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En circonscription au Cameroun (2) – Yaoundé (15 au 17 déc. 2020)

Après mon déplacement à Njombé et Douala, je me suis rendu en voiture à Yaoundé où j’ai été accueilli par notre ambassadeur de France, Christophe Guilhou (à l’image), que j’avais rencontré dans son précédent poste à Djibouti.

Pour ma dernière étape au Cameroun, je remercie Christophe Guilhou d’avoir organisé une réception avec des représentants de notre communauté française, parmi lesquels les conseillers des Français de l’étranger Josiane Etounga-Manguele et Thierry Dupleix.

Le Cameroun faisant partie des dix premiers pays sélectionnés par l’AFD pour développer l’initiative Choose Africa Résilience votée lors du PLFR3 en août dernier, l’objectif principal de mon déplacement était d’évaluer la réalité de sa mise en oeuvre du dispositif sur le terrain au profit des TPE/PME locales.

Communauté française

Activités consulaires, questions sociales et sécurité

L’ambassadeur a organisé trois réunions de travail à la Résidence :
– Une réunion de cadrage avec les services de l’ambassade (politique, économique, sécurité, défense, culturel…) en présence des chefs de poste.
– Une table ronde sur la sécurité de la communauté française avec les conseillers des Français de l’étranger, l’attaché de Sécurité intérieure, l’attaché de Défense, l’officier de Sécurité.
– Une dernière table ronde sur les questions sociales, avec les conseillers des Français de l’étranger, l’association de gestion du CMS, les associations de Français.

Au 30 novembre 2020, 5834 compatriotes sont inscrits au registre des Français établis hors de France au Cameroun, dont 2718 dans la circonscription de Yaoundé et 3116 dans celle de Douala. 89% des inscrits de la circonscription consulaire de Yaoundé résident dans la capitale.

Yaoundé recense une forte concentration d’expatriés travaillant pour des entreprises françaises présentes dans la région et de personnes âgées présentes sur place de longue date.

Le service des Affaires sociales est fortement sollicité en raison d’une présence importante de français de passage dans la circonscription et d’une population vieillissante, isolée, indigente et ne disposant pas de couverture médicale.

De nombreux Français décédés sont entreposés dans des morgues, parfois depuis plusieurs années, car leurs familles refusent de payer les frais de conservation et l’enterrement, ce qui conduit à des situations inextricables.

La liste électorale consulaire n’est pas accessible. En effet, la double nationalité n’est pas autorisée au Cameroun. Cette opacité protège ceux qui seraient susceptibles d’être mis en difficulté, de ce fait, mais complique la communication avec les électeurs.

Si le Cameroun est plutôt paisible à vivre par rapport aux pays voisins, il s’affiche dans le top 3 ou 4 en matière de fraude documentaire.

Le point fort du pays est l’éducation : huit Camerounais ont intégré Polytechnique. Ils en forment le premier contingent étranger, après être passés par le système d’éducation camerounais. +d’images

UFE Cameroun-Yaoudé

Déjeuner avec les membres du bureau de l’Union des Français de l’Étranger (UFE) Yaoundé au restaurant The Lodge – Bastos.

Présidée par Annick Brickas, alors en France, j’ai retrouvé les membres du Bureau : Olivier Leloustre et Olivier Brickas, tous deux vice-présidents de l’UFE Cameroun-Yaoundé, Alexis du Verdier de Genouillac, trésorier, et la directrice du restaurant The Lodge.

Disposant tous d’une solide expérience de la vie en Afrique, nous avons évoqué les bons côtés de la vie quotidienne en Afrique centrale et les difficultés rencontrées par les expatriés. L’impossibilité pour eux d’ouvrir un compte bancaire en France constitue un obstacle à lever impérativement.

L’UFE est pleinement engagé dans les actions de solidarité envers la communauté française locale.

Nous avons discuté du programme « Choose Africa resilience » de l’AFD qui prévoit de faciliter le développement des TPE/PME dans une dizaine de pays d’Afrique dont le Cameroun. Je remercie les membres du Bureau qui vont m’aider à suivre les progrès de ce dispositif sur le terrain pour vérifier si les entrepreneurs français peuvent effectivement en bénéficier. +d’images

Enseignement

École primaire Fustel de Coulanges

Visite de l’école primaire qui compte 310 élèves en compagnie de Christophe Guilhou, ambassadeur de France, et de Kristell Dorval, directrice déléguée de l’IFC. Le secondaire accueille 447 élèves.

Ce lycée en gestion directe de l’AEFE est un des 4 établissements homologués du Cameroun avec l’école « Le Flamboyant » (Yaoundé) ; les Boukarous (Maroua) et le Tinguelin (Garoua).

L’école a engagé des travaux pour un budget de 400.000 euros afin de disposer de classes toutes neuves. Heureux d’avoir pu observer l’aboutissement d’un effort justement récompensé dont les enfants peuvent bénéficier.

La crise du Covid a fait perdre 10% des effectifs à l’établissement.

Les parents camerounais prennent les études de leurs enfants très au sérieux. Ils font confiance dans leur système local et cherchent parfois à scolariser leurs enfants dans l’enseignement français, mais uniquement à partir de la classe de seconde pour augmenter leurs chances d’accéder à des études supérieures en France.

L’école cherche désormais à monter un programme de mécénat pour financer son activité numérique. +d’images

Spectacle de Noël

Les maternelles de l’école primaire Fustel de Coulanges à Yaoundé ont donné leur représentation. Comme les parents n’avaient pas la permission d’y assister pour des raisons sanitaires, ce sont les élèves du primaire qui ont assuré l’auditoire : vidéo (40s)

Collège François Vogt

Non prévue à l’agenda initial, j’avais décidé d’ajouter la visite du collège Francois-Xavier Vogt, un établissement d’enseignement secondaire camerounais dirigé par des religieux et situé à Yaoundé. Je souhaitais rendre hommage à l’équipe éducative qui permet au collège camerounais d’afficher un des plus forts taux de réussite au baccalauréat du pays et de bénéficier d’une très belle notoriété qui porte jusque dans l’Hexagone. D’anciens élèves réussissent un parcours spectaculaire dans l’enseignement supérieur en France se distinguant même à Polytechnique. Le Collège Vogt a formé des milliers de jeunes camerounais qui occupent des hautes responsabilités dans divers secteurs de la vie économique, culturelle et politique. 

Je n’imaginais pas que cette visite sonnerait la fin de mon déplacement au Cameroun. Je vous recommande donc de visiter comme moi virtuellement le site collège Vogt;

En effet, après avoir été magistralement accueilli par l’orchestre du collège et échangé durant 20 minutes avec le principal de l’établissement, j’ai dû me résigner à repartir sans visiter le collège afin de consulter un médecin au plus vite (voir ci-dessous: Santé).

Culture

Institut Français

Visite de l’Institut français de Yaoundé avec Kristell Dorval, directrice déléguée de l’IFC.

Fort d’un budget de 3,3 millions d’euros, autofinancé à 85%, l’IF va mener des travaux de rénovation sur ses fonds propres en 2021 et se lancer dans un projet de médiathèque mobile.

L’IFC forme 340 enseignants au français par an.

J’ai visité la médiathèque et la salle de spectacles à la faveur d’un événement de Campus France pour les élèves désireux de faire leurs études supérieures en France.

Un très bel Institut situé au cœur de Yaoundé. +d’images

Musée ethnographique

Visite du musée ethnographique des peuples de la forêt de l’Afrique centrale, en compagnie de Kristell Dorval, directrice déléguée de l’IFC.

Nous avons été accueillis par la Dr Thérèse Fouda, sa fondatrice, passionnée des arts et de la culture des peuples de la forêt.

Ce musée est le fruit de plus de 30 ans de recherche et de collecte minutieuse d’objets en collaboration avec des artistes, chercheurs et muséologues, tous spécialistes des peuples de la forêt d’Afrique centrale.

Le musée dévoile l’écriture béni riche de 32 signes. On peut également découvrir un calendrier lunaire et une montre utilisée dans la civilisation des peuples de la forêt. Le musée abrite aussi la reproduction d’une case dédiée aux femmes et d’une autre dédiée aux hommes, exemples de bâtisses traditionnelles. +d’images

Social

Serge Betsen Academy

À la Serge Betsen Academy, j’ai passé un moment exceptionnel à découvrir l’univers où grandissent une trentaine d’enfants aussi joyeux qu’épanouis (à l’image).

Récompensé en qualité de meilleur joueur de rugby au monde en 2002, Serge Betsen, ancien international français au palmarès prestigieux, est installé au Royaume-Uni.

Serge n’est pas seulement un sportif hors du commun, c’est également une personnalité exceptionnelle qui a décidé de consacrer son énergie à la création une structure d’accompagnement des enfants défavorisés au Cameroun.

Peu de temps après mon élection au Sénat, j’avais invité Serge au palais du Luxembourg et promis de visiter l’un de ses centres dès que je me rendrais au Cameroun.

Accueilli par Nadège, Christelle et Josué, j’ai visité le centre Jardin d’Eden, un des 5 centres SBA qui a ouvert ses portes en 2011. Je les remercie de m’avoir fait un joyeux accueil avec les enfants.

Situé au cœur de Yaoundé, ce centre est destiné aux enfants de 3 à 10 ans (enfants scolarisés du CP au CM2) dont la famille est en situation précaire. Il accueille 30 enfants, chaque enfant bénéficiant d’activités diverses grâce à deux intervenants et une responsable de centre, Nadège Noa.

Depuis 2004, la SBA est venue en aide à plus de 6500 enfants défavorisés en utilisant l’enseignement du rugby comme vecteur de développement pour offrir un accès à une éducation de qualité et un suivi de santé. +d’images

Politique

Personnalités camerounaises

Pour ma dernière soirée au Cameroun, Christophe Guilhou, ambassadeur de France, avait organisé un dîner à la résidence de France avec des personnalités camerounaises pour me permettre de découvrir les débats qui animent la vie politique locale.

Le profil des participants était riche et varié :
Grégoire Owona, ministre du Travail et de la Sécurité Sociale et secrétaire général du RDPC (Rassemblement démocratique du peuple camerounais) ; Alphonse Nafack, DG Afriland First Bank ; Hon Cabral Libii, député à la tête du PCRN (Parti Camerounais pour la Réconciliation Nationale) ; Rebecca Enonchong, entrepreneure, fondatrice et directrice de AppsTech et Françoise Ellong, réalisatrice.

Les élections régionales se sont déroulées en décembre 2020 au scrutin universel indirect ont vu la victoire massive du RPDC, parti du président Paul Biya au pouvoir depuis 1982.

La présence du ministre Owona face à l’honorable Cabral Libii, candidat à la présidentielle de 2018 ayant obtenu 6,18% des voix face au président Biya, tout comme la liberté de ton de Rebecca Enonchong, m’ont permis d’observer que le débat politique camerounais pouvait être animé et sans concession, mais toujours respectueux.

Je leur suis reconnaissant d’avoir pris le temps de venir échanger avec moi et d’avoir contribué à me faire apprécier leur pays. +d’images

Santé

Centre médical International (CMI)
Clap de fin : quand le plan ne se déroule pas comme prévu.

Ma dernière journée à Yaoundé devait être consacrée à la diplomatie parlementaire avec des rencontres au Parlement.

Bien que me sentant très affaibli le matin, j’ai tenté de respecter mes engagements. Mais à bout de forces lors de la visite du collège Vogt, j’ai été contraint de consulter un médecin d’urgence au CMI.  

Pour la gestion des dossiers sanitaires complexes, la section consulaire s’appuie sur le Centre médico-social de Yaoundé géré par l’Association d’Entraide Médicale des Français du Cameroun (AEMFC), présidée par Jacques Biau.

Le médecin chef est un expatrié, contractuel Paris, tandis que le médecin adjoint, un infirmier, une secrétaire médicale, un chauffeur et un agent d’entretien sont employés par l’association.

En 2019, le centre faisait état de 2112 consultations annuelles, dont 61% en faveur des Français.

Le CMS de Yaoundé a reçu une subvention de 20.000 euros en 2020 destinée à l’achat de matériel médical. L’an dernier, l’AEMFC a obtenu une aide STAFE de 14763 euros, qui lui a permis de réaménager et de moderniser une partie du CMS, dont j’ai bien involontairement contrôlé la bonne exécution.

J’ai en effet pu bénéficier de la qualité des nouvelles installations du CMS, de l’efficacité des systèmes de perfusion et de la réactivité des laboratoires d’analyses. Arrivé déshydraté au CMS et très affaibli, je dois au professionnalisme du docteur urgentiste Michel Joubert et de l’infirmier René d’avoir fait tomber la fièvre et de m’avoir remis sur pied en quelques heures, afin de me permettre de prendre l’avion de Paris le soir même.

Je leur en suis profondément reconnaissant. Deux semaines plus tard, je me sens parfaitement rétabli.

Je suis heureux pour nos compatriotes du Cameroun que ce centre soit partie prenante du plan sanitaire d’urgence du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. +d’images

En circonscription au Cameroun (1) – Njombé & Douala (13 au 15 déc. 2020)

(g à d) Franck Danjou, conseiller des Français de l’étranger ; Stéphane Catta, consul général ; Olivier Cadic ;  Jérôme Grayo, restaurateur et chef d’ilot.

En provenance du Tchad, j’ai été accueilli à l’aéroport de Douala pour mon premier déplacement au Cameroun par Stéphane Catta, consul général et Bruno Jouannem, consul adjoint. Je me suis rendu directement à Njombé, situé à 2 heures de route au nord de Douala. Nous y avons rencontré une douzaine de compatriotes qui collaborent à l’exploitation d’une bananeraie dirigée par Pascal Ferrier.

Stéphane Catta a ensuite participé à toutes les étapes de ma visite à Douala qui m’a permis de faire connaissance avec notre communauté dynamique et entreprenante.

Ce déplacement a été néanmoins empreint d’une grande tristesse. Je n’ai pas pu rencontrer Gérard Wolber, président de l’UFE Douala, hospitalisé dans un état grave après une agression à son domicile. Il est décédé le 20 décembre, quelques jours après mon départ de Douala. Gérard était l’ami de Stéphane Catta, consul général. Il était le camarade dévoué et bienveillant pour chacun des membres la communauté française de Douala, auxquels il va amèrement manquer.

Santé

Hôpital Saint-Jean de Malte (HSJM) / Njombé
« Une force au service des plus faibles »

En 1994, la Plantation du Haut-Penja (PHP), filiale camerounaise de la Compagnie fruitière, a créé un petit hôpital afin de soigner son personnel. Six ans plus tard, la PHP confiera la gestion de cet hôpital à l’Ordre de Malte de France.

À la fin de la visite de la plantation, Pascal Ferrier nous a suggéré d’aller visiter l’hôpital en compagnie de Stéphane Catta, consul général de Douala et de Bruno Jouannem, consul adjoint.

Accueillis par son directeur Richard Pau, j’ai observé les résultats d’un engagement au long terme de l’Ordre de Malte qui a fait de cet hôpital dispensaire un véritable pôle d’excellence bénéficiant à un bassin de 100.000 personnes.

L’HSJM est une référence nationale en termes d’efficacité et de qualité des soins. Chaque année, ce sont 32.000 consultations, dont 16% aux urgences, 5500 malades hospitalisés, dont 689 interventions chirurgicales (2019). Sa maternité enregistre 1000 naissances par an (304 césariennes). Les conditions d’accueil du prématuré de 7 mois que j’ai pu observer, démontrent du niveau de technicité de cet hôpital.

Ancien légionnaire, Richard Pau gère l’établissement avec une rigueur toute militaire. Il poursuit un plan d’agrandissement et de rénovation de 70% de l’hôpital.

La PHP a un don pour planter des graines. Grâce à l’aide de l’Ordre de Malte, elle a fait éclore ici un fruit exceptionnel pour le bien commun. +d’images

Entrepreneuriat

Plantation du Haut Penja / Njombé

Avec Pascal Ferrier, l’homme qui valait un milliard de bananes.

La Plantation du Haut-Penja (PHP), filiale camerounaise de la Compagnie fruitière, s’étend sur 4000 hectares comprenant 10 millions de bananiers.

L’exploitation produit 15 à 65 tonnes de bananes par hectare. C’est un milliard de bananes qui est exporté chaque année depuis le port de Douala.

En réponse à ma question sur le choix de la couleur du plastique qui entoure le régime de bananes dans l’arbre : le bleu est un accélérateur de croissance.

Une bananeraie dure 10 ans. Il faut alors laisser le sol durant un an en jachère. Afin de conserver une production constante chaque année, l’exploitation replante 400 à 500 hectares par an.

L’exploitation cultive également du poivre, du cacao et des fleurs.

Le site de l’entreprise affiche 6500 emplois directs. Si on compte les emplois indirects et les familles, on estime que 60 000 personnes bénéficient de cette exploitation. Pour fidéliser leurs employés, la société leur garantit un accès aux soins gratuits. +d’images

Groupe Castel – SABC / Douala

Accueilli par Emmanuel de Tailly, DG des Brasseries du Cameroun (Groupe SABC), j’ai visité l’usine de Koumassi du groupe Castel, en compagnie de Stéphane Catta, consul général.

Créée à Douala le 3 février 1948 à Douala, la Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC) est le 3ème contribuable de l’État, après le secteur pétrolier et le leader de l’industrie brassicole au Cameroun.

Spécialisée au départ dans la production et la commercialisation des boissons hygiéniques, la SABC a diversifié son activité et contrôle aujourd’hui un groupe comprenant cinq usines (bières, boissons gazeuses, boisson énergisante, alcool-mix) ; une verrerie (Socaver) ; une exploitation d’eau minérale naturelle (SEMC Tangui).

La Société Anonyme des Brasseries du Cameroun (SABC) veut « être le leader agro-industriel régional de référence dans la production et la commercialisation de boissons alimentaires au sein d’une organisation Performante, Rentable, Moderne et Citoyenne ».

J’ai apprécié le sérieux avec lequel les acteurs de la société se sont inscrits dans un processus d’amélioration continue, de modernisation constante de leur système de management et de gestion pour renforcer leur engagement en faveur de la promotion d’une culture de la qualité.

Ravi d’avoir enfin pu visiter cet industriel français emblématique en Afrique qui a fait de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) une marque de fabrique qui fait honneur à notre pays. +d’images

CCEF & Orange / Douala

J’ai débuté ma deuxième journée à Douala par un petit-déjeuner de travail chez Orange Cameroun, dirigé par Frédéric Debord, entouré des Conseillers du Commerce extérieur de la France.

Lors de la première partie, nous avons abordé les questions de fiscalité des non-résidents, dont la question de la CSG/CRDS sur les revenus immobiliers acquittée par ceux qui sont en dehors de l’Espace économique européen.

Dans un second temps, nous avons évoqué les deux principaux secteurs porteurs du pays :
– L’énergie avec Adrien Béchonnet, DG de Total.
– L’agro-industrie au travers d’une note détaillée des CCEF sur ses perspectives à 10 ans.

J’ai ensuite visité l’Orange Digital Center dirigé par Emmanuel Etia en compagnie de Stéphane Catta, Consul général.

L’Orange Digital Center est un concept qui consolide dans un même lieu, l’ensemble des programmes allant de la formation en passant par l’accompagnement, jusqu’à l’accélération des start-up et l’investissement dans ces dernières. Ceci dans le but de créer un écosystème autour de l’innovation.

J’ai découvert le Fablab qui a pour objectif d’outiller les jeunes camerounais en décrochage scolaire pour une meilleure insertion professionnelle.

L’action de mécénat de la Fondation Orange s’étend sur tout le territoire du Cameroun et se décline sur trois grands axes : la santé, l’éducation, la solidarité. Son ambition est de promouvoir l’égalité des chances pour les démunis en mettant le numérique au cœur de leur stratégie. +d’images

JokkoLabs – Start-ups / Douala

Plus qu’un espace de coworking…. un centre de changement social !

Inspirée par une combinaison alchimique de concepts tels que techlabs, centres d’innovation, espaces de coworking, incubateurs et think tanks, l’initiative JokkoLabs est née de la volonté de lutter contre les inégalités et de trouver des solutions d’avenir en exploitant les possibilités offertes par les technologies de l’information et le savoir collectif.

J’ai visité Jokkolabs Douala en compagnie de Stéphane Catta, consul général, et de Françoise Lincy du service économique de l’ambassade de France au Cameroun.

JokkoLabs est une initiative internationale privée à but non lucratif lancée à Dakar, au Sénégal. C’est un « réservoir d’action » indépendant qui vise à identifier et à soutenir les idées innovantes des entrepreneurs de l’économie numérique, des industries culturelles et des médias afin d’accélérer la compétitivité des nations et la prospérité pour tous.

J’ai échangé avec trois lauréats du challenge des 1000 qui m’ont présenté leur projet d’entreprise. Des échanges avec des manageurs dont la vitalité et l’énergie vous régénèrent. +d’images

Communauté française

Consulat de Douala – Sécurité

Visite du consulat général de Douala organisée par Stéphane Catta, consul général, rencontre avec les chefs de services (visas, affaires sociales, état civil…), suivi d’une réunion sur le thème de la sécurité avec le chef de détachement de Sécurité et l’attaché de Coopération police.

3105 Français sont inscrits auprès du poste de Douala, capitale économique du Cameroun.

La section visas de ce poste reçoit ainsi de nombreuses demandes d’usagers et d’entrepreneurs prospères qui sont souvent propriétaires d’un ou plusieurs logements en France. Un tiers des visas de circulation attribués sont des visas de court séjour d’une validité de plusieurs années pour favoriser les échanges.

De plus, les établissements d’enseignement supérieur français font preuve d’un intérêt croissant pour le Cameroun en raison du bon niveau des étudiants. Ainsi, le poste a doublé la délivrance de visas étudiants en trois ans.

L’ombre au tableau concerne la fraude documentaire endémique et le détournement de l’objet de visa (soins médicaux, demandes d’asile…) qui contraint ce service à rejeter entre 25% et 30% des demandes.

Lors de la réunion sécurité, nous avons évoqué la situation critique du président de l’UFE-Douala agressé à son domicile lors d’un cambriolage qui a mal tourné. Les auteurs ont été rapidement arrêtés, preuve de l’efficacité de la police camerounaise. Malheureusement, j’ai appris à mon retour que Gérard Wolber était décédé des suites de ses blessures.

La réunion a porté sur l’importance de l’activité de lutte contre l’immigration irrégulière et les trafics transnationaux à destination de la France et de l’espace Schengen. Autre axe d’importance : le conseil envers l’ensemble des services de la plateforme aéroportuaire pour lutter contre le terrorisme international. +d’images

Acteurs de la communauté de Douala

Afin de me permettre de prendre le pouls des attentes de la communauté française de Douala, le consul général Stéphane Catta m’a organisé différents rendez-vous.

Tout d’abord un échange sur les enjeux économiques avec des représentants de la Mission économique, de l’AFD, de Business France et une visite des locaux de Cameroun Assistance, dirigée par Nejib Soussia qui organise les soins et gère les urgences 24 heures sur 24.

Ensuite, un déjeuner à l’Ovalie, un restaurant dirigé par Jérôme Grayo, dont la cuisine ne séduit pas que les adeptes du rugby. Chef du principal îlot de la circonscription qui regroupe 500 compatriotes, nous avons parlé organisation de la sécurité.

J’ai eu l’occasion d’échanger longuement avec Franck Danjou, conseiller des Français de l’étranger et Kingue Bapeck, secrétaire général de l’UFE Douala.

Pour finir, un cocktail à la résidence consulaire avec des représentants de la communauté française.

Stéphane Catta aime à rappeler qu’il y a tout juste 80 ans, le futur maréchal Leclerc, alors commandant de Hauteclocque, débarquait nuitamment à Douala, le 27 août 1940, avec une maigre troupe de 22 compagnons répartis sur trois pirogues. Partie de Douala, sa magnifique épopée au sein de la France libre le conduira à la Libération de Paris et s’achèvera par la prise du nid d’aigles d’Hitler à Berchtesgaden.

Notre communauté, tout comme le peuple camerounais, est frappée par la crise liée à la pandémie. Des entrepreneurs se débattent pour faire subsister leurs affaires. Les conditions de vie se dégradent.

Avec toute son équipe au consulat, Stéphane Catta est plus déterminé que jamais pour se mobiliser afin d’assurer sa mission de service public. +d’images

Enseignement

Lycée Savio / Douala

Visite du lycée Savio, en compagnie de Stéphane Catta, consul général, un établissement qui fonctionne sur trois implantations (maternelle, élémentaire, collège-lycée).

Établissement conventionné avec l’AEFE, géré par une association de parents d’élèves, il scolarise plus de 1000 élèves de la maternelle à la terminale.

Le lycée aime les chiffres ronds puisqu’il affiche 100% de résultat au baccalauréat ces dernières années.

J’ai eu le plaisir de répondre aux questions des représentants des élèves, afin d’échanger avec eux sur diverses thématiques. +d’images

Culture

Institut Français de Douala

Accueilli par Samuel Pasquier, directeur délégué de l’IF Douala, en compagnie de Stéphane Catta, consul général, j’ai visité l’Institut Français du Cameroun à Douala.

Le bâtiment est construit sur plusieurs niveaux, mais il bénéficie d’une salle de spectacle spacieuse.

L’IF Douala a organisé 552 manifestations l’an dernier et accueilli plus de 39.000 spectateurs.

L’activité langues accueille près de 2000 élèves pour des cours de français.

J’ai apprécié le contact de l’équipe qui porte la promotion de la francophonie avec une énergie qui vous transporte. +d’images