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Le plan Emploi accomplit son premier objectif !

Signature de la convention entre le Centre Charles Péguy et six entreprises socialement responsables

Je vous en ai souvent parlé : l’objectif n°1 du plan Emploi visait à pérenniser et renforcer l’action du centre Charles Péguy à Londres qui a pour mission d’accueillir et de faciliter l’intégration des jeunes français sur le sol britannique, notamment en les aidant à trouver un emploi.

Le centre Péguy, présidé par Guillaume Dufresne, a toujours tenu son rôle à merveille en permettant chaque année de placer 700 compatriotes, principalement dans le domaine de la restauration, de l’hôtellerie, des soins à la personne et des services familiaux. Sous la direction de Marine Deneux, seuls deux chargés Emploi sont dédiés à cette vaste tâche. Ses locaux accueillent près de 10.000 Jeunes par an, âgés de 20 à 25 ans, venus tenter leur chance au Royaume-Uni, sans aucun billet de retour et parfois dans une totale improvisation.

Et pourtant, le centre Péguy a bien failli disparaitre. C’était il y a deux ans. Il semble aujourd’hui sauvé grâce au plan Emploi, dont l’objectif 1 lui était consacré (lire : « Le centre Charles Péguy, pivot du Plan Emploi » du 12 novembre 2010).

Ce plan Emploi que j’appelais de mes voeux, sur le modèle du plan Ecole, est officiellement né le 22 février 2010, de la détermination de notre ancien consul, Edouard Braine, personnellement soucieux du parcours erratique de ces « Oubliés de Saint Pancras » qui ignorent souvent que l’Etat français peut les aider même à Londres, lorsqu’ils débarquent de l’Eurostar (lire : « Le plan Emploi fête ses deux ans » du 01 mars 2012).

Ainsi donc l’objectif 1 du plan Emploi est atteint. Trois faits rendent tangibles cette affirmation.

En premier lieu, dès l’année dernière, la subvention publique de 55.000 euros a été reconduite, sous l’effet d’une forte et audible mobilisation des élus de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), de l’UFE GB et de Pierre Dagonnot, Président de l’ADFE UK.  (lire : « Le centre Charles Péguy financé et médiatisé » du 25 mars, 2011)

Ensuite, le sénateur André Ferrand avait soutenu ma demande d’attribution de la réserve parlementaire de 15.000 euros pour financer les investissements informatiques et mobiliers du centre Péguy, notamment pour offrir des outils de travail à un chargé Emploi supplémentaire (lire Lettre Ferrand 18.01.2011).

Et l’embauche de ce chargé Emploi supplémentaire, troisième point, vient d’être rendue possible grâce à la générosité de six entreprises implantées au Royaume-Uni. En finançant, à hauteur de 7000 Livres par an, la rémunération ce nouveau collaborateur, ils permettront au centre Péguy de passer allègrement la barre des 1000 emplois pourvus par an !

Le 27 septembre dernier, journée qualifiée d’historique par Guillaume Dufresne, une convention de partenariat, souscrite pour une période de trois ans renouvelable, a été signée entre le centre Charles Péguy et ces entreprises françaises « socialement responsables » : Bouygues UK, Edf Energy, Eurotunnel, Fondation Société Générale, International Sos, TLS Contact. J’adresse mes félicitations à Véronique Revington qui s’est mise en quête de trouver ces fonds privés, dans le cadre des missions du consulat.

Les représentants de ces six entreprises ont eu les honneurs de la République en étant chaleureusement remerciés par Bernard Emié, notre ambassadeur.

Signature du partenariat public-privé avec le centre Charles Péguy, le 27 septembre 2012. (g à d) : Peter Alfandery, Bruno Deschamps, Philippe Chalon, Guillaume Dufresne, Madani Sow, Bernard Emié, Vincent de Rivaz, Axelle Lemaire, Edouard Braine, Cécile Jouenne-Lanne, Bertrand Weisgerber et Olivier Cadic.

Lors de la cérémonie, j’ai eu le loisir de rappeler que cette journée était l’aboutissement d’un travail de longue haleine et de souligner combien le partenariat public-privé était une solution d’avenir. J’ai défendu cette vision dès la création du plan Emploi. Aujourd’hui, l’idée d’associer les entreprises privées dans une démarche en faveur de l’emploi est officiellement soutenue par le ministère des Affaires étrangères et tous les conseillers élus à l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger (lire : François Fillon à Londres : « Votre communauté donne l’exemple » du 16 janvier 2011)

Peter Alphandéry, vice-Président de la Chambre de commerce franco-britannique, a paraphé le document, tout comme les conseillers du Commerce extérieur, représentés par Bruno Deschamps qui est venu offrir à Péguy un coaching/parrainage gratuit afin d’aider le centre à  professionnaliser ses pratiques et diversifier les emplois proposés.

L’objectif n°1 du plan Emploi était à la fois ambitieux et atteignable dès lors que efforts des décideurs du public et du privé se sont conjugués vers ce noble dessein d’offrir une expérience internationale à nos jeunes les plus entreprenants et, par-dessus tout, une espérance !

Les six entreprises signataires qui ont décidé de relayer l’action publique en finançant le centre Charles Péguy pour favoriser l’emploi des jeunes Français au Royaume-Uni :
Bouygues UK, représenté par son président Madani Sow.
EDF Energy représenté par son CEO, Vincent de Rivaz,
Eurotunnel représenté par son président Jacques Gounon,
Fondation de la Société Générale, par le truchement du président de la Société Générale au Royaume-Uni, représentée par Ian Fisher,
International SOS représenté par son président Arnaud Vaissié,
TLS et sa maison mère Téléperformance représentée par son vice président M. Weissberger.

Crédit photo : Pearl Marjorie Draps

Une école d’art bilingue ouvre à Earl’s Court

Londres compte une nouvelle école d’art bilingue à Earl’s Court, baptisée Arpeggios.

Ce samedi 13 octobre, jour d’inauguration, les visiteurs se sont montrés aussi nombreux que souriants pour découvrir, en musique évidemment, ce centre culturel de 400m², dont les salles se succèdent sur 3 étages et regorgent d’instruments.

C’est un jeune enfant qui a officiellement ouvert la conférence de presse en chantant a capella. Signe d’audace et de confiance de la part d’Arpeggios qui se veut une école résolument différente, en favorisant notamment la créativité individuelle de ses élèves, tout en facilitant le jeu en formation. Rien d’académique, en effet.

Olivier Cadic et Jacques Nazaire directeur de l’école Artpeggios

Il faut dire que le parcours de son directeur, Jacques Nazaire, est du genre atypique. Il commence par apprendre la guitare tout seul dans son coin, comme un forcené. Les années passent, la reconnaissance arrive et les influences se multiplient. Une fois rompu aux enregistrements studio et aux tournées sur tous les continents, cet autodidacte décide de s’asseoir sur les bancs de la prestigieuse Université Goldsmiths de Londres pour y passer des diplômes en musicologie et composition ! Ajoutons que Jacques ne débute pas dans la pédagogie : avant d’ouvrir son école, il a enseigné aux adultes pendant sept ans au Kensington et au Chelsea College et aux enfants des écoles de St Clemens et de St Johns à Notting Hill.

Située tout à côté du métro Earl’s Court, le lieu est idéal pour accueillir les Londoniens.

Je vous aussi invite à lire l’article de Camille Belsoeur du Petit Journal : « Artpeggios – Une académie artistique novatrice et bilingue ouvre ses portes »

Le site de Artpeggios

Sprint final pour Wheels for Wellbeing !

Isabelle Clément vous transmet tous ses remerciements pour vos nombreux soutiens. Pour mémoire, j’ai appelé à voter en faveur de l’association qu’elle représente « Wheels for Wellbeing » dans le concours organisé par la National Lottery (lire : « Juste un petit clic pour Wheels for Wellbeing ! » du 20 juillet 2012).

Mais les jeux ne sont pas encore faits ! Vous avez jusqu’au vendredi 26 octobre pour donner votre voix à cette association caritative qui permet aux personnes handicapées de pratiquer le cyclisme sur de drôles de machines adaptées aux particularismes de chacun, y compris en version tandem.

Gagner la finale lui permettrait de décrocher quelques subsides. « Les £2,000 seraient très utiles mais plus que cela, module Isabelle Clément, la publicité au niveau national pour le cyclisme par les personnes handicapées serait merveilleuse. »

Merci de prendre un tout petit instant pour voter sur le site de la National Lottery, où l’on ne requiert que votre email, en suivant ce lien :
http://www.lotterygoodcauses.org.uk/project/wheels-wellbeing

Pensez aussi à mobiliser autour de vous !

Le site de Wheels for Wellbeing

Photo: South London Press

Mon Infolettre n°15 d’octobre est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à un grand nombre d’entre-vous mon infolettre n°15 qui liste les articles publiés au cours de la rentrée 2012, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial.

Madame, monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,

Je souhaite la bienvenue à Olivier Chambard, notre nouveau consul général à Londres et à son adjoint Eric Bayer qui ont désormais la lourde tâche d’administrer le plus important poste du réseau consulaire.

Notre précédent consul général Edouard Braine est nommé conseiller diplomatique du gouvernement. Sa mission s’achève par l’atteinte du premier objectif du plan Emploi : offrir au centre Charles Péguy des moyens supplémentaires pour lui permettre de placer 1000 jeunes par an au lieu de 700 auparavant. C’est chose faite grâce à la générosité de six entreprises (Bouygues UK, Edf Energy, Eurotunnel, Fondation Société Générale, Sos International, TLS Contact).

Le succès appelant le succès, le premier objectif du plan écoles, à savoir la création de 1 500 places à Londres, est désormais à notre portée. Le 24 octobre prochain, notre ambassadeur Bernard Emié réunira le comité de pilotage du plan Ecole pour étudier le dossier du troisième établissement d’enseignement secondaire français à Londres. L’Anefe (Association nationale des écoles françaises à l’étranger) a émis un avis favorable pour une garantie de l’Etat à l’emprunt qui financera l’acquisition du futur site.

Deux tiers de nos compatriotes ont leurs enfants scolarisés dans une école britannique et tous n’ont pas les moyens de s’offrir une formule d’enseignement payante. Aussi, j’ai proposé que le plan Ecole réunisse désormais une équipe dédiée à la création de free schools bilingues en s’inspirant de l’exemple réussi de l’Europa school UK de Culham près d’Oxford. A ce propos, le choix du gouvernement Ayrault de diminuer l’aide à la scolarité à l’étranger de 16M€ en 2013 est édifiant. Suite à l’annulation de la PEC et aux déclarations de François Hollande à Londres, ceux qui s’attendaient légitimement à davantage de générosité dans le système des bourses, en seront pour leurs frais, au sens propre.

Historique d’après le gouvernement Ayrault, son budget 2013 révèle, pour d’autres, une saignée fiscale qui pourrait ne laisser que l’impôt sur les os de certains. Augmenter indéfiniment les taxes ne réglera pas le triple défi de la croissance, de l’emploi et de la stabilité budgétaire. Je regrette la décision du gouvernement de maintenir son prélèvement social (CSG) de 15,5 % (à effet rétroactif au 1/1/12) sur les revenus immobiliers des non résidents. En effet, ces derniers ne bénéficient pas de la protection sociale française. Dans le cas des résidents du Royaume-Uni, cette taxe pèsera uniquement sur les foyers imposés aux tranches inférieures ou égales à 20%. Les autres pourront la déduire de la part d’impôt sur les tranches supérieures versée ici. C’est une forme de justice fiscale que les intéressés apprécieront.

A l’occasion du 11 novembre 2012, je vous invite à vous mobiliser pour créer des points de diffusion du Bleuet de France au Royaume-Uni et ainsi collecter des fonds au profit de l’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre. Si vous souhaitez créer un point de diffusion, merci de vous faire connaitre par email à cette adresse : bleuet2012uk@gmail.com.

Très cordialement – Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°15 (août-octobre 2012)

Photo Flickr de Leo Reynolds

2012, cru exceptionnel pour le cinéma français au Royaume-Uni

Natacha Antolini (Institut français), Bernard Emie (ambassadeur de France), Patricia Connell (France in London), Eleonore de Mailly Nesle (France in London)

« The Artist » n’en finit plus de collectionner les distinctions. Il a été consacré meilleur film par le « London’s Favourite French Film », un rendez-vous désormais incontournable qui célèbre le film français au Royaume-Uni, à l’initiative de France in London, le site dirigé par Patricia Connell.

Rappelons que Entertainment film distributors, distributeur du film The Artist au Royaume-Uni avait déjà reçu à Londres même les Academy Awards du meilleur film et du meilleur acteur.

Ce 9ème festival a récompensé une dizaine films français en s’appuyant sur les votes en ligne de plus de 5,000 cinéphiles outre-Manche, notamment  « Potiche » avec Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, ou « Elle s’appelait Sarah » avec Kristin Scott Thomas, tous deux distribués par Studio Canal.

Le palmarès a été dévoilé devant 240 personnes réunies au cinéma Lumière de l’Institut français, lors d’une cérémonie placée sous le patronage de l’ambassadeur de France Bernard Emié et inaugurée par Laurent Burin des Roziers, directeur de l’Institut. Cette soirée de gala a été rendue possible grâce au partenariat d’entreprises tricolores, dont The City Apartment, Perrier Jouët, Eurostar, Androuët, Histoire du Vin, Maison Blanc et Renault. Qui a dit que les entreprises françaises ne travaillaient pas de concert à l’étranger ?

Michael Wilde (Entertainment film distributors) présentant « Intouchables »

2012 marquera une année exceptionnelle pour le cinéma français dont 40 films ont été projetés dans les salles britanniques. Il y a toutes les chances que Entertainment film distributors soit de nouveau à la fête lors du prochain festival puisqu’il assure la distribution du film «Intouchables» qui fut projeté à cette occasion en avant-première de sa sortie au Royaume-Uni.

Comptabilisant 23,11 millions d’entrées dans le monde, le film réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache a déjà battu tous les records de fréquentation pour un film français projeté hors de nos frontières, avant même sa sortie au Royaume-Uni.

Si ce n’est pas déjà fait, je vous recommande d’aller voir cette comédie, formidablement portée par François Cluzet et Omar Sy. Elle possède cette vertu toute particulière de montrer que le handicap ne devait jamais être synonyme d’incapacité et d’exclusion.

Comment aider au foisonnement des Bleuets de France au Royaume-Uni ?

Ceux qui vivent au Royaume-Uni savent que le 11 novembre n’est pas un jour ordinaire. Chacun veut témoigner ostensiblement de son civisme et de sa solidarité : à chaque Anglais, son Poppy. Et à chaque Français ? Son Bleuet, évidemment !

Une gageure qui prend tournure. Il ne s’agit pas d’imiter une pratique fort populaire outre-Manche, mais plutôt de raviver notre propre tradition du Bleuet, en référence à la couleur des uniformes des Poilus, née en 1934 et dont l’engouement s’est progressivement estompé.

Il fut un temps où le général de Gaulle arborait un signe bleu sur sa veste.  En 2011, le colonel Laurent Kolodziej a rallumé le flambeau à Londres. Il affirmait justement que « Bleuet et Poppy ont la même origine, véhiculent les mêmes valeurs de solidarité et de souvenir et les réunir aurait donc beaucoup de sens ». (lire : « La mémoire en partage et le Bleuet à la boutonnière » du 15 novembre 2011)

Colonel Alain Bayle, attaché de Défense adjoint Terre près de l’ambassade de France, en charge de l’opération Bleuet

Pour sa première année de lancement, Londres a récolté 1651€. Un résultat qui « ferait rougir quelques grandes agglomérations françaises », écrivait le magazine du Bleuet de France. L’opération se fit dans l’urgence et le regret de n’avoir pu multiplier les points de distribution (lire : « Bilan de la première campagne du Bleuet à Londres » du 06 décembre 2011).

Justement, pour la campagne 2012, je vous invite à vous mobiliser pour créer des points de diffusion et ainsi collecter des fonds au profit de l’Office national des anciens combattants et des victimes de guerre.

Si vous souhaitez créer un point de diffusion du Bleuet au Royaume-Uni, merci de vous faire connaitre par email à cette adresse : bleuet2012uk@gmail.com.

Concrètement, quel objectif est-il souhaitable pour 2012 ? Le Bleuet de France a recueilli 1.070.000 euros en France. Si on considère que 0,5% des Français vivent au Royaume-Uni, il faudrait donc que nous nous mobilisions pour atteindre 5.350€  pour faire aussi bien que les Français de l’Hexagone, soit trois fois mieux qu’en 2011.

Cette année, nous travaillerons sous la responsabilité du colonel Alain Bayle, responsable au sein de la mission Défense du volet « Devoir de Mémoire », en relation avec l’Office national des anciens combattants à Paris. Il succède au  colonel Kolodziej reparti en France en août dernier.

On se souvient que le colonel Alain Bayle a été élevé au rang d’officier de l’Ordre national du mérite, l’an dernier, par Bernard Emié, notre ambassadeur, grand facilitateur et promoteur du Bleuet, lui aussi (Texte de l’intervention de Bernard Emié, lors de la remise).

A l’occasion du 11 novembre 2012 et des semaines précédentes, j’appelle la communauté française à poursuivre la dynamique du « Bleuet de France » pour faire écho à la spectaculaire campagne du Poppy.

La liste des points de diffusion sera publiée sur ce blog et transmise dans ma prochaine lettre d’information, début novembre. Pour recevoir un courriel de la liste des points de diffusion dès publication, veuillez vous enregistrer en suivant ce lien.

Nous comptons sur vous tous !

 Le site du Bleuet de France

Participez à l’enquête 2012 sur les Français expatriés

Près de 2 millions de Français vivent hors de France, où ils contribuent activement au rayonnement de notre pays. Lors de la réunion consulaire de la semaine dernière, j’ai eu le plaisir d’apprendre que la barre des 125,000 enregistrés aux consulats de Londres et Edimbourg venait d’être dépassée.

La Maison des Français de l’étranger (MFE) lance sa quatrième enquête sur l’expatriation des Français. Je rappelle que la MFE est un service du ministère des Affaires étrangères qui a pour mission d’informer tous les Français envisageant de partir vivre ou travailler à l’étranger.

Cette enquête vise à recueillir l’avis et les attentes des Français expatriés ou en partance pour l’étranger, afin de mieux répondre à leurs préoccupations concrètes (préparation au départ, difficultés rencontrées, services consulaires, scolarisation, etc.).

J’invite mes compatriotes à y participer. Pour ce faire, il convient de se connecter au site suivant : www.enquete.mfe.org

Cette enquête, qui est anonyme, s’achèvera le 31 décembre 2012.

Les résultats de l’étude seront présentés début 2013 sur le site www.mfe.org

Aide à la scolarité : Hollande désavoué par Cahuzac

En juillet, le Président de la République avait pourtant annoncé à Londres, devant la communauté française, qu’il tiendrait bien la promesse du candidat Hollande,  à savoir de reverser l’intégralité de l’enveloppe budgétaire de la mesure de prise en charge des frais de scolarité à l’étranger (PEC) vers le budget des bourses scolaires. En effet, le nouveau gouvernement a supprimé la PEC, financée par l’Etat, pour cause de « gratuité indifférenciée ». (lire : « En visite à Londres, François Hollande rend hommage à notre communauté » du 14 juillet 2012).

Ou en est-on ? Précisons d’abord que la dotation 2012 pour l’aide globale à la scolarité était 125.5M€ (119M€ en 2011), comprenant 93.6M€ pour les bourses et 31.9M€ pour la PEC.

Jérôme Cahuzac, ministre du Budget a tranché : celle de 2013 sera de… 110 M€.

Ainsi, sur les 31,9M€ de la prise en charge (PEC) de 2012, seuls 16.4M€ seront reversés sur le budget des bourses. La moitié !

Les lecteurs de ce blog n’en seront pas surpris, puisque j’avais anticipé la manœuvre dès le 30 mars dernier : « Quel futur pour la PEC ? Certains suggèrent que l’enveloppe actuelle soit intégralement reversée au service des bourses scolaires pour que seuls les plus modestes bénéficient d’une aide à la scolarité. (…) Compte tenu de l’état des finances publiques, le ministère du budget préfèrera surement l’option de récupérer le maximum de cette somme (PEC) pour baisser le déficit de l’Etat. » (lire : « Quel futur pour la prise en charge des frais de scolarité (PEC) ? » du 30 mars 2012).

Les parents qui ont besoin d’une bourse pour financer la scolarité de leur enfant dans un établissement français à l’étranger, notamment les anciens bénéficiaires de la PEC, vont devoir être attentifs, puisque que le gouvernement annonce qu’il prévoit de changer les conditions d’attribution pour rendre le système … plus juste.

Manière élégante d’expliquer que la France ne peut plus répondre à la demande, malheureusement croissante, émanant des familles modestes à l’étranger.

Au cours de son mandat, Nicolas Sarkozy avait financé une revalorisation des bourses scolaires en particulier de +13 % par an en moyenne, en parallèle de la PEC. En 2013, la progression des bourses sera de +18% mais sans la PEC ! (le chiffre de 18% s’expliquant par la réversion des 16.4M€, dont je parlais plus haut). Quel changement !

Ceux qui ont voté pour François Hollande en s’attendant légitimement à davantage de générosité dans le système des bourses, surtout du fait de l’annulation de la PEC, en seront pour leurs frais, au sens propre.

Et comme l’a justement souligné la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam sur son blog, cette décision fait mentir le Président de la République (lire : « Bourses scolaires à l’étranger: encore un mensonge de Hollande ? » du 01 octobre 2012)

Photo Flickr de Niccolò Caranti

Edouard Braine, un consul d’exception

Les mousquetaires du plan Emploi : Olivier Cadic, président de l’UFE GB, Guillaume Dufresne, président du centre Charles Péguy, Edouard Braine, Pierre Dagonnot, président de l’ADFE UK.

Edouard Braine nous quitte.

Appelé à d’autres missions, il aura fait du consulat de Londres un consulat d’exception, de l’avis même de responsables du ministère des Affaires étrangères et européennes.

Pour lui dire au revoir, comme le veut la tradition, il y eu d’abord un diner organisé avec soin et élégance par notre ambassadeur Bernard Emié et son épouse Isabelle, à la Résidence ;  Puis, le surlendemain à l’Institut français, un concert magnifiquement interprété par Clara Cernat (violon) et Thierry Huillet (piano) .

Ce 27 septembre au soir, de nombreuses personnalités sont venues saluer Edouard Braine et son épouse Chantal : notre ambassadeur encore, les élus, les consuls honoraires,  ainsi que les représentants du consulat, de l’ambassade et de l’Institut français, sans oublier des présidents d’association.

Dans un discours empreint de lyrisme, émaillé des vers de Baudelaire et de Heinrich Heine, nul doute que les mots de Véronique Revington ont charmé l’esprit de ce fin lettré tout en touchant son coeur (lire : le Discours de Véronique Revington – fichier pdf).

Véronique a fait valoir son humanisme. Oui, Edouard Braine est un humaniste qui imagine sans relâche un monde meilleur, mais qui agit avec un réalisme cru et tenace, refusant d’escamoter les enjeux rugueux, relevant le gant de défis tombés dans l’oubli et secouant les rangs pour réchauffer les tièdes. A son contact régulier, chacun éprouve ce curieux ressenti d’avoir gagné en épaisseur…

Chantal Braine et Odile Blanchette, consul honoraire de Guernesey

J’ai voulu donner la mesure du personnage à travers le récit de ses réalisations dans le discours ci-après :

Mesdames, Messieurs, bonsoir,

Je remercie Chantal qui nous a donné l’opportunité et le privilège, à Véronique et à moi, de dire quelques mots ce soir à la faveur de cet événement.

Edouard n’a pas de goût pour la flatterie. Alors ne parlons pas de lui, mais intéressons-nous cinq minutes à ce qu’il a accompli de novateur à Londres dans trois domaines : l’action consulaire, l’emploi et la cause du handicap.

Lire la suite du Discours du 27.09.2012 en hommage à Edouard Braine (fichier pdf).

Inauguration officielle de l’Europa School UK

(g. à d.) Olivier Cadic, John Howell, Member of Parliament et Lord Hill, Schools Minister.

Le 4 septembre dernier, 165 élèves faisaient leur rentrée à Europa school UK, la nouvelle free school multilingue qui vient d’ouvrir ses portes sur le site de l’école européenne de Culham près d’Oxford (lire: « Il reste des places vacantes à l’école européenne de Culham » du 30 juin 2012).

« Nous avons été agréablement surpris par la grande diversité culturelle des familles qui ont rejoint l’école.  Près de 40 nationalités ont été recensées sur 165 inscrits », note, avec satisfaction, Bénédicte Yue,  parent d’élèves

Puis, le 21 septembre dernier, ce fut l’inauguration officielle réussissant un aréopage de hautes personnalités. Pour autant, l’événement ne fut ni compassé, ni cérémoniel et c’est en toute simplicité que profs et parents d’élèves ont pu dialoguer avec Lord Hill, Schools Minister et John Howell député dans cette circonscription, ou encore le maire d’Oxford venu en compagnie de ceux des communes avoisinantes, mais aussi des représentants des ambassades allemande et autrichienne. J’ajoute que nous avons aussi le plaisir de voir Yves Letournel de l’Institut Français arrivé à Londres l’été dernier pour remplacer Vincent Gleizes.

Rappelons que cette nouvelle école a été créée pour palier la fermeture progressive de l’Ecole européenne de Culham. Autrement dit, l’Europa School UK reprendra progressivement les classes fermées par l’Ecole européenne permettant d’assurer une continuité de l’enseignement. Par exemple, l’Europa school UK entâmera prochainement une procédure d’accréditation qui à terme devrait permettre de continuer à conduire au baccalauréat européen, comme le propose actuellement l’Ecole européenne.

Bénédicte Yue : « Ce concept d’école d’état anglaise est très innovant dans la mesure où il répond à un réel besoin des familles multi-culturelles »

Son statut est néanmoins différent de l’Ecole européenne puisque l’Europa school UK est une école d’Etat anglaise (lire: « La première « free school » bilingue franco-anglaise va ouvrir ses portes en 2012 près d’Oxford » du 30 octobre 2011).

« Ce concept d’école permet de démocratiser les filières bilingues, de part la gratuité de son enseignement ainsi qu’une meilleure intégration avec la communauté locale », souligne Bénédicte Yue. Je me félicite, pour ma part, que l’objectif 2 du plan Ecole prenne corps, à savoir un enseignement bilingue gratuit au Royaume-Uni.

Grâce à Pascal Marechau, nouveau directeur du Primaire d’Europa School UK qui assurait auparavant la coordination de la filière bilingue à Wix , nous avons tous pris conscience de l’ampleur du défi : « Ouvrir une nouvelle école est toujours un projet ambitieux et risqué…  mais lorsque cette école est totalement multilingue, située dans la campagne de l’Oxfordshire, financée par des fonds publics en pleine période de récession, et qu’elle crée 6 classes d’un coup, l’ambition frise la démesure et le risque devient aventure. Pourtant depuis quelques semaines une nouvelle communauté scolaire s’est constituée avec ses richesses et sa diversité, le projet a pris corps et a bien démarré – et je suis personnellement très heureux et très fier d’en faire partie ! »

Olivier Cadic, Simon Sharron, directeur de l’Ecole Europeenne de Culham et Peter Ashbourne, Principal d’Europa School UK.

En effet, précisons que, pour l’année 2012-2013, Europa school UK propose deux filières bilingues franco-anglaise et germano-anglaise sur 3 niveaux : Reception, Year 1 et year 2.  Puis, l’école européenne prend le relais à partir du CE1 jusqu’au bac, à travers différentes sections linguistiques dont une section française homologuée.

Sur le plan des chiffres, l’addition des effectifs des deux écoles représente près de 850 enfants de la maternelle à la terminale, dont 220 en section française à l’Ecole européenne et 80 en section bilingue franco-anglaise au sein d’Europa school UK.

Je souhaite vivement que cette initiative d’enseignement gratuit bilingue puisse essaimer en de nombreux points à travers le Royaume-Uni. L’avenir est là et je remercie le gouvernement britannique d’avoir rendu possible cette évolution.

Pour plus d’information :
European School Culham (CE1 à Terminale – section française)
Europa school UK (Reception/year1/year 2 – section bilingue franco-anglaise)

Solvit fait prévaloir vos droits européens face aux autorités publiques

On en parle bien peu : si la législation européenne peut être source de contraintes, elle est aussi source de droits et d’avantages particuliers pour les citoyens européens.

Que faire lorsqu’une administration, dans n’importe quel pays de l’Union, bafoue vos droits, par désinvolture ou simple ignorance ? Ici, un citoyen turc qui n’obtient pas son visa pour rejoindre son épouse danoise enceinte en Allemagne ; là, une patiente britannique à qui on demande de régler des frais d’hospitalisation en Bulgarie.

La dernière Lettre de l’UFE de septembre 2012 (fichier pdf) vous donne la solution d’un mot : Solvit !

Solvit est un réseau de 30 centres situés dans les pays de l’Union européenne chargé de résoudre gratuitement et rapidement (sous 10 semaines) divers problèmes administratifs des particuliers tout comme ceux des entreprises vis à vis d’autorités publiques nationales ou locales.

Ceci dit, Solvit se refuse à intervenir dans un conflit quelconque qui relèverait des autorités judiciaires et limite donc son intervention aux situations de mauvaise application de la règlementation européenne.

Ainsi, Solvit est prédestiné à connaitre les affaires de droits de séjour, de reconnaissance des diplômes, d’accès à la Sécurité sociale ou à l’éducation. Quant aux entreprises, Solvit va plutôt se préoccuper des questions de remboursement de TVA, de libre circulation des capitaux ou bien d’accessibilité des produits aux marchés européens.

La Lettre de l’UFE de septembre 2012 vous donne tous les détails et vous explique comment soumettre votre plainte au travers de ce dispositif, né en 2002, dont nous avons déjà parlé dans le cadre des certificats de vie imposés seulement aux retraités français expatriés (lire : « Solvit facilite un nouveau progrès sur la question des certificats de vie » du 07 février 2012)

L’enseignement bilingue au Royaume-Uni à l’honneur au journal de TF1

« C’est un cadeau qu’on leur fait pour la vie d’être bilingue ». On ne saurait dire mieux que ce parent d’élève devant les caméras de TF1, le dimanche 23 septembre dernier, au cours du journal de 13 heures présenté par Claire Chazal. En effet, Catherine Jentile, correspondante de TF1 au Royaume-Uni avait choisi l’école des Petits de Londres pour illustrer un sujet sur l’enseignement bilingue (lien vers la vidéo du reportage de TF1 : Le bilinguisme a la cote dans les écoles anglaises).

Frédérique Brisset, directrice de l’école des Petits, répond aux questions du Journal de TF1

La directrice de l’établissement, Frédérique Brisset, a aimablement ouvert ses portes aux journalistes qui ont eu le loisir de s’immerger dans la vie scolaire bilingue et d’interroger des professeurs, de nationalité anglaise et française, tout comme des élèves représentatifs, eux, de 25 nationalités différentes.

Il ressort des propos des enseignants que le cursus pédagogique français est plus structurant, tandis que la démarche britannique fait davantage appel à la liberté et l’initiative des élèves.

Par le biais d’une formation biculturelle, « on apprend à être tolérant et on apprend aussi à mieux comprendre sa culture en voyant les différences », a tenu à préciser Frédérique Brisset.

Le thème du bilinguisme scolaire semble désormais porteur et je m’en félicite. L’objectif n°2 du plan Ecole est justement de doubler le nombre d’écoles franco-anglaises en 5 ans. Je reviendrai dans un billet prochain sur l’inauguration de l’Europa School UK à Culham, vendredi dernier. L’affaire du bilinguisme n’est pourtant pas nouvelle grâce à des précurseurs qui ont montré la voie: la section britannique du lycée CDG, vient de fêter son 60ème anniversaire (lire : « 60ème anniversaire de la section britannique du lycée Charles de Gaulle » du 22 septembre 2012), et je rappelle que l’école des Petits a été fondée en 1977 par Mirella Otten, sa présidente, il y a donc 35 ans !

Site de l’Ecole des Petits (Fulham)

60ème anniversaire de la section britannique du lycée Charles de Gaulle

(de g. à d.) Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Bernard Emié, ambassadeur de France et Michael Gove, ministre de l’Education au Royaume-Uni.

Quel est la meilleure voie pour intégrer une université britannique ? La bonne idée, puisqu’elle est désormais éprouvée depuis 60 ans, consiste à intégrer la section britannique du lycée Charles de Gaulle.

La paternité de la section britannique revient à M. Gaudin, proviseur de 1948 à 1965. Le 14 septembre dernier, sa fille, elle-même ancienne élève du lycée, a eu l’honneur de dévoiler une plaque commémorative devant un parterre de personnalités.

Le ministre britannique de l’éducation Michael Gove, en personne, avait fait le déplacement. Il s’est exprimé après les mots d’accueil de notre ambassadeur, Bernard Emié, pour rendre hommage à cette section qui justifie d’insignes résultats aux GCSE et aux A levels.

Puis, l’esprit railleur de Sir Malcolm Rifkind, Member of Parliament for Kensington, fit mouche lorsqu’il est venu souhaiter une longue vie à la section. Il n’a pas résisté à nous raconter l’histoire de ce jeune journaliste venu rencontrer Winston Churchill pour ses 80 ans et à qui il souhaita de le revoir pour son 100ème anniversaire. Churchill lui répliqua benoitement : « Je ne vois pas pourquoi vous ne pourriez pas le faire, vous me paraissez en excellente santé ! »

La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam, représentante des Français établis hors de France et, précédemment, élue des Français du Royaume-Uni pendant 16 ans, eut le loisir de rappeler que l’histoire de cette section britannique ne fut pas de tout repos et qu’il avait souvent fallu batailler pour la préserver face aux menaces de démembrement pour augmenter le nombre de places dans les classes d’enseignement français.

La sénatrice salua aussi l’implication personnelle d’Eric Simon, conseiller principal d’éducation de cette section, au sein de l’établissement auquel il a consacré près de 40 ans de sa vie. Nous avons tous regretté l’absence d’Eric Simon lors de cette cérémonie pour raison de santé et je lui souhaite un prompt rétablissement.

L’événement s’est dénoué aux accents mélodieux d’un concert donné par les élèves de M. Muller, professeur de musique qui travaille dans la salle Iselin totalement rénovée durant l’été.

La longévité même de la section britannique démontre la pertinence de faire cohabiter deux cultures au sein d’un même établissement. Je présente toutes mes félicitations aux élèves pour leurs excellents résultats 2012, entretenant le prestige de cette section unique en son genre.

Pour plus d’information, suivez ce lien : Pourquoi choisir la section britannique ?

Olivier Rauch, nouveau proviseur du lycée Charles de Gaulle

Aux dires des parents et des professeurs, la rentrée au lycée Charles de Gaulle s’est déroulée comme sur du papier à musique et son nouveau proviseur, Olivier Rauch, a fait une excellente impression.

Olivier Cadic et Olivier Rauch, proviseur du lycée Charles de Gaulle

J’ai eu le plaisir de faire sa connaissance, à l’occasion du 60ème anniversaire de la section britannique du lycée français.

Ce jeune quinqua, père de trois enfants, aura la tâche difficile de succéder à Bernard Vasseur et c’est loin d’être une clause de style tant l’ancien proviseur aura modernisé son établissement, facilité l’augmentation du nombre de places ces dernières années dans le cadre du plan Ecole et terminé sur des résultats exceptionnels au baccalauréat. (lire : « Bac 2012, cru d’exception pour le lycée Charles de Gaulle de Londres » du 09 juillet 2012).

Avant de poser ses valises sur les bords de la Tamise, Olivier Rauch débute sa carrière à Nouméa comme professeur d’histoire-géographie. Il y passe six ans au lycée La Pérouse, avant de retourner en 1988 en métropole pour devenir proviseur adjoint à Château Thierry. Trois ans plus tard, en 1991, il quitte les frimas de la Champagne pour Papeete, où il devient proviseur au lycée Paul Gauguin. En 1997, il abandonne la Polynésie pour diriger le lycée René Cassin de Bayonne, puis, en 2002, le lycée Pierre de Fermat à Toulouse, le grand établissement de la région.

En septembre 2007, Olivier Rauch retrouve le chemin de l’exotisme en devenant proviseur à Rabat dans un lycée où il est en charge de 2500 élèves et 250 professeurs. Au Maroc, il est également responsable de l’ensemble des écoles de l’AEFE sur le groupement de gestion de Rabat-Kénitra (5500 élèves, 550 personnels).

Je lui souhaite bonne route, solidement entouré par Gaëlle Barfety et Christophe Guérard, tous deux proviseurs-adjoints, à qui j’adresse mes félicitations pour cette rentrée réussie.

Le premier diner de gala du CFBL, jeudi 11 octobre 2012

Voici une grande première qui fera plaisir à la communauté française : le Collège français bilingue de Londres (CFBL) vous invite à sa soirée de gala, jeudi 11 octobre 2012, à l’hôtel Russell.

Le célèbre Russell Hotel, dont sa façade n’a pas changé depuis 1898, accueillera la soirée de gala du CFBL.

Un grand moment festif en perspective, dont l’objectif sera également de recueillir des fonds, par une vente aux enchères, afin de soutenir certaines initiatives de l’école bilingue présidée par Arnaud Vaissié, dont l’ambition affirmée est de combiner le meilleur du système éducatif français et britannique au profit de ses 500 élèves. Le CFBL a gagné ses premiers galons en juin dernier, après une seule année de fonctionnement, en affichant un taux de réussite de 94,59% au brevet des collèges (lire : « Premiers résultats, premiers lauriers pour le CFBL » du 16 juillet 2012″ du 16 juillet 2012).

L’événement se tiendra au Russell Hotel de Londres, l’un des fleurons du style victorien, situé au 1-8 Russell square, Bloomsbury, London, WC1B 5BE (Métro : Russell square).

Vous y êtes attendus pour prendre un verre à partir de 19h. Le diner débutera à 20h qui ouvrira aussi le temps des enchères. Enfin, à partir de 22h45, le dance floor vous accueillera pour finir la soirée en beauté.

L’équipe administrative et pédagogique du CFBL, conduite par François-Xavier Gabet, mérite toute notre sympathie et notre soutien. J’espère donc avoir la joie de fêter cette grande première en votre compagnie.

Pour réserver, rendez-vous sur le site dédié à la soirée.
(80£ par personne, possibilité de réserver une table de 10)

Photo Flickr de laura Lessa

Il y a davantage de Français enregistrés au Royaume-Uni qu’aux Etats-Unis !

Combien de Français vivent-ils officiellement à l’étranger ? Au 31 décembre 2011, on sait exactement que 1.594.303 de nos compatriotes étaient inscrits au Registre mondial des Français établis hors de France, soit une hausse de 6 % par rapport à l’année précédente.

Quant au Royaume-Uni, la progression du nombre d’inscrits au registre est de 8,5%. De ce fait, il y a désormais davantage de Français répertoriés outre-Manche (123.306 personnes) qu’aux États-Unis (122 686 inscrits) ! Pour la première fois, le Royaume-Uni dépasse les Etats-Unis et il occupe la seconde place derrière la Suisse au rang des pays les plus attractifs pour nos concitoyens.

Une seconde place, derrière nos amis suisses, aussi officielle que relative, puisqu’on estime que pour chaque Français enregistré au consulat de Londres, deux ne le sont pas ! En effet, contrairement à d’autres nations, il n’est pas obligatoire de s’enregistrer au consulat français pour résider sur le sol britannique.

Je tire ces chiffres du « rapport du directeur des Français de l’étranger et de l’administration consulaire », dans le chapitre consacré aux Français établis hors de France, dont les données ont été compilées par Magali Decrossas, responsable cellule statistiques et contrôle de gestion.

Top 10 de la présence française dans le monde (2011)
(Ce tableau ne répertorie que les expatriés inscrits au Registre mondial des Français établis hors de France)

On constate que les cinq premiers pays accueillent chacun une communauté supérieure à 100.000 concitoyens inscrits.

Ces cinq pays – la Suisse, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Allemagne et la Belgique – regroupent à eux seuls près de 40% des Français établis à l’étranger, nous dévoile le rapport, tandis que ce top 10 recense déjà 60% des Français expatriés (et inscrits au registre).

Notons encore qu’entre 2010 et 2011, quatre pays justifient une croissance à deux chiffres :
– le Canada avec une hausse conséquente de 11,1%, ce qui signifie près de 8000 Français supplémentaires d’une année sur l’autre pour cumuler à 79.328,
– la Chine avec un bond remarquable de 11,4% qui compte désormais 30.305 compatriotes installés,
l’Australie qui réalise un taux spectaculaire de 15,8% et qui comptabilise aujourd’hui 18.323 Français, contre 15.821 en 2011,
– enfin, citons les Emirats Arabes Unis qui peuvent se flatter de 15,2% de progression, ce qui équivaut actuellement à 14.352 expatriés.

Ces statistiques serviront surement de base pour la révision de la carte des circonscriptions électorales lors des prochains renouvellements de l’Assemblée des Français de l’Etranger (AFE). La Suisse, le Royaume-Uni et la Belgique comptent chacun 6 élus à l’AFE. De leur coté, les Etats-Unis et l’Allemagne sont représentés respectivement par 11 et 10 élus.

Pour plus de détails ou de statistiques sur les 25 premiers pays d’expatriation, lire :  Evolution de la population française inscrite au Registre mondial des Français établis hors de France – 2011 (fichier pdf).

Photo Flickr de Manne

Les élus des Français de l’étranger débattent avec Jean Arthuis de l’avenir du centre et de la droite

J’ai eu le plaisir de rassembler une trentaine d’élus de l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger), le 5 septembre dernier au Sénat, lors d’un diner-débat autour de Jean Arthuis, sénateur et président de l’Alliance centriste.

(g. à d.) Gérard Pélisson, président de l’UFE ; Jean Arthuis, sénateur de la Mayenne et président de l’Alliance centriste ; Olivier Cadic, conseiller élu pour le Royaume-Uni et président de l’UFE GB et Christophe-André Frassa, sénateur et président du groupe UDR, Union des Républicains de la droite et du centre, à l’AFE (Diner-débat du 5 sept. 2012 – Sénat).

Je remercie Jean Arthuis et Gérard Pélisson, Président de l’UFE (Union des Français de l’étranger) de nous avoir fait l’honneur de leur présence, ainsi que deux sénateurs UMP des Français de l’étranger pour leur amicale complicité dans l’organisation de cet événement : Joëlle Garriaud-Maylam, vice-présidente du groupe UMP au Sénat et Christophe-André Frassa, président du groupe URDC (Union des Républicains de la droite et du centre) à l’AFE. Lors de la soirée, pas moins de quatre sénateurs des Français établis hors de France ont donné de la voix puisqu’ils ont été rejoints par Christiane Kammermann et Louis Duvernois, tous deux également UMP.

Les discussions portèrent sur l’avenir du centre et de la droite en France, laissant libre parole à Jean Arthuis. Pour ceux qui s’interrogent sur le positionnement politique du centre, Jean Arthuis cite avec malice François Mitterrand : « le centre n’est ni de gauche, ni de gauche ! »

Le sénateur de la Mayenne est remonté dix ans en arrière pour se souvenir de la création de l’UMP par Jacques Chirac, entre les deux tours de la présidentielle de 2002. Un acte fatal puisqu’il a fait éclater l’UDF qui a perdu la moitié de ses députés. Depuis, « le centre droit est un terrain en jachère », soupire Jean Arthuis.

Par la suite, en 2008, lorsqu’il lui est apparu que François Bayrou avait « confondu indépendance et isolement », il a pris la porte du MoDem. Sans attache, Jean Arthuis s’est alors « senti en apesanteur »,  sourit-il.

Tandis que la crise financière battait son plein, « la voix du centre était devenue totalement inaudible ». Ce n’est pas faute d’initiatives puisque les chapelles centristes se sont multipliées depuis, mais « la communication s’est substituée à l’action et seul compte l’effet d’annonce », déplore-t-il.

En 2009, Jean Arthuis lance l’Alliance centriste qui a pour vocation de refonder la famille centriste, dont « cette décennie de déconvenues doit être le terreau fertile ». Cette famille doit être à la hauteur du partenaire UMP : « Pour faire une bonne alliance, il faut d’abord exister et permettre à chacun d’apporter sa valeur ajoutée. » Et pour donner consistance au centre, son mot d’ordre est de « travailler sur le fond » pour délivrer un message porteur sur les réformes dont la France a un grand besoin.

Un travail de fond avant tout parce que l’écueil serait de tomber dans la cuisine électorale et les rivalités de personnes. En effet, pour Jean Arthuis, l’obsession ne doit pas être de trouver un chef ni même d’accéder au pouvoir, mais bien de sortir la France d’une crise sans précédent qui plonge notre société dans un « état d’extrême vulnérabilité ». N’est-ce pas symptomatique que des milliardaires du Qatar ou de Macao puissent s’offrir le PSG ou un grand vin de Bourgogne, si l’envie leur en prend, illustre-t-il ?

Au rang des idées pour soutenir le dessein d’une « économie sociale de marché » viable, Jean Arthuis prône l’impôt de consommation pour financer la protection sociale,  au lieu d’alourdir les charges sociales précipitant les délocalisations, ou bien encore « un service public moins normé » qui pourrait s’adapter aux réalités locales en se différenciant d’un département à l’autre. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu’au niveau économique et financier, le pouvoir réel revient à l’Europe. Il faut donc « assumer un partage de souveraineté », comme nous l’avons fait avec la monnaie unique, même si aujourd’hui l’Europe « doit se ressaisir et mettre bon ordre à la gouvernance de la zone euro », en la dotant d’institutions spécifiques.

Le lien est désormais patent entre les Français de l’étranger et les convictions de Jean Arthuis : « Etre au centre signifie un engagement européen très profond qui préfigure le fédéralisme européen. » Le sénateur se sent à l’aise avec ceux qui portent un autre regard sur la France, du fait de leur éloignement, même si ce reflet est parfois « triste », comme l’a confié l’élue d’Allemagne, Martine Schoeppner.

Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français de l’étranger et vice-présidente du groupe UMP au Sénat, aux côtés de Jean Arthuis.

Jean Arthuis n’aura pas attendu ce diner-débat pour défendre les intérêts des expatriés, comme tout récemment lorsque le parlement a soumis leurs revenus patrimoniaux français à la CSG, avec l’aval du Conseil constitutionnel, alors même qu’ils ne bénéficient pas de la Sécurité sociale !

Le président de l’Alliance centriste veut pouvoir « compter sur les Français de l’étranger et ses représentants pour aider la France de l’Hexagone à comprendre les enjeux de la mondialisation ». Dans cette perspective partagée, les réformes nécessaires paraitront plus légitimes aux yeux de l’opinion.

Hommage aux aviateurs de la RAF à York

Tous les deux ans, une commémoration se déroule au Yorkshire Air Museum à Elvington, près de York, en souvenir de tous les défenseurs du monde libre qui ont servi pendant de la Seconde guerre, comme en temps de paix.

Cette année 2012 consacre un événement particulier : il y a exactement 70 ans le fameux « 77 squadron RAF Bomber command » prenait ses quartiers à Elvington.

La postérité retiendra que 450 aviateurs du « 77 squadron » perdirent la vie en tout juste 18 mois de combat. Toute l’assistance fit écho au vœu du lieutenant W. Foote qui écrivit ces mots poignants : « A chaque crépuscule, à chaque aube, nous nous souviendrons d’eux ». Ce héros de la RAF accomplit personnellement 37 missions au sein de cette prestigieuse escadrille.

(de g. à d.) Olivier Renard, Olivier Cadic, Colonel Nicolas Chambaz, Jean Jammes, Bernard Masson au Yorkshire Air Museum à Elvington, près de York, le 09.09.2012

J’ai eu le plaisir d’assister à la cérémonie en compagnie de Bernard Masson, président de l’Ordre national du mérite, Olivier Renard, président du Souvenir français en Grande-Bretagne et du colonel Nicolas Chambaz, attaché pour l’armée de l’air à l’ambassade de France et de Jean James.

A la fin de l’office, juste après le God save the Queen, nous avons partagé un rare moment d’émotion lorsque le public britannique a entonné à nos côtés les trois premiers couplets de la Marseillaise. Un hommage du coeur aux Français qui ont rejoint la Royal Air Force au sein de deux groupes de bombardement : le « 346 Guyenne Squadron » et le « 347 Tunisie Squadron. » Au total, 216 membres d’équipage ont fait le sacrifice de leur vie en combattant pour libérer la France et l’Europe occupée, en s’envolant depuis cette base aérienne.

Si vos pas vous conduisent un jour jusqu’à York, je vous invite à visiter la superbe cathédrale, puis à vous arrêter un instant devant le mémorial qui y est érigé en l’honneur de ces aviateurs français depuis le 20 octobre 2011.

Le bâtiment de l’Institut français méritait bien un film

Le bâtiment étonne, détonne même dans son quartier. Soixante-dix ans après sa création, la façade de l’Institut français du Royaume-Uni suscite toujours la curiosité du passant. Fondé en 1910 à Londres, l’Institut qui assure la promotion  de la culture et de la langue françaises attend jusqu’en 1939 pour inaugurer un bâtiment à sa mesure et à son goût. A l’époque, l’art cubiste pousse à la géométrisation et l’épuration des formes. L’architecte désigné, Patrice Bonnet, va signer dans la capitale britannique un chef d’oeuvre de l’Art déco.

A l’occasion de la 20ème édition de “Open City” ou Journées du Patrimoine à Londres, un film documentaire sera projeté dans les lieux mêmes, racontant par le détail cette belle aventure, révélant tous les protagonistes et les artistes impliqués dans l’édification de ce célèbre centre culturel (Rodin, Sonia Delaunay…) :

“Les Arcanes de l’Institut français du Royaume-Uni : Histoire d’un bâtiment”
Dimanche 23 septembre, 16h00, Projection gratuite
Ciné Lumière de l’Institut français, 17 Queensberry Place, Londres

Basé sur une idée originale d’Anissa Rachef, ce film est réalisé par Karine Chevalier à partir des recherches historiques conduites par Charlotte Faucher.

Le site de l’Institut français du Royaume-Uni

Photo Flickr de Renaud Camus

Les foyers modestes seront les plus affectés par le Prélèvement social sur les revenus immobiliers des non-résidents

Je remercie la ministre Hélène Conway-Mouret d’avoir répondu à mon courrier concernant le prélèvement social sur les revenus immobiliers des non-résidents (lire : « Prélèvement social sur les revenus immobiliers des non-résidents : Lettre ouverte à Hélène Conway-Mouret » du 12 juillet 2012)

La ministre déléguée des Français de l’étranger a consulté les services compétents en charge de la Sécurité sociale et des finances.

Elle m’assure que ce prélèvement social ne fait pas courir de risque de double imposition pour les résidents au Royaume-Uni. Par conséquent pour ceux qui sont aux tranches d’imposition supérieures ou égales à 40%, leur impôt n’augmentera pas. Cela ne changera donc rien pour les revenus supérieurs. Seul le fisc britannique y perdra puisqu’auparavant un résident au Royaume-Uni imposé à 40% versait 20% d’imposition en France et 20% au Royaume-Uni sur les revenus immobiliers situés en France. Désormais, la France percevra 35,5% et le Royaume-Uni 4,5%.

Ainsi, puisque le gouvernement français garantit l’absence de double imposition, ce nouveau prélèvement social pèsera uniquement sur les foyers modestes imposés aux tranches inférieures ou égales à 20% au Royaume-Uni. Ils verront donc l’imposition de leur bien immobilier situé en France passer de 20 à 35,5%. C’est une forme de justice fiscale que les intéressés apprécieront.

L’Administration balaie l’argument européen dénonçant le paiement de droits sociaux par les Français de l’étranger alors que ceux-ci n’ont pas accès aux droits sociaux en France. La ministre indique que le règlement européen sur lequel j’ai appuyé mon argumentation pour faire valoir l’incompatibilité de ce projet de taxe et la législation européenne porte uniquement sur les revenus du travail et non du capital.

Les sénateurs UMP au Sénat ont repris cet argument d’incompatibilité lors de leurs débats et dans un recours auprès du Conseil constitutionnel. Je remercie en particulier Jean Arthuis, sénateur de l’Union Centriste et les sénateurs UMP des Français de l’étranger Joëlle Garriaud-Maylam, Robert-Denis Del Picchia, Louis Duvernois et Christophe Frassa pour leur activisme lors du débat sur le projet de loi de finances rectificative.

Le Conseil constitutionnel a indiqué que le défaut de compatibilité d’une disposition législative aux engagements internationaux et européens de la France ne saurait être regardé comme un grief d’inconstitutionnalité ; que l’examen d’un tel grief fondé sur les traités ou le droit de l’Union européenne relève de la compétence des juridictions administratives et judiciaires ;

Il faudra donc qu’un des contribuables visé par cette taxe assigne la France auprès de la Cour de justice de l’Union européenne pour arbitrer cette question.

Si l’incompatibilité est avérée comme beaucoup de fiscalistes, de juristes et de parlementaires le pensent, la France devra rembourser l’ensemble des sommes qui auront été collectées dans ce cadre. Dans ce cas, malheureusement, la responsabilité du ministre du Budget Jérome Cahuzac et de son administration ne pourra pas être recherchée.

Réponse de Helene Conway, ministre déléguée des Français de l’étranger, du 23 juillet 2012 (fichier pdf).

Photo Flickr de Lichfield District Council