Accueil      En circonscription      Sénat      Revue de Presse          Parcours      Me Contacter      Mes 31 défis
    

Cambodge : un dîner pour la création d’une Alliance française à Siem Reap

(g. à d.) Christophe Pottier (EFEO) ; Jacky Deromedi, sénatrice des Français de l’étranger ; Olivier Cadic ; Arnaud Darc

En janvier dernier, je suis rentré du Cambodge avec pour objectif prioritaire le soutien à la création d’une Alliance française à Siem Reap (compte-rendu).

Quelques semaines plus tard, j’avais revu notre ambassadrice Eva Nguyen-Binh, lors d’un déjeuner au Sénat, organisé en son honneur par le groupe d’amitié France-Cambodge, présidé par mon collègue Vincent Eblé.

C’est fort de leur soutien chaleureux, associé à celui de Jacky Deromedi, présidente du groupe d’amitié Asie du Sud-Est, que j’ai entrepris de réunir, le 26 juin, quelques acteurs clés pour permettre à ce projet de prospérer, et également pour alerter sur la nécessité de trouver d’urgence les moyens de relancer le chantier de restauration du temple du Mebon à Angkor.

1 – L’Alliance française

Arrivé au Cambodge en 1994, Arnaud Darc, est devenu un entrepreneur à succès dans la restauration et l’hôtellerie (+ de 500 employés). Son idée est simple : « une Alliance française doit venir compléter un projet économique global ». Concrètement l’enseignement du français suivra l’essor du tourisme dans une ville où sont situés les temples Angkor.

Arnaud Darc, pdg de Thalias et pdt d’Eurocham Cambodge

Cette ville compte déjà 390 hôtels et 968 restaurants ! En 2017, près de 2 millions de touristes ont atterri à Siem Reap, dont 166.000 touristes francophones. Le gouvernement prévoit un doublement de cet afflux d’ici 2025. Alors, l’offre de cours de la future AF sera calibrée pour les métiers du tourisme, tout en étant un centre d’examens pour les divers diplômes d’aptitude au français.

Ce n’est pas tout, car Arnaud ambitionne de créer au cœur de la ville un « espace France ». La dynamique est lancée puisque les superbes locaux prévus pour l’AF, que j’ai visités en janvier, jouxteront la BRED, le créateur de mode Eric Raisinak, le restaurant français Khéma ou encore la librairie Carnet d’Asie.

Au-delà des ressorts économiques, les lieux accueilleront les artistes locaux pour constituer un véritable centre culturel, propre à attirer les touristes de passage. Pour le moins, notre communauté trouvera un intérêt pratique au projet, puisqu’un espace sera dédié au consul honoraire (salutations à Marc Franiatte), au conseiller consulaire (salutations à Jean Lestienne) et au représentant de la CCI franco-cambodgienne.

Bertrand Commelin, SG de la Fondation Alliance française : « L’essentiel n’est pas d’obtenir notre label, mais d’être viable »

Si l’équipe projet, présidée par Sophea Oum, obtenait le label AF, « le Cambodge serait le 133èmepays d’implantation des Alliances dans le monde et on s’en réjouirait », a commenté Bertrand Commelin, secrétaire général de la Fondation Alliance française.

Si Bertrand apprécie l’enthousiasme sans lequel on ne fait rien, il a fait de la viabilité son maitre-mot. « Une Alliance doit vivre comme une entreprise », postule-t-il, en faisant remarquer que le manque de vigilance de la Fondation sur les critères de succès constituait d’expérience un facteur de mortalité.

C’est le manque à gagner qui a provoqué la fermeture, à Siem Reap même, de l’Institut français en 2015. Une situation qui ne peut pas se reproduire, nous a convaincus Guillaume Massin, président de la chambre de commerce franco-cambodgienne (CCIFC). Tout est ficelé : le mécénat, les levées de fonds auprès des entreprises ou une politique tarifaire plus adaptée.

J’ai été convaincu que le terrain était favorable à l’éclosion de ce « projet économique global » porté par un entrepreneur qui avait fait ses preuves. Ce diner a permis de constater qu’une unanimité existait pour soutenir la démarche d’Arnaud Darc.

2 – Le temple du Mébon

Tout autre sujet concernant le Cambodge, où la France opère dans le domaine de l’archéologie préventive et la restauration, notamment grâce à l’École française d’Extrême Orient (EFEO).

(g. à d.) Laurence Auer, directrice au MEAE ; Vincent Eblé, sénateur de Seine-et-Marne ; Guillaume Massin, pdt de la CCIFC

Le 7 janvier dernier, j’avais constaté l’avancement des travaux, pilotés et financés par le MEAE, qui visaient à sauver le temple du Mébon, situé au beau milieu d’un lac, le Baray occidental.

Le 24 mai, dans les locaux de l’EFEO à Paris, j’ai appris de la part de son directeur, Christophe Marquet, que la restauration du temple venait d’être interrompue faute de financement. « Un chantier complexe qui consiste à remonter un temple du XIème siècle, nous a précisé le directeur. La France sauve le patrimoine du Cambodge depuis 1907. »

Le chantier a besoin d’un million d’euros, un enjeu financier relatif au regard de la taille de certains acteurs économiques français, publics ou privés, qui opèrent en Asie.

Christophe Marquet, directeur de l’EFEO

Laurence Auer, directrice de la culture, de l’enseignement, de la recherche et du réseau au MEAE, nous a fait un point sur les divers dispositifs de financement envisageables, comme le FSPI (Fonds de Solidarité Prioritaire Innovant), et l’état des discussions en cours avec les autorités cambodgiennes.

Je remercie Vincent Eblé d’avoir rappelé que notre groupe d’amitié France-Cambodge du Sénat était disposé à apporter son concours pour soutenir toutes les initiatives qui permettraient de redémarrer ce chantier au plus vite. Il y a urgence !

Export : les solutions des présidents de CCI françaises à l’international pour booster nos PME

Je remercie les présidents des chambres de commerce d’une vingtaine de pays pour avoir répondu à mon invitation à participer à un déjeuner au Sénat, le 25 juin, afin que nous débattions ensemble sur ce thème : quelles solutions originales pour favoriser le développement international de nos PME ?

En ouverture des débats, Arnaud Vaissié, président du réseau CCI FI, s’est inscrit dans la perspective de la future loi Pacte pour laquelle ses avis ont été sollicités. Cette loi devrait accorder aux PME « une série de mesures qui vont dans le bon sens », juge-t-il, comme le sursis de cinq ans avant de subir les contraintes économiques et sociales des effets de seuil lorsqu’elles grandissent.

Un discours clairement optimiste à l’heure où nous avons « un gouvernement qui souhaite réellement développer notre commerce extérieur et les CCI à l’international ». Ce gouvernement mise sur le concept de guichet unique qui sera installé dans chaque Région, associant les équipes de Business France et des CCI. Mais déjà – et c’est de bon augure – le patron des CCI FI a « sentiment que tout le monde s’oriente dans la même direction : Business France, la BPI, les CCI FI, la CCI, l’OSCI, Bercy… »

Nul doute que ce volontarisme général aura pour effet de mettre en lumière le travail formidable de nos chambres aux quatre coins du monde, comme je l’observe depuis le début de mon mandat (voir rapport « Mes rencontres les chambres du monde entier » – juin 2018). Alors, quelles pépites et quelles bonnes pratiques leurs présidents sont-ils fiers de partager ?

Et si on commençait par le plus difficile : chercher des commandes pour le compte de nos entreprises ? Une solution expérimentée par Jean-Marie Pinel (Algérie) à travers une structure locale dédiée et exclusivement animée par des VIE pour minimiser les coûts.

Mais, en définitive, le plus difficile n’est-il pas de franchir le Rubicon ? « Souvent, les entreprises françaises sont compétitives, mais elles ne le savent pas », un constat qui a toujours frappé Alain Ouelhadj (USA-Floride) sur un marché américain pourtant réputé hyperconcurrentiel.

Cela dit, pas question de partir la fleur au fusil. « C’est assez fréquent cette formidable méconnaissance de la culture du pays où l’on veut exporter », tonne Renaud Bentegeat (Belgique). Même à notre porte : « Nos entrepreneurs savent-ils que 62% de la population belge ne parle pas français ? », illustre Renaud.

Et, paradoxe de la situation, les aspirants exportateurs font ce reproche aux chambres : « vous êtes là pour nous aider, pourquoi vous nous faites payer ? ». Alors, Pascal Lambert (Singapour), comme tous ses collègues, explique de bonne grâce à « ces PME peu préparées, parfois à l’anglais balbutiant, que les chambres sont des organismes privés ».

Il peut y avoir un niveau d’information global gratuit, nous dit Catherine Dubreuil-Mitaine (Ile Maurice), mais « l’accompagnement relève d’un service facturé par un pôle d’experts, justement parce que chacun est expert en son domaine », insiste-t-elle.

« Dans un pays où très peu d’informations sont disponibles et où un défaut de régularisation administrative peut provoquer la fermeture », la solution éprouvée, selon Guillaume Massin (Cambodge), demeure l’incubateur qui apporte des services au quotidien et un réseau de partenaires.

(1) Carlos Aguiar, Portugal ; (2) Renaud Bentegeat, Belgique ; (3) Arnaud Darc, Cambodge ; (4) Fréderic Dehondt, Lettonie ; (5) Stéphane Delahaye, Bulgarie ; (6) Catherine Dubreuil-Mitaine, Maurice ; (7) Ricardo Guevara, Pérou ; (8) William Hart, Canada-Montréal ; (9) Pascal Lambert, Singapour.

A Sofia, Stéphane Delahaye (Bulgarie) se dispense à proprement parler d’un incubateur, au profit d’un « coworking space » où se croisent commerciaux et bâtisseurs de futures usines, attirés par la main d’œuvre la moins chère d’Europe et une flax tax de 10%, nous a rappelé Stéphane.

Vivant dans un contexte économique inverse à celui de la Bulgarie, Sindre Walderhaug (Norvège), mise sur la cross-fertilisation des savoirs et des résultats de recherche entre clusters d’univers différents. Concrètement, un robot mis au point pour forer la planète Mars a de bonnes dispositions pour forer le sol antarctique. A la clé, nos PME multiplient leurs débouchés.

Approche également originale et remarquée des participants : le « grand travail de mapping des Français d’influence » entrepris par George Mathieu (Irlande), en plus de « working groups » à thèmes très courus (blockchain, cybersécurité…)

En synthèse, quel que soit le chemin suivi, il faut tout mettre en œuvre au nom de la coopération, nous dit Martina Malakova (Slovaquie), elle-même initiatrice d’un cluster pour l’innovation regroupant les plus grands noms de l’économie française.

Une coopération qui s’étend par cercles concentriques et qui fonctionne d’autant mieux dans les secteurs d’excellence où tout le monde se connait (blockchain, IA…), souligne Sanjay Tugnait (Canada-Ontario) qui multiplie les membres de sa chambre sur ce schéma : ses amis, ses partenaires, ses clients…

Enfin, trois intervenants ont eu le mérite d’élargir le champ de notre sujet. D’abord, Arnaud Darc (Cambodge) a rappelé l’existence de nombreuses entreprises créées directement à l’étranger par des Français. Celles-ci demeurent inconnues de la France et ne peuvent donc bénéficier d’aucune aide. Arnaud pratique l’advocacy auprès des autorités, via Eurocham et au nom de l’Europe.

(10) Martina Malakova, Slovaquie ; (11) Guillaume Massin, Cambodge ; (12) George Mathieu, Irlande ; (13) Alain Ouelhadj, États-Unis, Floride ; (14) Rodrigo Perez Graziano, Argentine ; (15) Jean-Marie Pinel, Algérie ; (16) Sanjay Tugnait, Canada-Ontario ; (17) Riva Walia, Canada-Ontario ; (18) Sindre Walderhaug, Norvège.

Pour leur part, William Hart (Canada-Montréal) et Rodrigo Perez Graziano (Argentine) se sont exprimés sur les investissements directs. William en rappelant qu’au Canada aussi il y a pénurie de repreneurs d’entreprise et Rodrigo pour suggérer que la loi Sapin II anti-corruption, en vigueur depuis juin 2017, puisse constituer un atout auprès des autorités locales, notamment pour promouvoir des investissements directs français du fait de sa portée internationale.

Une nouvelle carte à jouer qui montre à quel point les participants n’ont pas manqué d’idées. Ces présidents de CCI sont animés d’un même sentiment d’urgence, car ils sont bien placés pour voir progresser nos compétiteurs étrangers. Nous voyons le Portugal comme un lieu de villégiature pour nos retraités, tandis que les Chinois ont pris pied dans tous les secteurs stratégiques de l’économie portugaise, s’alarme ainsi Carlos Aguiar (Portugal).

Heureusement, « ce qui a changé, c’est l’état d’esprit, dont nous devons être les porte-paroles en tant que CCI FI », a prévenu Arnaud Vaissié. Ce nouvel état d’esprit se reflète parmi les chefs d’entreprises qui se déclarent de plus en plus soucieux d’exporter (sondage Opinionway pour la CCI France de mars 2018). Cette envie de conquête sera indéniablement favorisée par les relations bonnes et constructives entre les chambres et business France, dont divers participants se sont fait l’écho.

En qualité de parlementaire, je m’évertuerai à faire valoir diverses propositions en faveur de l’export contenues dans mon récent rapport « Pour une France libre d’entreprendre », réalisé au nom de la délégation sénatoriale aux entreprises (Lien : le rapport et sa synthèse). Par exemple, au lieu de faire foisonner les dispositifs de soutien à l’export, je propose un seul coup de pouce : un taux d’IS nettement réduit sur la part des ventes réalisée hors frontières. Faisons simple et lisible pour nos PME.

En circonscription au Cambodge (1) – Phnom Penh (4 au 6 janv. 2018)

Ma gratitude à Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France, qui a résolument placé ma visite sous le signe de l’entrepreneuriat à travers diverses rencontres avec des acteurs économiques français au royaume du Cambodge (CCEF, CCIFC, dirigeants, cadres, organisateurs de la Semaine française…). Face à l’omniprésence chinoise et l’activisme américain, les Européens doivent regagner un précieux terrain.

Je suis reparti de Phnom Penh avec un coup de cœur : l’ONG « Toutes à l’école » qui m’a été présentée par sa fondatrice, la journaliste Tina Kieffer.

Politique

Sénat cambodgien

(g à d) Oum Sarith, secrétaire général du Sénat ; T’y Borasy, pdte de la commission des Affaires  étrangères et de la Coopération internationale, pdte du groupe d’amitié Cambodge-France ; Olivier CadicEva Nguyen Binh, ambassadrice de France.

Depuis sa création en 1999, la Chambre Haute du Cambodge a accueilli dix délégations sénatoriales françaises, tandis que ses membres se sont rendus quinze fois à Paris, la dernière mission datant d’octobre 2017.

La sénatrice T’y Borasy défend avec vigueur la francophonie. Elle travaillait à organiser un séminaire, le 16 mars prochain, intitulé « La langue française : son apprentissage comme vecteur de développement de la francophonie cambodgienne ».

A la lumière de l’exemplarité de son parcours, nous avons évoqué la place de la femme dans la vie politique locale.

J’ai marqué ma préoccupation face aux évolutions de la politique intérieure cambodgienne. En réponse, Oum Sarith s’est prononcé en faveur d’une intensification du dialogue dans son pays, en voie de démocratisation.

Solidarité

« Toutes à l’école » (ONG)

(g à d) Olivier Cadic ; Chantal Thomass, marraine officielle de l’association ; Tina Kieffer, présidente-fondatrice de Toutes à l’école ; Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France au Cambodge.

Visite de l’école Happy Chandara, financée par « Toutes à l’école », association française créée par la journaliste Tina Kieffer en 2004, suite à son adoption d’une petite cambodgienne orpheline et nécessitant des soins médicaux.

L’école scolarise désormais 1181 jeunes filles du CP à la terminale, dont une centaine en internat. Une quarantaine d’élèves est envoyée en séjour linguistique chaque année en France.

Pour Tina, seule une bonne éducation peut garantir l’avenir de ses élèves. Saluons aussi sa vision inclusive, puisqu’elle offre un suivi social et sanitaire aux familles de ces jeunes filles. A ce titre, l’école dispose d’un dispensaire et d’un cabinet dentaire. Chapeau bas !  + d’images

Entrepreneuriat

Chambre de Commerce et d’Industrie

Petit-déjeuner avec les membres de la CCI France-Cambodge et son président, Guillaume Massin, ainsi que des représentants de l’EuroCham.

En 2017, la CCIFC a été l’initiatrice de plusieurs événements promotionnels, comme la Semaine française, l’opération « Goût de France/Good France » en mars, le Grand dîner français du 14 juillet qui a rassemblé plus de 1.300 convives et, enfin, le gala annuel, qui s’est tenu en novembre sur le thème de la coopération historique franco-cambodgienne en matière de valorisation du patrimoine.

En outre, la CCIFC a produit un ouvrage remarquable : « Entreprendre au Cambodge ».

EuroCham

Fondée en 2013, la Chambre de commerce européenne (EuroCham Cambodia) est présidée par Arnaud Darc.

Une subvention importante de l’Union européenne (2,5M USD sur cinq ans dans le cadre du programme ICI+) lui a permis de bâtir une équipe pour développer plusieurs lignes d’action. L’une des plus accomplie est l’Advocacy autour du Livre Blanc rédigé l’EuroCham qui rassemble ses recommandations aux autorités.

L’action d’EuroCham a largement relevé la visibilité et l’influence des entreprises européennes auprès des autorités, tout comme celle de leurs partenaires cambodgiens. Sur le terrain, les bannières concurrentes sont très actives, comme l’IBC américain (International Business Chamber), le réseau des chambres chinoises (1000 entreprises) ou le club d’affaires japonais (240 membres).

Incubateur

Visite de l’incubateur « Confluences », accompagné de son fondateur Soreasmey Ke Bin.

Notre consulat recense 453 « artisans, chefs d’entreprises ou commerçants » parmi les 5.084 compatriotes enregistrés au Cambodge. Les entrepreneurs français, créateurs d’entreprises locales, sont donc surreprésentés dans notre communauté !

J’ai rencontré quelques-uns de ces entrepreneurs à des phases différentes de leur développement. Confluences a eu l’heureuse idée de mettre en place une activité de distribution au profit des PME françaises qui souhaitent accéder au marché cambodgien.  + d’images

Diner de la communauté d’affaires

Un dîner organisé par notre ambassadrice Eva Nguyen Binh a réuni une douzaine d’hommes d’affaires représentant une palette variée du savoir-faire français au Cambodge.

Une quarantaine de filiales et de bureaux de représentation constituent la vitrine de notre potentiel économique au Cambodge, dont certains poids lourds tels que Total, Vinci, Sanofi, Bolloré, Banques populaires (Bred)… J’ai salué le niveau de coopération de notre communauté d’affaires avec la Chambre européenne.

Mes remerciements à Arnaud Darc (pdg de Thalias et président d’EuroCham) ; Eloi Courcoux (pdg de Meas Development Holding – restauration), Serge Pak (pdg de Pex Pipes / Béton Block and Pave – construction), Antoine Fontaine (secrétaire général du comité des CCEF, Avocat), Guillaume Perdon (directeur de la banque Bred), Franck Touch (président de KhmerDev et pdg de K-Digidata – services informatiques), Pily Wong (pdg du groupe Hung Hiep – agroalimentaire), Soreasmey Ke Bin (vice-président de la CCIFC et directeur général de l’incubateur Confluences).

Communauté française

Ambassade

Accueilli par Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France au Cambodge, j’ai visité les locaux de l’ambassade et rencontré des agents très impliqués.

On estime que le nombre de Français résidant au Cambodge s’élève à 10.000 personnes, alors que la moitié seulement est référencée au consulat.

Il s’ajoute une population croissante d’enfants issus de mariages mixtes. Déjà 50 % des Français résidents ont la double nationalité. On constate un afflux régulier retraités masculins français venant profiter d’un coût de la vie plus adapté à leurs ressources.

Pour leur part, nos actifs (43%) sont fortement représentés au sein d’ONG et dans le secteur tourisme/restauration.

Élus et associations

Ma visite a été suivie d’une réunion de travail avec les élus consulaires et divers représentants associatifs.

Je remercie Theany Phal (conseillère consulaire), Bruno Bogvad (trésorier général de l’UFE), Yvon Chalm (président de Français du Monde-ADFE), Didier Fontenille (directeur de l’Institut Pasteur), Geneviève Hussenot-Labic (présidente de Phnom Penh Accueil), Rémy Hallegouet (responsable du développement du Volontariat international en Asie – France Volontaires).

(à l’image) Avec Yvon Chalm (UFE Cambodge) qui a rappelé l’importance de développer le réseau des écoles françaises, tant pour la communauté française que pour notre rayonnement et Borin Pin, pdt de Anvaya, l’association des khmers d’outre-mer qui m’a fait mesurer le dynamisme des jeunes franco-khmers.  + d’images

Problématiques

Les retraités français sont nombreux à fonder des foyers avec de jeunes femmes cambodgiennes. Cette situation participe évidemment à l’inflation des demandes de bourses scolaires.

(à l’image) Bruno Bogvad a attiré mon attention sur les Français non-assurés et la difficulté pour eux d’accéder à des soins. Il préconise que l’on oblige nos compatriotes à souscrire une assurance rapatriement, comme nous l’imposons aux Cambodgiens qui souhaitent venir en France.

Enfin, les administrations cambodgiennes, longtemps permissives, ont drastiquement renforcé leurs contrôles (permis de travail, fiscalité…) au grand dépit des Français en situation irrégulière.

Culture

Institut français

Visite de l’Institut français du Cambodge en présence de Laurent Triponey, Premier conseiller à l’ambassade et Eve Hermann, secrétaire générale de l’IFC.

L’Institut français du Cambodge est un acteur incontournable de la francophonie à Phnom Penh, grâce à son centre de langues qui est le premier opérateur dans le domaine des cours de français avec près de 5.000 élèves par an sur 4 sessions !  + d’images