et Alain Thévenot et plusieurs ambassadeurs.

Très heureux d’avoir pu converser directement avec les marins qui m’ont confié les vicissitudes de la vie à bord et leur fierté de servir notre pays.

Merci au commandant du navire pour les précieux renseignements fournis sur le bâtiment et son système d’armes lors de la visite, en compagnie de l’ambassadeur et des élus consulaires.

Je lui adresse tous mes vœux de réussite ainsi qu’à son équipage dans l’accomplissement de leur mission. +d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

La Chambre de commerce française aux Émirats est organisée en deux business clubs. Celui d’Abou Dhabi se nomme le FBG (French business group) et compte 130 membres.

J’ai été accueilli avec Alain Thevenot, conseiller consulaire, par Nayla Samaha, directrice de la communication et Malika Hamdani, en charge du développement de la chambre. Toute l’équipe du FBG a été renouvelée il y a 2 ans, seulement quelques mois après mon précédent passage.

A noter que le FBG a lancé une bourse à l’emploi destinée à accompagner les conjoints d’expatriés pour leur permettre de trouver un emploi.

Le club accompagne les missions de prospection des entreprises françaises attirées par les Émirats. Il est observé que celles-ci créent une structure locale, parfois dans la précipitation, pour devoir fermer ensuite. Les Émirats sont en effet un marché ultra-concurrentiel où le ticket d’entrée peut s’avérer élevé.

Si Abou Dhabi attire principalement sociétés spécialisées dans l’armement ou l’énergie, les entreprises de services et de produits de luxe s’implantent avec succès sur le marché.

J’ai pu en discuter avec Alex Tarditi, V.I.E, qui représente les champagnes Vranken et Pommery, numéro 2 français. Son bureau est situé dans les locaux du FBG. Les Émirats constituent le 15ème marché mondial en matière de champagne.

Pommery y vend des dizaines de milliers de bouteilles chaque année. Une performance lorsqu’on sait que le marché de Dubaï, lui, est fermé du fait d’un accord d’exclusivité entre distributeur local et LVMH. +d’images

Communauté française

Ambassade


Notre ambassadeur, Ludovic Pouille, m’a accueilli dans la nouvelle Résidence de France en compagnie d’Alain Thevenot, conseiller consulaire, et divers représentants du monde des affaires dans les domaines de l’armement, de l’énergie, de la santé et du commerce.

Les Émirats vont accueillir l’Exposition universelle à Dubaï dans 240 jours. L’objectif est d’attirer 25 millions de visiteurs. Une perspective qui reste incertaine dans un contexte géopolitique local très tendu, situation aggravée par la propagation du coronavirus.

Je me réjouis que notre relation bilatérale soit au beau fixe. La récente visite de Bruno Lemaire a permis de concrétiser l’apport d’un milliard d’euros de la part des Émirats au fonds souverain français destiné à stabiliser le capital des grandes entreprises françaises.

Dans le secteur de l’énergie, les Émirats envisagent de construire une usine de 2 giga watts. Ce projet photovoltaïque constituerait la plus grande usine du monde. Paradoxalement, Dubaï construit la première centrale à charbon de la région…

Il y a 30 mois lors de mon précédent passage (compte-rendu), j’avais assisté avec Ludovic Pouille à la cérémonie inaugurale des Worldskills et découvert cette compétition internationale qui change notre regard sur la formation professionnelle.

Que de chemin ensuite parcouru jusqu’à la victoire de Lyon, en août dernier à Kazan, qui a décroché l’organisation des Worldskills 2023. +d’images

Coopération culturelle

Musée du Louvre

Visite du Louvre Abou Dhabi en compagnie de Ludovic Pouille et Alain Thevenot. J’ai été émerveillé par le chef d’œuvre architectural accompli par notre compatriote, Jean Nouvel.

Le musée a été inauguré le 8 novembre 2017 par Emmanuel Macron.

L’avenue qui permet d’y accéder porte le nom de Jacques Chirac, président en fonctions lors de la signature de l’accord intergouvernemental entre la France et l’émirat d’Abou Dhabi en 2007.

Ce musée, regroupant un patrimoine universel, constitue l’emblème d’une coopération culturelle d’exception entre la France et les Émirats. Il a accueilli plus de 2 millions de visiteurs en 2 ans ! +d’images

En circonscription en Égypte (2/2) – Alexandrie (24 fév. 2020)

Communauté française

Consulat

Visite du consulat en compagnie de Régine Guillermin Prato, conseillère consulaire pour l’Égypte et de Jérôme Le Bars, proviseur du lycée français d’Alexandrie.

Rodolphe Gaffet, consul adjoint, nous a ouvert le palais du consulat général de France à Alexandrie qui a fêté en septembre 2011 son centième anniversaire. Il s’agit du tout premier consulat de France au monde (1498), dans une ville portuaire de renommée historique qui entretient de longue date des liens particuliers avec la France, notamment par le biais de partenariats scientifiques, culturels et économiques.

Près de mille Français y sont actuellement immatriculés. +d’images

Enseignement

Lycée français

Jérôme Le Bars, proviseur, m’a présenté l’établissement qu’il dirige depuis 2013.

Le lycée français d’Alexandrie est un établissement d’enseignement à rayonnement international appartenant en pleine responsabilité à la Mission laïque française (MLF). Il propose dès l’âge de 3 ans l’apprentissage de la langue arabe, puis celui l’anglais à partir de 6 ans.

Unique lycée français d’Alexandrie, il accueille 1000 élèves, de la maternelle à la terminale, sur deux sites. L’école ne comptait que 370 élèves en 2013. C’est pourquoi terrain de 2 hectares a été acquis pour construire un nouveau lycée susceptible d’accueillir 2500 élèves en 2022.

L’objectif à long terme du proviseur est de créer 10 écoles françaises en Égypte en 5 ans.

Jérôme Le Bars a pris avantage de mon passage pour organiser une rencontre avec des Français d’Alexandrie afin d’évoquer mes colloques organisés au Sénat sur le bassin du Nil. +d’images

Université Senghor

Accueilli par Jean-François Fau, directeur du département Culture à l’université Senghor, j’ai animé une conférence auprès des étudiants de l’université en présence de Régine Guillermin Prato, de Jérôme Le Bars.

L’université Senghor à Alexandrie (officiellement dénommée « Université internationale de langue française au service du développement africain » ou UILFDA) a été créée suite au Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays francophones, en mai 1989 à Dakar.

Son nom rend hommage à Léopold Sédar Senghor, grand promoteur de la francophonie et ancien président de la République du Sénégal.

Les participants à la conférence ont suggéré qu’une base de données des profils des diplômés de Senghor soit constituée. J’ai suggéré qu’elle soit partagée avec le réseau des CCI françaises à l’international.

Pour l’anecdote, on remarque l’ascenseur, non seulement intéressant par son habillage graphique, mais aussi parce qu’il est tombé en panne lors de l’inauguration, en octobre 1990, laissant les présidents Mitterrand et Moubarak coincés pendant une heure

Merci à Régine de m’avoir fait connaître ce lieu formidable et permis d’échanger avec une jeunesse africaine pleine d’enthousiasme. +d’images

Entrepreneuriat

Suez

Bertrand Le Moat m’a permis de visiter l’usine d’assainissement de Suez à Alexandrie, en compagnie de Régine Guillermin Prato et Jérôme Le Bars.

Suez et son partenaire Arab Contractor construisent actuellement l’unité de valorisation énergétique des boues générées par l’usine de traitement des eaux usées d’Alexandrie-Est d’une capacité de 800 000 m3/jour.

Ce projet représente un montant de 65M€ pour Suez.

Les deux partenaires accompagnent depuis 2008 la ville d’Alexandrie dans la modernisation de ses infrastructures d’assainissement, un enjeu crucial dans un contexte de croissance démographique et d’urbanisation.

Ils ont ainsi réalisé la réhabilitation et l’extension du traitement primaire de l’usine d’Alexandrie-Est et la construction d’une ligne de traitement biologique, dont ils assurent actuellement l’exploitation, celle que nous avons visitée.

Un avenant au contrat a été signé avec le gouvernement égyptien pour la construction de l’unité de valorisation énergétique des boues issues du traitement. Cet avenant prolonge le contrat d’exploitation de l’usine pendant la durée des travaux.

Le financement du projet est assuré par l’AFD et l’État égyptien. La nouvelle unité de valorisation des boues produira 50% de l’énergie nécessaire au fonctionnement de l’usine. +d’images

Culture française

Institut français d’Égypte

Avec Régine Guillermin Prato, conseillère consulaire, nous avons retrouvé Jérôme Le Bars, proviseur du lycée français d’Alexandrie en compagnie de la dynamique équipe de direction de l’Institut français d’Égypte (IFE).

Installé dans un palais du XIXème siècle, l’Institut français d’Égypte à Alexandrie intervient aussi bien dans le secteur culturel que dans l’enseignement du français et l’accompagnement de candidats aux études en France. Il compte ainsi 5000 apprenants par an de la langue française et dispose d’un centre d’information et de conseil pour les candidats aux études en France (Campus France).

Par ailleurs, l’IFE organise régulièrement des manifestations culturelles pour tous les publics alexandrins et facilite les coopérations entre acteurs culturels égyptiens et français. L’Institut dispose de deux grands espaces d’accueil pour des expositions et abrite un théâtre d’une capacité de 240 places. Sa superbe médiathèque propose un fonds abondant de livres en français et accueille des conférences (en français et en arabe).

Enfin, l’Institut français d’Égypte à Alexandrie est lieu de convivialité renommé : dans ses jardins, le café-restaurant, Le Boudoir, offre de tentantes pâtisseries. +d’images

En circonscription en Égypte (1/2) – Le Caire (23 fév. 2020)

Tous mes remerciements à Régine Guillermin Prato, conseillère consulaire pour l’Égypte, pour avoir organisé mon premier déplacement dans son pays d’adoption.

Régine fait preuve un engagement total en faveur des Français d’Égypte. Pour répondre aux personnes en situation de détresse, Régine Prato a mis en place une banque alimentaire. Avec le concours de la société Carrefour, des bons d’achat leur sont offerts. Cette initiative m’a paru remarquable et je pense qu’elle est encore unique.

Son optimisme, sa bonne humeur et son humour donnent une impression de légèreté à un travail réalisé avec beaucoup de profondeur et d’abnégation.

Hydro-diplomatie

Ministre de l’Eau

Très heureux d’avoir retrouvé Mohamed Abdelatty, ministre égyptien des Ressources hydrauliques et de l’irrigation, en présence de Stéphane Romatet, ambassadeur de France.

Le ministre est intervenu au Sénat en décembre 2017 et 2018 lors de deux conférences sur l’hydro-diplomatie consacrées au bassin du Nil que j’ai co-organisées avec le Dr Fadi Comair. Puis, nous nous étions revus l’an dernier à Beyrouth lors de la Semaine de l’eau.

90 % de l’approvisionnement en eau de l’Égypte dépend du Nil bleu. On imagine les craintes que suscite la construction du barrage de la Renaissance par l’Éthiopie, dont la mise en service est prévue fin 2020. Ne va-t-il pas entraîner une réduction du débit du fleuve et l’assoiffer ? Ce barrage est promu à devenir la plus grande centrale hydroélectrique d’Afrique, avec une production de 6 000 mégawatts.

Les difficiles négociations entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie ont donné lieu à une médiation des États-Unis. À la veille de son déplacement vers Washington, pour une ultime session de négociations, Mohamed Abdelatty m’a confié ses espoirs d’aboutir à un accord, tout en restant très prudent.

Ce sujet est si sensible politiquement que le ministre préfère ne pas communiquer avec les médias pour se concentrer sur la discussion des termes du compromis. Ce nouveau moment privilégié d’échange avec le ministre m’a permis d’apprécier, une fois encore, sa rigueur intellectuelle et son humilité. Je lui ai présenté mes vœux de succès dans sa mission. +d’images

Communauté française

Ambassade

Premier déplacement en Égypte depuis le début de mon mandat qui a commencé par un déjeuner à la Résidence de France, à l’invitation de Stéphane Romatet, en présence de Régine Guillermin Prato, conseillère consulaire et des chefs de service..

Nous avons évoqué l’actualité concernant le bassin du Nil et les besoins en matière d’infrastructures en Égypte susceptibles d’être concrétisés par des entreprises françaises, sans oublier les attentes de nos compatriotes établis dans ce pays. +d’images

Consulat

La communauté française d’Égypte est composée de 6 à 7000 de nos compatriotes. Dès mon arrivée, j’ai souhaité prendre connaissance de ses attentes, ce qui m’a été possible à travers de deux rendez-vous.

En premier lieu, une visite du consulat général de France au Caire avec François Pugeaut, consul général, en compagnie de Régine Guillermin Prato, conseillère consulaire.

La moitié des effectifs du consulat est rattachée du service des visas. On relève une activité sociale soutenue. Pour sa part, Régine organise un événement annuel d’envergure pour financer ses actions envers les plus démunis. Elle est ainsi l’initiatrice d’une banque alimentaire qui fonctionne avec des bons d’achats offerts par des entreprises.

En second lieu, j’ai rencontré une trentaine de compatriotes, le soir à l’Institut français d’archéologie orientale (IFAO), pour rendre compte des colloques que j’ai organisés au Sénat sur l’hydro-diplomatie, en particulier sur le bassin du Nil.

À l’issue des débats, un des participants a attiré mon attention sur le service d’autocars du lycée français du Caire. L’établissement en gestion directe par l’AEFE a transféré la responsabilité de ce service des transports sur les parents d’élèves. Ceux-ci ont noté que certains autocars ne disposaient pas de ceinture de sécurité et que d’autres roulaient sans assurance…

Cette conférence m’a permis de retrouver (à l’image) Renée Blandin, 97 ans, bon pied, bon œil et à l’humour intact, dont nous avons tant profité à l’Assemblée des Français de l’étranger.
Pétrie de gentillesse et de bienveillance, son cœur n’a pas pris une ride. +d’images

Coopération scientifique

IFAO

À la faveur de ma conférence sur le bassin du Nil, auprès de la communauté française, Laurent Coulon, directeur, m’a fait découvrir l’Institut français d’archéologie orientale (IFAO).

Première institution scientifique française implantée en Égypte, cet établissement à caractère scientifique, culturel et professionnel, est placé sous l’autorité de notre ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche. Ses champs de recherche concernent l’archéologie, l’histoire et la philologie des différentes civilisations s’étant succédé en Égypte.

La bibliothèque compte plus de 80.000 volumes et un service des Archives, regroupant les archives photographiques et scientifiques de tous les chantiers de l’Institut, ainsi que la conservation d’archives plus anciennes. Cela m’a permis d’admirer les épreuves de la grammaire de Champollion, découvertes dans les archives en 1993 ou bien encore un exemplaire de son journal de fouilles, un manuscrit illustré qui relève de l’œuvre d’art.

Les membres scientifiques de l’IFAO relèvent de deux sections : la première regroupe les études égyptologiques et papyrologiques ; la seconde, les études coptes, arabes et islamiques. +d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce & CCEF

À l’initiative de Régine Guillermin Prato, conseillère consulaire, j’ai pu échanger avec des représentants de notre communauté économique en Égypte (CCI française en Égypte et conseillers du commerce extérieur).

Ils ont attiré mon attention sur deux sujets sur lesquels nous devons œuvrer : d’abord, la nécessité de répondre aux besoins d’éducation, car les structures scolaires manquent dans le pays ; ensuite, le net recul de la francophonie : les sections francophones des universités égyptiennes sont délaissées par les étudiants qui préfèrent l’enseignement anglais plus en vogue dans le monde des affaires.

Point commun avec la France, il leur apparaît déterminant de recréer un attrait pour les formations professionnelles. Nous nous sommes fixé l’objectif commun de créer le contact entre Worldskills France et la CCI française en Égypte pour qu’une équipe égyptienne participe à Lyon 2023. +d’images

En circonscription au Kenya – Nairobi (20-21 fév. 2020)

Premier déplacement au Kenya, 93ème pays traversé depuis le début de mon mandat.

Les Kenyans disent des blancs qu’ils sont des Mzungus. En swahili, cela signifie «celui qui cherche sa route.» J’adresse toute ma gratitude à Jean-Pascal Naud, président de la CCI et Farah Bhanji, conseillère consulaire (à l’image), ainsi qu’à Betty Robin, présidente UFE Kenya et pour m’avoir permis, chacun leur tour, de trouver mon chemin au Kenya.

Ils m’ont remarquablement assisté lors de mes rencontres avec les acteurs économiques, éducatifs ou culturels. A la toute fin, ils m’ont mis sur les traces de Karen Blixen qui a inspiré le film Out of Africa.

Politique

Assemblée nationale

Entretien avec Kimani Ichungwah, président de la commission du Budget de l’Assemblée nationale du Kenya et président du groupe d’amitié France-Kenya, en présence de Jean-Pascal Naud, président de la Chambre de Commerce française au Kenya.

Ce parlementaire a développé la manière dont son pays envisageait de relever les défis auxquels il est confronté.

En matière budgétaire, 80 % de la dette du Kenya est détenue par la Chine.

Concernant les migrations, le Kenya compte des centaines de milliers de réfugiés, victimes de l’instabilité des pays mitoyens.

L’industrie ne représente que 7% du PIB.

Nous avons évoqué la question de la formation professionnelle pour mettre la main d’œuvre disponible en adéquation avec les besoins locaux.

Nous avons également échangé sur la présence des entreprises françaises au Kenya. Kimani Ichungwah m’a invité à encourager nos entreprises à investir dans son pays.

La visite du Parlement m’a offert l’opportunité d’admirer l’enceinte qui dispose face à face les députés de la majorité et ceux de l’opposition, dans le plus pur esprit britannique. +d’images

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Dès mon arrivée, j’ai assisté à la conférence organisée par la Chambre de Commerce française au Kenya, sur les perspectives économiques au Kenya.

Présidée par Jean-Pascal Naud et dirigée par Justine de Guerre, la chambre réalise deux événements par mois. Elle compte plus de 100 membres et s’est fixée pour objectif de doubler le nombre de ses adhérents dans les prochaines années.

Le rôle de la chambre consistant à faciliter les relations entre la France et le Kenya, elle soutient et accompagne les sociétés françaises qui s’installent au Kenya, sous divers aspects : implantation, démarche export ou développement local.

Afin de compléter mon information sur l’environnement des affaires au Kenya, Jean-Pascal et Justine m’ont organisé un dîner d’accueil en compagnie de Bruno Baroux (Thales), président de la section locale des CCEF ; Christian Yoka, responsable régional de l’AFD et Benoit Gauthier, chef du service Économique à l’Ambassade de France.

Les facilités offertes par le Kenya justifient que beaucoup d’entreprises y fixent leur centre d’opérations pour l’Afrique de l’est : liberté d’entreprendre ; main d’oeuvre bien formée ; pas d’actionnaires nationaux locaux imposés dans le capital ; liberté totale de circulation des capitaux ; facilité de transfert d’argent entre le Kenya et la France.

Autant d’atouts qui ne se retrouvent pas fréquemment sur le continent africain.

Bien entendu, tout n’est pas rose. On déplore de réels obstacles dans ce pays, où l’économie informelle est largement majoritaire. Par exemple, comme il est difficile de faire rentrer les taxes, l’administration fiscale est décrite comme particulièrement tatillonne et envahissante…

Ainsi, lors notre réunion du matin, un chef d’entreprise a suggéré l’absence garantie de contrôle fiscal durant les 5 premières années d’existence d’une start-up. +d’images

CCE & Vinci

Petit-déjeuner avec les conseillers du commerce extérieur de la France au Kenya, suivi d’une visite chez Sogea Satom, filiale africaine de Vinci, pour une rencontre avec Marc Grechi, le directeur régional.

La rencontre avec les CCEF s’est tenue en présence de Jean-Pascal Naud, président de la CCI française au Kenya, Benoit Gauthier, chef du service économique à l’Ambassade de France et Ghislain de Valon, directeur AFD Kenya.

Ingénierie, infrastructures, logistique, assurance, négociants en vins et spiritueux, agro-alimentaire, pharmacie, tourisme, titres d’identité sécurisés… de nombreux secteurs d’activité étaient représentés.

Cela m’a permis d’appréhender les enjeux auxquels nos entreprises sont confrontées. Les relations avec le fisc local nécessitent d’importants efforts. Les crédits de TVA s’avèrent actuellement impossibles à récupérer.

Mais notre administration fiscale nationale n’est pas en reste. Le refus du fisc français de prendre en compte les quitus fiscaux de la WHT (with holding tax), fait subir à nos entreprises une double fiscalité qui pèse sur leur compétitivité.

La prise en compte du problème par Bercy va devenir mon objectif prioritaire pour le Kenya.

Puis, dans un second temps, il faudra envisager de réviser l’accord fiscal bilatéral pour prendre en compte les évolutions de la fiscalité kenyane.

Avec le représentant d’Egis, comme celui de Vinci, nous avons échangé sur le projet de « commuter rail » entre l’aéroport de Nairobi et le centre-ville, envisagé depuis 2016. Il consisterait en une liaison par voie ferrée de 15 kilomètres, dont 5 kilomètres de voie neuve. Ce chantier permettrait de voir intervenir simultanément Egis, Vinci et Thales. Le Trésor suit ce dossier de près pour lui apporter un concours afin de faciliter sa concrétisation. +d’images

L’Oréal

Accueilli par Serge Sacré, DG de L’Oréal, j’ai pu visiter le site en compagnie de Jean-Pascal Naud.

L’Oréal a acquis Nice & Lovely, une petite société locale de cosmétique. Créée dans les années 90 à partir de quelques euros, celle-ci a connu une croissance et une réussite fulgurantes.

Au cours d’un entretien passionnant, j’ai appris que les cheveux des Africains poussent de 0,8 mm par mois et qu’ils sont extrêmement fragiles, tandis que ceux des Européens grandissent de 2 centimètres par mois.

La peau des Africains possède une protection naturelle contre les UVB, mais pas contre les UVA. Ne pas protéger leur peau sous prétexte que le soleil ne la brûle pas est une erreur, car elle sera affectée par un vieillissement accéléré, au même titre que celle d’un Européen.

Tout passe donc par une éducation de la population et des ressources compétentes pour promouvoir les produits de l’Oréal qui adapte ses capacités d’innovation au marché africain. En effet, l’Afrique gagnera 1,5 milliard de consommateurs d’ici à 2030, c’est donc un marché stratégique pour la marque.

Nous avons également évoqué les produits de maquillage de la marque Maybelline contrefaits en Chine. La contrefaçon chinoise des marques industrielles françaises est une réelle source de préoccupation que je n’hésite pas à partager avec le plus grand nombre. +d’images

Schneider Electric

Entretien avec Edouard Heripret, DG East Africa de Schneider Electric, suivi d’une visite du site de production en compagnie de Jean-Pascal Naud.

Installée depuis 3 ans en Afrique, la société produit localement des tableaux électriques, suite au rachat de leur partenaire historique local. La structure compte 200 employés et dispose de bureaux commerciaux dans les pays environnants.

La zone offre un potentiel de croissance important. Le taux d’électrification du Kenya est de 65% et repose sur les énergies renouvelables avec, par ordre d’importance, l’hydroélectricité, la géothermie, l’éolien puis le solaire.

La société Schneider est victime de contrefaçons. Ainsi, en novembre et décembre 2019, deux conteneurs de faux produits de la marque ont été saisis sur le port de Mombasa en provenance de Chine.

La contrefaçon dans le domaine électrique peut provoquer des incendies qui tournent parfois au drame.

En réponse à l’objectif d’électrification générale de l’Afrique, voulue par Jean-Louis Borloo, Edouard Heripret m’a présenté une solution solaire à 20 dollars qui permet de faire fonctionner une lampe et de recharger un téléphone portable.

Autre innovation, la station Villaya Emergency, lancée il y a un an. Il suffit de 20 minutes pour sa mise en route. 128 écoles sont déjà électrifiées avec Villaya. +d’images

Communauté française

Conseillers consulaires

Lors de mon passage à l’ambassade de France, je me suis entretenu avec Isabelle Gozalbo, consule adjointe, avant une visite des services consulaires, puis d’une discussion avec le colonel Marc de Block, attaché de Défense, au sujet des questions de sécurité.

Je me suis ensuite rendu à l’Alliance française pour un déjeuner avec les conseillers consulaires Farah Bhanji et Christian Caldara, en présence des présidents d’associations Betty Robin (UFE) et Gilbert Laloge (ADFE-FDM).

Le nombre des Français établis au Kenya s’élève à 2033. Il a progressé de 17% en moins de 5 ans. Plus de 8 sur 10 habitent la capitale Nairobi. 55.000 Français se sont rendus dans le pays l’an dernier.

Les élus m’ont fait part de certaines situations sensibles qui pourraient nécessiter un rapatriement. Betty Robin a regretté la disparition de la Société française de Bienfaisance, dont l’absence prive désormais notre communauté et l’administration d’un levier essentiel pour gérer les cas relevant de l’action sociale.

Par ailleurs, les situations de conflits personnel-direction du lycée Diderot ont été longuement évoquées. +d’images

Enseignement

Lycée Denis Diderot

Visite du Lycée français Denis Diderot et entretien avec Benoît Keirel, proviseur en compagnie de Farah Bhanji, conseillère consulaire pour le Kenya.

Créé en 1962, le lycée compte 680 élèves, dont 400 en maternelle-primaire et 91 au lycée.

En fonctions depuis la rentrée de septembre dernier, le proviseur doit relever de nombreux défis entouré du board : revoir l’organisation des effectifs en rationalisant l’organigramme ; s’assurer que toutes les procédures soient respectées afin de garantir une bonne gestion de l’établissement ; accompagner le board pour se conformer à la réforme fiscale et enfin assurer sa mission pédagogique en créant du lien de la maternelle au lycée.

La situation est complexe, du fait de malversations passées subies en cascade par l’établissement, qu’elle appelle beaucoup d’interrogations fiscales. J’ai recommandé que le proviseur soit secondé par un directeur administratif et financier venant de Paris. +d’images

Culture française

Alliance française

Visite de l’Alliance française en compagnie de Sabrine Tebessi, directrice adjointe de l’Alliance française de Nairobi.

Cette Alliance située dans le cœur de capitale a fêté ses 70 ans d’existence en 2019, ce qui a donné lieu à une programmation culturelle exceptionnelle.

Chaque année, l’AF accueille 100.000 visiteurs et enseigne le français à 3000 étudiants. Le restaurant « La belle époque », situé dans l’enceinte de l’Alliance, est dirigé par un des conseillers consulaires. +d’images

Devoir de mémoire

Karen Blixen

Le roman autobiographique de Karen Blixen a été adapté au cinéma à travers le mythique « Out of Africa ». Lorsque j’ai vu ce film, j’avais aussitôt décidé de découvrir le Kenya à travers ses fameux parcs… c’était y a tout juste 32 ans.

Betty Robin m’a invité à dîner au club dont Karen était membre, et m’a confié qu’elle avait fait partie des figurants lors du tournage d’Out of Africa.
Jean-Pascal Naud m’a fait découvrir la maison où Karen a vécu de 1917 à 1931, avant de repartir au Danemark en 1932, suite à la faillite de sa ferme.

Une fois de retour au Danemark, Karen Blixen a lutté pour l’égalité des droits des femmes. Elle n’est plus jamais revenue en Afrique.

Sa maison a été rachetée par l’état du Danemark en 1963, un an après la mort de Karen Blixen, et offerte en guise de cadeau au Kenya au moment de son indépendance.

Cette maison a été transformée en musée pour le centenaire de la naissance de Karen en 1985. Le Kenya a voulu ainsi rendre hommage à son humanisme, car elle s’est illustrée en respectant et protégeant la population locale, tandis que d’autres n’y voyaient qu’une source d’exploitation à bon marché. +d’images

En circonscription en Tunisie (2/2) – Sousse (13 fév. 2020)

Communauté française

Elus et acteurs de la communauté

Déjeuner au fameux restaurant « Le Méditerranée » avec des représentants de la communauté française de Sousse accompagnés des conseillers consulaires Madeleine Ben-Naceur, Francis Gaetti et Michel Zucchero.

J’ai eu le plaisir de retrouver Roselyne Cordin, présidente UFE Sousse et fondatrice du festival de BD de Sousse.

Si les chefs d’ilots présents sont des entrepreneurs expérimentés, ils tranchent avec cette communauté qui compte un peu plus de 2000 résidents.

En effet, 90% des Français installés à Sousse sont des retraités qui ont choisi la douceur de vie locale. Une pension française modeste leur permet de profiter d’un pouvoir d’achat bien supérieur en Tunisie, grâce au coût de la vie local.

Mais les problèmes de santé leur rappellent, avec le temps qui passe, que la Tunisie n’offre pas actuellement les mêmes garanties de soin dans son système public que la France.

Les soins dans les cliniques privées peuvent être d’excellente qualité pour un coût plus attractif. C’est d’ailleurs une activité qui attire les patients de toute l’Europe. Il est donc recommandé de souscrire à la CFE (Caisse des Français de l’étranger) pour assurer une couverture santé qui ouvre l’accès à des établissements étrangers correspondant aux standards hexagonaux dans le public. + d’images

Enseignement

Groupe scolaire unifié Philippe-Séguin

Visite du Groupe scolaire unifié Philippe-Séguin en compagnie des conseillers consulaires Madeleine Ben-Naceur et Michel Zucchero.

Cette école flambant neuve a ouvert en septembre 2019 après avoir regroupé l’école primaire Guy de Maupassant (300 élèves) et le collège Charles Nicolle (200 élèves).

À peine ouvert, en accueillant 566 élèves, l’établissement atteint déjà ses limites de capacité. La demande est telle qu’il sera en surcapacité dès la rentrée de septembre 2020.

Actuellement, les élèves intègrent le lycée à La Marsa en internat à l’issue du collège. Il paraît difficile de comprendre pourquoi les classes de lycée n’ont pas été intégrées à la faveur de la construction du nouvel établissement.
J’ai été séduit par l’orientation qualitative du discours des dirigeants Patrice Collongeon, principal, et Cyril Tournier, directeur.

Chacune de leurs décisions s’appuie sur l’intérêt des élèves. C’est une vision « orientée client » qui ne pouvait que me rassurer.

Ravi d’avoir pu échanger avec les élèves de CP de Françoise Kuc, alors qu’ils participaient à une compétition de rapidité de calcul. La vivacité de leur conversation démontre que leur enseignement est très prometteur. + d’images

Culture française

Institut français

Visite de l’antenne de Sousse de l’Institut Français de Tunisie dirigé par François Kuc, en présence des conseillers consulaires Madeleine Ben-Naceur et Michel Zucchero.

La Médiathèque, dirigée par Aurore Degoit, accueille environ 1200 abonnés par an, dont 95% sont tunisiens et âgés de moins de 18 ans pour les deux tiers. 70% du public est féminin.

Le centre de langues compte environ 1000 apprenants par an.

Nous avons longuement parlé de l’activité de Campus France qui traite 1300 dossiers d’étudiants et accueille 6000 visiteurs par an, avec Sandrine Ben Cheikh, responsable Campus France Sousse.

L’augmentation des frais universitaires en France pour les étudiants étrangers a été controversée. Pourtant, si une inscription en licence coûte 2170 euros pour les étudiants étrangers, il faut mettre en parallèle qu’une année d’études en université coûte au contribuable français 13.000 euros par an.

Un projet de déménagement de l’Institut français est à l’ordre du jour pour offrir un meilleur confort à ses clients. Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France, fait tout son possible pour que cela se concrétise au plus tôt. Une démarche bienvenue pour conforter notre présence. + d’images

En circonscription en Tunisie (1/2) – Tunis (12 et 14 fév. 2020)

Cinquième déplacement en Tunisie, pour une visite de près de 72 heures.

Accueilli à l’aéroport par Isabelle Fradin-Thirode, consule générale, et les conseillers consulaires (à l’image) Madeleine Ben-Naceur et Michel Zucchero, j’ai retrouvé un pays qui traverse une période de transition politique.

Je leur adresse toute ma gratitude pour m’avoir permis d’appréhender l’évolution des problématiques concernant notre communauté qui compte 23.580 inscrits, mais 900.000 Français de passage tout au long de l’année !

Communauté française

Consulat

La rencontre des chefs de service du consulat général, organisée par Isabelle Fradin-Thirode, m’a révélé que la première préoccupation concernait les mariages arrangés.

Ce phénomène concerne des Françaises en situation de faiblesse ou de détresse, afin de les amener à consentir un mariage. L’objectif étant évidemment d’obtenir à terme la nationalité française pour le prétendant. Cette pratique a conduit à deux drames fatals l’an passé.

Une autre technique en vogue consiste à faire un enfant à une Française pour obtenir un titre de séjour. En effet, même s’il est en situation irrégulière en France, en reconnaissant l’enfant, le père ne pourra plus être expulsé car père d’enfant français.

La Tunisie occupe la première place parmi les postes à mariage frauduleux (365), devant l’Algérie (187) et le Maroc (164).

Par ailleurs, une cellule de lutte contre les fraudes à l’aide sociale a été créée. Elle ne chôme pas et se trouve confrontée à des individus qui connaissent remarquablement le fonctionnement de notre système et se montrent très imaginatives pour exploiter ses failles.

Autre point de préoccupation, les dysfonctionnements de la Caisse des Français de l’étranger (CFE) qui nécessitent des interventions nombreuses du consulat qui peine à trouver des réponses. L’évolution des tarifs ou encore un mode de communication inadapté pour des adhérents âgés n’utilisant pas internet amènent les usagers à se tourner de plus en plus fréquemment vers le service social du consulat. Tunis n’est pas le seul poste affecté. Aussi, une réunion entre la DFAE et la CFE est prévue à Paris pour traiter cette question de manière globale. + d’images

Conseillers consulaires

La problématique de la CFE, concernant 2593 adhérents en Tunisie, est revenue abondamment durant la réunion avec les quatre conseillers consulaires présents (g à d ) : Laurent Caizergues, OC, Madeleine Ben-NaceurMichel Zucchero et Francis Gaetti.

30 à 40% des adhérents n’auraient jamais ouvert leur boite courriel par manque d’accès. Et lorsque les élus envoient des emails à la CFE, ils déclarent recevoir des réponses plusieurs jours plus tard sans toujours en comprendre le sens.

Par ailleurs, sur le sujet de la fiscalité, les élus déplorent que la CSG-CRDS sur les revenus immobiliers en France soit toujours appliquée aux Français résidant à l’extérieur de l’UE.

Ce fut un tour d’horizon très complet sur les difficultés rencontrées par nos compatriotes en Tunisie, mais leurs éloges sur la douceur de vivre dans ce pays nous font comprendre pourquoi tant de nos retraités choisissent de s’y établir. + d’images

Réception à la Résidence

C’est dans la résidence de la consule générale, Isabelle Fradin-Thirode, que mon 5ème déplacement en Tunisie s’est conclu, là où le premier avait commencé. Je remercie notre consule générale, d’avoir accueilli cet événement en présence d’Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France, qui m’avait reçu en tête à tête, juste auparavant.

Les conseillers consulaires Madeleine Ben-Naceur, Laurent Caizergues, Martine Djedidi et Michel Zucchero m’ont également fait l’honneur de leur participation, tout comme de nombreux représentants de la communauté française, dont plusieurs présidents d’associations, parmi lesquels Paule Badra (UFE Tunisie), Roselyne Cordin (UFE Sousse), Ludovic Bernard-Manusset (Tunis Accueil)…

Cela m’a permis de retrouver Martine Gambard Trebucien, qui m’avait reçu en qualité de consule générale en ces mêmes lieux en janvier 2015, mais également Patricia Elias, établie auparavant au Liban et qui intervient pour l’ONU Femmes en Tunisie.

Cette ultime soirée m’a permis d’exprimer ma reconnaissance envers tous ceux qui s’engagent en faveur des Français en Tunisie.

Et en particulier pour l’action du service culturel qui grâce au leadership de l’ambassadeur Olivier Poivre d’Arvor a incité de nombreux acteurs privés à s’engager. En 2 ans, on compte 11 écoles supplémentaires et 5 nouveaux projets. J’ai souhaité que les bonnes pratiques observées en Tunisie inspirent d’autres pays.

J’ai également souligné l’importance de l’action sociale de la société d’entraide et de bienfaisance (SFEB) présidée par Michel Delattre et du foyer familial Delarue-Langlois, dirigé par Rita Mangogna. + d’images

Enseignement

Institut et Enseignement

Entretien avec Sophie Renaud, conseillère culturelle et directrice de l’Institut français en présence des conseillers consulaires Madeleine Ben-Naceur et Michel Zucchero, ainsi que de Claudie Pion, attachée de Coopération éducative.

Le plan éducatif répond à trois questions :
1 – quels objectifs pour les écoles françaises ?
2 – comment contribuer à redynamiser le système éducatif tunisien ?
3 – comment favoriser l’employabilité dans un pays qui compte 30% de chômeurs diplômés ?

Pour répondre à l’objectif 1, un travail en partenariat public-privé a permis de développer le « projet Pilote » pour créer de nouveaux établissements scolaires français en Tunisie. L’impulsion d’Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, s’est révélée déterminante. Son aura a incité de nombreux acteurs privés à s’engager. Deux ans plus tard, on compte 11 écoles supplémentaires et 5 nouveaux projets.

L’objectif est également de contrôler et cadrer le développement d’écoles françaises en Tunisie. On recensait 11.000 élèves dans le réseau en 2017. On anticipe 22.000 élèves en 2024 et 30.000 en 2030.

J’ai félicité l’équipe du SCAC pour son travail qui, je l’espère, inspirera d’autres postes.

L’entretien a été suivi d’une visite de l’Institut français et d’une rencontre avec son équipe. En janvier 2015, je visitais ce lieu qui n’était alors qu’un chantier. Cinq ans plus tard, je suis resté admiratif en parcourant ce lieu de vie destiné à tous les Tunisiens et orienté vers la jeunesse. + d’images

Lycée Pierre Mendes-France

Visite du lycée Pierre Mendes-France, EGD de l’AEFE en compagnie des conseillers consulaires : Madeleine Ben-Naceur et Michel Zucchero.
Accueilli par le proviseur Thierry Verger et son équipe de direction pour un entretien sur le plan de développement de l’établissement, j’ai ensuite participé à une réunion en présence des élus, des représentants des parents et ceux du personnel.

Le lycée créé en 1956 comprend trois sites : le lycée-collège Pierre Mendes-France, l’école Robert Desnos et l’école Georges Brassens. L’ensemble accueille 3 000 élèves et affiche un taux de réussite au bac de 98%.

Le lycée est responsable de la formation continue des personnels d’enseignement sur la zone Maghreb-est.

Le site de Robert Desnos poursuit un plan de rénovation de ses structures d’accueil conçu en 3 phases qui s’achèvera en 2023.

J’ai néanmoins pu entendre l’inquiétude des parents devant le manque de transparence propre au fonctionnement des établissements en gestion directe par l’AEFE. Les choix concernant la construction et le plan de développement les rendent perplexes. C’est la raison pour laquelle je plaide sans relâche pour une démocratisation de l’EGD en faveur des parents qui contribuent principalement aux coûts de fonctionnement. + d’images

Entrepreneuriat

Brod-Tunis

Visite d’une PME de 15 personnes spécialisée dans la broderie, créée il y a 25 ans. Didier Duranton a décidé de passer progressivement la main à Raymond Cornu, directeur du site depuis l’été dernier, pour prendre à terme une retraite bien méritée.

Cette entreprise travaille exclusivement pour l’exportation : 80% vers la France et 20% vers la Suisse.

Madeleine Ben Naceur a attiré mon attention sur les tracasseries administratives du quotidien d’une PME locale, à la faveur de cette rencontre. Avec beaucoup de finesse et d’humour, Didier Duranton m’a décrit un univers réglementaire, parfois kafkaïen, mais qui n’a jamais émoussé son optimisme, ni son envie d’animer son entreprise, dont les salariés sont assimilés à une famille. Longue vie à Brod-Tunis ! + d’images

Solidarité

SFEB

Entretien avec Michel Delattre, président de SFEB et les représentants de la Société d’entraide et de bienfaisance (SFEB), en compagnie de Rita Mangogna, directrice du foyer familial Delarue-Langlois.

La SFEB a été été créée en 1882 pour assister matériellement et moralement des personnes résidant en Tunisie qui traversent une situation difficile. Cette structure offre une présence amie à tous les stades de la vie qui va de l’aide à la constitution de dossiers administratifs et médicaux jusqu’à l’hébergement provisoire de Français de passage en grande difficulté. Parfois, l’assistance s’étend aux obsèques pour des familles démunies.

L’objectif de mes interlocuteurs est de créer une plateforme commune d’intervention qui s’appuie sur le triptyque « consulat-SFEB-maison de retraite », coordonnée avec un accueil en France pour les personnes rapatriées.

La maison de retraite n’est pas une structure adaptée pour des personnes qui devraient être placées sous tutelle. Il lui faudrait également une convention pour faciliter le rapatriement en cas de non-respect des obligations du résident.

J’ai exprimé ma gratitude et mon admiration pour l’empathie et l’engagement des responsable de la SFEB. Ils incarnent à merveille la fraternité, pilier de notre république. + d’images

INFOLETTRE n°131 – Édito : Faute grave // Hommage à Robert Feldmann, conseiller consulaire Tel Aviv // Assurance : rapatriement d’un Français vers Bruxelles // Post-Brexit : audition d’Amélie de Montchalin // Enfants franco-japonais privés de leur parent français // CETA : audition d’Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada // Coronavirus : ma question écrite sur la participation de Taïwan aux travaux de l’OMS // Relations économiques France-Grèce : diner du gouvernement grec au Sénat et forum à Paris // En circonscription en ALGERIE : Alger (9-11 fév. 2020) / SUISSE : Genève (3 fév. 2020) // Débat à la RadioTélévisionSuisse.

Lire : l’INFOLETTRE n°131 – 04 mars 2020Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°131

Faute grave

Tout commence lorsqu’un jeune cadre d’entreprise m’adresse ses vœux, tout en me proposant d’abonder une cagnotte internet pour aider au rapatriement de son ami dans le coma à Miami…

Chacun sait qu’une destinée peut basculer en une fraction de seconde. Le 7 décembre, un compatriote, Jean-Emmanuel, entrepreneur à Bruxelles, était fauché par un taxi sur un passage piéton, en pleine nuit à Miami.

Hémorragie cérébrale et fractures multiples, le diagnostic du médecin est critique. Le diagnostic de son assureur est tout aussi sombre : refus de prise en charge des frais d’hospitalisation et du coût de rapatriement.

L’assureur oppose à Jean-Emmanuel, bien que dans le coma, une constatation du rapport de police : il a traversé alors que le feu piéton était au rouge, constitutif d’une faute grave en Floride, comme en Belgique.

La notion de faute grave en la circonstance interpelle. Surtout lorsqu’on la compare au nombre d’accidents de Français, roulant sans casque, en scooter en Asie. L’appréciation de la gravité mériterait une définition précise et contractuelle, au lieu d’être laissée au libre arbitre d’un assureur après un accident.Visuel HL125

Après avoir pris contact avec Anne, compagne de Jean-Emmanuel, puis avec la directrice des Français de l’étranger, et enfin avec l’assureur, ce dernier finira par m’écrire qu’il acceptait de rembourser les frais conformément à la police souscrite.

Celui-ci notifie également la bonne nouvelle à Anne, quelques heures plus tard, mais en ajoutant une petite phrase assassine : « nous nous réservons le droit de procéder au recouvrement des sommes déboursées ». « Je n’accepte pas cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes », lui renvoie-t-elle.

Voilà qui devrait inciter chacun à jeter un œil sur son contrat d’assurance pour y repérer des clauses approximatives ou toutes relatives, comme « faute grave », et ainsi se faire préciser ce qui est exactement couvert ou pas. C’était d’ailleurs le thème de conférence choisi par Rosiane Houngbo-Monteverde, conseillère consulaire Qatar et Bahreïn, auprès de la communauté française, ce week-end à Doha. Découvrir l’InfoLettre n°131

En circonscription en Algérie – Alger (9-11 fév. 2020)

Pour rencontrer les Français d’Algérie, j’ai été heureux de retrouver Radya Rahal, conseillère consulaire à Alger, conseillère à l’AFE (où elle est vice-pdte de la commission des Lois) et vice-présidente de l’UFE Alger. Durant 8 ans (2006 à 2014), nous avons travaillé avec complicité à la commission des Finances de l’AFE. Elle n’a rien perdu de son esprit incisif et de ses qualités pour apporter des solutions à nos compatriotes d’Algérie.

Je remercie Radya de m’avoir accompagné dans l’essentiel de mes rendez-vous et pour ses nombreux éclairages. En sa présence, nous avons été accueillis à la Résidence par Xavier Driencourt, ambassadeur de France en Algérie et par Marc Sedille, consul général, qui a réuni nos conseillers consulaires pour une réunion très fructueuse.

La réussite de ce déplacement à dominante économique est à mettre à l’actif de Michel Bisac, président de la CCI algéro-française et Réda El Baki, son DG. Je leur adresse toute ma gratitude pour la qualité des visites et rencontres proposées, de la multinationale à la PME, en passant par une rencontre avec des entrepreneurs en herbe au sein de notre chambre de commerce. j’ai proposé à Michel Bisac de créer une opération « VisaTech pour VivaTech 2020 » pour faciliter leur obtention de visa afin de participer à ce grand salon à Paris.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce et d’Industrie algéro-française

Accueilli par Michel Bisac, président de la chambre de commerce et d’Industrie algéro-française (CCIAF), Réda El Baki, DG , nous avons échangé sur l’actualité politique et économique, en présence de Radya Rahal, conseillère consulaire.

La Chambre compte 2000 adhérents, regroupés en 28 secteurs d’activité : 205 entreprises françaises et 1795 sociétés algériennes, dont 400 représentent des marques/produits français.

Ces entreprises emploient au total plus de 210.000 salariés et représentent un chiffre d’affaires d’environ 2 milliards d’euros.

Première étape, une rencontre avec Eric Wormser, pdg de la Société Générale Algérie et plusieurs chefs d’entreprises dans le cadre de l’après-midi rugby : France-Italie du tournoi des 6 nations. Ce moment m’a offert l’opportunité d’échanger plus particulièrement avec Lyes Boudiaf, président de Isly holding, administrateur de la CCIAF.

Seconde étape, un entretien au sein de la CCIAF avec des chefs d’entreprises algériens et français pour évoquer l’environnement des affaires et les perspectives économiques. Parmi les participants : Patrick Coutellier, pdt CCE section Algérie, Citroën Algérie ; Christophe Richard, Bergerat Monnoyeur Algérie (engins travaux publics) ; Pierre Vasserot, Axa Assurances ; Moncef Bourkouk, MB Investment et Consulting (Agro).

La journée s’est terminée par un dîner au restaurant El Boustane qui domine la baie d’Alger, à l’invitation du président de la CCIAF, Michel Bisac, en présence de Marc Sedille, consul général ; Réda El Baki, DG de la CCIAF ; Toufik Lerari, co-fondateur d’Allégorie Group et d’entrepreneurs. Cette soirée a révélé les regards croisés que portent les entrepreneurs et les citoyens sur la France et sur l’Algérie.

Merci à tous mes interlocuteurs pour leurs nombreux enseignements. + d’images

Sanofi

Visite de l’usine Sanofi accompagné de Marc Sedille, consul général de France, Radya Rahal, conseillère consulaire, Michel Bisac, président de la CCIAF et Réda El Baki, son directeur général.

Raafat Henein, directeur général, a souligné l’importance d’être agile pour s’adapter aux attentes des pays émergents.

Il nous a présenté l’historique de Sanofi en Algérie, devenu le plus grand centre de fabrication et de distribution de médicaments en Afrique. Près de 100 millions d’euros y ont été investis. J’ai découvert un complexe industriel en phase d’achèvement et constaté que le centre de distribution était intégré à l’usine fabriquant des comprimés, des sirops et des sachets.

Sanofi Algérie compte 900 personnes, de nationalité algérienne à 99,5%, essentiellement jeunes et féminines, affichant de brillantes qualifications décrochées en Algérie ou en France. Celles-ci incarnent une Algérie prometteuse qui incite à l’optimisme. + d’images

Snax

Un million de paquets par jour ! Voilà ce que produit l’usine Snax, spécialisée dans la production et la commercialisation de chips.

Avec Radia Rahal et Michel Bisac, Réda El Baki, nous avons visité les installations de cette belle réussite dans l’agroalimentaire.

Samir Ait Aoudia, fondateur et dirigeant de Snax, m’a exposé sa vision d’entrepreneur attaché à la liberté d’entreprendre. J’ai été séduit par sa libre expression qui permet de comprendre les défis économiques auxquels son pays est confronté.

Arrivé en Algérie en 1993, Samir Ait Aoudia, binational, démontre, au travers de son entreprise fondée il y a 20 ans, que l’on peut créer de toutes pièces une affaire en Algérie et se lancer à l’international après avoir conquis son marché intérieur.

S’il n’élude aucun des défis économiques et politiques auxquels son pays est confronté, cet entrepreneur-né garde foi dans l’aptitude de la génération montante à les relever. + d’images

Start-up

Après une visite de la CCIAF, rencontre de jeunes dirigeants de start-up, organisée par Michel Bisac, président et Réda El Baki, DG, en présence de Radya Rahal, conseillère consulaire.

Hocine Ettayeb, CEO de Heetch Algeria, filiale algérienne de la société française de VTC Heetch, installée depuis 5 mois à Alger.
Imane Boumaza, dirige deux sociétés :
. Altius Mena, experte dans l’accompagnement des entreprises dans la mise en place de leur solution Salesforce, Sage.
. Telux Algérie, un centre d’appels et de gestion de la relation client basé en Algérie.
Nassim Lounes, Med&Com, conseil en digital, première régie publicitaire digitale en Algérie.
Adel Amalou, co-fondateur d’IncubMe, premier Incubateur avec un dispositif d’accompagnement et de cross- fertilisation entre startupers, étudiants, diplômés et experts.
Samir Bouazabia, CEO et cofondateur de Batolis.com qui offre à tous les Algériens une expérience de shopping en ligne avec des produits de marque originaux et garantis.

‪Ces jeunes startupers, bourrés de talent et d’imagination, aimeraient que la France s’intéresse à la jeunesse de leur pays.‬‬‬ ‪Ils espèrent une initiative de notre part afin de rapprocher notre French Tech de leur éco-système.‬‬‬ ‪

Ils ont souligné la difficulté d’obtenir des visas pour pouvoir rencontrer des partenaires en France.‬‬‬ ‪Afin de briser ce mur de verre, j’ai proposé à Michel Bisac de créer une opération « VisaTech pour VivaTech 2020 » coordonnée par la CCIAF avec le soutien du Sénat et de l’ambassade de France.‬‬‬ + d’images

Legrand Algérie

Échange avec Jonathan Kazinski, DG de Legrand Algérie, pour évoquer notamment les contrefaçons de sa marque en provenance de Chine.

La société française Legrand constitue une référence internationale en matière d’équipements électriques, elle est donc la cible des contrefacteurs qui représentent, par ailleurs, un danger pour les acheteurs de ces contrefaçons, comme le risque d’incendie.

J’ai été heureux d’apprendre que des mesures étaient prises en Algérie pour endiguer ce fléau. + d’images

Pages Maghreb

La société « Les pages Maghreb » a été créée il y a 15 ans par Dominique et Michel Bisac. Ils ont ainsi développé la plus importante base de données d’entreprises en Algérie, présentée sous forme d’annuaire constamment à jour.

Située à Sidi Yahia, le call center Les Pages Maghreb est, lui, spécialisé dans la gestion de la relation client à distance.

Fort de son expérience, l’entreprise propose des services à valeur ajoutée dans des domaines aussi variés que l’automobile, l’assurance, l’industrie et la santé. Belle réussite ! + d’images

Communauté française

Ambassade

Entretien avec Xavier Driencourt, ambassadeur de France en Algérie à la Résidence des Oliviers, en présence de Marc Sedille, consul général, Radya Rahal, conseillère consulaire et de Thibaut Fouriere, ministre conseiller.

Nous avons fait le tour d’horizon des principales problématiques intéressant les Français d’Algérie et celles de notre administration consulaire.

Nous avons ainsi évoqué la dette hospitalière privée de patients algériens venus se faire soigner en France qui s’élève à 27 M€.

Par ailleurs, j’ai posé plusieurs questions suite au rapport de ma collègue Nathalie Goulet sur la fraude sociale. Nous avons donc évoqué les faits de fraude avérés qui ont été répertoriés par notre consulat, ce qui nourrira la réflexion pour lutter contre ces dérives.

Autre sujet discuté : la Kafala, application du droit musulman qui n’est pas encadrée dans notre droit. Il s’agit d’un acte, validé par l’autorité judiciaire, par lequel une personne s’engage à recueillir un enfant mineur. Il s’apparente à un transfert de l’autorité parentale. Ainsi, lorsqu’une enfant de 15 ans en Algérie est adoptée par Kafala par une personne de 80 ans en France, si ce dernier est Algérien, le préfet impose au consulat la délivrance d’un visa au titre du regroupement familial. Ce recueil légal d’enfant présente des lacunes, car il n’est procédé à aucun contrôle sur les familles d’accueil en France. Nous enregistrons 500 Kafalas par an.

Certaines pratiques appellent à aménager notre droit pour éviter quelques dérives observées.

Enfin, nous avons abordé la situation des binationaux qui ont travaillé en Algérie, puis qui ont décidé de prendre leur retraite en France. Dans ce cas, l’Algérie ne verse pas les pensions… À l’inverse, la France verse chaque année 80M€ en faveur des pensionnés qui ont choisi de prendre leur retraite en Algérie.

Compte tenu des enjeux financiers et de l’ampleur des discussions à mener avec nos homologues algériens, nous avons envisagé la possibilité de nommer un conseiller des Affaires sociales à l’ambassade en Algérie. + d’images

Conseillers consulaires

Rencontre avec les élus consulaires autour de Marc Sedille, consul général, pour me faire part de leurs priorités, notamment au sujet de l’enseignement français. Je remercie de leur participation (g à d) : Radya Rahal ; Nadia Lahlouh ; Hedi Daoud ; Françoise Aberkane.

Les élus consulaires m’ont fait part de leurs priorités qui pourraient se synthétiser ainsi :
. Le développement de structures d’enseignement français.
. La maîtrise des frais de scolarité qui augmentent actuellement de 6 à 7% par an.
. La formation des enseignants pour assurer la qualité de l’enseignement.
. La création d’un Institut français à Tizi Ouzou.
. Assurer la réciprocité pour les associations, afin de leur permettre de se constituer librement en Algérie, tout comme les Algériens peuvent se constituer en association en France.

Le lendemain, je me suis rendu au consulat en compagnie de Radya Rahal pour prolonger les discussions avec Marc Sedille en particulier sur la question de la demande de recouvrement par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) des créances dues par le lycée international Alexandre Dumas d’Alger.

J’ai également eu l’opportunité de visiter les services du consulat et d’apprécier la détermination des agents à lutter contre les fraudes. + d’images

Culture

Institut français d’Alger

Visite du site de l’Institut français d’Alger situé en centre-ville, conduite par Philippe Monestes, directeur, en présence de Radya.

Le site possède l’une des plus importantes médiathèques d’Algérie.

Plus de 200 événements culturels sont programmés chaque année : spectacles, films, expositions, conférences et débats d’idées.

Le budget de l’IFA s’élève à 18 millions d’euros. L’IFA et les services culturels regroupent 500 personnes dont 300 vacataires.

Les services de Campus France traitent 29000 demandes de dossier. L’an dernier, il a été délivré 5273 visas étudiant long séjour.

Je me suis ensuite rendu au service culturel de l’ambassade de France pour échanger avec Grégor Trumel, conseiller de Coopération et d’Action culturelle ; Catherine Corm-Kammoun, conseillère adjointe et Sonia Begdouche-Meslioui, chargée de mission éducative et francophonie.

Depuis mon précédent passage en Algérie, deux antennes du lycée français Alexandre Dumas d’Alger ont été ouvertes à Annaba et Oran. + d’images

Coronavirus – Ma question écrite sur la participation de Taïwan aux travaux de l’OMS

Par le biais d’une question écrite, le 20 février, j’ai attiré l’attention de notre ministre de l’Europe et des Affaires étrangères sur l’importance d’associer Taïwan aux discussions internationales sur le coronavirus, afin de préserver les intérêts français et de protéger nos ressortissants.

En effet, il faut souligner que depuis l’apparition du nouveau coronavirus (Covid-19), Taïwan, avec ses 23 millions d’habitants et sa proximité géographique avec la Chine est le pays du monde le plus susceptible d’être touché par l’épidémie.

Taïwan reste pourtant exclu des discussions internationales sur ce sujet, alors même que les Taïwanais touchés par le Covid-19 sont comptabilisés par l’organisation mondiale de la santé (OMS) avec les cas relevés en Chine continentale.

De ce fait, certains pays ont décidé d’interdire leur territoire aux voyageurs en provenance de Taïwan.

Cela affecte forcément les Français vivant sur l’île de Taïwan.

Cependant, Taïwan ne compte que vingt-trois cas confirmés, au 19 février 2020, grâce à des mesures sanitaires rigoureusement appliquées.

La France a des intérêts à Taïwan en raison de ses investissements économiques. Afin de protéger des milliers de nos compatriotes qui y résident et d’assurer leur liberté de circulation, il lui paraît important pour la France de soutenir la participation de Taïwan à l’OMS.

J’ai donc demandé à notre ministre quelles initiatives la France comptait-elle prendre en ce sens, dans les meilleurs délais.

POST-BREXIT – Audition d’Amélie de Montchalin – Question/Réponse : 2 vidéos (1:30 et 2:50)

Le 19 février, à la faveur de l’audition d’Amélie de Montchalin au Sénat, j’ai rebondi sur l’annonce de la politique migratoire post-Brexit du Royaume-Uni, faite par la ministre de l’Intérieur Priti Patel. Comment la France et l’Europe vont-elles appréhender ce nouveau dispositif qui exclut les travailleurs non-qualifiés et les locuteurs non-anglophones, notamment en termes de réciprocité ?

Ma seconde question à notre secrétaire d’État, chargée des affaires européennes, portait sur les personnes âgées installées sur le sol britannique depuis si longtemps qu’elles ne sont toujours pas conscientes que l’obligation de demander le Stettled Status les concerne également.

Devant notre commission des Affaires étrangères, Amélie de Montchalin, secrétaire d’État, chargée des affaires européennes, a répondu avec beaucoup de clarté à mes deux interrogations, mettant toujours l’accent sur la nécessité d’une approche collégiale des pays de l’UE sur les questions post-Brexit.

La veille de cette audition au Sénat, Priti Patel, ministre de l’Intérieur britannique, faisait connaitre les nouveaux critères de l’immigration légale dans son pays. « 70% des Européens aujourd’hui présents sur le sol britannique n’auraient pas pu rentrer », souligne Amélie de Montchalin. Si on ne peut, pour l’heure, entrer dans le détail de ce système à points réservé aux travailleurs qualifiés, la secrétaire d’État postule néanmoins que la situation devra « s’apprécier dans la globalité de la relation que nous devons construire ».

Quant aux personnes âgées tenues de faire leur demande de Settled Status, la situation est « suivie de très près » par nos autorités locales, rassure Mme de Montchalin, tout en se portant garante d’un « travail collectif et européen qui soit à la hauteur des attentes de citoyens européens installés sur le sol britannique à qui il faut assurer la protection de leurs droits ».

Le Sénat s’émeut du sort des enfants franco-japonais privés de leur parent français

Le 5 février dernier, le Senat a adopté́ à l’unanimité́ une proposition de résolution portée par Richard Yung, cosignée par ses onze collègues représentant les Français de l’étranger, relative aux enfants franco-japonais privés de tout lien avec leur parent français suite à un divorce ou une séparation (Lire la résolution).

Selon l’ONG Kizuna Child-Parent Reunion, ce sont près de 150.000 enfants qui ont été victimes d’un véritable enlèvement parental commis par le parent japonais.

Les enfants subissent un traumatisme, tandis que les parents français vivent « des situations de détresse […] absolument inacceptables », selon les mots de notre président de la République, lors de sa visite officielle au Japon, le 27 juin 2019.

Je salue cette initiative qui invite notre gouvernement à trouver une solution, mais aussi à prévenir ces enlèvements, tout en réaffirmant la souveraineté du Japon et notre profond respect pour nos différences culturelles.

Je remercie ma collègue Jocelyne Guidez qui s’est exprimée au nom du groupe UC de m’avoir associé à son intervention en précisant que, durant plusieurs années, j’avais porté ce combat avec détermination.

J’avais été alerté en 2010 par Jacques Colleau, responsable international de l’association SOS Papa, qui n’avait pas revu sa fille depuis sept ans ! Son ex-femme japonaise ne lui permettait plus de voir leur enfant depuis leur divorce. A l’époque la fillette avait 2 ans. J’avais été assez ébranlé par son témoignage, mais tout autant impressionné par sa pugnacité.

Il faut savoir que les décisions rendues par les juges civils japonais qui accordent un droit de visite au parent français ne peuvent pas faire l’objet d’une exécution forcée… la police nippone n’étant pas compétente pour intervenir dans les affaires familiales.

C’est pourquoi les sénateurs ont proposé la création d’un poste de magistrat de liaison à l’ambassade de France au Japon et aussi le rétablissement du comité consultatif franco-japonais relatif à l’enfant.

Ce travail fait écho à la mobilisation exceptionnelle de nos trois conseillers consulaires : Évelyne lnuzuka, Thierry Consigny et François Roussel.

Enfin, j’adresse mon meilleur souvenir à Louis Duvernois qui avait fait adopter en 2011 par le Sénat (à l’unanimité) une résolution afin d’interpeller les autorités japonaises sur la nécessité de reconnaître aux enfants binationaux le droit de conserver des liens avec chacun de leurs parents.

J’ai récemment été alerté par le cas de Marine Verhoeven, relayé dans de nombreux médias, qui vit désormais séparée de son fils de 4 ans. La maman est soutenue par les habitants de son village. Des images de France3 Occitanie (02/02/2020) :

En circonscription en Suisse – Genève (3 fév. 2020)

Retour en Suisse après ma visite en octobre dernier motivée par la tenue de l’Assemblée générale de l’UFS, l’Union des Français de Suisse (compte-rendu).

Je remercie Patrick Lachaussée, consul général de France à Genève, pour avoir accueilli une rencontre très instructive de notre communauté d’affaires, organisée par la chambre de Commerce France-Suisse. Notre consul m’a ensuite accompagné pour une visite de l’école primaire française de Genève, l’occasion d’évoquer la mise en œuvre de la réforme du Bac hors de nos frontières.

Entrepreneuriat

Projet Rafale

Romain Duriez, directeur de la chambre de Commerce France-Suisse, sait qu’il peut compter sur mon soutien, d’autant que la France et la Suisse sont des partenaires économiques majeurs. En matière d’exportations françaises, la Suisse pèse autant que la Chine ! La Suisse est aussi le 3ème investisseur direct en France, devant l’Allemagne.

C’est peu dire s’il est important de poursuivre le développement des investissements de part et d’autre de la frontière afin de soutenir la croissance et favoriser la création d’emplois dans tous les secteurs.

J’ai souligné l’importance du projet Rafale, candidat à l’appel d’offres de l’armée de l’Air suisse ! Il pourrait incarner la qualité et l’ampleur de nos échanges économiques sur plusieurs décennies, comme l’a relevé Jean-Michel Meyer, cadre de la société Rafale International.

La mobilisation de notre communauté d’affaires pour accompagner et faciliter ce projet ambitieux constitue ma priorité d’action pour la Suisse. + d’images

Communauté française

Genève Accueil

(entre Laurence Binvel et Agnès Paris)

Ce fut un plaisir d’échanger avec les membres de Genève Accueil, à l’invitation de sa présidente Laurence Binvel, dans l’appartement d’Agnès et Pierre Paris.

Nos conversations se sont polarisées sur le Brexit : évolution des négociations, ressenti des Français du Royaume-Uni, projections… Au gré des questions, j’ai trouvé très enrichissant d’entendre les réactions et l’analyse des Français de Suisse sur ce sujet. Merci à Laurence, Agnès et Pierre pour ce moment privilégié. + d’images

Enseignement français

École primaire de Genève

Retour à l’école primaire française de Genève, déjà visitée en octobre 2015, pour une réunion de travail avec l’équipe de Bernard Revol, son président et Sébastien Gibert son directeur, en présence de Patrick Lachaussée, consul général de France à Genève.

Nous avons fait le point sur divers projets en cours et la campagne d’inscription, puis évoqué la reconnaissance de la qualité d’enseignement offerte par cette école à taille humaine, tant par les inspecteurs de l’AEFE, de l’Éducation nationale que du département de l’Instruction publique genevois.

Dans un second temps, nous avons conclu cette séquence par des échanges très constructifs avec Emmanuel Coigny, président du GESBF, l’autorité compétente pour l’inscription au Baccalauréat des élèves scolarisés en Suisse.

Nous sommes revenus sur l’organisation exemplaire des épreuves de contrôle continu du baccalauréat, nouvelle formule, en Suisse : plus de 600 élèves concernés, des enseignants par dizaines mobilisés, 13 lycées suisses impliqués dans une coopération innovante, confiante et constructive avec le rectorat de Grenoble.

Le GESBF prend pleinement son rôle dans la réflexion visant à doubler le nombre d’élèves dans l’enseignement français à l’étranger, objectif affiché par le Président de la République à horizon de 2030. + d’images

Médias

RTS – RadioTélévisionSuisse

Au micro de la RTS, j’ai été invité à m’exprimer dans un débat intitulé « Macron: bon bilan, mauvaise cote? »

Presque à mi-mandat, il faut rappeler que le président Macron a considérablement restauré l’image de la France à l’international. Puis, les conflits sociaux ne doivent pas occulter nos bons résultats, comme la baisse historique du chômage (-3;3% en 2019) ou le premier rang en Europe des investissements directs étrangers.

A propos des réformes, d’un président l’autre, l’administration demeure en place et se montre habile à contourner certaines évolutions. A l’inverse, le Parlement ne compte pas suffisamment, d’autant qu’un exécutif fort est la marque de notre Vème République. J’ai noté que les débats que nous n’avons pas dans l’hémicycle se retrouvaient parfois dans la rue…

Lors de cette émission, j’ai eu le plaisir d’échanger avec Romain de Sainte Marie, député socialiste au Grand Conseil genevois, Karel Gaultier, président du cercle des investisseurs de Genève et écrivain, Alexandre Habay, correspondant à Paris. Lien vers le Podcast (20m)

Relations économiques FRANCE-GRÈCE : Forum à Paris (2/2)

Comment dynamiser le commerce et les investissements entre la Grèce et la France ? La CCI France-Grèce, présidée par Laurent Thuillier, s’est attelée à la question en organisant un forum intitulé « La Grèce, partenaire majeur du Sud-Est européen », le 29 janvier à Paris.

(g à d) Olivier Cadic ; Laurent Thuillier, président de CCI France-Grèce et initiateur du Forum ; Patrick Maisonnave, ambassadeur de France en Grèce.

Considérant l’importance de l’enjeu, le gouvernement de la République hellénique a répondu à l’initiative de la CCI en dépêchant sur place huit ministres et leurs collaborateurs. Nous avons eu l’honneur d’accueillir cette délégation gouvernementale la vieille au Sénat pour un diner de gala (compte-rendu).

Entre discours, présentations et tables rondes, ce forum fut centré sur les perspectives de collaboration entre nos deux pays dans un contexte de retour à la croissance et de facilités de financement de projets.

Parmi les thèmes développés, il s’est avéré que de nombreux savoir-faire français répondaient aux attentes grecques, notamment dans le domaine du traitement des eaux et des déchets, des énergies renouvelables, des travaux publics et infrastructures ou encore de la Défense.

L’événement fut un incontestable un succès. Les travaux ont été ouverts par Christos Staïkouras, ministre grec des Finances et son homologue français, Bruno Le Maire.

Dans son mot d’accueil, Laurent Thuillier, pdt de la CCI France-Grèce, a estimé que les élections de juillet dernier avaient porté à la tête du pays un gouvernement résolument ‘business friendly’. Au cours de leurs interventions, les ministres ont expliqué quelles avaient été les premières mesures mises en œuvre et leurs impacts déjà enregistrés.

Suite à la table ronde consacrée aux « Nouvelles perspectives de collaboration France-Grèce » et en clôture de la journée, j’ai assisté au discours d’Agnès Pannier-Runacher. Notre secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances a montré son souci de développer nos relations bilatérales avec la Grèce, tout en saisissant l’opportunité de mettre en lumière les bons résultats économiques de la France suite aux réformes du gouvernement, comme la baisse historique du chômage en 2019 ou notre place de leader européen pour les investissements directs étrangers.

Ce forum a été préparé avec le soutien logistique de la CCI de Paris et la collaboration du réseau des Conseillers du commerce extérieur et de plusieurs partenaires publics, dont l’ambassade de France à Athènes et celle de Grèce à Paris. Il faut également saluer la généreuse contribution des sponsors qui ont rendu possible cet évènement, parmi lesquels Gold, Alpha bank, l’Oreal, Mazars et Naval Group. + d’images

Relations économiques FRANCE-GRÈCE : Diner au Sénat (1/2)

Avec l’appui du groupe d’amitié France-Grèce du Sénat, mon action prioritaire pour la Grèce s’est amplement concrétisée avec la présence de huit ministres (*) du nouveau gouvernement de la République hellénique au palais du Luxembourg, le 28 janvier dernier.

(g à d) Laurent Thuillier, pdt de la CCI France-Grèce ; Nelly Muller, conseillère consulaire Grèce ; Christos Staïkouras, ministre grec des Finances ; Olivier Cadic

Leur venue à Paris marquait l’aboutissement d’un projet de forum voulu par la chambre de commerce France-Grèce, sous le signe de la confiance économique restaurée, comme en témoignait les allocutions entendues lors du diner dans les salons de la présidence.

Ce forum intitulé « La Grèce, partenaire majeur du sud-est européen » s’est tenu le lendemain dans les locaux de CCI Paris IDF. Organisée par les soins de la CCI France-Grèce, présidée par Laurent Thuillier, cette manifestation visait à éclairer les investisseurs sur les réformes engagées en Grèce en faveur des entreprises.

Ministres et acteurs économiques grecs ont pu échanger avec les responsables de nos chambres de commerce, ceux du Medef ou des parlementaires, en présence de l’ambassadrice de Grèce en France, Aglaïa Balta et son homologue français à Athènes, Patrick Maisonnave.

Tout est né d’une idée de Laurent Thuillier (son discours au Sénat) que j’avais rencontré en juin 2019, avant de le retrouver à Athènes quelques mois plus tard, en compagnie de sa directrice, Catherine Manali pour préparer cet événement au Sénat programmé initialement en décembre dernier (compte-rendu). Je les félicite chaleureusement pour le formidable travail accompli.

Plus que jamais, la CCIFG, forte 300 membres, se révèle le catalyseur de la relation économique bilatérale France-Grèce.

Je remercie vivement mon collègue, Didier Marie, président du groupe interparlementaire d’amitié France-Grèce, d’avoir organisé ce diner en l’honneur la délégation ministérielle grecque. La participation de nombreux collègues, dont Jean Bizet, président de la commission des Affaires européennes et Catherine Morin-Desailly, présidente de la commission de la Culture, de l’Éducation et de la Communication, a démontré l’intérêt du Sénat pour renforcer cette relation bilatérale. + d’images

(*)
Christos Staïkouras, ministre des Finances
Adonis Georgiadis, ministre du Développement et des Investissements
Kostis Hatzidakis, ministre de l’Environnement et de l’Énergie
Kostas Karamanlis, ministre des Infrastructures et des Transports
Haris Theoharis, ministre du Tourisme
Miltiadis Varvitsiotis, ministre délégué des Affaires Étrangères
Nikos Papathanasis, secrétaire d’État chargé de l’Industrie et du Commerce (ministère du Développement et des Investissements)
Theodoros Skylakakis, secrétaire d’État chargé de la Politique fiscale (ministère des Finances)
Theodoros Karaoglou, secrétaire d’État chargé de la Macédoine-Thrace (ministère de l’Intérieur)
Ainsi que
Nikos Mantzoufas, secrétaire général aux Investissements privés et aux Partenariats public-privé (ministère du Développement et des Investissements)
Emmanuel Stantzos, ministre conseiller des Affaires économiques et commerciales (Ambassade de Grèce en France)

Robert Feldmann, conseiller consulaire de Tel Aviv, nous a quittés

L’annonce de la disparition de Robert Feldmann a été un choc. Je m’associe à la douleur de sa famille et de ses amis.

Robert conservera une place solennelle dans le cœur des élus de l’Assemblée des Français de l’étranger et au sein de l’UFE, dont il présidait la représentation en Israël.

Médecin, il a passé sa vie au chevet des autres. Retraité, il a mis son humanisme inaltérable au service des Français d’Israël, avec le brio que l’on sait.

J’ai vu Robert pour la dernière fois à Tel Aviv, un soir de janvier 2019, lorsqu’il m’a invité à diner chez lui en présence de son épouse Veronica que je salue, et de Gérard Pomper, président d’honneur de l’UFE Israël.

Je repense à cet homme naturellement courtois et élégant qui savait résoudre les situations de manière feutrée, mais qu’on ne se méprenne pas : il dénotait un caractère bien décidé et goûtait la confrontation.

Les hommages rendus à Robert réfèrent souvent à sa sagesse. Je crois que cela l’amuserait, car si sa sagesse était bien réelle, elle était pleine de malice et d’éclats de gaieté.

CETA – Audition d’Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada – Mon intervention – Vidéo (2:30)

Après le plombier polonais, on nous rebat les oreilles avec le bœuf canadien. Il est dommage que le CETA agisse comme un bouc-émissaire au malaise de notre filière agro-alimentaire. L’occasion de rappeler que les entrepreneurs français que j’ai rencontrés au Canada plaident unanimement en faveur de cet accord de libre-échange conclu entre le Canada et l’UE. Je voterai la ratification de ce texte.

Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada en France, avait rencontré les sénateurs du groupe UC, le 24 janvier dernier, les exhortant à « sortir de l’émotivité » sur le CETA, puisque les chiffres démontraient déjà le caractère bénéfique pour les exportations françaises (compte-rendu).

Auditionnée ce jour au Sénat devant trois commissions (Affaires économiques, étrangères et européennes), l’ambassadrice a évoqué des propos qui l’ont récemment choquée, parlant même de « Canada Bashing ».

Celle-ci estime que les agriculteurs canadiens méritent tout autant de respect que les agriculteurs français, parce qu’ils « font face à la même pression, à des normes de plus en plus strictes et des exigences des consommateurs toujours plus élevées ».


Notons que les sénateurs rétifs au CETA ont tous commencé par préciser qu’ils aimaient beaucoup le Canada et n’avaient aucune animosité vis-à-vis de ses producteurs.

« Rapatriement du Français résidant à Bruxelles: les dessous des discussions avec l’assureur » (Journal des Français de l’étranger)

Beau travail d’enquête de Pénélope Bacle, publié le 4 février dans le Journal des Français de l’étranger, concernant la situation d’un compatriote vivant en Belgique qui m’a conduit à intervenir pour obtenir la prise en charge de ses soins et son rapatriement.

« Jean-Emmanuel Koutouzis, accusé par ING Assistance d’avoir commis une « faute grave » en traversant une rue de Miami lorsque le feu était au vert, a été rapatrié en Belgique en avion sanitaire le weekend du 25 janvier aux frais de son épouse. Entretien avec le sénateur Olivier Cadic qui tente depuis plusieurs semaines d’intervenir sur ce dossier aux implications beaucoup plus larges ». Lire la suite

INFOLETTRE n°130 – BREXIT : « Brexit, bonjour tristesse » (édito) / Franceinfo télé : « Brexit, ça change quoi ? » / En circo à Londres (23-24 janv. 2020) // VENEZUELA : Juan Guaido, pdt par intérim, remercie le Sénat / J. Guaido : « Notre seule limite, c’est notre vie. » / Rencontre avec la députée Michèle Crouzet. // MISSION à l’ONU : Délégation à New York (25-27 nov. 2019) / Restitution sur les rapports entre ONU/UE + sur le Venezuela. // BURKINA FASO : Convention d’entraide judiciaire. // CETA : Isabelle Hudon, ambassadrice du Canada. // HYDRODIPLOMATIE : CR 5ème colloque au Sénat. / Ma tribune sur la diplomatie informelle. // PJL BIOETHIQUE : AMP + GPA + tests ADN généalogiques.

Lire : l’INFOLETTRE n°130 – 04 février 2020Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°130

« Brexit, bonjour tristesse »

Et voilà, pour tous ceux qui espéraient encore et ont lutté pour que le Brexit ne se concrétise pas, la journée du 31 janvier 2020 a constitué la réplique de ce qu’ils ont ressenti à l’annonce du résultat du référendum.

Tristesse, amertume, désarroi… ces sentiments mêlés qui accompagnent les mauvaises journées, celles que l’on souhaite oublier.

Nous voici désormais entrés dans la période de transition susceptible de s’achever à la fin de l’année 2020. D’ici-là rien ne change pour les Européens, ni pour les entreprises.

Le Brexit est devenu officiel et nous ne savons toujours pas ce qu’il signifie. Cherchez l’erreur…

On se rend compte de l’importance d’une chose lorsqu’on est sur le point de la perdre. Les Remainers britanniques m’ont fait partager leur foi que le Brexit n’était pas inéluctable et que le Royaume-Uni allait finalement rester dans l’Union européenne.

Je suis fier de m’être engagé à leurs côtés et d’avoir soutenu leur combat. Si cet échec m’a profondément touché, il a également conforté mon engagement en faveur de la construction européenne. Winston Churchill ne disait-il pas que pour réussir, il suffisait d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme ?Visuel HL125

Pour Nicolas Hatton, président et co-fondateur de the3million, Christian Allard, membre du parlement européen pour le SNP (Scottish National Party), et moi-même, il était important que nous agissions de manière symbolique lors de la journée du 31 janvier. Nous avons choisi à dessein le lycée international de Londres Winston Churchill pour organiser une réunion quelques heures avant le basculement historique.

Tout d’abord pour partager notre détermination commune avec le public venu à notre rencontre. Nous allons poursuivre tous les trois notre action pour protéger les droits des Européens qui ont fait le choix de demeurer au Royaume-Uni.

Ensuite pour dire aux jeunes de première et terminale du lycée que nos efforts sont destinés à créer les conditions pour qu’ils soient les témoins d’un retour du Royaume-Uni dans l’UE.

Les Écossais qui ont voté à 62% pour rester dans l’UE en sortent contre leur volonté. La victoire massive du SNP aux élections générales de décembre constitue un avertissement pour Londres.

Par ailleurs, nous célébrerons l’an prochain le centenaire de la sortie de l’Irlande du Royaume-Uni… une date qui pourrait affermir l’idée d’une Irlande réunifiée, au sein de l’UE. Découvrir l’InfoLettre n°130

Avec Nicolas Hatton, président et co-fondateur de the3million, Christian Allard, membre du parlement européen pour le SNP (Scottish National Party), le 31 janvier 2020, au lycée W. Churchill à Wembley.


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