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Sénat – Parlementaires lituaniens

Visite d’une délégation de parlementaires lituaniens au Sénat, ce 14 avril, conduite par le Dr Laurynas Kasciunas, président de la commission Défense au Seimas, accompagné par Nerijus Aleksiejunas, ambassadeur de Lituanie en France.

Cet échange a été organisé et animé par mon collègue André Gattolin.

« Chaque matin, tu dois te lever en te demandant ce que tu fais pour l’Ukraine, car l’Ukraine défend l’Europe ! » a martelé le président Kasciunas.

Le président Poutine a clairement exprimé son objectif de revenir à une configuration d’états satellites à ses frontières. Il invente des prétextes pour justifier ses agressions. Les États baltes et la Pologne sont les prochains sur la liste.

Penser que Poutine s’arrêtera à l’Ukraine n’est pas naïf. C’est criminel !

La menace est telle que la Finlande et la Suède envisagent désormais sérieusement de rejoindre l’OTAN.

Nous avons dégagé une unité de vues avec nos collègues sur la nécessité de renforcer la fourniture d’armements à Kiev et d’accroître la présence militaire de l’OTAN en Lituanie. +d’images

Sénat – Ukraine – Ambassade de Russie

Une délégation de sénateurs conduite par Nadya Sollogoub, présidente du groupe interparlementaire d’amitié France-Ukraine s’est rendue ce 23 mars devant l’ambassade de la Fédération de Russie.

Nous avons remis un appel au gouvernement de Russie destiné à exiger son respect de la convention de Genève, cosigné par 175 sénateurs.

L’ambassadeur de Russie nous a signifié par l’intermédiaire des forces de l’ordre que personne ne recevrait notre pli pour le compte de l’ambassade.

La Russie s’exonère ouvertement du respect des conventions internationales en dépit de ses engagements et son président semble avoir perdu tout sens de l’humanité au regard des souffrances qu’il inflige à la population ukrainienne. + d’images

APPEL AU GOUVERNEMENT DE RUSSIE
A Monsieur l’Ambassadeur de Russie en France

Monsieur l’Ambassadeur,

Des milliers de victimes civiles, femmes et enfants de tous âges,
parfois blessés ou malades, sont la cible de l’armée Russe, et se
trouvent actuellement privés de ravitaillement et de soins dans
plusieurs villes d’Ukraine.

Alors que les négociations doivent se poursuivre, ces situations
absolument contraires à toutes les règles du droit international
doivent être traitées en urgence, en particulier à Marioupol et
Izyum, mais dans bien d’autres villes également.

Un très grand nombre de sénateurs de toutes sensibilités
politiques vous demandent :

– avec la plus grande fermeté et la plus grande
insistance,

– sans délai,

– d’ouvrir, respecter, exempter d’opérations
militaires et sécuriser des couloirs
humanitaires qui ne sont pas négociables, pour
les populations qui souhaitent fuir vers l’Union
Européenne,

– de permettre l’acheminement du ravitaillement
vers les populations civiles

– de permettre l’intervention sécurisée des
ONG,

– de mettre en œuvre un cessez-le-feu sans
condition.

La Fédération de Russie ne peut pas se soustraire à
ce que commande tout simplement, le respect de la
vie humaine.

Nous vous demandons de relayer immédiatement
notre exigence au Gouvernement de votre pays.

 

Patrimoine scientifique – Mon intervention sur les coopérations FRANCE-CHINE – Réponse de la ministre (vidéo 4’20)

Le 1er février, lors du débat sur les conclusions du rapport : Mieux protéger notre patrimoine scientifique et nos libertés académiques, à la demande de la mission d’information sur les influences étatiques extra-européennes dans le monde universitaire et académique français et leurs incidences, j’ai adressé deux questions à Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation

VERBATIM de mon intervention – – – – – – – – – – – – – – – – – –

Madame la Présidente, Madame la Ministre, mes chers collègues,

L’excellent rapport fait par notre collègue André Gattolin au nom de la mission d’information sur les influences étatiques extra-européennes dans le monde universitaire et académique français, met en lumière les travaux du chercheur Antoine Bondaz, qui a souligné la priorité donnée en Chine depuis les années 2010 à l’intégration civilo-militaire.

Il met l’accent sur les échanges d’informations entre les laboratoires chinois de recherche civile et leurs équivalents militaires.

Dans le rapport de l’IRSEM publié l’an dernier sur les opérations d’influence chinoises, on lit que de nombreuses universités chinoises civiles contribuent à la recherche militaire, voire à certaines activités : « au moins 15 universités civiles ont été impliquées dans des cyberattaques, des exportations illégales ou de l’espionnage ».

C’est Xi Jinping, lui-même, qui préside la Commission centrale pour le développement de la fusion civilo-militaire.

L’entreprise des technologies de l’information et de la communication Huawei a ouvert en France six centres de recherche de pointe.

Huawei a déposé en 2018 un brevet pour une technologie permettant d’identifier les personnes d’origine ouïgoure.

Les doctorants, pour certains en thèse « CIFRE » (Conventions industrielles de formation par la recherche), signent une clause de confidentialité au profit de l’entreprise.

Quels garde fous ont été mis en place pour que les universités et les chercheurs qui entretiennent des liens avec la Chine ne puissent contribuer à des applications militaires ou à l’élaboration de technologies de surveillance, de contrôle et d’oppression de la population chinoise ?

Lors de votre visite à l’Institut Pasteur à Shanghai en juin 2018, vous aviez été informée de la coopération stratégique mise en place entre l’Institut Pasteur de Shanghai et le P4 de l’Institut de virologie de Wuhan.

Le P4 a désormais une notoriété mondiale puisqu’il est aujourd’hui au centre des interrogations sur l’origine du virus Covid19.

Qu’a décidé à l’époque le ministère de l’Enseignement Supérieure et de la Recherche et de l’Innovation sur la suite de ces coopérations ? Ces coopérations se poursuivent-elles ?

Tribune – Protéger l’environnement orbital terrestre (Space News)

J’ai cosigné une tribune interparlementaire et transpartisane, à l’initiative de mon collègue André Gattolin, à l’occasion du Forum de Paris sur la Paix.

Ce document, travaillé avec l’équipe du Forum de Paris sur la Paix, vient soutenir politiquement le lancement de cette coalition multi-acteurs (agences spatiales, acteurs privés, ONG, etc.) qui appelle à protéger l’environnement orbital terrestre et à garantir une utilisation durable de l’espace extra-atmosphérique d’ici 2030, notamment en limitant urgemment les déchets orbitaux. Lire l’article de Space News

TRADUCTION :

Il est temps de protéger l’environnement orbital terrestre

Le 12 novembre 2021, à l’occasion de la quatrième édition du Forum de Paris sur la Paix, des acteurs du monde entier, concernés par la détérioration rapide de l’environnement orbital terrestre, ont lancé l’initiative « Net Zero Space », qui appelle à garantir une utilisation durable de l’espace d’ici 2030 en adoptant d’urgence des mesures visant à réduire le nombre de débris spatiaux.

Nous accueillons cette initiative multi-acteurs et nous soutenons son ambition de rassembler à la fois les parties prenantes du secteur spatial et toutes les forces politiques, ceci dans le but de protéger une durabilité à long terme de l’espace extra-atmosphérique.

Étant donné que le marché spatial est destiné à générer plus de 1.000 milliards de dollars d’ici 2040 (Morgan Stanley), ou même d’ici 2030 (Bank of America), nous ne devons pas oublier les conséquences coûteuses qu’auraient un développement économique qui ne serait pas durable et une pollution non maîtrisée. Au-delà des capacités stratégiques, des technologies du quotidien comme les télécommunications, le guidage par satellite, mais aussi les transactions financières, ou encore les capacités du cloud dépendent des infrastructures spatiales et sont de plus en plus menacées par la hausse du nombre de débris spatiaux. Le développement de technologies futures ayant d’importants bénéfices sociaux mais dépendantes de la viabilité de l’espace extra-atmosphérique, à l’instar de la production d’énergie solaire en orbite, serait aussi fortement ralenti, voire empêché, en raison d’une pollution excessive de l’environnement orbital.

L’augmentation du nombre d’activités conduites dans l’espace extra-atmosphérique rend la problématique de réduction du nombre de débris spatiaux encore plus pressante. Il y a environ 29.600 objets en orbite sous surveillance, et bien davantage encore que personne sur Terre ne peut surveiller. Si les orbites terrestres devenaient moins praticables, la hausse des coûts du lancement et de l’exploitation des technologies spatiales aurait, dans le meilleur des cas, un important effet d’éviction tant au niveau international que parmi les différents acteurs à l’échelle nationale. Dans le pire des cas, cela rendrait tout simplement l’espace extraatmosphérique inaccessible pour l’humanité.

La protection de l’environnement orbital terrestre est un élément essentiel pour le développement durable du marché spatial, pour la protection des infrastructures spatiales existantes et à venir, mais aussi pour l’égal accès de tous les acteurs à travers le monde aux bénéfices des orbites terrestres. Chacun d’entre nous, sur Terre, est un utilisateur des technologies spatiales : nous pensons donc qu’il est grand temps de mobiliser les ressources politiques pour aborder ce défi urgent, aussi bien au niveau national qu’à l’international, avant qu’il ne soit trop tard.

Nous nous réjouissons de coopérer avec la coalition « Net Zero Space » afin de développer des actions concrètes visant à rendre l’environnement orbital terrestre plus sûr et à encourager l’utilisation durable de l’espace d’ici 2030.

Signataires :
At the initiative of André Gattolin, Senator, France
Pierre Cabaré, MP, France / Olivier Cadic, Senator, France / Samuel Cogolati, MP, Belgium / Titus Corlățean, Senator, Romania / Damien Cottier, MP, Switzerland / Yves Détraigne, Senator, France / Jacques Fernique, Senator, France / Pavel Fischer, Senator, Czech Republic / Éric Forest, Senator, Canada / Laura Garavini, Senator, Italy / Amina Gerba, Senator, Canada / Vlad Gheorghe, MEP, Romania / Fabien Gouttefarde, MP, France / Christophe Grudler, MEP, France / Roger Haddad, MP, Sweden / Davor Ivo Stier, MP, Croatia / Hanna Kosonen, MP, Finland / Sujeet Kumar, MP of the Rajya Sabha, India / Bastien Lachaud, MP, France / Jean-Luc Lagleize, MP, France / Christine Lavarde, Senator, France / Jean-Paul Lecoq, MP, France / Carmen Martínez, MP, Spain / Jean-Luc Mélenchon, MP, France / Niklas Nienaß, MEP, Germany / Aurel Oprinoiu, Senator, Romania / François Patriat, Senator, France / Dragos Popescu, Senator, Romania / Natalia Pouzyreff, MP, France / Nik Prebil, MP, Slovenia / Sophie Primas, Senator, France / Roberto Rampi, Senator, Italy / Jean-François Rapin, Senator, France / Dovilė Šakalienė, MP, Lithuania / Patricia Schillinger, Senator, France / Nicolae Ştefănuță, MEP, Romania / Massimo Ungaro, MP, Italy

INFOLETTRE n°152 – 2 nov. 2021 – Édito : Taïwan n’est pas seul // ACTUALITÉ > France Consulaire : ma question à JY Le Drian // FRANCE-TAIWAN (6-10 oct.) > CR du déplacement de la délégation sénatoriale / Revue de presse (Le Figaro, RTI, Le Point, Public Sénat) / Ma question sur Taïwan à Florence Parly // FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > Fiscalité > « Gérer mes biens immobiliers » : nouveau service en ligne – Mobilité > QE : quel avenir pour la ligne Eurostar ? // AFFAIRES ÉTRANGÈRES > Notre monde universitaire, cible d’influences étrangères (rapport du Sénat) / Notre monde universitaire, cible d’influences étrangères (rapport du Sénat) / Crise des sous-marins : la France doit-elle quitter l’OTAN ? // CYBERSÉCURITÉ > PLF 2022-Cyberattaques : Audition du SGDSN + Audition de la DG Gendarmerie nationale // ÉCONOMIE > Le plan Indépendants intègre mes deux propositions // DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE > Madagascar / Qatar.

Lire : l’INFOLETTRE n°152 – 2 novembre 2021Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°152

Taïwan n’est pas seul

Il y a tout juste un an, j’écrivais dans mon éditorial « Unis » : « La Chine de Xi-Ji Ping développe un monde néo-totalitaire qui va au-delà de l’imagination d’Orwell. Mettre à jour son appareil de répression interne et le développement de sa force militaire ; enrayer sa stratégie expansionniste et la mise en place de ses structures de désinformation externe constituent une priorité ».

Un an plus tard, trois rapports d’information ont été publiés en ce sens. Deux relevant du Sénat et un troisième émanant de l’Irsem Les opérations d’influence chinoises, un moment machiavélien (au sens où le Parti-État est « plus sûr d’être craint que d’être aimé »).

Ce document fait froid dans le dos, par exemple lorsqu’il présente Taïwan et Hong-Kong comme un terrain d’expérimentations pour des méthodes qui pourraient s’étendre à la planète entière…

Du reste, quel pays ne subit pas aujourd’hui la stratégie d’influence chinoise ? Le rapport de mon collègue André Gattolin (Mieux protéger notre patrimoine scientifique et nos libertés académiques) vient démontrer que le « Sharp Power » (subversion, intimidation, pressions) s’insinue dans des secteurs qui n’y étaient pas préparés, comme la recherche et l’enseignement supérieur.

Une évolution qui semble caractériser « un nouvel ordre mondial devant lequel s’effacent les règles de la diplomatie traditionnelle telles qu’héritées du XIXème siècle », résume le rapport.

Comme je l’ai fait remarquer au chef d’état-major des armées, la dernière déclaration de guerre remonte à 1982 entre le Royaume-Uni et l’Argentine pour le conflit des Malouines. Désormais, à quel moment, considérons-nous qu’un pays fait la guerre à un autre ?

Depuis le début de l’année, Taiwan compte plus de 600 incursions d’avions chinois dans la zone d’identification de défense aérienne de son territoire et des milliers de cyberattaques au quotidien.

« Considérant que l’Union européenne et Taïwan sont des partenaires partageant les mêmes valeurs de liberté, de démocratie, de droits de l’homme et d’état de droit », le 21 octobre 2021, le Parlement européen a émis 36 recommandations, dont la première consiste à travailler en étroite collaboration avec les États membres afin d’intensifier les relations politiques entre l’Union et Taïwan. Visuel HL125

En proposant de modifier le nom du Bureau européen de représentation économique et commerciale à Taïwan en « Bureau de l’Union européenne à Taïwan » afin de refléter le large éventail de nos liens, le Parlement européen fait un nouveau pas en avant significatif, à l’image de la Lituanie qui a approuvé la création d’un bureau de représentation taïwanais.

Le 26 octobre, c’est Antony Blinken, Secrétaire d’Etat américain, qui appelait à une participation accrue de Taiwan aux travaux des Nations Unies.

La fraicheur de la démocratie taïwanaise, sa liberté d’expression, la force tranquille de la présidente Tsai Ing-wen qui incarne la résilience d’un peuple de 24 millions d’habitants séduisent.

Lors de notre conférence de presse à Taipei, j’ai déclaré que Taiwan est le contre-exemple de la thèse véhiculée par les régimes autoritaires qui considèrent que la démocratie n’est pas le meilleur système pour le développement humain.

Dans l’affrontement idéologique qui oppose la vision totalitaire de son puissant voisin chinois aux démocraties, j’ai rappelé que Taïwan n’était pas seule.

Les déclarations de soutien à Taïwan qui viennent de tous côtés ces derniers jours, telles que celles de l’Union européenne, des États-Unis, du Japon ou de l’Australie le démontrent. Cette union est salutaire pour l’île, car comme le veut un proverbe chinois, « une baguette est facile à casser, dix baguettes sont dures comme fer ». Découvrir l’InfoLettre n°152


 

La France peut-elle contribuer au réveil européen dans un XXIe siècle chinois ? (rapport du Sénat – 22/09/2021)

Comment dépasser le « mantra d’une Chine aux trois visages » : partenaire, concurrent et rival systémique pour définir des politiques cohérentes, interroge le rapport d’information du Sénat, intitulé La France peut-elle contribuer au réveil européen dans un XXIe siècle chinois ?

Les cinq auteurs Pascal Allizard, Gisèle Jourda, Édouard Courtial, André Gattolin et Jean-Noël Guérini ont auditionné une cinquantaine de personnes avant de présenter leurs conclusions à notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, le 22 octobre dernier.

À quelques semaines de la présidence française de l’Union européenne, ce rapport souligne le rôle déterminant que notre pays peut jouer pour renforcer de l’autonomie stratégique de l’Union européenne tout en maintenant le dialogue avec la Chine.

Un dialogue pour progresser avec elle dans l’enjeu essentiel qu’est la protection de l’environnement ; un dialogue exigeant en termes de défense des droits de l’homme qui vise à la mise en place d’une mission d’évaluation de la situation au Xinjiang ; un dialogue commercial ambitieux ne négligeant aucun point sensible comme l’ouverture du marché chinois, la transparence des marchés publics ou la protection de la propriété intellectuelle.

Le rapport remarquable de mes collègues est sorti concomitamment avec celui de l’Irsem (Institut de recherche stratégique de l’École militaire) nommé Les opérations d’influence chinoises, un moment machiavélien (*).

L’Irsem définit le sharp power comme le recours à la subversion, l’intimidation, et les pressions qui se combinent afin de promouvoir l’autocensure. Aussi, afin de situer la frontière entre l’influence acceptable et l’ingérence inacceptable, on peut se poser la question de la réciprocité. Le parti communiste chinois tolérerait-il que nous fassions en Chine ce qu’il fait chez nous ? C’est précisément parce que nous ne définissons pas de limite que la Chine se croit tout permis.

Le rapport du Sénat doit nous aider à fixer des barrières et des garde-fous au travers de 14 recommandations pour guider la politique française et européenne vis-vis de la Chine.

La France peut-elle contribuer au réveil européen dans un XXIe siècle chinois ?
Rapport d’information n° 846 (2020-2021) de Pascal Allizard, Gisèle Jourda, Édouard Courtial, André Gattolin et Jean-Noël Guérini, fait au nom la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, déposé le 22 septembre 2021
Disponible au format PDF
Synthèse du rapport

(*) Extrait : C’est un « moment machiavélien » au sens où le Parti-État semble désormais estimer que, comme l’écrivait Machiavel dans Le Prince, « il est plus sûr d’être craint que d’être aimé ». Ce qui correspond à une « russianisation » des opérations d’influence chinoises.

Australie – Audition de Gillian Bird, ambassadrice

Le 21 juillet, la mission d’information sur « les influences étatiques extra-européennes dans le monde universitaire et académique français » du Sénat, présidée par mon collègue Etienne Blanc et dont le rapporteur est mon collègue André Gattolin, a auditionné Gillian Bird, ambassadrice d’Australie en France.

L’Australie est à la pointe de la lutte contre les formes influences étrangères dans le domaine universitaire. Le parlement australien s’est saisi de la question en 2019 au travers de sa commission sur le renseignement et la sécurité. Les résultats de cette enquête sont imminents et sont le fruit d’une étroite collaboration entre les autorités, les parlementaires et les universités australiennes.

Notre mission d’information restituera ses travaux à la fin du mois de septembre.

À l’issue de l’audition, j’ai interrogé l’ambassadrice en compagnie de mon collègue Jean-Michel Houllegatte, président du groupe d’amitié France-Australie, afin de connaître sa position au sujet de la nécessité d’avoir une convention de sécurité sociale bilatérale.

Bonne surprise, l’ambassadrice m’a dit qu’elle souhaitait également réouvrir ce dossier resté trop longtemps sur la table. L’ambassadrice nous a proposé de nous recevoir en septembre pour avancer sur cette question.

J’ai bien évidemment informé Serge Thomann, qui m’avait suggéré de travailler sur ce dossier en action prioritaire pour que les retraités australiens en France ou français en Australie ne soient pas lésés.

Islande – Lancement officiel du dictionnaire franco-islandais en ligne LEXIA

Vigdís Finnbogadóttir a eu l’excellente idée de lancer le nouveau dictionnaire islandais-français en ligne avec le mot hamingja (‘bonheur’)

Objectif accompli ! Il y a deux ans, lors de mon déplacement en Islande, en soutien à l’action de notre ambassadeur Graham Paul, j’avais fait du projet Lexia un objectif prioritaire de mon action pour les Français établis en Islande (compte-rendu).

Lexia, le premier dictionnaire en ligne français-islandais, était attendu avec beaucoup d’impatience.

Il n’existait jusqu’alors toujours pas de dictionnaire en ligne, ce qui était un obstacle majeur à l’apprentissage de la langue française en Islande, la version papier datant de 1950. Les travaux de Lexia ont été lancés en 2015 par une équipe de linguistes au sein de l’université d’Islande et aboutiront fin 2021 grâce au déblocage des derniers financements par la France.

Ce 16 juin, j’ai assisté à la cérémonie de lancement qui s’est déroulée à Reykjavik par visioconférence avec la participation de l’ancienne présidente islandaise et instigatrice du projet Vigdís Finnbogadóttir, la Première ministre islandaise Katrín Jakobsdóttir, la ministre de la Culture Roselyne Bachelot et l’ambassadeur de France en Islande, Graham Paul, que je remercie vivement pour sa ténacité.

Je remercie vivement le groupe d’amitié France-Europe du Nord du Sénat et notamment notre président André Gattolin et notre présidente déléguée pour l’Islande, Françoise Gatel, pour leur soutien sans faille pour contribuer à finaliser ce projet (voir la vidéo tournée dans la bibliothèque du Sénat :)

Lexia marquera une nouvelle étape dans les liens entre nos deux pays.

Une pensée à Gérard Pignatel, conseiller consulaire à l’époque, qui m’avait accompagné en Islande et avait soutenu l’initiative. + d’images

Lire aussi :
Ma question écrite afin finaliser le projet Lexia, dictionnaire franco-islandais (04/07/2019)
Islande : réponse non satisfaisante pour le dictionnaire Lexia (14/12/2019)

INFOLETTRE n°146 – Édito : « Le jour de gloire » // ACTUALITÉ > QAG : ma question sur la Chine / Liban : questions au ministre JY Le Drian // FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > Enseignement > Le bac pour les élèves du CNED – Francophonie > Webinaires Brésil et Israël – Solidarité > subventions au profit des OLES // DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE > Allemagne, Arabie Saoudite, Bulgarie, Canada, Macédoine du Nord, Maroc, Madagascar, Dubaï, Sénégal, Suriname, Taïwan // DÉFENSE / BITD > Audition Dassault Aviation (programme SCAF) // SANTÉ > Droit de mourir dans la dignité.

Lire : l’INFOLETTRE n°146 – 02 avril 2021Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°146

Le jour de gloire

En 1777, l’ambassadeur napolitain à Paris, Caraccioli, écrivait : « Jadis, tout était romain, aujourd’hui, tout est français ». Mais ça, c’était avant.

Un résultat qui devait beaucoup à Louis XIV. En effet, le traité de Rastatt (1714) avait consacré le français comme langue diplomatique internationale faisant foi pour les traités.

Ironie de l’Histoire, c’est dans ledit « traité de Versailles » de 1919 qu’apparait pour la première fois la langue anglaise. Et un siècle plus tard, notre nouvelle carte nationale d’identité sera rédigée en français et en anglais.

Comme chaque année depuis 1970, à la date du 20 mars, la Journée internationale de la Francophonie est célébrée dans le monde entier.

Après des siècles de suprématie mondiale, le français fait partie des langues majeures du globe. Il reste, après l’anglais, à la fois la 2ème langue apprise et la 2ème langue d’information internationale.

Sa force d’attraction reste entière et actuelle. On peut en juger par le témoignage d’Ana Fabia Ferraz Martins au cours d’un webinaire qu’elle a organisé pour la communauté française du Brésil, lors de la journée internationale de la Francophonie. L’apprentissage du français a conduit cette Brésilienne à devenir francophile, puis finalement une citoyenne française engagée.

C’est cette même passion du français qui anime les parents qui créent des associations FLAM, Français langue maternelle. Ils permettent ainsi à des milliers d’enfants de se familiariser avec la langue française sur un mode ludique et dans un contexte extrascolaire.

J’ai proposé en novembre dernier qu’un chèque Éducation FLAM soit pris sur nos crédits sociaux pour permettre aux familles, qui n’en ont plus les moyens, de maintenir leurs enfants dans l’apprentissage du français.Visuel HL125

Le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, tout comme la commission Finances du Sénat ont été sensibles à l’argument. Cet amendement a été voté sans opposition. Mais reste encore à le mettre en œuvre!

La fédération Parapluie FLAM qui réunit 55 associations du Royaume-Uni et accueille 4000 enfants chaque semaine a adressé un courrier à Jean-Yves Le Drian pour l’alerter sur les conséquences de ce retard. Rejoint par la fédération des associations FLAM USA et le collectif FLAM Espagne, ils sollicitent Jean-Yves Le Drian afin que le chèque Éducation FLAM soit mis en place dans les plus brefs délais.

Qui mieux que le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères pour comprendre l’urgence de la demande de ces combattants de la langue française ? Car la Francophonie joue toujours un rôle déterminant dans la diplomatie.

Comme je l’ai rappelé pendant la journée de clôture de la francophonie à Tel Aviv, les discussions sur la normalisation des relations entre le Maroc et Israël se sont tenues dans notre langue. Le choix du français comme langue neutre pour soutenir une diplomatie bienveillante est réconfortant.

Cela aurait sans doute plu au roi Soleil qui a su faire rayonner notre langue comme nul autre ou encore à André Malraux, envoyé du général de Gaulle à la première conférence de Niamey réunissant les « pays de langue française » ! Découvrir l’InfoLettre n°146

Sénat – Taïwan – Diplomatie parlementaire

Merci à François Wu, ambassadeur de Taipei en France, pour son accueil à la Résidence en compagnie de mes collègues André Gattolin et André Vallini.

Nous avons réaffirmé notre soutien en faveur de la participation de Taïwan à des instances multilatérales, comme l’OMS (santé), Interpol (sécurité) ou UNFCCC (climat).

Quelques minutes avant la rencontre, nous avons appris que le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, avait dénoncé un « système de répression institutionnalisé » de la Chine à l’encontre des musulmans ouïgours dans la région du Xinjiang (nord-ouest) devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Nous avons exprimé notre préoccupation face à l’attitude du gouvernement communiste chinois qui, non seulement de bafouer ouvertement les droits de l’Homme, devient de plus en plus agressif sur la scène internationale en matière commerciale, diplomatique et militaire.

J’ai informé l’ambassadeur François Wu que certains de mes collègues commençaient à évoquer la question du rétablissement des relations diplomatiques entre la France et Taïwan. L’idée, selon eux, serait de rétablir ces liens diplomatiques d’ici à 2024, soit 60 ans après la reconnaissance de la République populaire de Chine par la France.

Exploiter la 5G… sans se soumettre à une « dictature 5G » – Revue du Trombinoscope (janvier 2021)

Dans une tribune publiée par la revue du Trombinoscope, j’explique pourquoi la France et l’Union européenne doivent renoncer aux équipements 5G de Huawei.

Le géant chinois de la téléphonie est sur le point d’implanter sa première usine de production d’antennes hors de Chine en Alsace !

En octobre dernier, Huawei inaugurait son 6ème centre de recherche français, celui-ci en plein cœur de Paris consacré à l’intelligence artificielle.

Faut-il rappeler l’usage que fait le régime chinois de l’intelligence artificielle ? C’est un moyen d’assoir le contrôle social de sa population par le biais de centaines de millions de caméras intelligentes et d’une surveillance des réseaux.

A l’instar du Royaume-Uni ou de la Suède, nous devrions purement et simplement interdire notre cyber-espace à l’équipementier chinois, tant que Pékin ne donnera pas des garanties explicites en matière de respect des droits de l’Homme.

Lire : Exploiter la 5G… sans se soumettre à une « dictature 5G »

Plus de 600 parlementaires de 25 pays européens demandent que Taiwan participe aux travaux de l’OMS

Le 8 septembre dernier, tandis qu’il était auditionné par la commission d’enquête du Sénat sur la gestion de la pandémie, le représentant de Taïwan, Wu Chih-Chung, a déclaré que « pour Taïwan, qui compte 24 millions d’habitants, le bilan en termes de morts s’élève à 7 et les hospitalisations à 13 personnes »… Et, contrairement à la France, Taïwan n’a pas eu recours au confinement généralisé (compte-rendu sur Public Sénat).

Peut-on douter d’avoir des choses à apprendre du « modèle taïwanais » de lutte contre le Covid-19 ?

Cependant, l’Organisation mondiale de la Santé n’a pas voulu inviter Taïwan à l’Assemblée mondiale de la Santé qui s’ouvre, même avec un statut d’observateur.

L’OMS a besoin de Taïwan, tout comme Taïwan a besoin de l’OMS. C’est au nom de ce mot d’ordre que j’ai cosigné, en mars dernier, avec 66 parlementaires français un appel en faveur d’une coopération de l’OMS avec Taïwan, dont plusieurs sénateurs représentant les Français établis hors de France : Hélène Conway-Mouret, Joëlle Garriaud-Maylam, Claudine Lepage et Richard Yung. Une initiative lancée par un collectif parisien de Taïwanais et de scientifiques français, appuyés par mon collègue André Gattolin.

Ce 8 novembre, j’ai reçu un courrier de remerciements de la part de l’ambassadeur François Chihchung Wu pour avoir cosigné la lettre ouverte adressée le 5 novembre à Tedros Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, aux côtés plus de 600 membres du parlement européen et de 25 parlements nationaux (liste).

Le ministère des Affaires étrangères a aussi exprimé ses sincères remerciements par un communiqué de presse, le 5 novembre, relayé par un article de Taiwan Info.

Malgré cette pression internationale, l’OMS n’a toujours pas voulu inviter Taïwan à l’Assemblée mondiale de la Santé. Qui plus est, Taiwan n’a pas accès aux réseaux de laboratoires de l’OMS.

« Le gouvernement et le peuple de Taïwan croient que la santé est un droit fondamental de l’Homme », déclare Philippe Yen du Bureau de Représentation de Taipei en France.

Je déplore que les considérations politiques de la Chine l’emportent sur tous les principes de santé publique.

Taiwan à l’OMS : JY Le Drian favorable (réponse à ma QE)

« La France continuera à plaider pour que Taïwan soit associée aux travaux de l’Organisation mondiale de la santé afin d’éviter de créer un vide sanitaire, particulièrement dans le contexte actuel marqué par la pandémie de Covid-19 », a déclaré Jean-Yves Le Drian suite à ma question écrite, posée le 27 février dernier.

Je remercie notre ministre de l’Europe et des Affaires étrangères. Sa réponse va également dans le sens de la déclaration initiée par mon collègue sénateur André Gattolin qui a réuni 84 parlementaires français, auxquels je m’étais associé, en faveur d’une coopération de l’OMS avec Taïwan (publiée dans l’Obs du 31 mars 2020). 

Quelques jours plus tard, l’ambassade de Chine à Paris publiait, à ce sujet, sur son site  « Je ne comprends toujours pas ce qui a pu passer par la tête de tous ces élus français », sous la plume d’un « diplomate chinois en poste à Paris » dans le but de « rétablir des faits distordus », notamment au sujet de l’OMS.

Les propos médisants, qui concernaient également nos Ehpads, assortis de désinformation, avaient valu à l’ambassadeur chinois, Lu Shaye, une convocation dans les 48 heures au Quai d’Orsay.

L’OMS a besoin de Taïwan, tout comme Taïwan a besoin de l’OMS. Taïwan a beaucoup de choses à nous apprendre (7 décès à ce jour pour 23 millions d’habitants).

Je partage ici la réponse écrite du ministre à laquelle je souscris.

Elle constitue également une piqûre de rappel pour aider le « diplomate chinois en poste à Paris » à comprendre ce qui nous passe par la tête.

Lire ma QUESTION (27/02/2020) et la RÉPONSE (11/06/2020) du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères

« L’OMS doit pleinement collaborer avec Taiwan », disent plus de 80 parlementaires français (l’OBS, du 31 mars 2020)

Au 31 mars 2020, Taiwan totalisait 322 cas de covid-19 et cinq morts… On ne cesse de citer en exemple ce territoire insulaire de 23 millions d’habitants pour sa gestion de la crise du coronavirus.

Fort de son expérience traumatique du SRAS en 2003, l’île a su anticiper l’épidémie. Par exemple, elle produit 13 millions de masques par jour. Résultat : pas de confinement et une vie sociale, scolaire et économique qui se poursuit normalement, mais sous précautions.

Néanmoins, le pays reste encore et toujours exclu de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ! Aucun carton d’invitation ne lui été adressé pour la prochaine Assemblée mondiale de la Santé en mai prochain à Genève.

Je m’en étais inquiété, le 20 février, auprès de notre ministre des Affaires étrangères, également dans le but de préserver les intérêts français et protéger nos ressortissants (lire : Coronavirus – Ma question écrite sur la participation de Taïwan aux travaux de l’OMS).

Le mois suivant, j’ai eu le plaisir de cosigner avec 84 parlementaires français un appel en faveur d’une coopération de l’OMS avec Taïwan. Une initiative lancée par un collectif parisien de Taïwanais et de scientifiques français, appuyés par mon collègue André Gattolin. Une tribune a été publiée sur le site de l’Obs (voir l’article).

La liste de tous les parlementaires cosignataires est publiée sur le site du gouvernement de la République de Chine (Taiwan). On y retrouve plusieurs sénateurs représentant les Français établis hors de France : Hélène Conway-Mouret, Joëlle Garriaud-Maylam, Claudine Lepage et Richard Yung (lien).

L’OMS a besoin de Taïwan, tout comme Taïwan a besoin de l’OMS : J’invite chacun à signer cet appel pour que l’OMS collabore pleinement avec Taïwan (lien).

En circonscription en Islande – Reykjavik (13-14 juin 2019)

Premier déplacement en Islande, 89ème pays traversé depuis le début de mon mandat. J’adresse toute ma gratitude à Grahame Paul, notre ambassadeur de France, pour l’organisation de ce programme riche et dense qui a compté 16 événements sur 2 jours !

La réussite de cette visite doit beaucoup à la présence de Gérard Pignatel, conseiller consulaire pour la Norvège et l’Islande, qui a fait le déplacement depuis Oslo pour m’accompagner à chacune de mes étapes.

Enfin, j’adresse ma sincère reconnaissance à Damien Degeorges, français d’Islande et à mon collègue André Gattolin pour m’avoir apporté leur concours dans la préparation de mon 328ème déplacement.

Je suis rentré de Reykjavik avec une priorité d’action : la finalisation du projet de dictionnaire islandais-français Lexia, sur lequel travaille une équipe de linguistes au sein de l’université d’Islande depuis 2015. Projet actuellement à l’arrêt, faute du versement de la troisième et dernière tranche de subvention (40.000 euros) par notre ministère de la Culture. Lire ma question écrite au ministre de l’Europe et des Affaires étrangères (publiée le 04/07/2019).

Politique

Président du Parlement

Premier rendez-vous avec Steingrímur J. Sigfússon, président de l’Althing, le parlement d’Islande de 63 membres, fondé en 930 !

J’étais accompagné par Graham Paul, ambassadeur de France en Islande et de Gérard Pignatel, conseiller consulaire pour l’Islande et la Norvège.

J’ai pu observer que les parlementaires siègent dans une atmosphère très conviviale.

Présidente de la commission des Affaires étrangères

Lors de ma visite au Parlement, j’ai ensuite eu le plaisir de rencontrer Arna Áslaug, présidente de la commission des Affaires étrangères.

Nous avons en particulier évoqué les relations de son pays avec l’Union européenne.

J’ai salué le rôle exemplaire de l’Islande en faveur des droits de l’Homme, de l’environnement et de l’égalité des genres. + d’images

Ministre des Affaires étrangères

Dialogue fructeux avec Guðlaugur Thor Thordarson, ministre des Affaires étrangères, en présence de Graham Paul, notre ambassadeur, et Gérard Pignatel, conseiller consulaire.

Nous avons énoncé les bénéfices de l’Espace économique européen pour l’Islande, tout comme les difficultés rencontrées par le Royaume-Uni depuis le referendum sur le Brexit.

J’ai été rassuré par les propos déterminés du ministre pour contenir les velléités de certaines puissances émergentes, susceptibles de perturber les équilibres mondiaux. + d’images

Délégation de l’UE

Très honoré d’avoir été reçu par Michael Mann, chef de la délégation de l’Union européenne en Islande, en présence de Graham Paul et de Gérard Pignatel.

L’Islande est liée à l’Union par les accords de l’AELE, de l’Espace économique européen et de Schengen.

Près de la moitié des importations du pays (42,5%) proviennent de l’UE qui, en retour, absorbe les trois quarts (73,4%) des exportations islandaises.

Si 35% des Islandais déclarent souhaiter que leur pays rejoigne l’UE, 45% sont toutefois d’un avis contraire. Pourtant, une majorité d’Islandais veut que le pays adopte l’euro.

Cette contradiction prend sa source dans la conscience que le moindre choc peut affecter l’économie islandaise tant leur monnaie est fragile. Ainsi, il a suffi que la compagnie aérienne islandaise à bas coût, Wow, dépose son bilan pour que le tourisme soit sérieusement affecté et que couronne islandaise soit dévaluée.

L’ancienne génération islandaise est évidemment plus souverainiste et eurosceptique que les plus jeunes, dont 1 sur 10 a bénéficié du programme Erasmus !

L’adhésion à l’UE n’entraîne cependant pas une perte de souveraineté, mais favorise un partage de souveraineté seul capable de décupler la capacité d’un état à répondre aux défis imposés par la mondialisation.

Cette conversation avec un diplomate européen qui a tenu de hautes responsabilités au Service d’action extérieure européenne, dont trois ans à la tête des activités de communication auprès de Catherine Ashton, m’a renforcé dans ma conviction que l’UE doit poursuivre son chemin en encourageant l’Islande à la rejoindre. Ainsi, nous renforcerons mutuellement. + d’images

Défense et Sécurité

Je suis reconnaissant à notre ambassadeur Graham Paul, d’avoir organisé en sa Résidence une rencontre pour aborder les questions de défense et de sécurité avec d’éminents spécialistes :

Thorunn Hafstein, secrétaire général du Conseil de sécurité auprès du Premier ministre, Arnor Sigurjonsson, directeur général au ministère des Affaires étrangères et Thordur Aegir Oskarsson, ambassadeur, envoyé spécial sur le désarmement.

Mes interlocuteurs m’ont permis d’apprécier la vision islandaise en matière de sécurité.

Membre des Nations unies et de l’OTAN, ce pays de 357.000 habitants ne dispose pas d’armée.

Sa situation stratégique a toujours fait l’objet de convoitises de la part de pays qui s’intéressent à la route maritime qui passe par l’Arctique.

Nous avons évoqué les menaces en matière de cybersécurité et les moyens de combattre les fake news. + d’images

Relations économiques

Brexit

La fédération islandaise du commerce a organisé une conférence-débat dont j’avais suggéré le titre : « Brexit means Brexit : season 2 ».

Initiée par Damien Degeorges, un compatriote résidant en Islande, cette rencontre a été animée par Olafur Stephensen, secrétaire général de la fédération. Elle m’a permis d’échanger avec des diplomates européens en poste à Reykjavik sur les raisons qui justifient que je n’ai jamais cru à la concrétisation du Brexit.

J’ai indiqué que le Brexit était rejeté par la communauté d’affaires britannique.

Le Parti conservateur qui s’est enfermé dans une stratégie mortifère en matière économique a perdu beaucoup de crédit lorsque Boris Johnson a déclaré : « Fuck business » pour défendre une vision jusqu’au-boutiste du Brexit.

J’ai aussi cité Ken Clarke à propos de Boris Johnson : « Il ne dit pas toujours la même chose, notamment parce qu’il ne se souvient pas de ce qu’il a dit la veille. »

Il faut bien prendre de la distance avec les propos, parfois volontairement provocateurs, du favori des bookmakers au poste de Premier ministre. Je puise en partie mon optimisme dans sa capacité à changer d’avis…

CCIFI

Dans un second temps, lors d’un déjeuner à la brasserie française « le bistro », j’ai eu le loisir d’échanger avec des personnalités islandaises du monde des affaires, dont Sigrun Guobjartsdottir, directrice de la Chambre de commerce franco-islandaise.

La chambre compte 60 entreprises, françaises pour un tiers.

Les infrastructures constituent leur premier sujet d’intérêt.

Le premier secteur économique du pays est le tourisme (42 % des recettes d’exportations). Il était donc très intéressant d’écouter Lea Gayet, directrice de la communication Europe d’Icelandair, la compagnie aérienne qui le premier employeur du pays ou encore Sigurdur Sigurdsson, CEO Islande de Lagardère Travel retail, qui compte 160 employés à l’aéroport. + d’images

Centre de R&D Matis

Le centre de recherche et développement Matis tire les trois quarts de ses ressources de projets privés et bénéficie de crédits européens.

Il constitue un pont entre la recherche et l’industrie pour créer de la valeur afin d’assurer la sécurité alimentaire et la santé publique.

13% des personnes qui travaillent chez Matis sont françaises. J’ai d’ailleurs rencontré six jeunes chercheurs français, passionnés et passionnants : Pauline Bergsten, Cécile Dargentolle, Clara Jégousse, Justine Vanhalst, Pauline Vannier et Antoine Moenaert

Ceux-ci sont unanimes pour louer la confiance et la liberté d’action qu’on leur accorde et la variété des sujets étudiés. Ils font aussi l’éloge du mode de travail en équipe chez Matis.

Ils voudraient développer la connectivité entre les recherches islandaises et françaises, mais demeurent critiques envers la structure de recherche française qui manque de moyens et ne cherche pas à être plus attractive pour la jeune génération.

Ils vont formaliser des suggestions d’amélioration à l’attention de notre ministre de la Recherche. Je leur ai promis de lui transmettre. + d’images

Cluster Ocean

La pêche est le 3ème secteur économique du pays qui compte pour 16% des exportations.

Avec 1,25M de tonnes de captures, l’Islande figure en 3ème position en Europe après la Russie et la Norvège, mais loin devant la France.

Le fondateur du Cluster Océan a eu l’idée de passer d’une structure familiale de la pêche à une vision de filière. Les pêcheurs ne se connaissaient pas, mais ils ont appris à parler ensemble.

Le Cluster n’est pas une fédération professionnelle, mais il a pour objectif de coordonner les 60 entreprises qui le composent pour leur permettre de développer leurs savoir-faire. Et désormais les sociétés qui sont créées dans ce secteur le sont majoritairement par des femmes.

Point important, la chair du poisson n’est plus la seule source de revenus, car les entreprises sont parvenues à exploiter autrement le poisson en développant de nouveaux produits, comme l’extraction des protéines depuis la peau qui peut également permettre la création de vêtements en « cuir ». L’entreprise Feel Iceland développe, quant à elle, des produits cosmétiques (collagène pour la peau) et des compléments alimentaires à l’image de ces boissons énergisantes, alternative au Red Bull.

Le Cluster Océan collabore avec 4 clusters identiques localisés aux États-Unis et développe des relations avec la Norvège.

J’espère que la France saura créer un lien avec ce réseau d’intelligence et d’innovation, soucieux d’exploiter les produits de la mer de manière durable. + d’images

Centrale géothermique

Visite de la centrale géothermique de Hellisheidi et de CarbFix2, en compagnie de Graham Paul, Gérard Pignatel et Damien Desgeorges.

La production d’énergie islandaise est composée à 73% d’hydroélectricité et à 27% de géothermie. 90% du chauffage urbain est assuré par la géothermie.

Le projet Carbfix est destiné à développer une technologie qui capte le CO2 afin de le transformer en minéral sous la terre en moins de 2 ans !

Ce projet fondé en 2007 auquel le CNRS est partie prenante a reçu des fonds de l’Union européenne. + d’images

Communauté française

Afin de mieux appréhender les attentes des Français résidents, Grahame Paul, notre ambassadeur a organisé des rencontres en trois temps, auxquelles a participé Gérard Pignatel, conseiller consulaire

Remise de certificats de nationalité

Dans les locaux de l’Alliance française, j’ai eu l’honneur de remettre deux certificats de nationalité et d’accueillir ainsi deux nouvelles compatriotes au sein de notre communauté.

L’association Reykjavik Accueil montre beaucoup de vitalité à travers ses nombreuses activités pour accueillir les francophones et leur permettre de réussir leur implantation en Islande.

Ambassade et section consulaire

La communauté française en Islande compte 663 inscrits.

J’ai pu observer qu’en Islande, comme dans beaucoup de postes, un nouveau système de prises d’empreintes était attendu.

Nous avons évoqué le sujet des laissez-passer pour les touristes qui ont perdu leurs papiers pendant leur séjour. La réglementation nous permet de surtaxer l’attribution de laissez-passer en dehors des heures d’ouverture, mais nous avons déploré qu’il n’y ait pas de dispositif comptable qui permette d’encaisser l’argent !

Concernant les mariages, il serait opportun de dématérialiser la publication des bans. Il devient à la mode de se marier en Islande ! Le consulat transcrit un mariage par semaine.

Questions consulaires

Lors de nos discussions, on m’a fait remarquer que le nombre de certificats de vie établis est très modeste, puisqu’il est rare que nos compatriotes fassent le choix de l’Islande pour y passer leur retraite.

Il paraît toutefois paradoxal de demander au consulat de cesser d’établir des certificats de vie et d’exiger, en même temps, qu’il s’assure que les retraités soient toujours en vie pour mériter leur pension.

A ce propos, lire mon éditorial « Certificat d’existence : le désengagement permanent » (HebdoLettre n°122 du 24 juin 2019). + d’images

Culture française

Alliance française – Projet Lexia

La visite de l’Alliance française de Reykjavik m’a conduit à rencontrer l’association des parents d’enfants francophones qui organise des activités ludiques en français (cours d’arts plastiques en français, club ciné pour les ados…).

Leur subvention Flam n’a pas été reconduite, alors qu’elle leur permettait de financer des classes « non rentables » par manque d’effectif.

Il est nécessaire de défendre l’apprentissage du français, première langue non nordique enseignée, car elle perd du terrain au profit de l’espagnol.

Rosa enseigne le français à l’université d’Islande et travaille sur Lexia, un projet de dictionnaire français-islandais en ligne et gratuit. Le dernier dictionnaire date de 1950 !

Le budget fixé de 240.000 euros doit mettre à contribution égale chacun des deux pays. Jusqu’à présent la France n’a versé que 80.000 euros sur les 120.000 prévus.

Mon objectif prioritaire pour l’Islande sera d’aider à finaliser le projet Lexia, d’autant que c’est le seul projet de coopération bilatéral entre les gouvernements français et islandais !

Personne ne comprendrait qu’un pays comme la France ne respecte pas ses engagements et laisse ce projet remarquable inachevé pour un montant aussi modeste. + d’images

Devoir de mémoire

Hommage à Bobby Fisher (à Selfoss)

Je n’avais que 10 ans, mais la finale du championnat du monde d’échecs qui s’est tenue à Reykjavik, à l’été 1972, entre Boris Spassky, le tenant du titre soviétique, et Bobby Fisher, le challenger américain, restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Mon oncle, joueur de club passionné m’avait transmis le virus des échecs. Je l’accompagnais pour acheter le journal, chaque jour, afin de rejouer les parties avec lui. Après chaque mouvement, nous tentions de deviner le coup suivant.

Grand maître international dès l’âge de 15 ans et demi, le champion américain était devenu une icône. Il était mon idole.

Le triomphe de Bobby Fisher face à Spassky mit un coup d’arrêt à la domination sans partage des Russes sur le monde des échecs.

A l’image d’un échiquier, Bobby a vécu en blanc et noir, sans connaître les nuances de gris. Il ne s’est jamais remis de sa victoire et s’est retiré. Ses déclarations outrancières, ses frasques, son errance et sa vie recluse ont témoigné de sa dérive.

Les Islandais lui ont offert leur nationalité pour lui permettre de se réfugier en 2005 sur le sol de son exploit, afin d’échapper à la justice américaine et à la promesse d’une fin sordide.

A sa mort, Gary Kasparov déclara que « Fischer peut tout simplement être considéré comme le fondateur des échecs professionnels et sa domination, bien que de très courte durée, a fait de lui le plus grand de tous les temps ».

Sa signature « Bobby Fisher » laissait transparaître un 64 en référence aux 64 cases de l’échiquier. Du reste, il est mort à 64 ans sur la latitude 64. + d’images

Conférence « Weimar » sur la Cybersécurité : mes interventions (vidéos)

Au Sénat, le 20 juin, lors de la conférence « Triangle de Weimar », je suis intervenu lors de la première table ronde intitulée « Cybersécurité, protection des données, manipulation : approches comparatives en Allemagne, en France et en Pologne », aux côtés de mes collègues allemands, polonais et français (les sénateurs Jean-Marie Bockel, Philippe Bonnecarrère et Rachel Mazuir).

Allons-nous vers des cyberguerres ? Qu’en est-il de nos capacités offensives dans ce domaine ?

Vidéo 1 (5m)
En réponse à ces questions j’ai commencé par rappeler que nous sommes déjà en guerre. Chaque jour, les Russes testent nos systèmes de Défense, tandis que la Chine a clairement défini son objectif de dominer le monde en 2050.

Vidéo 2 (1m20)
Par ailleurs, j’ai rappelé qu’il était suicidaire pour l’Union européenne de laisser la Chine investir sur nos marchés, sans bénéficier d’un principe de réciprocité. Nous sommes là en position défensive…

Cette conférence parlementaire sur les thèmes de la cybersécurité et de l’intelligence artificielle, ouverte au public et à la presse, s’est tenue dans le cadre de la dimension parlementaire du « Triangle de Weimar », lancée à l’initiative du président du Sénat, entre le Sénat français, le Bundesrat allemand et le Sénat polonais.

 

HEBDOLETTRE n°121 – ÉDITO : Les massacrés de Tiananmen – VENEZUELA – Audition de Lorent Saleh – Débat sur le CANNABIS thérapeutique – Cybersécurité : parution de mon rapport « Cyberattaque contre ARIANE : une expérience qui doit nous servir » – Cybersécurité : « Les relais de l’ANSSI au Parlement » (Lettre A) – La Commission Défense du Sénat à Cherbourg : Remorqueur d’urgence & Programme BARRACUDA (SNA) – La Chambre de commerce franco-norvégienne fête ses 100 ANS ! – Océan indien : Rencontre régionale des CCEF à La Réunion (10-12 mai 2019) – Madagascar – La MODERNITÉ au pouvoir – En circonscription à MADAGASCAR : Antananarivo (8-9 mai 2019) / en Espagne : Séville (2-3 mai 2019) / au PORTUGAL : Région Algarve (1-2 mai 2019)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°121 – 03 juin 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°121

Les massacrés de Tiananmen

Je remercie les agents du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères pour l’organisation des élections européennes à l’étranger, les bénévoles qui ont offert leur dimanche pour faire vivre la démocratie représentative et les électeurs qui se sont déplacés pour voter.

Nous pouvons nous réjouir de la progression de la participation à ces élections. Elle passe de 11,04% en 2014 à 18,36% en 2019.

Les 40,4% d’Emmanuel Macron du 1er tour de la Présidentielle se retrouvent dans les 40,21% du cumul des listes Renaissance (36,84%) et Les Européens (3,37%). Désormais Europe Écologie pointe en seconde position avec plus de 20% (14,74% en 2014).

Alain Lamassoure, qui conduisait la liste UMP en 2014, a quitté Les Républicains. Il n’est pas le seul. La liste conduite par François-Xavier Bellamy, figure de la tendance droite ultra-conservatrice perd 2/3 des électeurs de 2014 (8,33%). Enfin, le RN (ex-FN) recule également à l’étranger (7,1% contre 8,94% en 2014), même si l’extrême droite est placée en tête par les électeurs de Thaïlande à Pattaya (48,88%) et Phuket (45,72%) ou encore au sud du Portugal dans l’Algarve (33,71%).

Après avoir tellement abimé l’image de la France à l’étranger, les gilets jaunes se sont évaporés dans les urnes. Ces soi-disant adeptes de la démocratie participative ne participent pas à la démocratie. Comprenne qui pourra.

Assesseur du bureau de vote à Ashford, dans le Kent, ce dimanche d’élection m’a offert l’opportunité de voir la démocratie à l’œuvre, 15 heures durant, comme un grand cérémonial citoyen.

Pour combien de temps encore, allons-nous pouvoir poursuivre son exercice ? En effet, la Chine qui affirme vouloir dominer le monde d’ici à 2050, ne reconnait pas la démocratie et les droits de l’Homme comme valeurs universelles.

Dans la nuit du 3 au 4 juin 1989, il y a trente ans exactement, le pouvoir chinois massacrait ses étudiants sur la place Tiananmen parce qu’ils réclamaient l’instauration de la démocratie.
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C’est pour le même motif que Liu Xiabo, leader modéré de Tiananmen, faisait signer la « charte 08 » par 303 intellectuels en 2008. prix Nobel de la Paix 2010, il est mort en détention il y a moins de deux ans.

Définie par sa constitution comme un « État socialiste de dictature démocratique populaire », la Chine compte plusieurs dizaines de milliers de prisonniers politiques et un million de musulmans détenu dans des camps au Xinjiang.

Sa maîtrise de la technologie lui a permis de créer un cyber-mur pour imposer un contrôle social de sa population en combinant réseaux sociaux, caméras à reconnaissance faciale et intelligence artificielle.

Cette dictature 2.0 utilise ses Routes de la soie pour tenter de prendre subrepticement le contrôle de pays en liant son aide à la signature de contrats d’équipements technologiques.

Après Djibouti, la Chine aura installé 10.000 caméras à Maurice, d’ici fin juin…

La révolte des diplômés chinois de la tech, qui protestent contre la norme 996, autrement dit, une journée de travail allant de 9 heures du matin à 9 heures du soir, 6 jours par semaine, ne devrait donc pas aller très loin. Ali Baba et Huaweï, tenants du « 996 », ont l’intention de prendre définitivement l’ascendant sur Amazon, Google et Microsoft, praticiens du « 955 » (9 heures à 17 heures, 5 jours par semaine).

A Singapour, lors de la conférence internationale sur la sécurité indopacifique, Florence Parly a rappelé avec raison que la France voulait « promouvoir le multilatéralisme, la démocratie et le respect du droit ».

La Chine pratique très exactement l’inverse. Le souvenir des massacrés de Tiananmen nous le rappelle. Découvrir l’HebdoLettre n°121

La Chambre de commerce franco-norvégienne fête ses 100 ans !

La célébration du centenaire de la Chambre de commerce franco-norvégienne (CCFN) s’est déroulée en deux temps, d’abord à la Résidence de Norvège, puis au Sénat.

Le 23 mai, Oda Helen Sletnes, ambassadrice de Norvège avait organisé une réception en sa Résidence à Paris, en présence de Rikard Gaarder Knutsen, secrétaire d’État au ministère norvégien du Pétrole et de l’Énergie.

J’ai assisté à l’événement en compagnie de mon collègue André Gattolin, président du groupe d’amitié France-Europe du Nord. + d’images

Le lendemain s’est déroulé un colloque au Sénat toujours dans le contexte du centenaire de la Chambre d’Oslo. La proposition du lieu, m’avait été faite par Gérard Pignatel, président de cette chambre franco-norvégienne.

Afin de faciliter la démarche de Gérard, également conseiller consulaire en Norvège, je m’étais fixé comme objectif prioritaire pour ce pays de soutenir l’action de la CCFN. Aussi, je remercie mon collègue André Gattolin d’avoir bien voulu accueillir la CCFN dans le cadre d’un colloque dédié à la « croissance bleue durable ».

Fin connaisseur des pays de la zone et des enjeux auxquels ils sont confrontés, André Gattolin a ouvert le colloque, aux côtés de Rikard Gaarder Knutsen, Secrétaire d’État au ministère du Pétrole et de l’Énergie norvégien, de Sindre Walderhaug, président de la CCFN, et Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster maritime français.

Les participants ont échangé sur les technologies existantes et les innovations en préparation afin de rendre les océans plus propres. Il fut aussi question du financement de la croissance bleue durable et plus globalement de nos énergies du futur.

Une table ronde a été consacrée à la coopération franco-norvégienne en matière de stockage des émissions industrielles de CO2, via des solutions maritimes dans la ligne de l’Accord de Paris.

Ce colloque enrichissant s’est achevé sur une « pitch battle » durant laquelle 6 start-ups innovantes, françaises et norvégiennes, ont challengé leurs projets nécessitant des levées des fonds. On ne peut que louer l’esprit d’entreprise et l’audace de ces jeunes pousses.

La signature d’accords bilatéraux de coopération et la dégustation de produits de la mer norvégiens, préparés par le chef Alan Geaam, ont constitué le merveilleux épilogue de cet événement résolument tourné vers l’avenir. + d’images

Mes chaleureuses félicitations aux organisateurs.

L’échos des circos / Novembre 2018

Japon – Nicaragua – Amérique latine – Royaume Uni – Norvège – Ukraine – Afrique du Sud

NICARAGUA

Communauté française (1er nov.)

Retrouvailles avec Claire et Clément Ponçon, deux entrepreneurs remarquables qui m’avaient accueilli, début 2017, dans leur ferme au Nicaragua, où ils cultivent du café, du cacao et du bois précieux pour l’ameublement.

Claire était alors conseillère consulaire pour la circonscription couvrant le Nicaragua, le Costa Rica et le Honduras.

Le Nicaragua traverse une crise politique depuis plusieurs mois. La répression a permis au pouvoir de se maintenir en place. Pour combien de temps ?

JAPON

Gouverneure de Tokyo (2 nov.)

Invité par Anne Hidalgo, maire de Paris, j’ai assisté à la réception donnée en l’honneur de Yuriko Koike, gouverneure de Tokyo. Les deux villes organiseront les deux prochaines éditions des Jeux Olympiques. La maire de Tokyo souhaite faire de 2020 un tremplin pour faire évoluer sa ville vers deux priorités : l’accessibilité et l’environnement. Le village olympique sera géré à l’hydrogène.

La maire de Paris a détaillé ses propres projets environnementaux, en déclarant que Tokyo pouvait l’aider pour améliorer la gestion des déchets. + d’images

Lire aussi : 160ème anniversaire de l’amitié nippo-française (réception du 7 novembre, célébrant le 85ème anniversaire de Sa Majesté l’Empereur du Japon)

AMÉRIQUE LATINE

Communauté française (2 nov.)

Heureux d’avoir retrouvé au Sénat Marc Jean-Bernard, ancien consul honoraire de France à Puerto Rico, en compagnie de sa sœur Katherine Passerieu, entrepreneure à Londres.

C’était la veille d’une séance de dédicace de son livre intitulé « Phénoménologie du dialogue, I. Charles de Gaulle : une pensée diplomatique en acte Amérique Latine » (Éditions Édilivre). Un essai très fouillé et étayé par de nombreuses archives, dans lequel Marc dessine la pensée diplomatique du général de Gaulle.

Professeur titulaire de l’université de Puerto Rico, universitaire et musicien professionnel, il est établi depuis plus de 20 ans en Amérique Latine.

ROYAUME-UNI

Salon 24h International (14 nov.)

Intervention au Salon 24h International lors d’une conférence sur l’avenir post-Brexit des Français du Royaume-Uni.

Commentant une étude d’OpinionWay qui explique que 13% des Français souhaitent quitter le Royaume-Uni, j’ai annoncé que ces résultats me paraissaient cohérents et qu’effectivement, certains Français n’ont pas attendu le dénouement des négociations pour quitter le Royaume-Uni. + d’images

Découvrez l’enquête d’opinion d’OpinionWay. Lire

NORVÈGE

Chambre de commerce (27 nov.)

Réunion avec Ludovic Caubet, directeur de la Chambre de commerce franco-norvégienne, pour préparer une conférence à Paris, en mars prochain, afin de favoriser des partenariats innovants et des échanges technologiques autour de la « Croissance bleue durable », impliquant start-up, grands groupes, pôles de compétitivité, instituts de recherche, autorités publiques…

Avec mon collègue Andre Gattolin, président du groupe d’amitié France-Europe du Nord, nous accueillerons cet événement exceptionnel au Senat qui marquera le centenaire de la CCI franco-norvégienne.

UKRAINE

Ambassadeur d’Ukraine en France (28 nov.)

Rencontre avec l’ambassadeur d’Ukraine en France, Oleg Shamshur. Nous sommes revenus sur mes rencontres lors de mon passage à Kiev et avons plus particulièrement évoqué la montée des tensions entre son pays et la Russie dans le détroit de Kertch, en mer d’Azov. (Communiqué du Sénat qui condamne l’entrave de la marine russe à la libre circulation des navires en mer d’Azov, conformément aux règles internationales. Lire)

AFRIQUE DU SUD

Ambassadeur d’Afrique du Sud en France (28 nov.)

Première rencontre au Sénat avec Rapulane Sydney Molekane, ambassadeur d’Afrique du Sud en France, organisée par ma collègue Elisabeth Lamure. L’occasion de suivre l’état des relations entre nos deux pays depuis mon passage à Johannesburg (compte-rendu) et Cape Town (compte-rendu), et l’évolution des propositions politiques avant leurs élections générales prévues au printemps 2019.