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PLF 2018 : ma question concernant les services consulaires – Programme 151 (Français de l’étranger)

Le 8 novembre, la commission des Affaires des étrangères, de la Défense et des Forces armées a entendu le rapport relatif au programme 151 « Français à l’étranger et affaires consulaires ».

Notre administration a entrepris de reconfigurer de son réseau consulaire, ce qui implique parfois la fermeture de certains postes, non sans désagréments. Ainsi, depuis que le consulat d’Édimbourg a tiré le rideau, les Français d’Ecosse doivent se rendre jusqu’à Londres pour effectuer certaines demandes, liées au passeport notamment.

Nous avons bien un dispositif Itinera, véritable serpent de mer qui s’avère aussi coûteux que techniquement problématique.

Il existe cependant une solution pour réduire nos coûts, sans renoncer à « offrir un service public de qualité aux Français de l’étranger » (intitulé de l’action n°1 du programme 151 du budget de l’Action extérieure de l’État).

Il s’agit de s’inspirer de l’Allemagne qui autorise ses consuls honoraires à recueillir des données biométriques à l’aide d’équipements dédiés. Prestation qui est facturée à l’usager et qui satisfait tout le monde. J’en parle depuis 2014 ! (lire : « Consulat d’Édimbourg : plébiscite pour une solution à l’allemande« ).

J’ai donc demandé si les rapporteurs ne pourraient pas interroger le ministre à ce sujet.

Lire mon intervention en commission des Affaires étrangères.

Lire aussi mon édito dans l’HebdoLettre n°90 du 13 sept. 2017

DSAE : bilan de trois années d’action au service des entreprises

Le premier objectif la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) est d’améliorer la performance de nos entreprises en tâchant de faire comprendre leurs attentes aux parlementaires : c’est la mission qui lui a été confiée dès sa création par le président Gérard Larcher, en décembre 2014.

(à l’image) Notre présidente Elisabeth Lamure a tiré le bilan de nos trois années d’action. Celle-ci a souligné que la DSAE se distinguait par sa méthode de travail originale : aller régulièrement sur le terrain à la rencontre des entrepreneurs. A travers une quinzaine de déplacements dans nos territoires, ainsi qu’à Londres (compte-rendu) et à Hambourg, nous en avons rencontré plus de 300. Cette approche a débouché sur la création d’un événement annuel au Sénat « la Journée des entreprises », dont la dernière édition, en mars 2017, a rassemblé 150 entreprises (compte-rendu), ainsi que sur divers rapports :
Rencontres avec les entrepreneurs : an III de la délégation sénatoriale aux entreprises (2017)
Un an à l’écoute des entrepreneurs (2016)
Droit du travail : ce dont les entreprises ont besoin (2016)
Pourquoi le Royaume-Uni séduit les entrepreneurs français (2015)
Les échos du terrain: six mois de rencontres avec les entrepreneurs (2015)

La DSAE affectionne aussi les approches comparatives pour s’inspirer des bonnes pratiques, mentionne notre présidente. Ainsi, nous nous sommes rendus chez nos voisins européens pour étudier la façon dont ils avaient simplifié la vie des entreprises : Pays-Bas (La Haye) ; Suède (Stockholm) ; Allemagne (Berlin). Ces déplacements ont conduit au rapport « La simplification du droit : regard comparatif – Allemagne, Pays-Bas et Suède » (2016). Ce travail d’ensemble nous a permis de déposer, en octobre dernier, trois propositions de loi et une proposition de résolution (lire), dans la foulée d’un second rapport sur la simplification publié en février 2017 : « Simplifier efficacement pour libérer les entreprises ».

Enfin, la Délégation se charge de produire des études pour éclairer la décision politique (ex : effets des seuils sociaux sur l’emploi, mise en œuvre du prélèvement à la source de l’IR…)

Sujet annexe aux entreprises, la DSAE se mobilise depuis sa création autour de l’apprentissage. Une solution d’évidence pour deux millions de jeunes sans emploi ou sans formation.  Après une table ronde organisée le 1er octobre 2015, une proposition de loi a été déposée le 10 février 2016 pour développer l’apprentissage.

Dans l’avenir, j’estime qu’il faudrait explorer la piste du commerce extérieur car, pour beaucoup d’entreprises, l’exportation est devenue une nécessité.

Lire le bilan de trois ans d’action de la DSAE.

PLF 2018 : mon rapport sur le programme 129 « Coordination du travail gouvernemental »

Dans le cadre du projet de loi de finances 2018, la commission des Affaires des étrangères et de la Défense a entendu divers rapports pour avis. En qualité de rapporteur du programme 129 « Coordination du travail gouvernemental » (gestion de crises, cyberdéfense, renseignement), je suis intervenu avec mon collègue Rachel Mazuir, le 8 novembre, pour commenter les crédits affectés à ce programme (qui s’intègre plus globalement à la Mission « Direction de l’action du Gouvernement »).

(g. à d.) Olivier Cadic et Rachel Mazuir, rapporteurs ; Christian Cambon, président de la commission.

J’ai centré mes observations sur le rôle de l’ANSSI, l’autorité nationale en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information (prévention, réaction, formation et labellisation). J’ai rappelé que la France figurait au 8ème rang mondial des pays où la cybercriminalité était la plus active et au 4ème rang en Europe.

La cybercriminalité est de plus en plus puissante et virulente, comme l’atteste l’inflation dramatique des rançongiciels. Notre pays n’est pas épargné, non plus, par les vols d’identifiants : avec 85,3 millions d’identifiants volés, elle pointe à la 2ème place mondiale.

Globalement, nous nous sommes montrés satisfaits de l’évolution en hausse des crédits du programme 129 (73,39 M€, soit + 11,4%). En 2018, l’Agence sera ainsi en mesure de recruter 25 personnes, même si celle-ci considère que son effectif devrait compter une centaine d’agents supplémentaires. La principale opération d’investissement concernera le centre de stockage des données pour traiter et conserver les données recueillies lors des cyberattaques.

Nous avons proposé, avec succès, à la commission d’exprimer un avis favorable. Lire mon intervention

La DSAE me confie un nouveau rapport sur l’entreprise

Elisabeth Lamure ; Olivier Cadic ; Catherine Fournier

J’ai eu privilège d’avoir été désigné, le 9 novembre, par la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) pour rédiger un rapport sur le cycle de vie des entreprises : création, croissance, dissolution.

J’avais précédemment cosigné deux rapports d’information avec Elisabeth Lamure, présidente de la délégation :
Simplifier efficacement pour libérer les entreprises (fév. 2017)
Pourquoi le Royaume-Uni séduit les entrepreneurs français ? (juil. 2015)

Quelques jours auparavant, j’avais été reconduit au poste de vice-président de la délégation. Ce sera un bonheur de poursuivre ma mission aux côtés d’Elisabeth Lamure qui demeure notre présidente.

Suite au renouvellement sénatorial, je me réjouis aussi de l’arrivée de Catherine Fournier dans notre délégation aux fonctions de secrétaire.

En qualité de maire UDI de Fréthun, Catherine a été à l’initiative des « Rencontres jobs transfrontaliers », où il m’est arrivé d’intervenir (lire). La dernière édition accueillait 40 recruteurs français, britanniques et belges qui ont délivré pour l’occasion 1800 offres d’emploi, de stage et d’alternance. Catherine Fournier est aussi entrepreneur. Je l’avais invitée à témoigner de son expérience lors du Red Carpet Day 2014 (lire).

 

En circonscription aux Émirats Arabes Unis – Abu Dhabi (13-16 oct. 2017)

Retour à Abu Dhabi, capitale des Émirats Arabes Unis, pour le 215ème déplacement de mon mandat, à l’initiative d’Alain Thévenot, conseiller consulaire EAU-Oman, artisan d’un brillant programme sur 4 jours.

Merci également à notre ambassadeur de France, Ludovic Pouille qui a facilité de nombreux rendez-vous dont la participation aux Olympiades des métiers (WorldSkills) (à gauche sur l’image aux côtés d’Alain).

Communauté française

Journée des nouveaux arrivants (UFE Abu Dhabi)

(g. à d.) Alain Thévenot, conseiller consulaire EAU-Oman ; Olivier Cadic ; Ludovic Pouille, ambassadeur ; Eric Cristini, consul ; Jérôme Baden, pdt UFE Abu Dhabi.

Félicitations à toute l’équipe de l’UFE pour l’organisation de la 5ème journée des nouveaux arrivants à Abu Dhabi qui a réuni 230 participants!

Les nombreux stands offraient une large palette de services et d’activités dans les domaines associatifs, scolaires, artistiques, sportifs… Un beau tableau de la communauté française aux Émirats Arabes Unis qui se révèle aussi structurée qu’accueillante.

L’Ambassadeur a présenté dans son discours les grands enjeux du partenariat stratégique entre la France et les Émirats Arabes Unis, avant de me céder la parole, ce qui m’a permis de rendre compte de mon action parlementaire au service des Français expatriés.

(à l’image) le stand de l’Ecole française de rugby représentée par Hassiba Darcy et Jacques Presse. Cette association, à l’image de Ecole Française de football, présidée par Christophe Martin, exprime l’attachement à nos valeurs de diversité et de laïcité incarnées à travers le sport.

Services consulaires

Accueilli par notre ambassadeur à la Résidence, ce fut l’occasion d’évoquer des enjeux d’ordre politique, militaire, économique ou culturel de la relation France-Émirats Arabes Unis.

J’ai visité ensuite le consulat et l’ambassade installés récemment dans des bureaux modernes et très fonctionnels. Si les services consulaires référencent 22.000 inscrits, il y aurait quelque 300.000 locuteurs français aux EAU. Dans un pays qui compte 9 millions d’expatriés pour 1 million d’émiriens, l’administration locale exerce une vigilance extrême sur les personnes présentes sur son territoire. Si le passeport est perdu, le laisser-passer établi par le consulat ne suffira pas. Il faudra également obtenir une autorisation du tribunal.

Quelques points administratifs demandent à être aplanis en faveur des Français. Par exemple, nos diplômes en médecine ne sont pas reconnus, tandis que ceux des médecins hindous le sont

Evénement

WorldSkills 2017 – Olympiades des métiers

Aux côtés de Ludovic Pouille, notre ambassadeur, Michel Guisembert, président de WorldSkills France et Alain Thevenot, conseiller consulaire EAU Oman.

Lire mon billet spécial : « Worldskills 2017 : record de médailles battu pour l’équipe de France des métiers ! »
Lire mon édito dans l’HebdoLettre n°92 du 27 octobre 2017.

Entrepreneuriat

Les CCEF

Réunion avec des conseillers français du commerce extérieur sur un marché qui constitue le 4ème excédent commercial de la France!

Malgré ces résultats flatteurs, ces entrepreneurs et cadres m’ont expliqué que les établissements français manquaient de présence et de suivi.

Ils regrettaient à ce titre que nos entreprises n’utilisent pas davantage la solution du VIE (Volontariat International en Entreprise). Grâce à un système de parrainage des entreprises, la Chambre de commerce locale (FBG) offre les services de ces volontaires qui, par exemple, aident à valider des business plans. Du reste, les CCEF remettront, en décembre prochain, un grand prix VIE et un grand prix PME.

Si par le passé la France ne valorisait pas ses atouts aussi bien que savent le faire les Américains, les choses ont commencé à changer avec la French Tech. La Station F à Paris séduit les investisseurs émiriens.

Un regret : la cybersécurité est l’apanage  des consultants américains, souvent d’anciens conseillers militaires. Nous en disposons tout autant. Ils suggèrent que nous améliorions notre présence dans ce domaine.

J’ai eu l’opportunité de rencontrer quelques grands acteurs industriels très présents au Proche-Orient. Chacun développe sa propre stratégie de croissance avec une vision pragmatique et bâtie à long terme (BNP, Bolloré, Carrefour, Thalès, Vinci, Legrand, Air France…). En parallèle, quelques PME et consultants ont su remarquablement exporter leur savoir-faire, parfois dans des domaines inattendus comme Bloombox qui vend des boites de fleurs fraîches.

Veolia

Visite des installations de Veolia qui assure l’approvisionnement en air réfrigéré du Louvre Abu Dhabi, aux côtés de Xavier Joseph, CEO Veolia Middle East et Jean-Marc Bazart, general manager de Veolia à Abu Dhabi.

3300 personnes travaillent au Moyen-Orient pour cette société, dont 2000 aux Emirats. Elle opère dans l’énergie, le traitement des déchets et l’eau. En Europe, moins de 1% de l’eau est réutilisée. Aux EAU, 100% de l’eau traitée est réutilisable.

EDF EN (Énergies Nouvelles)

Marina Hashem, directrice générale d’EDF au Moyen-Orient et présidente de la Chambre de commerce France Internationale Abu Dhabi (FBG).

EDF, via sa filiale dédiée aux énergies renouvelables, EDF EN, développe aux côtés de Masdar (Abu Dhabi) et de l’électricien Dewa (Dubai), la plus grande centrale solaire du monde, au sud de la ville de Dubaï : 800MW et 18 km2 de panneaux photovoltaïques ! Son achèvement coïncidera avec l’Exposition universelle 2020 à Dubaï. Beau succès français dans le cadre d’une concession de 20 ans.

Conférence de la Chambre de commerce Abu Dhabi

Ce fut un honneur d’intervenir auprès du French Business Group (FBG), ainsi que se nomme notre Chambre de commerce et d’industrie, sur ce thème : « Comment réussir à l’international ? Retour d’expérience et perspectives ».

Je remercie les membres du FBG, présidé par Marina Hashem, pour leur invitation et leur attention. Je citerai Mehdi Mebarek (vice-président), Michel Piat (relations ext.), Nicolas Olive (secrétaire général), Nicole Ratsimandaimanana (événements), Sabrina Amiar (business dev.), Jérôme Baden (comité directeur).

Le Cercle

Le Cercle est un réseau d’une quarantaine d’entrepreneurs qui se réunit chaque mois. Lors de notre entretien, ils ont souligné qu’il fallait disposer d’une certaine surface financière pour s’installer dans ce pays. Sans cashflow, il est préférable de s’abstenir.

Le plus est sa situation géographique et son réseau de lignes aériennes qui permet de rayonner facilement sur le Moyen-Orient et la Turquie.

Enseignement

Paris-Sorbonne Abu Dhabi (PSUAD)

Échanges enrichissants avec l’équipe de la Sorbonne-Abu Dhabi et son vice-chancelier Eric Fouache.

Il y a dix ans, à la demande du gouvernement de l’Émirat, Paris-Sorbonne est devenue la première université française à s’implanter hors du territoire national.

En 2016, elle a accueilli sur un campus ultramoderne près de 900 étudiants de 77 nationalités différentes, dont 35 % d’Émiriens et 10 % de jeunes Français qui vivent avec leur famille au Moyen Orient. L’université offre 10 cursus de licence, 15 masters et deux D.U, dont les cours sont assurés par des professeurs de Paris qui viennent donner un enseignement intensif.

Lycée Théodore Monod

Avec Alain Thevenot, nous avons rencontré Julien Pisselet, proviseur, qui nous a présenté son établissement créé en 2003 afin de répondre à une communauté francophone grandissante. Le lycée français Théodore Monod est homologué et géré par l’Aflec, l’Association franco-libanaise pour l’éducation et la culture, partenaire de la Mission laïque française (MLF) et de l’AEFE.

Lors de la rentrée 2017, des classes de collège et de 2nde ont été délocalisées vers le site de l’Université Paris-Sorbonne Abu Dhabi. Ainsi, 11 classes neuves et équipées ont été mises à disposition pour accueillir 275 élèves et 30 professeurs sur le campus.

Lycée Louis Massignon (LLM)

Le lycée Louis-Massignon n’a cessé de grandir depuis sa création en 1972, réunissant à l’époque une quarantaine élèves. Depuis 1992, le LLM appartient au réseau de l’AEFE, dont il est un établissement en gestion directe.

Accueillant à la rentrée 2017 près de 1.800 élèves, le lycée a entrepris un vaste chantier d’agrandissement et de rénovation. Son proviseur Gilles Lasserade m’a présenté l’état des travaux dans la perspective d’ouvrir une maternelle en septembre 2019.

Aflec

En présence de notre ambassadeur, j’ai eu un excellent échange sur les enjeux de l’enseignement à l’étranger avec François Le Goff, président du réseau Aflec et inspecteur général honoraire de l’Éducation nationale.

A travers des établissements scolaires dispensant un enseignement conforme au système éducatif français, le réseau Aflec a pour but de promouvoir la langue française dans le monde, tout développant un trilinguisme franco-anglo + langue du pays où les élèves font leurs études, plus particulièrement l’arabe.

Culture française

Alliance française

Avec Alain Thevenot, visite de l’Alliance française dirigée par Mohammed Beldjoudi, assisté de Rachida Annou.

Ce fut l’occasion de découvrir l’Ipad Bar qui permet d’accéder à un choix d’applications captivantes ou encore la « Kawathèque », un lieu singulier pour lire son journal tout en dégustant un café !

Créée en 1974, on voit que l’AF a su évoluer avec son temps et devenir en capacité  d’enseigner le français à plus de 2500 étudiants par an de toutes nationalités.

CSG-CRDS sur les non-résidents : le Sénat veut mettre fin à l’injustice fiscale (Vidéo)

Mon amendement adopté, hier soir, par le Sénat vise à nous mettre (enfin) en conformité avec le droit européen et supprimer une double-imposition : les revenus du patrimoine immobilier de source française perçus par les non-résidents (personne physiques, françaises ou étrangers) ne peuvent pas être assujettis aux prélèvements sociaux, en l’occurrence la CSG-CRDS.

C’est le sens de l’amendement que j’ai défendu sur la même ligne que mes collègues, les sénateurs Frassa, Leconte, Le Gleut et Lepage.

Le dispositif fiscal inventé par le gouvernement socialiste en 2012 est contraire au droit européen, selon le jugement de la Cour de justice de l’Union européenne du 26 février 2015, confirmé par le Conseil d’Etat.

La France a été condamnée à rembourser les sommes indûment perçues, car on ne peut pas cotiser à notre régime de protection sociale sans pouvoir en bénéficier. Depuis, le centre des impôts des non-résidents croule sous les réclamations.

Une situation qui a conduit le gouvernement, dans le PLFSS 2016, à flécher les prélèvements en question vers le Fonds de Solidarité Vieillesse (FSV). Un contournement flagrant pour préserver une cagnotte annuelle d’environ 300 millions d’euros de recettes.

Une décision qui nous expose fatalement à une nouvelle condamnation.

De plus, les non-résidents doivent payer de l’impôt sur leurs prélèvements CSG-CRDS, non déductibles. Il s’agit donc d’une double imposition ! voir la VIDÉO

Worldskills 2017 : record de médailles battu pour l’équipe de France des métiers !

5 médailles d’Or, 3 médailles d’Argent, 4 médailles de Bronze ! L’équipe de France s’est distinguée lors des 44e olympiades des métiers à Abu Dhabi, où j’étais du 13 au 16 octobre, accueilli par Ludovic Pouille, notre ambassadeur, Michel Guisembert, président de WorldSkills France et Alain Thevenot, conseiller consulaire EAU Oman (compte-rendu).

Il faut ajouter à ce brillant palmarès 15 médailles d’Excellence permettant de placer la France à la 7ème position du classement international et en deuxième position du classement européen, devant l’Autriche et derrière la Suisse.

Worldskills 2017 réunissait des apprentis issus de 77 pays et régions pour s’affronter dans 51 catégories de métier : cuisine, l’automobile, bâtiment, maintenance aéronautique, mode, menuiserie, design, bijouterie ou bien réseaux informatiques !

Au total, 1300 candidats de moins de 23 ans étaient engagés dans cette compétition, dont 39 Français qui concouraient dans 35 métiers. Tous se sont préparés mentalement comme des athlètes de haut niveau.

Près de 500 supporters accompagnaient l’équipe de France, soit la plus grande délégation. Ils ont fait trembler les tribunes !

Mon salut au Medef qui a apporté son soutien à cette formidable équipe de France des métiers !

En France, les Olympiades des métiers se déroulent en deux temps : les sélections régionales, puis les finales nationales.

La compétition mondiale est organisée tous les 2 ans dans l’un des pays membre du mouvement WorldSkills. Depuis quinze ans, le nombre de candidats aux épreuves internationales a été multiplié par 4.

La 45ème édition WorldSkills se tiendra à Kazan en Russie en 2019. La France était candidate à l’organisation, mais elle s’est classée deuxième, avec 26 voix contre 31. Les 46ème olympiades, elles, se tiendront en 2021 à Shanghai.

Lire mon édito dans l’HebdoLettre n°92 du 27 octobre 2017.

Maroc : réponse du gouvernement à ma question sur le « contrat de travail d’étranger » (CTE)

Je remercie Jean-Yves Le Drian qui vient de répondre à ma question au sujet du dispositif du « contrat de travail d’étranger » applicable aux Français désirant travailler légalement au Maroc.

Depuis plusieurs années le poste diplomatique à Rabat s’efforce, avec l’appui de parlementaires de tous bords, d’élus consulaires du Maroc et de représentants de la société civile de mettre un terme à une situation de précarité juridique concernant nos compatriotes employés dans le pays.

Si des progrès ont été obtenus grâce à l’appui du pouvoir politique marocain, la situation n’est pas réglée.

Je suis reconnaissant au ministre pour son engagement, en ces termes : « Notre ambassade à Rabat, en lien avec la délégation de l’UE, poursuivra ses actions en direction du gouvernement marocain, pour qu’une évolution de la réglementation et de la jurisprudence autorise à l’avenir, en cas de non-renouvellement de CTE, un traitement plus équitable des salariés bénéficiaires d’un CDI. Les autorités françaises gardent bien en vue, en tout état de cause, le but d’obtenir le respect de l’accord d’association UE-Maroc de 1996 et notamment sur les dispositions concernant les travailleurs étrangers. »

Nous devrons donc faire preuve de patience et persévérance !

Lire : Question & Réponse

Lire aussi compte-rendu de mon déplacement à Rabat / Casablanca (11-13 avril 2017)

Mardi 28 novembre 2017 : colloque UFE sur l’expatriation en famille

L’Union des Français de l’Etranger (UFE) et ses partenaires ont le plaisir de vous convier à un colloque dédié aux acteurs des Ressources Humaines en entreprise, le 28 novembre 2017, au palais du Luxembourg (Paris) :

“L’Expatriation de vos salariés en famille : les nouveaux défis”

Des experts de la mobilité internationale seront présents afin de répondre à vos questions et fédérer les bonnes pratiques.

Au Programme :
9h00 => Ouverture par Olivier Cadic, sénateur des Français de l’étranger
9h30 / 11h00 => Table 1 : Une protection sociale adaptée (santé, retraite et emploi : quid de la protection sociale du salarié et de ses proches)
11h30 => Table 2 : Des questions pour toute la famille ! Partir, revenir : quand la famille rentre dans l’équation (scolarité, mobilité, fiscalité, immobilier)
13h00 => Clôture par Gérard Pelisson, président de l’UFE
13h15 => Ouverture du cocktail par François Barry Delongchamps, président délégué
13h30 / 15h00 => Déjeuner

Pour participer au colloque, merci de bien vouloir vous inscrire : LIEN

HEBDOLETTRE n°93 – La Serbie et l’UE (édito) – Agenda : colloque de l’UFE sur l’expatriation des salariés en famille (28 nov. au Sénat) – Cybersécurité : question à Florence Parly, ministre des Armées – Intelligence artificielle : question à Mounir Mahjoubi, SE chargé du Numérique – PJL 2018 : question à Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères – PJL 2018 : question au général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale – En circonscription en CHINE (2) – Canton / 19-21 sept. 2017 – En circonscription en Espagne -Malaga / 11 oct. 2017 (50 ans de l’Alliance française) – UDI Actualités.

Lire : l’HEBDOLETTRE n°93 – 07 novembre 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°93

« Nous aimons la France comme elle nous a aimés ». C’est l’inscription qui figure sur le monument de Reconnaissance à la France, dans le parc de Kalemegdan, à Belgrade, devant lequel j’ai déposé une gerbe le 2 novembre dernier.

Les Serbes n’oublient pas que l’armée d’Orient française s’est battue à leurs côtés pour libérer leur pays en 1918. Née de cette fraternité d’armes, l’amitié franco-serbe souvent mise en valeur par le président François Mitterrand va donc fêter son centenaire.

Ma rencontre avec le président de la République serbe, Aleksandar Vučić, m’a permis de constater que cette relation privilégiée retrouverait toute sa force si le président Emmanuel Macron faisait le chemin de Belgrade l’an prochain.

Visuel HL91 Le président Vučić m’a parlé de sa détermination à réformer son pays pour lui permettre de rejoindre l’Union européenne. Son gouvernement travaille d’arrache-pied pour concrétiser cette ambition. Je l’ai constaté auprès de Jadranka Joksimović, ministre de l’Intégration européenne et Ivica Dačić, vice-premier ministre et ministre des Affaires étrangères que j’ai aussi eu l’honneur de rencontrer lors de mon déplacement à Belgrade.

L’état d’esprit dans cette ville est l’exact contrechamp de celui qu’on trouve à Londres. Alors qu’un froid intérieur semble avoir saisi les Britanniques, les postulants à l’Union européenne tiennent un discours revigorant… Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°93

En circonscription en Espagne – Malaga (11 oct. 2017)

L’Alliance française fête ses 50 ans !

A l’invitation de Franck Trouilloud, je suis revenu à Malaga pour célébrer le 50ème anniversaire de l’Alliance française de Malaga, le 11 octobre dernier.

Cérémonie de remise des insignes d’officier de la Légion d’Honneur à Francisco de la Torre Prados, maire de Malaga, des mains de Yves Saint-Geours, ambassadeur.

Accueilli par Jean Porcher, capitaine de vaisseau et commandant le bâtiment de projection et de commandement « Dixmude », j’étais aux côtés de Francisco de la Torre Prados, maire de Malaga, qui a été récompensé de la Légion d’honneur par Yves Saint-Geours, ambassadeur de France, pour son engagement en faveur de l’amitié franco-espagnole, en général et son soutien indéfectible à notre Alliance, en particulier.

Rappelons que le maire de Malaga a multiplié les initiatives pour aboutir à la création du musée Pompidou dans sa ville.

A bord du Dixmude, avec Dominique Bucas, attaché naval près de l’ambassade de France ; Samantha Cazebonne, députée des Français établis hors de France et Franck Trouilloud, directeur de l’Alliance française de Malaga.

Avec Samantha Cazebonne, députée des Français établis hors de France (5e circo.), nous avons rendu à Franck Trouilloud, directeur de l’Alliance, ainsi qu’à son équipe remarquable le vibrant hommage qu’ils méritaient.

Il y a trois ans, Franck reprenait en main une situation financièrement compliquée. Celui-ci a réagi en manager avec détermination et audace de façon à associer les élus, diplomates et chefs d’entreprise au redressement de la situation.

Trois ans après, les chiffres sont parlants : deux fois plus d’élèves, trois fois plus de diplômes français délivrés et 40% de chiffre d’affaires supplémentaire.

Le Dixmude dispose d’un hôpital embarqué (750m²)

Le symbole est beau et fort : le Dixmude, bâtiment de la Marine nationale, est venu mouiller à Malaga pour accueillir cette soirée anniversaire.

Parmi ses multiples fonctionnalités, ce bâtiment de projection et de commandement (BPC) peut accueillir 6 hélicoptères et dispose d’un hôpital embarqué dimensionné pour conduire des missions sanitaires et humanitaires de grande envergure, intégrant des capacités de télé-médecine et de télé-assistance chirurgicale.

En novembre 2016, j’avais déjà eu l’opportunité de visiter le Dixmude à Dakar, commandé à l’époque par le capitaine de vaisseau Eric Lavault. (rapport).

Discours de mon intervention à Malaga

en VIDÉO

A bord du Dixmude – Au milieu de toute l’équipe de l’Alliance française de Malaga, dirigée par Franck Trouilloud

Intelligence artificielle : ma question à Mounir Mahjoubi & sa réponse (Vidéo)

Lors d’un débat, du 25 octobre 2017, sur les enjeux économiques et les cadres légaux de l’intelligence artificielle, j’ai interpellé Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique, sur l’importance pour la France de se préparer à l’impact de la révolution numérique sur l’emploi.

Il m’apparaît que le défi pour la puissance publique est d’informer et de former pour faire émerger des technologies créatrices d’emplois, avec des métiers complémentaires à l’intelligence artificielle.

Voir la VIDÉO

Lire mon intervention

HEBDOLETTRE n°92 – Olympiades des métiers à Abu Dhabi (édito) – Déclaration politique du groupe de l’Union Centriste au Sénat – Simplification pour les entreprises : les sénateurs à l’offensive (dépôt de 4 textes) – Commission des Affaires étrangères et de Défense : ma nomination au poste de rapporteur du programme 129 (Coordination du travail gouvernemental) – En circonscription en NOUVELLE-ZÉLANDE – Wellington & Auckland / 13-19 sept. 2017 – En circonscription en CHINE (1) – Hong Kong / 17-19 sept. 2017 – UDI Actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°92 – 27 octobre 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°92

L’équipe de France des Métiers a battu son record de médailles !

Une moisson de 27 récompenses dans autant de métiers, soit 12 médailles (or, argent et bronze) et 15 médailles d’Excellence, lors de la « WorldSkills Competition 2017 » qui s’est déroulée du 15 au 18 octobre 2017 à Abu Dhabi.

J’ai vu à l’œuvre nos 39 champions lors de mon déplacement aux Émirats Arabes Unis, aux côtés de Ludovic Pouille, notre ambassadeur et d’Alain Thevenot, conseiller consulaire EAU Oman.

Visuel HL91Tous ont obligatoirement deux choses : moins de 23 ans et un talent formidable dans l’une des 51 catégories de métier qui leur permet d’affronter les meilleurs du monde, dans un pur esprit olympique. Abu Dhabi a rassemblé 1300 compétiteurs issus de 77 nations ! Sans oublier le clan des 500 supporters français – la plus grande délégation – qui s’est constitué en mini Stade de France, d’où se dégageait une sacré effervescence !

Nos médaillés sont fleuristes, esthéticiens, tailleurs de pierre, joailliers, charpentiers, boulangers, imprimeurs, paysagistes, ébénistes ou couturiers. Classique, penserez-vous ? Mais nous nous sommes aussi distingués dans les domaines de la maintenance automobile et aéronautique, l’administration de réseaux informatiques ou la production industrielle ! (http://www.worldskills-france.org)… Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°92

Simplification pour les entreprises : les sénateurs à l’offensive

Le chantier de la simplification est désormais bien lancé. J’ai déposé avec ma collègue Elisabeth Lamure et une dizaine de collègues de la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE), quatre textes sur le bureau du Sénat, qui sont la traduction juridique des préconisations figurant dans notre rapport d’information « Simplifier efficacement pour libérer les entreprises« , rédigé au nom de la Délégation – 20 février 2017.

Nous entendons, par cette initiative, contribuer au débat sur la meilleure méthode à adopter pour simplifier le droit et ainsi libérer les entreprises, à la lumière des succès obtenus en ce domaine par plusieurs pays voisins où nous nous sommes rendus : Pays-Bas (La Haye) ; Suède (Stockholm) ; Allemagne (Berlin) ; Royaume-Uni (Londres).

TEXTES
1- une proposition de loi constitutionnelle qui oblige à compenser toute aggravation par la loi des charges pesant sur les entreprises ;
2- une proposition de loi organique qui recentre les études d’impact sur l’évaluation des coûts induits par les projets de loi pour les entreprises et les collectivités territoriales, et sur son apport en termes de simplification ;
3- une proposition de loi simple qui propose de reconduire le Conseil de la simplification pour les entreprises, institué par décret en 2014 et caduque depuis juin 2017, mais en renouvelant ses missions et sa composition, afin que ce Conseil assure une contre-expertise indépendante des études d’impact produites par l’administration. Ce Conseil de la simplification pour les entreprises transformé ferait l’objet d’un bilan après trois années d’activité pour, le cas échéant, être rapproché du Conseil national d’évaluation des normes compétent pour les normes applicables aux collectivités territoriales. La proposition de loi introduit aussi le principe selon lequel toute disposition de nature réglementaire ne peut être modifiée à plus d’une reprise au cours d’une législature, sauf cas spécifique. Enfin, elle sécurise le contrôle fiscal ;
4- une proposition de résolution relative à la simplification des normes entravant la vie économique : cette proposition de résolution appelle à de profonds changements dans la production de la norme réglementaire, afin de favoriser réellement la simplification des normes et d’encourager pleinement la vie économique du pays.

Les solutions de la DSAE reposent sur l’instauration d’un processus qualité d’élaboration des lois qui s’incarne, en amont, par une étude d’impact délivrée par un organe indépendant, dressant tous les coûts directs et induits. En guise d’allègement réglementaire, son rapport propose l’équation « One in, two out », comme c’est désormais le cas en Grande Bretagne.

Devant les élus locaux, le 17 juillet 2017, le président de la République s’est rangé au principe du « deux pour un », autrement dit « pour toute nouvelle norme pesant sur les collectivités territoriales, deux autres devront être supprimées », a-t-il illustré (discours).

Communiqué de presse du 29.09.2017

En circonscription en Chine (1) – Hong Kong (17-19 sept. 2017)

Heureux d’avoir retrouvé Catya Martin, conseillère consulaire pour Hong Kong et conseillère à l’AFE pour l’Asie et l’Océanie.

Catya s’investit pleinement au service de ses compatriotes implantés localement qui constituent la première communauté française en Asie (20.000 personnes).

Elle est présidente-fondatrice du magazine « Trait d’union » qui fournit une grande quantité d’informations pour les Français qui s’installent et vivent à Hong-Kong.

Relations commerciales

Rencontre avec les CCEF

Petit-déjeuner au consulat avec les conseillers du commerce extérieur de la France à Hong-Kong pour faire un tour d’horizon sur les opportunités économiques pour notre pays et faire le point sur l’environnement des affaires, juste 20 ans après la rétrocession de Hong-Kong à la Chine.

2ème excédent commercial de la France dans le monde, Hong Kong est donc un partenaire économique de premier plan. La France y figure comme le second investisseur européen et près de 800 entreprises françaises y sont présentes !

Chambre de commerce (FCCIHK)

Visite de la Chambre de commerce française à Hong Kong, accueillis par Delphine Coison, sa directrice. Avec un millier de sociétés adhérentes, la CCI Hong Kong est l’une des chambres bilatérales les plus importantes.

Beaucoup de nos PME viennent ici pour tester et développer des projets innovants, en particulier dans le numérique. Delphine constate que les entreprises qui s’installent à Hong Kong sont bien mieux préparées que par le passé. Cette implantation géographique permet un accès aisé au marché chinois, ce qui constitue un grand atout.

La Chambre abrite une pépinière de 42 entreprises et s’appuie sur une dizaine de V.I.E.

Cyberport, incubateur

Visite de l’incubateur Cyberport et découverte de deux start-ups françaises :

– Dragon Law qui m’a été présentée par Emmanuel Pitsilis, Board director. Il s’agit d’une « legal tech », lancée en juin 2015, qui emploie 50 personnes, dont une dizaine de Français. Son objectif est de simplifier la rédaction et la gestion de contrats.
– Arjo Systems, quant à elle, possède plus de 20 ans d’expérience dans les passeports électroniques, les cartes à puce et la réalisation de projets complexes de documents d’identité pour le secteur public. J’ai rencontré Manuel Deloche, son vice-président.

CEFC : recherche en sciences sociales

Composé de cinq chercheurs et d’une délégation du CNRS, le Centre d’étude français sur la Chine contemporaine (CEFC) est le seul centre de recherche européen qui analyse les mutations de la Chine contemporaine. Ses travaux sont publiés dans la revue « Perspectives chinoises ».

Avec l’équipe de recherche du CEFC, nous avons échangé durant deux heures sur les forces et les faiblesses d’un pays qui bouleverse les équilibres mondiaux.

Le pouvoir central impose l’apprentissage du mandarin à une région qui pratique le cantonais. En conséquence, la pratique de l’anglais recule. L’autonomie de Hong Kong paraît être de plus en plus entravée.

HKU-Pasteur : recherche médicale

Visite de l’Institut Pasteur consacré à la prévention et au traitement des maladies infectieuses et rencontre avec son co-directeur Malik Peiris, entouré de son équipe.

Les contributions scientifiques de Malik Peiris sont majeures, d’une part dans la mise au point en 2003 d’un test de diagnostic pour détecter le SARS, d’autre part, par ses études sur les nouvelles souches mutantes du virus H5N1 et les conditions favorisant la prolifération de ce virus de la grippe aviaire.

Son investissement en faveur de la prévention et la gestion des crises en relation avec la santé publique au niveau mondial s’est traduit par un prix décerné en 2006 par le magazine Time et la remise de la plus haute distinction à Hong-Kong : la « Silver Bauhinia Star » en 2008 pour son travail d’identification du virus du Sars en 2003.

Communauté française

Consulat

Hong Kong abrite la première communauté française en Asie avec près de 20.000 ressortissants.

Tour d’horizon sur l’activité du poste diplomatique, au cours d’une réunion présidée par Paule Ignatio, consule générale adjointe, avec les chefs de divers services : politique, économie, médias, sécurité, communauté française, culturel et scientifique.

Plus de 200.000 touristes hongkongais se rendent en France chaque année.

Conseillers consulaires

Déjeuner avec les conseillers consulaires Catya Martin, Vithiya Vairon et Christian Chasset pour évoquer les attentes de nos compatriotes installés à Hong-Kong.

Hong-Kong n’est pas une destination où l’on débarque le sac sur l’épaule pour tenter sa chance…

Vivre ici représente un coût élevé. Il faut donc être préparé et en avoir les moyens.

Si l’industrie de la finance n’offre plus les mêmes opportunités d’emploi pour les Français que par le passé, la ville présente toujours le même attrait pour les entrepreneurs.

Acteurs associatifs

Merci à Paule Ignatio, consule générale adjointe à Hong Kong, pour son chaleureux message devant les représentants de la communauté française à la Résidence du consul général.

La convivialité était au rendez-vous pour me permettre d’échanger avec mes compatriotes sur des sujets qui leur tenaient à cœur. L’éducation et les questions de couverture santé ont beaucoup focalisé l’attention.

UFE Hong Kong & Macao

(g. à d.) Marc-Olivier Robert, Axelle de La Moureyre, Marc Guyon, Olivier Cadic, Nick Dennis et Jean-Roch Martin.

Merci à Marc Guyon, président de l’UFE Hong-Kong et Michel Cottray, secrétaire général, pour m’avoir permis de rencontrer une quinzaine de membres bénévoles à la faveur de mon déplacement. Cette section compte 360 adhérents !

Après une réunion de travail (conseil d’administration et bénévoles cooptés), ce fut une soirée conviviale ouverte à tous, membres et non membres, dans ce quartier de Tsim Sha Tsui. L’occasion inestimable pour de nouveaux arrivants d’échanger avec ceux qui sont installés de longue date.

Enseignement

Lycée français

Le lycée Français International (LFI) m’a été présenté par son proviseur David Tran et certains membres du comité exécutif. Une visite suivie par une rencontre avec le représentant du personnel.

Ce lycée, créé en 1963, occupe 4 sites et il a doublé le nombre de ses élèves en 10 ans, pour atteindre environ 2800 inscrits. Du reste, un nouveau site est prévu pour la rentrée 2018 qui accueillera plus de 1000 élèves de la maternelle au secondaire.

Aux côtés de la filière française qui prépare au baccalauréat et affiche d’excellents résultats, le lycée dispose d’une filière internationale qui prépare le cursus britannique puis l’IB. 20% des enfants français sont inscrits dans cette filière. Les parents aimeraient que ce genre de filière fasse réfléchir notre administration sur son offre à l’étranger.

Les Universités américaines connaissent la qualité des élèves issus du LFI, c’est pourquoi ils cherchent à les attirer à travers des journées d’information.

Culture

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Hong-Kong, dirigée par Jean-Sébastien Attié, en compagnie de Paule Ignatio. Installée à Hong-Kong depuis 1953, cette A.F. occupe 3 sites et accueille 6000 élèves au total.

L’objectif principal des personnes choisissant d’apprendre le français est de mieux  profiter de notre culture. Des cours pour enfants sont proposés dès l’âge de 5 ans.

PLF 2018 – Ma question au général Lizurey (vidéo)

Projet de loi de finances 2018 – Audition du général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, par la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées (25 octobre 2017).

J’ai interrogé le général pour savoir s’il s’inspirait de l’efficacité du Maroc pour l’exploitation des signaux faibles en matière de sécurité et l’état de ses réflexions sur le recours à l’intelligence artificielle à l’image de ce qui est observé dans les Emirats.

Voir la VIDÉO – Lire la Question

Réponse du général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale

PLF 2018 – Ma question à Jean-Yves Le Drian (Vidéo)

Projet de loi de finances 2018 – Audition de Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, par la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées (24 octobre 2017).

J’ai demandé au ministre pourquoi ne pas fusionner les programmes budgétaires 151 et 185 et ne pas mettre en place une stratégie pour développer l’enseignement du français à l’intention de nos jeunes compatriotes à l’étranger qui ne sont pas scolarisés dans le réseau ? C’est le cas des trois-quarts d’entre eux.

Voir la VIDÉO – Lire la Question

Réponse de Jean-Yves Le Drian, ministre, complétée par Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’État.

Déclaration politique du groupe de l’Union centriste au Sénat

Cette déclaration politique a été remise par Hervé Marseille, président du groupe Union Centriste, à la présidence du Sénat le 3 octobre 2017 :

En quelques semaines, au printemps 2017, les Français ont témoigné de leur aspiration à une refondation de l’espace politique. Renouvellement des hommes, renouvellement des pratiques, renouvellement des idées.

Les Centristes, inspirés pour beaucoup d’entre eux par l’action réformatrice de Valéry Giscard d’Estaing, ne peuvent être que sensibles à l’appel à ce qu’il y a de meilleur dans la tradition française : humanisme et libéralisme économique, conviction que la France métropolitaine comme ultra-marine restera d’autant plus entendue dans le monde que l’Europe sera unie et forte, confiance envers les structures les plus proches des citoyens par les voies de la décentralisation, de la déconcentration et de la subsidiarité.

En ce début de mandat présidentiel et législatif, le Groupe centriste du Sénat, sorti largement renforcé du scrutin de septembre 2017, souhaite que les cinq prochaines années soient enfin celles des réformes indispensables si longtemps différées, réformes accomplies avec le double souci de l’efficacité et de la justice, quitte à être innovantes et à nous écarter des sentiers rebattus.

Les tabous qui ont hypnotisé nos dirigeants, y compris nous-mêmes, par frilosité coupable, n’en sont plus pour une majorité de Français. À nous de saisir et faire fructifier cet état d’esprit, cette volonté de cultiver le côté positif des opportunités de notre monde plutôt que de s’inquiéter ou de se résigner face aux changements inéluctables de notre environnement. La France est forte quand elle est visionnaire et conquérante. Elle est faible quand elle est passéiste et défensive.

Les sénateurs centristes, issus d’horizons et de territoires divers, considèrent ainsi qu’ils ont vocation à accompagner une action gouvernementale ambitieuse. Ce quinquennat doit réussir. Les six millions de Français sans emploi, le drame du potentiel inexploité de notre pays ne peuvent supporter cinq nouvelles années de procrastination.

Dans un pareil contexte, le Groupe centriste du Sénat défendra ses options historiques dans le cadre d’un respect mutuel des différentes sensibilités soutenant toute démarche réformatrice et européenne.

Notre attitude sera celle d’un soutien sans tergiversation stérile, mais aussi celui d’un soutien exigeant. Les sujets les plus compliqués doivent être explorés. Nous y contribuerons. Nous donnerons le meilleur de nous-mêmes pour rencontrer le message optimiste, pragmatique et volontaire envoyé par les Français.

Nous défendrons pour autant la conviction qu’aucune technostructure n’a le monopole du savoir. La trame et l’avenir de nos collectivités territoriales ne peuvent ainsi être définis par une vision jacobine inopérante. Nous serons à cet égard particulièrement vigilants. La démocratie à la française ne peut vivre sans sa pierre angulaire, la commune.

Le Groupe « Union Centriste », héritier du Groupe UDI-UC, est membre de la majorité sénatoriale depuis octobre 2014. Il a co-construit les réformes internes impulsées par le Président du Sénat et l’approche globale « d’opposition constructive » de l’époque. L’image du Sénat rénové, force de propositions, en a été notablement améliorée. Son apport législatif aurait pu être très appréciable si l’Assemblée nationale ne s’était progressivement enfermée dans une logique doctrinaire.

Cette double démarche, réformatrice et constructive, sied à l’esprit du Sénat et de notre équilibre institutionnel Elle donne un sens profond au bicamérisme dont nous pensons qu’il est un gage substantiel de stabilité pour notre pays. Elle conduit le Groupe « Union Centriste » à souhaiter poursuivre sur ces deux axes.

HEBDOLETTRE n°91 – Emmanuel Macron devant l’AFE (édito) – Hommage à Hervé Leboucher, conseiller consulaire Grèce – Sénatoriales 2017 : progression du groupe centriste – Refondation européenne – Mon communiqué sur les ordonnances réformant le droit du travail – Sécurité : réponse à ma question écrite sur la vérification d’identité à l’embarquement – Rapport 2017 sur la situation des Français établis hors de France – En circonscription à SINGAPOUR / 1 au 5 sept. 2017 – En circonscription en AUSTRALIE – Melbourne, Sydney & Canberra / 5 au 13 sept. 2017 – En Bref du 28 août au 3 sept. 2017 (Sénat – Circo).

Lire : l’HEBDOLETTRE n°91 – 03 octobre 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°91

Historique. Hier, le président de la République est venu s’adresser à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE).

Si la seule présence d’Emmanuel Macron a provoqué une ébullition dans les travées, nous retiendrons un discours de circonstance qui a veillé à concilier hauteurs de vue et cadres d’action à l’attention de ses ministres : Jean-Yves Le Drian et Jean-Baptiste Lemoyne.

Il leur a demandé, sous les applaudissements, de réfléchir à un dispositif d’accompagnement du tissu associatif des Français de l’étranger, afin de palier la suppression de la réserve parlementaire. Il leur a aussi enjoint de garantir le vote électronique lors des prochaines élections consulaires de 2020 et des législatives de 2022, parce que « si nous ne sommes pas en capacité de nous organiser pour avoir un système de vote étanche à toute attaque, ça ne s’appelle plus la France, notre pays ! »

Visuel HL91 Charge à eux, enfin, d’engager une concertation avec les élus des Français de l’étranger et « l’ensemble aussi des forces vives présentes sur le terrain » afin de lui livrer leurs recommandations. Deux principaux sujets permettront de retrouver le sens de l’engagement collectif : la modernisation des services consulaires et la vitalité démocratique des communautés françaises.

Le chef de l’Etat nous a permis à tous de reprendre une dose de confiance. Confiance dans le fait que les réformes seront accomplies… Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°91

En circonscription en Australie (3) – Canberra (12 au 13 sept. 2017)

Mon premier séjour en Australie d’une durée de sept jours a débuté à Melbourne en compagnie de Julie Duhaut-Bedos et s’est achevé à Canberra, toujours en sa présence.

Je suis sincèrement reconnaissant à la Première conseillère de l’ambassade de France d’avoir pris part à de nombreux rendez-vous, parmi les 33 événements organisés pour mon déplacement. Ses éclairages sur la politique australienne m’ont été très précieux.

Je remercie également Christophe Penot, notre ambassadeur de France en Australie, qui a inspiré et favorisé ce déplacement.

Politique

Sénat australien

Rencontre avec Ian Macdonald, membre du Sénat. Il est aussi le représentant de l’État du Queensland pour le parti libéral et le président du groupe d’amitié sénatorial Australie-France. Je fais partie du groupe d’amitié équivalent au Sénat français.

Nous avons échangé principalement sur les évolutions politiques en France depuis la victoire d’Emmanuel Macron. Ian Macdonald s’est montré aussi très intéressé par l’évolution de la situation des Européens au Royaume-Uni, suite au Brexit.

Enseignement

Lycée franco-australien

Accueillis par la principale Kerrie Blain et le proviseur David Binan, nous avons visité avec Bertrand Pous, conseiller de coopération et d’action culturelle, Telopea Park School, un établissement public binational.

Homologué partenaire de l’AEFE, l’établissement scolarise 770 élèves de la grande section de maternelle à la terminale. Il dispose d’une équipe pédagogique et administrative de 31 personnes pour la partie française.

Ce programme français en place au sein d’un établissement public australien, constitue l’exemple le plus abouti en matière de coopération éducative dans le pays.

Il faudrait pouvoir créer davantage de places, car la demande est forte. Pour y parvenir, un nouveau bâtiment devra être construit. Il nécessitera la création d’une fondation pour le financer.

Ecole maternelle franco-australienne

Fondée en 1969, la French Australian Pre-School (FAPS) est un établissement privé homologué partenaire de l’AEFE.

Elle dénombre 128 élèves de 3 à 5 ans, répartis en 5 classes entre les petites et moyennes sections. Son sort est lié à celui l’école de Telopea Park School qui accueille, elle, les enfants à partir de la grande section de maternelle. Si Telopea pouvait accueillir plus d’enfants, alors la FAPS pourrait doubler sa capacité d’accueil. En effet, chaque année, elle doit refuser plus de 50 élèves.

La directrice Véronique Danjou m’a confié que l’école maternelle lève actuellement des fonds pour améliorer ses infrastructures. Les donateurs verront leur nom gravé sur une brique et seront ainsi mis à l’honneur dans l’entrée.

Culture française

Alliance française de Canberra

Toujours accompagné de Bertrand Pous, Cocac, j’ai fait la rencontre de Patrice Gilles, directeur de l’AF Canberra et représentant de la fondation Alliance française en Australie.

Fondée en 1943, l’Alliance de Canberra enregistre 2000 inscriptions annuelles à ses cours qui sont fréquentés à 70% par des femmes !

L’an dernier, 40 événements culturels organisés dans la capitale fédérale ont attiré 20.000 spectateurs.

La 28eme édition du « Alliance Française French Film Festival », projet phare du réseau, a battu un nouveau record en 2017 avec une progression dans toutes les villes capitales et plus de 175.000 spectateurs au final. Il s’agit du festival français du film le plus important après celui de Cannes !

En parallèle, un « Festival du Film classique » est né en septembre 2016, une manière de garder la dynamique tout au long de l’année. Une rétrospective Belmondo a été programmé en 2017.

Réseau australien des AF

Le réseau australien des Alliances françaises est constitué des AF capitales d’une part – Sydney, Melbourne, Canberra, Brisbane, Adelaïde et Perth – et des Alliances françaises régionales d’autre part, au nombre de 24, réparties dans 5 états – Nouvelle Galles du Sud, Queensland, Victoria, Territoire du Nord, Tasmanie.

Si les Alliances capitales sont des structures linguistiques et culturelles professionnalisées, propres à porter les objectifs de l’ambassade, les Alliances régionales sont, elles, directement pilotées par leurs comités et ne comportent pas ou peu de personnel professionnel, hormis leurs enseignants. Elles constituent néanmoins des relais efficaces du rayonnement de l’AF et, au-delà, de la France.

Culture australienne

National Gallery

Je suis reconnaissant au Dr Gérard Vaughan, directeur de la National Gallery of Australia, de m’avoir accordé une visite privée pour découvrir le plus grand musée d’art du pays.

Avec passion et détermination, Gérard Vaughan a parcouru le monde pour étoffer les galeries du musée qui abrite aujourd’hui plus de 160.000 œuvres, dont une collection d’art aborigène la plus riche du monde.

La National Gallery possède également des œuvres traditionnelles et modernes provenant de toute l’Asie, des statues et des peintures de maîtres américains et européens, dont un Monnet, ainsi que des œuvres australiennes de l’époque coloniale à nos jours.

Devoir de mémoire

Cérémonie du Dernier appel

Brendan Nelson, directeur de l’Australian War Memorial (AWM) depuis près de cinq ans, a été successivement député, ministre de l’Éducation en 2001, ministre de la Défense en 2006, puis ambassadeur. J’ai été honoré que M. Nelson me fasse découvrir ce lieu de mémoire, où repose le soldat inconnu australien.

J’ai eu l’honneur de participer à la cérémonie du Dernier appel (The Last Post) qui se tient tous les jours en hommage aux soldats du Commonwealth. Le tableau d’honneur dresse les noms de plus de 102.000 Australiens qui sont tombés au combat depuis plus d’un siècle. Lors de chaque cérémonie, on fait le récit de la vie de l’un de ces combattants, en présence de sa famille.

Puis, après l’hymne national, les visiteurs sont invités à déposer des fleurs et des couronnes au pied du «bassin de réflexions» (Pool of Remembrance). Toutes les écoles d’Australie envoient leurs élèves sur place pour cultiver le devoir de mémoire, dès le plus jeune âge. Vidéo de mon hommage : LIEN