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HEBDOLETTRE n°124 – ÉDITO : Export : Génération rationalisation. // VENEZUELA : 87 sénateurs cosignent ma proposition de résolution // CYBERSÉCURITE : développement de la 5G et préservation de notre sécurité nationale // SENAT : ma désignation au poste de secrétaire de la commission des Affaires étrangères // INNOVATION de DÉFENSE : Réflexions pour améliorer le financement // Réception à MATIGNON // La FAPEE s’interroge sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger // Débat CYBERCERCLE : « Sécurité numérique, sécurité économique » // En circonscription : ÉTATS-UNIS : New-York & Boston (13-17 juillet 2019) / ROYAUME-UNI : Londres & Maidstone/Kent (12-13 juillet 2019) / ESPAGNE : Madrid (11 juillet 2019) / BELGIQUE : Bruxelles (08 juillet 2019) / SUISSE : Genève (04 juillet 2019)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°124 – 29 juillet 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°124

Export : Génération rationalisation

Lancée en 1880, la fameuse « Garden party » du 14 juillet organisée dans les jardins de l’Élysée n’a plus cours depuis 2010. Le coût de l’édition 2009 avait été évalué à 732.836 euros. La crise économique a eu raison du rituel républicain.

À l’étranger, toutefois, les ambassadeurs et les consuls sollicitent avec beaucoup de succès les entreprises françaises établies localement pour financer cette tradition et ainsi permettre à la France de maintenir son rang. Ce mois-ci, à Madrid, Londres et New-York, j’ai mesuré à nouveau l’efficacité de cette forme de partenariat public-privé de prestige qui ne pèse pas sur nos finances publiques.

Les mécènes se recrutent essentiellement parmi les entreprises du réseau mondial des CCIFI, ramifié dans 92 pays !

Comme vient de le rappeler avec force Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État au MEAE, ces 123 chambres de commerce et d’industrie françaises constituent, chacune dans son pays, un remarquable atout pour soutenir le développement de nos entreprises à l’international.

Véritable colonne vertébrale de notre dispositif économique à l’export, il faut souligner que ce réseau de 1200 collaborateurs est autofinancé à 99%. « Il ne coûte rien au contribuable! », a clamé Arnaud Vaissié au moment de transmettre son mandat de président du réseau à Renaud Bentégeat, en juin dernier.

De son côté, Business France, née de la fusion d’UBI France et de l’Agence française pour les investissements internationaux (AFII), est dotée d’un budget de 90 millions d’euros d’argent public. Cette structure de 1500 employés n’a d’autre impératif que de réduire la voilure budgétaire. En Amérique du nord, l’objectif est d’économiser 1 million de dollars par an sur les loyers de bureau d’ici à 2022. Pour information, le loyer du bureau de New-York s’élève à 800.000$ par an…

Pour soutenir le développement de leurs PME à l’export, les régions françaises mobilisent elles-aussi des fonds publics. En guise d’illustration, la Maison de la région Occitanie / Pyrénées-Orientales occupe de superbes bureaux sur la 5ème avenue, en plein cœur de Manhattan.
Visuel HL122

Le lancement de Team France Export début 2018 par le gouvernement va dans le bon sens. Il vise à rassembler nos forces pour aider nos PME à vendre ou s’implanter hors frontières. Nous en voyons les premiers effets grâce au volontarisme de Christophe Lecourtier, DG de Business France. Mais j’ai observé, lors de mon dernier déplacement aux États-Unis, que les structures y étaient toujours redondantes. Pire, une forme de concurrence est même entretenue entre les CCIFI et d’autres acteurs.

Nos voisins Allemands, eux, concentrent leur appui financier public sur leurs chambres de commerce à l’étranger au travers des Landers. Ce bras armé fait leur force à l’export. De notre côté, nous persistons à faire cohabiter nos divers réseaux à l’étranger. Ce phénomène affaiblit le réseau des CCIFI qui se trouve en état d’infériorité par rapport à son homologue allemand.

En résumé, d’un côté, les entreprises françaises doivent payer les frais de bureaux et de personnels des CCIFI ; de l’autre, l’État français et ses régions continuent à financer des bureaux et des fonctionnaires à l’étranger.

Et si, enfin, les acteurs publics de Team France Export accéléraient la rationalisation de leurs moyens pour renforcer les CCIFI ? Découvrir l’HebdoLettre n°124

En circonscription en Cambodge – Phnom Penh (6-7 juin 2019)

Retour au Cambodge après ma venue en janvier 2018 (comptes rendus : Phnom Penh & Siem Reap) dans le but de participer au Forum Asean 2019 des CCEF.

Je suis redevable à Antoine Fontaine, président de la section Cambodge des conseillers du commerce extérieur, d’avoir pris l’initiative de m’inviter à ce forum.

Avec Antoine et ses collègues, j’ai pu évaluer, à dix-huit mois de distance, les changements observables sur un marché soumis à une pression intense de la Chine.

Entrepreneuriat

Forum CCEF

Le Forum Asean 2019 des CCEF, fut brillement animé par Isabelle Malivoir, rédactrice en chef et journaliste à TV5 Monde.

Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France au Cambodge et Antoine Fontaine, président du comité Cambodge des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), ont ouvert le forum en lançant la projection, en avant-première, du film « Le Cambodge sourit aux audacieux ! », révélant le dynamisme économique du Royaume.

La première session a débuté par un point d’avancement de la réforme Team France de la part de Christophe Lecourtier, DG de Business France, suivi par une présentation de notre stratégie régionale Asean par Christophe Bories, sous-directeur des relations économiques bilatérales à la DG du Trésor et par Frédéric Kaplan, chef du service économique régional.

Christophe Lecourtier a postulé que le changement d’image de la France depuis l’élection du Président Macron avait permis d’améliorer notre attractivité. La France occupe désormais la 2ème place européenne pour les investissements étrangers, avec 1323 projets d’investissements en 2018.

Il s’agit de la meilleure performance enregistrée depuis que nous disposons de ces statistiques. 60% des projets d’investissements enregistrés en France, en 2018, avaient été détectés par Business France.

L’objectif pour 2020 est de disposer d’un réseau à l’export constitué à 50% d’implantations publiques et à 50% d’implantations privées. + d’images

Commerce bilatéral

A l’occasion du forum des CCEF de l’Asean, Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France, avait convié Soraka Pan, ministre cambodgien du Commerce, à s’adresser aux participants depuis la Résidence de France à l’occasion d’un cocktail dinatoire.

Moment très chaleureux, où le ministre a célébré la qualité et la profondeur de la relation bilatérale avec une parfaite maitrise du français.

J’ai eu l’honneur d’échanger avec Soraka Pan et lui témoigner de la satisfaction des entreprises françaises établies dans son pays.

J’ai prolongé la discussion avec Buon Saramony, secrétaire d’État auprès du ministre du Commerce qui m’a assuré de toute l’attention qu’il portait développement de nos entreprises au Cambodge et de son travail de facilitation.

Ambassadeurs Asean

Déjeuner économique à la Résidence de France réunissant les 10 ambassadeurs de France de la zone Asean, Thierry Mathou, directeur Asie, Jean-Baptiste Main de Boissière, chargé de mission Asean, Agnès Humruzian, sous-directrice Asie du Sud-Est, Christophe Lecourtier, DG Business France, Christophe Bories, sous-directeur des Relations éco à la DG Trésor, Martin Juilliard, directeur adjoint diplomatie économique, Pierre-Emmanuel Beluche, administrateur pour la France à la DG Trésor, Frédéric Kaplan, chef du service économique régional Asean, François Corbin, responsable Medef Asean.

Il est revenu à Christophe Lecourtier de rappeler les objectifs français en matière d’exportation vers l’Asean, tandis que François Corbin mettait en avant les « success stories » françaises dans cette région.

Chacun des ambassadeurs a partagé les réussites françaises et les défis qui nous attendent dans chacun des pays de la zone.

Un déjeuner riche d’enseignements qui m’a donné la mesure de l’engagement du corps diplomatique en faveur du développement de notre économie. + d’images

Chambre de commerce France-Cambodge

En marge du forum des CCEF de l’Asean, entretien avec Guillaume Massin, président de la CCIFC et Arnaud Darc, président d’EuroCham Cambodge,

La France est le premier investisseur européen au Cambodge, essentiellement du fait de la présence historique de nos groupes de l’acabit de Vinci, Total, Accor… et d’autres arrivés plus récemment comme Pernod Ricard, Bred banque, Peugeot, Décathlon. Ce dernier vient d’inaugurer sa première grande surface sportive, tandis que Conforama annonce l’ouverture prochaine de plusieurs magasins.

Les échanges bilatéraux ont dépassé le milliard d’euros pour la première fois en 2018.

La mission de la CCIFC est d’assurer la promotion des échanges commerciaux et des investissements entre la France et le Cambodge. Intégrée à la chambre de commerce européenne (EuroCham), elle lui délègue l’organisation des services aux entreprises.

Le Cambodge bénéficie du programme « Tout sauf les armes » (TSA) lancé par l’Union européenne, ce qui lui offre un libre accès au marché européen pour tous les produits autres que les armes et munitions. Toutefois, en février dernier, la Commission européenne a annoncé le lancement d’une procédure de retrait de ce programme. Cela peut arriver en cas de violation grave et systématique en matière de droits de l’Homme.

Une délégation de la Commission européenne était au même moment que moi à Phnom Penh pour étudier la situation avant de prendre une décision définitive. En cas de retrait du programme TSA, l’arrêt des préférences tarifaires interviendrait six mois plus tard. + d’images

Communauté française

Conseillers consulaires

Entretien au consulat avec nos trois conseillers consulaires pour le Cambodge : Theany Phal, Yves Remigi et Jean Lestienne, en compagnie d’Adrien Cavey, chef de la section consulaire.

Je les remercie pour cette réunion empreinte de convivialité et de bonne humeur.

La communauté française compte 5000 inscrits, ce qui en fait la 4ème communauté d’Asie.

Une partie de cette population cause des difficultés.

Le profil type est celui une personne indigente, qui va de guest house en guest house, avec des problèmes de santé et un visa expiré…

Quand on connait le coût de l’amende de 10$/ par jour pour frais de dépassement de séjour au Cambodge, on déduit aisément qu’ils ne peuvent pas payer leur billet de retour, pas plus que l’amende, ce qui les place dans une situation très compliquée.

Nous avons aussi longuement évoqué la question du certificat de vie. Nos élus, le consul et son équipe accompagnent nos compatriotes retraités avec pragmatisme et esprit de solidarité.

Leur grande préoccupation provient de cette catégorie de retraités qui bénéficient une petite pension et qui décident justement de s’installer au Cambodge pour améliorer leur pouvoir d’achat. Ces retraités négligent de disposer d’une assurance santé. Et lorsque la personne est hospitalisée, elle n’est pas soignée tant qu’elle n’a pas fait la preuve de sa capacité à assumer les coûts de traitement.

Ce phénomène est en augmentation et notre équipe consulaire craint que la situation n’empire avec le vieillissement de nos retraités qui ont fait le choix de s’installer sur le tard dans le pays.

On constate également que ces personnes sont parfois rattrapées par un coût de la vie qui augmente plus vite que leur modeste pension ! Cela les conduit dans un impasse totale, car ils ne peuvent plus faire marche arrière, c’est-à-dire rentrer en France. + d’images

Enseignement

Lycée français

Visite du lycée Français, René Descartes, organisée par Gilbert Vignal, proviseur, en présence de Christophe Gigaudaut, président du comité de gestion et de Valentine Gigaudaut, conseillère culturelle.

L’établissement créé en 1951, a compté la Reine mère parmi ses premiers élèves…

L’école a quadruplé ses effectifs en dix ans et dépassera 1200 élèves dès l’an prochain. On compte 684 enfants de la Petite section au CM2, dont 217 en maternelle. 60% des élèves sont français.

Les équipements sportifs divers et haut de gamme illustrent une volonté de créer un cadre attrayant en faisant participer les élèves.

J’ai eu l’opportunité de m’entretenir avec les représentants élus des élèves, dont le dynamisme et la vivacité sont le reflet de la qualité de l’enseignement. Le lycée a toujours développé une vision d’excellence qui fait de l’établissement une référence éducative, dont il faut féliciter l’encadrement et l’équipe pédagogique. + d’images

 

Trophées CCI FI 2019

Arnaud Vaissié quitte la présidence après 6 années de mandat

Honoré d’avoir été invité à la table d’honneur au dîner de gala de l’édition 2019 des Trophées CCI France International, ce qui m’a permis un échange privilégié avec Alain Bentéjac, pdt des CCEF et Christophe Lecourtier, DG de Business France.

Notre secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Lemoyne, a fait un discours très remarqué dans lequel il a rendu un hommage appuyé aux six ans de présidence d’Arnaud Vaissié, puis en rappelant la transformation de l’organisation de la Team France.

Le ministre Jean-Baptiste Lemoyne

Dans son intervention, Arnaud Vaissié a vanté la qualité de son équipe dirigée par Charles Maridor et remercié l’engagement bénévole des présidents de chambre. Par ailleurs, il a souligné l’importance des enjeux de souveraineté et de sécurité pour les entreprises françaises à l’international.

Quant aux prix attribués, l’entrepreneur français David Taieb, représentant l’association TheSeaCleaners auteur du projet Manta, a été mis à l’honneur en remportant le Prix spécial du jury.

Geoffroy Roux de Bézieux, pdt du Medef

Invité d’honneur de cette édition 2019, le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, s’est exprimé sur la menace que faisait peser la vision stratégique chinoise sur nos intérêts économiques.

Le président a résumé en trois dates la quête de la Chine vers l’hégémonie mondiale : 1995, création de l’OMC ; mai 2001, adhésion de la Chine à l’OMC ;  2018, annonce du mandat à vie de Xi Jinping.

Selon lui, le programme «Made in China 2025» est emblématique d’une guerre commerciale et technologique. Elle rend inévitable une confrontation entre les États-Unis et la Chine, les hauts responsables chinois considérant du reste que la démocratie n’est pas le bon modèle. + d’images

HEBDOLETTRE n°115 – ÉDITO : L’éternelle détérioration encourageante (commerce extérieur) – UNION EUROPÉENNE – Interview de JC Lagarde (pdt UDI) – Élections à l’étranger : mon intervention salue les ÉLUS CONSULAIRES – CYBERSECURITE : ma communication au sujet de la cyberattaque de la plateforme Ariane du MEAE / Ma question à Jean-Yves Le Drian + réponse / Mes 3 cyber-priorités pour 2019 – BREXIT : ma question à Nathalie Loiseau + sa réponse – Colloque HYDRO-DIPLOMATIE : mon discours d’ouverture (Tigre et Euphrate) – L’écho des CIRCOS de Janvier 2018 – En circonscription en ÉTHIOPIE – Addis Abeba (9-11 janv. 2019) – En circonscription à DJIBOUTI (05-08 janv. 2019) – MEDIAS : France 2 : JT 20H / TV5 (24 heures chrono de l’International) / Ici Londres / French Morning London

Lire : l’HEBDOLETTRE n°116 – 12 fév. 2019Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°116

L’éternelle détérioration encourageante

Annoncé le 7 février dernier à -59,9 Mds d’euros, le déficit du commerce extérieur s’aggrave. Le solde 2018 est le 4ème plus mauvais résultat enregistré au cours des 30 dernières années, derrière les années de crise (2011-2013).

Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, s’est pourtant félicité d’une performance « encourageante ». Et d’ajouter dans un communiqué que « les exportations françaises continuent de progresser. Hors facture énergétique, le déficit commercial se résorbe de plus de 12% ».

En fait, ce déficit commercial hors énergie 2018 est notre deuxième plus mauvais résultat dans ce domaine. En matière de commerce extérieur français, la seule certitude est la tonalité constamment positive de nos déclarations pour annoncer… des résultats décevants.

Voici comment Christine Lagarde, ministre déléguée au Commerce extérieur présentait ses résultats devant l’Assemblée nationale le 14 février 2007 : « Le montant du déficit est donc de 29 milliards d’euros, soit 7 milliards de plus qu’en 2005 – mais moins que l’augmentation de la facture pétrolière entre 2005 et 2006. Ainsi, hors aggravation de la facture pétrolière, la tendance est à la réduction du déficit. »

Erreur ! Un an plus tard, la balance du commerce extérieur hors énergie avait chuté de plus de 15 Mds€. Fin 2012, Nicolas Sarkozy laissera à son successeur un déficit pointant à -15,3 Mds€.

En septembre 2013 à Londres, Nicole Bricq, alors ministre du Commerce extérieur, annonçait qu’elle devait équilibrer la balance commerciale (hors énergie) de la France, d’ici la fin du quinquennat de François Hollande. Objectif : combler le trou créé sous Nicolas Sarkozy. Raté !

Le gouvernement socialiste a renouvelé la performance de ses prédécesseurs et doublé le déficit dans ce domaine avec -36,2 Mds€ en 2017. Un record ! Match nul entre les protagonistes des deux quinquennats dans tous les sens du terme.

Visuel HL110

Il y a près d’un an, j’accueillais Christophe Lecourtier, DG de Business France, et Arnaud Vaissié, président du réseau CCIFI, pour débattre avec nos conseillers consulaires de la stratégie gouvernementale en faveur de l’export des PME, présentée par Edouard Philippe. Le double objectif annoncé par le Premier ministre était de rationaliser le réseau d’appui à l’exportation, à travers la création d’un guichet unique, et aussi d’augmenter le nombre des entreprises exportatrices en visant le chiffre de 200.000 d’ici la fin du quinquennat.

Dans son communiqué, Jean-Baptiste Lemoyne déclare que « le nombre d’entreprises exportatrices est à son plus haut niveau depuis 2003. » Ce nombre est de 125.283 en 2018… soit seulement 206 de plus qu’en 2014.

Si les mesures techniques décidées en faveur de l’export par le gouvernement vont dans le bon sens, j’avais pointé, dès l’an dernier, l’absence de corrélation entre les mesures proposées et le nécessaire rétablissement de la balance commerciale à court terme.

Sans décisions fiscales et sociales fortes, nos entreprises persisteront à organiser leurs opérations internationales depuis des pays à l’environnement plus favorable, tandis que nos ministres continueront à commenter quelques statistiques flatteuses pour cacher la forêt du déficit. Découvrir l’HebdoLettre n°116

HEBDOLETTRE n°101 – Pour un avenir radieux de l’enseignement français à l’étranger (édito) – Hommage national à Arnaud Beltrame – Législatives : résultats 1er tour – Le Téléthon des Français de l’étranger – UDI : congrès national – Prélèvement à la source pour les non-résidents – Export des PME : nous sommes passés du rouge au vert… de l’espérance – 3ème journée des entreprises au Sénat : mon intervention pour une France libre d’entreprendre ; l’Équipe de France des métiers à l’honneur – Brexit : ma question sur le statut des Européens du Royaume-Uni (vidéo) – PJL Société de confiance – Protection du contribuable : rescrit fiscal (vidéo) – Crit’air : réponse à ma question écrite sur les difficultés engendrées par ce certificat – Routes de la soie : ma question à Jean-Pierre Raffarin sur les droits de l’Homme (vidéo) – Apprentissage du français : ma proposition à Pierre Vimont (vidéo) – Partenariat Public-Privé : lancement du « G5 Sahel PPP » – L’écho des circos / mars 2018 – En circonscription MOZAMBIQUE – Maputo / 28 fév. – 03 mars 2018 – En circonscription BOTSWANA – Gaborone / 01 – 03 mars 2018

Lire : l’HEBDOLETTRE n°101 – 10 avril 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°101

Pour un avenir radieux de l’enseignement français à l’étranger

Depuis juillet dernier, la suppression de 33M€ du budget de l’AEFE pour 2017 revient dans l’actualité comme un boomerang. L’effort général demandé pour passer sous la barre de 3% de déficit public en a laissé froid plus d’un.

Après avoir rétabli le budget de l’AEFE pour 2018 à 2020, nos ministres Le Drian, Lemoyne et Blanquer ont confié une mission interministérielle à Samantha Cazebonne, député des Français de l’étranger, pour repenser l’avenir du réseau d’enseignement.

Une multiplicité d’acteurs continue de souffler sur les braises de ces 33 millions pour des raisons qui n’appartiennent pas seulement à la démagogie politicienne.

Le 20 mars dernier, Emmanuel Macron a sorti de son cartable une mirifique annonce : doubler d’ici 2025 le nombre d’élèves dans les lycées français à l’étranger (actuellement 350.000). J’aurais mauvaise grâce à ne pas applaudir des deux mains : en décembre, lors des débats budgétaires, j’avais justement proposé à notre ministre Jean-Yves Le Drian de doubler le nombre d’écoles françaises d’ici à cinq ans, pour que le réseau compte 1000 écoles, puis 2000 écoles d’ici à dix ans.

L’avenir est aux partenaires de l’AEFE, ces écoles « homologuées » qui constituent déjà la majorité du réseau avec 265 enseignes. Chaque élève de ces établissements coûte à l’Etat la somme de 9,48 euros par an. On peut doubler, voire quadrupler ces établissements sans grever nos finances. L’objectif du Président de la République peut donc être atteint et rendre son lustre à un réseau qui plafonne depuis trop longtemps.

Visuel HL101 Par contre chaque élève des 74 établissements en gestion directe par l’AEFE coûte en moyenne 2 337,00 euros net. Il faudrait y ajouter le coût des salaires des proviseurs et autres personnels de direction qui est un secret bien gardé… et ignoré même des administrateurs de l’AEFE même des administrateurs de l’AEFE. Malgré les subventions conséquentes, les parents d’élèves acquittent des frais de scolarité qui représentent la majorité des coûts sans avoir voix au chapitre. Ils assistent impuissants à des ponctions, par l’administration centrale de l’Agence, sur les fonds de réserve de leurs écoles.

Le choix de Samantha Cazebonne pour mener une mission sur l’avenir de l’AEFE a été très pertinent. En qualité de proviseur d’un établissement homologué à l’étranger, elle connait le système de l’intérieur sans être liée à l’AEFE pour ne pas se trouver en situation de conflit d’intérêt.

Ironie de l’histoire, elle se retrouve au second tour de la partielle des législatives opposée à un candidat de La France Insoumise, professeur de lycée de l’AEFE, qui bénéficie à plein des subventions de l’Etat et qui propose… de les augmenter encore ! Découvrir l’HebdoLettre n°101

Commerce extérieur : nous sommes passés du rouge au vert… de l’espérance (conférence du 14 mars 2018)

Depuis 14 ans notre balance commerciale est en déficit, avec une prévision de 62 milliards d’euros de perte en 2017, soit une dégradation de 30% par rapport à 2016 !  Le décor est planté, c’est le cas de le dire.

Diner-conférence pour les élus consulaires présents à Paris pour la semaine de l’AFE, sur ce thème : « Commerce extérieur: comment passer du rouge au vert ? »

En dépit de ce constat amer, c’est plutôt l’optimisme qui flottait dans l’air, ce 14 mars, lors du diner-débat que j’organisais à la questure du Sénat sur le thème du commerce extérieur.

Un thème dont Édouard Philippe a redonné toute son acuité, quelques jours auparavant à Roubaix, en présentant la stratégie gouvernementale en faveur de l’export des PME.

Le directeur général de Business France, Christophe Lecourtier, a été associé à l’élaboration de la feuille de route du gouvernement, par le biais d’un rapport, auquel Arnaud Vaissié, président de CCI France International, a notoirement contribué. Ils se sont prêtés brillamment, l’un et l’autre, au jeu des questions avec la salle.

Les organisations qu’ils représentent, tout comme le Medef et les CCE, ont salué les annonces du Premier ministre sur le commerce extérieur, particulièrement la création de guichets uniques en régions.

Arnaud Vaissié, président du réseau CCI France International et Pdg de la société International SOS

Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, ancien ambassadeur en Australie

Si la bataille de l’export se joue et se gagne en France, postule Arnaud Vaissié, elle doit se dérouler au sein de nos territoires en exploitant le terreau de nos PME ayant un potentiel international, a-t-il expliqué.

Cela signifie aussi que Business France et les chambres de commerce (120 en France et autant à l’étranger) vont cesser de jouer des coudes pour associer leurs expertises complémentaires. Du reste, tous les acteurs régionaux de l’export se regrouperont derrière un même comptoir : CCI, Business France, Bpifrance, agences régionales de développement, sociétés d’accompagnement, acteurs du financement export, mais également les CCE ou les VIE qui auront voix au chapitre.

Jacky Deromedi, sénatrice des Français établis hors de France

Eric Duedal, en charge de l’internationalisation des entreprises, à la Direction du Trésor, a évoqué la course à la valeur ajoutée pour survivre

Christophe Lecourtier a insisté sur la nécessité de faire travailler ensemble le secteur public, le secteur privé, ainsi que le secteur associatif pour dynamiser notre capacité de projection à l’international.

Si la région est le bon échelon pour se préparer à la concurrence mondiale, l’idée du guichet unique se retrouve à l’étranger pour y accueillir nos PME. On sélectionnera alors le candidat le mieux placé pour accompagner nos exportateurs auprès des acteurs locaux, soit une CCI FI ou bien une agence Business France, voire un autre acteur privé.

Cela suffira-t-il pour atteindre l’objectif du gouvernement qu’il y ait 200.000 entreprises exportatrices en France à la fin du quinquennat, au lieu de 125.000 présentement ? Un chiffre qui nous situerait au niveau de l’Italie et au 2/3 de celui de l’Allemagne.

Le faible nombre d’exportateurs au regard de notre économie s’explique par la faiblesse de nos marges. Une raison structurelle dont chacun convient, y compris au cœur des ministères où l’on finalise le projet de loi Pacte. Enfin, une loi pour l’entreprise.

Ronan Le Gleut, sénateur des Français établis hors de France

Jean-Pierre Pont, directeur de publication du « Journal des Français de l’étranger »
nous offert à chacun le poster des Français dans le monde

Trop de prélèvements, c’est pas assez d’investissement, mais il s’ajoute que nos PME manquent de culture numérique et… ne parlent pas anglais, a résumé Arnaud Vaissié.

Au sein de la DSAE, Délégation sénatoriale aux entreprises, nous répertorions depuis trois ans tous les handicaps au développement de nos entreprises. Je présenterai, le 5 avril, une série de propositions au sein d’un rapport consacré au cycle de vie de l’entreprise, intitulé « Pour une France libre d’entreprendre ». On y trouvera des propositions concrètes pour faire plus simple, plus efficace et plus économique à chaque étape de la vie d’une entreprise. Des propositions radicales. Je veux dire pour nous, Français, mais si évidentes chez nos proches voisins, comme l’absence de droit de succession pour les sociétés non-cotées (Allemagne), ou la « turbo-dissolution » (Pays-Bas).

J’ai souligné que si toutes les mesures techniques proposées allaient dans le bon sens et devaient être soutenues, elles ne sauraient à elles seules permettre de rendre notre balance commerciale excédentaire. J’ai pointé plusieurs exemples démontrant l’absence de corrélation entre les mesures proposées et le nécessaire rétablissement de la balance commerciale à court terme. Pour y remédier, il manque un ministre en charge du commerce extérieur pour prendre les décisions fiscales et économiques qui le permettraient.

Je remercie chaleureusement Christophe et Arnaud, ainsi que mes collègues sénateurs et tous les élus consulaires et AFE présents pour avoir contribué à la réussite de cette soirée.

Les élus ont été nombreux à vivifier et enrichir les débats, parmi lesquels : (1) Francis Huss, élu AFE Péninsule ibérique et président de TV5 Monde ; (2) Alain-Pierre Mignon, élu AFE Asie-Océanie et président de la CFE ; (3) Benoit Mayrand, CC Roumanie Moldavie ; (4) Régine Prato, élue AFE Afrique du Nord ; (5) Marc Albert Cormier, CC Ontario Manitoba ; (6) Madeleine Ben Naceur, CC Tunisie-Libye ; (7) Roland Raad, CC Arabie Saoudite ; (8) Geneviève Beraud Suberville, élue AFE Amérique latine et Caraïbes ; (9) Stéphane Rambosson, CC Londres.

 

 

Audition – Ma question à Business France sur ses résultats (Vidéo – 3:20)

J’ai interrogé Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, lors de son audition, le 17 janvier, par la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.

En résumé, quelle corrélation entre nos politiques publiques, la succession des programmes d’action aux titres si ambitieux et… les chiffres du commerce extérieur ? Trois ans après sa création, comment Business France mesure-t-il l’impact de son travail sur notre balance commerciale ? Les chiffres sont consternants : en 2016, 48 milliards de déficit ; en 2017, plus de 60 milliards de déficit (contre -20mds prévus au budget).

Voir la VIDÉO (3:20)

Réponse de Christophe Lecourtier en VIDÉO