Accueil      En circonscription      Sénat      Revue de Presse          Parcours      Me Contacter      Mes 31 défis
    

En circonscription en Uruguay (Montevideo – 16 au 19 avril 2016)

En 1880, 11% de la population de Montevideo était de nationalité française. A l’époque, 50% des importations de l’Uruguay provenaient de France…

Ur7Ils sont aujourd’hui 3000 inscrits, un nombre relativement important pour un pays de 3 millions d’habitants. Notre communauté est composée au trois-quarts de binationaux et elle se montre attachée à ses origines (principalement le pays Basque et le Béarn).

Accompagné par Charles-Henry Chenut, vice-président des CCE, j’ai reçu lors de ce déplacement le précieux concours de Sylvain Itté, notre ambassadeur et d’Élise Menard, notre consule.

(à l’image) Merci à Martin Biurrun, conseiller consulaire indépendant en Uruguay et vice-président de l’UFE Uruguay, de m’avoir accompagné lors de chacun de mes rendez-vous et fait découvrir la ville historique de Montevideo.

Communauté française

Ur1Conseil consulaire – Sécurité & Social

(g.à d.) Sylvain Itté, ambassadeur de France en Uruguay ; Élise Menard, Consule ; Olivier Cadic ; et les conseillers consulaires Régine Chouchanian et Martin Biurrun.

Le sujet principal de notre réunion fut la sécurité, même si l’Uruguay reste statistiquement le pays le plus sûr d’Amérique latine.

La perception d’insécurité est grandissante et tout le monde a connu une mésaventure, un jour ou l’autre. Le fait est que, ces dernières années, on assiste à la montée régulière de la petite et moyenne délinquance (vols à l’arraché, cambriolages…) qui touche désormais tous les quartiers de Montevideo. Parmi les explications, le tragique succès de la Pasta base, une drogue bas de gamme qui rend très dépendant.

Autre motif d’inquiétude : le coût de la vie qui affecte de plus en plus de familles. La question sociale progresse au rythme de l’inflation (+10% en 2016) au sein de la section consulaire : le budget annuel de l’aide sociale est de l’ordre de 175000€ (pour une cinquantaine de dossiers gérés) et celui des bourses scolaires dépasse le million d’euros par an (200 demandes ont été traitées par le poste de Montevido).

Ur3 Ambassade 1Déjeuner à l’ambassade

Sylvain Itté, notre ambassadeur, a organisé un déjeuner en compagnie des acteurs associatifs, des conseillers consulaires et des chefs de service.

Les Uruguayens sont soucieux d’entretenir les meilleurs rapports avec la France. Ainsi, en 2012, l’Uruguay fut le premier pays sud-américain à intégrer l’organisation internationale de la francophonie et, en 2013,  Paris et Montevideo ont signé un accord de jumelage.

Nous avons débattu des 3 priorités affichées par Sylvain Itté : 1) Relancer l’activité économique entre nos deux pays. 2) Renforcer la pratique du français qui a perdu de son influence depuis 20 ans. 3) Redynamiser la coopération universitaire.

Commerce extérieur

Ur2Chambre de commerce française de Montevideo  

(g. à d) Martin Biurrun (conseiller consulaire) ; Charles-Henry Chenut (VP CCE) ; Marcel Duthilleul (directeur CCFM) ; Robert Miles (Pdt CCFM) ; Olivier Cadic ; Benoît Delaplace (chargé de mission économique à l’ambassade de France en Uruguay) et Régine Chouchanian (conseillère consulaire).

La Chambre de commerce française de Montevideo est la doyenne des CCI internationales depuis 1882 !

Les animateurs de la communauté d’affaires française d’Uruguay ont, avec le soutien actif de l’ambassadeur Itté, réussi à enclencher une nouvelle dynamique. Le nombre d’adhérents a progressé de 50% entre 2014 et 2015 et pointe vers la centaine de membres.

La Chambre travaille avec les moyens du bord, assez limités puisqu’elle ne dispose que d’un directeur à mi-temps. A titre de comparaison, la chambre allemande en Uruguay emploie 13 personnes à plein temps…

Carte_Uruguay

Le cadre légal et fiscal est attractif pour le développement des multinationales, comme pour les initiatives individuelles : aucune restriction au rapatriement des bénéfices, 12 zones franches, stabilité politique et juridique, exonérations fiscales liées à la loi de promotion des investissements, promotion de la construction…

Culture

Ur5 AFMonte2Alliance française 

(à l’image) Clémence Mayoral qui dirige l’Alliance française de Montevideo m’a fait visiter les lieux, en compagnie de Martin Biurrun et Charles-Henry Chenut.

Arrivée l’été dernier, Clémence a entrepris une démarche volontariste pour générer un nouvel élan au sein de l’institution, avec le soutien appuyé de notre ambassadeur Sylvain Itté.

Ur5 bisElle doit ferrailler avec des coûts fixes très élevés et aplanir des dissensions internes. Heureusement les élèves sont au rendez-vous : 600 en 2015 et ils seront bien plus nombreux cette année.

La bibliothèque comprend 16.000 livres, 1000 CD et 270 périodiques. Un public jeune (et moins jeune) se presse quotidiennement dans l’espace digital et l’espace Jeux vidéo.

Enseignement

Ur6bis jules 2Lycée français  

(g. à d.) Martin Biurrun, Olivier Cadic, Bernard Moga (proviseur) et Charles-Henry Chenut au lycée français de Montevideo, homologué par l’Education nationale, conventionné avec l’AEFE.

Fondé en 1897, le lycée français « Jules Supervielle » de Montevideo tient son nom, depuis 1998, du nom du poète franco-uruguayen. Situé au bord du Rio de la Plata, l’établissement se revendique biculturel et trilingue et compte un millier d’élèves (1004 à la rentrée 2016), répartis en 43 classes de la maternelle à la terminale.

Justifiant de 97,7% de réussite au bac en 2015 (dont 85,7% de mentions), le lycée s’enorgueillit de son système de bivalence qui offre aux élèves l’accès au bac français, reconnu équivalent au bac uruguayen.

Un quart des élèves est de nationalité française, avec une forte proportion de binationaux. Sur 256 élèves français, on dénombre 165 boursiers, soit 66%, ce qui représente un budget d’un million d’euros, mais en diminution (1,3M€ pour 185 boursiers la rentrée précédente).

Ur6 jules 1On ne rencontre que 10% de parents francophones. Les parents hispanophones ont tendance à réclamer davantage d’anglais que de français. L’actuelle direction veille à refaire de la pratique et de l’usage du français un objectif prioritaire du pilotage pédagogique. Celui-ci s’inscrira dans le nouveau projet d’établissement qui sera en application en 2017, notamment à travers la politique de recrutement.

Enfin, précisons que l’association des anciens élèves, fondée en 1992, est actuellement présidée par Martin Biurrun, ancien élève lui-même et conseiller consulaire de la circonscription.

En circonscription en Argentine (Buenos Aires – 12 au 16 avril 2016)

WP_20160414_21_27_13_Pro (3) (g. à d.) Michel Menini, conseiller consulaire UDI en Argentine ; Michèle Goupil, conseillère consulaire et présidente de la section UFE Argentine ; Jean-Michel Casa, ambassadeur de France en Argentine ; Olivier Cadic ; Raphaël Trannoy, consul général

Après le Brésil et le Paraguay, j’ai atterri à Buenos Aires. La France et l’Argentine ont une longue tradition d’échanges commerciaux et culturels qui se traduit par une communauté forte de 15000 Français (immatriculés au consulat) et 260 entreprises membres de la CCI franco-argentine. Le réseau argentin de l’Alliance française est le plus grand du monde et emblématique de la francophilie ambiante.

Je remercie son excellence Jean-Michel Casa pour le temps qu’il m’a consacré lors de ce déplacement et notre consul général Raphaël Trannoy pour m’avoir organisé une rencontre avec la communauté française de Buenos Aires à la résidence.
Malgré un accident intervenu la veille de mon arrivée, Michèle Goupil, conseillère consulaire et pdte de la section UFE Argentine m’avait fait l’amitié de se joindre à nous.

J’adresse ma reconnaissance aux conseillers consulaires Michel Menini et Suzanne Thiais pour m’avoir accompagné à l’essentiel de mes rendez-vous, tout comme à Vivian Daroque, consul adjoint pour ses efforts dans l’organisation de mon séjour. J’ai été également content de pouvoir compter sur la présence de Charles-Henry Chenut, VP des CCE.

Politique – Groupe d’amitié sénatorial

Ar9Rencontre avec Carlos Foradori

J’ai rejoint le groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Cône Sud (Argentine, Chili, Paraguay, Uruguay) reçu par Carlos Foradori, vice-ministre des Affaires étrangères d’Argentine au ministère des Relations extérieures.

J’ai saisi cette opportunité pour saluer la dynamique engendrée par l’élection en novembre dernier de Mauricio Macri. L’Argentine a placé un entrepreneur à sa tête. Le FMI prévoit une croissance de 2,8% et le pays est désormais en mesure d’émettre sur les marchés financiers pour rembourser ses créanciers.

PdtSenatVisite du Sénat argentin

(A l’image) Discussion avec Federico Pinedo, « président provisoire » du Sénat argentin.

Toujours en compagnie du groupe d’amitié sénatorial, nous nous sommes rendus au Sénat argentin, accueillis par son président et trois autres sénateurs membres de la commission des Relations extérieures : Julio Cobos, président, Ruperto Godoy, vice-président et Juan Carlos Romero, secrétaire.

Ces échanges furent l’occasion d’évoquer les négociations actuelles sur le traité de libre-échange entre le Mercosur et l’Union européenne.

En paraphrasant l’Abbé Pierre qui disait qu’il ne faut pas attendre d’être parfait pour commencer quelque chose de bien, j’ai considéré que l’élan politique insufflé par président Macri était propre à dynamiser les échanges commerciaux entre nos deux pays, sans devoir attendre la signature du traité.

Relations commerciales

Ar12Chambre de commerce franco-argentine

(A l’image) Autour de Liliana Hidalgo, directrice de la CCI France Argentine, en compagnie de Charles Henri Chenut, vice-président des conseillers du commerce extérieur et Michel Menini, conseiller consulaire.

La Chambre regroupe 260 entreprises et dispose d’un service Emploi qui a placé 130 personnes en 2015.

Fondée en 1884, la CCI possède une vaste expérience et un réseau de contacts pour appuyer les stratégies d’investissement et de développement de nos entreprises. La France est aujourd’hui le 9ème investisseur en Argentine.

Ar4Fuera Uber !

Lors de mon passage à Buenos-Aires, le service Uber venait d’être lancé trois jours plus tôt, au grand dam des taxis qui bloquaient les rues au cri de Fuera Uber ! (Dehors Uber)

La capitale argentine a déclaré que le service Uber était illicite, avec le soutien du président Macri. Toute infraction sera punie d’une saisie du véhicule et du paiement d’une amende de 70.000 pesos, soit environ 4600 euros. Dissuasif !

Communauté française

Ar6Réunion consulaire

Ma visite du consulat de France à Buenos Aires a été suivie d’une réunion consulaire réunissant (g. à d.) Raphaël Trannoy, consul général ; Vivian Daroque, consul adjoint ; Suzanne Thiais, conseillère consulaire ; Michel Menini, conseiller consulaire ; Olivier Cadic

Les sujets évoqués lors de cette réunion portaient essentiellement sur la sécurité de nos compatriotes, l’application de la convention bilatérale en matière de retraite et l’enseignement français. Sur ce dernier point, il s’est avéré nécessaire d’instaurer une réunion annuelle « plan Ecole » pour tenir deux objectifs : favoriser l’apprentissage de notre langue auprès tous les enfants français d’Argentine et évaluer régulièrement le niveau de français dans les deux établissements scolaires homologués, afin de s’assurer de la continuité pédagogique.

Ar1bisSoirée UFE

(g. à d.) Olivier Cadic ; Hervé de Guébriant, vice-président UFE Buenos Aires et Suzanne Thiais, élue consulaire.

Soirée conviviale donnée par l’UFE Buenos Aires, animée par Hervé de Guébriant, à laquelle je me suis rendu avec Michel Menini. Une quarantaine de personnes s’étaient réunies pour débattre des attentes des Français d’Argentine et de l’actualité de la politique française.

Enseignement

En Argentine, deux établissements à programme français sont homologués par le ministère de l’Education nationale : le collège Martinez qui a passé une convention avec l’AEFE et le lycée Mermoz qui est le seul établissement en gestion directe du continent.

CollegeCollège franco-argentin Martinez

Le collège Martinez est situé dans la banlieue nord de Buenos Aires. Cet établissement conventionné par l’AEFE est homologué jusqu’à la troisième. Les élèves qui font le choix de rester au collège au-delà de la troisième peuvent passer l’I.B. (International baccalauréat).

La rencontre avec les parents d’élèves a mis en évidence la nécessité d’évaluer régulièrement le niveau de français des élèves.

Andrea Andreani, présidente du conseil d’administration et Victoria Natter, chef d’établissement, m’ont réservé un excellent accueil et apporté des éléments d’information clairs et transparents.

Lycée franco-argentin Jean Mermoz

Ar5bis(g. à d.) Vivian Daroque, consul adjoint, Suzanne Thiais, Olivier Cadic, Joachim de Sousa, proviseur, Charles-Henry Chenut, Michel Menini

C’est le général de Gaulle qui a posé la première pierre du lycée, le 3 octobre 1964, sur un terrain d’un hectare offert par la municipalité de Buenos Aires à l’Etat français, à la faveur de cette visite officielle.

Conduit par le proviseur Joachim de Sousa, j’ai visité l’établissement en compagnie des conseillers consulaires Suzanne Thiais et Michel Menini et de Charles Henry Chenut, V-Pdt des CCE.

Le lycée franco-argentin est le seul établissement en gestion directe du continent américain. Homologué par notre ministère pour tous les niveaux d’enseignement, le lycée Mermoz est un établissement bilingue et biculturel qui a adopté comme démarche pédagogique la pratique conjointe du français et de l’espagnol. Du reste, les élèves qui passent le bac français peuvent, en se soumettant à 4 épreuves supplémentaires en langue espagnole, obtenir le bachillerato.

Lycee2Sur les 1365 élèves du lycée, 41% sont français. Parmi eux, 200 sont boursiers pour un coût global de 1,2M€. Ce taux de 35% représente près du double de la moyenne nationale.

Le tour de l’école a été suivi par deux réunions avec les représentants des parents d’élèves et des professeurs. Les parents s’inquiètent de la place trop grande accordée à l’espagnol qui menacerait la continuité éducative en français.

Les professeurs, pour leur part, déplorent le retard d’ajustement des salaires avec l’inflation galopante en Argentine.

Culture

Ar11Alliance française de Buenos Aires

(photo) avec le président de l’Alliance française de Buenos Aires, l’avocat d’affaires Maximo Bomchil

A Buenos Aires, j’ai visité l’une des plus belles et grandes médiathèques françaises du continent. J’ai découvert l’endroit en compagnie du groupe d’amitié sénatorial, des élus consulaires Suzanne Thiais et Michel Menini, ainsi que de Charles-Henry Chenut.

Bruno Simonin, DG de l’AF et délégué général en Argentine de la Fondation AF, nous a présenté son réseau qui est présent dans 74 villes d’Argentine, dont 53 Alliances, 6 antennes et 15 professeurs homologués. A noter que 27 Alliances sont propriétaires de leur bâtiment.

Ar11quatEn 2015, près de 16.000 étudiants y ont suivi des cours de français langue étrangère dans les Alliances du réseau argentin qui emploie 350 professeurs de français et 140 personnels administratifs et de service. Précisons encore que 440 événements ont été programmés en 2015, auxquels ont participé plus de 55.000 spectateurs.

Quant à l’AF de Buenos Aires, l’institution a fêté ses 120 ans en 2013 ! C’est donc l’une des plus anciennes du réseau mondial, mais aussi l’une des plus importantes avec ses 6556 étudiants. Sa médiathèque reçoit 150 visiteurs en moyenne par jour.

Institution de référence jouissant d’une excellente réputation, elle est une véritable entreprise avec 160 professeurs et personnels administratifs. Son budget en 2015 était de 2,1M€.

Solidarité

Ar2Emmaüs Burzaco

Michel Menini a été à l’initiative de cette visite à la communauté Emmaüs à Burzaco, situé à 60 kms au sud de Buenos Aires, qui existe depuis 1995.

(A l’image) J’ai rencontré Maria Christina de Urquiza qui fait un travail magnifique avec son équipe. Le mouvement Emmaüs, créé en 1949 par l’Abbé Pierre, possède des communautés dans 37 pays !

Emmaüs Burzaco se compose d’une école maternelle, la « casa del niño », d’une école technique, d’un centre de formation professionnelle et d’une boutique de vêtements !

Ar2bisChaque jour, le centre accueille les enfants du quartier pour leur offrir différentes activités : musique, dessin, soutien scolaire… L’organisation offre également un repas chaud quotidien et un goûter à 400 enfants et 180 adultes du quartier !

10 sans-abris sont logés et travaillent pour Emmaüs Burzaco qui compte 17 salariés.

Devoir de mémoire

Park1Parc de la Mémoire – Expo : Aide de la France

En compagnie de mes collègues du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Cône Sud, de Michel Menini et de Charles-Henry Chenut, j’ai visité le parc de la Mémoire, espace public situé le long du Rio de la Plata, inauguré en 2007 en hommage aux victimes de la répression de la dictature militaire (1976-1983).

A cette occasion, nous avons découvert l’exposition de photographies dans l’espace muséal du parc, consacrée à l’aide de la France aux victimes de la dictature.
Park2Parc de la Mémoire – Victimes françaises

(A l’image) Rencontre émouvante avec le français Eric Domergue, au parc de la Mémoire, devant le mur des disparus qui porte le nom de son frère Yves.

40 ans après le coup d’État de 1976, Eric a écrit l’histoire d’une famille et de son frère, un Français qui a tout donné pour son pays d’adoption, l’Argentine. Son livre a été publié sous le nom de « Huesos desnudos » (« Les os nus ») qu’il a rebaptisé provisoirement « Un frère parmi tant d’autres ». J’espère qu’il trouvera un éditeur pour être publié en langue française. (www.yvesdomergue.com).

Au Sénat – En Bref du 03 au 08 mai 2016

Affaire Naudin : rencontre avec notre ambassadeur en Rep. Dom. (3 mai)

NaudinAmbJ’ai échangé avec José Gomez, ambassadeur de France en République dominicaine, sur les conditions de détention de Christophe Naudin et au sujet des prochaines étapes judicaires, conduites par Me Miguel Valerio, son avocat en République dominicaine et Me Frank Berton, son avocat en France.

En attente de jugement, le Français est incarcéré dans le quartier de haute sécurité de la prison de Saint-Domingue. Il subit toutes les brimades et ne quitte jamais sa cellule de 9m2 qu’il partage avec deux dangereux criminels.

Transfrontaliers : rencontre avec la M.O.T (3 mai)

MOTJ’ai eu la visite d’Olivier Denert, secrétaire général de la MOT, Mission Opérationnelle Transfrontalière, une structure associative qui fait le lien entre les divers acteurs de la coopération transfrontalière.

On se réjouit que nos travailleurs transfrontaliers soient de plus en plus nombreux. Aujourd’hui, 437.000 Français passent une frontière pour aller travailler, mais vivent en France.

Ce phénomène nous fait d’autant plus regretter que le projet de « métro transmanche » n’avance plus. Il pourrait offrir une opportunité certaine aux chômeurs de la Côte d’Opale dans la région anglaise du Kent, grâce à une navette empruntant le tunnel sous la Manche.

Lire la news : De plus en plus de travailleurs français transfrontaliers

Vote solennel du projet de loi République numérique  (3 mai)

NumeriqueMalgré ses insuffisances et son manque d’envergure politique, le projet proposé au Sénat a finalement été adopté.

Mardi 3 mai, après les explications de vote des groupes, le Sénat a voté, en première lecture, le projet de loi pour une République numérique par 323 voix pour et 1 contre.

Lire la news : « République numérique : projet adopté par le Sénat, incluant mon amendement »

Maroc : groupe d’amitié et diner à la Résidence (3 mai)

Maroc(A l’image) Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France, a souhaité organiser une réunion avec les membres du groupe interparlementaire d’amitié France-Maroc du Sénat et des présidents de régions marocaines et françaises. La réunion portait sur le thème de l’intensification de la coopération décentralisée.

Le groupe d’amitié, présidé par le sénateur Christian Cambon, œuvre déjà pour le rapprochement de nos nouvelles régions avec le Maroc.

Ces échanges ont été suivis par un dîner à la Résidence de l’ambassadeur.

Déplacement en circonscription au Maroc (4 mai)

PascalJe me suis envolé dans l’après-midi du mercredi 4 mai pour suivre un programme qui m’a conduit à Fès, Meknès, puis Casablanca. Pendant cinq jours Pascal Capdevielle, conseiller consulaire UDI à Fès, a été mon accompagnateur auprès de mes compatriotes, mais aussi de Marocains francophiles et influents.

Les dépêches ont été publiées sur Facebook, au fil des jours. Je prépare le rapport de synthèse.

De plus en plus de travailleurs français transfrontaliers

J’ai rencontré à plusieurs reprises Olivier Denert, secrétaire général de la MOT, Mission opérationnelle transfrontalière. Il connait mon attachement à la mobilité internationale et mon implication dans le projet d’un « métro transmanche » qui permettrait aux chômeurs de la Côte d’Opale de devenir des travailleurs transfrontaliers du Kent, région anglaise en pénurie de main d’œuvre. (lire : « Métro transmanche : le gouvernement se défausse sur la Région » du 05 juin 2015)

MOT

avec Olivier Denert, secrétaire général de la MOT

Le 3 mai dernier au Sénat, Olivier est venu me présenter la MOT, créée en avril ­1997 par le gouvernement français afin « d’apporter une aide opérationnelle aux porteurs de projets et, plus globalement, aux territoires transfrontaliers­ ». Cette structure associative emploie 8 personnes en charge d’animer un réseau d’une soixantaine adhérents, issus de 11 pays européens (12 intercollectivités transfrontalières ; 18 communes ou groupements de communes ; 6 départements ; 15 régions…)

Le nombre total de « frontaliers » dans l’UE (28 Etats) est de 2.002.000 en 2015. Et le nombre de ces frontaliers qui vivent en France est de 437.900 en 2015 (21,87 % de l’ensemble de l’UE), soit +12% en volume par rapport à 2012.

Ainsi, plus de 400.000 Français sortent quotidiennement de l’Héxagone pour aller travailler à l’extérieur de nos frontières (180.000 en Suisse, 80.000 au Luxembourg, 50.000 en Allemagne, 36.000 en Belgique et l’équivalent à Monaco).

Tandis que le flux transfrontalier vers le Royaume-Uni ne dépasse pas quelques centaines de personnes par jour, m’a confirmé Olivier Denert.

L’intérêt économique d’un « métro transmanche » s’illustre également à travers le décompte des « frontaliers », région par région : alors qu’ils sont 114.000 en Rhône-Alpes, 110.800 en Lorraine ou encore 67.000 en Alsace, l’ex-région Nord-Pas de Calais, pourtant sinistrée économiquement, ne dénombre que 29.800 personnes.

Pour atteindre la terre promise de l’emploi, l’Angleterre, je rappelle qu’on peut traverser la mer à pied sec depuis 1994. La solution serait de faire passer nos trains régionaux à travers le tunnel sous la Manche entre Calais et Ashford. Ces rames de « métro transmanche » s’intercalereraient entre les trains Eurostar et les convois Shuttle.

On n’a pas tout tenté contre le chômage. Et si on essayait la volonté politique ?

République numérique : projet adopté par le Sénat, incluant mon amendement

Je salue le remarquable travail de mon collègue Christophe-André Frassa était le rapporteur de la commission des Lois. Son appui déterminé m'a permis de faire adopter mon amendement destiné à protéger l'Afnor.

Je salue le remarquable travail de mon collègue Christophe-André Frassa qui était le rapporteur de la commission des Lois. Son appui a été déterminant pour faire adopter mon amendement destiné à protéger l’Afnor.

Le numérique a transformé le monde en un village global. Cela ne nous empêche pas de construire notre « République numérique » bien à nous, française, avec notre conception de l’ouverture des données ou de la protection des données individuelles. On comprend mieux pourquoi la France promulgue cinq fois plus de lois que le Royaume-Uni ou l’Allemagne, par exemple.

Après avoir adopté 155 amendements, le Sénat a voté le 3 mai, en première lecture, le projet de loi du gouvernement par 323 voix pour et 1 contre.

Quels ont été les apports du Sénat ? Citons l’obligation aux plateformes collaboratives de transmettre les données de leurs clients à l’administration fiscale ; l’obligation pour les plateformes de location de logement de s’assurer que leurs utilisateurs ne louent pas leur résidence principale plus de 120 jours par an ; une franchise de 5000€ pour les particuliers qui tirent des revenus de plateformes collaboratives ; l’obligation pour les opérateurs télécoms de développer leur couverture numérique ; la prévention contre le cyber harcèlement dès l’école ; la qualification de pratique anticoncurrentielle pour les moteurs de recherche qui favorisent leurs propres services.

La sénatrice Catherine Morin-Desailly, s'est exprimée au nom du groupe UDI-UC. (à propos du moteur de recherche européen Qwant, respectueux de la vie privée) "Il s'agit pour la France et l'Europe d'avoir une ambition et une stratégie industrielle forte. La labélisation French Tech c'est bien, mais insuffisant" (à propos du rachat de Withings – santé connectée) "A défaut d'un schéma de développement français et européen du numérique, c'est une de nos pépites qui nous échappe, c'est donc un pilotage industriel et financier qui se fera encore depuis la Californie".

Ma collègue Catherine Morin-Desailly a pris la parole au nom du groupe UDI-UC. (à propos du rachat de Withings – santé connectée) « A défaut d’un schéma de développement français et européen du numérique, c’est l’une de nos pépites qui nous échappe. C’est donc un pilotage industriel et financier qui se fera encore depuis la Californie ! ».

Et aussi, la mise en place « expérimentale » d’un CDD pour les joueurs de jeux vidéo compétitifs. Puisqu’on vous le dit que le Sénat s’est rajeuni…

Mon amendement, quant à lui, visait à ne pas obliger l’Afnor à mettre en libre disposition sur internet et gratuitement certains de ses documents, notamment ceux issus du processus de normalisation de cette association.

En effet, la mise en ligne de ces données provoquerait la mise à l’index de l’Afnor par la communauté internationale, voire son exclusion des instances internationales de normalisation (ISO, CEN…), où elle siège au nom de la France pour défendre notre compétitivité.

Cet amendement a été adopté contre l’avis du gouvernement (Lire mon discours). Je remercie le rapporteur Christophe André Frassa, ainsi que mes collègues cosignataires Mmes Billon, Lamure et Lopez et MM. Bonnecarrère, de Raincourt, B. Fournier, Gabouty, Grand, L. Hervé, Laménie, Lasserre, Marseille et Pozzo di Borgo

En circonscription au Paraguay (Asunción – 10, 11 et 12 avril 2016)

Mon déplacement au Paraguay s’est effectué dans le cadre de ma participation au second forum des investisseurs européens qui s’est déroulé les 11 et 12 avril derniers.

IntroJe remercie Jean-Christophe Potton, ambassadeur de France au Paraguay, et son épouse, pour m’avoir offert des conditions de travail idéales pour accomplir ma mission.

Le nombre de Français au Paraguay a doublé en 10 ans ! (1516 inscrits au 31.12.2015, contre 715 en 2004).

Ceux-ci ont deux préoccupations majeures : la sécurité et le transfert imminent du consulat d’Asunción à Buenos-Aires en Argentine.

Je suis allé à leur rencontre accompagné de Charles Henri Chenut, vice-président des conseillers du commerce extérieur.

Relations commerciales

Pa9Intervention forum : Mercosur / UE

Le second « Forum des investisseurs européens » vise la promotion du Paraguay, en tant que destination pour les investisseurs européens, au travers de débats, présentations et rencontres entre entrepreneurs paraguayens et européens. Humbert Solente, président de la chambre de commerce France-Paraguay, m’a invité à intervenir dans le cadre du panel relatif aux relations entre l’UE et le Mercosur.

Devant 500 chefs d’entreprises et investisseurs internationaux, j’ai rappelé que le volume total des échanges entre ces deux puissances économiques s’élevait à 88 milliards d’euros en 2015.

D’un côté, l’Europe qui reste la première puissance économique du monde, malgré ses difficultés. De l’autre, le Mercosur (Marché commun du Sud), né en 1991 avec le traité d’Asunción, qui pèse 82% du PIB total de l’Amérique du Sud, puisqu’il rassemble l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et le Venezuela, auxquels s’ajoutent des pays associés, tels que le Chili, la Colombie, le Pérou ou l’Équateur.

Pa9bisIntervention forum : Paraguay / France

Concernant la France, j’ai indiqué que le Paraguay était un partenaire commercial encore modeste, tout en soulignant le dynamisme de nos échanges : les exportations de la France vers le Paraguay ont presque doublé depuis 2010.

En 2015, nos exportations ont atteint 79M€ et nos importations 70M€. La présence commerciale française s’incarne notamment dans les secteurs des médicaments et des vaccins (Sanofi), des parfums et des cosmétiques (L’Oréal), de l’automobile (Renault, PSA, Michelin) ou encore de l’agro-alimentaire et de la chimie (Louis Dreyfus).

Tous ces éléments doivent nous porter vers l’optimisme de manière à amplifier notre flux d’affaires et nous inscrire dans la politique d’ouverture du président Horacio Cartes.

Lire mon discours.

Pa9quat2Déjeuner avec Gustavo Leite, ministre du commerce

Le ministre paraguayen du commerce et de l’industrie Gustovo Leite (à ma droite sur l’image) a réuni les intervenants au forum, ce qui m’a permis d’échanger avec lui afin de préparer son intervention devant le Medef International prévue à Paris, le 24 mai.

Son objectif est d’associer les entreprises françaises aux perspectives économiques de son pays. Il faut dire que le Paraguay sera l’une des économies les plus dynamiques d’Amérique latine en 2016, avec une prévision de croissance de 3%.

Politique

Pa4Rencontre avec Luis Fernando Avalos

(g. à d.) Olivier Cadic ; Luis Fernando Avalos, directeur général de la politique bilatérale du ministère des Relations extérieures paraguayen depuis 2013 ; Richard Réquéna, Premier conseiller.

Le grand projet du directeur est de mettre en valeur la vaste province du Chaco, au nord-est du pays. Celle-ci occupe 220.000 kilomètres carrés pour seulement 300 à 400.000 habitants.

Cette politique visant à attirer les investisseurs étrangers cadre avec la volonté du président Cartes, élu 2003. Les investisseurs étrangers constituent un enjeu essentiel pour gagner son combat contre la pauvreté et les inégalités, dont il a fait sa priorité.

A noter que le nouveau gouvernement a fait de la stabilité budgétaire un principe, en adoptant la loi de Responsabilité fiscale qui fixe le plafond du déficit à 1.5% du PIB.

Communauté française

Pa7Fermeture du consulat

(g. à d.) Charles-Henry Chenut, VP des CCE ; Lydie Bodet, consule ; Olivier Cadic ; Alain-Gérard Georgi-Samaran, conseiller consulaire du Paraguay ; Richard Réquéna, Premier conseiller

Nous avons tenu une réunion sur les conséquences du transfert à Buenos Aires des services du consulat de France au Paraguay, dès juillet prochain.

La transformation du poste en seule présence diplomatique affecte une communauté française de 1532 inscrits au Registre, au 1er mars 2016.

Par-delà la présence physique d’une section consulaire, il est désormais important de garantir la pérennité du service pour nos compatriotes. Les tournées qui seront prévues par le consulat général de Buenos Aires seront-elles suffisantes pour répondre à leurs besoins ? Alain-Gérard Georgi-Samaran partage mon avis de substituer au consulat d’Assomption plusieurs consuls honoraires qui auraient pour compétences de saisir les empreintes biométriques, à l’image des Allemands.

Pa7bisProtection consulaire

Au long de ma présence au Paraguay, j’ai eu plusieurs fois l’occasion d’aborder les questions de sécurité, ce qui induit le sujet de la protection consulaire.

Lors de la réunion précitée, un point a été fait sur quelques cas de spoliation touchant des Français, abusés par des compatriotes peu scrupuleux.

Lors de mon intervention au second Forum des investisseurs européens, j’ai dédié mon intervention à la mémoire de Xavier Desalbres, un compatriote froidement abattu, en mars dernier, pour prendre possession de son hacienda où il produisait des essences pour les parfums qu’il exportait en France et au Brésil.

Pa3Réception à la Résidence

Un diner donné par Richard Réquéna, Premier conseiller, m’a permis d’échanger avec les représentants de la communauté française, parmi lesquels Catherine Potton, épouse de l’ambassadeur, Humbert Solente, président de la chambre de commerce France-Paraguay ; Alain-Gérard Georgi-Samaran, conseiller consulaire du Paraguay, Patrick Garrigue, proviseur du lycée ; Hugo Barrail, président de l’Alliance française, ainsi que le président de la société de Bienfaisance. Cette réunion nous a permis avec Charles-Henry de recueillir des attentes et les remarques diversifiées.

Enseignement

Pa6Visite du lycée Marcel Pagnol

Le lycée Marcel Pagnol est considéré l’un des trois meilleurs établissements scolaire d’Asunción. Une nouvelle aile est en cours de construction. Marc Firmin, président de l’association des parents d’élèves qui gère l’établissement m’a fait part de sa satisfaction à voir l’école grandir.

L’école devrait passer de 500 à 700 élèves avec deux classes par niveau, après la phase d’agrandissement.

Pa6bisLe proviseur Patrick Garrigue m’a confié que parmi les 22 élèves qui ont passé le bac l’an dernier, un seul a raté l’épreuve parce que cela lui coûtait trop cher de passer le rattrapage à Brasília.

Si le lycée est fréquenté par un tiers de Français, soit 150 élèves, 66% d’entre-eux sont boursiers ! C’est une singularité de cet établissement, car ce taux est trois fois plus élevé que la moyenne dans les lycées français à l’étranger.

Culture

Pa5bisVisite de l’Alliance française

Visite de l’Alliance française du Paraguay, accompagné de son président Hugo Barrail et de Jeanne Dumas, en charge de la coordination pédagogique. J’ai apprécié leur superbe salle Molière, un lieu offrant le meilleur de la technique scénographique à 280 spectateurs. Je n’ai pas résisté au plaisir de monter sur scène avec le président et le vice-président.

Pa5quat

L’AF délivre en ce moment des cours intensifs à une centaine d’étudiants paraguayens bénéficiaires d’une bourse de leur gouvernement. Ils vont partir mi-mai en France pour effectuer un master ou un doctorat.

A noter enfin que le groupe Vatel a ouvert une école hôtelière à Assomption en mars 2012 qui se trouve aujourd’hui installée dans les locaux de l’Alliance française.

Jeunes talents

Pa1terPrix Curie 2015

(g. à d.) Richard Requena, 1er Conseiller, Ana Coronel, Olivier Cadic, Viviana Belén, Charles Henry Chenut, Gregory Narvaez, professeur du Campo Verde

J’ai eu le plaisir de rencontrer et d’encourager deux lycéennes lauréates du prix Curie 2015, Viviana Belén Resquin et Ana Dara Coronel, pour leur projet de moto fonctionnant à l’hydrogène, « carburant du futur », propre et abondant.

Ce prix est organisé par le poste depuis 2003 en partenariat avec le Conacyt (équivalent local du Cnrs) pour valoriser la recherche et l’innovation auprès de 400 établissements d’enseignement secondaire paraguayens.

Quelques jours après mon départ du Paraguay, j’ai appris que les deux scientifiques en herbe avaient remporté le premier prix d’une compétition scientifique en Colombie, où elles représentaient leur pays.

HEBDOLETTRE n°56 – Projet de loi El Khomri (édito) – Hommage à René Aicardi (CC Hong Kong) et Jean Bottagisio (CC Colombie) – Séisme en Équateur (rapport de Tannya Bricard) – En circonscription au Brésil / Sao Paulo (4, 5, 6 avril 2016) & Rio de Janeiro (7, 8, 9 avril 2016) – Commission d’enquête sur le chômage (nommé vice-président) – En bref, semaine du 26 au 29 avril 2016 – UDI Actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°56 – 04 mai 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°56

Il y a tout juste un an à la faveur de la loi Macron (hebdo-lettre n°19), je proposais de modifier la rédaction de l’article L1 du code du travail afin d’inverser la hiérarchie des normes.

L’ensemble des règles applicables en matière de droit du travail devaient être replacées au niveau conventionnel (entreprise, groupe…), tandis que le code du travail fixerait uniquement les règles d’ordre public social (lire l’amendement).

En effet, notre pays est resté en retrait par rapport à tous les autres en matière de réforme du droit du travail. En France, l’essentiel de la norme est fixée par la loi. Notre code du travail est devenu obèse. A l’inverse, on observe dans des pays comme le Danemark ou la Suède une très large décentralisation qui conduit à un code du travail très restreint.

Visuel HL55Durant les débats au Sénat sur la loi Macron, une ancienne ministre socialiste m’a accusé de vouloir « brûler le code du travail ». Vilipendé de toutes parts, j’ai été seul à voter l’amendement précité ! Comment opérer une vraie réforme sans s’intéresser à la logique même de fonctionnement du droit du travail ?

Quelques mois plus tard, le rapport Combrexelle commandé par le Premier ministre s’inscrivait directement sur la ligne que je préconisais… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°56

Séisme en Equateur (2) – Compte-rendu de Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire

Depuis la catastrophe du 16 avril, je suis en contact constant avec Tannya Bricard, conseillère consulaire. Je vous avais transmis son premier témoignage sur la situation en Equateur, il y a quelques jours (lire la news). Je viens de recevoir un rapport plus détaillé et centré sur notre communauté.

Le 24 avril, Tannya Bricard, en compagnie de notre ambassadeur, François Gautier, accueillait 35 sapeurs-pompiers du Secours civil français, venus avec des équipements de potabilisation d’eau

Je suis heureux de constater que l’aide de la France s’est immédiatement déployée en Équateur. La mobilisation est générale et chacun joue de sa spécificité, citons l’Ambassade de France, la Sécurité civile française (rattachée au ministère de l’Intérieur), l’IRD, les Pompiers de l’urgence internationale, SOS Attitude, Interagua/Veolia, l’Alliance française de Quito et La Condamine (collecte de dons).

Je remercie Tannya pour sa démarche et j’adresse un salut fraternel, confiant et chargé d’espérance à tous mes compatriotes affectés par cette terrible épreuve, ainsi qu’au peuple équatorien.

 —- Rapport du 25.04.2016 —-

E4 Pomp (2)bisMonsieur le Sénateur, cher Olivier,

Je ne reviens pas sur les circonstances de la catastrophe qui sont, je pense, connues en France et en Europe.

Voici un point ville par ville (du nord au sud) :

– Esmeralda: partiellement touchée, pas de victime française.

– Perdernales: 90 % détruite, pas de victime française, difficultés d’approvisionnement en eau potable et en premiers soins.

– Jama: 90 % détruite, pas de victime française, difficultés d’approvisionnement en eau potable et en premiers soins.

– Bahia de Caraquez: pas de victime française, les secours ont un accès plus facile grâce à l’aéroport.

– Crucita : pas de victime française.

– Manta : une victime française décédée sous les décombres d’un grand magasin. Les secours s’organisent particulièrement avec la réouverture de l’aéroport dès ce matin.

La France fournit des stations de potabilisation d'eau

La France fournit des stations de potabilisation d’eau

Pour les autres villes côtières je n’ai pas d’information.

La situation à Manta est difficile pour les ressortissants français qui avaient une activité commerciale : restauration, boulangerie pâtisserie ou agence de tourisme.

Certains Français ont presque tout perdu sous les décombres, d’autres ont subi des destructions matérielles très sérieuses. Deux familles franco-équatoriennes ont perdu leur maison.

Une quinzaine de Français inscrits ne donnent pas de nouvelle. Il est probable que ces personnes ont quitté l’Equateur sans prévenir.

Le consulat est toujours inquiet à propos de trois touristes français qui ne donnent plus aucun signe. Là aussi, ces gens sont peut-être repartis sans en avertir le consulat.

E3 eaubisHier, un avion affrété par la France est arrivé à 15h30. J’accompagnais notre ambassadeur, François Gautier, pour la réception officielle des équipements de potabilisation d’eau et d’un groupe de 35 pompiers et du secours civil. L’ambassadeur a rencontré le maire de Manta et le préfet de Manabi pour prendre connaissance de la situation.

Je me suis entretenue avec les Français présents à Manta. Des personnes très courageuses auprès de qui il faudra manifester un soutien officiel (l’ambassadeur l’a déjà fait) et réfléchir à créer un fonds spécial pour ceux qui doivent redémarrer leur entreprise.

Je vous transmettrai un bilan des pertes subies par chaque Français, mais je n’ai pris aucun engagement, je n’en ai pas le pouvoir, sauf de les assurer de transmettre leurs doléances.

Je vous enverrai ce bilan dans les prochains jours, afin d’avoir plus de temps pour contacter ceux qui ne se sont pas encore manifestés. Il faudra bien sûr recouper ces informations avec celles du consulat qui a une vue d’ensemble et des moyens de communication dont je ne dispose pas.

Soyez assuré, monsieur le Sénateur, de mon dévouement et de ma disponibilité au service des Français en Equateur.

Tannya Bricard

Conseillère consulaire UDI-Monde  pour l’Equateur

Au Sénat – En Bref du 26 au 29 avril 2016

Entretien avec Gérard Larcher, président du Sénat (26 avril)

G_LarcherJ’ai été très honoré que Gérard Larcher, président du Sénat, ait proposé de me rencontrer sur le sujet de la protection des Français de l’étranger, à la lumière de récentes affaires comme celle de Christophe Naudin, détenu en République dominicaine ou de Renaud Meyssonnier, emprisonné au Népal.

J’ai préconisé que la protection consulaire fasse l’objet d’un encadrement à travers une véritable procédure. Rappelons que les premières heures sont cruciales en cas d’arrestation, d’accidents ou de disparitions inquiétantes.

PJL Numérique : mon amendement adopté (26 avril)

C_FrassaDans le cadre du projet de loi pour une République numérique, j’ai posé un amendement visant à ne pas mettre à la libre disposition de l’internaute et gratuitement certains documents de l’Afnor, issus du processus de normalisation de cette association.

En effet, la mise en ligne de ces données provoquerait la mise à l’index de l’Afnor par la communauté internationale, voire son exclusion des instances internationales de normalisation (ISO, CEN…), où elle siège au nom de la France pour défendre notre compétitivité.

Cet amendement a été heureusement adopté et ce contre l’avis du gouvernement (Lire mon discours). Je remercie le rapporteur Christophe André Frassa (à l’image), ainsi que mes cosignataires : Mmes BILLON, LAMURE et LOPEZ et MM. BONNECARRÈRE, de RAINCOURT, B. FOURNIER, GABOUTY, GRAND, L. HERVÉ, LAMÉNIE, LASSERRE, MARSEILLE et POZZO di BORGO

Auditions CAS / Loi Travail : JD Combrexelle, conseiller d’Etat (26 avril)

jd_CombrexelleAudition de Jean-Denis Combrexelle, président de la section sociale du Conseil d’État et ancien directeur général du travail.

En avril 2015, le Premier ministre lui avait confié une mission afin de rendre le dialogue social « plus effectif et plus simple ». Ses conclusions ont été rendues en septembre et devaient constituer une source d’inspiration pour la réforme à venir du droit du travail.

J’ai demandé à M. Combrexelle s’il était favorable à l’idée de laisser une entreprise libre d’adhérer ou non à un accord de branche. Réponse négative. La liberté attendra.

Auditions CAS / Loi Travail : représentants de l’UIMM (26 avril)

UIMM_Senat1Audition des représentants du syndicat UIMM, Union des industries et des métiers de la métallurgie. (g. à d.) Alain Noqué , directeur des relations extérieures ; Alexandre Saubot, président ; Hubert Mongon, délégué général ; Damien Delevallée, directeur droit du travail.

La difficulté est de faire comprendre que nos concurrents industriels sont l’Allemagne, les Etats-Unis ou la Chine. Tout ce qui ira dans le sens de soustraire des contraintes aux entreprises sera bienvenu et soutenu.

L’UIMM s’est déclarée favorable à ma demande de rendre facultatif l’adhésion à une branche pour les entreprises.

Auditions CAS / Loi Travail : OCDE (27 avril)

OCDE(à gauche de l’image) Stéphane Carcillo, analyste des politiques sociales à l’OCDE, l’Organisation de coopération et de développement économiques

C’est un constat : nous sommes restés en retrait par rapport à tous les autres pays en matière de réforme du droit du travail.

En France, l’essentiel de la norme est fixée par la loi, tout à l’inverse de pays comme le Danemark ou la Suède, où la décentralisation est la plus large avec un code du travail très restreint.

Rappelons que la France affiche le taux de syndicalisation le plus faible de l’OCDE, après les Etats-Unis. Cependant, on ne connaît pas d’autre pays où un syndicaliste non élu puisse signer un accord d’entreprise !

Royaume-Uni : rencontre avec l’ambassadeur Julian King (27 avril)

PDJ ambassadeurLe groupe d’amitié France-Royaume-Uni du Sénat, présidé par mon collègue Eric Bocquet, a convié le nouvel ambassadeur britannique en France, Sir Julian King. Celui-ci m’avait fait l’honneur de m’accueillir le 18 mars dernier, à l’ambassade.

A  moins de deux mois du referendum, l’ambassadeur a mis en avant les efforts déployés par le gouvernement britannique en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne.

Royaume-Uni : l’étude comparative de Nathalie Droal (27 avril)

N_Droal_O_CadicNathalie Droal, chargée d’études économiques à l’Irdeme (Institut de Recherche pour la Démographie des Entreprises) est venue me présenter son manuscrit intitulé : « Le Royaume-Uni, un modèle pour la France ? »

Son travail est absolument remarquable. L’ouvrage qui paraitra à la rentrée a pour but d’expliquer le succès britannique et de contrer ses détracteurs en France qui ne propagent que « fausses informations ou fausses explications », dit-elle.

Je la félicite pour son courage et son initiative qui viendra étoffer les débats électoraux sur la meilleure manière de relancer notre économie.

Chili : rencontre avec notre ambassadrice (27 avril)

Caroline_Dumas-O_Cadic(g. à d.) Michel Canevet, sénateur du Finistère ; Olivier Cadic ; Caroline Dumas, ambassadrice de France au Chili

Une semaine seulement après mon retour de Santiago, j’ai fait un compte-rendu de mon déplacement à notre ambassadrice Caroline Dumas que je n’avais pas pu rencontrer sur place, étant retenue à Paris.

Elle a parfaitement complété mes informations et répondu à mes interrogations sur la communauté française du Chili.

Mon collègue Michel Canevet a eu, pour sa part, le loisir d’évoquer le partenariat entre le Finistère, son département, et l’île de Chiloé (Chili) distante de 10.000 km ! Le monde est un village…

Brésil : soutenez l’association Sorriso No Morro ! (27 mars)

Cathy_Olivier1J’ai été enchanté de recevoir Cathy Garcia au Sénat, cette Française qui a passé 20 ans au Brésil. Il y a deux ans, Cathy a ouvert à Rio un centre éducatif, nommé Babylonia.

Babylonia accueille quotidiennement 67 enfants de favelas de 3 à 11 ans. Des enfants souvent en difficulté familiale, dont personne ne peut s’occuper. Outre les activités ludiques, ces enfants bénéficient de repas et d’un soutien scolaire.

J’ai visité ce centre, le 8 avril dernier, lors de mon déplacement au Brésil et je me suis rendu compte du bonheur de ces enfants (lire le rapport).

Ne disposant d’aucune aide du gouvernement brésilien, Cathy a un besoin urgent de financement pour son association Sorriso No Morro. Toute donation est déductible fiscalement, à travers une association française. Email de Cathy Garcia : mamcat55@gmail.com

Royaume-Uni : inauguration des nouveaux locaux de l’EIFA (29 avril)

Eifa 3(à l’image) J’ai eu l’honneur de couper le ruban aux côtés de la conseillère Karen Scarborough (Deputy Cabinet Member for Children and Young people) et Harvey Soning, président de James Andrew International

L’Ecole Internationale Franco-Anglaise, fondée et dirigée par Sabine Dehon et Isabelle Faulkner, peut se flatter d’être le premier établissement secondaire de Londres à offrir un programme bilingue français-anglais à 50/50 (et le diplôme correspondant).

Le nouveau bâtiment accueille dès à présent les élèves du collège de l’EIFA. Les élèves du lycée (pour l’instant une seule classe de seconde) rejoindront les nouveaux locaux en septembre.

En circonscription au Brésil (2) – Rio de Janeiro / 7, 8 et 9 avril 2016

Z 13012745_10154265966643816_7367895105521882497_n (A l’image) Françoise Lindemann, conseillère consulaire pour la circonscription de Rio de Janeiro et présidente de l’UFE locale, m’a préparé un remarquable programme, tout en m’accompagnant dans la plupart des rendez-vous. Totalement dévouée à son mandat, Françoise est de tous les combats et de toutes les associations, tant qu’elle peut aider, conseiller, rassembler ou créer au profit du bien commun et sans sectarisme.

Soucieux de protection consulaire, j’ai noté qu’une convention bilatérale de transfèrement était dans sa dernière phase de négociation. Son entrée en vigueur est très attendue par les détenus français soumis à des conditions très éprouvantes.

Je repars du Brésil en compagnie d’un Christ Rédempteur aux couleurs de l’UDI et deux priorités : favoriser les partenariats du Club France pour les JO et faire connaître l’association Sorrisos no Morro pour l’aider à trouver de nouveaux soutiens financiers.

Jeux Olympiques

M 12961726_10154255434478816_8191757172696291108_nRéunion JO au consulat

(g. à d.) Françoise Lindemann, conseillère consulaire et présidente de l’UFE Rio ; Brice Roquefeuil, consul général de France à Rio ; Olivier Cadic ; Jean-François Laborie, consul général adjoint ; Alexandre Bazire, attaché Olympique et Paralympique.

A quatre mois des JO de Rio, le consul général a organisé une réunion de présentation des enjeux de l’organisation des jeux olympiques. Nous avons évoqué les difficultés rencontrées lors du Mondial 2014, lorsque des compatriotes avaient été agressés la nuit en centre-ville. A l’évidence, ils n’avaient pas tenu compte des recommandations de la page Conseils aux voyageurs du MAEDI. Un guide de sensibilisation sera prochainement édité à l’attention de nos compatriotes qui viendront aux JO.

T 12987168_10154263479698816_2409098087616654685_nVisite du Club France

(g. à d.) Charles-Henry Chenut, vice-président du comité national des CCEF ; Olivier Cadic ; Denis Masseglia, président du Comité national olympique et sportif (CNOSF) ; Alexandre Bazire, attaché Olympique et Paralympique auprès du consulat

Situé au pied du Corcovado et à proximité du plan d’eau qui accueillera les épreuves d’aviron, le Club France est idéalement placé. Ouvert au public, il abritera un centre de presse, des écrans pour les retransmissions, diverses animations en présence de champions et une programmation culturelle et gastronomique aux couleurs de l’amitié franco-brésilienne.

Sur place, nous avons rencontré Denis Masseglia, président du CNOSF, venu en repérage avec son équipe. Le Comité a choisi d’installer le Club France dans un centre hippique huppé de Rio.

T 12961663_10154263479618816_2432585616519842172_nLors des JO de Londres, j’avais observé que le Club France avait créé une véritable communion les athlètes et le public venu fêter leurs médailles.

Reste à conforter la mobilisation de nos entreprises nationales pour que le Club fasse le plein en matière de stands. Une réunion de présentation de l’offre Club France sera réalisée, dans les prochains jours, auprès des représentants de l’UFE Rio, Rio Accueil et de Sportifs de Rio.

J’ai suggéré que l’on commercialise des billets Pass au Club France pour inciter nos compatriotes à venir encourager nos athlètes chaque jour lors des JO.

Relations commerciales

V 12986976_10154263507888816_1952397407131795156_nChambre de commerce

Rencontre à la Chambre de commerce franco-brésilienne de Rio. (g. à d.) Françoise Lindemann ; Patrick Sabatier, directeur des relations institutionnelles ; Claudine Bichara de Oliveira, directrice de la section de Rio ; Olivier Cadic ; Charles-Henry Chenut

Si les prochains Jeux Olympiques sont une perspective souriante pour nos entreprises établies à Rio, ils ne préfigurent pas pour autant un retour de la croissance, sujet sensible dont nous discuté avec Patrick Sabatier, directeur des relations internationales de l’Oréal Brésil.

De nombreux entrepreneurs français sont davantage dans l’expectative que dans l’anticipation, du fait d’une conjoncture économique morose et une incertitude politique qui accroît les tensions.

Y 12990900_10154263580418816_5633111337084478936_nFrédéric Monnier, entrepreneur au cœur de Rio

Au hasard d’une visite dans le centre historique de Rio, j’ai retrouvé Frédéric Monnier, membre de l’UFE Rio qui était présent à la soirée UFE, organisée par Françoise Lindemann.

Frédéric est un courageux entrepreneur qui a tout investi, il y a 15 ans, pour créer la brasserie Rosario qui intègre une pâtisserie de remarquable qualité. Son entreprise fournit également les repas du lycée Molière.

S 12963370_10154261760988816_8279197870198915681_nEntrepreneur – Emile Pennes, un gourmet innovateur

Avec Charles-Henry Chenut nous avons manifesté notre soutien à Emile Pennes, directeur adjoint de Cuisine Pro, un gourmet innovateur à qui on a confié le déjeuner lors de notre visite à la maison de retraite Fraga.

Tous nos vœux de réussite à ce jeune compatriote entrepreneur.

Education

W 13001127_10154263561453816_236015415385491633_nLycée Molière de Rio
Françoise Lindemann, conseillère consulaire, m’a présenté le lycée Molière de Rio qu’elle a vu naître et pour lequel elle a longuement œuvré.

Comme me l’a confirmé le proviseur Stéphane le Tortorec (tout à gauche de l’image), cet établissement fait honneur à la réputation d’excellence de notre réseau d’enseignement à l’étranger. Réunissant plus de 900 élèves, répartis dans des classes d’une vingtaine d’élèves, le lycée affiche 100% de réussite au bac dont 80% de mentions.

W 12938318_10154263561418816_4742514652902124745_n Le proviseur m’a appris que des petits singes ou des serpents parfois venimeux s’invitaient parfois dans la cour de l’école. Une ambiance qui contraste, ô combien, avec les établissements de l’Hexagone desquels arrivent régulièrement des enfants d’expatriés.

J’ai également visité le site Molière 2 situé non loin de là qui accueille 140 lycéens dans un bâtiment entièrement rénové. Cette délocalisation partielle de classes de Lycée a permis l’ouverture de nouvelles classes en Maternelle. Un terrain a été acheté à proximité du lycée pour accompagner la croissance de l’établissement.

Culture

X 13006468_10154263568658816_7720029484642723896_nAlliance Française

(A l’image) Jean-Paul Lefèvre, délégué général de l’Alliance française de Rio (Botafogo) créée en 1885 !  7000 élèves fréquentent les cours de l’AF qui s’appuie sur un réseau de 11 filiales sur l’Etat de Rio.

Jean-Paul Lefèvre et son équipe m’ont présenté en détail l’organisation des 70 unités de l’AF au Brésil réparties dans 40 villes. Pour maintenir l’attractivité de la langue française, des efforts sont entrepris, notamment via l’animation du réseau enseignant et des débouchés offerts aux élèves.

A noter la création d’un programme baptisé « les petits loups » destiné aux enfants binationaux en petite ou moyenne section de maternelle, afin de les familiariser avec le français avant d’entrer au lycée Molière.

NMaison de France

Visite du nouvel espace culturel situé au dernier étage de la maison de France, en compagnie de l’attaché culturel, Guillaume Pierre (à l’image).

Superbe médiathèque de 650m² entièrement rénovée qui bénéficie d’une vue splendide sur la baie de Rio. Un théâtre de 350 places vient idéalement compléter notre offre culturelle.

Guillaume Pierre explique que l’on se comprend vite et bien entre Français et Brésiliens, parce que nous partageons les mêmes représentations intellectuelles et philosophiques de la vieille Europe…

Communauté française

P 11140007_10154261685843816_916351567639326756_nUFE Rio

J’ai été touché par le chaleureux accueil de l’UFE Rio de Janeiro, lors d’une soirée organisée chez l’un des membres dans un appartement de grand charme, en bordure de Copacabana.

La reine de la soirée fut Françoise Lindemann, présidente de l’association (au centre de l’image). Après avoir pris un peu de recul ces derniers mois, Françoise a retrouvé et ravi son auditoire en dissipant une énergie communicative.

Accompagné par Charles-Henry Chenut, vice-président du comité national des CCEF, nous avons pu échanger avec les membres sur toutes les problématiques rencontrées par les Français du Brésil. Les services consulaires ne posent pas de problème et la vie serait douce pour les 7000 Français de l’état de Rio sans le contexte inflationniste et une délinquance endémique.

Social

R 12998462_10154261740423816_2491436810360132574_nMaison de retraite Huguette Fraga

Visite de la maison de retraite Huguette Fraga, gérée par l’Association française de Bienfaisance, présidée par Jean-Luc Treff (tout à droite de l’image). Il a coutume de dire que « la France n’abandonne pas ses concitoyens à l’étranger ».

La maison peut accueillir une vingtaine de pensionnaires français. L’AFB brésilienne, créée en 1836, s’autofinance sans besoin de solliciter une subvention au gouvernement français.

Le dévouement et la bienveillance déployés par les bénévoles pour faire vivre cette institution au quotidien sont à saluer.

OAssociation « Sorrisos no Morro »

L’association « Sorrisos no Morro » a été fondée par notre compatriote Cathy Garcia pour gérer un centre culturel et éducatif, nommé Babylonia.

Situé dans la favela de Babylonia, proche de la plage de Copacabana à Rio de Janeiro, le centre accueille quotidiennement une soixantaine d’enfants de 3 à 11 ans. Nous les avons rencontrés avec Sarah Ben Hadj, attachée Olympique et Paralympique adjointe et Charles-Henry Chenut. Nous avons fait provision de sourires et d’espérance pour longtemps.

Tout sauf la rue ! L’espace Babylonia pallie l’absence des parents, d’autant que l’école publique ne fonctionne que 4 demi-journées par semaine. L’association de Cathy recueille prioritairement les enfants dont les parents sont en prison ou drogués.

O 12974321_10154261627073816_3471197975128393636_nElle leur assure le petit-déjeuner, le déjeuner, un goûter, des distractions en tous genres, tout comme une demi-journée de soutien scolaire. La priorité est qu’ils sachent correctement lire et écrire. Mais le centre ne dispose d’aucune aide du gouvernement brésilien et ne fonctionne que par donations. Victime de la récession, Sorrisos no Morro a déjà dû diviser par deux sa capacité d’accueil…

Vous pouvez aider Cathy et son équipe à offrir un précieux secours pour ces enfants des favelas. L’association française permet la déduction fiscale pour les dons provenant de France.

Le site de l’association (en français) : www.sorrisosnomorro.com
Email de Cathy Garcia : mamcat55@gmail.com

En circonscription au Brésil (1) – Sao Paulo / 4, 5 et 6 avril 2016

Sao Paulo, capitale économique du Brésil, fut la première étape d’un parcours qui m’a conduit à traverser cinq pays d’Amérique du sud.

L 12928180_10154252466218816_2613459462779565187_n(à droite de l’image) Coup de chapeau à Damien Loras, consul général de Sao Paulo, pour la qualité de sa présentation de la situation politique et économique du Brésil à mon arrivée. Sa maîtrise des techniques avancées de communication m’ont permis d’appréhender rapidement les défis auxquels le pays est confronté.

(à gauche) Chapeau bas à Denis Viala, conseiller à l’AFE pour l’Amérique latine et conseiller consulaire pour Sao Paulo, également impliqué dans la gestion de divers organismes : lycée français, Alliance française, Chambre de commerce, Société de Bienfaisance, Anefe… sans compter que Denis est conseiller du commerce extérieur (CCEF). Établi depuis 40 ans à Sao Paulo, il m’a accompagné lors de chacune de mes 15 visites ou réunions durant les trois jours passés dans sa ville.

Denis n’a pas son pareil pour aborder tous les sujets avec humour et Dieu sait qu’il en faut pour se confronter à la complexité du système brésilien. Ce fut un privilège d’être accompagné par un élu aussi exemplaire.

Communauté française

A 12963490_10154245020768816_6680071700000458472_nConsulat général de Sao Paulo

Toute première réunion au consulat marquée par une présentation passionnante de la situation économique et politique au Brésil par Damien Loras, consul général de Sao Paulo, suivie d’une visite des locaux pour échanger avec les responsables de services.

Après la « Brésil euphorie », le pays traverse une période tourmentée, mais il dispose de fondamentaux qui lui permettront de rebondir.

Les questions de sécurité sont une priorité pour le poste consulaire.

Au 25 septembre 2015, 11.364 Français étaient inscrits au Registre de la circonscription consulaire de Sao Paulo qui recouvre cinq états brésiliens. Une part importante, de l’ordre de 40%, représente les expatriés « temporaires ».

Parmi les non-inscrits figurent un nombre croissant d’étudiants séjournant au Brésil dans le cadre d’échanges universitaires pour un ou deux semestres généralement.

B 12512403_10154245600083816_6955442033296688170_nRésidence de France

Déjeuner à la Résidence. (g. à d.) : Denis Viala, conseiller consulaire de la circonscription de Sao Paulo et élu à l’AFE ; Olivier Cadic ; Anne-Marie Ballande-Romanelli, conseillère consulaire ; Sergio Coronado, député EELV ; Edmond Aparicio, conseiller consulaire ; Damien Loras, consul général de France

Anne-Marie m’a appris que 60% des enfants de couples binationaux résidant à Curitiba ne parlent pas français ! Cette nouvelle confirme ma conviction que notre système d’enseignement français à l’étranger a manqué une partie de sa cible.

D 1916258_10154247410613816_8662068774593551965_nUFE Sao Paulo

L’équipe UFE Sao Paulo m’a réservé un très charmant accueil, en compagnie des conseillers consulaires Anne-Marie Ballande-Romanelli et Denis Viala.

A l’image, assis à ma droite, on reconnait François Legleye, secrétaire de l’UFE.

Connaissant mon parcours d’entrepreneur, les organisateurs avaient choisi d’organiser la soirée au restaurant « Les 3 brasseurs », une enseigne française qui s’est développée au Canada et qui a pris pied au Brésil.

Enseignement

J WP_20160406_12_46_43_ProLycée français

David Tran, proviseur du lycée Louis Pasteur, m’a accueilli dans son établissement d’excellence, où 2 élèves ont obtenu plus de 20/20 de moyenne au bac, tandis que 5 autres affichaient plus de 19/20 de moyenne ! Sur 98% de réussite au bac, 80% des élèves ont obtenu une mention.

J 12963661_10154252448063816_8232766240509282814_nCet établissement qui a fêté ses 50 ans en 2014, compte 1175 élèves dont 670 en primaire. Ils sont à 75% français ou franco-brésiliens. Seuls 30% des bacheliers intègrent l’université dans l’hexagone. Comme ils sont dans le rythme sud, ils passent le bac en décembre. Entrer en université en octobre leur fait perdre neuf mois.

Ma visite a donné lieu à 3 réunions : proviseur et son équipe de direction ; représentants de l’APE (Association des parents d’élèves) et des élèves ; représentants des enseignants.

Je remercie chaleureusement chaque participant pour la qualité et l’intérêt des échanges.

Culture

IAlliance française

(g. à d.) Denis Viala, conseiller à l’AFE et vice-président de l’AF Sao Paulo ; Olivier Cadic ; Olivier Debray, directeur général de l’AF Sao Paulo

L’Alliance française de Sao Paulo compte 7 sites dans la ville et enregistre 10.000 inscriptions par an pour 6000 étudiants. L’AF fait passer 2000 certifications Delf-Dalf, chaque année.

Son directeur, Olivier Debray, confie que, dans 60% des cas, les Brésiliens faisaient le choix d’apprendre notre langue… uniquement pour le plaisir. Parler le français serait une marque de distinction et d’ouverture d’esprit !

H 12376632_10154250237798816_8685470682098128572_nAmbassadeurs en herbe

Au théâtre de l’Alliance française de Sao Paulo, j’ai assisté à la finale des débats des « ambassadeurs en herbe » pour l’Amérique latine, programme mené par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger.

Très belles joutes oratoires sur le thème du « vivre ensemble ».

Les 5 vainqueurs participeront à la finale mondiale à Paris au siège de l’Unesco, parrain de l’événement, et à l’Assemblée nationale.

H12923260_10154252456148816_6100165591460828328_nFélicitations à tous les participants.

Une réception à la Résidence été donnée par le consul général, Damien Loras, en l’honneur des lycéens « Ambassadeurs en herbe » venus à Sao Paulo des quatre coins d’Amérique latine pour concourir sur le thème du vivre ensemble et faire de superbes photos de groupe.

Relations commerciales

C 12512431_10154247309598816_2797877820286170607_nBusiness France

Visite de Business France Amérique latine, dont le siège est à Sao Paulo, notre opérateur public au service de l’internationalisation de l’économie française.

Accueillis par Benoit Trivulce, directeur de zone, Vincent Marinet et Marinette St.Vincent DePaul Store, nous avons assisté à une présentation détaillée des actions de promotion de l’offre de la France par tous les responsables de pôle, basés à Rio et Sao Paulo.

C 12963575_10154247309643816_5563071449906636592_nOn retiendra que de nombreux secteurs sont porteurs, malgré la crise. N’oublions pas que le Brésil représente 15 fois la taille de la France. Nos industriels peuvent saisir des opportunités en matière d’infrastructures, de construction durable et d’énergies renouvelables, notamment à Sao Paulo, état pionner dans l’économie durable. Les besoins sont immenses sur les marchés grand public (cosmétiques, spiritueux, formation, télécoms…). La classe moyenne représente déjà plus de 100 millions de consommateurs.

Outre le ralentissement économique, Business France ne dissimule pas les difficultés : bureaucratie pesante, fiscalité complexe et chère (85 taxes), manque de personnel qualifié, charges sociales doublant quasiment le coût salarial…

E 12512729_10154249449138816_6699273586054739154_nConseillers du commerce extérieur

Rencontre avec Frédéric Junk, président de la section brésilienne des conseillers du commerce extérieur de la France (CCEF), en compagnie de Denis Viala.

Nous avons évoqué des défis auxquels la France est confrontée en matière de commerce extérieur.

E 12923373_10154249449053816_55167646591964295_nFrédéric Junk connait parfaitement l’environnement des affaires au Brésil et il est un expert en communication.

Du reste, notre rendez-vous s’est déroulé dans les locaux de sa société de communication digitale, For Results, où 60 personnes travaillent au service de clients prestigieux dont de grandes enseignes françaises telles que Décathlon, Accor, AXA Assistance et Alcatel.

G 12936507_10154249485523816_8724852340250143598_nChambre de commerce

(g. à d.) Denis Viala, conseiller à l’AFE et membre du conseil exécutif de la CCFB ; Sueli Lartigue, directeur exécutif de la CCFB ; Olivier Cadic ; Roland de Bonadona, président de la chambre.

Contact d’affaires incontournable, la CCFB, Chambre de commerce France-Brésil, rassemble 800 entreprises établies au Brésil. Sueli et Roland m’ont révélé un impressionnant volume d’activité, puisque que la Chambre a organisé 200 événements sur la seule année 2015 !

F 12963527_10154249468323816_8327709748594291424_nHelo, la start-up pour voyager en jet ou hélicoptère

(g. à d.) Hadrien Royal CEO de Helo, Olivier Cadic et Denis Viala

La start-up Helo est une entreprise brésilienne digitale de transport aérien. J’ai adressé tous mes encouragements à Hadrien qui venait de lever des fonds auprès d’investisseurs allemands et de lancer l’application Flyhelo (http://flyhelo.com.br) permettant à ses utilisateurs de réserver en quelques clics des sièges dans des hélicoptères ou jets, tout comme de mutualiser les trajets en hélicoptère.

HEBDOLETTRE n°55 – Séisme en Equateur (édito) – Equateur : témoignage de Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire – Brésil : Denis Viala, conseiller AFE, rejoint l’UDI – En circonscription en ALLEMAGNE / Francfort (11 mars 2016) – 1ère édition de la Journée des entreprises au Sénat, organisée par la DSAE – Question écrite sur le chaos calaisien de l’été 2015 – Permis de conduire : simplification insuffisante pour les Français de l’étranger – En bref, semaine du 28 mars au 01 avril 2016 – UDI Actualités – Médias

Lire : l’HEBDOLETTRE n°55 – 26 avril 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°55

Elle s’appelait Stéphanie. Elle avait un nom composé, l’un français, l’autre équatorien. Elle était binationale. Elle est décédée dans les décombres d’un centre commercial suite au tremblement de terre qui a dévasté la côte pacifique de l’Equateur, le 16 avril dernier.

« Ici, c’est vraiment une tragédie. Plus de 700 morts, 1500 disparus et 3000 blessés et tout à reconstruire dans la région de Manabi, quelle tristesse ! Sans parler des autres régions fortement touchées elles aussi », décrit Tannya Briquart-Cerda, conseillère consulaire UDI pour l’Equateur. Visuel HL55

Tannya s’est rendue à Manta (province de Manabi) pour être au plus proche des victimes, tout comme notre ambassadeur François Gauthier.

En l’absence de réseau internet, seul son téléphone portable lui permet de communiquer. Je l’ai donc appelée hier soir pour faire le point et la soutenir dans son action de terrain.

L’urgence commande de renouer avec tous nos compatriotes domiciliés dans les zones les plus fortement touchées… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°55

 

Séisme en Equateur (1) – Témoignage de Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire UDI

Le 16 avril, un tremblement de terre a dévasté la côte pacifique de l’Equateur, notamment les provinces d’Esmeraldas et de Manabi, à 150 km de la capitale Quito.

avec Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire UDI, lors de mon déplacement en Équateur du 26 au 29 avril 2015

avec Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire UDI, lors de mon déplacement en Équateur du 26 au 29 avril 2015

J’ai adressé un message de solidarité et de soutien à Tannya Cerda-Bricard, conseillère consulaire UDI pour l’Équateur, et à notre ambassadeur François Gauthier pour qu’il le transmette aux autorités du pays confrontées à cette terrible épreuve.

Une semaine après le séisme qui a frappé tout le nord-ouest du pays, notamment les zones touristiques côtières, le bilan humain est lourd et la situation reste dramatique pour des dizaines de milliers de rescapés qui peinent encore à trouver de l’eau potable et de la nourriture.

J’ai appelé Tannya ce lundi soir. Elle se trouve à Manta tout comme notre ambassadeur pour être aux plus proches de nos compatriotes les plus affectés par la catastrophe. Certains ont tout perdu. Je vous livre ses quelques mots :

« Ici, c’est vraiment une tragédie. Plus de 700 morts, 1500 disparus et 3000 blessés et tout à reconstruire dans la région de Manabi, quelle tristesse ! Sans parler des autres régions fortement touchées elles aussi.

Je suis en contact avec plusieurs Français qui habitent Manta (province de Manabi), ils vont bien. Une fille franco-équatorienne est décédée dans les décombres d’un centre commercial. Nous sommes toujours sans nouvelles de certains compatriotes qui vivent dans certaines villes du littoral. Pour le moment, c’est le chaos. De plus il y a des répliques assez fortes, tout à l’heure encore, on se demande quand tout ça finira !!!

Voilà les nouvelles mon cher Olivier, je pensais ne jamais vivre une chose pareille et encore moins voir mon pays ainsi détruit et dans le désarroi le plus complet. »

Plus de 7000 bâtiments sont à terre et les dégâts ont déjà été estimés à trois milliards de dollars par le président équatorien, Rafael Correa. La reconstruction sera longue et demandera une solidarité internationale, aussi vaste espérons-le que la mobilisation observée lors des premiers secours, puisque 27 pays ont envoyé leurs secouristes.

À la demande d’assistance internationale adressée à l’Union européenne par les autorités équatoriennes, la France apporte une réponse centrée sur le traitement de l’eau dont les victimes du séisme ont un besoin urgent. Les équipes de l’ambassade de France à Quito et les experts français déployés sur le terrain sont pleinement mobilisés pour soutenir les efforts des autorités équatoriennes dans la prise en charge des victimes de ce séisme meurtrier.

En circonscription en Allemagne (Francfort – 11 mars 2016)

Après Berlin et Hambourg (en juin 2015), nouveau déplacement en Allemagne à Francfort, siège de la Banque centrale européenne et de la Bundesbank, où l’on trouve aussi la deuxième bourse européenne après Londres.

Si près de 120.000 Français vivent en Allemagne (inscrits au Registre), un bon tiers d’entre-eux a choisi de s’installer dans la circonscription de Francfort, ville la plus riche d’Allemagne en PIB par habitant. Pour le clin d’œil, l’étymologie de Francfort remonte à Charlemagne et signifie « le gué des Francs ».

Franck Ristori, consul général adjoint et Fabrice Fourmy, consul adjoint, se sont attachés à m’apporter des réponses concernant notre communauté sur un plan administratif et économique.

Daniel Ollagnier, ancien élu AFE, Jean-Marie Langlet, élu AFE et conseiller consulaire de la circonscription de Francfort, ainsi qu’Emmanuel Beaufils, délégué consulaire UDI Allemagne, m’ont m’accompagné dans mes visites pour me faire profiter de leur expérience.

Politique

12841177_10154152336908816_5809004075567335923_oRencontre avec Nicola Beer, FDP

Nicola Beer, brillante secrétaire générale du parti libéral allemand, le FDP (Freie Demokratische Partei) a partagé avec moi ses espoirs et ses inquiétudes sur la situation en Allemagne, la veille d’élections partielles (Bade-Wurtemberg et Rhénanie-Palatinat, deux Etats-régions voisins de la France, et aussi la Saxe-Anhalt dans l’ex-Allemagne de l’Est).

A dix-huit mois des futures élections législatives allemandes, prévues pour l’automne 2017, ce scrutin faisait office de test national de la politique migratoire d’Angela Merkel. On sait depuis que le nouveau parti d’extrême droite, Alternative pour l’Allemagne (AFD) a fait une entrée en force dans les trois parlements régionaux.

Relations commerciales

Fructueuse réunion avec Franck Ristori, consul général adjoint et Eric Guyot, président de la section Hesse/Rhénanie-Palatinat/Sarre des conseillers du commerce extérieur, au sujet des rapports commerciaux franco-allemands.

On le sait, aux yeux d’un Français l’Allemagne ressemble à une autre planète : un chômage divisé par deux en dix ans, un excédent budgétaire (12Mds€), un excédent commercial monstre (248Mds€), trois fois plus d’apprentis, quatre fois plus PME exportatrices…

Ce qui nous différencie ne doit pas nous séparer pour autant. D’une part, force est de reconnaitre que l’Allemagne n’attire pas les Français. Même les jeunes éligibles au Volontariat international en entreprises (VIE) font la moue, préférant des destinations plus exotiques.

Cependant, toutes les entreprises françaises installées à Francfort sont en phase de développement, souligne Eric Guyot et leur principal souci consiste à trouver de la main d’œuvre qualifiée, notamment des informaticiens. La meilleure façon de s’y implanter consiste à racheter une structure locale.

Cela peut sembler paradoxal, mais l’attractivité de la France passe aussi par la présence française en Allemagne, explique notre conseiller du commerce extérieur. Le potentiel existe. Un indice : il y a plus d’Allemands qui apprennent le français que de Français qui apprennent l’allemand.

Enseignement

HTCLycée français Victor Hugo

(g. à d.) : Emmanuel Beaufils, délégué consulaire UDI Allemagne ; Olivier Cadic ; Pascal Meyer, proviseur ; Vanessa Thirion, directrice des services administratifs et financiers ; Gilles Kleiser, directeur adjoint des services administratifs et financiers / responsable informatique.

Dans un quartier résidentiel et calme du nord-ouest de Francfort se dresse le lycée français Victor Hugo, où j’ai été accueilli son proviseur Pascal Meyer et son équipe.

Outre les élèves français (77% dont 45% de binationaux), l’établissement accueille des élèves allemands (15%) et des élèves francophones d’autres nationalités.

Signe évident de dynamisme le lycée a doublé de taille en 15 ans : en 2000, il comptait 550 élèves, il dépasse largement le millier. Après avoir changé plusieurs fois d’adresse, le lycée inaugurait ses locaux actuels, le 24 avril 2001.

WP_20160311_12_10_45_ProL’installation sur le site de la Gontardstrasse a marqué le début d’une nouvelle ère. Tout a commencé en 1961, lorsque des parents d’élèves réunis en association entreprennent de gérer une « école française » de quelques dizaines d’élèves. C’est seulement 38 ans plus tard, en 1999, que l’association passe le relais à l’AEFE qui exerce depuis une gestion directe.

Depuis, les années se succèdent toujours plus riches en réussite scolaire et en manifestions que l’on récapitule dans « book year » époustouflant : conférences, lectures, rencontres, voyages, visites d’expositions, tournois sportifs et concours en tous genres.

Le contentement est général parmi tous les acteurs de la société civile, comme me l’a exprimé, Marc de la Fouchardière, président des parents d’élèves et membre du bureau UFE Hesse.

Néanmoins, l’augmentation importante des élèves n’est pas sans impact et l’on déplore une surpopulation dans les espaces récréatifs.

Le proviseur travaille sur un projet d’acquisition de deux terrains mitoyens au lycée dans le double but d’élargir l’espace de jeux et de bâtir une salle polyvalente destinée à des activités sportives et culturelles (spectacles), pouvant aussi se transformer en salle d’examen. Le financement pourra s’effectuer sur les fonds de réserve du lycée, sans pénaliser le budget de l’établissement.

WP_20160311_11_14_23_Pro(à l’image) J’ai eu le plaisir de revoir Daniel Ollagnier, avec qui j’ai siégé des années durant au sein de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger. Figure historique du lycée, expert du comité de pilotage, Daniel a beaucoup contribué, ainsi que sa femme Françoise, au développement de l’établissement depuis ses origines.

En hommage à leur travail remarquable, le proviseur Meyer a voulu baptiser de leurs deux noms la salle du conseil du lycée, où se tiennent notamment les conseils de classe.

Une heureuse initiative.

Culture française

12828395_10154152309868816_7154506030990437880_oVisite de Eloquia

(g. à d.) Ulrike Schemann-Bürger, manager language projects ; Jean-Marie Langlet,  conseiller consulaire de la circonscription de Francfort et élu AFE ; Olivier Cadic ; Emmanuel Beaufils, délégué consulaire UDI Allemagne ; Daniel Ollagnier.

Jean-Marie Langlet m’a conduit à visiter une institution qui a une histoire originale : Eloquia fut la réponse privée à la fermeture de l’Institut français de Francfort. Fruit d’une coopération publique-privée, puisque l’ambassade de France a joué tout son rôle, cette société a pérennisé l’enseignement du français à Francfort. Elle emploie 25 professeurs qui parlent notre langue.

Ses services s’étendent aux travaux de traduction ou d’interprétariat, notamment au profit des entreprises locales. Par ailleurs, Eloquia est un centre d’examen pour le DELF et DALF. Ainsi, 100 à 120 personnes y obtiennent leur diplôme chaque année.

Communauté française

Rencontre communauté / associations

Lors de ma rencontre avec les Français de Francfort, deux compatriotes ont particulièrement retenu mon attention par leur implication en faveur de notre communauté.

Christophe Braouet est un banquier installé en Allemagne et membre du conseil universitaire de l’Université franco-allemande (UFA). Unique en son genre, cette institution binationale promeut la coopération en matière d’enseignement et de recherche. L’UFA n’a pas de murs, mais représente un réseau 180 établissements supérieurs répartis entre la France et l’Allemagne, et accueille aux alentours de 5000 étudiants, toutes filières confondues.

Cette université est financée à parts égales par les États allemands et français. Christophe Braouet est très inquiet de la réduction des fonds amorcée par le MAEDI et notre ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Marc Tempez a fondé Perspektiv, un cabinet de conseil en recrutement dédié aux entreprises françaises installées dans les pays germanophones. Il met aujourd’hui son expérience au service d’une association de droit allemand reconnue d’utilité publique, Athena e.V. Celle-ci gère le site www.emploi-allemagne.de qui favorise l’insertion professionnelle des Français résidant en Allemagne et de ceux désirant s’y installer.

Athena assure une véritable mission de service public depuis la fermeture, entre 2005 et 2009, des Comités consulaires pour l’emploi et la formation professionnelle (CCPEFP). Au fil des ans, l’association a vu sa subvention de fonctionnement versée par l’Etat français diminuer, au point d’être en péril. Nos conseillers consulaires réfléchissent à de nouvelles sources de revenus.

Ma question écrite : le gouvernement élude sa responsabilité dans le chaos calaisien de l’été 2015

Cela remonte au 16 juillet 2015 ! J’avais posé une question écrite au gouvernement sous le titre : « Conséquences du chaos calaisien pour les utilisateurs français et étrangers des moyens de transports transmanche » (question n°17361).

CalaisSans réponse après plusieurs mois, j’ai relancé officiellement le sujet, le 15 octobre.

Le 31 mars dernier, signe que notre démocratie fonctionne toujours, la réponse est tombée de la part du Secrétariat d’État, auprès du ministère de l’environnement, de l’énergie et de la mer.

Neuf mois d’attente, donc, pour une réponse… qui ne répond en rien à mes interrogations.

On se souvient que les employés de la société My Ferry Link avaient scandaleusement pris en otage les voyageurs et les transporteurs routiers, français et étrangers. L’État français avait été dans l’incapacité de venir en aide à ces milliers de personnes bloquées sur le bord des routes françaises, sans eau, sans nourriture, sans toilettes alors que, de l’autre côté de la Manche, la police et la Croix rouge britannique portaient assistance.

Ma question visait à connaître l’origine de cette défaillance des autorités françaises, ainsi que les mesures qui pourraient être mises en place pour pallier un tel dysfonctionnement.

Le Secrétariat d’État reconnait des « difficultés particulières » qui proviendraient de la « combinaison » du conflit social avec les problématiques migratoires. En fait les conséquences du mouvement social observées seraient donc en partie de la faute des migrants. Et en guise de solutions ? L’installation de clôtures et d’autres dispositifs de sûreté et la présence exceptionnelle 535 CRS et gendarmes mobiles.

On voit difficilement le rapport avec la question. Comme disait Coluche, les technocrates, c’est des mecs que, quand tu leur poses une question, une fois qu’ils ont fini de répondre, tu comprends plus la question que t’as posée ! »

Lire la question écrite n°17361 et la réponse

Photo Flick Andy Hay

Brésil : Denis Viala, conseiller AFE, rejoint l’UDI

Ingénieur civil et passionné d’informatique, il s’était promis de créer sa boîte avant d’avoir 30 ans.

Denis Viala : Conseiller consulaire de São Paulo et élu AFE pour la circonscription Amérique latine & Caraïbes

Denis Viala : Conseiller consulaire de São Paulo et élu AFE pour la circonscription Amérique latine & Caraïbes

Mais sans capital, dans la France de 1977, « il fallait soulever des montagnes administratives et financières », raconte Denis Viala. Il s’embarque alors pour le Nouveau monde et va devenir un pionnier de la CAO au Brésil. Marché vierge et souplesse administrative, le bonheur dure quinze ans jusqu’à l’embargo sur l’importation du matériel informatique.

Denis choisit de « rentrer dans le rang en étant recruté par Elf, puis Total », en tant que financier, avant de devenir CEO de la filiale chimique.

Ce remarquable parcours s’est toujours doublé d’activités associatives, puis politiques. Dans pratiquement toutes les organisations locales, Denis a passé plus de trente années à aider de 1001 manières ses compatriotes et œuvrer au rayonnement de la France. Et à 9.000 km de Paris, le moindre détail compte ! Par exemple, il se dit « fier d’avoir fait placer au lycée Pasteur une plaque commémorative aux Français de São Paulo morts pour la France, qui permet chaque année d’associer nos élèves au devoir de mémoire. »

Aujourd’hui, c’est nous qui sommes fiers à l’UDI Monde de son engagement à nos côtés. Il a trouvé dans notre organisation « un vent de liberté qui s’est éteint il y a longtemps dans les vieux partis, qui donnent plus d’importance à la discipline et ses sanctions qu’à la créativité et l’invention ». On ne saurait mieux dire.

Fonctions
– Elu AFE pour un 3eme mandat (2003, 2009, 2014)
– Vice-président du conseil consulaire de São Paulo
– CFO et membre du comité exécutif de la Chambre de Commerce France-Brésil.
– Administrateur de l’UFE São Paulo et ancien président
– Membre du conseil délibératif de la Fondation Pasteur qui administre le lycée Pasteur conventionné avec l’AEFE
– Membre du conseil de surveillance de la Société Française de Bienfaisance de Sao Paulo
– Vice-président de l’Alliance Française de São Paulo
– CFO de l’ANEFE présidée par André Ferrand.

Au Sénat – En Bref du 28 mars au 01 avril 2016

CAS : Prélèvement et greffe d’organes (30 mars)

Avec la commission des Affaires sociales, nous avons auditionné deux directeurs de l’Agence de la biomédecine : Anne Courrèges, directrice générale et Olivier Bastien, professeur et directeur de la direction Prélèvement greffe organes-tissus.

Quelques semaines après le débat sur la fin de vie, nous voulions faire le point sur les procédures applicables aux donneurs décédés après l’arrêt des thérapeutiques actives et les enjeux éthiques qu’ils soulèvent.

La France est un pays pionnier en matière de transplantation, a rappelé Anne Courrèges en se félicitant d’une excellente année 2015 : le prélèvement et la greffe ont progressé de 7 %, soit 400 greffes supplémentaires. L’objectif de 5.700 greffes par an fin 2016 a été atteint avec un an d’avance, précise-t-elle.

Bulgarie : réunion du groupe d’amitié (30 mars)

BulgarieLe groupe d’amitié France-Bulgarie du Sénat présidé par Loïc Hervé s’est réuni autour de l’ambassadeur de Bulgarie, Anguel Tcholakov. Celui-ci a pris ses fonctions à Paris en septembre 2013.

Comme je l’avais observé sur place il y a deux mois, le marché bulgare recèle de nombreuses opportunités et la France bénéficie d’un fort capital sympathie (lire : Déplacement en Bulgarie / Sofia – 17 et 18 janvier 2016). La Bulgarie se caractérise par un coût de la main d’œuvre parmi les moins élevés en Europe et par une faible fiscalité sur les entreprises (flat tax de 10 %).

L’ambassadeur Tcholakov nous a appelés à intensifier notre coopération dans les domaines politique, économique, éducatif et culturel.

Népal : entretien avec l’ambassadrice (30 mars)

nepal(à l’image) Conférence téléphonique : avec mon collègue Olivier Cigolotti et Jean-Noel Manet représentant du collectif de soutien à Renaud Meyssonnier, nous échangeons avec Ambika Devi Luintel, ambassadrice du Népal en France.

Nous avons fait le point sur le dossier de Renaud, emprisonné au Népal pour usage de fausse monnaie, ayant été abusé par un changeur. Le 21 mars, son jugement en appel n’a pas permis sa libération. Avec ses parents et ses proches, nous sommes dans l’espérance d’une grâce qui pourrait être obtenue lors de chaque grande fête népalaise.

Lire mon communiqué de presse : Le sénateur Cadic regrette que la justice népalaise n’ait pas vu en Renaud un «voyageur négligeant» plutôt qu’un «trafiquant de fausse monnaie» – 21 mars 2016

1ère Journée des entreprises au Sénat (31 mars)

journee(A l’image) : Elisabeth Lamure, présidente de la Délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) conduit les débats d’une journée qui fut une réussite complète.

Avec la DSAE, nous avons déjà effectué une douzaine de déplacements, en France et à Londres, pour rencontrer les entrepreneurs dans leurs entreprises. A leur tour, ils sont venus nous voir travailler au Sénat, dans le cadre d’une journée que nous avons organisée à leur intention.

Tous réclament un allègement des contraintes administratives et fiscales pour favoriser leur développement. Pourquoi ne respecte-t-on pas notre bonne foi, se demande Hélène Rouquette (IDD Biotech) à propos d’un contrôle fiscal sur un crédit impôt-recherche ? Pourquoi ne pas abandonner les seuils, laisse entendre Nicolas Aube (Céleste) qui justifie sa décision de limiter ses effectifs à 49. Pourquoi toujours passer par l’administration, s’interroge Hervé Lamorlette (EBM Thermique) soumis à l’autorisation des investissements des sociétés étrangères en France.

Lire la news : « Première édition de la Journée des entreprises au Sénat »

Première édition de la Journée des entreprises au Sénat

Le 31 mars 2016, la délégation sénatoriale aux entreprises (DSAE) a organisé au Sénat la première édition de la Journée des entreprises.

JESDepuis janvier 2015, notre délégation est allée à la rencontre des entrepreneurs dans une dizaine de départements, ainsi qu’à Londres. Nous les avons rencontrés sur leurs lieux de production, il est légitime qu’ils viennent en retour observer comment nous « fabriquons » la loi. Les entrepreneurs ne soupçonnent pas la complexité du processus législatif, à tous égards.

Pour leur offrir un environnement plus favorable à leur développement, le travail législatif gagnerait à être plus participatif. Nous avons besoin les uns des autres (voir ma vidéo, ci-dessous).

Séance d’ouverture

JES_LamureDevant près de 200 entrepreneurs, Élisabeth Lamure, sénateur du Rhône et présidente de la Délégation aux entreprises du Sénat a ouvert la journée en présentant nos initiatives en réponse à nos observations sur le terrain.

A la lumière des témoignages d’entrepreneurs présents, notre présidente a proposé, au nom de la DSAE, que les faibles montants ne soient plus soumis à l’autorisation des investissements des sociétés étrangères en France. En termes de simplification, Élisabeth Lamure préconise aussi que l’on ne transpose plus les règles européennes sans appliquer le principe du « one in, one out » (chaque nouvelle règle impose la suppression d’une règle existante). Du bon sens !

Table ronde sur la simplification pour les entreprises

JES_Simpli(g. à d.) avec mes collègue Serge Dassault et Élisabeth Lamure et l’ancien sénateur Jean-Vincent Placé, secrétaire d’État chargé de la réforme de l’État et de la simplification auprès du Premier ministre.

Jean-Vincent Placé a ouvert la table ronde sur la question de la simplification, dont les entreprises attendent toujours les effets concrets.

Le ministre a plaidé la bonne volonté du gouvernement et présenté quelques mesures en la matière, avant que plusieurs entrepreneurs ne réagissent sur le sujet.

Rencontre avec les entrepreneurs français installés à Londres

JES_Vaissie(à l’image) avec Arnaud Vaissié dirigeant de International SOS et président de CCIFI (Chambres de Commerce et d’Industrie Françaises à l’International).

Entre 12h45 – 14h45, un temps d’échanges fut réservé pour apprécier l’environnement propice au développement des entreprises outre-Manche, où j’ai eu le plaisir de guider notre délégation, il y a exactement un an.

Parmi les Français de Londres, j’ai revu avec plaisir Arnaud Vaissié, tout comme David blanc, entrepreneur et président de l’UFE Corporate GB, Patricia Connell, fondatrice du magazine en ligne FranceInLondon.com, Fabrice Beillevaire, directeur de la fromagerie Beillevaire et l’un des créateurs du Centre des jeunes dirigeants de Londres, Fabien Bénédicte Suant, partner du cabinet juridique Chaplin, Bénédicte & Co.

JES_BlancArnaud Vaissié a jugé que le Royaume-Uni a vaincu le chômage en ayant mis l’entreprise au centre de son développement. En France, dit-il, il faut encore convaincre l’administration, les politiques et aussi le pays que la création de richesses et l’emploi se font autour de l’entreprise. Dans un monde extrêmement concurrentiel, l’environnement des entreprises doit être une aide et non pas un frein. Il préconise à nos entrepreneurs de se doter au plus vite d’une stratégie à l’international.

(à l’image à la tribune) David Blanc, expatrié depuis 22 ans en Angleterre, a évoqué cette génération Eurostar qui représente déjà 400.000 Français. Il nous a parlé de la feuille de paie simplifiée et de la flexibilité au travail, « tout l’inverse de ce que demande la rue en France ».

Remise de prix

JES_PrixLa journée s’est terminée par une remise des prix à 17 entreprises par Gérard Larcher, président du Sénat, en présence d’Olivier Peyrat, DG du groupe AFNOR.

J’ai eu le plaisir de remettre une distinction à l’une de ces sociétés. Toutes sont entrées dans une démarche de management d’excellence, selon le modèle EFQM – European Foundation for Quality Management- distribué en France par l’AFNOR.

Discours de clôture

JES_ClotureEn écho aux chefs d’entreprise impatients de voir le carcan normatif se desserrer et réclamant qu’on leur fasse confiance, Gérard Larcher a déclaré : « la confiance n’est pas un slogan ! Elle ne se décrète pas mais elle se construit. Et je suis convaincu qu’elle doit être la matrice de notre action publique en faveur des entreprises, car elle est la clé de la croissance. »

Merci à Gérard Larcher d’avoir fait du Sénat la Maison des entreprises. Lire son discours : http://goo.gl/hzlnXN

Les enjeux de la journée des Entreprises – Olivier Cadic (Vidéo – 3:07)

En circo : le point sur la légalisation du cannabis en Uruguay

A l’heure où l’ONU acte l’échec général de la guerre contre la drogue, la position de l’Uruguay prend un relief particulier. En décembre  2013, l’Uruguay a été le premier état au monde à légaliser la production, la distribution et la consommation du cannabis dans le but d’en contrôler le marché et de le soustraire au crime organisé.

Afin de faire le point sur les effets de cette législation, j’ai rencontré le 19 avril à Montevideo Mme Andrea Rizzo, agent de liaison entre le ministère des Relations extérieures et la Commission nationale des drogues et Dra Esc. Stella Maris Justo, secrétaire technique de l’équipe de direction de l’IRCCA, Institut de régulation et de contrôle du cannabis.

Ircca

(g. à d.) : Andrea Rizzo, agent de liaison entre le ministère des Relations extérieures et la Commission nationale des drogues ; Olivier Cadic ; Dra Esc. Stella Maris Justo, secrétaire technique de l’équipe de direction de l’IRCCA ; Martin Biurrun, conseiller consulaire – Montevideo, avril 2016

La loi qui autorise la consommation de cannabis répond à deux objectifs. Le premier se fonde sur la liberté individuelle : chacun doit pouvoir consommer du cannabis, au même titre que de l’alcool ou du tabac. Le second objectif vise à renforcer la politique de santé publique et les actions de prévention en alertant sur les conséquences néfastes du cannabis.

Le consommateur uruguayen dispose de trois possibilités pour se procurer du cannabis.

1- Cultiver ses propres plans de cannabis dans la limite de 6 pour une consommation personnelle. Il suffit de se déclarer auprès de l’IRCCA. A ce jour, 4000 personnes l’ont fait. 320 déclarants ont été contrôlés et chacun respectait la limite autorisée. Le fichier des consommateurs est conservé à l’IRCCA de manière confidentielle.

2- Adhérer à un club de consommateurs. Ces associations ne peuvent dépasser 45 membres. Elles ne peuvent cultiver plus de 99 plans de cannabis. La limite de consommation est de 40 grammes par mois par personne, soit 480 grammes par an. A ce jour, 17 clubs ont été enregistrés et 15 autres clubs ont posé une demande d’enregistrement.

3- Obtenir le produit en pharmacie. La mise en place du réseau de distribution n’a pas encore démarré. Tout repose sur le volontariat des officines.

Mes deux interlocutrices m’ont expliqué que cette loi avait plusieurs effets positifs.

Tout d’abord, la fin de la répression permet de tarir le marché noir et de porter atteinte à l’économie parallèle. Ensuite, la qualité des produits est tracée et garantie : les trafiquants vendent souvent des substances dégradées amplifiant leur nocivité. Enfin, les autorités peuvent s’adresser directement aux consommateurs pour leur délivrer un message de prévention sanitaire et combattre plus efficacement l’idée que le cannabis serait une drogue sans risque.

A ma question sur la provenance des semences, il m’a été répondu qu’elles étaient achetées via internet en provenance… d’Europe !

Le 2 avril 2015, au Sénat, dans le cadre d’une proposition de loi, je me suis prononcé en faveur de l’usage contrôlé du cannabis. S’il faut ne pas relâcher nos efforts en matière de prévention et d’information sur la toxicomanie, il est temps de faire un constat lucide en matière de répression.
Lire mon discours : http://bit.ly/1SuPtuL
Lire la news : « Sortir de l’hypocrisie en matière de lutte contre le cannabis » du 03 avril, 2015

HEBDOLETTRE n°54 – Mariages forcés (édito) – En circonscription au GUATEMALA / Guatemala City (25 au 27 fév. 2016) – Asie du Sud / François Richier, notre ambassadeur en lutte contre la pédophilie ­– Tribune : Refondre le droit du travail par la recherche du consensus – En bref, semaine du 21 au 25 mars 2016 – Médias – UDI Actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°54 – 18 avril 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°54

Tout ça pour ça…

Le mariage forcé est une ignominie qui défie notre époque.

Le poids des traditions broie chaque année 14 millions de destins, nous dit l’Unicef.

En France, patrie des droits de l’Homme, ce type de situation est juridiquement impossible, sauf que… de jeunes françaises d’origines très diverses sont menacées d’un voyage « au pays » en vue d’un mariage dont elles ne veulent pas.

Elles seraient plusieurs dizaines de milliers en France à être potentiellement en danger d’union forcée.

En application du droit européen et de nos engagements internationaux, la loi du 5 août 2013 a introduit en droit français une nouvelle infraction favorisant la lutte contre les mariages et unions forcés. Visuel HL51

La loi caractérise la contrainte, mais aussi les « manœuvres dolosives afin de déterminer la personne à quitter le territoire de la République », autrement dit ces promesses de jolies vacances sans billet retour.

Deux ans plus tard, la loi s’applique-t-elle ?

J’ai interrogé notre garde des Sceaux… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°54