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Claire-Marie Jadot nous a quittés

Jadot hl10Je me trouvais au Canada lorsque j’ai appris la disparition de Claire-Marie à Vancouver. Je rejoins dans la peine tous ceux qui l’ont connue, si vive et chaleureuse.

J’ai longtemps siégé à ses côtés sur les bancs de l’AFE à Paris. Elle était une élue exemplaire au service de ses compatriotes, connaissant parfaitement ses dossiers et agissant avec opiniâtreté. Elle prenait le temps pour chacun avec une douce attention. On ne pouvait que l’apprécier et lui faire totalement confiance.

Ceux qui l’ont fréquentée dans les réunions consulaires savent que Claire-Marie était de toutes les causes, qu’il s’agisse des enfants boursiers ou des anciens combattants.

Elle était également présidente bilingue du Conseil Arbitral du Lower Mainland en Colombie-Britannique pour l’assurance-emploi, membre de la Commission des finances et des affaires économiques, ainsi que de la Commission temporaire des anciens combattants.

Claire-Marie s’en est allée, mais elle nous laisse son sourire, impérissable.

Pôle Emploi va refondre son offre de service à l’international

Le dialogue que j’avais entrepris le mois dernier avec Jean Bassères, directeur général de Pôle Emploi, au sujet de la mobilité internationale se poursuit efficacement. Il m’avait averti qu’il était en train de refondre son offre de service internationale (lire : « Pôle emploi international doit donner des ailes à la mobilité professionnelle » du 14 décembre 2014).

Le 21 janvier, j’ai eu le plaisir de recevoir au Sénat ses collaborateurs directs, Thomas Cazenave, DG adjoint et Annie Gauvin, son adjointe, tous deux relevant de la direction Stratégie et Relations extérieures. Guillaume Dufresne s’est joint à notre réunion pour nous éclairer de son expérience en qualité de président du CEI, Centre d’échanges internationaux, et président du centre Charles Péguy de Londres.

Olivier Cadic ; Guillaume Dufresne, pdt du CEI et du centre Charles Péguy de Londres ; Annie Gauvin, adjointe au DGA ; Thomas Cazenave, DG adjoint de la direction Stratégie et Relations extérieures de Pôle Emploi. Sénat - 21.01.2015

Olivier Cadic ; Guillaume Dufresne, pdt du CEI et du centre Charles Péguy ; Annie Gauvin, adjointe au DGA ; Thomas Cazenave, DG adjoint de la direction Stratégie et Relations extérieures de Pôle Emploi. Sénat – 21.01.2015

Chaque année, le centre Péguy accompagne 10.000 de nos jeunes compatriotes et fournit un job à un millier d’entre-eux. Chacun sait que des gisements d’emploi existent hors de nos frontières, comment la puissance publique considère-t-elle le phénomène, au moment où la ligne budgétaire « Emploi et Formation » de 800.000€ vient d’être rayée d’un trait de plume du budget de l’Action extérieure de l’Etat ? (lire : « Mobilité professionnelle : l’Etat se désengage » du 05 novembre 2014)

« Nous partageons la conviction que les opportunités ne sont pas suffisamment exploitées, ni suffisamment accompagnées », a dit d’emblée Thomas Cazenave. Evidemment, les choses sont plus simples dans nos départements limitrophes où les travailleurs transfrontaliers sont légions, a-t-il nuancé.

Autrement dit, vis-à-vis des 150.000 demandeurs d’emploi qui ont repérés par Pôle Emploi comme candidats à une mobilité internationale, « les investissements ne sont pas à la hauteur des opportunités que cela représente ». Aujourd’hui, Pôle Emploi ne compte que 160 conseillers spécialisés à l’international, 100 d’entre-eux bénéficient du label Eures, la plate-forme européenne d’emplois.

Le directeur général nous a présenté son plan qui s’articule en deux points principaux.

En premier lieu, il s’agit de mieux repérer les candidats à la mobilité. Dans toutes les agences, « chaque conseiller doit être capable de détecter le besoin ou l’envie de mobilité. Cela doit devenir un réflexe »

En second lieu, l’offre internationale sera bientôt gérée par une dizaine d’équipes d’une dizaine de personnes. Ces équipes seront spécialisées sur un champ géographique et elles vont travailler « selon des modalités 100% web, déjà expérimentées, afin d’accompagner les demandeurs d’emploi à distance », a détaillé Annie Gauvin.

La directrice adjoint ajoute que l’agence va concevoir, en parallèle, une offre de service digitale à l’international, incluant par exemple des tests de langue ou une aide à la réalisation de CV selon les pratiques locales.

Guillaume Dufresne, dont le CEI est implanté dans 70 pays, est catégorique : « Il faut une équipe de chaque côté de la frontière. » Dans son idée, l’équipe française doit préparer les candidats à l’expatriation, notamment pour lever leurs appréhensions, tandis qu’une autre équipe, hors frontière, prépare l’arrivée de ces candidats, parce qu’elle connait bien le terrain et les réseaux.

Cette approche a retenu toute l’attention de Thomas Cazenave puisqu’il chercher à imaginer de nouveaux partenariats. « Avec qui nos conseillers vont-ils travailler pour alimenter un flux d’offres ? », s’interroge-t-il.

Emboitant le pas à Guillaume, je pense que Pôle Emploi International devrait fonctionner comme un « hub », capable de s’interfacer avec les ressources locales et privilégiant le partenariat public-privé (auquel croit beaucoup le directeur du centre Péguy) qui se dispense de l’embauche de fonctionnaires.

Annie Gauvin en convient en estimant qu’il faut « jouer sur une palette de partenariats ».

Les deux responsables de Pôle Emploi ont été chaleureusement invités par Guillaume Dufresne à visiter le centre Péguy de Londres. Cette étape viendra certainement étoffer leur réflexion, d’autant qu’un tiers des Français qui vont travailler à l’étranger choisissent le Royaume-Uni.

L’UFE Ile de France, le partenaire de ceux qui vont partir ou revenir…

Le 14 janvier dernier, l’UFE Ile de France a organisé son traditionnel diner annuel au sénat sur le thème « Autour d’Olivier », pour me donner l’occasion de présenter mon parcours et mes travaux au Sénat depuis trois mois. La présence de Gérard Pélisson m’a permis de lui témoigner ma gratitude pour le soutien qu’il m’a accordé durant mes neuf années passées à la tête de la section britannique de l’UFE et pour ses encouragements lors de la campagne sénatoriale.

Yann le Provost, président de l’UFE IDF, Olivier Cadic, Caroline Laporte, conseillère consulaire Belgique

Yann le Provost, président de l’UFE IDF, Olivier Cadic et Caroline Laporte, conseillère consulaire Belgique

Je remercie Yann le Provost, président de l’UFE IDF, pour cette initiative à mon égard et je le félicite pour son discours chaleureux et projectif en présence d’Hélène Charveriat, déléguée générale de l’UFE Monde et de Charlotte Hemery, son adjointe.

Beaucoup de personnalités, de divers horizons, sont venues rendre hommage au travail de l’UFE Ile de France, sous la houlette de Yann. Celui-ci a progressivement donné une autre dimension à ce traditionnel point de rencontre d’anciens expatriés. L’échange est devenu intergénérationnel, puisque « l’UFE IDF s’est axée sur les jeunes en instance ou en volonté de départ pour les préparer à ce changement de vie, nous a-t-il dit. Le départ peut s’effectuer dans le cadre d’un job, d’un stage ou d’Erasmus ». C’est pourquoi l’association s’adresse aujourd’hui directement aux écoles et aux universités.

Ainsi, L’UFE est le partenaire de référence des Compagnons du devoir du tour de France, parce que les apprentis doivent effectuer des stages de six mois ou d’un an à l’étranger. Les animateurs sélectionnés par Yann font un travail préparatoire essentiel. « Même si cela semble évident, les jeunes ont besoin qu’on leur rappelle qu’il faut s’adapter aux habitudes locales ou bien qu’il faut toujours rester dans la légalité », pointe Yann.

Pour les moins jeunes, l’Afterwork est un moyen d’action bien adapté à la vie parisienne. Au sein de l’UFE IDF, le mot est devenu synonyme de lieu privilégié où l’on partage une expérience à l’international avec ceux qui n’en n’ont pas. A ce titre, l’UFE invite d’anciens expatriés ou ceux qui sont de passage à Paris. Il y a bientôt deux ans, je me suis exprimé dans un afterwork au sujet du Royaume-Uni.

Diner annuel de l’UFE Ile de France. Tous réunis autour du président Pélisson au Sénat, le 14 janvier 2015

Diner annuel de l’UFE Ile de France. Tous réunis autour du président Pélisson au Sénat, le 14 janvier 2015

L’UFE IDF démontre que la cueillette d’informations sur internet ne suffit pas toujours. Rien ne remplace ce genre d’échanges francs et amicaux. La variété des interlocuteurs étonne souvent, car elle ne se limite pas aux institutionnels ou chefs d’entreprise. On attend prochainement un chercheur en génétique, rappelant que l’UFE est partenaire de l’Association française de myopathie.

Yann m’a enfin expliqué que l’axe retour, traité depuis 1986, se renforçait, en partenariat avec les autres UFE en France, en particulier l’UFE Loire-Atlantique, le retour des expatriés n’étant pas toujours exempt de difficultés.

« Préparation au départ, appui au retour et animation de la communauté UFE sont nos trois axes de progression », résume Yann le Provost. Je suis de tout coeur avec lui.

La Fiafe a 30 ans !

Je connais de longue date le travail remarquable des bénévoles de Londres Accueil qui aident les nouveaux arrivants et leur famille à s’implanter en Angleterre. J’ai donc répondu immédiatement favorablement à la proposition d’Anne Trousseau de me présenter le réseau Fiafe, dont elle est la nouvelle présidente. En effet, Londres Accueil est l’un des 218 Accueils Fiafe répartis sur les 5 continents.

Anne Trousseau, présidente de la Fiafe et Olivier Cadic – Sénat, le 20.01.2015

Anne Trousseau, présidente de la Fiafe et Olivier Cadic – Sénat, le 20.01.2015

La Fédération Internationale des Accueils Français et francophones à l’Etranger vient de fêter ses 30 ans ! Cette organisation revendique son caractère apolitique et une totale liberté d’action offerte à ses affiliés. Chaque Accueil gère ses propres fonds ou bien encore fabrique des supports imprimés comme il l’entend, puisqu’il n’y a pas de charte graphique commune.

Cette liberté explique en partie le grand regret de la Fiafe, par la voix désolée de sa présidente, celui de ne pas être reconnue d’utilité publique car l’Administration ne regarde que les comptes de la Fédération qui, seule, ne justifie pas d’un poids financier suffisant.

La Fiafe est mobilisée pour surmonter les difficultés qui compliquent la mobilité à l’international quelque soit le pays, y compris la France. Nous avons par exemple évoqué la question du retour de nos compatriotes ou les difficultés administratives que connaissent les expatriés en France, notamment les étudiants français ou étrangers.

Pour l’avenir, la fédération compte poursuivre « son développement dans un maximum de grandes capitales », d’autant que son essor se calque sur les mouvements des grandes entreprises françaises à l’international. Un phénomène bien connu par Anne Trousseau qui l’a conduite à vivre à Buenos Aires et à New York.

HEBDOLETTRE n°09 – 21 janvier 2015

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Edito de l’HebdoLettre n°9

J’ai participé jeudi dernier, en compagnie des députés Claudine Schmid et Alain Marsaud, à la commission mixte paritaire (CMP) convoquée pour se prononcer sur le projet de ratification de la convention fiscale franco-andorrane.

La raison d’être d’une CMP est de faire appel à l’esprit de conciliation et à l’intelligence collective lorsque l’Assemblée nationale et le Sénat ne s’accordent pas sur un texte.

En trente minutes, ma vision d’une France réconciliée, solidaire et courageuse en réaction aux attentats s’est brusquement évaporée.

Les socialistes et les communistes ont soutenu mordicus la présence d’un alinéa que les parlementaires UMP-UDI voulaient voir supprimé, parce qu’il autorise une imposition fondée sur la nationalité, totalement étrangère à nos traditions et à notre législation.

Rien de surprenant à voir majorité et opposition ne pas s’accorder au cours du processus parlementaire, me direz-vous. Sauf que le gouvernement socialiste clame qu’il n’appliquera jamais le dispositif prévu du texte dénoncé par l’opposition !

A bon entendeur, le gouvernement n’a aucune velléité d’imposer les résidents français en Andorre ou de mettre en place un impôt sur la nationalité !

Il exige toutefois le maintien de ce fameux alinéa « d » de l’article 25-1 : « la France peut imposer les personnes physiques de nationalité française résidentes d’Andorre comme si la présente Convention n’existait pas. »

Ubuesque. Le gouvernement veut faire voter un texte qu’il jure ne pas vouloir appliquer, au lieu de le supprimer tout simplement…

C’est le choc d’inutilité !

Il faut se dépêcher d’en rire avant d’avoir à en pleurer.

Sachant qu’ils ont la majorité à l’Assemblée et donc le dernier mot, les socialistes veulent relancer la navette parlementaire, faire perdre du temps et de l’énergie à tout monde, au lieu de supprimer l’alinéa litigieux et faire ratifier enfin cette convention, ce qui n’aurait dû être qu’une formalité.

La convention va retourner, cette semaine, à l’Assemblée nationale. Nous porterons une attention particulière au vote des députés socialistes représentant les Français de l’étranger.

J’aimerais être agréablement surpris, me bercer de l’idée qu’il y a bien un avant et un après Charlie, comme je l’ai tant lu et entendu. On aimerait que ce vent nouveau souffle jusqu’au Parlement.

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Les vœux de Gérard Larcher, président du Sénat

Olivier Cadic Gérard Larcher - 13 01 2014

Le 14 janvier au Sénat, le président Gérard Larcher a présenté ses vœux empreints d’émotion, de grandeur républicaine et d’espérance pour la France.

C’est la première fois que je participais à cette cérémonie qui réunit les sénateurs dans un climat fraternel et qui leur rappelle qu’ils sont mandatés au service du bien commun et rien d’autre.

Pour l’occasion, le président Larcher accueille chaque sénateur en leur adressant un mot gentil, une note d’humour ou une parole d’encouragement.

Dans ses vœux, il est d’abord revenu sur la tragédie en considérant que « notre pays a retrouvé le souffle des grands moments de son histoire ». Le Sénat prendra toutes ses responsabilités, parce qu’après le temps des larmes, « vient le temps de l’action dans la fermeté républicaine ».

Puis, il fut question de croissance et d’économie parce qu’il faut « redonner à la France les moyens de croitre et d’espérer ». Tout doit être mis en œuvre pour lutter contre le chômage de masse parce qu’un « pays où plus de 25% des jeunes sont hors de la vie économique est un pays qui souffre et porte une génération qui, parfois, désespère ».

Pour conclure et caractériser la conduite du Sénat, le président Larcher a repris à son compte les trois mots qui forment la doctrine de l’équitation française, enseignée à Saumur : En avant, Calme et Droit.


Voeux de Gérard Larcher, président UMP du Sénat par publicsenat

Rencontre au Sénat avec Agnès Verdier-Molinié, directeur de l’iFrap

Tandis que l’examen de la loi Macron pour la croissance et l’activité se profile au Sénat, j’ai été ravi de revoir Agnès Verdier-Molinié, directeur de la fondation iFRAP, un think tank dédié à l’analyse des politiques publiques et un laboratoire d’idées innovantes. Il y a trois mois, elle m’a fait l’honneur d’intervenir au Red Carpet Day que j’organisais à Paris avec l’UFE Corporate.

Agnès Verdier-Molinié, directeur de l’iFrap et Olivier Cadic - Sénat 2015

Agnès Verdier-Molinié, directeur de l’iFrap et Olivier Cadic – Sénat 2015

Son travail consiste à étudier l’efficacité des politiques publiques, notamment à l’aune de la création d’entreprises et de l’emploi. Elle exprime souvent un avis à rebrousse-poil du discours ambiant. Plusieurs de ses suggestions sont déjà devenues réalité dans notre législation comme par exemple la création d’un comité d’évaluation des politiques publiques à l’Assemblée nationale, l’inscription de l’obligation de transparence pour le financement des syndicats dans la loi ou encore la déduction d’ISF pour les investissements dans les PME…

Agnès Verdier-Molinié passe d’un média à l’autre, publie des ouvrages passionnants (*) et laisse en libre accès les travaux de l’iFrap. L’opinion publique commence à goûter ces messages rationnels sans enrobage idéologique, ni charge émotionnelle.

Elle s’étonne ainsi que la loi Macron parle de croissance sans parler de fiscalité. Si l’on souhaite s’approcher d’un capitalisme familial à l’allemande ou favoriser nos start-up, dit-elle, il faut commencer par reconsidérer notre fiscalité en termes de déductibilité, de plus-values ou d’ISF.

L’iFrap a étudié à quel point l’ISF pouvait être un déterminant important de la croissance, puisque « les actionnaires minoritaires demandent de plus de plus dividendes pour payer leur ISF. Cela freine l’investissement et empêche les PME de grossir », explique son directeur.

Je partage pleinement son avis sur l’obligation de corréler croissance et fiscalité, sinon les Français qui ont de l’argent resteront figés sur l’immobilier et l’assurance-vie. Je porterai cette idée dans l’hémicycle.

L’organisation fondée par Bernard Zimmern en 1985 a été reconnue d’utilité publique en 2009, devenant la « Fondation iFRAP. » Mais que l’on ne s’y méprenne pas, la fondation est entièrement financée par la générosité privée ; ceci la rend totalement libre de parole !

(*) Agnès Verdier-Molinié est aussi auteur, aux éditions Jean-Claude Lattès, de « La Mondialisation va-t-elle… nous tuer ? », 2008, des « Fonctionnaires contre l’État. Le grand sabotage », aux éditions Albin Michel en 2011, et « 60 milliards d’économies ! Oui… mais tous les ans », aux éditions Albin Michel en 2013.

Gérard Pélisson, président de l’Union des Français de l’Etranger (UFE), invite les Français expatriés à une marche virtuelle

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Chers compatriotes,

Je vous sais particulièrement attachés à votre pays et aux valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité qu’il véhicule à travers le monde.

Tout comme les Français vivant en métropole, vous avez été consternés, indignés, choqués par les évènements tragiques qui ont secoué notre pays jusqu’au plus profond de son âme, la semaine dernière.

Nombre d’entre vous, je le sais, ont assisté, dans leur pays de résidence, à des manifestations organisées en hommage aux victimes de ces actes barbares et aux valeurs républicaines qui ont été bafouées.

En revanche, vous n’avez pu participer aux différentes marches organisées le 11 janvier dernier partout en France, notamment à Paris entre la place de la République et la place de la Nation, qui ont rassemblé plus de 3 millions de personnes.

Je tiens à partager avec vous la fierté que j’ai ressentie, d’être Français, devant cet évènement sans précédent, en voyant notre pays soutenu et entouré.

Soucieux, depuis toujours, de témoigner de l’attachement profond des Français de l’étranger à leur pays, je vous invite à vous associer à l’élan de solidarité exprimé par nos compatriotes, en participant à une marche virtuelle, organisée sur le site Internet de l’UFE.

Prendre part à cette marche virtuelle consiste concrètement pour vous à cliquer sur une fenêtre de dialogue, en mentionnant simplement le pays dans lequel vous résidez. Cette fenêtre de dialogue dispose d’un compteur qui fera apparaître en temps réel, votre participation à la marche.

Par votre action, nous apporterons la preuve que les Français de l’étranger sont avant tout des patriotes, des républicains, qui portent haut les couleurs et les valeurs de la France et qu’ils en sont fiers.

Je compte donc sur vous pour participer en masse à cette marche virtuelle et en faire la promotion auprès de vos amis et connaissances.

Cette opération fera résonner, aux quatre coins de la planète, le message universel du peuple français, selon lequel les droits de l’homme seront toujours plus forts que la barbarie.

Je vous remercie de votre attention et vous prie de croire, chers compatriotes, en l’expression de mes sentiments les meilleurs.

Gérard Pélissonlogo-ufe
Président de l’Union des Français de l’Etranger

L’Ecole de Bristol va déménager et développer son offre pédagogique

Bonne nouvelle en provenance de Bristol : un contrat de bail, d’une durée de dix ans, a été signé entre l’Ecole française de Bristol et la mairie. L’école va enfin pouvoir déménager ! « La recherche de locaux a duré plus de cinq ans et c’est un grand soulagement dans l’équipe de direction », se réjouit Nicolas Hatton, un des quatre directeurs de l’école.

Les locaux actuels de l’Ecole française de Bristol

Les locaux actuels de l’Ecole française de Bristol

Le transfert s’effectuera pendant les vacances de février pour une réouverture prévue le lundi 23 février. Ces locaux, je me souviens qu’on y pensait déjà lors du 30ème anniversaire. L’équipe déplorait de ne pouvoir ouvrir une seconde classe de maternelle pour faire face au développement de la communauté française de Bristol (lire : « L’école française de Bristol fête ses 30 ans » du 01 août 2010)

« Ces locaux sont exactement ce qui nous recherchions », m’a dit Nicolas. En intégrant le campus de l’école primaire de Fonthill, dans le quartier populaire de Southmead (nord de Bristol), l’école va profiter d’un net regain de superficie et d’un bel espace extérieur.

L’objectif d’améliorer le cadre de travail des enfants de maternelle et de primaire « pour l’étude du français et de sa culture » est atteint. Toutefois, l’école poursuit un second objectif : offrir davantage de services pour répondre aux besoins éducatifs de la population de Bristol et de ses environs.

« Ce contrat de bail de dix ans nous permet de voir les choses à long terme », s’est félicité Nicolas, qui s’estime désormais plus serein pour réfléchir à la création d’un « plan Ecole Bristol », une action décentralisée pour la région de Bristol, à l’image de ce qui a été entrepris à Londres (lire : « En route pour le « plan Ecole pour tous », édition 2014-2020 » du 13 juillet 2014).

HEBDOLETTRE n°08 – 14 janvier 2015

Lire : l’HEBDOLETTRE n°8 – 14 janvier 2015Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°8

En ce début d’année 2015, les Français traversent une terrible épreuve.

Les attentats perpétrés à Paris ont causé un véritable électrochoc. Derrière un slogan symbolique et unitaire, « Je suis Charlie », des millions de Français se sont rassemblés pour dire NON. Non à la barbarie, non à la terreur, non à l’obscurantisme.

Cette manifestation d’unité nationale, d’une ampleur inédite, a été abondamment couverte par les médias internationaux, rappelant combien l’image de la France était porteuse de liberté et d’universalisme à travers le monde.

Dans de très nombreux pays, nos compatriotes ont manifesté à ciel ouvert, chaleureusement entourés des populations locales. Les élus consulaires ont joué tout leur rôle dans cette mobilisation et ont posté sur les réseaux des images émouvantes de solidarité que j’ai compilées dans deux diaporamas publiés sur mon blog.

L’un des deux diaporamas est consacré au Royaume-Uni, où les autorités ont illuminé Tower Bridge avec nos trois couleurs. Aucun Français présent ne l’oubliera.

Pour ma part, j’ai appris l’attentat contre la rédaction de Charlie Hebdo tandis que je me trouvais à Rabat en compagnie l’ambassadeur de France, Charles Fries. Nous étions effarés. Je me suis rendu dès le lendemain à Alger, dans le cadre de mon déplacement en circonscription organisé dans les pays du Maghreb. Sur place, j’ai assisté au conseil de Sécurité convoqué par notre ambassadeur Bernard Emié.

Sur le point de décoller à Alger, j’ai vu dimanche les images de la manifestation parisienne retransmises en direct à la télévision algérienne. Dès mon arrivée à Tunis, notre ambassadeur François Gouyette m’a informé qu’il venait de recevoir le président de la République, Béji Caïd Essebsi, qui s’était déplacé jusqu’à sa résidence pour signer le registre des condoléances.

L’heure est encore à l’émotion et à l’apaisement. Mais déjà ces attaques terroristes ont fait l’objet d’un appel à réagir vigoureusement de la part des présidents de chaque groupe au sein du Sénat. Je m’associe pleinement à cet élan. Dès hier soir, afin de marquer la solennité du moment, nos débats ont été précédés par une minute de silence, puis nous avons entonné la Marseillaise.

Lire l’HEBDOLETTRE n°8 – 14 janvier 2015

Je suis Charlie : images de la mobilisation internationale

Dans beaucoup de villes du monde, les Français expatriés, avec le soutien des populations locales, ont manifesté au nom des valeurs de la République, sous la bannière « Je suis Charlie ». Voici quelques clichés dont beaucoup proviennent des comptes sociaux des conseillers consulaires.

Je suis Charlie : images du rassemblement des Français de Londres et de Bristol

Les Français de Londres se sont rassemblés à Trafalgar square pour montrer leur indignation et réaffirmer la liberté d’expression, emboitant le pas de millions de leurs compatriotes en France et dans le monde, ce 11 janvier 2015, désormais jour historique.

Ce diaporama contient des photos de Londres et de la manifestation qui s’est déroulée à Bristol (crédit Bristol : Ludovic Rousset) .

Carole Rogers devient présidente de l’UFE GB

Le 11 décembre dernier, au cours de l’assemblée générale de l’UFE GB, Union des Français de l’Etranger de Grande Bretagne, j’ai transmis le flambeau de la présidence à Carole Rogers, avec autant de bonheur que de confiance.

L’assemblée de UFE GB a fait le choix du cœur et de la raison. Après neuf années à la tête de l’association, je trouve un successeur parfaitement légitime en la personne de Carole, déjà vice-présidente de l’UFE-GB qui siégeait aux comités consulaires Action sociale, Emploi et Anciens combattants.

Avocat français et solicitor anglais, mère de deux enfants, résidente en Grande-Bretagne depuis 27 ans, ayant aussi vécu en Belgique et en Allemagne, elle connait donc bien les problèmes liés à l’expatriation.

(de g à d) : Roch Miambanzilla, délégué consulaire, puis les membres du conseil d’administration de l’UFE GB : Anne Vigouroux, Pierre Blanchet, Olivier Cadic, Marion Vayson de Pradenne, Carole Rogers, David Macdonald, David Blanc et Sophie Routier. Deux membres du CA manquent à l’appel : Véronique Cartoux et Stéphane Rambosson.

(de g à d) : Roch Miambanzilla, délégué consulaire, puis les membres du conseil d’administration de l’UFE GB : Anne Vigouroux, Pierre Blanchet, Olivier Cadic, Marion Vayson de Pradenne, Carole Rogers, David Macdonald, David Blanc et Sophie Routier. Deux membres du CA manquent à l’appel : Véronique Cartoux et Stéphane Rambosson.

Carole possède un vif esprit associatif doublé du sens du management, comme l’atteste son précédent rôle de présidente de la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne. Aussi, je me souviens de son talent mobilisateur à la tête du groupe « UFE solidarité pour Haïti » en 2010.

L’assemblée générale du 11 décembre fut suivie de notre coutumier Noël des Français de Londres, où nous avons commencé à évoquer le futur de l’UFE GB. Quelle vision, quelle singularité, quelles nouvelles priorités pour répondre aux attentes des Français établis au Royaume-Uni ?

Il est clair que le conseil d’administration n’entend pas se reposer sur ses lauriers après la belle victoire électorale de la liste d’union UMP, UDI et UFE, qui a recueilli 40% des suffrages ! (lire : « Elections consulaires 2014 : Large victoire de la liste d’union UMP, UDI et UFE ! » du 26 mai 2014).

Les priorités de Carole Rogers sont au nombre de trois : l’éducation, les entreprises et conseils pratiques. On se passera donc du clinquant ou de l’originalité à tout prix, qui ne s’avèrent pas indispensables au sein de la maison UFE fondée en 1927.

La thématique de l’éducation s’illustre déjà brillamment à travers le plan Ecole qui s’apparenterait à une marque de fabrique de l’UFE GB, tant nous lui avons accordé d’importance et soutien depuis sa création en 2007 (lire : « Sept ans après sa création, le plan Ecole est en pleine expansion » du 22 décembre 2014). Le fonctionnement participatif du plan Ecole et les succès qu’il enchaine étonne beaucoup de mes interlocuteurs français à travers le monde.

« L’ouverture cette année de l’établissement de Wembley sera un moment important, nous rappelle Carole, mais il faut continuer à s’assurer que l’éducation française en Grande-Bretagne soit un sujet privilégié, incluant le développement des petites Ecoles ou la question des frais de scolarité ».

Les entrepreneurs français qui souhaitent s’implanter en Grande-Bretagne sont les bienvenus. Un groupe de travail, l’UFE Corporate, leur est même dédié. C’est dans cet esprit que l’UFE GB a organisé le « Red Carpet Day » à Paris au Tapis Rouge le 15 octobre dernier, pour informer les entrepreneurs qui veulent exporter, investir ou faire grandir leur entreprise au Royaume Uni. (lire : « Le Red Carpet Day ouvre les portes du marché international aux PME/PMI et aux jeunes pousses » du 21 octobre 2014).

Véronique Cartoux et Olivier Cadic

Véronique Cartoux, conseiller consulaire et membre du CA du l’UFE GB  et Olivier Cadic

« J’aimerais aussi que L’UFE Grande-Bretagne travaille avec une agence conseil spécialisée en expatriation française pour apporter des solutions pratiques à tous types de problèmes : retraite, fiscalité, immobilier, famille ou actes notariés ».

Carole cite France Expat Conseil, dont on se souvient de la présentation par son président Philippe Roisin (lire : « L’UFE GB étoffe son conseil d’administration et présente France Experts » du 12 décembre 2012). Le principe est le suivant : des experts vous apportent une réponse personnalisée afin de gérer à distance tous vos problèmes personnels.

Je félicite chaleureusement Carole pour ses nouvelles fonctions, certain qu’elle saura guider sa barque sur des flots pas toujours tranquilles. Mais elle me trouvera toujours à ses côtés en cas de besoin.

Londres : bilan d’activité 2014 de vos conseillers consulaires

Déjà six mois de mandat pour vos conseillers consulaires, élus en mai dernier sur la liste d’Union de la droite et du centre : Véronique Cartoux, Sophie Routier et Stéphane Rambosson.

Soucieux de vous tenir informés de leur travail pour le compte de la circonscription de Londres, ils m’ont adressé ce message commun que j’ai le plaisir de publier :

Sophie, Véronique et Stéphane« Chers compatriotes,

Nous profitons de cette tribune pour vous adresser nos meilleurs vœux pour 2015.

Après l’effervescence des élections consulaires du mois de mai, nous sommes heureux d’avoir fait élire trois sénateurs qui représenteront avec pugnacité les intérêts de nos expatriés : Christophe-André Frassa, Jacky Deromedi et Olivier Cadic.

Services consulaires

Le 16 octobre dernier, les conseillers consulaires et conseillers à l’AFE se sont réunis pour un premier conseil consulaire, présidé par notre consul général, Olivier Chambard.

Ce conseil nous a permis de faire la connaissance des neuf consuls honoraires de Grande-Bretagne et d’entendre leurs besoins et leurs inquiétudes, comme l’illustre l’évolution du consulat d’Edimbourg qui pourrait bien obliger les Français d’Ecosse à se rendre jusqu’à Londres pour obtenir leurs passeports !

Notre projet électoral mentionnait un plan Qualité Consulat que nous voulons voir éclore, pour qu’aucun Français ne soit administrativement lésé sur le territoire britannique.

Enseignement

Le 6 novembre, vos conseillers ont activement participé au conseil consulaire dédié à l’enseignement français à l’étranger. Nous avons ainsi délibéré sur la recevabilité et le barème applicable aux demandes de bourses scolaires. Avec les services du consulat, nous avons examiné 138 demandes de bourses (89 dossiers familles) dont 103 ont reçu un avis favorable.

Le 12 décembre, lors de l’AG du plan Ecole, nous avons eu le plaisir d’échanger avec Mireille Rabaté, futur proviseure du lycée international de Wembley qui accueillera ses premiers élèves dès la rentrée prochaine.

Le plan Ecole a déjà permis d’ajouter 1500 places dans notre réseau scolaire depuis 2008. Les efforts insufflés par tous les acteurs du plan ont créé une synergie qui explique l’ouverture, en septembre 2015, d’une école bilingue Jeannine Manuel à Londres, ainsi que d’un nouveau collège à l’initiative de l’EIFA qui avait ouvert une maternelle/primaire il y a deux ans seulement.

Action sociale

Le 25 novembre, un CCPAS (Conseil consulaire pour les affaires sociales) s’est tenu, toujours sous l’impulsion de notre consul, au cours duquel nous avons considéré des propositions d’attribution de subventions à divers Organismes Locaux d’Entraide et de Solidarité, tel que Les Consultations gratuites, le centre Charles Péguy, le Dispensaire français, la Société française de Bienfaisance.

Emploi

Le 25 novembre, au cours du CCPEFFP (Conseil consulaire pour l’emploi et la formation professionnelle), nous avons apporté notre entier soutien au centre Charles Péguy qui permet de trouver un job à près d’un millier de jeunes Français par an. Les besoins de financement du centre sont d’autant plus sensibles que le gouvernement a décidé de cesser de financer les dispositifs de soutien à l’emploi-formation à l’étranger.

Devoir de mémoire

Vos conseillers consulaires et conseillers AFE ont représenté la communauté des Français lors de deux dernières commémorations militaires à Londres : le 18 juin sous la statue du général de Gaulle et le 11 novembre, sous celle du Maréchal Foch.

Chers compatriotes du Royaume-Uni, soyez assurés que nous ne cesserons pas un instant de nous battre au nom de l’intérêt général, à l’heure où les budgets publics affectés aux besoins des expatriés ne font que s’amenuiser.

Sophie, Véronique et Stéphane

L’Ecole Battersea nous a offert un Christmas « Trêve de Noël 1914 »

Lors de l’année écoulée, j’ai participé à de nombreuses manifestations dédiées la Première guerre, celle de l’Ecole de Battersea me laissera un souvenir prégnant. Mirella Otten, la principale et Frédérique Brisset, le chef d’établissement, ont choisi de faire une exposition consacrée à la trêve de Noël en 1914, lueur d’humanité vacillante au milieu du carnage général.

Les plus petits ont fabriqué des tas de poppies en papier rouge ; les plus grands, ceux de la moyenne section au CM2, ont écrit des poèmes, rédigé des lettres aux soldats ou bien de petits messages pour pigeons voyageurs ! L’équipe pédagogique, pour sa part, s’est démenée pour dénicher des objets d’époque avec beaucoup de réussite puisque les lieux ressemblaient à un véritable musée. L’enseignante allemande de l’école est attelée à trouver du matériau « côté germanique ».

Pour rehausser l’ambiance, professeurs et élèves n’ont pas hésité à se vêtir en militaire, en infirmier ou en dames de la Belle époque. « Cent ans, cela parait énorme et pourtant dans beaucoup de familles on se souvient encore d’un grand père ou d’un arrière-grand père qui a participé au conflit », m’a justement dit Frédérique Brisset.

Pour illustrer leur programme d’histoire, les CM2 de l’Ecole de Battersea se rendront prochainement à Ypres en Belgique, haut lieu d’affrontements en 1914. « Il ne faut pas oublier le sacrifice, même si nous sommes sortis de la gravité de l’événement lors de l’exposition », justifie la chef d’établissement.

Au calendrier 2015, une tâche ardue l’attend puisque l’Ecole de Battersea fêtera ses 10 ans !

En effet, après avoir fondé l’Ecole des Petits en 1977, une maternelle bilingue qui accueille 135 Petits à Fulham, Mirella Otten a ouvert, en 2005, l’Ecole de Battersea destinée aux 6-11 ans. Le succès est également au rendez-vous puisque les 255 places de cette école primaire ne peuvent pas répondre à toutes les demandes de scolarisation.

Homologué par l’Education nationale, cet établissement a la particularité d’offrir un enseignement biculturel, auquel j’attache une extrême importance à travers le plan Ecole. Outre la facilité linguistique, « on apprend à être tolérant et à mieux comprendre sa culture en voyant les différences », précisait justement Frédérique Brisset, devant les caméras de TF1, il y a deux ans (lire : « L’enseignement bilingue au Royaume-Uni à l’honneur au journal de TF1 » du 26 septembre 2012). La tolérance est toujours un combat, l’actualité nous le rappelle douloureusement.


Lundi 19 janvier : venez découvrir la future école Jeannine Manuel à Londres

Le projet est devenu réalité : une école Jeannine Manuel va ouvrir ses portes à Londres en septembre 2015 ! Après deux ans de recherche de locaux, Elisabeth Zéboulon et Bernard Manuel sont très heureux de nous annoncer la bonne nouvelle.

L’événement semblait imminent après leur exposé conjoint lors de l’Assemblée générale du plan Ecole, début décembre, organisée par Laurent Batut, conseiller culturel adjoint (lire : « Sept ans après sa création, le plan Ecole est en pleine expansion » du 22 décembre 2014).

L’école sera une « Charity » (association à but non-lucratif de droit anglais) qui accueillera la première année des élèves de la Moyenne Section à la Cinquième, avant de poursuivre son développement jusqu’au baccalauréat. Nous passerons ainsi de près de 200 élèves à 1200 à terme !

Dès à présent, vous êtes invités à visiter les lieux au cœur de Bloomsbury, charmant quartier du côté du British Museum pour démarrer cette aventure :

Ecole J Manuel Bedford Square texteCocktail / Présentation
Lundi 19 janvier 2015
43-45 Bedford Square, Londres
Inscriptions en suivant ce lien

(Vous pouvez aussi vous inscrire pour une présentation le 29 janvier et le 24 février à Londres, ainsi que le 22 janvier à Paris).

Ainsi, 70 plus tard, l’esprit de Jeannine Manuel retourne à Londres dans un pays pour lequel elle avait beaucoup d’affection et d’estime, puisqu’elle avait rejoint la France libre dès 1940.

De père américain et de mère française, elle s’était fixé pour mission, au lendemain de la guerre, de travailler à la compréhension internationale. C’est pourquoi elle crée en 1954 l’Ecole Active Bilingue prodiguant une éducation bilingue dès le plus jeune âge. Jeannine Michel nous a quittés en 2003. Aujourd’hui, son école accueille à Paris et à Lille 3 100 élèves, d’au moins 70 nationalités différentes.

J’adresse mes plus chaleureuses félicitations à Elisabeth Zéboulon et Bernard Manuel qui sont venus me rencontrer au Sénat, en novembre dernier, pour me faire part de leur projet.

Sous l’impulsion des acteurs du plan Ecole, la rentrée 2015 s’annonce historique puisque l’école Jeannine Manuel va ouvrir en même temps que le lycée international de Londres à Wembley et le collège de l’Ecole internationale franco-anglaise (EIFA), initié par Sabine Paradis-Dehon et Isabelle Faulkner.

Sécurité : réunion d’urgence du conseil consulaire à Londres

Suite de l’attentat qui a frappé la rédaction de Charlie hebdo, Olivier Chambard, consul général de France, a réuni en urgence un conseil consulaire pour faire le point sur les mesures de sécurité et recueillir son avis.

Bobby SecuriteLe 9 janvier au consulat, après l’observation d’une minute de silence à la mémoire des victimes de l’attentat du 7 janvier, le consul général a introduit la séance par un bref rappel des manifestations et marques de soutien organisées jusqu’à présent.

Les participants ont appris que des contacts avaient déjà été pris avec les forces de sécurité britanniques qui ont permis la mise en œuvre de mesures de protection de la communauté et des entreprises françaises.

Ainsi, les autorités de police assument la protection des établissements scolaires, après avoir diffusé des consignes de vigilance auprès des chefs d’établissement. Le représentant du service de sécurité intérieur a salué leur excellente solidarité opérationnelle.

Lorsque les élus ont été invités à s’exprimer, Sophie Routier a proposé une mise à jour des plans de continuité des écoles avant la prochaine réunion du comité de pilotage du plan Ecole, en tenant compte des menaces d’attentat.

Une réponse positive lui a été donnée, le rappel devant assurer une mise en cohérence des plans élaborés par les comités de gestion des différentes écoles et s’accompagner de la transmission d’une cartographie des établissements aux autorités de police britannique.

La publication de la prochaine lettre d’information du consulat sera l’occasion de faire passer des messages à nos compatriotes installés au Royaume-Uni. Il sera également préconisé à la chambre de commerce franco-britannique de diffuser des recommandations de vigilance auprès des chefs d’entreprises implantées dans le pays.

Rassemblement des Français de Londres, dimanche à Trafalgar square

Les Français de Londres se rassembleront, dimanche 11 janvier, 2pm, à Trafalgar square.

Trafalgar CharlieNous attendons la présence de notre ambassadeur de France, Sylvie Bermann et de Nick Clegg, vice-Premier ministre du Royaume-Uni

Je vous invite à vous rendre à cette manifestation à la mémoire des victimes et au nom de nos valeurs.

je serai en pensée avec vous, étant retenu à Annaba en Algérie dans le cadre d’un déplacement en circonscription.

« La raison ne doit pas avoir peur de son contraire. Face à l’erreur, argumentons. Devant l’imbécillité, tournons en dérision. Au venin et aux insultes, opposons une dignité tranquille. » Gaspard Koenig (lien vers l’article publié dans l’Opinion du 07 janvier)

Photo : wikimedia commons

HEBDOLETTRE n°07 – 06 janvier 2015

Lire : l’HEBDOLETTRE n°7 – 06 janvier 2015Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°7

J’ai le plaisir de vous adresser mes meilleurs vœux à l’occasion de cette nouvelle année et je vous remercie de la fidèle attention que vous accordez à mon HebdoLettre.

Depuis trois mois, j’ai l’honneur de représenter les Français de l’étranger au Sénat et je vous en rends compte chaque semaine. A l’occasion de la rentrée sénatoriale de mardi prochain, il m’apparait naturel de vous présenter un premier bilan de mon travail parlementaire.

Je vous adresse ce rapport d’activité depuis Fès au Maroc, où je me trouve en compagnie des conseillers consulaires Pascal Capdevielle et Vincent Cazelle dans le cadre d’un déplacement en circonscription, organisé au Maghreb : Maroc, Algérie, Tunisie. Sur place, je rencontre les communautés françaises, les élus et autorités consulaires, ainsi que les responsables de notre réseau économique, éducatif et culturel.

Vous pourrez d’ailleurs me retrouver sur le plateau de TV5 Monde, dans l’émission consacrée à Casablanca :

Mercredi 14 Janvier 2015 à 16h00 (heure française)
pour « Les 24 heures Chrono de l’international».
Vous pouvez suivre l’émission en direct sur les sites
www.mondissimo.com ou www.tv5monde.org

Bloc Bilan 2014

Lire l’HEBDOLETTRE n°7 – 06 janvier 2015

Opération « Give me Five ! » pour réunifier la Bretagne

Ils devraient être unis comme les cinq doigts de la main, les cinq départements qui composent la Bretagne. Aujourd’hui, il nous en manque un : la Loire-Atlantique ! L’actuelle majorité n’a pas voulu en tenir compte dans sa réforme territoriale.

Alors, cinq parlementaires UDI ont lancé un plaidoyer pour la réunification de la Bretagne. Il s’agit de Thierry Benoît (député d’Ille-et-Vilaine), Michel Canevet (sénateur du Finistère), Françoise Gatel (sénatrice d’Ille-et-Vilaine), Joël Guerriau (sénateur de la Loire-Atlantique) et moi-même.

Le 24 décembre dernier, nous avons tenu une conférence de presse au château de Châteaugiron, petite localité pittoresque et verdoyante, administrée par François Gatel et qui s’enorgueillît d’abriter la tombe de Morvan Marchal, l’homme qui dessina le drapeau breton, le Gwenn-ha-Du.

Cinq parlementaires bretons lancent l’opération « Give Me Five » à Châteaugiron (35), la veille de Nöel (g. à d.) : Joël Guerriau, sénateur de la Loire-Atlantique ; Olivier Cadic, sénateur représentant les Français établis hors de France ; Thierry Benoit, député d'Ille-et-Vilaine ; Michel Canevet, sénateur du Finistère ; Françoise Gatel, sénateur d'Ille-et-Vilaine

Cinq parlementaires bretons lancent l’opération « Give Me Five » à Châteaugiron (35), la veille de Nöel (g. à d.) : Joël Guerriau, sénateur de la Loire-Atlantique ; Olivier Cadic, sénateur représentant les Français établis hors de France ; Thierry Benoit, député d’Ille-et-Vilaine ; Michel Canevet, sénateur du Finistère ; Françoise Gatel, sénateur d’Ille-et-Vilaine

Notre combat n’a rien d’un repli identitaire puisqu’il appelle à l’ouverture internationale de la région de Bretagne, d’où ce slogan « Give Me Five ». Un clin d’œil à une expression anglaise et le signe que ce n’est pas un concept breton ou français mais bien international que nous entendons promouvoir.

L’accroche Give Me Five signifie que cinq départements sont indissociables pour construire un avenir prometteur à la Bretagne en mobilisant l’ensemble de ses potentialités.

La réunification offrirait la possibilité de mener de nouvelles politiques ambitieuses pour le développement du territoire. Avec 4,6 millions d’habitants et 5 départements, cette nouvelle région se classerait au 22ème rang européen, serait la première région agro-alimentaire d’Europe et bénéficierait de six pôles de compétitivité !

Une Bretagne réunifiée serait une puissante région maritime avec deux grands ports en façade, Brest et Nantes-Saint-Nazaire qui pourrait devenir la capitale économique d’une région bretonne tournée vers la mer, à l’heure où l’essentiel du trafic mondial de marchandises s’effectue par voie maritime.

La Loire-Atlantique est un territoire qui faisait partie depuis l’an 850 du royaume de Bretagne, devenu duché, avant d’être administrativement remis en cause par le gouvernement de Vichy !

Comme l’a dit Françoise Gatel, « nous ne sommes ni des rebelles, ni des autonomistes ». Notre démarche a pour objectif de parvenir à mettre en route le droit d’option prévu par la réforme territoriale pour retrouver une Bretagne réunie incluant la Loire-Atlantique.

Nous sommes heureux d’avoir déjà suscité l’intérêt de la presse régionale par notre initiative :
– Ouest France – Bretagne à cinq. Des parlementaires centristes montent au créneau – 24-12-2014
– Francetv info – Réforme territoriale : une campagne « Give me five! » pour réclamer une Bretagne à cinq départements – 24-12-2014
– Le Télégramme – UDI. « On a fait un triste sort à la Bretagne » – 26-12-2014
– La Chronique républicaine – Thierry Benoît pour une région à cinq départements. Le député de l’arrondissement de Fougères et quatre autres élus centristes lancent l’opération « Give me five » – 26-12-2014

Vous pouvez consulter la page Facebook « Give me five: la Bretagne à 5 » pour voir les photos de la conférence, consulter le dossier de presse ou poster vos réactions.