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Taïwan – « La France confirme le passage d’un navire militaire dans le détroit de Taïwan » (RTI – Radio Taiwan International)

La rédaction de RTI revient sur la question que j’ai posée à Florence Parly, ministre des Armées, lors de son audition au Sénat le 12 octobre au sujet de la sécurité dans le détroit de Taiwan >>>

Article RTI :

C’est dans le cadre d’une audition au Sénat que la ministre des Armées Florence Parly a confirmé la présence d’un bâtiment de la Marine française dans le détroit de Taïwan.

En réponse à une question du sénateur Olivier Cadic sur la position de la France face à l’escalade des tensions dans la région indopacifique et en particulier entre Taïwan et la Chine, la ministre des Armées a indiqué que la France ne restait pas inactive ni en recul : « Nous manifestons, y compris avec les moyens de la Marine nationale, notre attachement au droit international et à la liberté de circulation. C’est traduit par la présence de bâtiments de la Marine nationale comme le Dupuy-de-Lôme dans le détroit de Formose » a déclaré Florence Parly.

Les manœuvres du navire de renseignement électromagnétique Dupuy-de-Lôme de 3600 tonnes dans le détroit de Taïwan ont été confirmées, sans toutefois préciser de date. Le navire qui était en mission dans le Pacifique au mois de mai a été vu la dernière fois dans les eaux du Japon le 1er octobre.

Cette audition au Sénat fait suite à la visite d’une délégation sénatoriale à Taïwan du 6 au 10 octobre dernier, conduite par le Sénateur et ancien ministre de la Défense Alain Richard, à laquelle a pris part Olivier Cadic, auteur de la question adressée à la ministre Florence Parly.

Source RTI : La France confirme le passage d’un navire militaire dans le détroit de Taïwan (14.10.2021)

PLF 2022 – Cyberattaques – Audition SGDSN

Ce mercredi 13 octobre 2021, la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées auditionné Stéphane Bouillon, secrétaire général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) dans le cadre des travaux préparatoires à l’examen du projet de loi de finances pour 2022.

En ma qualité de rapporteur pour avis pour les crédits budgétaires du SGDSN, j’ai interrogé Stéphane Bouillon sur la mise en place du plan de relance cyber.

J’ai également demandé si nous serions prêts à faire face à une cyberattaque majeure d’ordre systémique de nature à paralyser le pays.

Enfin, j’ai mentionné l’expérience taïwanaise de lutte contre les « fake-news » qui se propagent très rapidement dans l’espace numérique. Nous devrions nous en inspirer dans le cadre de notre structure de lutte contre la désinformation en ligne, « Viginom ».

Voir l’audition dans son intégralité et la réponse de Stéphane Bouillon à ma question >>> (12:02:02) LIEN

PLF 2022 – Cyberattaques – Audition de la DGGN (Gendarmerie nationale)

Ce 13 octobre, la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a auditionné le général Christian Rodriguez, directeur général de la Gendarmerie nationale, dans le cadre des travaux préparatoires à l’examen du projet de loi de finances pour 2022.

J’ai demandé au général quel numéro de téléphone pourrions-nous proposer aux victimes de cyberattaques lorsque ces derniers ne peuvent plus avoir accès au site cybermalveillance.gouv.fr ?

De plus, j’ai suggéré l’idée de créer un « Top 10 des cyberattaques » chaque mois afin de sensibiliser le public à ces dangers.

Voir l’audition dans son intégralité et la réponse du général à ma question > (14:39:35) LIEN

Madagascar – Réception d’une délégation de sénateurs malgaches

À l’initiative du conseiller des Français de l’étranger Jean-Hervé Fraslin, j’ai eu l’honneur de recevoir ce 12 octobre au Sénat une délégation de trois sénateurs malgaches pour leur premier déplacement en France depuis leur prise de fonction il y a 8 mois :
Eddie Fernand, questeur du Sénat ;
Mino Avizara Seramila, sénateur ;
Donat Tang Manasoa, sénateur.

Cette rencontre leur a permis d’évoquer le plan stratégique du Sénat malgache, renouvelé en janvier 2021 pour 5 ans.

J’ai salué la force de leur engagement au service de leur pays et du fonctionnement de leurs institutions démocratiques.

Taïwan – Ma question sur Taïwan à Florence Parly & sa réponse (vidéo 2’55)

Florence Parly, ministre des Armées, a été auditionnée le 12 octobre par notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, présidée par Christian Cambon.

Verbatim de mon intervention :

L’ancien Premier ministre australien Tony Abbott a condamné sévèrement la décision du Premier ministre Scott Morrisson. Il révèle les failles et les conséquences négatives de la décision d’annulation pour l’Australie.

Tony Abott, qui a signé ce contrat avec la France, conforte en tous points votre démonstration. Il me paraît important et utile de vous apporter notre soutien et d’exprimer notre solidarité, plutôt que de nous opposer les uns les autres sur ce dossier, ce qui réjouirait des puissances étrangères qui ne nous veulent pas que du bien.

Un point important d’après les Australiens est la dimension stratégique de la décision.

Les intimidations de la Chine dans la zone indopacifique perturbent la sécurité régionale. Les menaces se font de plus en plus précises.

J’étais à Taiwan la semaine dernière.Taiwan expérimente non seulement une augmentation des incursions aériennes chinoises, mais également des dizaines de milliers d’attaques quotidiennement contre leurs forces armées et les infrastructures.

Taiwan est contraint d’élever ses capacités militaires.

Une alliance démocratique est nécessaire pour contrecarrer la vision expansionniste de la Chine. L’annonce de l’AUKUS a donc été perçue positivement par les Taïwanais.

Les parlementaires taïwanais ont exprimé le souhait d’un soutien de notre part en matière de défense pour assurer la sécurité dans le détroit de Taiwan, à l’image de ce que nous faisons avec d’autres pays de la région.

Pour notre part, nous avons souvent exprimé notre désir de préserver le statu quo dans le détroit de Taiwan. Allons-nous envoyer des signes aux Taïwanais pour contribuer à la défense de cet espace comme un espace de droit, pour reprendre vos propos ?

➡ Réponses clés de Florence Parly :

– « Une escalade est possible avec des conséquences dramatiques ».

– « Nous manifestons avec les moyens de la Marine nationale notre attachement au droit international et à la liberté de circulation, ce qui s’est traduit par la présence de bâtiments de la Marine nationale comme le « Dupuy-de-Lôme » dans le détroit de Formose et je n’ai pas besoin de vous renvoyer à l’action du Sénat lui-même ».

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(*) Dupuy-de-Lôme : navire collecteur de renseignements de la Marine nationale française travaillant au profit de la direction du Renseignement militaire (DRM) et de la direction générale de la Sécurité extérieure (DGSE)

Taïwan – « Taïwan n’est pas seul », insiste le sénateur Olivier Cadic, de retour d’une visite officielle (Public Sénat)

Par Guillaume Jacquot, Public Sénat, article publié le 12 oct. 2021 >

Quatre membres du groupe d’amitié France-Taïwan du Sénat se sont rendus sur l’île du 6 au 10 octobre. Le déplacement intervient dans un contexte de tensions avec la Chine, qui voit depuis plusieurs mois d’un très mauvais œil cette initiative.

Ce n’est pas la première fois qu’un groupe de parlementaires français était reçu à Taïwan. La visite de quatre sénateurs français du 6 au 10 octobre sur l’île qui se présente comme la « République de Chine », est loin d’être passé inaperçue. Le regain de tensions depuis plusieurs mois avec Pékin, qui défend le concept d’une seule Chine et plaide pour une réunification, n’y est pas étranger. En mars, l’ambassade de la République populaire de Chine à Paris avait fait pression sur le groupe d’échanges et d’études Sénat-Taïwan, désapprouvant cette prise de contact officielle (relire notre article).

Qu’importe, la délégation conduite par le sénateur (LREM) Alain Richard, ancien ministre de la Défense sous Lionel Jospin, a décidé de maintenir le déplacement, déjà reporté pour cause de crise sanitaire, et s’est envolée le 5 octobre pour quatre jours de rencontres, placées sous le signe de la coopération et de développement mutuel. Max Brisson (LR), Olivier Cadic (Union centriste) Else Joseph (LR) l’accompagnaient.

« Le message, c’est que Taïwan n’est pas seul et que toutes les démocraties s’intéressent au sort de Taïwan », résume Olivier Cadic, l’un des sénateurs représentant les Français établis hors de France. Officiellement, comme la très grande majorité des Etats à l’ONU, la France ne reconnaît que la République populaire de Chine. De par sa situation et son histoire, l’île de Taïwan a pourtant quelques particularités. Le Sénat l’a rappelé en mai, en adoptant une résolution demandant au gouvernement de favoriser la participation de l’île à plusieurs organisations internationales (relire notre article) comme l’OMS.

« L’agression est permanente »

La délégation sénatoriale a été accueillie par plusieurs représentants officiels de Taïwan, au plus niveau, la présidente Tsai Ing-wen en tête. « Je me réjouis de vous rencontrer et de travailler ensemble pour renforcer les liens entre Taïwan et la France », a-t-elle notamment déclaré. Cette figure du Parti démocratique progressiste (PDP), qui rejette le principe de l’unité d’une seule et même Chine, a été réélue pour un nouveau mandat en janvier 2020. Son arrivée au pouvoir a distendu les liens avec Pékin, qui refuse toute idée d’indépendance de ce territoire.

Dès le 4 octobre, un évènement a planté le décor géopolitique. Taïwan a fait état d’une incursion record de 56 avions chinois dans sa zone de défense aérienne, portant à 600 le nombre observé depuis le début de l’année. « C’est une partie du problème. Il y a aussi des milliers de cyberattaques au quotidien. L’agression est permanente, c’est ce qu’on a constaté en allant sur place », commente Olivier Cadic.

Pékin s’est montrée irritée par un mot prononcé durant le séjour des Français. Après avoir reçu une médaille d’honneur des mains de la présidente Tsai Ing-wen, le sénateur Alain Richard a salué l’action du bureau de représentation de Taïwan à Paris, qui fait « un très bon travail dans la représentation de votre pays ». « Pays », le mot n’est pas passé auprès des autorités chinoises. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères l’a fait savoir le lendemain, au cours d’une conférence de presse. « Appeler Taïwan un pays, qui viole outrageusement le consensus de la communauté internationale, France comprise », a réagi Zhao Lijian, condamnant fermement la déclaration. Le porte-parole a par ailleurs accusé le sénateur d’avoir agi « par intérêt personnel afin de compromettre les relations entre la Chine et la France ». Lors d’une conférence de presse, Alain Richard assure avoir simplement employé une « expression géographique » et non politique.

La précédente visite de sénateurs à Taïwan remontait à 2018.

Source Public Sénat : « Taïwan n’est pas seul », insiste le sénateur Olivier Cadic, de retour d’une visite officielle (12/12/2021)

Taïwan – « Soyez plus solidaires de Taïwan et moins effrayés par la Chine » (Le Point)

Certains diplomates soucieux de plaire à Pékin disent « moins on parlera de Taïwan, mieux cela vaudra ». Je pense tout le contraire. Protéger Taiwan, c’est défendre la démocratie et servir la paix dans le monde ! Taiwan n’est pas seul.

Article publié par Le Point :
Propos recueillis par Jérémy André, à Taipei

« Soyez plus solidaires de Taïwan et moins effrayés par la Chine »

Après la rencontre de la présidente taïwanaise avec quatre sénateurs français, sa porte-parole plaide pour un soutien accru face à la Chine.

Après les incursions de 150 avions de combat chinois autour de l’île dans les quatre premiers jours d’octobre, la jeune démocratie taïwanaise est plus que jamais confrontée au risque d’une agression militaire chinoise. Si le pays a toujours le soutien explicite des États-Unis, le temps joue contre lui, car l’armée chinoise gonfle à vue d’œil et l’équilibre géopolitique qui dissuade Pékin d’attaquer est de plus en plus précaire. Vu de Taipei, il est difficile de savoir sur qui compter : l’Union européenne et la France restent ambiguës, ménageant les revendications de Pékin et n’osant pas s’engager sur une intervention en cas de conflit – tout en se plaignant à la moindre tension sur le marché des semi-conducteurs, dont Taïwan est le leader mondial.

Sur ce front européen, après la venue de quatre sénateurs français cette semaine, les Taïwanais peuvent espérer certains progrès. En particulier, l’UDI Olivier Cadic s’est engagé en conférence de presse à recommander, dès son retour, d’autoriser la diplomatie taïwanaise à assumer le nom de « Bureau de Taïwan » pour sa représentation à Paris, jusqu’ici identifiée sous le seul nom de la ville de Taipei pour ne pas froisser Pékin. Comme l’explique ici Kolas Yotaka, porte-parole de la présidente Tsai Ing-wen – qui a reçu les quatre sénateurs français –, c’est précisément ce type de petits coups de pouce qui permet à la nation de 24 millions d’habitants de se sentir moins seule face au géant chinois.

Le Point : Après le retrait américain d’Afghanistan, des médias chinois ont averti Taïwan que les États-Unis pourraient aussi l’abandonner à son sort. Faites-vous toujours pleinement confiance à l’engagement américain pour protéger Taïwan ?

Kolas Yotaka : Nos relations avec les États-Unis restent amicales, il n’y a pas de doute. Ce que vous venez de mentionner est de la propagande chinoise. Toutefois, il est vrai que la sécurité de Taïwan ne peut pas reposer seulement sur un pays étranger. Nous savons que nous faisons partie de la première chaîne d’îles du Pacifique, que nous sommes importants géopolitiquement pour d’autres pays. Mais nous insistons sur l’autodéfense. Nous devons pouvoir compter sur nous-mêmes. Taïwan a cependant aussi le droit de coopérer avec d’autres pays. Je veux enfin rappeler que toute préparation militaire de notre part est strictement pour la défense, et pas pour attaquer la Chine. Nous voulons la paix.

La guerre est-elle possible et les Taïwanais sont-ils prêts à combattre ?

Tout pays se battrait s’il était attaqué. Pourquoi Taïwan serait-il différent ? Mais nous ne voulons pas de guerre. Je le répéterai, encore et encore. Nous ne voulons pas de guerre. Une guerre serait une tragédie pour de nombreux pays, pas seulement pour Taïwan. Nous voulons la paix. Mais si cela devient nécessaire, nous nous battrons. Jusque-là, notre mission est d’éviter une guerre.

En rencontrant la présidente Tsai, le sénateur Alain Richard a désigné Taïwan comme un « pays ». Mais le statut de Taïwan reste dans les limbes, peu d’États le reconnaissent et la Chine revendique l’île. Qu’est-ce que cela fait d’être citoyen d’un pays dont tant de gens nient l’existence ?

Personnellement, je crois que beaucoup de Taïwanais le ressentent comme une profonde injustice. Nous sommes un pays indépendant et souverain de nombreuses manières. Nous avons une présidente, des élections, une armée. Et pourtant, tant de pays ne nous reconnaissent pas ! Tout le monde peut comprendre la fierté d’avoir son pays. Et il ne nous est pas permis à nous de participer à la communauté internationale comme des égaux. C’est une inégalité que les autres pays aident à créer pour faire plaisir à la Chine, mais qui blesse les Taïwanais et nous met en danger.

Dans le reste du monde, beaucoup confondent Taïwan et la Chine, et pensent que les Taïwanais sont des Chinois qui vivent sur une île. Quelle est la différence ?

Dire que les Taïwanais sont des Chinois est incorrect. La société taïwanaise est très diverse. Moi-même, je suis taïwanaise, et je suis aussi indigène polynésienne. À Taïwan, il y a 1,5 million de personnes appartenant à des peuples indigènes. Et la majorité des Taïwanais ont des ancêtres indigènes. Par exemple, la grand-mère de la présidente est une indigène Paiwan. Quant à moi, je suis une Pangcah, ou Amis. Ce n’est qu’un exemple pour comprendre que Taïwan a ses propres histoires, traditions et identités, totalement différentes de la Chine. Même si nous parlons mandarin, cela ne veut pas dire que nous sommes chinois. Historiquement, nous avons eu des immigrants de Chine, depuis 400 ans. Nous partageons donc des éléments culturels. Mais cela ne veut pas dire que nous faisons partie de la Chine, comme elle le clame.

Les sénateurs français sont venus malgré les pressions chinoises. En quoi cela aide-t-il Taïwan ?

Cela aide énormément. Nous apprécions beaucoup et cela nous réchauffe le cœur. Nous avons besoin que les autres pays normalisent leurs relations avec Taïwan. Les gestes de soutien, comme cette visite, signifient beaucoup. Cela remonte le moral de la population. Cela montre aussi que vous ne succombez pas aux menaces d’une puissance autoritaire. Nous savons ainsi que nous ne sommes pas seuls.

Source Le Point : Soyez plus solidaires de Taïwan et moins effrayés par la Chine (09/10/2021)

Taïwan – À Taipei, les sénateurs français rappellent que «Taïwan n’est pas seul» (Rfi)

Correspondant à Taipei, Adrien Simorre :

Lors d’une conférence de presse à Taipei, les quatre sénateurs français en visite à Taïwan ont dénoncé les manœuvres aériennes chinoises autour de l’archipel, et réitéré leur souhait de poursuivre leurs relations avec le gouvernement taïwanais « sur la durée ».

La visite des sénateurs français à Taïwan n’avait sur le papier rien d’extraordinaire : une venue comme on en compte presque tous les ans depuis plus de 40 ans. Mais c’était sans compter les avertissements de Pékin pour faire annuler la visite. Des pressions à l’image des menaces grandissantes de la Chine envers Taïwan, depuis la réélection triomphante de la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen, qui refuse bec et ongles le projet d’annexion chinois.

« Les régimes autoritaires considèrent que la démocratie n’est pas le bon système pour le développement humain, et Taïwan en est le contre-exemple. Nous sommes donc là, aussi, pour dire à Taïwan : vous n’êtes pas seuls », a déclaré le sénateur Olivier Cadic.

Les soutiens à Taïwan se multiplient

La visite des sénateurs arrive aussi en pleine démonstration de force de Pékin. En début de semaine, un nombre record d’avions militaires chinois a été identifié par l’armée taïwanaise au sein de sa zone d’identification aérienne. « Ces incursions sont la menace la plus sérieuse à la stabilité régionale que l’on a observée depuis longtemps, souligne Alain Richard, sénateur et ancien ministre de la Défense. C’est un signal d’alerte à l’ensemble des pouvoirs attachés à la stabilité dans la région. »

Les soutiens à Taïwan se sont d’ailleurs multipliés ces derniers jours. Jeudi, les États-Unis n’ont pas démenti l’information selon laquelle ils disposeraient de personnel militaire secret stationné à Taïwan.

Ce vendredi matin, l’ancien Premier ministre australien, Tony Abbott, lui aussi en visite à Taipei n’a pas mâché ses mots pour soutenir le gouvernement taïwanais. « Rien n’est plus urgent aujourd’hui que la solidarité avec Taïwan, a-t-il lancé devant la présidente taïwanaise. Nous devons faire savoir à Pékin que tout usage de la force aura des conséquences considérables. »

Source Rfi : À Taipei, les sénateurs français rappellent que «Taïwan n’est pas seul» (08.10.2021)

Qatar – Interview au journal Al-Sharq

Quelques jours avant mon déplacement à Taïwan, le journal Al-Sharq m’a proposé un entretien qu’il publie en Une, ce matin.

C’est en qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe que j’ai répondu aux questions de Mme Hajer Skah, correspondante à Paris du journal qatari Al-Sharq, au sujet des élections législatives au Qatar, ainsi que le rapatriement des français d’Afghanistan.

Traduction de l’article ➡

Instruments privilégiés de la coopération bilatérale entre les parlements, les groupes d’amitié interparlementaires sont devenus des acteurs de premier ordre de la diplomatie parlementaire. Réunissant 44 membres, le groupe d’amitié France-Pays du Golfe est présidé par le Sénateur Olivier Cadic depuis 2020.

1️- La région des pays du golfe vit plusieurs transformations, que pensez-vous des élections au sein du Conseil Consultatif au Qatar le 2 octobre, un fait unique et historique ?

Ces élections, qui permettront de renouveler 30 des 45 membres du Conseil consultatif qatari, sont effectivement un évènement historique pour l’histoire politique et institutionnelle du Qatar, car il s’agit des premières élections législatives de l’histoire du pays, les députés étant jusqu’à présent nommés par l’émir.

Cela constitue un signal majeur d’ouverture et de modernité pour le Qatar. Il conforte les évolutions démocratiques extrêmement positives que connaît le pays, seule monarchie du Golfe à s’être dotée d’un parlement principalement élu doté de réels pouvoirs, tels que la possibilité de bloquer les lois ou de soumettre des questions aux ministres.

Ce processus va permettre d’ouvrir ce conseil à la diversité, à la réflexion et à la multitude des opinions, afin d’accompagner le changement futur du pays vers notamment d’autres voies de développement que la valorisation des seuls hydrocarbures.

On peut remarquer avec satisfaction que 28 des 284 candidats sont des femmes. Dans un pays où les femmes sont plus nombreuses que leurs homologues masculins dans l’enseignement supérieur et sont activement représentées à de hautes fonctions, elles joueront un rôle important dans cette étape historique vers l’engagement civique de l’ensemble de leurs concitoyens.

2️- Quelles sont les dernières dates marquantes dans l’agenda amical et les perspectives de coopération entre les parlementaires des deux pays ?

L’entretien du groupe d’amitié avec Son Excellence Sheikh Ali Bin Jassim Al-Thani, Ambassadeur du Qatar en France, début juillet 2020, avait permis d’évoquer plusieurs sujets qui mériteraient d’être approfondis dans une optique interparlementaire :

Le processus d’ouverture du Qatar mené par l’Emir Tamim bin Hamad Al Thani qui, depuis son accession au pouvoir en 2013, poursuit le mouvement de transformation engagé par son père, l’Emir Hamad, conciliant développement du pays et respect des traditions ;

La situation économique du pays, marquée par la transition vers l’après-pétrole, et les riches relations économiques croisées entre la France et le Qatar ;

Les difficultés liées à l’épidémie de Covid-19, qui a donné lieu à un important programme d’aide étatique aux entreprises et aux particuliers au Qatar, mais aussi au rapatriement par la compagnie nationale Qatar Airways de nombreux ressortissants français à travers le monde, à des conditions tarifaires raisonnables, au tout début de l’épidémie ;

La coopération militaire franco-qatarie, initiée puis formalisée lors de la signature de deux accords de défense en 1994 et 1998, qui s’est renforcée lors de l’intervention militaire conjointe de 2011 en Libye et s’est poursuivie avec la participation du Qatar aux frappes aériennes de la coalition internationale en Syrie ;

Les autres grands sujets d’actualité régionale et internationale telles que les relations israélo-palestiniennes, la guerre en Syrie et en Lybie, les relations avec la nouvelle administration américaine ou encore les rapports entre la Turquie et l’Union européenne ;

Les nombreux échanges universitaires et culturels entre la France et le Qatar, qui a intégré en 2012 l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et introduit le français dans ses programmes éducatifs ;

Et bien sûr l’organisation et les nombreuses retombées positives attendues de la coupe du monde de football, que le Qatar accueillera en 2022.

L’entretien, le 17 juin dernier, du groupe d’amitié avec Hassan Al Thawadi, secrétaire général du Comité suprême pour les projets d’héritage du Qatar, en présence de Ali bin Jasem Al Thani, ambassadeur de l’État du Qatar en France, avait par ailleurs permis d’évoquer l’organisation de la coupe du monde de football 2022 au Qatar, un événement historique puisqu’il s’agira de la première coupe du monde organisée dans un État du Moyen-Orient.

3️- Que pensez-vous du pont aérien effectué par le Qatar pour l’évacuation d’Afghanistan des ressortissants de différents pays dont la France ?

Il convient de saluer l’intervention très positive du Qatar pour faciliter ces évacuations, aux côtés d’ailleurs des Émirats arabes unis.

Ainsi, plus des deux tiers des 120 000 Afghans et étrangers qui ont fui l’Afghanistan sur des vols d’évacuation ont atterri au Qatar et aux Émirats arabes unis avant de se rendre vers leur destination finale.

Une cinquantaine de Français ont pu bénéficier d’un vol de Qatar Airways pour rejoindre le Qatar le 10 septembre, avant d’être rapatriés à Paris sur un vol affrété par le ministère français des Affaires étrangères. Ce dernier a d’ailleurs remercié les autorités qataries pour leur « aide déterminante ».

L’aérodrome de Kaboul, qui avait été saccagé fin août, est proche de pouvoir rouvrir aux vols commerciaux, grâce en particulier aux efforts du Qatar qui doivent être salués.

4️- Le comité responsable de l’organisation de la coupe du monde au Qatar en 2022 a récemment appelé les qataris à inviter chez eux pour les loger des supporters de foot lors la coupe du monde, qu’en pensez-vous ?

Je n’ai pas d’éléments d’information particuliers à ce sujet, mais cela semble une excellente initiative permettant à la fois de développer l’offre d’hébergement qatarie en vue de la coupe du monde, mais aussi de favoriser les échanges entre la population qatarie et les touristes venant du monde entier, dont la France.</font>

Taïwan – « La délégation sénatoriale française accueillie par le président du Parlement » (Rti Radio Taïwan International)


La délégation sénatoriale française accueillie par le président du Parlement

Article : « Le président du Parlement Yu Shyi-kun (游錫堃) a reçu aujourd’hui la délégation sénatoriale française conduite par Alain Richard. Les deux parties ont abordé les questions de diplomatie parlementaire, la sécurité et la défense nationale, les investissements et la conjoncture internationale.

Yu Shyi-kun a remercié Alain Richard et les membres de la délégation pour leurs efforts de systématiser les échanges parlementaires entre les pays et pour leur soutien à la participation taïwanaise aux organisations internationales. Le président du Parlement invite également les sénateurs français à soutenir le changement du nom du bureau de représentation de Taipei en France.

Alain Richard a profité de cette rencontre pour inviter les législateurs taïwanais à se rendre au Parlement français à la fin de l’année ou début 2022 afin d’approfondir les coopérations mutuelles.

La délégation sénatoriale française est composée d’Alain Richard, président du groupe d’échanges et d’études Sénat-Taïwan, Max Brisson, sénateur des Pyrénées-Atlantiques et Else Joseph, sénatrice des Ardennes, tous deux membres du groupe Les Républicains, Olivier Cadic, représentant les Français établis hors de France et membre du groupe Union centriste ainsi que Judith Bout, secrétaire exécutive du groupe d’échanges et d’études Sénat-Taiwan.

La délégation a tenu aujourd’hui une conférence de presse après avoir rencontré, ces deux jours, la présidente Tsai Ing-wen (蔡英文), le Premier ministre Su Tseng-chang (蘇貞昌) et Yu Shyi-kun. Les sénateurs ont exprimé leur souhait de voir s’approfondir et se régulariser les relations entre Taïwan et la France et poursuivre les échanges dans les domaines de l’économie, de l’éducation et des sciences. Alain Richard a également déclaré que la France espérait assumer plus de responsabilités dans la région indopacifique et souhaitait que la région soit stable et ouverte.  »

Source Rti : La délégation sénatoriale française accueillie par le président du Parlement (08.01.2021)

Taïwan – Notre délégation sénatoriale embarque pour Taïwan

Heureux de retourner à Taïwan pour un programme de rencontres à haut niveau.

Il est indispensable de renforcer les échanges entre Taïwan et la France.

Nous allons nous y employer avec mes trois collègues Else Joseph, Max Brisson et Alain Richard, président du groupe Groupe d’échanges et d’études Sénat-Taïwan.

 

 

Bilan de mandat 2014-2021 – « le monde pour circonscription »

Le livret Bilan de mandat 2014-2021 – « Le monde pour circonscription » constitue une synthèse de mes actions.

En sept ans, j’ai effectué 404 déplacements dans 98 pays avec une priorité d’action par pays. Sénateur entrepreneur, je fonctionne en mode projets pour atteindre un objectif parmi 4 champs d’intervention.

Les projets accomplis ont été inspirés, soutenus ou conduits par les élus consulaires, les diplomates et de nombreuses personnes engagées dans le réseau économique, éducatif et culturel. Cela s’est traduit par des créations d’écoles, de chambres de commerce ou bien d’Alliances françaises, et tant d’autres accomplissements.

L’entrepreneur, que je suis, sait que tout résultat est l’œuvre d’un travail collectif. Je remercie tous ceux qui ont contribué à donner un résultat concret à mon action.

Sommaire : AU SÉNAT / UN MONDE DE PROJETS (1. Action Consulaire 2. Enseignement et culture 3. Diplomatie parlementaire 4. Diplomatie économique) / RELAIS DES ÉLUS CONSULAIRE / AFE / SEMAINE DES AMBASSADEURS / CONGRÈS DE VERSAILLES / DEVOIR DE MÉMOIRE / PARCOURS.

INFOLETTRE n°151 – 4 oct. 2021 – Édito : Un nouvel élan // SÉNATORIALES // BILAN DE MANDAT 2014-2021 > « Le monde pour circonscription » (2014-2021) + Compte-rendu de mes déplacements dans 98 pays // FRANÇAIS DE L’ÉTRANGER > PJL « Gestion de la crise sanitaire » – Passe sanitaire – Tests > Ne faites pas de ce passe sanitaire un enfer pour les Français de l’étranger ! / Sénat adopte mon amendement pour l’homologation de tous les vaccins reconnus par l’OMS / Le gouvernement s’y oppose / Remboursement des tests / Stratégie vaccinale pour les Fde / Articles dans Le Parisien, Public Sénat, The Connexion – Entrepreneurs français > Mes amendements intégrés au texte de loi « Développement solidaire et lutte contre les inégalités mondiales » – Enseignement > Baccalauréat à l’étranger – Droit familial > Enlèvement d’enfants franco-japonais – Culture – Francophonie > Eva Nguyen Binh, pdte de l’Institut français – Point de situation > Réception au Quai d’Orsay en présence de trois ministres – // DIPLOMATIE PARLEMENTAIRE > Arabie Saoudite / Australie / Taipei.

Lire : l’INFOLETTRE n°151 – 4 octobre 2021Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’InfoLettre n°151

Un nouvel élan

Le 26 septembre, la liste « Libres et Indépendants » que je conduisais a remporté 80 suffrages me reconduisant dans mes fonctions de sénateur pour cinq ans.

Cette confiance m’honore et m’engage. Je remercie chaleureusement celles et ceux qui y ont contribué.

Mon premier mandat a débuté avec l’attentat de Charlie Hebdo et s’est terminé en pleine crise Covid. Que ce soit pour terrorisme ou raison sanitaire, nous avons voté l’état d’urgence à 14 reprises depuis 2015, ce qui a singulièrement affecté l’exercice parlementaire.

Dans le même temps, je suis sorti de l’Union européenne sans même déménager, suite au référendum britannique de 2016. Le Brexit aura absorbé un tiers de mon temps.

Mes déplacements et ma responsabilité en matière de cybersécurité m’ont permis d’observer l’influence grandissante de la Chine sur le monde. Le parti communiste chinois s’affirme désormais comme la principale menace pour l’ordre international et les droits humains.

Le plus beau jour de mon mandat a été marqué par la désignation de la ville de Lyon pour accueillir les Olympiades des métiers en 2024. Ces « WorldSkills » transformeront l’image de l’apprentissage en France et offriront des perspectives nouvelles pour notre jeunesse.

À l’été 2021, je compte 404 déplacements dans 98 pays. Tous les comptes rendus ont été rassemblés dans un document de 542 pages disponible en ligne. Visuel HL125

Je suis revenu de chaque déplacement en circonscription avec une priorité d’action. Pour atteindre l’objectif fixé, je fonctionne en mode projet coordonné avec les élus des Français de l’étranger et nos diplomates.

Cela s’est traduit par des créations d’écoles, de chambres de commerce ou bien d’Alliances françaises, et tant d’autres accomplissements dont la plupart sont évoqués dans ce livret Le monde pour circonscription.

L’entrepreneur, que je suis, sait que tout résultat est l’œuvre d’un travail collectif. Si ces réussites collectives me permettent d’en tirer un vif sentiment d’accomplissement, j’en ressors avec la conscience que c’est le contact étroit avec nos élus des Français de l’étranger qui m’a permis de m’améliorer au fil du temps et d’augmenter mon efficacité.

Cela me rend optimiste sur ma capacité à faire encore mieux lors d’un second mandat. Découvrir l’InfoLettre n°151

« Gérer mes biens immobiliers » : un nouveau service en ligne pour les non-résidents

Un nouveau service numérique « Gérer mes biens immobiliers » est offert aux usagers propriétaires, particuliers et professionnel (personne morale) depuis le 2 août et accessible depuis leur espace sécurisé sur impots.gouv.fr

Ce nouveau service de l’administration fiscale permet de retrouver sur son espace sécurisé une vision d’ensemble de ses biens bâtis situés en France, ainsi que leurs caractéristiques comme l’adresse et le descriptif du local, la nature du local, les lots de copropriété…

A compter de 2023, ce service permettra notamment aux propriétaires de locaux d’habitation mis en location de déclarer le montant des loyers et les occupants de leurs biens.

Un tutoriel vidéo du service est déjà disponible en ligne

Pour plus d’informations : https://www.impots.gouv.fr/portail/actualite/gerer-mes-biens-immobiliers-un-nouveau-service-en-ligne-pour-les-usagers-proprietaires

Sénatoriales 2021 – Merci pour votre confiance

Mesdames et Messieurs les élus des Français de l’étranger,

Le 26 septembre, notre liste a remporté 80 suffrages me reconduisant dans mes fonctions de sénateur pour cinq ans.

Cette confiance m’honore et m’engage.

Je remercie chaleureusement celles et ceux qui y ont contribué.

La conviction et l’enthousiasme de mes colistiers m’ont porté pendant cette campagne. Ce travail d’équipe a été extrêmement précieux.

Les élus avec lesquels nous travaillons quotidiennement m’ont témoigné un chaleureux soutien qui a renforcé ma détermination.

J’adresse enfin mes sincères remerciements à toutes les électrices et les électeurs qui ont accordé leur suffrage à notre liste « Libres et Indépendants ».

Me présenter à cette élection relevait de la responsabilité politique : en tant que sénateur sortant, j’ai défendu le bilan de mon action au Parlement et sur le terrain.

Mais c’est aussi un nouvel engagement qui se crée, celui de conforter le rassemblement des élus des Français de l’étranger indépendants, pour permettre la concrétisation de vos projets et le renforcement de vos mandats.

Dans cette perspective, mon équipe et moi-même sommes à votre entière disposition.

Fidèlement,

Olivier Cadic

SÉNATORIALES
26 septembre 2021

Réélus :
Christophe-André FRASSA (LR) – 105 voix (20%) – Groupe LR
Olivier CADIC – (INDÉPENDANT) – 80 voix (15%) – Groupe UC

Élu(e)s :
Jean-Pierre BANSARD (ASFE) – 95 voix (18 %) – Groupe LR
Samantha CAZEBONNE (LREM) – 86 voix (16%) – Groupe RPDI
Mélanie VOGEL (EELV) – 80 voix (15%) – Groupe Écologiste
Yan CHANTREL (PS) – 55 voix (10%) – Groupe Socialiste

Crise des sous-marins : la France doit-elle quitter l’OTAN ? – Public Sénat – Vidéo (40′)

L’annulation par l’Australie d’une commande de 12 sous-marins français au profit d’un partenariat de sécurité avec les États-Unis a suscité beaucoup de remous diplomatiques.

J’ai été invité par Thomas Hugues dans son émission SensPublic (Public Sénat) en qualité de vice-président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées, pour débattre de cette crise inédite et de l’intérêt de demeurer dans l’OTAN.

Retrouvez mes interventions en vidéo :
1️⃣ Notre diplomatie et nos services de renseignement ont-ils été à la hauteur des enjeux ? (11’24)
2️⃣ Faut-il inventer une voie diplomatique face à la Chine ? (20’09)
3️⃣ Vers une Europe de la Défense ? (34’57)

Participants :
➡ Nicole Bacharan : Politologue, spécialiste des relations franco-américaines.
➡ Matthieu Croissandeau : Éditorialiste Public Sénat
➡ Christian Makarian: Journaliste, spécialiste des relations internationales.
➡ Sylvie Matelly : Économiste, directrice adjointe de l’IRIS.

Le gouvernement présente le « Plan Indépendants » qui intègre deux de mes propositions pour l’entrepreneur individuel

Le 16 septembre, le Président de la République Emmanuel Macron et le ministre délégué chargé des Petites et Moyennes Entreprises, Alain Griset, ont dévoilé les mesures phares du « Plan Indépendants » qui fera l’objet d’un projet de loi présenté en Conseil des ministres le 29 septembre prochain.

L’objectif de ce plan est de mieux protéger les quelque 3 millions d’artisans, commerçants et autres professions libérales « de la création de leur entreprise à la transmission », mais aussi leur simplifier les démarches administratives et juridiques au quotidien.

En 2018, j’avais présenté au nom de la Délégation aux entreprises du Sénat un rapport d’information relatif à l’accompagnement du cycle de vie des entreprises.

Alain Griset avait fait partie des personnalités auditionnées, à l’époque, en sa qualité de président de l’U2P, Union des entreprises de proximité.

Je me réjouis que plusieurs de mes propositions aient été intégrées au plan du gouvernement, comme :

– La création d’un statut unique et protecteur pour l’entrepreneur individuel (mesure 1) ;

– La création d’un site internet unique pour améliorer l’information et l’orientation des entrepreneurs (mesure 20).

Retrouvez le dossier de presse intégral sur le « Plan Indépendants »

Lire mon rapport « Pour une France libre d’entreprendre »

Groupe d’amitié France-Pays du Golfe – ministre de la Communication et de la Technologie de l’information

Très honoré d’avoir été accueilli par Fahad Al Ruwaily, ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France, en ma qualité de président du groupe d’amitié France-Pays du Golfe, avec ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam, pour participer à un dîner à l’occasion de la visite de Abdullah Al-Sawaha, ministre de la Communication et de la Technologie de l’information.

Des représentants de grands groupes français et la députée Amélia Lakrafi assistaient également au dîner

Les relations entre la France et l’Arabie Saoudite se sont intensifiées ces derniers mois. Cette réunion du groupe d’amitié a permis d’évoquer de nombreux sujets :

L’espace : les autorités de Riyad ont exprimé leur désir de devenir un acteur d’importance mondiale dans le cadre de l’espace. Pour y parvenir, le Royaume cherche à créer un réseau de partenariats au niveau international, tant avec des agences spatiales, des entreprises privées, des universités et des centres de recherche d’autres pays.

L’investissement dans la Tech : aux yeux des Saoudiens, la France est devenue l’endroit le plus propice pour développer des entreprises technologiques en Europe. Le ministre vise à attirer les investissements des grandes entreprises et des PME saoudiennes pour qu’elles soient actives et présentes dans l’écosystème de la Tech française.

La cyber-sécurité : le ministre considère cette activité comme stratégique pour assurer la souveraineté du Royaume. Nous avons eu un long échange sur les défis collectifs à relever face aux attaques croissantes et sophistiquées auxquelles nous sommes confrontés.
Le ministre m’a indiqué que leurs services collaborent avec l’Anssi.

Ce dîner organisé le samedi 31 juillet à la Résidence de l’ambassadeur constituait mon ultime rendez-vous à l’issue des travaux du sénat.

Ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam a eu l’élégance de reporter son départ en vacances, pour participer à la soirée en ma compagnie, alors qu’elle n’avait été prévenue que la veille. Je lui suis reconnaissant d’avoir fait preuve d’une grande flexibilité par égard envers nos hôtes et d’avoir partagé son expérience sur la relation bilatérale avec le ministre, en sa qualité de présidente déléguée du groupe d’amitié France-Émirats Arabes Unis. +d’images

Quai d’Orsay – Réception des parlementaires

A l’occasion de la fin de la session parlementaire, Jean-Yves Le Drian, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères a convié ce 21 juillet un certain nombre de parlementaires pour un moment convivial dans les jardins du Quai d’Orsay.

Jean-Yves Le Drian était entouré de Franck Riester, ministre chargé du Commerce extérieur et de l’attractivité, et Jean-Baptiste Lemoyne le secrétaire d’État chargé du Tourisme, des Français de l’étranger et de la Francophonie.

L’occasion de faire un bilan sur l’année écoulée en matière de politique étrangère, mais aussi sur la situation des Français établis hors de France.

L’opportunité également d’échanger longuement avec certains directeurs du Quai en particulier sur le Sahel et le Liban. +d’images

Entretien avec Eva Nguyen Binh, présidente de l’Institut français

Eva Nguyen Binh a été nommée présidente du conseil d’administration de l’Institut français lors du Conseil des ministres du 2 juin, succédant ainsi à Pierre Buhler. En qualité d’administrateur de l’Institut français, la perspective de siéger à ses côtés me ravit.

J’ai rencontré pour la première fois Mme Nguyen Binh à Phnom Penh en juin 2019, tandis qu’elle était ambassadrice de France au Cambodge (compte-rendu). Nous avons porté ensemble mon projet prioritaire pour le Cambodge qui consistait à soutenir la démarche d’Arnaud Darc qui a abouti à l’a création d’une Alliance française à Siem Reap.

Eva Nguyen Binh incarne à merveille la défense de la francophonie et de la culture française.

Le 22 juillet au Sénat, nos échanges ont porté sur la promotion de la langue française qui constitue un enjeu majeur pour l’Institut français. Elle partage mon ambition d’oeuvrer pour qu’un jour tous les enfants français nés à l’étranger parlent français. A ce titre, je lui ai fait part de mes diverses initiatives, comme la création d’un chèque Flam.

Cette rencontre a été l’occasion de rappeler qu’en 2022, l’Institut français fêtera son 100ème anniversaire.