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En circonscription en Tanzanie – Dar es Salaam (9-10 mai 2022)

J’exprime mes remerciements à notre ambassadeur de France en Tanzanie, Nabil Hajlaoui et son équipe, pour la pertinence et la diversité du programme qui m’a permis de rencontrer la ministre des Affaires étrangère tanzanienne, les acteurs de la communauté française et des représentants d’entreprises pour cerner les spécificités économiques du pays. Ce déplacement fut aussi l’occasion de fêter la Journée de l’Europe avec la délégation de l’UE.

Pour ma première visite à Dar es Salaam, j’ai eu le plaisir de revoir Christophe Darmois, président de la Chambre franco-tanzanienne et de la section locale des CCEF, qui joue un rôle déterminant pour valoriser la destination pour nos entreprises. Une délégation du Medef est attendue la semaine suivante.

Diplomatie parlementaire

Ministre des Affaires étrangères

Entretien avec Liberata Mulamula, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération avec les pays de l’est africain, en présence de Nabil Hajlaoui, ambassadeur de France en Tanzanie

J’ai exprimé ma reconnaissance envers la ministre pour son écoute et sa détermination à renforcer les échanges commerciaux entre la France et la Tanzanie.

L’approche favorable et ouverte aux entrepreneurs, associée à ses multiples atouts, fait de la Tanzanie une destination très prometteuse pour nos investisseurs.

Nous avons évoqué de multiples sujets économiques et diplomatiques. La ministre a évoqué son souhait que la nouvelle génération de diplomates tanzaniens soient francophones pour s’ouvrir de nouveaux horizons. L’Alliance française leur a développé un programme dédié pour apprendre le français. +d’images

Délégation européenne

Participation aux évènements organisés par la délégation de l’UE à l’occasion de la Journée de l’Europe :
– Inauguration d’une exposition sur les actions de l’Union européenne et des états membres en Tanzanie, suivie d’une réception en présence de Liberata Mulamula, ministre des Affaires étrangères tanzanienne.
– Prise de parole du délégué de l’UE, Manfredo Fanti, de Nabil Hajlaoui, ambassadeur de France au nom de la Présidence française de l’UE, du délégué de l’EAC et de la ministre Liberata Mulamula.

Année après année, l’UE démontre avec constance qu’elle est une force de paix. +d’images

Diplomatie économique

Accueilli à la Résidence de France par Nabil Hajlaoui, notre ambassadeur en Tanzanie, mon premier déplacement a débuté par une séquence économique en trois temps :

1 – Réunion de présentation de la Task Force Transports, initiée par le ministre Franck Riester en octobre 2021 pour fédérer les entreprises du secteur.

La task force est animée par Olivier Terra (Bolloré) avec la participation de Christophe Darmois, DG de TPS company, président de la Chambre franco-tanzanienne et de la section locale des CCEF.

La Tanzanie est une place logistique importante où 50% des volumes entrant dans le pays finissent en transit pour des pays au centre du continent. Des problèmes structurels existent dans le maritime avec une vingtaine de navires qui mouillent en permanence devant le port durant de nombreux jours en attendant une place à quai.

Nous avons évoqué le contrecoup de la doctrine de l’AFD qui ne finance plus d’aéroport ou d’autoroute pour des raisons environnementales. Nos concurrents ont tout le loisir d’en profiter. C’est un point de la politique de l’AFD qui nécessite d’être revu.

2 – Echange avec un groupe restreint de représentants d’entreprises français sur les conditions d’investissement en Tanzanie.

Une mission du Medef se rendra en Tanzanie la semaine prochaine avec un focus sur les transports.

L’ambassadeur cherche à mobiliser la communauté d’affaires et les instruments financiers pour accompagner le développement de la Tanzanie qui a su maîtriser sa dette qui s’affiche à seulement 40% du PIB.

3 – Déjeuner sur les partenariats économiques franco-tanzaniens avec la participation d’hommes d’affaires français et tanzaniens.

Les entrepreneurs m’ont expliqué la stratégie du pays en matière de tourisme qui a fait le choix de se détourner du tourisme de masse pour protéger ses ressources et la biodiversité de son écosystème.

Le Kilimandjaro, les parcs du Serengeti, de Ngorongoro ou encore l’île de Zanzibar qui dispose d’une liaison directe avec Paris constituent de remarquables atouts pour la destination.

Les participants s’accordent pour constater que le nouveau gouvernement a opté pour une politique plus favorable aux entreprises. +d’images

Groupe Superdoll

Visite du siège du groupe Superdoll, présidé par Saif Seif, décoré chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur.

Accueilli par Ibrahim Ali, DG de Superdoll, qui distribue depuis 30 ans les produits de la marque Michelin, j’ai apprécié la rigueur avec laquelle l’entreprise se développe et les valeurs humanistes qui l’animent.

Superdoll partage totalement les valeurs de la firme clermontoise qui font la part belle à la formation et une démarche qualité scrupuleuse.

Le groupe de 12000 employés s’est développé en 4 entités.

Superdoll étant l’activité automobile qui assemble également les camions de transport. Michelin a développé des pneus adaptés aux spécifications techniques nécessaires pour sillonner les parcs nationaux de Tanzanie.

Le président de Superdoll fait partie des sept personnalités associées au comité stratégique de développement Michelin.

Nous avons également EALS, le joint-venture entre Bolloré et Superstar, la société du groupe qui fabrique les tubes.

Le projet est de construire un pipe-line de 1533 kilomètres de l’Ouganda vers Dar es Salam afin de transporter le gaz pour Total.

Les membres du management de Superdoll m’ont dit que les Tanzaniens espéraient voir plus d’investissements de l’AFD et Proparco pour répondre aux besoins de développement du pays. +d’images

Société civile

ONG

Lors d’un déjeuner organisé avec les acteurs de la société civile, j’ai pu échanger sur le changement de politique portant sur l’égalité femmes-hommes mené par la nouvelle Présidente, notamment l’enjeu d’un changement de la loi sur le mariage. La loi actuelle déclarée inconstitutionnelle par la Cour Suprême fixe l’âge légal du mariage à 18 ans pour les garçons et 14 ans pour les filles. Lors du déjeuner, l’ONG LHRC, représentée par l’avocate Getrude Shinje Dyabene et Msichana Initiative ont rappelé que la Tanzanie détient les taux de grossesses précoces et de natalité les plus élevés du monde. Selon un sondage réalisé en 2015/2016 par le Bureau tanzanien des statistiques 21% des filles âgées entre 15 et 19 ans ont déjà donné naissance.

Les échanges ont également porté sur la question de l’agroécologie : l’ONG SAT mettant en œuvre le FSPI GAPE sur 2021-2022 avec l’ONG Msichana, m’a expliqué les enjeux pour la Tanzanie de développer une agriculture durable respectueuse de l’environnement, créatrice d’emplois, résiliente au changement climatique et réduisant la dépendance aux importations de produits phytosanitaires. La demande des consommateurs en produits bio étant croissante, Janet Maro a fait part de l’opportunité en termes de marché, tant au niveau national que pour l’exportation.

L’ONG Swissaid a fait part de l’inquiétude de la société civile et des chercheurs sur l’arrivée massive de pesticides en Tanzanie ces dix dernières années.

Les ONG soulignent les stratégies commerciales irresponsables des grands groupes européens qui font de l’Afrique le nouvel eldorado pour la vente de pesticides retirés du marché européen compte tenu de leur toxicité. Les ONG dénoncent une stratégie de deux poids, deux mesures et cite pour exemple Bayer qui fabrique et vend dans le monde des produits interdits en Europe.

Enseignement

École française Arthur Rimbaud

Visite de l’école française Arthur Rimbaud en compagnie de Cécile Frobert, conseillère culturelle.

Accueillis par la directrice Caroline Martias, j’ai découvert cette école, membre de l’Anefe, qui affiche des effectifs complets avec près de 400 élèves.

La piscine sur le toit du bâtiment et des revêtements très protecteurs généralisés au sol pour anticiper les chutes ont attiré mon attention.

Durant la réunion qui m’a permis d’échanger avec les membres du conseil d’administration, nous avons abordé les différentes phases du projet d’agrandissement.

La première prévoit l’ajout de 3 classes sur le toit, une extension de l’infirmerie, la restauration de la cantine et une amélioration des équipements de sécurité.

La deuxième phase nécessite le développement d’un nouveau bâtiment qui accueillerait sur son toit un… terrain de football.

Afin de faire des économies d’échelle et d’attirer les entrepreneurs pour s’impliquer dans le projet, le président du Board envisage la possibilité de faire évoluer la gouvernance pour associer les professionnels aux décisions.

J’ai fait part de mes recommandations sur la composition du comité de gestion, en proposant son ouverture aux représentants des entreprises françaises. Leur participation à la gouvernance de l’établissement pourrait faciliter l’obtention de sponsoring de ces entreprises. Ce financement privé par dons ou par avance de fonds permettrait à l’établissement de financer les travaux d’agrandissements en limitant le recours à l’emprunt.

L’arrivée massive de familles expatriées travaillant pour le projet EACOP (construction pipeline Ouganda-Tanzanie par Total) à l’été va engendrer une forte pression sur l’établissement qui en l’état actuel n’a pas la capacité d’absorber l’intégralité des demandes d’inscription. Selon les informations communiquées par EACOP, une quarantaine de familles serait attendue sans compter les familles des sous-contractants dont on ignore encore le nombre

L’école Arthur Rimbaud s’inscrit pleinement dans la vision du président de la république pour participer à l’objectif de doubler le nombre d’élèves dans nos écoles à l’étranger d’ici 2030. +d’images

Culture

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Dar es Salam, une des deux alliances de Tanzanie avec celle de Zanzibar, en compagnie de Cécile Frobert, conseillère culturelle.

Accueillis par la directrice, Flora Valleur, nous avons visité la médiathèque, les salles de classes et l’espace de réception.

317 étudiants suivent actuellement une session de 10 semaines. Une demande de cours de français émane du secteur du tourisme et de la diplomatie. Une équipe de 12 professeurs de français et de 3 en swahili permet de répondre à l’attente.

J’ai pu découvrir l’exposition de la talentueuse peintre Nathalie Charcosset, venue spécialement pour le vernissage.

Une réussite qui doit beaucoup à Benoît Araman, directeur général d’Oryx Energies Tanzanie, mécène de l’opération. +d’images

La chambre de commerce France-Mozambique est née !

Mission accomplie ! A sa grande fierté, le Club d’Affaires France-Mozambique peut désormais s’intituler chambre de commerce. Sa candidature a été approuvée le 26 juin, en même temps que celles du Qatar et du Canada/Ontario, lors de l’AG du réseau CCI FI qui compte désormais 123 membres.

Laurent Thong-Vanh, président de la chambre et ma collègue Nassimah Dindar qui juge qu’il faut « créer du réseautage et avancer en mode projet ».

En février dernier, j’étais reparti de Maputo avec l’objectif prioritaire d’appuyer l’action des responsables du club, combinée à celle notre ambassadeur, Bruno Clerc, dans cette démarche de transformation (compte-rendu). Objectif atteint pour tous. Merci à toute l’équipe CCI FI, conduite par Arnaud Vaissié.

Avec ma collègue Nassimah Dindar, sénatrice de la Réunion et présidente du groupe d’amitié France-Madagascar & Pays de l’Océan Indien, nous avons décidé de célébrer l’événement en accueillant les responsables de la nouvelle chambre au Sénat. J’ai ainsi eu le plaisir de revoir Laurent Thong-Vahn, président (également responsable de la section locale des CCEF) et Audrey Gortana-Vallet, directrice générale.

Les places se gagnent maintenant, nous a lancé Laurent, une assertion avec laquelle tous les participants étaient d’accord lors de notre déjeuner. Audrey a précisé que la croissance serait de 4% 2018, tandis qu’un taux de 7% était en perspective pour 2020.

Avec Audrey Gortana-Vallet, directrice de la chambre créé en juin 2015 qui compte 60 membres, dont 45 entreprises : CMA-CGM, Société Générale, Bolloré, Total, Engie, Mazars, AGS, Foselev et des filiales de Vinci…

Si le Mozambique est en voie de devenir un grand pays producteur de pétrole et de gaz, parce que ses réserves seraient gigantesques, les opportunités d’investissement peuvent être à la portée de nombreuses PME : il n’y a pas d’usine pour traiter le soja sur place ou bien encore le poulet, base de la nourriture du pays, est importé de pays parfois lointains. La Chine a déjà préempté le secteur de la construction : ponts et routes, bientôt le chemin de fer.

Certes, tout n’est pas rose dans ce pays à fort potentiel mais très pauvre. Mais la démocratie s’est instaurée avec un président de la République réputé francophile. La Réunion, terre française au large du Mozambique, peut servir de tête de pont à nos entrepreneurs, soucieux d’un environnement légal sécurisant pour adresser ce marché. Il est vrai qu’une liaison directe par avion pousserait notre avantage.

L’histoire de cette chambre est celle d’une réussite collective et cet élan sera poursuivi sur un mode collaboratif. Ainsi, puisque l’essai a été marqué, il faut désormais le transformer. La nouvelle chambre pourra compter sur divers organismes, dont nous avons reçu les responsables au Sénat, lors de ce déjeuner de travail.

Merci de leur participation à : Claire Boisseau, AFD, Responsable Pays Afrique Australe // Stéphane Boulet,  CCEF et « coordinateur Réseau & Responsable Afrique & Océan indien, CEI, Sud-Méditerranée Moyen-Orient » // Hédi Brahimi, Direction générale du Trésor, Adjoint au chef du bureau Afrique subsaharienne et AFD // Bénédicte de Baillenx, Business France, Chargée de Mission Pilotage des Bureaux BF en Afrique // Jean-Claude Karpeles, Chambre de Commerce de Paris Ile de France, VP délégué aux affaires européennes et internationales // Jean-Christophe Larroque, MEAE, Rédacteur Malawi, Mozambique, Swaziland, Zambie, Zimbabwe, COMESA // Charles Maridor, directeur du réseau CCI FI // Frédéric Morel Barbier, Medef International, Directeur Afrique // François Raffray, Business France, Directeur relations institutionnelles.


 

Semaine des ambassadeurs : mes propositions pour moderniser les services consulaires

Dans le cadre de la Semaine des ambassadeurs, le ministre Jean-Baptiste Lemoyne a réuni les parlementaires représentant les Français de l’étranger, le 29 août au Quai d’Orsay.

Semaine des ambassadeurs : intervention du ministre Jean-Baptiste Lemoyne

J’ai eu le privilège d’introduire le débat sur le thème de la « modernisation des services consulaires » en proposant quelques pistes de travail qui servent toutes cette ambition : « Offrir un service public de qualité aux Français de l’étranger », l’intitulé même de l’action n°1 du programme 151 du budget de l’action extérieure de l’État.

Nous avons de plus en plus d’expatriés, mais de moins en moins de moyens, c’est le fameux effet ciseaux. Seul le défi de la modernisation des services permettra d’améliorer, ou pour le moins de maintenir, notre niveau de service.

Pour ce faire, il existe un excellent moyen de commencer et c’est ma piste de travail numéro 1 : supprimer toutes les démarches dont on peut se dispenser.

Au lieu de repenser une démarche à l’aune des nouvelles technologies, on peut parfois déplorer un manque d’imagination qui conduit à reproduire les choses à l’identique… mais sous forme numérique !

Prenons l’exemple du certificat de vie, véritable cauchemar des retraités expatriés. Nous nous réjouissons de sa dématérialisation l’an prochain, décidée par le Parlement. Supprimons ce document qui encombre les consulats !

Les Allemands, eux, se passent bien de certificat puisqu’ils ont décidé de s’interfacer avec les systèmes étrangers pour savoir si un pensionné vient à décéder.

Le 21 août dernier, les parlementaires ont reçu un courrier du MEAE se félicitant qu’à l’horizon 2020, les Français expatriés « ne soient contraints de venir au consulat qu’une fois tous les dix ans, pour donner leurs empreintes biométriques lors du renouvellement de leur passeport, sauf démarche spécifique » (lire la lettre).

Une fois tous les dix ans ? Il ne faut pas être parent. Les enfants ne viennent pas seuls et leur passeport n’est valable que cinq ans. Ensuite, quel est le brillant esprit qui a découvert que nos empreintes digitales changeaient tous les 10 ans, au point qu’il faille nécessairement les ressaisir ?

Chez les Britanniques, les données ne sont saisies qu’une fois et le renouvellement de passeport se fait par voie postale.

Les Allemands, encore eux, ont décidé de s’en remettre à leurs consuls honoraires pour les prises d’empreintes biométriques au lieu de plomber leurs consulats, ce qui nous conduit à ma piste numéro 2 : constituer une cellule interministérielle (ministère de l’Intérieur et celui de Affaires étrangères) dans le but d’équiper les consuls honoraires d’outils de saisie d’empreintes biométriques.

La France dispose d’un réseau exceptionnel de plus de 500 consuls honoraires, épris de bien public et bénévoles. Afin de contribuer au financement des prestations fournies, piste numéro 3 : développer une stratégie de paiement à l’acte

En effet, les Allemands d’Ecosse vont chez leur consul honoraire à Edimbourg ou Aberdeen et paient 60€ par passeport. Les Français d’Ecosse, eux, doivent aller au consulat de Londres, distant de 600 km.

On associe spontanément et à juste titre la modernisation aux nouvelles technologies. Au fait, combien de temps restent-elles nouvelles ?

Sur le terrain, je ne compte plus les consulats qui se plaignent de leur outil informatique et de leur liaison aléatoire avec Paris lorsqu’ils utilisent le système TES (Titre électronique sécurisé). De Milan à Santiago, la frustrations des agents se conjugue à l’exaspération des usagers. Le consulat de Beyrouth refuse désormais de recevoir sur RV, car il ne peut garantir que le système va fonctionner..

Piste numéro 4 : garantir un outil informatique fiable et fonctionnel dans chaque consulat ce qui nécessite que le MEAE prenne la main : budget identifié + un responsable en liaison avec le ministère de l’Intérieur

J’ai rappelé en introduction que notre mission était d’offrir un service public de qualité, comme c’est défini dans le programme 151.

Le référentiel Marianne a été inventé à cet effet.

Semaine des ambassadeurs : Pascal Paoli, directeur du Centre de crise et de soutien, s’exprimant devant le ministre Jean-Baptiste Lemoyne et Franck Bousquet (Banque mondiale)

Depuis 2014, le consulat de Londres est un poste pilote dans cette démarche, véritable décalque des systèmes d’assurance-qualité en vigueur dans les entreprises. Et pour cause, pour gérer un volume 250 RV/jour et 400 visiteurs/jour, cela exige une organisation « quasi-industrielle », souligne Sylvaine Carta-Le Vert, consule générale à Londres.

Ses équipes ont démontré que mesurer régulièrement la satisfaction des usagers et améliorer constamment la qualité de service (prise de rv, information, courtoisie, jusqu’au confort de la salle d’attente) n’était pas « du travail en plus », mais une manière de valoriser le travail de chaque agent.

Aussi, plutôt que de postuler qu’en 2020 tout sera numérisé, je me sentirais plus à l’aise si nous affichions cette ambition qui constitue ma piste de travail numéro 5 : déployer rapidement et obligatoirement un système qualité auprès de tous les consulats, en associant les élus consulaires et les consuls honoraires, afin de les certifier ISO d’ici 2020.

Pour y parvenir, il existe un brillant exemple au sein même du Quai d’Orsay sur qui peut aussi s’étalonner : le Centre de crise et de soutien. Dirigé par Patrice Paoli, le centre est certifié Iso 9001 ! Un modèle de service public d’excellence au service de la sécurité des Français de l’étranger.

En Bref – du 02 au 07 oct. 2016 – « Semaine AFE »

AFE : rencontre avec le groupe ADCI (2 oct.)

adci_68Comme de coutume à la veille d’une session plénière de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, les parlementaires représentant les Français établis hors de France ont été conviés à échanger avec le groupe ADCI (Alliance de la droite, du centre et des indépendants).

Les élus de ce groupe souhaitaient une aide pour définir leurs priorités dans le cadre des questions à poser au ministre, le  lendemain en séance.

Proche Orient : visite de Brigitte Allemand (3 oct.)

b_allemand_68En marge de la 25ème session de l’AFE, j’ai eu plaisir d’accueillir au Sénat Brigitte Allemand, conseillère consulaire Ryad-Koweït-Al Khobar.

Nombre d’élus comme Brigitte doivent assumer leur mission dans des zones à risques. Ne pouvant prétendre à un passeport diplomatique, ceux-ci apprécieraient les facilités offertes par un passeport de service. En réponse, l’Administration leur propose, un rien désinvolte, d’utiliser la vidéo-conférence (en savoir plus).

AFE : intervention de Matthias Fekl (3 oct.)

b_afe_68En ouverture de la 25ème session de l’AFE, notre secrétaire d’État chargé des Français de l’étranger a lancé un appel à la mobilisation des élus contre l’abstentionnisme aux élections de 2017. Il a aussi précisé que 341.000 élèves étaient scolarisés dans le réseau AEFE, dont 216.000 étrangers, « preuve de l’attractivité » de notre système.

Par ailleurs, j’ai été heureux d’entendre Matthias Fekl se déclarer à l’écoute des conseillers consulaires pour mettre à jour la page Conseils aux voyageurs du site MAEDI et ce, un millier de fois par an ! C’était l’un des 31 défis que notre liste avait proposé de relever pendant la campagne sénatoriale 2014 pour améliorer la sécurité des Français à l’étranger.

Sénat : Franco-British Society (3 oct.)

british_68Heureux d’avoir reçu The Franco-British Society sur le thème : « Comment trouver une sortie pour le Royaume-Uni après sa décision de quitter l’UE ? »

La discussion a été animée sur ce sujet de prédilection pour The Franco-British Society, fondée en 1924 justement pour développer des relations plus étroites entre la Grande-Bretagne et la France.

Journée parlementaire UDI (3 oct.)

udi_68Sénateurs, députés et eurodéputés de l’UDI se sont rassemblés au Sénat pour échanger sur les réformes prioritaires à engager en 2017 pour faire réussir l’alternance.

En fin de journée, je suis intervenu au cours de l’atelier thématique : « Après le Brexit, quelle Europe voulons-nous ? » J’ai dressé un constat de la situation des expatriés vivant au Royaume-Uni, suite à deux « Brexit Tour » qui m’ont conduit à rencontrer 2500 compatriotes.

Prix du Rayonnement français (3 oct.)

rayonnement2_68Organisé par ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam, le Grand prix du Rayonnement français 2016 a été remis à Laurent Fabius pour le succès de la Cop21, d’autant qu’il fut « épouvantablement complexe de mettre d’accord 195 pays » a-t-il confié.

Cette cérémonie a pour but de mettre en lumière le talent et la réussite de personnalités qui font rayonner notre pays dans tous les domaines. Joëlle Garriaud-Maylam a souligné que « notre pays ne perdait pas de son influence » quelles que soient les difficultés présentes.

6ème édition des Prix du Rayonnement : Francophonie: Eric Ruf pour la Comédie Française / Humanitaire : Alain Deloche pour la Chaîne de l’Espoir / Tourisme: Christian Prudhomme pour le Tour de France / Culture: Guy Cogeval du Musée d’Orsay / Gastronomie: Dominique Crenn de San Francisco / Entreprise: Stephane Layani pour Rungis / Economie: Jean-Hervé Lorenzi, fondateur du Cercle des Economistes

Rapport sur les « Chiffres du chômage » (4 oct.)

ce_68Dernière réunion de la commission d’enquête sénatoriale sur les chiffres du chômage en France et dans les pays de l’UE.

Un rapport a été produit par la commission à l’issue de 32 auditions de personnalités et 3 déplacements à l’étranger, successivement au Royaume-Uni, en Italie et en Allemagne. Nous avons procédé à l’examen du rapport et des amendements proposés.

Rencontre avec le DG France de Fintrax (4 oct.)

J’ai échangé avec Denis Leroy, directeur général France de Fintrax sur les manières de rehausser notre compétitivité touristique au regard des craintes en matière de sécurité ou d’effets monétaires défavorables à plusieurs nationalités. M. Leroy a notamment pointé l’importance du seuil et des modalités de la détaxe.

Dîner autour de Valéry Giscard d’Estaing (4 oct.)

vge_68« La France a plus besoin d’un homme d’Etat que d’un Président de la République », a déclaré Valéry Giscard d’Estaing devant un parterre de personnalités, d’élus et cadres de l’UDI-Monde présents sur Paris en marge de la semaine de l’AFE (Assemblée des Français de l’Etranger).

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Singapour : visite de Laurence Huret (5 oct.)

l_huret_68_2Les travaux de l’AFE m’ont donné l’opportunité de revoir Laurence Huret, conseillère consulaire à Singapour. Vivant en Asie depuis 20 ans, cette avocate met sa longue expérience au service des Français expatriés.

La communauté française en Asie a connu une forte croissance ces dernières années, mais s’installer devient de moins en moins facile, note Laurence. Le coût de la vie, par exemple, a nettement augmenté à Hong Kong ou Singapour. Elle suggère de bien mûrir son projet professionnel avant de partir.

Pays Baltes : visite de Geoffrey Party (5 oct.)

g_partyConseiller consulaire pour les pays baltes et la Finlande et conseiller AFE pour l’Europe du Nord, Geoffrey Party m’a rendu visite au Sénat.

Nous ne manquons jamais une occasion de parler de commerce extérieur, puisqu’il est entrepreneur. Cette fois, il fut plus particulièrement question de sécurité, puisque Goeffrey a présenté un rapport sur la menace terroriste devant l’AFE. L’état d’urgence dégrade notre pays auprès des assureurs internationaux et le surcoût se répercute sur les voyagistes…

Réunion avec le Barreau de Paris (5 oct.)

barreau_68(g. à d.) Olivier Cadic ; Matthieu Baccialone (directeur des Affaires publiques du Barreau de Paris) ; Julien Aubignat (consultant de l’agence Proches) ; Xavier Autain (délégué du bâtonnier aux Affaires publiques).

Les représentants du Barreau de Paris m’ont rencontré pour évoquer l’avenir des professions du droit en France et la nécessaire évolution du statut des juristes en entreprise que j’ai déjà défendue à deux reprises au Sénat (Loi Macron et Justice du 21e siècle).

Parlementaires suisses au Sénat (5 oct.)

suisse_68Ce fut un honneur et un plaisir d’accueillir une délégation du Parlement suisse au Sénat, avec mes collègues sénateurs Cyril Pellevat, président du groupe d’amitié et Loïc Hervé.

(de g. à d. on reconnaitra : ) Gérard Bailly, Olivier Cadic, Patricia Schillinger, Loïc Hervé, Cyril Pellevat, Fathi Derder, Alice Glauser, Liliane Maury Pasquier, Catherine Troendlé et Manuel Tornare.

Budget : réunion avec Gaspard Koenig (5 oct.)

gaspard_68_2Gaspard Koenig, fondateur du think-tank Génération Libre, un groupe de réflexion libéral et indépendant, est venu me conseiller sur les possibilités de créer de nouvelles perspectives fiscales dans le cadre de la prochaine loi de finances.

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Allemagne : visite de Martine Schoeppner (5 oct.)

martineMa rencontre avec Martine Schoeppner, conseillère consulaire UDI Allemagne, a été une belle occasion de faire le point sur les travaux de l’AFE, dont elle est la brillante vice-présidente depuis deux ans.

Je l’ai toujours connue comme force de proposition. Elle a récemment suggéré une manière de favoriser l’inscription au Registre des expatriés ou encore proposé que tous les  conseillers élus puissent parrainer les candidats à la présidentielle. Nous avons évoqué la façon de réformer l’AFE pour restaurer le lien avec l’Administration.

Royaume-Uni : réunion avec Véronique Cartoux (6 oct.)

rose_68_2Dans le cadre des travaux de l’AFE, j’ai revu Véronique Cartoux, élue AFE pour l’Europe du Nord et conseillère consulaire pour la circonscription de Londres.

Nous avons échangé sur les conséquences du Brexit, puis Véronique m’a décrit son implication dans la campagne « Octobre rose », un mois d’initiatives contre le cancer du sein en France. Elle est aussi la promotrice du magazine Rose destiné aux femmes confrontées au cancer.

Rencontre avec Gautier Mignot – MAEDI (6 oct.)

J’ai fait provision d’informations et d’analyses lors de mon rendez-vous au Sénat avec Gautier Mignot, directeur général adjoint de la mondialisation, de la culture, de l’enseignement et du développement international au MAEDI.

Nous avons librement parlé des évolutions possibles de l’AEFE et de l’Institut Français.

Cocktail de Jacky Deromedi (6 oct.)

jacky_68_2(à l’image) Cocktail très réussi offert par la sénatrice Jacky Deromedi à l’occasion de la 25ème session plénière de l’Assemblée des Français de l’étranger, en présence de Gérard Pélisson, président de l’Union des Français de l’Etranger

Etaient également présents mes collègues Jean-Pierre Cantegrit, Louis Duvernois, Christophe-André Frassa, Joëlle Garriaud-Maylam et Robert-Denis del Picchia.

A souligner la présence de Christophe Bouchard, directeur de l’AEFE, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger ; François Barry Delongchamps, président délégué de l’UFE et Nicolas Warnery, directeur de la DFAE, Direction des Français à l’étranger.

Pays-Bas : visite de Hélène Degryse (7 oct.)

helene-2Petit déjeuner de travail très instructif avec Hélène Degryse, conseillère consulaire Pays-Bas, en marge de sa présence à la session de l’AFE.

Elle m’a parlé de son actualité au sein de la communauté française des Pays-Bas. Hélène s’attache à trouver une solution pour permettre aux élèves de l’enseignement français de passer leur baccalauréat à Amsterdam. Ils doivent aujourd’hui suivre leurs études secondaires à La Haye.

AFE : Caisse des Français de l’étranger (7 oct.)

ap_mignon_sLors des travaux de l’AFE, Alain-Pierre Mignon, conseiller AFE Asie et Océanie et président de la CFE, Caisse des Français de l’étranger, a annoncé que cet organisme allait suspendre durant une période de 3 mois, le paiement de la rétroactivité (2 ans de cotisations) pour les personnes qui n’ont pu adhérer à cette Caisse dans les délais légaux.

Cette disposition va donc permettre l’adhésion à la CFE des personnes étant dans l’impossibilité de payer une somme aussi importante.

Néanmoins la carence sera maintenue. L’affiliation sera possible en décembre 2016, janvier et février 2017.

Protection consulaire : ambassade du Népal (7 oct.)

En cette journée de vendredi, j’ai rencontré Ambika Devi Luintel, ambassadrice du Népal en France, puis l’avocat international Richard Sédillot pour travailler sur deux dossiers de Français détenus à l’étranger.