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En circonscription au Maroc (2) – Meknès / 6, 7 mai 2016

Première visite auprès des Français de Meknès et découverte surprenante de la filière oléicole. La ville abrite un lieu tout particulier, le cimetière européen, qui a été sélectionné par un jury d’élus consulaires UDI pour bénéficier d’une dotation d’actions parlementaires 2016.

Entrepreneuriat

Pole1Agro-Pole Olivier

Visite de l’Agro-pôle Olivier, un pôle de compétence et d’innovation qui a pour but de diffuser des connaissances techniques et scientifiques au sein de la filière oléicole.

Implanté dans la région Meknès-Tafilalet, berceau de l’olivier au Maroc, cet organisme incarne un partenariat visionnaire entre les organismes de R&D et les professionnels de l’Agro-industrie.

Pour remplir sa mission, l’entité a développé des collaborations internationales.

Pole2Le plan de développement de la culture de l’olivier porte ses fruits. En 15 ans, le rendement d’un hectare est passé de 25 à 130 tonnes par an. Dans le même temps, le nombre d’hectares d’oliviers au Maroc est passé de 550.000 à un million. Le pays qui offrait une seule marque d’huile d’olive en revendique désormais une vingtaine, capables de s’imposer au niveau international pour leur qualité.

(A l’image) A l’origine de cette initiative, la rencontre de deux hommes exceptionnels : Mardochée Devico et Nouredine Ouazzani. Le premier est un industriel, le second un ingénieur agronome. J’ai apprécié que ces visionnaires aient pris le temps de me recevoir, en compagnie de Pascal Capdevielle.

OleiOléiculture

Visite de l’exploitation de notre compatriote Christophe Gribelin, viticulteur et oléiculteur.

Son huile d’olive « Volubilia » a été récompensée par de nombreux prix marocains et internationaux.

Avec Pascal, nous avons félicité ce brillant et sympathique entrepreneur.

Devoir de mémoire

Cimetiere1Cimetière européen

Ma visite au cimetière européen a marqué mon soutien à l’association USCEM, Union pour la sauvegarde du cimetière européen de Meknès, présidée par Guy Anthome (à gauche sur l’image).

Grâce à une dotation d’actions parlementaires (ou « réserve parlementaire »), l’association a pu entreprendre certaines opérations de réhabilitation du cimetière. Ainsi, le bureau d’accueil qui était très abimé à l’extérieur et délabré à l’intérieur a été totalement rénové.

Cimetiere2Plus de 10.000 personnes sont inhumées dans ce cimetière. Le registre va prochainement être numérisé afin de permettre la localisation des sépultures, sur place comme à distance.

Saluons le travail de Guy et de son association qui rendent un service inestimable à toutes les familles dont les proches reposent à Meknès.

Culture

IFMek1Institut français

Situé dans un parc de 4 hectares, l’Institut français de Meknès est une splendeur.

De nombreuses améliorations ont été entreprises au cours de ces dernières années, dont la construction d’un bâtiment pour le service Campus qui aide 3000 étudiants marocains ou étrangers désireux de poursuivre leurs études supérieures en France ou devant s’y rendre pour présenter un concours, un entretien, etc.

IFMek2Par ailleurs, Alain Millot, directeur de l’Institut m’a confié qu’il recevait chaque année 4500 inscrits pour suivre des cours de français et qu’il a enregistré 1700 certifications Delf.

A souligner aussi que l’Institut possède un superbe auditorium, équipé d’un système 3D qui lui permet d’accueillir le Ficam, Festival du film d’animation de Meknès.

 

En circonscription au Maroc (1) – Fès / 4, 5 mai 2016

Pascal_bisPendant cinq jours, Pascal Capdevielle, conseiller consulaire UDI à Fès, m’a accompagné de Fès à Casablanca, en passant par Meknès.

Il m’a permis de rencontrer nombre de compatriotes, mais également des Marocains francophiles et influents. Tous m’ont ouvert les portes de leur entreprise ou de leur domicile en me réservant un accueil chaleureux.

Chaque rencontre demeure en moi comme un précieux souvenir.

Merci Pascal pour ton temps et mes félicitations pour ton engagement exemplaire au service de nos compatriotes et de l’amitié franco-marocaine.

Communauté française

ReunionRéunion consulaire

Réunion consulaire à la Résidence du consul général Gilles Bourbao à Fès, en présence de Sophie Belna, consule adjointe, Alain Millot, directeur de l’Institut français (IF) de Meknès, Christophe Steyer, directeur de l’IF de Fès et des conseillers consulaires Pascal Capdevielle et Vincent Cazelle.

Premier point à l’ordre du jour, la situation épineuse de nos compatriotes qui voient leurs CDI interrompus unilatéralement du fait d’un non-renouvellement de leur carte de séjour.

En matière de visas, il faut souligner les résultats exemplaires obtenus par notre consul général. Ainsi, le consulat de Fès est passé de 40.000 visas en 2013 à 80.000 en 2016 ! Dans le même temps, le délai d’attente pour un rendez-vous a été réduit de 3 mois à… 48 heures.

Autre thème abordé : l’enseignement français. Il aurait fallu de nombreuses heures de réunion pour épuiser ce sujet, tant l’attente est forte.

On souligne un progrès notable, grâce à l’appui du consul : une école s’est ouverte à Oujda en partenariat avec le Cned, à l’initiative de Sandrine Tanchet, consule honoraire. L’établissement est déjà fréquenté par 360 élèves, dont le tiers suit les cours en français. Prochain objectif de l’école : obtenir l’homologation.

UFE1Rencontre UFE

Rencontre avec l’équipe de la section UFE de Fès-Meknès, dont Jean-Luc Ronceray, vice-président, en compagnie des conseillers consulaires Pascal Capdevielle et Vincent Cazelles.

Récemment créée, cette section a connu un tel essor que le président Gérard Pélisson s’est déplacé pour féliciter et encourager sa présidente, Myriam Benkerroun-Devidet.

UFE2C’est le travail qui paie.

Il ne se passe pas une semaine sans que des activités soient organisées. Ainsi, chaque mois, une rencontre littéraire est programmée, où se pressent francophones et francophiles pour découvrir des auteurs et des nouvelles parutions.

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CF2Soirée Communauté française

Très agréable soirée parmi une cinquantaine d’acteurs de la communauté française de Fès, réunis par Pascal Capdevielle, conseiller consulaire UDI, en présence du consul général Gilles Bourbao et de l’élu consulaire Vincent Cazelle.

Un an après ma première visite, nous avons évoqué la situation de l’école La Fontaine, les dossiers économiques et l’action des associations locales au service de nos compatriotes.

CF1bisJ’ai revu des élèves qui m’avaient interrogé l’an dernier tout heureux de me raconter les dernières nouvelles. Parmi eux, Hicham Saidi (à l’image en chemise blanche), sélectionné pour la finale mondiale des Ambassadeurs en herbe, la semaine suivante à Paris.

J’ai aussi eu le plaisir de retrouver plusieurs personnes qui avaient choisi de rejoindre l’UDI. Leur confiance me touche.

BienfaisanceSociété française de Bienfaisance

La Société française de Bienfaisance de Fès héberge 5 résidents. Ma visite fut l’occasion de revoir Micheline Vilchez, présidente d’honneur, dont le mari a présidé l’association pendant plus de 20 ans.

Pascal Capdevielle, conseiller consulaire, préside l’association depuis 8 ans.

L’institution secourt nos ressortissants de passage à Fès lorsqu’ils sont en difficulté. Elle vient aussi en aide aux prisonniers ou assure les frais d’obsèques des indigents.

Enseignement

LaFontaineEcole Jean de la Fontaine

Rencontre avec les représentants des parents d’élèves de l’école Jean de la Fontaine. Nous avons évoqué les difficultés auxquelles ils sont confrontés du fait de l’absence de lycée français à Fès, de la progression des frais de scolarité et de différents soucis qui peinent à se régler (lire aussi : « Maroc – Pascal Capdevielle réclame un lycée français à Fès ! » du 23 février 2015).

J’ai répondu que le système d’établissement en gestion directe (EGD) piloté depuis Paris ne me semblait plus adapté pour répondre aux attentes exprimées.

Je remercie Pascal Capdevielle d’avoir organisé cet échange auquel ont participé le dr Tahiri Laila (APE), Mme Slaoui Zineb (dir. école Jean Moulin UCPE), maître Salim Bensaid (pdt APE) et Mme Debbagh Iham (pdte UCPE).

Culture

Festival2Festival

Invité au lancement du 22ème Festival des musiques sacrées du monde, présidée par la princesse royale Lalla Salma, dans un lieu chargé d’histoire.

Festival1J’étais aux côtés de Jean-Vincent Placé, secrétaire d’État en charge de la Réforme de l’État et de la Simplification, qui représentait le gouvernement pour l’occasion.

Dans un décor féérique, les chants de tous horizons ont rappelé que la ville de Fès a longtemps été le carrefour des civilisations.

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Institut_FesInstitut français

Accueillis par Didier Denert, nous avons visité l’Institut français de Fès, dirigé par Christophe Steyer. Ce lieu propose un véritable flot d’activités pluridisciplinaires et il invite aussi à la créativité et la liberté de penser, à travers de nombreuses rencontres avec des artistes et des intellectuels.

Avec Pascal, nous avons été impressionnés par le nombre d’étudiants qui viennent apprendre le français : 8.900 ! Puisque l’Institut ne dispose pas de salle, il est contraint de donner ses cours au collège La Fontaine et forcément le soir.

Entrepreneuriat

Webhelp1Webhelp

Basée à Fès, Webhelp est une société française leader de la relation client. Elle a été fondée en 2000 par Frederic Jousset et Olivier Duha qui ont misé sur le phénomène d’externalisation des services.

Avec Pascal Capdevielle, nous avons été reçus sur le site par Nicolas Ducrock, directeur régional (à l’image).

Le directeur a indiqué qu’il gérait entre 35 et 45 recrutements par semaine ! Webhelp emploie aujourd’hui 10.000 personnes sur le Maroc, dont 2.500 sur Fès.

Nicolas Ducrock prévoit de recruter 1.500 collaborateurs supplémentaires dans les 6 prochains mois.

www.webhelp.com

Zinelec1Zinelec Group

Créé en 1984 par Mostafa et Fouad Zine Filali, Zinelec Group s’est imposé comme un des leaders marocains de l’ingénierie électrotechnique et hydraulique.

Le groupe a mis en place une organisation multi-métier pour répondre à une large étendue de projets dans les domaines de l’énergie, l’eau, l’éclairage et la fontainerie. Pour ce faire, le groupe travaille essentiellement avec des partenaires européens et distribue des produits français.

Zinelec2Les fondateurs m’ont vanté les mérites de l’association française ECTI qui permet à nos seniors de venir partager leur expertise.

Visite passionnante d’une PME de 250 personnes qui a su développer son propre savoir-faire, tout en mettant en valeur les technologies françaises.

www.zinelecgroup.com

Santé

CHU1C.H.U Hassan II

Le CHU de Fès dispose de 950 lits. C’est le seul hôpital pour une région peuplée de 4 millions d’habitants. Il emploie 2100 personnes auxquels, s’ajoutent 600 personnes par le biais de sous-traitants.

A la tête de ce remarquable établissement, on trouve le professeur Khalid Ait Taleb qui m’a ouvert ses portes et permis de visiter divers services, notamment la pédiatrie et la cardiologie sans omettre les blocs opératoires.

Afin de me permettre d’appréhender le degré de sophistication de son organisation, nous avons commencé par la pharmacie. Elle mutualise la fourniture de médicaments aux soignants en s’appuyant sur un système informatique élaboré et un système de distribution par pneumatique desservant tous les services de l’hôpital.

CHU2(à l’image) Khalid Ait Taleb est une personnalité hors du commun qui dispose d’une réelle vision pour concilier une médecine haut de gamme avec un budget modeste.

Autre personnalité d’exception rencontrée lors de la visite du service de réanimation, le professeur Kanjaa Nabil, chef du service d’anesthésie réanimation et directeur du SAMU régional de Fès. Il est à l’origine du SAMU à Fès.

UrgenceMaison des Urgences (CHU)

Afin d’optimiser le temps des soignants et de répondre par avance aux interrogations des personnes qui accompagnent les malades ou blessés reçus au CHU, le professeur Khalid Ait Taleb a mis en place la maison des urgences.

Administrée par une association caritative, elle reçoit les accompagnants pour leur permettre de déstresser, bénéficier de services administratifs et même de visualiser sur écran le parcours de soin du patient, étape par étape, et ainsi connaitre son heure de sortie !

CancerInstitut de recherche sur le Cancer

Visite de l’Institut de recherche sur le Cancer dirigé par le professeur Mohcine Zouak. Le bâtiment présente la particularité d’être construit en forme de circuit intégré.

Ce lieu a été imaginé pour permettre aux chercheurs de collaborer sans devoir être physiquement présents ! Nous sommes de plain-pied dans la recherche du XXIème siècle qui place le patient au coeur du dispositif.

MaisonMaison de vie

La Maison de Vie a été construite par la fondation Lalla Salma, du nom de Princesse royale qui préside l’établissement.

Située aux abords du CHU, la Maison accueille les personnes atteintes d’un cancer lorsqu’elles sont de modeste condition et qu’elles habitent loin. Celles-ci sont nourries et logées gratuitement, afin de leur permettre de suivre leurs traitements dans des conditions optimales.

Ce lieu de vie permet aux malades d’échanger entre-eux, de dialoguer avec des psychologues ou de recevoir leurs proches. Tout est mis en oeuvre pour les aider à surmonter les moments d’angoisse.

A travers une dédicace dans le livre d’or de la Maison, j’ai exprimé mon émotion et mon admiration devant une telle réalisation.

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°35 – Référendum – Consulat d’Edimbourg – Le Royaume-Uni à l’honneur au Sénat – Entrepreneurs français du RU au Sénat – Français du RU – Plan Ecole (Audit du plan Ecole du Royaume-Uni, plan Ecole Bristol, Coup de chapeau, Coup de pouce) – Enseignement français – Français de l’étranger – Mobilité/Emploi

Lire : l’INFOLETTRE n°35 – Juin 2016Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°35

Le 23 juin, le Royaume-Uni aura un rendez-vous historique avec l’Europe.

J’adresse mes félicitations à Patricia Connell, déléguée consulaire UDI, pour sa mobilisation en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne, ainsi qu’à tous nos compatriotes qui, d’une manière ou d’une autre, ont œuvré dans ce sens.

Quelques jours avant le référendum, cela fera tout juste 10 ans que j’ai l’honneur de vous représenter, puisque j’ai été élu pour la première fois conseiller AFE le 18 juin 2006.

Devenu sénateur des Français établis hors de France le 28 septembre 2014, j’ai déjà couvert 41 pays à travers 117 déplacements (dont 59 pour le seul Royaume-Uni) afin de rencontrer nos compatriotes. C’est seulement ensemble que nous pourrons relever chacun des 31 défis de mon programme de campagne.
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Vous pouvez suivre mes pas en circonscription, ainsi que mon travail au Sénat, en vous abonnant à mon hebdo lettre ou en me rejoignant sur les réseaux sociaux.

En qualité de conseiller au Royaume-Uni, un de mes premiers objectifs a été de favoriser l’enseignement français outre-Manche en rassemblant notre communauté. Cela s’est traduit par la création du plan Ecole… Lire la suite de l’édito et découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°35

HEBDOLETTRE n°59 – Népal / Renaud Meyssonnier gracié (édito) – Protection diplomatique – Projet de loi Travail – En circonscription au Chili (2) / Santiago (21 au 23 avril 2016) – En bref, semaine du 16 au 20 mai 2016 – UDI Actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°59 – 07 juin 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°59

Renaud Meyssonnier a été gracié samedi 28/5/16 par Madame Bidhya Devi Bhandari, présidente de la République du Népal. J’en suis heureux et soulagé.

Le jeune homme que j’avais rencontré dans sa prison de Katmandou, en janvier dernier, va retrouver son village de Monistrol-sur-Loire dans les prochains jours.

Abusé par un escroc qui lui avait changé 160 faux dollars contre des euros en Thaïlande, il avait été condamné à une année de prison ferme à son arrivée au Népal pour trafic de fausse monnaie. Renaud était plus victime que coupable.

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Cette grâce qui m’a été annoncée par son excellence Madame Ambika Devi Luintel, ambassadeur du Népal en France, n’aurait jamais été possible sans son aide et l’appui efficace des représentants de notre réseau diplomatique qui sont intervenus sur ce dossier.

L’implication de notre ambassadeur, Yves Carmona, et de son équipe à Katmandou fait honneur à notre diplomatie… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°59

David Lusseau, conseiller consulaire UDI d’Ecosse : « Oui aux économies, non à l’idéologie centralisatrice »

Dans le cadre de la rationalisation de notre réseau consulaire, les missions du consulat d’Edimbourg seront reconfigurées à compter du 1er juillet 2016. Dès lors, les Français d’Écosse devront s’adresser au consulat de Londres pour les dossiers d’état-civil, l’inscription au registre ou la liste électorale. Ils devront même se rendre sur place pour déposer une demande de passeport.

David Lusseau, conseiller consulaire d’Ecosse, m’a fait part de son sentiment, à travers le texte ci-dessous :

David1bisA quand la grande révolution numérique des services consulaires ?

Il y a plusieurs façons de faire des économies sur les services consulaires.

Le gouvernement a choisi la centralisation.

Nous avons deux leviers à notre disposition pour économiser sur nos dépenses administratives à l’étranger : nous pouvons diminuer nos effectifs en centralisant les démarches et nous pouvons moderniser les procédures administratives, particulièrement accroître leur flexibilité et, donc, d’introduire plus de ‘self-service’. Le gouvernement a choisi la centralisation sans toucher aux procédures.

Cette option permet de faire des économies sur les effectifs, mais le fait que cette centralisation ne soit pas accompagnée d’un regain de flexibilité pour livrer des services administratifs aux personnes situées loin de Londres est une faute.

Une faute qui, je tiens à préciser, n’est pas imputable à nos fonctionnaires chargés d’implémenter cette centralisation, car dans beaucoup de cas (Edimbourg par exemple – et je tiens à saluer les efforts de toute l’équipe consulaire) ceux-ci ont cherché à trouver des options pour adapter les services aux besoins de ressortissants français vivants loin de Londres.

Au 21ème siècle, je pense qu’une modernisation des procédures permettrait de maintenir les services de chancellerie avec un budget réduit. Oui, cela voudrait toujours dire des baisses d’effectifs, mais pas au prix de la disparition de services de proximité pour tous les Français de l’étranger.

Quelles pourraient être ces solutions ?

Tout d’abord, nos consuls honoraires pourraient être davantage mis à contribution. Ces derniers mois, on a souvent évoqué la solution « à l’allemande », pays dont les consuls honoraires saisissent les empreintes biométriques. Impossible nous répond-on pour des questions de sécurité.

Ensuite, en Europe en général, nous ne mutualisons pas notre infrastructure commune. Par exemple, au Royaume-Uni, un grand nombre de bureaux de la Royal Mail, ou encore les commissariats de police, ont des dispositifs de prise d’empreintes biométriques. Malheureusement, nous ne pouvons pas les utiliser car nos banques de données biométriques ne peuvent pas être interrogées à distance. Donc, des empreintes biométriques prisent avec, par exemple, un système britannique ne peuvent pas être traitées par nos services consulaires. De même, le système britannique ne peut pas interroger nos banques de données.

Compte tenu des mouvements des personnes en Europe à l’heure actuelle, comment peut-on se limiter aux banques de données distribuées localement dans tous les consulats français ? Bien sûr, une banque de données unique européenne serait la solution la plus facile et la plus logique, mais ceci est un autre débat.

Dans tous les domaines (économique, social, etc.) nous avons pu apporter une révolution numérique, d’une façon sécurisée, à nos interactions et nos transactions. Ainsi, il y a eu un bel effort avec le vote en ligne. A quand la grande révolution numérique des services consulaires ?

David Lusseau, conseiller consulaire d’Ecosse

Lire aussi sur ce blog :
1ère réunion au Sénat destinée à permettre aux consuls honoraires d’enregistrer les demandes de passeport.
Consulat d’Edimbourg : plébiscite pour une solution «à l’allemande».
Autorisons les consuls honoraires à traiter les demandes de passeport ou mon amendement anti-déplacement !

 

Vers un plan Ecole Bristol pour le sud-ouest de l’Angleterre

On parle du « plan Ecole Bristol » depuis quelques années déjà. Lors de la campagne des Elections consulaires 2014, ma liste proposait une action décentralisée pour la région de Bristol, inspirée du plan mis en œuvre avec succès à Londres.

Le 21 novembre dernier, je participais à l’inauguration des nouveaux locaux de L’Ecole Française de Bristol (EFB) dans le quartier de Southmead. Une belle occasion de revoir la formidable équipe de l’école, dont Nicolas Hatton, l’un des directeurs.

L’école étant désormais à l’aise dans ses locaux, « il faut continuer à faire avancer les choses et planifier le futur », m’a dit Nicolas.

Dans la foulée, il m’a adressé la note succincte, ci-dessous. Son approche m’apparait judicieuse. N’hésitez pas à nous faire part vos remarques et suggestions.

Comment initier le plan Ecole Bristol pour le sud-ouest de Angleterre:

Nicolas - CopiePour amorcer le plan Ecole Bristol, je propose de procéder en quatre temps :

1 – Lancer une consultation auprès des Français de Bristol et des environs (notamment Bath) pour connaitre leurs attentes en matière de services éducatifs, français ou bilingues. <la consultation est en préparation en collaboration avec Mme Josette Lebrat, consule honoraire à Bristol (Bath) et Mme Annie Lewis, fondatrice de l’EFB>

2 – Réunir la société civile pour discuter des enjeux soulevés par la consultation et jeter les bases d’un plan Ecole Bristol.

3 – Organiser le réseau des fournisseurs éducatifs, propre à répondre aux besoins exprimés : EFB, diverses écoles privées, Colston’s Girls (école secondaire internationale)…

4 – Rassembler une équipe pour mettre en œuvre le plan. Bristol n’est pas Londres, notre plan sera surtout un guide stratégique pour orienter l’action des acteurs locaux.

Nicolas Hatton

Patricia Connell : « Les Français du Royaume-Uni sont définitivement et massivement contre le Brexit »

Patricia3Installée au Royaume-Uni depuis trente ans, Patricia Connell est déléguée consulaire de Londres et directrice du magazine en ligne FranceInLondon.com, au service de notre communauté qui n’a cessé de croître ces dernières années.

Elle fait feu de tout bois dans les médias (voir ses interventions : BBC, Courrier international, Financial Times…) pour inciter les indécis à voter contre le Brexit, une hypothèse qui fait frémir les Français d’outre-Manche.

Au nombre de 400.000, leur influence n’est pas négligeable, d’autant que 3.000 sociétés françaises emploient près de 400.000 salariés en Grande-Bretagne.

François Gheysens : Quels sont vos liens avec le Royaume-Uni ?

Patricia Connell : Je suis mariée à un Britannique francophile depuis 35 ans. Nos trois enfants ont fait une partie de leur scolarité dans des écoles françaises à Londres et l’autre partie dans des écoles anglaises. Je tenais tout particulièrement à ce qu’ils parlent français même s’ils étaient nés en Angleterre. Pour ma part, j’ai fait mes études supérieures au Royaume-Uni, ainsi que toute ma carrière professionnelle, dans l’industrie et en agence.

Franchement, les Anglais se sont-ils jamais sentis « européens » ?

Les jeunes Britanniques se sentent européens ! Il est vrai que leurs parents et grands-parents n’ont pas forcément le même sentiment. Ils sont cependant beaucoup plus proches de l’Europe qu’on ne pourrait le penser : une grande partie d’entre eux possède une maison ou un appartement en France, en Italie, en Espagne ou ailleurs. Mais les Anglais aiment l’idée de vivre sur une île et donc d’être différents. C’est devenu une illusion : l’Eurostar et les vols bons marchés ont tout changé, surtout pour les Londoniens et les jeunes.

D’après votre ressenti, les Français de Grande-Bretagne sont-ils majoritairement pour ou contre le Brexit ?

Les Français du Royaume-Uni sont définitivement et massivement contre le Brexit. Certains sont optimistes quoi qu’il arrive, tandis que d’autres sont vraiment terrifiés à l’idée d’une sortie de l’Union. Seront-ils expulsés ? Perdront-ils leurs droits, malgré les accords en vigueur, au niveau des retraites, de la sécurité sociale ou de la reconnaissance des diplômes ? Certains Français ont tellement peur qu’ils ont demandé la nationalité Britannique !

Que risquent-ils de perdre, concrètement, en cas de Brexit ?

Si les Britanniques ont beaucoup à perdre, comme ne plus bénéficier des accords conclus par l’UE avec d’autres pays, les Français aussi. On peut citer trois risques potentiels : d’abord, l’interdiction de travailler au Royaume-Uni ; ensuite, la fin des droits à la retraite et à la sécurité sociale. Il y a, enfin, la remise en cause libre-échange qui serait catastrophique pour les entreprises françaises installées localement. Bref, en cas de Brexit, il faudrait tout renégocier et cela prendrait un temps fou !

Pourquoi vous engagez-vous personnellement en faveur du maintien dans l’UE ?

Je suis une européenne convaincue et je souhaite que l’Union Européenne soit la plus forte possible. Le malaise des Britanniques devrait être l’occasion de repenser le pacte européen en fonction des nouveaux enjeux. Mais sans le Royaume-Uni, l’Europe serait affaiblie, déstabilisée et sous la menace des partis extrémistes. Quelle angoisse !

Si les arguments de M. Cameron et des milieux d’affaires étaient recevables, cela voudrait dire qu’un vent de folie souffle sur le Royaume-Uni, au point d’égarer un électeur britannique sur deux ?

On dirait qu’un vent de folie souffle partout. L’Autriche a failli avoir un président d’extrême droite et la France pourrait bien sortir de l’UE si elle se range derrière Marine Le Pen. Poutine est aux portes de l’Europe et terrorise ses voisins, y compris des puissances comme la Suède et la Finlande. Le climat en Angleterre est la conséquence de nos politiques d’intervention hasardeuses en Irak, en Lybie ou en Afghanistan, puisque les politiciens anglais, tels que Johnson, Farage ou Gove, jouent sur la peur des migrants.

En guise de leçons à tirer, au-delà même du cas britannique, que faudrait-il réformer d’urgence dans le projet européen ?

L’Union a évidemment besoin de réformes, mais il est trop facile de prétendre que  tout se décide à Bruxelles et faire semblant de ne pas participer au processus de décision. Nous siégeons tous ! Nous sommes tous représentés, en fonction du nombre d’habitants. Et parfois, représentés par des eurosceptiques comme Farage ou Le Pen. C’est un comble !

Pour finir, quel est votre pronostic ?

J’espère que les Britanniques seront nombreux à vouloir rester dans l’Union, tout comme les Ecossais ont choisi de rester dans le Royaume. A moins d’un désastre ou d’un attentat, je pronostique un vote contre le Brexit.  Nous aurons cependant besoin de la mobilisation des jeunes votants qui sont majoritairement contre le Brexit.

Au Sénat – En Bref du 16 au 20 mai 2016

PJL Travail : réunion groupe UDI-UC (17 mai)

Groupe_LoiTravailRéunion des sénateurs du groupe UDI-UC sur le projet de loi dit El Khomri qui arrivera au Sénat dans les prochains jours.

Nous avons défini une stratégie d’intervention entre le stade de la commission, dont le rapporteur sera notre collègue Jean-Marc Gabouty, et celui de la séance.

J’interviendrai pour le groupe lors de la discussion générale.

PJL Travail : audition de Myriam El Khomri (17 mai)

CAS_ElKhomriLa ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, Myriam El Khomri, s’est prêtée aux questions des sénateurs pour expliciter son texte.

J’ai eu l’occasion de poser mes questions sur plusieurs thématiques. Dans cette affaire, le gouvernement aura le dernier mot, on le sait. Il semble déjà que l’intitulé du projet de loi « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs » soit totalement surfait…

Lire mon compte-rendu de cette audition et voir la vidéo de mon intervention.

PJL Travail : audition des syndicats (18 mai)

Audition_syndicatsJe reviendrai dans un billet dédié, la semaine prochaine, sur cette audition.

Puisqu’il était question de dialogue social, j’ai évoqué le cas des pays nordiques, où les partenaires sociaux se passent volontiers de l’Etat. J’ai aussi évoqué quelques spécificités françaises, notamment en matière de licenciement économique ou de pratiques syndicales. La réponse de la responsable de la CGT ne manque pas sel…

Voir la vidéo de mon intervention.

Déplacement en circonscription en Belgique (18, 19, 20 mai)

Bruxelles_PotagerLe mercredi 18, j’ai pris le Thalys pour Bruxelles où m’attendait Caroline Laporte conseillère consulaire UDI Belgique.

A l’image, nous inaugurons le potager thérapeutique pour personnes atteintes d’Alzheimer à la Maison Saint-Joseph de Mouscron

Vous aurez prochainement le compte-rendu de ce déplacement qui comprend notamment le Petit-déjeuner UDI-Eurocitoyen et la rencontre avec Didier Reynders, ministre fédéral des Affaires étrangères.

En circonscription au Chili (2) – Santiago / 21 au 23 avril 2016

Chi16bis(g. à d.) Jean-Marc Besnier, président de la CCI franco-chilienne et conseiller consulaire pour le Chili ; Marie-Christine Haritçalde, conseillère consulaire pour le Chili ; Olivier Cadic.

En quittant Santiago pour Paris, j’ai clos un déplacement qui m’a conduit à travers cinq pays, du 4 au 23 avril 2016 : Brésil (Sao Paulo et Rio), Paraguay (Asunción), Argentine (Buenos Aires), Uruguay (Montevideo) et enfin le Chili (Osorno et Santiago). Afin de traiter au mieux la dominante économique de mes rencontres, j’étais accompagné de Charles-Henry Chenut, vice-président des CCEF

L’excellent programme qui m’a été préparé au Chili fut un bel épilogue pour ce périple de trois semaines qui m’a permis de retrouver Marie-Christine Haritçalde, conseillère consulaire pour le Chili et figure de la vie associative française. Nous nous sommes côtoyés huit années à l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger. Marie-Christine est une grande artisane des relations franco-chiliennes et chacun de ses projets est empreint de son humanisme et de son dévouement.

Ce déplacement m’a permis de découvrir l’importance de l’implication du conseiller consulaire Jean-Marc Besnier au service non seulement de la chambre de commerce de Santiago qu’il préside pour soutenir nos entrepreneurs, mais également de nombreuses associations qu’il a contribué à dynamiser comme l’UFE au Chili.

Je remercie vivement Caroline Dumas, ambassadrice de France au Chili, Emmanuel Pineda, premier conseiller et Carl Poirier, consul général, pour la qualité de leur accueil et les conditions de travail idéales qu’ils m’ont offertes.

Politique

Chi9Rencontre avec le sénateur Guido Girardi

J’ai eu une conversation captivante sur la prospective avec Guido Girardi, sénateur de la région métropolitaine et président du groupe d’amitié France-Chili depuis son élection au Sénat chilien en 2006.

M. Girardi affectionne notre culture qu’il a goûtée au lycée français de Santiago, avant d’étudier la médecine. Scientifique et politique (PDD, Parti pour la Démocratie), il est persuadé que les progrès liés à l’ère numérique seront la clé de nombreuses problématiques. C’est pourquoi il est à l’origine du « Congrès du futur » qui se déroule chaque année à Santiago, autour de thèmes très projectifs.

Relations commerciales

Chi8Vive de la Chilicon Valley !

Entouré de la dynamique équipe de Startup Chile, un incubateur de start-up lancé en 2010 sous le gouvernement Pinera, par les ministères de l’Economie, des Affaires étrangères et de l’Intérieur.

Ce programme a été créé pour attirer les jeunes porteurs de projets liés au numérique, qu’ils soient chiliens ou étranger. Du reste, 10% de ces entrepreneurs venant de tous les horizons (70 pays) restent au Chili.

De la phase de prototypage à celle du capital-développement, Startup Chile offre des facilités administratives, des financements à taux attractifs et des conseils personnalisés (formation, mentoring…).

Le succès de Startup Chile en dix ans (1200 jeunes pousses, 3000 entrepreneurs…) a inspiré de nombreux pays, y compris la France. Près de 50 pays ont adopté un système comparable !  www.startupchile.org

Chi15Réunion avec les CCEF

Accueilli à la Résidence par Emmanuel Pineda, premier conseiller de l’ambassade, j’ai eu l’occasion d’échanger avec la section chilienne des conseillers du commerce extérieur de la France, présidée par Louis des Cars.

La section chilienne des CCEF (13 membres actifs et 7 honoraires) m’a permis de faire un tour d’horizon des opportunités offertes par le pays. Nos entreprises peuvent assurément se distinguer dans les secteurs de l’énergie, de l’agro-alimentaire, de la chimie-pharmacie, de la défense, de la gestion des déchets et de la construction.

Chi16terCCI franco-chilienne

Visite de la chambre de commerce et d’industrie franco-chilienne, présidée par Jean-Marc Besnier qui est également conseiller consulaire pour le Chili.

Si elle est la plus ancienne chambre bilatérale au Chili (1884), elle représente la troisième chambre bilatérale en taille, derrière l’Allemagne et l’Espagne, et devant la Grande-Bretagne.

Jean Ramos, ancien directeur de la Chambre, a remarquablement animé notre réunion autour d’une dizaine de collaborateurs. Tous s’efforcent de faciliter le développement des 272 membres, au trois-quarts des PME.

En guise de promotion nationale, au début de chaque mois de novembre, la « Semaine de France » est devenue incontournable avec son village de France et ses animations qui accueillent 3000 personnes, avant un grand diner de gala avec spectacle. On dit que c’est l’événement de networking le plus couru de Santiago.

Afin d’augmenter la visibilité de leurs membres, les acteurs de la CCI franco-chilienne organisent des opérations en partenariat avec d’autres chambres de commerce francophones. www.camarafrancochilena.cl

Marie-Christine Haritçalde a mis en valeur le service Ressources humaines de la Chambre qui accompagne les entreprises afin de faciliter le recrutement de leurs collaborateurs.

Ce service Emploi parvient à placer chaque année une bonne centaine de personnes, dont une trentaine de stagiaires !

Chi12Réception de la communauté d’affaires

(à l’image) Emmanuel Pineda, premier conseiller à l’ambassade de France au Chili, a organisé une réception de la communauté d’affaires et des responsables d’association.

Les discussions ont été passionnantes à la Résidence de France. Les principaux domaines d’activité des entrepreneurs indépendants sont les métiers de bouche, l’horticulture et le domaine vinicole.

Pour leur part, les grands groupes génèrent beaucoup expatriés et jouent de leur expertise dans les secteurs stratégiques pour le Chili, tel que l’eau ou l’énergie. Les Aéroports de Paris ayant remporté l’appel d’offres pour l’aéroport de Santiago, on attend une centaine de nouvelles familles françaises.

Communauté française

CP_OCRéunion au consulat

Le consul Carl Poirier (à l’image) m’a présenté les services du consulat, avant de conduire une réunion avec ses différents agents.

La communauté française au Chili a presque doublé en 10 ans, atteignant près de 11.000 inscrits. 2/3 d’entre eux sont binationaux. Autre chiffre significatif : 65.000 touristes français visitent le Chili chaque année.

Nous avons pu faire un tour d’horizon de tous les points à améliorer pour offrir un service administratif de qualité à nos compatriotes. Il y a unanimité pour considérer que les certificats de vie sont chronophages, que la Valise Itinera mérite toutes les critiques ou que le dispositif de recueil des passeports à Santiago est complètement obsolète.

Chi10Un système de prise de rendez-vous en ligne a été mis en œuvre en septembre 2012. Cet effort s’est poursuivi par un rafraichissement complet des locaux et le recrutement d’un agent d’accueil bilingue aux fonctions élargies. En effet, seul un quart de nos compatriotes au Chili parle français…

Je remercie Carl Poirier, parfait dans son rôle d’animateur d’équipe, qui m’a permis un dialogue direct et franc avec les agents du consulat.

Chi17Visite de la Maison de France (UFC)

(g. à d.) Marie-Christine Haritçalde, Olivier Cadic, Liliane Blin, présidente de Aide française, Dimitri Weiler, président de l’UFC (UFE).

L’UFC est une association liée à l’UFE (Union des Français de l’étranger) qui possède les locaux de la « Maison de France », achetée à l’origine par Henriette Haritcalde, la mère de Marie-Christine.

Ce lieu est le point de rendez-vous de nombreuses associations.

Nous avons été reçus par Dimitri Weiler, président de l’UFC qui nous a présenté les moyens mis à disposition pour organiser des événements nombreux et variés (conférences, opérations festives, après-midi pour les enfants, 14 juillet…). L’UFC apporte par ailleurs son appui aux institutions françaises locales de bienfaisance.

Chi18bisRencontre avec les associations françaises

(g. à d.) Daniel Colas (ADFE), Karine Riffaud (Dames françaises de la Bienfaisance), Liliane Blin (Aide Française), Olivier Cadic, Aurélie Da Silva (Santiago Accueil), Marie-Christine Haritçalde (UFE) et Dimitri Weiler (UFC).

A l’ambassade de France, les associations françaises ont été invitées à une table ronde, autour du consul Carl Poirier et des conseillers consulaires au Chili, Marie-Christine Haritçalde et Daniel Colas.

Comme on l’observe dans beaucoup de pays, ces associations apportent une aide à nos compatriotes dans le besoin, mais il règne au Chili une excellente entente entre tous ces acteurs de la solidarité. Le bal du 14 juillet en est une brillante illustration. Il est organisé par toutes les associations au bénéfice des pompiers bénévoles de Santiago. Plus de 1200 personnes s’y rendent.

Soulignons le travail des Dames françaises de la Bienfaisance qui appuient de nombreuses œuvres caritatives depuis 80 ans, et celui de l’Aide Française, créée en 1952, qui gère un foyer français pour personnes âgées. Son patrimoine immobilier et mobilier lui permet d’offrir des taris bas et de prendre en charge des pensionnaires confrontés à de sérieuses difficultés financières.

Enseignement

Chi13Lycée Antoine de Saint-Exupéry – Site de Vitacura

(g. à d.) Jean-Claude Reith, conseiller de coopération et d’action culturelle ; Charles-Henry Chenut, VP des CCE ; Régis Haudecoeur, proviseur ; Olivier Cadic ; Marie-Christine Haritçalde, conseillère consulaire pour le Chili

Classé 17ème établissement du Chili pour ses résultats au PSU (diplôme chilien équivalent au bac pour entrer à l’université), le lycée Antoine de Saint-Exupéry affiche 100% de résultat au Bac pour les 120 élèves qui l’ont passé. A noter que 80% d’entre eux ont reçu une mention ! Presque un sur deux poursuivra ses études en France.

Sur le site n°1 de Vitacura, inauguré en 1959, 2343 élèves se répartissent en 95 classes, allant de la maternelle à la terminale.

Chi13bisDepuis 1973, c’est la « Corporacion Educacional Alianza Francesa de Santiago », une association à but non lucratif, qui assure la gestion financière du lycée, tandis que l’AEFE en assume la responsabilité pédagogique. L’association est présidée par Paul Miquel Aguayo.

J’ai eu l’opportunité d’avoir deux réunions de travail : la première avec les parents d’élèves et la seconde avec les représentants des enseignants. Les parents déplorent que les frais de scolarité aient doublé en 10 ans et les enseignants manifestent leur inquiétude face à l’absence de création de postes de résidents. On a en effet besoin de professeurs de l’Education nationale pour accompagner le développement constant des effectifs.

Chi14Lycée Antoine de Saint-Exupéry – Site de Chamisero

Pour faire face à l’augmentation régulière du nombre d’élèves et à l’allongement des listes d’attente, l’ambassadeur de France au Chili a demandé l’ouverture d’un second site.

Le comité de gestion du lycée a procédé à l’acquisition d’un terrain de 6,3 hectares sur le site de Chamisero en 2010. L’école maternelle a ouvert ses portes en mars 2013, puis ce fut le tour de l’école élémentaire en mars 2015. L’ouverture du bâtiment pour le secondaire est programmée pour mars 2019.

Site2685 élèves occupent actuellement ce nouvel établissement qui a permis au lycée de passer de 2056 élèves en 2008 à 3028 en 2016, m’a indiqué Marie-Christine Haritçalde. Une progression de 50% en l’espace de 8 ans!

Félicitations à tous les acteurs qui ont imaginé et concrétisé cette belle croissance.

Enfin, on remarque qu’au Chili, les représentants des parents d’élèves des 6 lycées (6000 élèves au total) travaillent de manière collaborative à travers des réunions régulières.

Culture

Chi11Institut français de Santiago

En compagnie de Jean-Claude Reith, conseiller de coopération et d’action culturelle, et de Charles-Henry Chenut, VP des CCE, j’ai visité l’Institut français.

La particularité de cet institut est d’assurer, à la fois, la mission traditionnelle de diffusion de la culture française et la fonction d’enseignement de notre langue aux adultes, rôle habituellement dévolu aux Alliances françaises.

L’Institut affiche 1800 inscrits aux cours de langue et enregistre 950 examens du DELF/DALF, dont la moitié sur Santiago.

A noter que l’Institut a développé un cours dédié aux professeurs de français langue étrangère.

Chi11bisParmi les priorités de la coopération française figure le renforcement de l’interaction entre nos universités, nos centres de recherche et nos entreprises.

Le Chili abrite déjà 12 structures de recherche du CNRS et de l’IRD. D’autre part, 3 centres d’excellence cofinancés par l’Agence d’appui au développement (CORFO) sont franco-chiliens et pilotés par l’INRIA (pour les NTIC), la DCNS (énergies marines renouvelables) et Laborelec (filiale d’Engie ; efficacité énergétique).

VIDEO – Projet de loi Travail : Échanges avec la ministre Myriam El Khomri

La commission des Affaires sociales a auditionné, le 17 mai dernier, Myriam El Khomri pour obtenir des éclaircissements sur un texte déjà passablement édulcoré.

Video_CAS_ElKhomri_17052016Vidéo – à 12:10 : Audition CAS du 17 mai 2016 – PJL visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les  entreprises et les actifs.

La ministre du Travail veut toujours croire au bien-fondé d’un pavé de 3600 pages pour régir les relations de travail, parce qu’elle « ne pense pas que le code du travail soit un frein à l’emploi », même si elle reconnait paradoxalement qu’il est « devenu illisible » à force de dérogations.

A l’épreuve du feu, il faut reconnaitre que Mme El Khomri se montre vaillante et convaincue, notamment sur le thème du dialogue social. Mais ses formules emphatiques du genre le compte personnel d’activité (CPA) est « la protection sociale du XXIème siècle » dissimulent mal qu’elle rajoute bien souvent de la complexité réglementaire et de la tension sociale, quand chacun attend l’inverse.

J’ai ainsi demandé à la ministre comment elle comptait faire fonctionner le CPA, sans que cela devienne une usine à gaz, tout en rappelant qu’aucun pays de l’OCDE ne connaissait un tel dispositif. Mme El Khomri m’a répondu avec aplomb que « oui, la France est la première à créer le CPA. Il ne faut pas en avoir honte : de nombreux partenaires européens sont jaloux, à l’instar d’Andrea Nahles, mon homologue allemande ».

Mon intervention en commission (thèmes : hiérarchie des normes, syndicalisation, CPA, licenciements économiques) :

« Il y a un an, je proposais, par un amendement à la loi Macron, de modifier l’article L.1 du code du travail pour inverser la hiérarchie des normes. Mme Bricq m’avait accusé de vouloir brûler le code du travail ! Je suis heureux que le rapport de M. Combrexelle ait fait admettre la nécessité de cette inversion. Dans tous les pays qui ont une forte compétitivité, le code du travail est réduit. En adoptant mon amendement l’an dernier, nous aurions gagné du temps…

Lire la suite de mon intervention ou voir la vidéo (à 12:12)

Communiqué : Renaud Meyssonnier est libre !

Renaud Meyssonnier est libre !

RMJe me réjouis d’apprendre la libération anticipée de notre compatriote, Renaud Meyssonnier, emprisonné au Népal.

J’exprime toute ma reconnaissance à Bidhya Devi Bhandari, présidente de la République du Népal, pour lui avoir accordé sa grâce à l’occasion de la Journée de la République du pays.

Renaud peut enfin rentrer chez lui parce qu’il aura profité d’une chaine de solidarité épatante, initiée ses parents Nadine et René, formidables de courage et volonté.

Je remercie vivement son excellence Ambika Devi Luintel, ambassadrice du Népal en France, qui nous a accordé son écoute et son soutien permanents ces derniers mois, tout comme Ram Babu Dhakal, son chef de mission à l’ambassade.

Au Népal, où je me suis rendu en janvier dernier pour visiter Renaud en prison, j’ai apprécié l’exceptionnelle implication de Martine Bassereau, ex-ambassadrice de France au Népal, qui a rendu possible toutes mes démarches auprès de divers responsables locaux.

Je salue l’action exemplaire et déterminante de son successeur Yves Carmona et de nos services diplomatiques.

Je partage aujourd’hui mon soulagement avec mon collègue Olivier Cigolotti qui m’a alerté sur ce dossier, puisqu’il est sénateur de Haute-Loire, où est situé Monistrol-sur-Loire, le village des parents de Renaud.

Je veux enfin saluer l’action résolue et responsable du comité de soutien de Renaud et de tous ceux qui se sont, à titre divers, investis sur ce dossier.

Lire mon dernier communiqué de presse : Le sénateur Cadic regrette que la justice népalaise n’ait pas vu en Renaud un «voyageur négligeant» plutôt qu’un «trafiquant de fausse monnaie» du 21 mars 2016.

HEBDOLETTRE n°58 – Démocratie française (édito) – Projet de loi Biodiversité (les néonicotinoïdes) – Légalisation du cannabis en Uruguay – En circonscription en Uruguay / Montevideo (16 au 19 avril 2016) – En circonscription au Chili (1) / Osorno (19 au 20 avril 2016) – En bref, semaine du 09 au 13 mai 2016 – UDI Actualités

Lire : l’HEBDOLETTRE n°58 – 25 mai 2016Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°58

Le 12 mai, le Sénat a adopté le projet de loi Biodiversité en 2ème lecture.

Ce projet a concentré l’attention sur les produits phytosanitaires de la famille des néonicotinoïdes, insecticides fortement suspectés de provoquer la disparition des colonies d’abeilles.

Lors des débats, les abolitionnistes se sont heurtés aux sénateurs qui refusaient une interdiction indifférenciée de ces substances, soutenant que ce serait contraire au droit communautaire.

En réaffirmant mon opposition à l’utilisation des néonicotinoïdes, je me suis déclaré favorable à une méthode de remplacement échelonné de ces produits, sous le contrôle de l’ANSES.

Visuel HL55

Sur ce sujet, le Sénat a finalement adopté un texte de compromis visant à terme l’interdiction généralisée des néonicotinoïdes sans fixer toutefois de date butoir.

Ainsi fonctionne la démocratie. La finalité est de trouver une synthèse qui convienne a minima à 50% des décideurs, plus un.

Au départ, il n’y avait pas de majorité au Sénat pour la suppression des néonicotinoïdes. Après échanges d’informations et d’arguments, une majorité a progressivement émergé pour l’envisager… Lire la suite de l’édito et découvrir l’HebdoLettre n°58

En circonscription au Chili (1) – Osorno / 19 et 20 avril 2016

Os1(g. à d.) Carl Poirier, consul général ; Marie-Christine Haritçalde, conseillère consulaire pour le Chili ; Olivier Cadic

Dernier pays au programme de mon périple sud-américain, le Chili. Après avoir survolé la majestueuse cordillère des Andes, j’ai atterri à Santiago, où j’ai retrouvé Marie-Christine aux côtés de laquelle j’ai siégé à l’AFE de 2006 à 2014.

Le consul général Carl Poirier nous a accompagné pour une première étape à Osorno, située à 1000 kilomètres au sud de Santiago et à 12 384 kilomètres de Paris.

Os11bis(g. à d.) Didier Colletin, proviseur du lycée Claude Gay d’Osorno ; Olivier Cadic ; Juan Iroumé Arrau, président du lycée Claude Gay

J’adresse ma sincère gratitude à Juan Iroumé Arrau, président du lycée Claude Gay, pour la qualité de l’organisation et de son accueil ainsi qu’à toutes les personnes qui nous ont reçu avec une chaleur réconfortante. Voir l’album photo Osorno

Enseignement

Os2Lycée Claude Gay d’Osorno

(à l’image) Inauguration du préau de la maternelle aux côtés de Marie-Christine Haritçalde et Carl Poirier, entourés des élèves du lycée Claude Gay. Cet élément vient compléter des infrastructures déjà exceptionnelles.

Le proviseur Didier Colletin nous a présenté l’établissement scolaire le plus austral du réseau de l’AEFE ! 731 élèves s’y pressent, dont 51 Français. Classé parmi les 50 premiers établissements du Chili, les administrateurs veillent à ce que les enfants vivent pleinement ce partenariat franco-chilien exemplaire.

Os4Claude Gay, du nom du botaniste français venu au Chili, est un lycée homologué seulement pour le primaire (maternelle et Elémentaire), au grand regret des parents d’élèves qui voudraient la continuité du système jusqu’en terminale.

Pour y parvenir, il faudrait que notre pays puisse faire venir des titulaires de second degré. Je soutiens leur objectif de décrocher l’homologation pour le secondaire (collège, lycée).

Os3L’équipe de direction m’a organisé plusieurs rencontres avec différentes classes. J’ai ainsi pu avoir des échanges spontanés avec des élèves, dont les questions et les remarques peuvent être aussi pertinentes qu’inattendues.

Au cours de leur scolarité, tous ces élèves font deux voyages en France. Le premier a lieu dès la classe de CM2.

Culture

Os5L’Alliance française d’Osorno (AFO)

(g. à d.) Didier Colletin, proviseur du lycée Claude Gay ; M. Patri, enseignant à l’Alliance ; Marie-Christine Haritçalde, conseillère consulaire ; Olivier Cadic ; Natalie Araya, directrice de l’alliance ; Carl Poirier, consul.

L’Alliance française d’Osorno travaille en étroite collaboration avec le lycée Claude Gay sur des projets culturels et éducatifs.

L’institution est dirigée par Natalia Araya, recrutée en juin 2014, elle-même ancienne élève du lycée Gay et journaliste de formation. Passionnée par le management culturel, Natalia a lancé des cycles de cinéma tous les mardis qui comptent parmi les activités les plus prisées.

Os6Quant aux cours de français, la directrice travaille avec 4 professeurs de FLE. Le profil de l’étudiant est un jeune professionnel de 30 ans environ qui souhaite améliorer ses compétences professionnelles et personnelles.

L’AFO est aussi un centre d’examen pour passer le DELF.

Entrepreneuriat français

Os7Pompe France Rio Bueno

A Rio Bueno, située à 30 kilomètres d’Osorno, la Pompe France Rio Bueno m’a réservé un accueil chaleureux au son des hymnes chiliens et français. Les pompiers du Chili sont des bénévoles qui assurent une mission de service public, ô combien essentielle pour la sécurité de leurs concitoyens.

Des liens solides ont été tissés avec les pompiers de Paris qui participent à l’équipement de leurs homologues chiliens. Ces derniers arborent le même casque F1, conçu par les pompiers parisiens, une innovation qui a connu un succès mondial.

Ils ont accompagné notre délégation pour rejoindre par bateau la propriété des frères Portes. J’adresse au capitaine du navire et à son équipage mon meilleur souvenir pour cette croisière trop brève qui m’a révélé des paysages magnifiques.

Os8Coteaux de Trumao

(g. à d.) Marie-Christine Haritçalde, Olivier Cadic, Christian Porte et Olivier Porte.

Partout où je me déplace, j’exprime le souhait de rencontrer des compatriotes entrepreneurs.

En débarquant, Christian Porte m’a lancé : « C’est bien la première fois qu’un parlementaire accoste sur ce ponton ! »

Installé depuis la fin des années 70 au Chili, Christian a d’abord connu une vraie vie cowboy au milieu des troupeaux de bovins, dans ce pays amateur de viande. Il a ensuite travaillé dans les mines du nord, avant de créer une scierie à Osorno dans laquelle il se rend encore chaque jour.

Os9En l’an 2000 avec son frère Olivier, ils décident d’acheter un terrain situé à une trentaine de kilomètres d’Osorno pour y planter des vignes de Pinot noir.

La rencontre en 2007 avec un œnologue, venu de France, leur permet d’avoir un vin de qualité. Nous en avons pris la mesure lors de l’atelier œnologie, juste après la présentation de l’exploitation vinicole.

Aujourd’hui, les deux frères sont heureux de la façon dont leur production s’écoule sur le marché chilien et qui s’exporte même en France. Je les en félicite vivement. www.coteauxdetrumao.cl

Communauté française

Os10Cocktail au lycée

Ce fut le clou de cette journée à Osorno : un cocktail dinatoire au lycée français d’Osorno, offert par le conseil d’administration du lycée.

L’occasion était belle de croiser mes compatriotes qui ont choisi de vivre dans cette superbe contrée du bout du monde. Ceux-ci sont plutôt jeunes, établis en famille et double-nationaux pour la plupart.

Si éloignés de l’Hexagone par la distance, mais si proches par le cœur. Tous portent nos valeurs républicaines, sans transiger. Voir l’album photo Osorno

Au Sénat – En Bref du 09 au 13 mai 2016

Sénat : commémorations de l’abolition de l’esclavage (10 mai)

AbolitionDans le cadre de la Journée nationale des mémoires de la traite de l’esclavage et de leurs abolitions, le groupe UDI était bien représenté lors d’une émouvante cérémonie qui s’est déroulée dans les jardins du Luxembourg : (g. à d.) Loïc Hervé (sénateur de Haute-Savoie) ; James Chéron, pdt UDI de la Com. des affaires européennes de la région IDF ; Olivier Cadic ; Jean-Léonce Dupont (sénateur du Calvados) ; Gérard Roche (sénateur de Haute-Loire) ; Catherine Morin-Dessailly (sénatrice de Seine-Maritime).

Aux côtés du président de la République et du président du Sénat, Gérard Larcher, le révérend américain Jesse Jackson, héros de la lutte pour les droits civiques aux États-Unis, est venu prôner le « vivre ensemble ».

Rencontres du Medef : esprit d’entreprise (10 mai)

LeonidasLéonidas Kalogeropoulos a été chargé par le Medef d’une mission sur la diffusion des valeurs de l’entrepreneuriat dans la société française. Ce fut un plaisir de l’entendre s’exprimer sur l’esprit d’entreprise, à la fois valeur d’émancipation et d’adaptation.

Nous avons ensuite échangé sur le revenu universel sans condition. Il partage toutes mes réserves sur cette allocation, allant jusqu’à parler « d’autisme généralisé érigé en modèle social » dans un article du Figaro du 6 mai.

Mobilité internationale des Jeunes (10 mai)

Jeunes(g. à d.) Guillaume Dufresne, directeur général du groupe Centre d’échanges internationaux (CEI) ; Olivier Cadic ; James Chéron, président UDI de la commission des affaires européennes de la région Ile-de-France ; Catherine Dumas, conseillère de Paris, conseillère régionale d’Île-de-France et ancienne sénatrice de Paris.

Notre réunion avait pour objet de faciliter la mobilité européenne des jeunes franciliens.

CAS : audition de Michel Godet (10 mai)

M_Godet2Dans le cadre du projet de loi Travail, la commission des Affaires sociales a auditionné Michel Godet, économiste, membre de l’Académie des technologies, VP de la fondation MMA des Entrepreneurs du futur.

L’économiste est un libre penseur. Son analyse de la situation est sans concession et ses solutions ont l’avantage de la franchise au risque de paraitre iconoclastes.

Club des Ambassadeurs (11 mai)

ClubLors d’un petit-déjeuner débat, organisé par le Club des Ambassadeurs, Gérard Araud, ambassadeur de France aux États-Unis, nous a dressé un panorama des grands sujets d’actualité.

Il nous a également dépeint l’état de l’opinion publique américaine, à quelques mois de l’élection présidentielle. Son regard de Français sur place est particulièrement intéressant.

C.E Chômage : premières auditions (11 mai)

CE_chomage2La nouvelle commission d’enquête sur les chiffres du chômage en France et dans les pays de l’Union européenne, dont j’ai l’honneur d’être le vice-président, a débuté ses premières auditions.

La commission a successivement entendu Christine Erhel (à gauche sur l’image), maître de conférences en économie à Paris I et Dominique Bureau, président de l’Autorité de la statistique publique (ASP).

Notre mission consiste à fournir des données claires et objectives, notamment pour mesurer l’impact des réformes en matière de chômage.

UDI : le président Lagarde rencontre Sir Julian King (11 mai)

J_King_JC_Lagarde2J’ai eu le plaisir de participer à la rencontre entre Jean-Christophe Lagarde et le nouvel ambassadeur du Royaume-Uni en France, Sir Julian King.

Les échanges ont porté sur l’actualité et les conséquences du référendum sur le projet européen, Brexit ou pas.

Le président de l’UDI a aussi évoqué l’attractivité britannique sur les entrepreneurs français, qu’il avait rencontrés à Londres il y a un an exactement (lire : Jean-Christophe Lagarde à la rencontre les Français de Londres).

Réception de la Fiafe (11 mai)

FiafeA l’issue de son AG, la Fiafe (Fédération internationale des Accueils français et francophones à l’étranger) a organisé un cocktail dans les locaux de son partenaire la Banque Transatlantique, experte dans l’accompagnement des français expatriés.

Les équipes de FemmExpat et d’Expat Communication ont été invitées à cette réception où j’ai été ravi de revoir Anne Trousseau, la présidente, et ces nombreuses bénévoles qui ont fait le déplacement, portant chacune un bout du monde. Rappelons qu’il existe plus de 200 Accueils Fiafe répartis sur les 5 continents.

DSAE : simplification du droit (12 mai)

SimplifMatinée d’études sur la simplification du droit au Sénat réunissant la Délégation aux entreprises (DSAE), la Division de la législation comparée, le Conseil d’État et la Société de législation comparée.

La question de la simplification pourrait se résumer dans cette question : quel est le processus d’amélioration continue de la loi ? Avant de parler objectif, il nous faudrait un processus.

Vers quelle direction aller ? Nous n’avons pas d’instrument de mesure du nombre de normes, à la différence de nos voisins allemands ou britanniques. Du reste, ceux-ci votent une dizaine de lois par an, tandis la France en promulgue une cinquantaine…

Quand les défenseurs des abeilles se piquent à la complexité des débats parlementaires…

Face à la désinformation ambiante, il me faut rétablir la vérité sur la signification du vote des sénateurs concernant l’interdiction des néonicotinoïdes, insecticides dits «tueurs d’abeilles».

Abeille3Le trombinoscope publié par l’association Agir pour l’environnement me met en cause, mais celui-ci est réducteur et erroné.

Il amène d’ailleurs cette association écologiste à jeter l’opprobre sur des parlementaires qui, comme moi, souhaitaient l’interdiction des insecticides néonicotinoïdes tout en incitant, comble de l’absurdité, ses militants à féliciter sincèrement des sénateurs qui ont pourtant voté pour leur maintien…

Certes, les débats parlementaires sont parfois complexes mais ils sont à la portée de tous si l’on veut bien faire preuve d’un peu de pédagogie et suivre attentivement la chronologie des faits.

Acte 1 : Dans le cadre de la discussion sur le projet de loi dit « Biodiversité », l’Assemblée vote le principe général d’interdiction des produits néonicotinoides, à compter du 1er septembre 2018.

Acte 2 : Dans le cadre de l’examen en 2ème lecture de ce projet de loi Biodiversité, la Commission du développement durable du Sénat rétablit la rédaction qui avait été adoptée au Sénat en 1ère lecture. Cette rédaction convient au ministère de l’agriculture, mais pas au ministère de l’environnement.

Personnellement, j’avais déjà voté en première lecture pour l’interdiction et j’ai apporté mon soutien à la résolution de mon collègue Joël Labbé, sénateur EELV, le 4 février 2015 : https://www.senat.fr/dossier-legislatif/ppr13-643.html

Acte 3 : En Séance, un certain nombre d’amendements proposent de nouvelles rédactions qui vont plus loin, dans le sens d’une interdiction souhaitée par le ministère de l’environnement.

Je suis d’ailleurs cosignataire de l’amendement Jouanno (N°170) qui rétablit l’interdiction à compter de septembre 2018.

Acte 4 : Lors de la discussion, Chantal Jouanno retire notre amendement au profit de celui de notre collègue Nicole Bonnefoy (N°222) qui bénéficie du soutien du gouvernement. Afin d’assurer l’adoption de cet amendement un sous-amendement est déposé par la sénatrice Sophie Primas (N°221). Le principe de l’interdiction est maintenu mais il laisse possible une négociation sur les modalités et le calendrier d’application. Le vote de la majorité sénatoriale et l’abstention des élus socialistes permet l’adoption d’un texte plus équilibré, encore négociable en Commission mixte paritaire.

J’ai donc voté :

POUR le sous-amendement de ma collègue Sophie Primas, sénatrice LR. https://www.senat.fr/scrutin-public/2015/scr2015-221.html

POUR l’amendement de Nicole Bonnefoy, sénatrice PS, repris par le Gouvernement. https://www.senat.fr/scrutin-public/2015/scr2015-222.html

J’ai enfin voté POUR le texte global sur la biodiversité. https://www.senat.fr/scrutin-public/2015/scr2015-223.html

Je pense qu’il était utile de rétablir ces faits et leur chronologie.

Cela me permet donc, sans difficulté, de réaffirmer mon opposition à l’utilisation des néonicotinoïdes dans notre agriculture.

Je reste également favorable à la définition d’une méthode de remplacement échelonné de ces produits sous le contrôle de l’ANSES.

En circonscription en Uruguay (Montevideo – 16 au 19 avril 2016)

En 1880, 11% de la population de Montevideo était de nationalité française. A l’époque, 50% des importations de l’Uruguay provenaient de France…

Ur7Ils sont aujourd’hui 3000 inscrits, un nombre relativement important pour un pays de 3 millions d’habitants. Notre communauté est composée au trois-quarts de binationaux et elle se montre attachée à ses origines (principalement le pays Basque et le Béarn).

Accompagné par Charles-Henry Chenut, vice-président des CCE, j’ai reçu lors de ce déplacement le précieux concours de Sylvain Itté, notre ambassadeur et d’Élise Menard, notre consule.

(à l’image) Merci à Martin Biurrun, conseiller consulaire indépendant en Uruguay et vice-président de l’UFE Uruguay, de m’avoir accompagné lors de chacun de mes rendez-vous et fait découvrir la ville historique de Montevideo.

Communauté française

Ur1Conseil consulaire – Sécurité & Social

(g.à d.) Sylvain Itté, ambassadeur de France en Uruguay ; Élise Menard, Consule ; Olivier Cadic ; et les conseillers consulaires Régine Chouchanian et Martin Biurrun.

Le sujet principal de notre réunion fut la sécurité, même si l’Uruguay reste statistiquement le pays le plus sûr d’Amérique latine.

La perception d’insécurité est grandissante et tout le monde a connu une mésaventure, un jour ou l’autre. Le fait est que, ces dernières années, on assiste à la montée régulière de la petite et moyenne délinquance (vols à l’arraché, cambriolages…) qui touche désormais tous les quartiers de Montevideo. Parmi les explications, le tragique succès de la Pasta base, une drogue bas de gamme qui rend très dépendant.

Autre motif d’inquiétude : le coût de la vie qui affecte de plus en plus de familles. La question sociale progresse au rythme de l’inflation (+10% en 2016) au sein de la section consulaire : le budget annuel de l’aide sociale est de l’ordre de 175000€ (pour une cinquantaine de dossiers gérés) et celui des bourses scolaires dépasse le million d’euros par an (200 demandes ont été traitées par le poste de Montevido).

Ur3 Ambassade 1Déjeuner à l’ambassade

Sylvain Itté, notre ambassadeur, a organisé un déjeuner en compagnie des acteurs associatifs, des conseillers consulaires et des chefs de service.

Les Uruguayens sont soucieux d’entretenir les meilleurs rapports avec la France. Ainsi, en 2012, l’Uruguay fut le premier pays sud-américain à intégrer l’organisation internationale de la francophonie et, en 2013,  Paris et Montevideo ont signé un accord de jumelage.

Nous avons débattu des 3 priorités affichées par Sylvain Itté : 1) Relancer l’activité économique entre nos deux pays. 2) Renforcer la pratique du français qui a perdu de son influence depuis 20 ans. 3) Redynamiser la coopération universitaire.

Commerce extérieur

Ur2Chambre de commerce française de Montevideo  

(g. à d) Martin Biurrun (conseiller consulaire) ; Charles-Henry Chenut (VP CCE) ; Marcel Duthilleul (directeur CCFM) ; Robert Miles (Pdt CCFM) ; Olivier Cadic ; Benoît Delaplace (chargé de mission économique à l’ambassade de France en Uruguay) et Régine Chouchanian (conseillère consulaire).

La Chambre de commerce française de Montevideo est la doyenne des CCI internationales depuis 1882 !

Les animateurs de la communauté d’affaires française d’Uruguay ont, avec le soutien actif de l’ambassadeur Itté, réussi à enclencher une nouvelle dynamique. Le nombre d’adhérents a progressé de 50% entre 2014 et 2015 et pointe vers la centaine de membres.

La Chambre travaille avec les moyens du bord, assez limités puisqu’elle ne dispose que d’un directeur à mi-temps. A titre de comparaison, la chambre allemande en Uruguay emploie 13 personnes à plein temps…

Carte_Uruguay

Le cadre légal et fiscal est attractif pour le développement des multinationales, comme pour les initiatives individuelles : aucune restriction au rapatriement des bénéfices, 12 zones franches, stabilité politique et juridique, exonérations fiscales liées à la loi de promotion des investissements, promotion de la construction…

Culture

Ur5 AFMonte2Alliance française 

(à l’image) Clémence Mayoral qui dirige l’Alliance française de Montevideo m’a fait visiter les lieux, en compagnie de Martin Biurrun et Charles-Henry Chenut.

Arrivée l’été dernier, Clémence a entrepris une démarche volontariste pour générer un nouvel élan au sein de l’institution, avec le soutien appuyé de notre ambassadeur Sylvain Itté.

Ur5 bisElle doit ferrailler avec des coûts fixes très élevés et aplanir des dissensions internes. Heureusement les élèves sont au rendez-vous : 600 en 2015 et ils seront bien plus nombreux cette année.

La bibliothèque comprend 16.000 livres, 1000 CD et 270 périodiques. Un public jeune (et moins jeune) se presse quotidiennement dans l’espace digital et l’espace Jeux vidéo.

Enseignement

Ur6bis jules 2Lycée français  

(g. à d.) Martin Biurrun, Olivier Cadic, Bernard Moga (proviseur) et Charles-Henry Chenut au lycée français de Montevideo, homologué par l’Education nationale, conventionné avec l’AEFE.

Fondé en 1897, le lycée français « Jules Supervielle » de Montevideo tient son nom, depuis 1998, du nom du poète franco-uruguayen. Situé au bord du Rio de la Plata, l’établissement se revendique biculturel et trilingue et compte un millier d’élèves (1004 à la rentrée 2016), répartis en 43 classes de la maternelle à la terminale.

Justifiant de 97,7% de réussite au bac en 2015 (dont 85,7% de mentions), le lycée s’enorgueillit de son système de bivalence qui offre aux élèves l’accès au bac français, reconnu équivalent au bac uruguayen.

Un quart des élèves est de nationalité française, avec une forte proportion de binationaux. Sur 256 élèves français, on dénombre 165 boursiers, soit 66%, ce qui représente un budget d’un million d’euros, mais en diminution (1,3M€ pour 185 boursiers la rentrée précédente).

Ur6 jules 1On ne rencontre que 10% de parents francophones. Les parents hispanophones ont tendance à réclamer davantage d’anglais que de français. L’actuelle direction veille à refaire de la pratique et de l’usage du français un objectif prioritaire du pilotage pédagogique. Celui-ci s’inscrira dans le nouveau projet d’établissement qui sera en application en 2017, notamment à travers la politique de recrutement.

Enfin, précisons que l’association des anciens élèves, fondée en 1992, est actuellement présidée par Martin Biurrun, ancien élève lui-même et conseiller consulaire de la circonscription.

En circonscription en Argentine (Buenos Aires – 12 au 16 avril 2016)

WP_20160414_21_27_13_Pro (3) (g. à d.) Michel Menini, conseiller consulaire UDI en Argentine ; Michèle Goupil, conseillère consulaire et présidente de la section UFE Argentine ; Jean-Michel Casa, ambassadeur de France en Argentine ; Olivier Cadic ; Raphaël Trannoy, consul général

Après le Brésil et le Paraguay, j’ai atterri à Buenos Aires. La France et l’Argentine ont une longue tradition d’échanges commerciaux et culturels qui se traduit par une communauté forte de 15000 Français (immatriculés au consulat) et 260 entreprises membres de la CCI franco-argentine. Le réseau argentin de l’Alliance française est le plus grand du monde et emblématique de la francophilie ambiante.

Je remercie son excellence Jean-Michel Casa pour le temps qu’il m’a consacré lors de ce déplacement et notre consul général Raphaël Trannoy pour m’avoir organisé une rencontre avec la communauté française de Buenos Aires à la résidence.
Malgré un accident intervenu la veille de mon arrivée, Michèle Goupil, conseillère consulaire et pdte de la section UFE Argentine m’avait fait l’amitié de se joindre à nous.

J’adresse ma reconnaissance aux conseillers consulaires Michel Menini et Suzanne Thiais pour m’avoir accompagné à l’essentiel de mes rendez-vous, tout comme à Vivian Daroque, consul adjoint pour ses efforts dans l’organisation de mon séjour. J’ai été également content de pouvoir compter sur la présence de Charles-Henry Chenut, VP des CCE.

Politique – Groupe d’amitié sénatorial

Ar9Rencontre avec Carlos Foradori

J’ai rejoint le groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Cône Sud (Argentine, Chili, Paraguay, Uruguay) reçu par Carlos Foradori, vice-ministre des Affaires étrangères d’Argentine au ministère des Relations extérieures.

J’ai saisi cette opportunité pour saluer la dynamique engendrée par l’élection en novembre dernier de Mauricio Macri. L’Argentine a placé un entrepreneur à sa tête. Le FMI prévoit une croissance de 2,8% et le pays est désormais en mesure d’émettre sur les marchés financiers pour rembourser ses créanciers.

PdtSenatVisite du Sénat argentin

(A l’image) Discussion avec Federico Pinedo, « président provisoire » du Sénat argentin.

Toujours en compagnie du groupe d’amitié sénatorial, nous nous sommes rendus au Sénat argentin, accueillis par son président et trois autres sénateurs membres de la commission des Relations extérieures : Julio Cobos, président, Ruperto Godoy, vice-président et Juan Carlos Romero, secrétaire.

Ces échanges furent l’occasion d’évoquer les négociations actuelles sur le traité de libre-échange entre le Mercosur et l’Union européenne.

En paraphrasant l’Abbé Pierre qui disait qu’il ne faut pas attendre d’être parfait pour commencer quelque chose de bien, j’ai considéré que l’élan politique insufflé par président Macri était propre à dynamiser les échanges commerciaux entre nos deux pays, sans devoir attendre la signature du traité.

Relations commerciales

Ar12Chambre de commerce franco-argentine

(A l’image) Autour de Liliana Hidalgo, directrice de la CCI France Argentine, en compagnie de Charles Henri Chenut, vice-président des conseillers du commerce extérieur et Michel Menini, conseiller consulaire.

La Chambre regroupe 260 entreprises et dispose d’un service Emploi qui a placé 130 personnes en 2015.

Fondée en 1884, la CCI possède une vaste expérience et un réseau de contacts pour appuyer les stratégies d’investissement et de développement de nos entreprises. La France est aujourd’hui le 9ème investisseur en Argentine.

Ar4Fuera Uber !

Lors de mon passage à Buenos-Aires, le service Uber venait d’être lancé trois jours plus tôt, au grand dam des taxis qui bloquaient les rues au cri de Fuera Uber ! (Dehors Uber)

La capitale argentine a déclaré que le service Uber était illicite, avec le soutien du président Macri. Toute infraction sera punie d’une saisie du véhicule et du paiement d’une amende de 70.000 pesos, soit environ 4600 euros. Dissuasif !

Communauté française

Ar6Réunion consulaire

Ma visite du consulat de France à Buenos Aires a été suivie d’une réunion consulaire réunissant (g. à d.) Raphaël Trannoy, consul général ; Vivian Daroque, consul adjoint ; Suzanne Thiais, conseillère consulaire ; Michel Menini, conseiller consulaire ; Olivier Cadic

Les sujets évoqués lors de cette réunion portaient essentiellement sur la sécurité de nos compatriotes, l’application de la convention bilatérale en matière de retraite et l’enseignement français. Sur ce dernier point, il s’est avéré nécessaire d’instaurer une réunion annuelle « plan Ecole » pour tenir deux objectifs : favoriser l’apprentissage de notre langue auprès tous les enfants français d’Argentine et évaluer régulièrement le niveau de français dans les deux établissements scolaires homologués, afin de s’assurer de la continuité pédagogique.

Ar1bisSoirée UFE

(g. à d.) Olivier Cadic ; Hervé de Guébriant, vice-président UFE Buenos Aires et Suzanne Thiais, élue consulaire.

Soirée conviviale donnée par l’UFE Buenos Aires, animée par Hervé de Guébriant, à laquelle je me suis rendu avec Michel Menini. Une quarantaine de personnes s’étaient réunies pour débattre des attentes des Français d’Argentine et de l’actualité de la politique française.

Enseignement

En Argentine, deux établissements à programme français sont homologués par le ministère de l’Education nationale : le collège Martinez qui a passé une convention avec l’AEFE et le lycée Mermoz qui est le seul établissement en gestion directe du continent.

CollegeCollège franco-argentin Martinez

Le collège Martinez est situé dans la banlieue nord de Buenos Aires. Cet établissement conventionné par l’AEFE est homologué jusqu’à la troisième. Les élèves qui font le choix de rester au collège au-delà de la troisième peuvent passer l’I.B. (International baccalauréat).

La rencontre avec les parents d’élèves a mis en évidence la nécessité d’évaluer régulièrement le niveau de français des élèves.

Andrea Andreani, présidente du conseil d’administration et Victoria Natter, chef d’établissement, m’ont réservé un excellent accueil et apporté des éléments d’information clairs et transparents.

Lycée franco-argentin Jean Mermoz

Ar5bis(g. à d.) Vivian Daroque, consul adjoint, Suzanne Thiais, Olivier Cadic, Joachim de Sousa, proviseur, Charles-Henry Chenut, Michel Menini

C’est le général de Gaulle qui a posé la première pierre du lycée, le 3 octobre 1964, sur un terrain d’un hectare offert par la municipalité de Buenos Aires à l’Etat français, à la faveur de cette visite officielle.

Conduit par le proviseur Joachim de Sousa, j’ai visité l’établissement en compagnie des conseillers consulaires Suzanne Thiais et Michel Menini et de Charles Henry Chenut, V-Pdt des CCE.

Le lycée franco-argentin est le seul établissement en gestion directe du continent américain. Homologué par notre ministère pour tous les niveaux d’enseignement, le lycée Mermoz est un établissement bilingue et biculturel qui a adopté comme démarche pédagogique la pratique conjointe du français et de l’espagnol. Du reste, les élèves qui passent le bac français peuvent, en se soumettant à 4 épreuves supplémentaires en langue espagnole, obtenir le bachillerato.

Lycee2Sur les 1365 élèves du lycée, 41% sont français. Parmi eux, 200 sont boursiers pour un coût global de 1,2M€. Ce taux de 35% représente près du double de la moyenne nationale.

Le tour de l’école a été suivi par deux réunions avec les représentants des parents d’élèves et des professeurs. Les parents s’inquiètent de la place trop grande accordée à l’espagnol qui menacerait la continuité éducative en français.

Les professeurs, pour leur part, déplorent le retard d’ajustement des salaires avec l’inflation galopante en Argentine.

Culture

Ar11Alliance française de Buenos Aires

(photo) avec le président de l’Alliance française de Buenos Aires, l’avocat d’affaires Maximo Bomchil

A Buenos Aires, j’ai visité l’une des plus belles et grandes médiathèques françaises du continent. J’ai découvert l’endroit en compagnie du groupe d’amitié sénatorial, des élus consulaires Suzanne Thiais et Michel Menini, ainsi que de Charles-Henry Chenut.

Bruno Simonin, DG de l’AF et délégué général en Argentine de la Fondation AF, nous a présenté son réseau qui est présent dans 74 villes d’Argentine, dont 53 Alliances, 6 antennes et 15 professeurs homologués. A noter que 27 Alliances sont propriétaires de leur bâtiment.

Ar11quatEn 2015, près de 16.000 étudiants y ont suivi des cours de français langue étrangère dans les Alliances du réseau argentin qui emploie 350 professeurs de français et 140 personnels administratifs et de service. Précisons encore que 440 événements ont été programmés en 2015, auxquels ont participé plus de 55.000 spectateurs.

Quant à l’AF de Buenos Aires, l’institution a fêté ses 120 ans en 2013 ! C’est donc l’une des plus anciennes du réseau mondial, mais aussi l’une des plus importantes avec ses 6556 étudiants. Sa médiathèque reçoit 150 visiteurs en moyenne par jour.

Institution de référence jouissant d’une excellente réputation, elle est une véritable entreprise avec 160 professeurs et personnels administratifs. Son budget en 2015 était de 2,1M€.

Solidarité

Ar2Emmaüs Burzaco

Michel Menini a été à l’initiative de cette visite à la communauté Emmaüs à Burzaco, situé à 60 kms au sud de Buenos Aires, qui existe depuis 1995.

(A l’image) J’ai rencontré Maria Christina de Urquiza qui fait un travail magnifique avec son équipe. Le mouvement Emmaüs, créé en 1949 par l’Abbé Pierre, possède des communautés dans 37 pays !

Emmaüs Burzaco se compose d’une école maternelle, la « casa del niño », d’une école technique, d’un centre de formation professionnelle et d’une boutique de vêtements !

Ar2bisChaque jour, le centre accueille les enfants du quartier pour leur offrir différentes activités : musique, dessin, soutien scolaire… L’organisation offre également un repas chaud quotidien et un goûter à 400 enfants et 180 adultes du quartier !

10 sans-abris sont logés et travaillent pour Emmaüs Burzaco qui compte 17 salariés.

Devoir de mémoire

Park1Parc de la Mémoire – Expo : Aide de la France

En compagnie de mes collègues du groupe d’amitié sénatorial France-Pays du Cône Sud, de Michel Menini et de Charles-Henry Chenut, j’ai visité le parc de la Mémoire, espace public situé le long du Rio de la Plata, inauguré en 2007 en hommage aux victimes de la répression de la dictature militaire (1976-1983).

A cette occasion, nous avons découvert l’exposition de photographies dans l’espace muséal du parc, consacrée à l’aide de la France aux victimes de la dictature.
Park2Parc de la Mémoire – Victimes françaises

(A l’image) Rencontre émouvante avec le français Eric Domergue, au parc de la Mémoire, devant le mur des disparus qui porte le nom de son frère Yves.

40 ans après le coup d’État de 1976, Eric a écrit l’histoire d’une famille et de son frère, un Français qui a tout donné pour son pays d’adoption, l’Argentine. Son livre a été publié sous le nom de « Huesos desnudos » (« Les os nus ») qu’il a rebaptisé provisoirement « Un frère parmi tant d’autres ». J’espère qu’il trouvera un éditeur pour être publié en langue française. (www.yvesdomergue.com).

Au Sénat – En Bref du 03 au 08 mai 2016

Affaire Naudin : rencontre avec notre ambassadeur en Rep. Dom. (3 mai)

NaudinAmbJ’ai échangé avec José Gomez, ambassadeur de France en République dominicaine, sur les conditions de détention de Christophe Naudin et au sujet des prochaines étapes judicaires, conduites par Me Miguel Valerio, son avocat en République dominicaine et Me Frank Berton, son avocat en France.

En attente de jugement, le Français est incarcéré dans le quartier de haute sécurité de la prison de Saint-Domingue. Il subit toutes les brimades et ne quitte jamais sa cellule de 9m2 qu’il partage avec deux dangereux criminels.

Transfrontaliers : rencontre avec la M.O.T (3 mai)

MOTJ’ai eu la visite d’Olivier Denert, secrétaire général de la MOT, Mission Opérationnelle Transfrontalière, une structure associative qui fait le lien entre les divers acteurs de la coopération transfrontalière.

On se réjouit que nos travailleurs transfrontaliers soient de plus en plus nombreux. Aujourd’hui, 437.000 Français passent une frontière pour aller travailler, mais vivent en France.

Ce phénomène nous fait d’autant plus regretter que le projet de « métro transmanche » n’avance plus. Il pourrait offrir une opportunité certaine aux chômeurs de la Côte d’Opale dans la région anglaise du Kent, grâce à une navette empruntant le tunnel sous la Manche.

Lire la news : De plus en plus de travailleurs français transfrontaliers

Vote solennel du projet de loi République numérique  (3 mai)

NumeriqueMalgré ses insuffisances et son manque d’envergure politique, le projet proposé au Sénat a finalement été adopté.

Mardi 3 mai, après les explications de vote des groupes, le Sénat a voté, en première lecture, le projet de loi pour une République numérique par 323 voix pour et 1 contre.

Lire la news : « République numérique : projet adopté par le Sénat, incluant mon amendement »

Maroc : groupe d’amitié et diner à la Résidence (3 mai)

Maroc(A l’image) Chakib Benmoussa, ambassadeur du Maroc en France, a souhaité organiser une réunion avec les membres du groupe interparlementaire d’amitié France-Maroc du Sénat et des présidents de régions marocaines et françaises. La réunion portait sur le thème de l’intensification de la coopération décentralisée.

Le groupe d’amitié, présidé par le sénateur Christian Cambon, œuvre déjà pour le rapprochement de nos nouvelles régions avec le Maroc.

Ces échanges ont été suivis par un dîner à la Résidence de l’ambassadeur.

Déplacement en circonscription au Maroc (4 mai)

PascalJe me suis envolé dans l’après-midi du mercredi 4 mai pour suivre un programme qui m’a conduit à Fès, Meknès, puis Casablanca. Pendant cinq jours Pascal Capdevielle, conseiller consulaire UDI à Fès, a été mon accompagnateur auprès de mes compatriotes, mais aussi de Marocains francophiles et influents.

Les dépêches ont été publiées sur Facebook, au fil des jours. Je prépare le rapport de synthèse.

De plus en plus de travailleurs français transfrontaliers

J’ai rencontré à plusieurs reprises Olivier Denert, secrétaire général de la MOT, Mission opérationnelle transfrontalière. Il connait mon attachement à la mobilité internationale et mon implication dans le projet d’un « métro transmanche » qui permettrait aux chômeurs de la Côte d’Opale de devenir des travailleurs transfrontaliers du Kent, région anglaise en pénurie de main d’œuvre. (lire : « Métro transmanche : le gouvernement se défausse sur la Région » du 05 juin 2015)

MOT

avec Olivier Denert, secrétaire général de la MOT

Le 3 mai dernier au Sénat, Olivier est venu me présenter la MOT, créée en avril ­1997 par le gouvernement français afin « d’apporter une aide opérationnelle aux porteurs de projets et, plus globalement, aux territoires transfrontaliers­ ». Cette structure associative emploie 8 personnes en charge d’animer un réseau d’une soixantaine adhérents, issus de 11 pays européens (12 intercollectivités transfrontalières ; 18 communes ou groupements de communes ; 6 départements ; 15 régions…)

Le nombre total de « frontaliers » dans l’UE (28 Etats) est de 2.002.000 en 2015. Et le nombre de ces frontaliers qui vivent en France est de 437.900 en 2015 (21,87 % de l’ensemble de l’UE), soit +12% en volume par rapport à 2012.

Ainsi, plus de 400.000 Français sortent quotidiennement de l’Héxagone pour aller travailler à l’extérieur de nos frontières (180.000 en Suisse, 80.000 au Luxembourg, 50.000 en Allemagne, 36.000 en Belgique et l’équivalent à Monaco).

Tandis que le flux transfrontalier vers le Royaume-Uni ne dépasse pas quelques centaines de personnes par jour, m’a confirmé Olivier Denert.

L’intérêt économique d’un « métro transmanche » s’illustre également à travers le décompte des « frontaliers », région par région : alors qu’ils sont 114.000 en Rhône-Alpes, 110.800 en Lorraine ou encore 67.000 en Alsace, l’ex-région Nord-Pas de Calais, pourtant sinistrée économiquement, ne dénombre que 29.800 personnes.

Pour atteindre la terre promise de l’emploi, l’Angleterre, je rappelle qu’on peut traverser la mer à pied sec depuis 1994. La solution serait de faire passer nos trains régionaux à travers le tunnel sous la Manche entre Calais et Ashford. Ces rames de « métro transmanche » s’intercalereraient entre les trains Eurostar et les convois Shuttle.

On n’a pas tout tenté contre le chômage. Et si on essayait la volonté politique ?

République numérique : projet adopté par le Sénat, incluant mon amendement

Je salue le remarquable travail de mon collègue Christophe-André Frassa était le rapporteur de la commission des Lois. Son appui déterminé m'a permis de faire adopter mon amendement destiné à protéger l'Afnor.

Je salue le remarquable travail de mon collègue Christophe-André Frassa qui était le rapporteur de la commission des Lois. Son appui a été déterminant pour faire adopter mon amendement destiné à protéger l’Afnor.

Le numérique a transformé le monde en un village global. Cela ne nous empêche pas de construire notre « République numérique » bien à nous, française, avec notre conception de l’ouverture des données ou de la protection des données individuelles. On comprend mieux pourquoi la France promulgue cinq fois plus de lois que le Royaume-Uni ou l’Allemagne, par exemple.

Après avoir adopté 155 amendements, le Sénat a voté le 3 mai, en première lecture, le projet de loi du gouvernement par 323 voix pour et 1 contre.

Quels ont été les apports du Sénat ? Citons l’obligation aux plateformes collaboratives de transmettre les données de leurs clients à l’administration fiscale ; l’obligation pour les plateformes de location de logement de s’assurer que leurs utilisateurs ne louent pas leur résidence principale plus de 120 jours par an ; une franchise de 5000€ pour les particuliers qui tirent des revenus de plateformes collaboratives ; l’obligation pour les opérateurs télécoms de développer leur couverture numérique ; la prévention contre le cyber harcèlement dès l’école ; la qualification de pratique anticoncurrentielle pour les moteurs de recherche qui favorisent leurs propres services.

La sénatrice Catherine Morin-Desailly, s'est exprimée au nom du groupe UDI-UC. (à propos du moteur de recherche européen Qwant, respectueux de la vie privée) "Il s'agit pour la France et l'Europe d'avoir une ambition et une stratégie industrielle forte. La labélisation French Tech c'est bien, mais insuffisant" (à propos du rachat de Withings – santé connectée) "A défaut d'un schéma de développement français et européen du numérique, c'est une de nos pépites qui nous échappe, c'est donc un pilotage industriel et financier qui se fera encore depuis la Californie".

Ma collègue Catherine Morin-Desailly a pris la parole au nom du groupe UDI-UC. (à propos du rachat de Withings – santé connectée) « A défaut d’un schéma de développement français et européen du numérique, c’est l’une de nos pépites qui nous échappe. C’est donc un pilotage industriel et financier qui se fera encore depuis la Californie ! ».

Et aussi, la mise en place « expérimentale » d’un CDD pour les joueurs de jeux vidéo compétitifs. Puisqu’on vous le dit que le Sénat s’est rajeuni…

Mon amendement, quant à lui, visait à ne pas obliger l’Afnor à mettre en libre disposition sur internet et gratuitement certains de ses documents, notamment ceux issus du processus de normalisation de cette association.

En effet, la mise en ligne de ces données provoquerait la mise à l’index de l’Afnor par la communauté internationale, voire son exclusion des instances internationales de normalisation (ISO, CEN…), où elle siège au nom de la France pour défendre notre compétitivité.

Cet amendement a été adopté contre l’avis du gouvernement (Lire mon discours). Je remercie le rapporteur Christophe André Frassa, ainsi que mes collègues cosignataires Mmes Billon, Lamure et Lopez et MM. Bonnecarrère, de Raincourt, B. Fournier, Gabouty, Grand, L. Hervé, Laménie, Lasserre, Marseille et Pozzo di Borgo