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Le plan Ecole enregistre de nouveaux progrès

Chaque semestre, depuis cinq ans déjà, l’ambassadeur réunit le comité de pilotage du plan Ecole. Cette tradition fut initiée par Maurice Gourdault-Montagne en 2008. Et depuis cinq ans, nous faisons le point sur les avancées des trois objectifs définis à l’origine.

Je vous invite à prendre connaissance de nos progrès en lisant le compte rendu de notre dernière réunion, sous la houlette de notre ambassadeur Bernard Emié (lire : 20130701-CR Comité de Pilotage).

Je me suis clairement réjoui de l’atteinte de notre premier objectif : la création de 1500 places supplémentaires dans l’enseignement français à l’étranger. Nous avions prévu trois ans pour y parvenir. Nous en mettrons sept. Cela tempère un peu mon enthousiasme car je mesure la frustration des parents dont les enfants n’obtiennent toujours pas de places. Ils étaient encore largement plus de 1 000 dans ce cas cette année.

Comme vous pourrez le découvrir dans le compte-rendu, le groupe de travail chargé d’analyser l’organisation des flux d’élèves entre les différentes écoles primaires et secondaires après l’ouverture du futur lycée de Wembley a abouti à de nombreux points d’accord. Mais il n’est pas parvenu à un consensus complet.

Pourquoi donner une priorité d’accès au lycée Charles de Gaulle (CDG) aux seuls élèves issus des écoles annexes de ce lycée? Cette proposition de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, n’a pas obtenu l’assentiment du comité. J’ai suggéré que la discussion sur la gestion des flux d’élèves se poursuive au second semestre.

J’ai aussi souligné que nous devrons poursuivre l’accroissement du nombre de places une fois que le lycée de Wembley sera ouvert, à la rentrée 2015, parce que la pénurie reste prévisible. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé la participation d’Yves Aubin de la Messuzière, président de la Mission laïque Française (MLF), à notre prochain comité de pilotage. Il sera en effet intéressant d’entendre la vision de la MLF qui constitue le second réseau d’écoles françaises à l’étranger après l’AEFE.

L’ambassadeur a également accepté ma suggestion de prévoir la participation à nos réunions de Sabine Paradis, directrice de l’EIFA, Ecole internationale franco-anglaise, ouverte il y a un an seulement à Portland Place, au centre de Londres.

En outre, j’ai mis l’accent sur l’objectif n°2 du plan Ecole, dédié au développement des écoles bilingues franco-anglaises. Il faut saluer le travail de l’équipe dédiée à ce dessein en mai dernier et animée par Bénédicte Yue (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues » du 31 mai 2013).

Le rôle joué par Bénédicte dans la création de la Free school de Culham justifie qu’elle puisse siéger au comité de pilotage pour offrir le regard des parents d’élèves dans le cadre du développement des filières bilingues au Royaume-Uni. De plus, pour favoriser la dynamique de cet objectif n°2, j’ai proposé qu’une journée d’information consacrée à la création de « Free schools » bilingues soit organisée à l’intention des écoles du programme Flam. L’association «Parapluie» qui fédère les écoles Flam sur le sol britannique se réunira le 1er décembre prochain. J’espère qu’elle pourra encadrer cette manifestation (lire : « « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? » par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013).

Au sujet des écoles Flam, qui sont une cinquantaine au Royaume-Uni, le plan Ecole a permis de faire émerger « le réseau le plus dense en Europe et dans le monde pour un pays de cette taille » selon les termes de notre ambassadeur. Bernard Emié ajoute justement que ce réseau est « arrivé à maturité » et que « sa professionnalisation est devenue un enjeu majeur », d’autant que «ces “petites écoles” sont bien souvent le seul point d’ancrage francophone dans des régions entières. »

Il est néanmoins regrettable que le gouvernement socialiste ait mis fin à la transparence concernant l’attribution des subventions par le ministère des Affaires étrangères aux écoles Flam du Royaume-Uni. Seules 13 petites écoles Flam bénéficieraient d’une aide du ministère aujourd’hui sans que nous sachions ce qu’elles ont reçu…

L’ambassadeur a répondu que ses services donneraient satisfaction à mon souci de transparence en 2013. C’était le 1er juillet dernier. Quatre mois plus tard, l’information n’a toujours pas été diffusée, ni à moi, ni aux élus.

De son côté, notre députée Axelle Lemaire a confié aux élus de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, en mars dernier, qu’elle avait accordé l’ensemble de sa réserve parlementaire 2012 (estimée à 130.000 euros) aux petites écoles Flam. Contrairement à son engagement, elle ne nous a jamais communiqué la liste des heureux bénéficiaires de son bon vouloir.

Il souffle comme un parfum de clientélisme et d’opacité autour des aides publiques liées au programme Flam, une situation qui tranche nettement avec l’époque précédente sous l’ancienne majorité (lire : « Programme Flam : le changement c’est on ne sait plus qui est subventionné ! » du 06 avril 2013).

Souhaitons que notre députée reprenne à son compte les règles de bonne conduite qu’elle sait si bien rappeler aux autres.

Photo Flickr de Blondie 478

Naissance de l’AFEP-EF au service des élèves précoces

Il comprend tout du premier coup ? Son esprit critique détecte rapidement les failles de raisonnement ? Il est insatiable de curiosité, au point de vous harceler de questions sur des sujets qui ne semblent pas de son âge ? Son âge mental est peut-être en avance sur son âge réel. Les cas s’étalent entre 2 à 7 ans d’avance, selon les spécialistes. Vous avez certainement un enfant précoce.

Votre fierté toute légitime de parents ne doit pas faire écran à votre devoir de précaution. Un enfant surdoué est d’abord un enfant différent. Ce constat peut expliquer un mal être chronique, d’autant que l’enfant précoce est fréquemment hypersensible, rétif à la routine ou récalcitrant au rabâchage scolaire. Devant un environnement inadapté, il va souvent préférer s’isoler des autres et se réfugier dans son imaginaire…

Des associations spécialisées ont pour mission de détecter, comprendre et accompagner ces enfants vers leur propre épanouissement. Véronique Cartoux vient de créer une association qui intéresse les Français du Royaume-Uni. Il s’agit de l’AFEP-EF, l’association française pour les élèves précoces des écoles françaises, de la zone académique de l’Europe du Nord-Ouest : Grande-Bretagne, Irlande, Pays-­Bas, Belgique et Luxembourg.

Cet organisme va travailler en étroite collaboration avec l’AFEP France, agréée par le ministère de l’Education nationale, qui apporte son aide aux parents et enseignants pour prévenir l’échec scolaire et social auquel les enfants précoces sont souvent confrontés.

Véronique Cartoux, responsable de l’AFEP-EF

Pour y parvenir, Véronique Cartoux juge que « c’est au quotidien qu’un parcours scolaire se construit ». Le moteur essentiel de l’AFEP-EF est donc de rendre plus facile le quotidien du personnel enseignant, comme celui des enfants et de leurs parents.

L’association se concentrera uniquement sur les élèves des écoles françaises à l’étranger, devenant l’interlocuteur centré sur les intérêts des élèves intellectuellement précoces au sein du réseau de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). Précisons que l’AFEP-EF offre aussi des activités extrascolaires, ludiques et culturelles, afin de créer des espaces de rencontre entre parentes et enfants.

Véronique Cartoux se félicite déjà « des premiers échanges constructifs avec les établissements et personnels en charge de l’éducation à Londres ». Je lui souhaite bonne route au service de nos enfants précoces que les Britanniques qualifient si poétiquement de « gifted children » !

Site internet de l’AFEP-EF

Plan Ecole : comment redynamiser l’enseignement français à l’étranger?

L’UFE GB, l’Union des Français de l’étranger de Grande-Bretagne, a organisé jeudi 2/05/13 sa 5ème réunion publique annuelle sur le plan Ecole. J’ai co-animé la réunion avec Sophie Routier, en charge du pôle Enseignement au sein de l’UFE GB et membre du Board du collège français bilingue de Londres (CFBL).

Fidèle à mon engagement pris lors du lancement du plan Ecole, en juin 2008, cette réunion publique permet d’évaluer chaque année les progrès de cette action collective en faveur du développement de l’enseignement français au Royaume-Uni et d’en débattre avec tous ceux qui le souhaitent (lire : Texte Intervention OC 19 06 2008 d’Olivier Cadic, lors de la rencontre-débat UFE GB du 19 juin 2008 – ficher pdf).

Je remercie Sabine Paradis et Isabelle Faulkner co-fondatrices de l’EIFA (Ecole Internationale Franco-Anglaise) de nous avoir permis d’organiser notre dernière rencontre dans leurs locaux flambant neufs. Cette nouvelle école londonienne ouverte en janvier 2013 accueillera déjà plus de cent dix élèves dès la rentrée de septembre 2013. L’ouverture de l’EIFA marque l’arrivée à Londres de la Mission laïque française (MLF), deuxième opérateur français éducatif dans le monde dont le slogan est «deux cultures, trois langues».

En 2008, notre objectif initial était de créer 1500 places nouvelles dans l’enseignement français sur une période de trois ans, au rythme de 500 créations annuelles, pour s’ajuster au volume de la demande insatisfaite de l’époque. Le plan Ecole vise donc à trouver les moyens d’accroître l’offre par une démarche maitrisée et constante. Cinq ans plus tard, nous pouvons revendiquer la création de 955 places, soit une moyenne de 200 unités supplémentaires par an et une augmentation de 21% de la capacité d’accueil des établissements.

Nous sommes encore loin de l’objectif initial.

Voici le bâtiment qui va accueillir le 3ème établissement secondaire français de Londres, à Brent, près de Wembley, en septembre 2015

Toutefois, il faut saluer le travail accompli avec la création du Collège français bilingue de Londres (CFBL) à Kentish Town et l’ouverture programmée à Brent, près de Wembley, d’un établissement qui représentera à la fois un troisième collège  et un second lycée à Londres, en septembre 2015. Forts de ces succès, qui rompent avec les années d’immobilisme, la mise en œuvre du plan Ecole fournira bien les 1500 places promises, au bout de sept ans certes, au lieu de trois…

Il faut se réjouir de tels progrès et je rends un vif hommage à tous ceux qui s’impliquent au quotidien dans le cadre du plan Ecole.

Nous devons également faire preuve d’humilité en considérant l’écart entre le résultat obtenu et le besoin non satisfait exprimé chaque année par les parents d’élèves. Environ 700 demandes ont été rejetées lors de la dernière rentrée. En interne l’AEFE parle de « taux de pression » sur les établissements quand les demandes d’inscription ne sont pas honorées. J’ai réclamé la communication de ces données en conseil d’administration à de nombreuses reprises… sans succès.

La frustration de centaines de familles qui ne trouvent toujours pas la possibilité de s’inscrire dans le réseau français s’exprime avec force et nous devons y être particulièrement sensibles.

Il va bien falloir débattre un jour des raisons profondes qui brident la capacité d’accueil de notre réseau d’enseignement à l’étranger. Une nouvelle circulaire du ministère de l’Education nationale du 10 avril 2013 prévoit que l’homologation d’une nouvelle école sera sujette à l’avis favorable du MAE (ministère des Affaires étrangères), auquel s’ajoute désormais l’avis de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger). Lien vers la circulaire : www.education.gouv.fr/pid25535/bulletin_officiel.html?cid_bo=71388

Or, l’AEFE est un établissement public national placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères. Elle pilote le réseau d’enseignement français à l’étranger, en charge notamment de fournir les personnels détachés par l’Education nationale. Mais elle demeure aussi le principal opérateur de ce réseau composé de 480 établissements. A l’image du lycée Charles de Gaulle de Londres, 75 de ces établissements sont gérés directement par l’Agence (les « établissements EGD »),  tandis que 156 écoles ont passé une convention avec l’AEFE (les « établissements conventionnés »), comme le CFBL ou Jacques Prévert, alors que tous les autres, soit 249 écoles, sont désignés comme « établissements partenaires ».

Peut-on être juge et partie ? N’y a-t-il pas un conflit d’intérêt à piloter un réseau dont on est le principal opérateur ?

Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, nous avait laissé entendre que Londres ne saurait constituer une priorité pour l’AEFE lors de sa première visite au Royaume-Uni, le 14 novembre 2008.

C’est la raison pour laquelle, soulignons-le, le conseiller culturel adjoint a fait appel à la MLF (Mission laïque française) pour nous aider alors à créer le business plan et à monter le projet du CFBL. Une fois le plan bouclé, le bâtiment trouvé et le financement assuré, l’AEFE a pris la décision de devenir l’opérateur de ce nouvel établissement, et conservé son monopole sur l’enseignement secondaire à Londres. Clairement dit, sans le poste diplomatique et la MLF ce dossier n’aurait jamais abouti.

Pour l’EIFA, le cycle était le même. L’AEFE a tenté de décourager Sabine Paradis dans son projet. Soutenue par la MLF et les conseillers culturels adjoints, représentants locaux du MAE, la tenacité de Sabine a fini par payer. Lorsque l’EIFA a pu voir le jour, elle est restée loyale envers la MLF et a éconduit l’AEFE. Là encore sans l’action combinée du poste diplomatique et de la MLF, plus de 100 places nouvelles n’auraient pas vu le jour.

Revenons à la circulaire. En ayant la possibilité de contrôler dorénavant ce qui peut être homologué ou non, l’AEFE dispose d’un pouvoir exorbitant, celui d’empêcher la naissance de toute concurrence !

C’est une régression inacceptable pour tout républicain qui se respecte.

Depuis un an, le gouvernement socialiste légitime un retour vers un dirigisme insidieux et anachronique. L’opacité règne désormais à tous les niveaux. Les personnels de direction détachés me confient parfois leur malaise face aux pressions qui pèsent sur leur avenir professionnel s’ils ne font pas preuve de docilité. C’est navrant.

Afin d’apporter un nouvel élan au développement de notre enseignement à l’étranger, il faut
absolument découpler l’action de l’AEFE qui devrait se concentrer sur sa mission de pilotage
et, par conséquent, abandonner son rôle opérationnel, au profit d’acteurs tels que la MLF ou
divers organismes privés ou même publics étrangers.

La MLF a démontré sa souplesse, sa capacité d’adaptation à prendre en compte les besoins des familles françaises tout en valorisant la culture et la langue des pays d’accueil. Elle necessite moins d’argent public car sa structure et son mode de fonctionnement sont plus légers.

Nous devons garantir la liberté d’établissement de structures qui contribuent au rayonnement de la France à l’étranger et cesser de mettre des barrières à l’entrée de toutes les bonnes volontés!

Programme Flam : le changement c’est on ne sait plus qui est subventionné !

Comme s’il était besoin de rajouter une louche d’opacité sur l’utilisation des fonds publics, l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, se mure dans un étrange silence au sujet de l’attribution des subventions programme Flam (Français langue maternelle).

On parle tout de même d’un budget annuel de 600.000 euros, dont on ne sait pas qui reçoit quoi et combien!

Attitude d’autant plus étonnante que l’AEFE a toujours joué la transparence dans le cadre du programme Flam, dont je vous parle souvent avec enthousiasme. Il participe au rayonnement de la langue et de la culture françaises auprès des plus jeunes, depuis plus de dix ans. Le développement de ces écoles constitue le troisième objectif du plan Ecole. Une cinquantaine d’associations, créées à l’initiative des parents d’élèves, s’inscrit désormais dans le cadre du programme Flam au Royaume-Uni et rassemble aujourd’hui 3000 élèves outre-Manche !

Si j’avais été en mesure de publier, sur ce blog, le détail des aides versées aux écoles Flam du Royaume-Uni en 2011, rien n’a filtré pour l’année 2012.

Lors du conseil d’administration de l’AEFE en date du 27/11/12, l’agence a refusé de transmettre l’information au motif que les éventuelles comparaisons qui seraient établies entre structures et subventions ne seraient pas pertinentes !

Pourtant, quelques semaines plus tôt, l’AEFE avait écrit: « Les Conseillers de l’AFE sont, à leur demande, tenus informés des résultats de la commission d’attribution de subvention et destinataires des différents éléments du budget annuel du programme. » Ce qui est totalement faux, comme je l’ai fait constater à Londres lors de la réunion du plan Ecole du 24/10/12 devant l’ambassadeur Bernard Emié.

Il me parait extravagant que les élus de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, puissent ignorer qui reçoit quoi de la part de l’AEFE.
Un avis que partage heureusement la commission des Finances de l’AFE puisqu’elle m’a unanimement soutenu sur ce sujet, le 6 mars dernier à Paris (lire : Voeux de la commission des Finances de l’AFE – mars 2013 – fichier pdf). Ce vœu de transparence a été adopté en séance plénière par tous les élus de l’AFE.

S’il ne tenait qu’à l’AFE, nous irions bien plus loin sur la voie de la démocratisation des pratiques : l’an dernier, j’avais fait amender un vœu de la commission enseignement de l’AFE pour associer les élus à l’instruction des dossiers de subvention par les postes diplomatiques, et à la Commission d’attribution des subventions de l’AEFE. Le cabinet d’Hélène Conway, ministre des Français de l’étranger a refusé net !

Depuis l’arrivée de François Hollande à la tête de l’Etat, l’administration subventionne les associations FLAM à l’étranger dans la plus totale opacité. Ceci se fait sous le contrôle exclusif du cabinet de la ministre Conway.

De leur coté, les parlementaires accordent des subventions à titre discrétionnaire dans le cadre de la réserve parlementaire. Ainsi, à titre d’exemple, la députée Axelle Lemaire aurait attribué environ 120.000 euros à des écoles FLAM. A ce jour, nous ne savons toujours pas ce qu’il en est advenu.

Sous le gouvernement Jospin, un certain Arnaud Montebourg, actuel ministre du gouvernement de Jean-Marc Ayrault, écrivait: « La subvention est devenue un instrument de gouvernement politique local. Entre les mains d’élus dont la vocation essentielle est leur propre réélection, elle est devenue, dans certains cas les plus abusifs, un instrument de chantage politique, d’entretien d’une clientèle, le plus souvent d’organisation d’une tutelle systématique sur des territoires sommés de se taire s’ils veulent de l’argent, et obligés de soutenir s’ils en ont obtenu. »

Mais ça c’était avant. Le changement c’est maintenant ?

Photo Flickr de FranUlloa

La députée socialiste Axelle Lemaire tente d’allumer la guerre scolaire à l’étranger


« L’homologation devient un instrument de discrimination sociale ». Axelle Lemaire, députée socialiste de la 3ème circonscription des Français de l’étranger sonne la charge contre les écoles homologuées à l’étranger. Elle les accuse de pratiquer un niveau élevé de frais de scolarité, facteur de discrimination sociale et d’aggravation du budget des bourses scolaires. Elle pose une question écrite au ministre de l’Education nationale pour savoir s’il ne pourrait introduire le niveau des frais d’écolage dans la procédure d’homologation.

Rappelons que ces établissements ont reçu une homologation parce que leur pédagogie est conforme aux exigences de l’Education nationale.

Notre députée constate que les frais d’écolage s’imputent sur le budget des bourses scolaires du ministère des Affaires étrangères et elle laisse suggérer que leur modicité pourrait devenir, en soi, un critère d’homologation.

Doit-on rappeler à Axelle Lemaire que, contrairement aux écoles gérées directement par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE), les écoles homologuées ne font pas supporter la moitié de leurs coûts de scolarité au contribuable français ?

Ces écoles homologuées subsistent uniquement par leur propre talent et leurs propres forces ; elles se dispensent volontiers des leçons de morale civique et financière. Elles n’ont pas d’autre choix que de faire porter l’intégralité de leurs frais sur les parents d’élèves, ce qui explique certains écarts de prix au sein du réseau d’enseignement français à l’étranger. Des tarifs allant « jusqu’à quinze mille euros annuels par enfant ! », fustige notre députée. Sait-elle que si l’Etat ne prenait pas à sa charge une bonne part des frais de scolarité du lycée Charles de Gaulle de Londres, ceux-ci s’élèveraient à plus de 12.000 euros annuels ? Et encore, il faut savoir que le lycée ne paie pas de loyer pour occuper son bâtiment.

Les écoles homologuées pourraient évidemment faire un effort… quitte à offrir des conditions de travail dégradées et des infrastructures au rabais. Est-ce un objectif pertinent ? Pourtant, si on suit l’idée d’Axelle Lemaire, il faudrait désormais imposer un contrôle des prix sur les écoles homologuées, charge à elles d’équilibrer leur budget comme elles peuvent.

La députée voudrait-elle rallumer la guerre scolaire, relancer l’opposition entre écoles privées et écoles publiques et, ainsi, nous ramener à la période des vieilles lunes socialistes que l’on pensait révolue ? Voilà une démarche sectaire assez inattendue!

Question n°19405 de Mme Axelle Lemaire au ministre de l’Education nationale (JO du 26 février 2013 p. 062)

Mme Axelle Lemaire attire l’attention de M. le ministre de l’éducation nationale sur les conditions d’homologation des établissements scolaires hors de France. Pour être homologuées, les écoles d’enseignement français à l’étranger doivent se conformer aux programmes, aux objectifs pédagogiques, et aux règles applicables en France aux établissements de l’enseignement public français. Les établissements homologués à l’étranger peuvent en retour offrir à leurs élèves la possibilité de s’inscrire dans une école en France sans examen d’admission. L’homologation repose sur les impératifs fondamentaux d’égalité, de liberté et de laïcité, comme le soulignent les articles R-451-1 à R-451-14 du code de l’éducation. L’objectif premier fixé par la reconnaissance d’une homologation, qui vise à « prolonger à l’étranger le service public d’éducation, en raison de la conformité aux principes fondamentaux […] d’égalité » est en outre rappelé dans la note de service n° 2012-074 du 9 mai 2012 relative à la campagne d’homologation 2012-2013. Or à l’heure actuelle, cette garantie de conformité est octroyée sans considération financière, qui concernait les frais d’écolage supportés par les parents, comme le coût induit pour les finances publiques par l’octroi de bourses scolaires destinées à compenser des frais élevés. Ainsi, certains établissements déjà homologués ou qui réclament une homologation pratiquent des tarifs considérés comme inaccessibles par la très grande majorité des familles françaises – jusqu’à quinze mille euros annuels par enfant ! Les conséquences d’un tel octroi sont prévisibles : coût alourdi pour l’État par le truchement des bourses sociales et pression budgétaire sur le programme 151 du ministère des affaires étrangères, et augmentation subséquente des frais de scolarité dans les autres établissements du réseau français à l’étranger, alors même que les familles expriment un mécontentement croissant concernant les hausses continues et massives des frais d’écolage. L’homologation devient de facto un instrument de discrimination sociale très éloigné des principes d’égalité et de continuité du service public affichés dans les textes. Elle connaît l’importance du rayonnement du réseau éducatif français à l’étranger, en particulier comme instrument d’influence auprès des élèves de nationalité étrangère. Mais elle s’interroge sur l’équilibre à trouver entre cet objectif de rayonnement et l’accessibilité du réseau aux familles françaises, et lui demande de préciser ses intentions dans la définition des critères d’homologation. Elle souhaite en outre savoir si une réflexion est menée par l’ensemble des acteurs de l’homologation – DGESCO, IGEN, IGAENR, MAE, AEFE et postes diplomatiques – pour introduire le niveau des frais d’écolage dans la procédure.

Source : http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-19405QE.htm

L’AEFE doublement désavouée par le tribunal administratif

Coup de tonnerre au sein de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) !

Le tribunal administratif de Paris, par jugement du 19 février dernier, a rendu nulles deux décisions de l’AEFE : la contribution des écoles françaises à ses frais de fonctionnement et le plafonnement de la prise en charge (PEC) au sein des établissements simplement homologués.

La lettre du sénateur Robert-Denis Del Picchia du 1er mars 2013 se fait l’écho du jugement (lire : La lettre du sénateur, p.3).

Premier point, le tribunal a jugé « qu’aucun texte législatif ou réglementaire n’a habilité le conseil d’administration de l’Agence française à instituer la contribution » aux frais de fonctionnement de son réseau, notamment pour faire face aux coûts immobiliers et aux cotisations pour pension des personnels. Baptisée la « taxe Bossière », du nom du prédécesseur d’Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, cette contribution est assise sur les frais de scolarité : 6% pour les écoles en gestion directe et conventionnées et 2 % pour les écoles simplement homologuées.

Rappelons que cette mesure fut décriée dès son origine, souvent qualifiée de « chantage à l’homologation » par les responsables d’établissements à l’étranger dont certains menaçaient ouvertement de quitter le réseau. En définitive, toutes les écoles ont plié et ont donc augmenté leurs frais de scolarité. Cette contribution permet à l’Agence d’encaisser 34M€ prélevés directement sur les frais de scolarité.

Second point et second camouflet, le tribunal a jugé qu’ « aucun texte de nature législative ou réglementaire n’a donné au directeur de l’AEFE compétence » pour instaurer, pour l’année 2010-2011, un plafonnement de la prise en charge des frais de scolarité à hauteur des tarifs applicables en 2007-2008, pour les établissements d’enseignement français à l’étranger simplement homologués

En effet, le plafonnement imposé par l’instruction de l’AEFE, datée du 31/12/2009, ne concernait pas les « établissements conventionnés » ou « en gestion directe ».

L’AEFE a considéré que certains « établissements homologués » avaient augmenté de manière exagérée le tarif des années de scolarité prises en charge par l’Etat (seconde, première et terminale). Par cette décision, l’AEFE laissait donc à la charge des parents d’élèves le différentiel de prix existant entre le barème 2010-2011 et celui en vigueur en 2007-2008.

Une famille de New York a contesté cette discrimination auprès du tribunal en exigeant  la prise en charge intégrale des frais de scolarité de leur enfant de la part de l’AEFE, comme c’est le cas dans les écoles gérées directement par l’Agence.

Chacun se souvient que le président Nicolas Sarkozy avait décidé d’accorder la prise en charge (PEC) des frais de scolarité pour les lycéens français à l’étranger à compter de l’année scolaire 2007-2008.

La décision judiciaire ouvre certainement la voie à un remboursement des frais de scolarité indument acquittés par les parents d’élèves des écoles homologuées si les associations représentatives lancent une action concertée pour bénéficier de cette jurisprudence.

Même si tribunal ne condamne pas, en soi, les décisions de l’Agence sur le fond, car nous sommes plutôt dans le vice de forme, le coup est rude pour l’AEFE et sa directrice.

Dans les deux cas de figure, l’Agence peut toujours faire appel, mais le recours n’aura pas d’effet suspensif. Il faudra donc rembourser, à la fois, la contribution versée par l’établissement homologué de New York et la part excessive des frais de scolarité versée par la famille qui s’est pourvue devant le tribunal administratif.

En marge de l’intervention d’Anne-Marie Descôtes devant l’assemblée générale de l’Union des Français de l’étranger (UFE) à Paris, samedi 2 mars 2013, il m’a été confié que l’Agence envisage de faire appel.

Photo Flickr de SalFalko

Surprenant, l’AEFE fait reculer la démocratie dans ses établissements EGD

La Commission permanente des parents d’élèves du lycée Charles de Gaulle à Londres a officiellement disparu l

J’ai appris cette nouvelle au cours du conseil d’établissement de novembre dernier avec stupéfaction. Le proviseur, Olivier Rauch, n’est pas en cause, puisqu’il s’est trouvé contraint de supprimer ce dispositif, dès lors que l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, n’avait pas prévu de commission permanente dans sa circulaire n°1894 (pdf), relative à « l’Organisation et fonctionnement des instances des établissements d’enseignement français à l’étranger relevant de l’AEFE » du 6/7/12.

Je m’empresse de vous dire que nous avons trouvé la parade, parce que le proviseur a la possibilité de créer des groupes de travail ad hoc. C’est ce que j’ai obtenu, lors du conseil d’établissement suivant qui s’est tenu jeudi dernier, avec le soutien des parents et des enseignants afin que nous puissions fonctionner comme précédemment, du temps de feu la « Commission permanente ».

Je vous parle de commission permanente, de quoi s’agit-il au juste ? D’un particularisme des Français de Londres pour le réseau d’enseignement à l’étranger, disons-le d’emblée.

Le 14 mai 2010, les acteurs du plan Ecole, soucieux d’une évolution démocratique du fonctionnement des établissements à gestion directe du réseau (EGD), étaient parvenus à une avancée significative : la création d’une commission permanente au lycée CDG de Londres.

Mon action d’administrateur de l’AEFE engagée depuis septembre 2009 pour, entre autres, permettre un contrôle plus démocratique de l’évolution des tarifs de scolarité enregistrait son premier succès. Une idée pleine de promesse et inspirée des bonnes pratiques de l’Education nationale en France avait pris vie (voir le document : La-commission-permanente_43591 – pdf).

Cette commission se composait de 5 membres de la direction, 5 enseignants et personnels et, enfin, 5 représentants d’élèves et de parents d’élèves, c’est à dire toutes les parties concernées par la marche d’un établissement scolaire. Sa mission visait à renforcer la concertation et le débat en amont des projets, afin de faire des choix stratégiques et budgétaires tenant compte des problématiques de chacun des interlocuteurs (lire : « Evolution de l’EGD à Londres, Yes we can ! » du 18 mai 2010).

Suite à ma visite à Francfort, fin 2010, les parents d’élèves avaient obtenu la même avancée (lire : « Quand le lycée de Francfort s’inspire du lycée de Londres » du 14 décembre 2010). Le lycée de Tananarive fut le troisième établissement à nous emboiter pas.

Devant l’engouement naissant, j’ai suggéré au conseil d’administration de l’AEFE, dès novembre 2010, que des commissions permanentes soient instituées dans tous les établissements EGD. En écho, François Denis, président de la prestigieuse Fapée, Fédération des associations de parents d’élèves à l’étranger, exprimait publiquement le souhait de voir ce type de commissions, essentielles en phase de choix budgétaires, se multiplier dans tout réseau scolaire français à l’étranger, en s’inspirant de l’expérience londonienne (lire : « La Fapée revendique une meilleure implication des parents dans les décisions » du 25 septembre 2010).

Trois ans durant, j’ai mis mon mandat d’administrateur de l’AEFE au service de cette cause en tentant d’essaimer les bonnes pratiques en cours à Londres, au travers de notre plan Ecole.

J’ai eu le sentiment d’avoir accompli ma mission en lisant la note d’Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, diffusée à son conseil d’administration le 6 juin 2012, relative à « la place des parents d’élèves et des personnels dans les instances des établissements français à l’étranger » (voir: CA_6_Juin_2012_parents_personnels_instances_etablissements – pdf). Ce document envisageait clairement la création d’un « comité de gestion » tenu de se réunir avant la confection du budget annuel des établissements.

Nous avons été nombreux à nous réjouir de cette perspective, n’imaginant pas un seul instant un possible retour en arrière. Quelques mois après, la rédaction technocratique de la circulaire n°1894 précitée m’a fait l’effet d’une douche froide.

Mon devoir d’élu est de faire vivre la démocratie en imposant la transparence et une gestion participative pour contourner les obstacles administratifs et les mentalités figées.

Soutenu par les représentants des parents d’élèves et les enseignants du lycée CDG, comme je vous l’ai dit plus haut, j’ai obtenu de la part du proviseur Olivier Rauch la création immédiate d’un groupe de travail… qui aura les mêmes attributions que la défunte Commission permanente.

Dans un contexte tendu, je salue l’attitude constructive d’Olivier Rauch qui n’a jamais perdu le nord, c’est bien le moins pour un agrégé de géographie.

Je suis convaincu que Mme Descôtes appréciera la formule mise en oeuvre au sein du lycée. J’espère qu’elle rédigera une nouvelle circulaire qui respectera scrupuleusement les avancées de la note validée par le conseil d’administration du 6/6/2012.

Ma position est claire. Depuis 2010, je demande à l’AEFE d’officialiser et de généraliser les commissions permanentes, d’autant que ce type de commission existe dans tous les établissements secondaires en France (EPLE). Les représentants des parents ou des enseignants doivent pouvoir agir en amont sur toute décision susceptible de faire évoluer le budget et les frais de scolarité de leur établissement !

Pour consulter l’historique des articles publiés sur ce blog en rapport avec l’évolution de l’EGD, suivez ce lien

Photo Flickr de Bladsurb et Tiggywinkle

Un prix d’architecture pour l’AEFE !

Je vous parle souvent de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, et je m’en voudrais de passer sous silence qu’elle vient de se distinguer pour une réalisation architecturale exceptionnelle.

Le jury de l’Afex (Architectes français à l’export) a décerné son Grand Prix au lycée Jean-Mermoz de Dakar, au Sénégal, conçu par l’agence Terreneuve (lire l’article sur le site de l’AEFE).

Le lycée, dit « nouveau Mermoz », a été entièrement reconstruit pendant deux ans pour un montant de 15,7M€ (valeur 2006) et inauguré à la rentrée scolaire 2010. Ce vaste ensemble de 17.000m2  accueille 2 400 élèves, de la maternelle à la terminale, qui se croisent joyeusement dans les nombreuses coursives, galeries et patios qui agrémentent les bâtiments. Ses architectes ont résolument pensé un projet « contemporain dans sa forme, économique dans les moyens et autonome dans son fonctionnement. »

Le jury de l’Afex a été particulièrement sensible à cette expérience d’architecture bio-climatique, dont l’agencement des vides et des pleins favorise la circulation de l’air pour un rafraîchissement naturel et permanent des espaces intérieurs.

Décerné tous les deux ans, le Grand Prix Afex 2012  sera solennellement remis à l’AEFE, maitre d’ouvrage, le 28 août prochain à Venise, à l’occasion de la Biennale internationale d’architecture. Pourquoi pas d’autres récompenses pour ses chantiers en cours (Alger, Amman, Le Caire, Francfort…) ?

De l’événementiel pour doper le programme FLAM

Lors de la présentation de ses voeux, en début d’année, Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, avait conclu en marquant sa volonté « d’encourager localement la francophonie et la francophilie » (lire : « La directrice de l’AEFE, Anne-Marie Descôtes, vous présente ses vœux » du 11 janvier 2012).

Lundi 13 février, nous étions six personnes à constituer un comité de réflexion au siège parisien de l’AEFE. Joëlle Jean, chef du service pédagogique, nous a fait partager l’idée de Mme Descôtes d’un événement au Sénat consacré à la valorisation du programme Flam (Français langue maternelle). Cette opération, qui pourrait avoir lieu avant l’été, servirait à promouvoir et étoffer ce réseau de « petites écoles du samedi », notamment en impliquant des partenaires susceptibles d’accompagner financièrement l’essor de ces associations.

J’ai évidemment approuvé cette excellente idée, d’autant qu’elle entre en résonance avec l’objectif n°3 du plan Ecole du Royaume Uni qui vise à familiariser les jeunes enfants avec la langue française, justement grâce au programme Flam.

J’ajoute avec fierté que le Royaume-Uni est devenu une terre d’élection pour Flam où son développement est remarquable : 10 écoles en 2008 contre 46 en 2011 ! Dans cet intervalle, le nombre de petits écoliers est passé de 700 à près de 3000 (lire : « Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 ! » du 24 décembre 2011). Comment ? Pourquoi ? Quelles bonnes pratiques peut-on en tirer au profit d’autres pays ? L’événement annoncé devra nourrir ce type d’échanges.

Rappelons bien que l’enjeu du programme Flam est l’apprentissage de notre langue sous le contrôle complet de l’Education nationale et au moindre coût, ce qui au regard de la conjoncture n’est pas le moindre de ses avantages. Il incombe justement à  l’AEFE de verser des subsides à ces écoles pour les aider en phase de démarrage. On parle de quelques milliers d’euros à chaque fois, mais mis bout à bout les écoles Flam de Grande-Bretagne ont recueilli 95.700€ de subventions en 2011 (soit 15% de l’enveloppe mondiale de 600 000€). Pour information, 78 dossiers de subvention avaient été instruits par l’AEFE, en provenance des postes diplomatiques de 25 pays.

J’ai toujours publiquement regretté le principe des subventions dégressives limitées à 5 ans. Après trois ou quatre ans de maturité, les petites écoles ne peuvent compter que sur elles-mêmes. Aujourd’hui, l’AEFE ne connait officiellement que 13 associations sur les 48 en activité au Royaume-Uni : celles qui ont déposé un dossier d’aide.

Je pense que c’est sur le registre financier que l’idée d’Anne-Marie Descôtes prend toute son acuité. Au delà du facteur d’émulation au sein du réseau, cette opération événementielle serait une occasion d’approcher des « décideurs » pour leur faire prendre conscience du potentiel de ces associations (2,907 enfants rien que pour le Royaume-Uni) et de l’intérêt de financer leur éclosion.

Préalablement, nous avons convenu que la première tâche de l’AEFE consisterait à réaliser une cartographie aussi précise que possible de la situation. Là encore, j’ai suggéré de s’appuyer sur l’expérience de Vincent Gleizes, notre attaché de coopération pour le français.

Photo Flickr de Maureen Shaughnessy

La directrice de l’AEFE, Anne-Marie Descôtes, vous présente ses vœux

J’ai le plaisir de publier les voeux d’Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. A la tête d’un réseau unique en son genre, la directrice nous rappelle les temps forts de l’année écoulée et souligne les priorités de 2012. Il s’agit notamment du plan de développement, annoncé par Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et européennes (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres » du 29 juin 2011), du programme LabelFrancÉducation (lire : « Vers un label France pour encourager l’enseignement bilingue dans les écoles anglaises » du 11 janvier 2011) qui viendra compléter le programme FLAM (lire : « Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 ! » du 24 décembre 2011)

Puisque je siège au conseil d’administration de cette grande institution qui a pris racine dans 130 pays, je suis le témoin privilégié de tous les progrès qui s’accomplissent au service du rayonnement français. J’ai le plaisir de m’en faire régulièrement l’écho dans ce blog.

Présentation vidéo des activités de l’AEFE.

Bourses : date limite le 17 février !

Depuis ce mercredi 4 janvier 2012, vous pouvez déposer votre demande de bourse scolaire ou de prise en charge auprès du consulat pour l’année scolaire 2012-2013, si vos enfants fréquentent le réseau de l’enseignement français en Grande-Bretagne ou bien s’ils vont l’intégrer.

Même si vous êtes déjà bénéficiaire, votre demande de bourse ou de prise en charge doit être renouvelée chaque année. De plus, rappelons que ces demandes sont indépendantes de la procédure d’inscription de vos enfants.

Aperçu des dossiers de bourses scolaires traités par le service social du consulat général de France à Londres

En premier lieu, les bourses scolaires sont allouées par l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, à tout élève français résidant avec sa famille à l’étranger et qui est inscrit dans son réseau d’établissements. La bourse pourra couvrir tout ou partie les frais de scolarité, selon le niveau de revenu de la famille. Les revenus de toute nature (ex: voiture de fonction) seront pris en compte pour calculer un « revenu pondéré » qui sera comparé avec un minimum de référence, fixé par la Commission locale des bourses, tenant compte évidemment du nombre d’enfants ou encore du fait que vous êtes monoparent.

A noter que les bourses attribuées s’entendent largement puisqu’elles incluent les frais d’inscription, l’achat de manuels et de fournitures scolaires, les coûts de demi-pension ou d’internat, le transport scolaire, l’assurance ou l’inscription aux examens.

Second type d’aide possible : la prise en charge (PEC). Elle est versée par l’AEFE pour les élèves français de son réseau en classe de seconde, de première et de terminale sans condition de ressources. Sont exclus du dispositif, les enfants français dont les frais de scolarité sont pris en charge par votre employeur, une collectivité territoriale, ou un état étranger…

Les dépenses qui peuvent faire l’objet d’une prise en charge concernent les frais annuels de scolarité, comme les droits d’inscription annuels et de première inscription.

Conformément aux dispositions fixées par le décret n°2011-506 du 9 mai 2011, les frais de scolarité sont pris en charge à hauteur des tarifs de l’année scolaire 2007/2008. Le dispositif de prise en charge des frais de scolarité ne couvre donc plus la totalité des frais engagés (lire : « L’Etat renonce à la gratuité des lycées à l’étranger » du 14 mai 2011).

Toutefois si vos frais ne sont pas entièrement pris en charge par la PEC, vous pouvez vous estimer éligible à une bourse pour le complément, notamment pour les frais parascolaires (cantine, matériel…). Il vous faut donc déposer un dossier pour une bourse.

Rendez-vous sur la page Enseignement-Bourses scolaires du site du consulat pour télécharger le formulaire, la liste des justificatifs, la brochure, le barème…

Bourses: Le dépôt des dossiers s’effectue auprès du service des Affaires sociales, après avoir pris rendez-vous sur le site internet du consulat (page RV) du 4 janvier au 17 février 2012, délai de rigueur !

Prise en charge: le délai a été avancé au 10 février 2012!
Vous pouvez déposer le dossier du 4 janvier au 10 février 2012!

– Pour le Lycée Charles Gaulle, auprès du service des vies scolaires des classes de 2nde, 1ère et terminale.
– Pour l’Ecole Européenne de Culham, auprès du secrétariat. Contact : Mme Gill Brook.

Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 !

Est-ce l’effet de ce charmant acronyme de Flam qui fait crépiter l’amour de la langue française aux quatre coins du Royaume-Uni ? Toujours est-il que l’essor du programme Français langue maternelle (Flam) est époustouflant : 10 écoles en 2008 contre 46 en 2011 !

Ce sont aujourd’hui près de 3000 enfants qui sont concernés par l’apprentissage du français dès leur plus jeune âge, si essentiel au sein des familles binationales. Le succès de cette démarche associative incombe essentiellement à des parents qui investissent leur temps et parfois leur argent. En effet, l’apprentissage étant délivré dans un contexte extrascolaire ou parascolaire, d’où le nom de petites écoles du samedi, il s’agit bien d’une nouvelle astreinte pour eux.

2898 écoliers Flam outre-Manche c’est presque autant de monde que le site de South Kensington du Lycée Charles de Gaulle ! Lors de ma visite à Manchester et Leeds, le mois dernier, j’ai pu juger que la vitalité des responsables d’école et des parents pour cet enseignement parallèle ne se dément pas.

Membre du conseil d’administration de l’AEFE, je suis attentivement le programme Flam désormais piloté et géré par l’AEFE, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger. Si la progression enregistrée au sein du Royaume-Uni est éloquente, elle est également à mettre en perspective avec les résultats des autres pays : nous sommes clairement les leaders mondiaux !

Pour vous donner la mesure de notre dynamisme : 95.700€ de subventions ont été attribuées au Royaume-Uni sur une enveloppe totale de 600 000€ soit plus de 15% de l’enveloppe mondiale. En 2011, 78 dossiers de subventions avaient été instruits par l’AEFE, émanant de 25 pays !

L’année 2011 aura été un grand cru pour le plan Ecole. Je vous avais récemment fait un point très positif concernant l’objectif n°1 qui vise à augmenter le nombre de places dans le réseau d’enseignement français (lire : « Plan Ecole : 2/3 des 1 500 places supplémentaires prévues sont déjà créées » du 10 décembre 2011). Je me réjouis aujourd’hui des avancées de l’objectif n°3 du plan Ecole dédié au développement du programme Flam, qui, en qualité de « premier maillon de l’enseignement bilingue » rejoint l’objectif 2 relatif au bilinguisme.

Depuis quatre ans, Vincent Gleizes, notre attaché de coopération pour le français à l’ambassade a su diffuser en réseau les bonnes pratiques, partager les expériences de tout ordre et, enfin, enrichir constamment un référentiel de compétences pédagogiques. On ne tarit pas d’éloges à son sujet dans toutes les petites écoles qu’il a aidées à émerger administrativement, financièrement et humainement.

Comment Flam peut-il continuer d’embraser le Royaume-Uni ? Il faut travailler à la fois l’aspect pédagogique pour garantir le sérieux de l’enseignement et le coté financement pour assurer la pérennité des écoles.

Sur le plan pédagogique, Vincent Gleizes travaille à faire émerger une méthode d’enseignement spécifique pour les maternelles.

En matière de financement, j’ai déclaré dans de nombreuses enceintes qu’il fallait revoir le concept de subvention dégressive. Il est préférable de faire croître l’aide pour accompagner le développement d’une école plutôt que de chercher à gonfler une subvention pour son lancement, puis de la diminuer progressivement dans le temps. De plus, je suis convaincu que nos entreprises nationales présentes à proximité de ces écoles pourraient être associées à cette dynamique et donner un modeste coup de pouce financier qui parfois change tout.

Le 30 novembre dernier, lors du dernier conseil d’administration de l’AEFE, la directrice Anne-Marie Descôtes a annoncé une réflexion mondiale sur l’évolution de Flam par rapport à l’AEFE. Elle a également développé l’idée de faire travailler l’AEFE avec le CIEP (Centre international d’études pédagogiques) sur ce sujet.

Opérateur public de référence des ministères chargés de l’éducation et de l’enseignement supérieur, principal partenaire opérateur du ministère des Affaires étrangères et européennes pour la langue française, le CIEP contribue à la réflexion dans le domaine de la coopération internationale en éducation. Le CIEP pourrait proposer utilement une méthode d’enseignement spécifique Flam pour les primaires.

Cette orientation proposée par Anne-Marie Descôtes me paraît très judicieuse. J’ai suggéré à la directrice que la réflexion au niveau mondial prenne en compte l’expérience réussie au Royaume-Uni et que le processus d’attribution des subventions aux associations soit rendu plus transparent.

Nous pouvons être fiers du chemin parcouru et confiants en nos possibilités. Nous avons notre destin en main, d’autant plus que n’importe quel citoyen peut venir apporter sa pierre à l’édifice, c’est là tout l’attrait et l’originalité du programme Flam.

Bilan FLAM pour le Royaume-Uni :

Nombre d’écoles** Nombre d’élèves* subvention pour
2008 10 705 43 364,00€ 11 écoles
2009 26 1302 34 500,00€ 13 écoles
2010 32 1426 95 700,00€ 13 écoles
2011 46 2898 99 500,00€ 13 écoles

*Estimation basée sur la moyenne des chiffres reçus.
Source Vincent Gleizes – Ambassade de France – Services culturels

Lire le rapport de l’AEFE (fichier pdf) : Bilan_Programme_Flam2011

Photo Flickr de Handkasteel

Mes propositions pour le financement de l’immobilier scolaire à l’étranger

La XXXVIème Assemblée générale de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe), présidée par le sénateur André Ferrand, s’est tenue au Sénat à Paris fin septembre. C’est l’occasion de vous parler de l’extension du réseau d’écoles françaises dont le financement constitue, comme vous imaginez, le nerf de la guerre.

Pour mémoire, l’Anefe a pour mission d’instruire les demandes de prêts garantis par l’Etat pour financer les établissements scolaires à l’étranger. J’ai eu l’honneur d’être réélu pour siéger à son conseil d’administration.

La XXXVIème Assemblée générale de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe), présidée par le sénateur André Ferrand (sept. 2011)

Les questions immobilières constituent un point critique pour le développement des écoles françaises à l’étranger. Le Royaume-Uni représente un tiers des engagements de l’Anefe ! Le principal engagement est le CFBL, Collège français bilingue de Londres avec 21M£ (lire : « Kentish Town (16) : Le ministère de l’Economie officialise la garantie de l’Etat » du 28 mai 2010). Vient ensuite, la garantie du prêt de l’école Jacques Prévert (1,7M£) obtenue pour financer ses travaux. Un troisième dossier de 0,32M£ est en cours : l’école française de Bristol a déjà obtenu la garantie de l’Etat pour son projet, mais le dossier est en suspens parce que leur offre d’acquisition du bâtiment n’a pas été retenue par les autorités locales.

Cette dernière assemblée m’a permis de remercier, au nom de notre communauté, tous les acteurs qui ont facilité ces résultats, à commencer par le président Ferrand et notre secrétaire générale, Anne Barnaud.

J’ai aussi salué l’action de Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, qui a veillé à ce que les engagements de l’Agence en faveur du CFBL soient scrupuleusement tenus. J’ai tenu à exprimer ma gratitude à Mmes Christine Eusèbe, représentant le ministère de l’Education nationale, et Agnès Rivoisy-Maaelassaf représentant le ministère des Finances. La représentante de Bercy a fait preuve de flexibilité pour construire une solution financière favorable au CFBL et l’Education nationale a accepté d’homologuer une bonne part de la pédagogie de l’école avant même son ouverture.

J’ai souvent fait état dans mes billets de la tension qui règne à Londres sur le nombre de places disponibles dans l’enseignement français. Chaque partie prenante, consciente de cet enjeu, a su se dépasser pour nous aider à atteindre le premier objectif de notre plan Ecole, lancé en juin 2008, qui vise à créer 500 places par an dans l’enseignement français.

Nous savons tous ce que nous devons à Arnaud Vaissié, Jean-Pierre Mustier et Richard Fairbairn, les trois Trustees du FEPT (French Education Property Trust), mais tout autant à Frédéric de la Borderie, qui dirige l’équipe qui travaille au quotidien sur les projets immobiliers sans qui ces réussites n’auraient pas été possibles.

Pour l’avenir, j’ai proposé lors de l’assemblée générale de l’Anefe que l’immobilier appartenant à l’AEFE à Londres soit transféré au sein du Trust immobilier FEPT pour lui permettre d’augmenter sa structure financière et de cautionner ainsi directement le prochain établissement qui ouvrira à Londres. Rappelons que le FEPT, organisme à but non lucratif, avait contracté le prêt de 21 millions de livres à bas taux pour financer les travaux du CFBL après l’obtention de la garantie de l’Etat grâce à l’Anefe.

Pour sa part, la directrice de l’AEFE a développé l’idée de créer son propre fonds pour financer ses opérations immobilières, car l’Etat ne veut plus emprunter au-delà d’une année pour aider ses établissements publics, afin de ne pas aggraver sa dette. L’AEFE est en cours d’évaluation de la somme minimale pour constituer ce fonds. Le chiffre de 50 millions d’euros a été avancé.

Que ce soit au conseil d’administration de l’AEFE, à celui de l’Anefe ou en séance plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, je ne manque jamais une occasion de soutenir cette orientation présentée par Anne-Marie Descôtes.

Par contre, je ne pense pas qu’il faille se limiter à un seul fonds qui gèrerait tous les actifs depuis Paris. Pour les pays où la législation l’autorise, j’ai suggéré de favoriser la création de fonds immobiliers décentralisés (des trusts, société civiles immobilières…) comme nous l’avons déjà expérimenté à Londres avec le FEPT. Créés et contrôlés par des acteurs locaux (parents d’élèves, entreprises locales), placés sous la responsabilité de l’ambassadeur, nos investissements seraient plus simples à optimiser. Il serait également plus facile de lever de l’argent auprès d’entreprises françaises établies sur place.

Dès lors, le fonds immobilier de l’AEFE pourrait se consacrer exclusivement au financement des écoles situées dans les pays qui ne disposent pas de l’environnement juridique adéquat, autrement dit dans l’impossibilité de créer des structures financières sur place.

Enfin, j’ai également recommandé que la propriété des bâtiments scolaires à l’étranger appartenant à l’Etat soit apportée à ces fonds immobiliers lorsqu’ils seront créés pour garantir les emprunts finançant l’entretien ou l’acquisition de nouveaux sites.

Vers un troisième établissement secondaire français à Londres

Tous les indicateurs du plan Ecole clignotent pour nous alerter de la « montée des cohortes jusqu’en 2017 pour tous les niveaux de scolarisation », résume Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, qui affine et recoupe constamment ses chiffres pour mesurer la « pression réelle » de la demande en matière d’enseignement français au Royaume-Uni.

Malgré le sentiment d’urgence, la dernière réunion du comité de pilotage du plan Ecole du 22 juin, sous l’autorité de notre ambassadeur, s’est déroulée dans une grande sérénité et une parfaite convergence de vues. Les parties prenantes ont fait le choix du réalisme et de l’honnêteté quant aux devoirs et aux possibilités de chacun, sans une once de démagogie.

Quelle est la situation ? Le nouveau collège (CFBL) de Kentish Town qui va ouvrir ses portes à la rentrée 2011 sera insuffisant pour absorber le flot des demandes. Il s’avère indispensable d’ouvrir un nouvel établissement secondaire à Londres d’ici 2013, véritable année charnière, selon Bernard Vasseur,  proviseur du lycée Charles de Gaulle.

Il me semble que l’urgence du moment doit inciter l’ensemble des acteurs à redoubler d’audace et se mettre immédiatement en quête de locaux. Heureusement, personne ne discute le bien fondé de créer rapidement un nouveau site, tout en sachant que la contrainte immobilière risque de déterminer la nature même de l’établissement : création d’un collège (640 élèves) ou d’un collège/école primaire (1140 élèves) ou bien encore d’un collège/lycée (960 élèves). En réunion, tous les regards se sont portés vers le très efficace Frédéric de la Borderie, un des acteurs de la FEPT, structure destinée à faciliter les emprunts au Royaume-Uni pour l’immobilier scolaire qui vient d’intervenir avec succès à Bristol (lire : « L’école française de Bristol obtient la garantie de l’Etat pour acquérir un bâtiment » du 09 juillet 2011). On reproduira évidemment le montage financier original mis en oeuvre par la FEPT avec la garantie de l’Etat obtenue avec le soutien du sénateur André Ferrand.

Je rappelle que l’objectif n°1 du plan Ecole, lancé en juin 2008, visait à créer 500 places par an dans l’enseignement français. En juin 2011, nous étions au tiers du chemin avec 425 places (lire : « La capacité d’accueil au cœur des préoccupations de la 4ème réunion annuelle UFE du plan Ecole » du 26 mai 2011). L’ouverture du collège français bilingue (CFBL) en 2011, venant s’ajouter au lycée de Gaulle, et le projet de troisième établissement scolaire (à l’horizon 2014 vraisemblablement) constitueront un grand bon en avant.

Et ensuite ? Combien de places faudra-t-il encore créer à Londres ? Serions-nous entrés dans une véritable fuite en avant, d’autant que le nombre de Français expatriés ne cesse de croitre?

La réunion de pilotage du 22 juin dernier a eu le mérite de rappeler les règles du jeu au risque de surprendre certains de nos compatriotes.

Notre ambassadeur Bernard Emié a été limpide en déclarant que « la scolarisation dans les établissements français est une chance, mais n’est pas un droit, ni un dû« , ajoutant qu’en tout état de cause après l’ouverture du CFBL, « le nouveau projet fixe une limite. Il ne sera pas possible de reproduire cette opération une troisième fois à Londres ni couvrir l’ensemble du Royaume Uni d’écoles françaises ». En employant le terme de « cylindrage », M. Emié a pris position vers une « nécessaire stabilisation » du nombre de places offertes dans l’enseignement français.

Le discours de Anne-Marie Descôtes, présidente de l’AEFE, Agence française pour l’enseignement français à l’étranger, fut tout aussi explicite et loyal. Si l’agence s’engage à soutenir le nouveau projet immobilier et fournir son expertise, elle ne peut indéfiniment étendre son réseau au motif qu’une « part importante des Français de Londres s’est sédentarisée, or la mission de l’Agence était de permettre la scolarisation des enfants d’expatriés temporaires ».

En remerciant Anne-Marie Descôtes de sa présence à Londres, j’ai rappelé dans le même esprit que près de 70% des Français vivant au Royaume Uni ne disposent pas de solution de scolarité française près de chez eux. Tout le monde ne vit pas aux environs de Londres.

Alors que faire pour résoudre la question de la scolarisation française ? Simplement se consacrer avec ardeur aux objectifs n°2 et n°3 du plan Ecole, soit multiplier le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni et favoriser le programme Flam.

Je rejoins parfaitement Laurent Batut qui préconise « des formes de scolarisation alternatives : Cned, filières bilingues » et Anne-Marie Descôtes qui cautionne « Le programme Flam et toutes les solutions visant à créer des filières bilingues » soulignant également le caractère alternatif de « ces instruments de rayonnement de notre enseignement ».

Par ailleurs, existe-t-il un meilleur moyen que les filières bilingues pour promouvoir la langue française chez nos amis britanniques, dont il faut aussi rappeler l’excellence de leur mode pédagogique ?

J’ai d’ailleurs mentionné que Alain Juppé venait d’annoncer la création du label «FrancEducation» pour valoriser, dès la rentrée 2011, les programmes partiellement dispensé en langue française dans les établissements étrangers, si ceux-ci se conforment à certains critères éducatifs (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres » du 29 juin 2011).

Pour synthétiser, je reprendrai les termes de Laurent Batut en disant que « l’axe 2 du plan Ecole doit constituer le second pilier de notre réponse à la demande d’éducation des communautés françaises au Royaume Uni, mais aussi permettre de promouvoir la langue française par la création de filières bilingues. » Pour illustrer son propos, il a informé le comité qu’une réflexion était engagée avec le Cned afin de proposer une formule à la carte. Je m’étais tout récemment fait l’écho d’une offre innovante dispensée de ce service public d’enseignement à distance (lire : « 10 places supplémentaires en seconde sont disponibles à Londres, grâce au Cned » du 13 juillet 2011).

Quant à l’axe 3, on ne peut que se réjouir de l’élan apporté par le programme Flam dans toute l’Angleterre. Une 39ème « Petite école du samedi » va ouvrir ses portes dans quelques semaines à Manchester (lire : « Ouverture d’une Petite école du samedi à Manchester » du 16 juillet 2011). Le comité a également félicité notre sénatrice Joëlle Garriaud Maylam, pour avoir obtenu 8000€ sur la réserve parlementaire afin de financer une méthode d’apprentissage du français pour les centaines d’enfants binationaux fréquentant les écoles Flam (lire : « Joëlle Garriaud-Maylam, tout feu tout FLAM » du 19 avril 2010).

En conclusion, je dirai qu’en cette période de choix cruciaux sur fond de limitations budgétaires, le Plan Ecole vient apporter des réponses à l’ensemble de la communauté. La réunion semestrielle du Comité de Pilotage est un gage indispensable du dynamisme de cette initiative. Chacun a pu constater que l’ambassadeur a fait preuve de perspicacité en voulant « institutionnaliser » le comité de pilotage en le restreignant aux personnalités légitimées par un mandat, dont les représentants des parents d’élèves (lire : « Première réunion du plan Ecole sous l’autorité de Bernard Emié, le 22 juin » du 16 juin 2011). Il paraît désormais nécessaire d’institutionnaliser le fonctionnement du plan école du Royaume-Uni avec toutes ses composantes afin de permettre à chaque volontaire de s’impliquer dans le développement de l’enseignement français au Royaume-Uni.

Lire le compte rendu de la réunion du 22 juin 2011 du comité de pilotage du plan Ecole

Photo Flickr de Intheozone

Il est temps de clore la polémique sur la gratuité des lycées français à l’étranger

Mais quelle mouche a piqué le Figaro pour exhumer le rapport de la Mission d’évaluation et de contrôle (MEC) sur l’enseignement français à l’étranger, datant du 30 juin 2010, et dont le gouvernement a tiré les conséquences ?

Dans son papier, Marion Brunet relance la polémique sur la gratuité des lycées français pour les enfants d’expatriés, d’autant que la mission d’évaluation déplore l’inflation des coûts prévisible et insupportable pour nos finances publiques : +67% d’ici 2013 (Site du Figaro : « Le coût de la scolarité des enfants français à l’étranger » du 01 août 2011). La journaliste ne mentionne pas que les frais de prise en charge par l’Etat ont été plafonnés en mai dernier et que le débat est donc clos !

Alors, les lecteurs du quotidien crient au loup. L’article étant reproduit sur le site du Figaro, on vit affluer près de 300 commentaires en quelques heures, souvent pour stigmatiser les Français de l’étranger « qui font payer les études de leurs enfants par le contribuable français ». Alors, moi aussi, je me suis empressé de laisser un commentaire en expliquant que les frais de scolarité au lycée avaient été plafonnés et que cette mesure permettra d’économiser 9,4M€ au titre de l’année scolaire 2011/2012 ! Pour mémoire, dans son document de synthèse sur l’aide à la scolarité en 2010/2011, l’AEFE annonçait que le montant global des prises en charge s’est établit à 30,02M€ pour 7.472 élèves.

Un billet a déjà été publié à ce sujet expliquant que la prise en charge (PEC) des frais de scolarité (seconde, première, terminale) était désormais plafonnée à hauteur des tarifs 2007/2008. Exemple : les frais du lycée Charles de Gaulle s’élèvent £4,311 pour la rentrée 2011, mais  l’Etat ne prendra à sa charge que la somme de £3,246 correspondant au tarif de la rentrée 2007 (lire : « L’Etat renonce à la gratuité des lycées à l’étranger » du 14 mai 2011).

Je me réjouis que le gouvernement ait fait preuve de pragmatisme en reconsidérant la promesse du Président de la République de gratuité totale des lycées. J’avais, dès le début, pressenti tous les effets pervers d’un engagement de dépense non maitrisé ! (lire : Lettre au Président du 16 juillet 2007, en fichier pdf).
Face à ce qui a été qualifié de « cauchemar budgétaire » par les services financiers du ministère des Affaires étrangères et européennes l’an dernier, le bon sens a prévalu. (lire : « Sortir du « cauchemar budgétaire » de la mesure de prise en charge des frais de scolarité » du 26 septembre 2010).

Il me paraît désormais plus important de porter notre attention sur les enjeux futurs de l’enseignement français à l’étranger, dont le gouvernement a pris la mesure comme l’atteste le conseil des ministres du 15 juin dernier (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres le 15 juin dernier » du 29 juin 2011). C’est ce que j’ai suggéré à la journaliste du Figaro.

Photo Flickr de Phil H

Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres

Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et européennes, a présenté au conseil des ministres son plan de développement de l’enseignement français à l’étranger

Le 15 juin dernier, Alain Juppé, ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et européennes, a présenté au conseil des ministres  le plan de développement de l’enseignement français à l’étranger.

Nous pouvons remarquer, non sans fierté, que le plan Juppé a été clairement inspiré par le plan Ecole actuellement déployé au Royaume-Uni depuis trois ans!

Ce plan est l’aboutissement d’une consultation organisée par le ministère des Affaires étrangères et européennes depuis trois ans auprès de tous les partenaires concernés. Il poursuit trois grands objectifs :

1. Conforter les missions et les moyens du réseau scolaire homologué, en consacrant des moyens significatifs (420 millions d’euros par an pour 2011-2013) à ce réseau de 470 établissements qui accueille près de 300.000 élèves (dont 55% étrangers) dans 130 pays et qui est cofinancé par les familles. En outre, un effort particulier est fait par l’Etat pour l’aide à la scolarité des enfants français grâce aux bourses scolaires et à la prise en charge de la scolarité au lycée décidée par le Président de la République. Le rôle de la Mission laïque française, acteur associatif historique, est conforté par la conclusion d’une convention avec l’Etat et d’un protocole avec l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger ;

Cet objectif correspond à l’objectif n°1 du plan Ecole du Royaume-Uni qui vise à accroitre de 1500 places l’enseignement français.

2. Mieux piloter la politique scolaire à l’étranger, avec une « cartographie de l’enseignement français à l’étranger », qui doit permettre d’élaborer une véritable stratégie de l’offre scolaire, et associer l’ensemble des partenaires français et étrangers de l’enseignement français dans le monde ;

Cet objectif correspond à notre tableau de bord. Etabli en amont du plan école, ce tableau nous a permis d’établir nos objectifs. J’avais demandé en mai 2010 à la réunion de pilotage du plan Ecole de systématiser le recours aux indicateurs pour anticiper nos besoins (lire : « Anticiper les besoins des Français du Royaume-Uni en matière d’enseignement » du 19 mai 2010). Cela s’accomplit grâce au groupe de travail sur les indicateurs qui améliore constamment ce tableau de bord.

3. Créer un nouvel instrument pour développer la présence éducative française dans le monde, avec la création d’un label « FrancEducation », qui sera délivré à partir de l’année scolaire 2011-2012 à une centaine d’établissements d’excellence étrangers. Ce label concernera les établissements qui, tout en maintenant l’éducation de leurs élèves dans les programmes du pays, souhaitent lui donner une dimension internationale en l’adossant au modèle éducatif français. Enfin, la France proposera aux bacheliers à l’étranger d’intégrer, dans les pays d’accueil et en France, les filières universitaires d’excellence créées par et avec les universités françaises.

Cet objectif correspond à l’objectif n°2 du plan Ecole du Royaume-Uni qui vise à développer l’enseignement bilingue. Puisque nous ne pourrons pas créer des écoles françaises aux quatre coins du Royaume-Uni, nous devons trouver une solution souple pour développer l’enseignement bilingue, si possible au sein même des écoles publiques anglaises. Rappelons que 70% des enfants français vivant au Royaume-Uni sont scolarisés en dehors du réseau scolaire français. Cette démarche qui s’incarne dans un label est destinée à leur offrir l’accès prochain à un enseignement bilingue à proximité de chez eux (lire : « Vers un label France pour encourager l’enseignement bilingue dans les écoles anglaises » du 11 janvier 2011)

Olivier Cadic et Jean-Paul Rebaud, sous-directeur de la Diversité linguistique et du Français

Jean-Paul Rebaud, sous-directeur de la Diversité linguistique et du Français au ministère des Affaires étrangères et européennes, a été l’artisan de ce plan. Je sais combien il estimait l’action de Michel Monsauret, l’ancien conseiller culturel adjoint à Londres. Il m’avait confié que notre plan Ecole inspirait sa réflexion. J’avais découvert son projet de label «FrancEducation» lors du séminaire de Marcoussis, en septembre 2009, pour bâtir le plan d’Orientation stratégique de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger. J’avais immédiatement soutenu sa démarche.

J’ai rendu hommage à son action à la tribune de l’Assemblée des Français de l’étranger le 11 mars dernier : « Ce label «FrancEducation» est un outil pour développer le bilinguisme à l’étranger. Je crois que c’est vraiment l’orientation d’avenir. Dans dix ans, vingt ans, parce qu’un jour, quelqu’un comme monsieur Rebaud était là, nous aurons certainement un grand réseau bilingue qui, je l’espère, ne coûtera pas grand-chose à nos finances publiques.»

Enfin, je n’oublie pas que ce résultat a pris sa source au séminaire de Marcoussis qui avait réuni tous les acteurs de l’enseignement français à l’étranger. Ce séminaire avait été remarquablement conduit par Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE. Je pense également au sénateur André Ferrand qui a initié dans une note le concept de plan école que je m’emploie à appliquer au quotidien. Sa vision est désormais partagée au plus haut niveau.
En plaçant l’avenir de l’enseignement français à l’étranger à l’ordre du jour du conseil des ministres, Alain Juppé démontre l’intérêt porté par les plus hautes autorités de l’Etat à un sujet de préoccupation majeur des expatriés. La mise en œuvre de ce plan revient à Anne-Marie Descôtes. Elle mérite notre plein soutien et tous nos encouragements.

Photo Flickr A.Juppé de Poland MFA

L’AEFE lance sa Web télé

Quelques mois après avoir rénové son site internet (lire : « Un site tout nouveau tout beau pour l’AEFE » du 17 février 2011 ), l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, dispose désormais de sa propre WebTV pour « témoigner en images du dynamisme de notre réseau scolaire mondial », justifie Anne-Marie Descôtes, directrice de l’agence.

Elle invite donc les établissements scolaires à enrichir cette plate-forme audiovisuelle de leurs réalisations qu’il s’agisse de projets éducatifs, de reportages ou de travaux d’élèves. Ce nouvel outil de communication et d’animation couvrira également l’actualité de l’AEFE, notamment par des captations d’événements.

Sur Aefe.tv, vous verrez que les vidéos, recouvrant des sujets les plus variés, sont judicieusement classées par continents et que la technologie mise en oeuvre permet un visionnage confortable.

On ne peut que féliciter l’AEFE de cette initiative permettant fédérer un large public au moyen de la vidéo, dont la production est désormais à la portée de chacun, et qui constitue aujourd’hui le principal moteur d’attractivité de la Toile.

Voir la vidéo de présentation par Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE

www.aefe.tv

Une Petite école va ouvrir à Cardiff, en septembre

Tous nos compatriotes du Pays de Galles connaissent le dynamisme et la convivialité de Claude Rapport, notre consul honoraire de Cardiff. Aussi, j’étais très heureux de son invitation à me rendre, dimanche dernier, au Pays de Galles pour rencontrer les parents d’élèves désireux de créer une Petite école francophone.

Valérie Matthews, Claude Rapport, Olivier Cadic, Sophie Poulain et Gwenaëlle Lecoq (Cardiff, mai 2011)

Parmi eux, Gwenaëlle Lecoq et Valérie Matthews avaient déjà créé les Petites grenouilles, un club qui se réunit une fois par mois. Puis, le hasard leur a permis de faire la connaissance de Sophie Poulain, une enseignante qui a l’amour de la pédagogie et l’entrain communicatif. Il n’en fallait pas davantage pour concrétiser leur rêve de fonder une Petite école au profit de la nombreuse communauté francophone de Cardiff, qui serait le lieu d’apprentissage de notre langue pour les plus jeunes et auquel beaucoup aspiraient.

La Petite école de Cardiff va ouvrir ses portes le samedi 17 septembre 2011 et accueillir les enfants francophones de 2 à 6 ans. Les séances auront lieu un samedi matin sur deux à Peartree Languages dans le quartier de Canton, à deux pas du Chapter Arts Centre. Et pour les plus grands, âgés de 6 à 10 ans, les cours auront lieu le lundi soir après l’école.

Afin de présenter les objectifs de la Petite école dans le cadre d’un événement convivial, Gwenaëlle, Valérie et Sophie organisent :

une journée portes ouvertes
Samedi 9 juillet 2011 – 10 heures
à Peartree Languages, 2A Llandaff Road, CF11 9NJ

N’hésitez pas à les contacter : lapetiteecoledecardiff@yahoo.co.uk

Je suis heureux que les bienfaits du plan Ecole se déploient à travers tout le Royaume-Uni et je remarque, en l’occurrence, que l’objectif 3 du plan dédié au programme Flam bénéficie d’un joli effet d’entrainement puisque les « Petites écoles du samedi » se multiplient en passant de 12 à 38 à ce jour.

Lors du dernier conseil d’administration de l’AEFE (Agence française pour l’enseignement français à l’étranger), Anne-Marie Descôtes, directrice de l’Agence, me confirmait sa détermination à soutenir ce type d’initiative, le budget consacré au programme Flam étant pérennisé pour les trois prochaines années.

Je me réjouis de la bonne nouvelle pour les parents des petits francophones du Pays de Galles!

Les anciens élèves de l’AEFE organisent un concert de soutien au Japon

Toutes les télévisions du monde ont couvert le tsunami qui a frappé le nord-est du Japon. Que voyait-on ? Des champs de ruines, des amas de planches enchevêtrées, une dévastation totale. Dans la région, vivaient essentiellement de modestes paysans qui ont absolument tout perdu, souvent à l’âge de la retraite. La tension nucléaire ne saurait nous faire oublier ces déshérités.

L’ALFM qui regroupe les anciens des lycées français autour du monde, dont fait partie l’association des anciens élèves du lycée Charles de Gaulle à Londres, a décidé de collecter de l’argent pour leur apporter une aide de première nécessité. C’est l’expression du soutien concret de la France qui se combine avec la visite de Nicolas Sarkozy, jeudi dernier, premier chef d’Etat à faire le déplacement après le séisme (son discours devant la communauté française). Tout se légitime par l’attraction culturelle réciproque entre la France et le Japon, explique l’ALFM, en rappelant que 23 000 japonais vivent aujourd’hui en France… dans une sourde angoisse.

Le concert de soutien aux victimes du tsunami se déroulera

le lundi 11 avril, à 20h00, au théâtre du Rond-Point
– heure japonaise : mardi 12 avril 3:00 am –

avec la participation de Salvatore Adamo, Jane Birkin, Sanseverio, Jun Miyake, Camille, Pierre Barouh, Nicole Croisille, Françis Lai, Maïa Barouh, Sublime, La caravane passe, Les guignols de l’info,… et de nombreuses personnalités. Les bénéfices seront reversés à la Croix Rouge et à des ONG tel que KnK (Enfants sans Frontières) présentes sur le terrain.
Tarif normal 35€ / Tarif de soutien 350€

Pour les réservations et autres renseignements, merci de consulter ce document ALFM ou bien leur site.

L’ALFM est une association qui se veut le «trait d’union» entre tous les anciens lycéens et elle fête sa première année en ce mois d’avril. Si le lien commun est la langue française, rarement on aura vu un tel potentiel de diversité culturelle puisque le réseau AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, couvre 133 pays sur les 5 continents.

Mais quels que soient leurs âges, leurs professions et leurs vies, ces anciens partagent des valeurs que l’histoire de notre Nation a rendues universelles. Comment s’étonner de leur initiative en faveur du peuple japonais ? Ils évoqueront plus tard le bon temps, l’heure est à la mobilisation générale sur tout le réseau AEFE pour lever des fonds.

Nul doute qu’un tel élan touchera le coeur du personnel du lycée franco-japonais de Tokyo et rempliera de fierté mon homologue, Thierry Consigny, élu AFE du Japon. Le 11 mars dernier, j’étais à ses côtés à Paris lorsqu’il a appris la nouvelle alors que nous étions en réunion de groupe AFE (Assemblée des Français de l’étranger).

Je sais qu’il est chaque jour à l’ambassade de Tokyo l’interlocuteur privilégié de la communauté française dont il connaît d’avance les craintes et les préoccupations quotidiennes.

J’adresse à Thierry mes amitiés admiratives et respectueuses.

Vous pouvez consulter son blog sur http://afe-asie-nord.info

Photo Flickr de Miguel Michan

Plan Ecole (23) : Que faire pour les enfants sur liste d’attente ?

Suite à la réunion du plan Ecole, le 19 mai 2010, je vous avais parlé dans mon précédent article de la création d’un groupe de travail affecté au suivi des indicateurs. La seconde initiative fut de constituer un groupe de travail « Flux d’inscriptions » dont l’objectif est de parvenir à une gestion concertée des flux et des procédures d’inscription des élèves. Il s’est réuni à Londres le 31 janvier dernier.

L’ouverture du nouveau Collège français bilingue de Londres (CFBL) va sûrement relancer la polémique sur les fatales liste d’attentes (lire : « Kentish Town (20) : le CFBL entame sa promotion » du 24 décembre 2010).

Aujourd’hui, chaque école conventionnée ou homologuée dispose de ses propres critères d’admission. Cette situation se justifie par des particularismes locaux nécessitant plusieurs offres pédagogiques et différents niveaux de frais de scolarité. Partout cependant les parents sont invités à visiter les lieux avant une inscription officielle qui a lieu en janvier/février. Pour Charles de Gaulle, ils apprennent généralement début juin si leurs enfants sont retenus ou non.

Comment améliorer les sorts des laissés pour compte de l’enseignement français en Grande-Bretagne?

La création d’une carte scolaire pour y voir plus clair suscite plus de difficultés que d’enthousiasme, il faut bien l’avouer.

Une procédure donne satisfaction : chaque école envoie en février/mars une liste de ses élèves en CP et 6ème afin de leur garantir une place au lycée Charles de Gaulle. Les fratries sont évidemment favorisées.

Une autre procédure a fait ses preuves, mais elle est plus sujette à caution : les familles inscrivent leur enfant dans plusieurs écoles simultanément par multiplier leur chance d’accès, parfois dès la naissance de celui-ci. Les écoles et les parents sont attachés à la confidentialité de ces listes de postulants qui ne peuvent donc pas s’échanger, ni faire l’objet de recoupement. Conclusion, on ne sait pas combien d’élèves sont réellement refusés par le réseau éducatif français. Du reste, le lycée Charles de Gaulle ne gère aucune liste d’attente.

Réunion du groupe de travail Flux d'inscriptions, à Londres, le 31 janvier 2011

Le groupe de travail a préconisé une meilleure information des parents sur l’ensemble des possibilités du réseau AEFE, ainsi qu’au sujet des alternatives existantes dans les établissements français non homologués, certaines écoles anglaises ou les écoles internationales. C’est l’évidence même.

La suggestion qui me semble plus plus pertinente serait d’organiser une réunion, disons fin mai, conviant l’ensemble des écoles afin de gagner en visibilité sur ces fameuses listes d’attentes en faisant un état statistique. Outre d’éviter les doublons, l’objectif serait de permette éventuellement de faire des propositions de places aux parents en fonction des critères de priorité.

A-t-on vraiment un autre choix ? Qu’en pensez-vous ?

La prochaine réunion du groupe de travail « Flux d’inscriptions » aura lieu le 28 mars 2011.