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Plan Ecole : Axelle Lemaire préfère l’observation à l’action

Axelle Lemaire, députée socialiste des Français de l’étranger, se vante sur son blog d’avoir obtenu « la création d’un observatoire des frais de scolarité » qu’elle aurait conquis de haute lutte face à ma supposée opposition.

Il est formellement précisé que j’ai tenté de « torpiller cette initiative qui profitera aux familles modestes, aux classes moyennes et à tous ceux  qui dans les établissements du réseau, ont exprimé leur malaise face à l’imprédictibilité des variations des frais d’écolage ».

Quelle affabulation ! Que d’ignorance, surtout !

En premier lieu, l’idée de créer un groupe de travail dédié aux frais de scolarité n’est pas neuve. Il y a 4 ans, l’équipe du plan Ecole avait, en effet, créé un groupe de travail baptisé « Frais de scolarité », lors de son assemblée générale du 20 octobre 2009. Ce groupe avait pour mission de répondre à l’inquiétude des parents de l’école l’Ile aux Enfants face aux différences de coûts prévisibles entre le lycée Charles de Gaulle (CDG) et le futur collège CFBL à Kentish Town.

Ce groupe s’est réuni deux fois pour conclure que l’évolution des coûts relevait du libre choix de chaque établissement. Par conséquent, nous avons un mis un terme à ses travaux pour ne pas être suspectés de rechercher une « entente illicite sur les prix » (lire : Compte-rendu de la réunion dans CR Frais de scolarite du 19 03 10). Les représentants du CFBL avaient d’ailleurs décliné l’invitation à participer à la réflexion pour cette raison.

Le 10 juin 2013, par la voix de son assistant parlementaire, Mme Lemaire a proposé de créer un groupe de travail consacré aux frais de scolarité. L’affaire ayant eu un précédent, tel que je l’ai évoqué, l’assemblée générale du plan Ecole a logiquement rejeté sa proposition.

Mme Lemaire est animée d’une idée toute personnelle de la démocratie participative, ce qui explique qu’elle est revenue à la charge pour imposer sa proposition lors du comité de pilotage du plan Ecole le 1er juillet 2013.

Pourquoi dis-je « imposer » ? Parce que notre ambassadeur, qui préside le comité, pouvait difficilement rejeter une demande émanant d’un député. Pour lui épargner tout embarras et par esprit de consensus, cette décision fût actée sans avoir reçu un quelconque soutien.

N’en déplaise à Mme Lemaire, notre problème n’est pas « d’observer les frais de scolarité ». Il suffit de se rendre aux commissions des bourses pour les connaître dans leur intégralité. Nous attendons plutôt qu’elle agisse pour tempérer leur inflation.

Sur la question des frais d’écolage, j’avais proposé, dès 2010, d’influer sur les choix budgétaires du lycée CDG en soutenant la création d’une commission permanente au sein de l’établissement. Il faut dire que cette même année, le proviseur Bernard Vasseur anticipait une progression annuelle de 10% des frais de scolarité ! Je vous avais communiqué sur mon blog, en novembre 2010, l’impact prévisible de cette hausse jusqu’en 2014/2015 (lire : « Frais de scolarité : l’impact du plafonnement de la PEC au lycée Charles de Gaulle » du 10 novembre 2010).

La commission permanente avait été créée, à ma grande satisfaction. Elle a permis de modérer la hausse anticipée : les frais trimestriels 2014/15 du lycée devraient s’élever à £1,986, contre la prévision initiale de £2,103 faite en 2010. Aussi, lors du dernier comité de pilotage du plan Ecole, j’ai rappelé que cette commission permanente était cruciale pour contrôler l’évolution des frais de scolarité.

Mme Lemaire prétend s’inquiéter des variations des frais d’écolage et de leur incidence sur les familles modestes et les classes moyennes. Je lui en donne acte. Toutefois, elle vote, sans sourciller un budget qui vise à «rapprocher les écolages versés par les familles du coût réel complet de la scolarisation des élèves dans les EGD.»  Comprenne qui pourra ! C’est vraiment l’image du pompier pyromane. (Note : EGD = Etablissement en gestion directe par l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger)

Chacun doit clairement comprendre que les parents d’élèves vont, à terme, assumer l’intégralité des coûts de la scolarité à l’étranger. Ce phénomène se traduira immanquablement par un accroissement substantiel des frais de scolarité.

Le budget affecté à l’enseignement français à l’étranger s’élève à 535.3M€* en 2014, contre 539.8M€**en 2011. L’engagement de l’Etat pour 2014 est donc inférieur à celui de 2011. Dans le même temps, les frais d’écolage ont augmenté de plus de 38% au lycée CDG (£1,437 en 2010/11 contre £1,986 prévus en 2014/15). L’Etat fait donc supporter aux parents d’élèves l’intégralité de l’augmentation des coûts du lycée CDG et, de surcroit, l’intégralité de l’augmentation des coûts de son administration centrale !

En parallèle, le budget des bourses, lui, ne progresse plus en fonction des besoins des parents aux moyens financiers limités. Cette évolution aboutira à un fort recul de la mixité sociale au sein des établissements du réseau AEFE. C’est imparable. Je le déplore.

Il y a deux semaines, afin de permettre aux parents de déterminer s’ils pourront supporter ou non le financement de tout le parcours scolaire de leurs enfants au lycée Charles de Gaulle, j’ai demandé à Olivier Rauch, proviseur, de nous indiquer le taux annuel d’augmentation des écolages qu’il anticipe pour les 5 prochaines années. (Lire : mon intervention lors du conseil d’établissement du lycée Charles de Gaulle du 12/11/13 dans 131112 CE CDG – OC).

Compte tenu du clair-obscur qui entoure nos finances publiques, le proviseur a répondu qu’il n’était plus en mesure de faire un pronostic.

Plutôt que d’agir pour faire baisser concrètement les frais de scolarité, Axelle Lemaire préfère les observer et tente de faire diversion en m’intentant un faux procès. Dommage!

* PAP 2014 – Action extérieure de l’Etat (page 14) Crédits de paiement 2014 : subvention AEFE : 416.5M€ ; aide à la scolarité : 118.8 M€ (lire : PAP_2014_BG_action_exterieure_etat p14)
** PAP 2011 – Action extérieure de l’Etat (page 14) Crédits de paiement 2011 : subvention AEFE : 420.8M€ ; aide à la scolarité : 119.0 M€ (lire : PAP2011_BG_Action_exterieure_etat)

Photo Flickr de Mauricio Ulloa

Hommage des autorités britanniques de Chatham aux soldats français disparus

Cela peut sembler incroyable, mais chaque année les Britanniques rendent hommage à la mémoire des marins et soldats français morts en captivité sur les pontons de Chatham au cours des guerres napoléoniennes.

Napoleonic Prisoners of War Memorial St George’s Centre. (de g à d): Guy Audibert, pdt de l’Association des Anciens combattants, Yves Le Corre, attaché naval ; Paul Chamberlain, membre de la Norman Cross Society ; Olivier Cadic ; Olivier Renard, Pdt Souvenir français en GB ; Michel Giquel, et les porte-drapeaux Daniel Steck et Marc Dubet ( Chatham, le 16.11.2013).

Cette cérémonie officielle se répète depuis 1982, date du transfèrement des cendres des soldats de l’Empire au Memorial St George’s Centre à Chatham Maritime, cette ville du Kent bordant le fleuve Medway, anciennement réputée pours ses arsenaux protégés par des garnisons fortifiées.

Le 16 novembre dernier, le maire de Medway, accompagné d’Olivier Renard, président du Souvenir français, s’est recueilli devant le mémorial du St George’s Centre, sur lesquels nos amis anglais ont gravé : « Ici sont réunis les corps de nombreux braves marins et soldats, jadis ennemis puis prisonniers de l’Angleterre et qui reposent maintenant en son sol ayant oublié les haines de la guerre et les souffrances de la captivité. Ils n’ont pas eu la consolation de fermer les yeux parmi ceux qu’ils aimaient, mais sont rassemblés à tout jamais dans une digne tombe par une nation qui sait reconnaitre le courage et sympathiser avec la malchance. »

Un texte superbe et bouleversant. Chatham n’est pas la ville de Charles Dickens pour rien.

Ce 16 novembre 2013, Olivier Renard nous rappelle les circonstances de la tragédie du sous-marin français, la Sibylle, disparu en 1952

Cette année fut particulière puisque les autorités présentes ont, pour la première fois, salué la mémoire des 47 membres d’équipage du sous-marin français La Sibylle qui a coulé au large de Toulon, le 24  septembre 1952, lors d’un exercice. Il faut ajouter que le sous-marin a été construit à Chatham Dockyard en 1942. Prêté à la Marine nationale le 8 juillet 1952, le HMS Sportsman fut rebaptisé La Sibylle.

Le mémorial du HMS Sportsman est situé a Saxon Shore House, Eastcourt Lane, Twydall, ME8 6HL. Nous nous y sommes rendus a l’issue de la cérémonie de St George’s Centre en compagnie de l’attaché naval Yves Le Corre.

Il serait souhaitable que les représentants de la communauté française se sentent davantage concernés par cette cérémonie annuelle et qu’ils viennent témoigner, en personne, de notre fraternelle reconnaissance envers la municipalité de Medway.

Noël des Français de Londres : Eric Simon fera don de la moitié de sa recette

A n’en pas douter, l’écrivain Eric Simon sera la guest-star de la soirée événementielle de l’UFE GB, du 27 novembre prochain (lire : « L’UFE GB vous invite au « Noël des Français de Londres » » du 15 novembre 2013).

Eric prévoit de nous raconter « l’extraordinaire Noël des Français de Londres en 1941 ». Puisqu’il comptait venir avec quelques livres à dédicacer, il vient me proposer de laisser la moitié de la recette aux associations que nous soutenons !

J’accepte avec joie son offre généreuse au profit de nos quatre associations caritatives, que nous aiderons par ailleurs grâce à une tombola : Société française de Bienfaisance ; Centre Charles Péguy ; Le Bleuet de France et l’association Parapluie (Fédération des petites écoles FLAM).

Je vous avais parlé, il y a quelques semaines seulement, du dernier ouvrage d’Eric intitulé  « Londres au fil de la France Libre » (Keswick Editions) qui retrace la vie héroïque et anecdotique de ces Français libres au service du général de Gaulle, à travers tous les lieux qu’ils ont fréquentés dans la capitale britannique (lire : « Signature du livre d’Eric Simon, « Londres au fil de la France Libre » » du 25 septembre 2013).

L’UFE GB vous attend nombreux, mercredi prochain, à l’Institut français pour son premier Noël des Français de Londres.
Participation au buffet payable à l’entrée : £10.00 par personne
Inscription sur event@ufecorporate.org.uk

Photo Flickr de Frédéric Bisson

Ce jour, lancement de la chaine Angleterre21.TV

Je salue la naissance, ce 21 novembre, d’un nouveau média, Angleterre21.tv dont l’UFE (Union des Français de l’Etranger ) est partenaire et qui sera accessible partout dans le monde.

J’ai eu l’honneur et le plaisir de participer au lancement de cette web TV dédiée à tous les Français et francophones résidant au Royaume-Uni!

Tous ceux qui projettent de vivre sur le territoire britannique pourront entendre les témoignages de Français installés sur place ou suivre des émissions pratiques consacrées à l’implantation : traiter sa protection sociale, louer un bien immobilier, comprendre les différences culturelles, etc.

Bonnes adresses, événements, informations économiques, actualité du design ou du cinéma, il y en aura pour tous les goûts sur Angleterre21.tv puisque cette chaine généraliste se propose de devenir le canal d’informations de tous ceux qui pratiquent ou aiment la langue française et sa culture.

Angleterre21.tv a été créée par Biscayne BP LLC, société américaine de production audiovisuelle francophone qui compte déjà à son actif 5 web TV : usa21, canada21, belgique21, suisse21 et, la petite dernière, lancée en juin 2013 : www.paris21.tv

En 2014, la direction a prévu d’entendre sa couverture à l’Allemagne, la Chine, le Brésil et l’Australie.

Au fait, pourquoi le chiffre 21 est-il accolé à toutes les chaines ?

Sandrine Chauvet, animatrice de la web TV, me l’a confié. Au jeu de tarot, la carte la plus forte porte le chiffre 21 et elle symbolise le monde…

Je souhaite à Angleterre21.tv une vie longue et heureuse !

Invitation à deux réunions publiques à Leeds

Chaque année, j’ai le plaisir de me rendre à Leeds à la rencontre de notre communauté, où je vais organiser deux réunions.

Le centre de Leeds

Il sera évidemment question des deux élections prévues en 2014. Nous évoquerons les démarches à effectuer pour pouvoir voter, notamment l’importance d’être inscrit sur le registre des Français établis hors de France, ainsi que sur la liste électorale avant le 31 décembre 2013.

Ceci dit, nous débattrons de tous les thèmes qui intéressent les Français de Leeds au cours d’une séance de questions-réponses.

Je pressens que de nombreux sujets d’ordre administratif ou juridique vous préoccupent, tels que la délivrance des passeports, les taxes applicables sur vos résidences secondaires, les conditions de retour en France sur le plan de la retraite, des aides sociales ou encore des allocations chômage…

La première réunion se tiendra le vendredi soir à 18h30 au Novotel de Leeds, tout près de la gare.

Vendredi 22 novembre 2013 – 18h30 à 20h00
Novotel – 4 Whitehall Quay, Leeds LS1 4HR
Inscriptions : o.cadic@assemblee-afe.fr

Une seconde réunion aura lieu dans la petite école de Leeds, samedi matin de 10h30.

Samedi 23 novembre 2013 – 10h30 à 12h00
La Petite école de Leeds
Shire Oak C of E Primary School
Wood Lane, Headingley, Leeds, LS6 2DT
Inscriptions : o.cadic@assemblee-afe.fr

Ce samedi, je serai accompagné du consul honoraire de Leeds, Jeremy Burton qui a récemment reçu les insignes de l’Ordre national de la Légion d’honneur de la part de notre ambassadeur Bernard Emié.

Nous aurons le plaisir d’être accueillis par Olivia Neligan qui, avec Fabienne Harrigan et Céline Faure, constituent la nouvelle équipe dirigeante de la petite école. Elles succèdent à Patricia Lefèvre, Catherine Blain et Corinne Lapierre qui ont fondé cette école en 2005.

Merci par avance de votre présence et de faire passer le message. Si vous n’êtes pas disponible, je vous encourage à être attentif à toutes les évolutions à venir.

Photo Flickr de Fuad Al Ansari

L’UFE GB vous invite au « Noël des Français de Londres »

L’UFE GB, que j’ai l’honneur de présider, vous invite chaleureusement à sa grande soirée du mercredi 27 novembre.

L’événement se déroulera en deux temps, débutant par l’assemblée générale ordinaire de notre organisation à 18h15, suivie du nouvel événement organisé par notre association : « Le Noël des Français de Londres » qui se tiendra à 19h30 au bar de l’Institut.

J’espère que vous viendrez nombreux participer à cette petite fête familiale et fraternelle, pour entendre Eric Simon nous conter l’extraordinaire « Noël 1941 » des Français de Londres ! Autre moment fort : une tombola sera organisée profit de quatre associations caritatives : Société française de Bienfaisance ; Centre Charles Péguy ; Le Bleuet de France et l’association Parapluie (Fédération des petites écoles FLAM).

Nous profitons de l’occasion pour organiser une collecte de livres à l’attention  de la cinquantaine de petites écoles FLAM réparties sur tout le territoire britannique.

UFE GB : LE NOEL DES FRANÇAIS DE LONDRES
Mercredi 27 novembre 2013 de 19h30 à 21h00
Institut français – 17 Queensberry Pl, Londres
Participation au buffet : £10.00 par personne
Inscription sur event@ufecorporate.org.uk

18h15 à 19h15Assemblée Générale Ordinaire (Bilan de l’action de l’UFE GB au service des Français du Royaume-Uni)

19h30 à 21h00Noël des Français de Londres

– L’écrivain Eric Simon raconte « Le merveilleux Noël 1941 des Français de Londres ».

– Lancement de notre grande tombola au bénéfice des quatre associations caritatives.

De nombreux lots sont à gagner. Citons, par exemple : 5 sacs Nuxe Crème de jour/huile merveilleuse pour le corps/tonic visage ; DVD (3 lots de 5 dvds) ; Album CDs de 50 chansons de Arthur Ash ; Album CD de 50 chansons de Alain Bashung ; 3 Bandes dessinées Blake & Mortimer dédicacées par Yves Sente ; 12 bouteilles de Mouton Cadet (Sauternes) ; 12 bouteilles d’un grand Bordeaux : Sociando Mallet 1999 ; 5 Plateaux Ricard + bouteilles pour l’eau ; Cave à fromages Voucher ; 2 bouteilles de champagne Perrier Jouet ; 1 magnum de Champagne Figuet & Fils…

Je suis impatient de vous retrouver à l’Institut français pour entamer ensemble le programme des réjouissances de fin d’année !

Photo Flickr de Frédéric Bisson

Envie de rentrer au pays pour vos vieux jours ?

Vous vivez à l’étranger depuis longtemps, très longtemps, mais peut-être projetez-vous de rentrer en France pour y couler une retraite heureuse ? Une question vous assaille immédiatement : aurais-je le droit à la sécurité sociale ?

Toute personne ayant validé au moins un trimestre auprès du régime général de Sécurité sociale au cours de sa vie professionnelle a droit à une retraite du même régime. Ce principe est toutefois à nuancer, nous prévient la newsletter de novembre de France Experts.

Si la protection sociale n’est pas automatique, il faut savoir que les règles communautaires européennes permettent à tout pensionné d’un pays de l’UE de venir profiter de la douceur du climat français, par exemple.

Je rappelle que France experts est un service créé par l’UFE pour bien gérer tous vos problèmes personnels, familiaux et patrimoniaux en France (lire : « L’UFE GB étoffe son conseil d’administration et présente France Experts » du 12 décembre 2012). Afin d’offrir une réponse à toutes les situations, cette société de conseils s’appuie sur 55 experts multidisciplinaires.

Lire la Newsletter France experts – novembre 2013 (fichier pdf)

Photo Flickr de Luiz Filipe

Passeports : le député Meyer Habib s’indigne contre le traitement réservé aux expatriés

Loin de moi l’idée de jeter l’opprobre sur l’Administration consulaire. Sur le terrain, elle fait ce qu’elle peut et son zèle pallie d’ordinaire la faiblesse de ses moyens. Il n’empêche que la gestion des passeports des Français de l’étranger provoque de véritables souffrances humaines. Je reçois ponctuellement l’expression de cette douleur doublée d’un sentiment d’injustice ou d’incompréhension. Pourquoi est-ce si compliqué, si laborieux de renouveler un passeport au XXIème siècle ? Je ne vous parle pas ici des Français qui ont choisi un lieu de vie exotique, à l’abri du tumulte du monde. Non, je vous parle de mes compatriotes du Royaume-Uni !

Meyer Habib à la tribune de l’Assemblée nationale : «Pour les citoyens français de l’étranger, un passeport n’est pas un luxe, c’est une nécessité» (6/11/2013)

Je voudrais partager les deux derniers témoignages que j’ai reçus. Ils illustrent tout le bien-fondé du combat de Meyer Habib, notre député UDI des Français de l’étranger, au faveur d’un « choc de simplification », notamment au sujet des passeports. Meyer a encore interpellé le ministre des Affaires étrangères, il y a quelques jours, dans le cadre du vote des crédits pour les « missions extérieures de l’Etat » (lire : 06112013 – Prise de parole de Meyer Habib Mission Action Extérieur de l’Etat).

Mon premier témoignage est celui de Michel, 79 ans, en attente d’une opération du genou depuis trois mois, qui me demande s’il ne serait pas possible de renouveler ses documents d’identité « par correspondance tout comme le passeport britannique» ? En raison du même souci de motricité, Michel déplore de ne pouvoir se rendre au consulat pour les élections. En effet, les Européennes se tiendront seulement à l’urne…

Le second témoignage est celui de Nancy qui m’a écrit pour pointer le triste sort des résidents français de Jersey et de Guernesey parce que contrairement aux consuls honoraires allemands, nos consuls honoraires ne bénéficient pas d’une machine pour saisir les empreintes biométriques. C’est pourquoi, début novembre, Nancy a dû se rendre à Londres pour renouveler son passeport français en me précisant utilement le coût d’une telle démarche : £290 pour le vol et £190 pour l’hôtel et les frais.

Notre habitante de Guernesey n’en fut pas quitte pour autant avec l’Administration, puisqu’elle n’a pas pu justifier que son mariage avec un ressortissant britannique avait été enregistré en France ! Une obligation légale qu’elle ignorait puisque cette formalité est survenue après son précédent renouvellement de passeport en 2006. Au comble du stress, elle m’avoue avoir éclaté en sanglots. Nancy me demande mon soutien, envisageant même de renoncer à sa nationalité française si elle devait traverser de nouveau un tel tunnel d’anxiété. Voilà où nous en sommes.

« Agissez dès aujourd’hui, monsieur le ministre. La France en a besoin. », s’est insurgé Meyer Habib.

Si produire un passeport prend 11 jours, notre député rectifie qu’il faut parfois « deux mois pour obtenir le rendez-vous au consulat permettant d’enclencher le processus ». Alors, malheur à l’étudiant français qui habite à Ithaca, dans l’État de New York, cite-t-il, car il lui faudra 12 heures aller-retour pour rejoindre Manhattan. Même temps de trajet pour un Français habitant Eilat qui doit se rendre au Consulat à Tel Aviv, complète-t-il.

Quelle aventure pour un simple renouvellement. Quel coût aussi. Tout cela à l’époque internet ! L’Etat doit prendre conscience que « pour les citoyens français de l’étranger, un passeport n’est pas un luxe, c’est une nécessité », ponctue Meyer Habib.

Le groupe UDI n’a donc pas voté le budget proposé pour la mission « Action extérieure de l’État ». Il faut en revenir à la réalité des besoins de nos compatriotes à l’étranger pour construire le budget qui les concerne !

Pour visionner l’intervention de Meyer Habib, député des Français de l’étranger, à l’Assemblée nationale, le 6 novembre 2013, au sujet du budget de l’Action extérieure de l’état.

Les Français de l’étranger concernés par la Loi « Duflot » sur le logement

De nombreux Français de l’étranger sont propriétaires d’un appartement ou d’une maison en France qu’ils louent en leur absence.

Un projet de loi « Duflot » les concerne directement. Il circule sous l’acronyme Alur, Accès au logement et un urbanisme rénové, et il a pour vocation de résorber la crise du logement par deux mesures phares : l’encadrement des loyers et la mise en place d’une garantie universelle des loyers (GUL). Vous pouvez imaginer d’emblée le lot de nouvelles contraintes qui vont peser sur les propriétaires-bailleurs…

Le Sénat a adopté samedi 26 octobre en première lecture ce projet, en faisant le plein de voix de gauche pour l’occasion.

Le sénateur Hervé Marseille juge que la projet Alur est « une succession de mesures inefficaces et un texte profondément déséquilibré »

Hervé Marseille (UDI) s’alarme de la complexité du nouveau dispositif tout en lui déniant une quelconque efficacité sur le marché du logement.

Dans sa dernière newsletter, Hervé Marseille sénateur des Hauts de Seine, maire de Meudon et délégué national UDI aux Français établis hors de France, anticipe les effets pervers de trois points clés du projet, en ces termes :
l’encadrement des loyers établis à partir d’un loyer médian de référence risque d’entraîner une diminution substantielle de l’offre, de freiner la construction et de décourager les investisseurs institutionnels ;
la garantie universelle des loyers, nouvelle taxe, est injuste par son caractère obligatoire et floue quant à sa mise en œuvre ;
– enfin, la gratuité des prestations de services des professionnels de l’immobilier est financièrement risquée pour un secteur déjà pénalisé…

Tout en soulignant l’habitude du gouvernement de réformer sans concertation, Hervé Marseille dénonce une nouvelle entame au « principe d’autonomie des collectivités territoriales » puisque « le pouvoir des maires en matière de droit à la construction et de maîtrise de leurs sols » s’affaiblit considérablement au profit des EPCI, Etablissements publics de coopération intercommunale qui sont des regroupements de communes.

Ce texte de loi va profondément modifier les rapports entre propriétaires et locataires en créant une forme d’étatisation de leur relation.
Après avoir subi la CSG/CRDS de 15.5% sur leur revenus mobiliers, plusieurs Français établis hors de France m’ont confié qu’ils sont obligés de vendre leur bien. Une nouvelle taxe apparaît pour 2014. Comme les loyers seront désormais encadrés, les propriétaires ne pourront plus augmenter librement leur prix pour répercuter ces coûts.

Ce gouvernement a une étrange conception de la liberté individuelle et du respect de la propriété!

Suivre les travaux d’Hervé Marseille au Sénat.

Mon Infolettre n°20 de novembre est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à un grand nombre d’entre-vous mon Infolettre n°20 qui liste les articles publiés au cours de cette rentrée 2013, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial.

Madame, monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,

La formule du candidat Hollande « le changement, c’est maintenant » se traduit désormais par « Yes, we tax ! ». Des non-résidents ayant fait le choix d’investir dans l’immobilier locatif en France m’ont confié qu’ils sont contraints de se séparer de leur bien en raison de la CSG de 15,5% qui leur est réclamée. Cet automne, les impôts et taxes pleuvent en France de toute part. La Bretagne voit rouge. « Le pays semble ne plus rien attendre du gouvernement » tranche un éditorial du Monde.

La Cour des comptes critique l’organisation de nos consulats à l’étranger et suggère des nouvelles recettes… fiscales. Il est envisagé de facturer une partie du coût du réseau consulaire aux Français établis hors de France sous la forme d’un tarif surtaxé de délivrance des passeports. Les cartes nationales d’identité pourraient ne plus être délivrées en dehors de l’espace Schengen afin de contraindre nos ressortissants à payer un passeport.

Comme le reconnaît la Cour des Comptes, l’organisation de notre réseau consulaire semble obsolète. Donc le budget de l’action extérieure de l’Etat pour 2014 est inadapté. Meyer Habib, député UDI des Français de l’étranger ne le votera pas. A titre d’exemple, le député fait valoir que le Quai d’Orsay prévoit l’embauche de 75 fonctionnaires pour la délivrance des visas pour touristes quand d’autres pays optent pour des systèmes de demandes automatisés. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a répondu que cela prendrait 2 ou 3 ans pour remplacer notre système informatique. Dans l’attente, le ministre envisage même de rappeler des fonctionnaires à la retraite. Le gouvernement est plus prompt à augmenter les impôts qu’à rationaliser le fonctionnement de notre administration.

Plutôt que de faire travailler quelques fonctionnaires retraités du Quai, j’aurais préféré que notre ministre affranchisse tous les retraités établis hors de France de ce pénible « certificat de vie ». Qu’ils doivent se déplacer une à plusieurs fois par an au consulat pour justifier qu’ils ne sont pas morts afin de percevoir leur pension est intolérable.

Vouloir mettre l’administration au service des hommes et non le contraire est ce qui distingue l’approche humaniste de l’UDI (Union des Démocrates et Indépendants). Selon un sondage BVA, cette nouvelle formation politique qui rassemble le centre droit est la plus populaire aux yeux des Français. Cette semaine Jean-Louis Borloo, Président de l’UDI achève le rassemblement de la famille centriste en signant la charte « UDI- Modem : l’Alternative ».

L’UDI m’a désigné délégué national aux Français de l’étranger. Tous ceux qui souhaitent réveiller la politique sont invités à participer au lancement du club UDI-Royaume-Uni le 11 novembre prochain à Londres.

A l’initiative de l’UFE GB, des entrepreneurs de talent se sont réunis au Tapis rouge à Paris pour aider ceux qui souhaitent exporter, investir, créer, financer ou faire grandir leur entreprise au Royaume Uni. Je les remercie sincèrement. Le Red Carpet Day fut un succès public et médiatique qui a fait la une des Echos et du Figaro Eco!

L’UFE GB poursuit son action au service de tous en organisant un « Noël des Français de Londres » le 27/11/13 à l’Institut français. Trente lots ont déjà été réunis pour une grande tombola en faveur d’associations caritatives. Soyez nombreux à venir écouter l’écrivain Eric Simon raconter l’extraordinaire Noël 1941 des Français de Londres !

Fidèlement – Olivier Cadic

« La France est notre pays, l’Europe est notre frontière et notre destin, le monde est notre vision ! » Jean-Louis Borloo, président de l’UDI.

Accédez à l’infolettre n°20 (septembre-novembre 2013)

Photo Flickr de Leo Reynolds

Cérémonies du 11 novembre : à chaque Français, son Bleuet !

Outre-Manche, afficher son patriotisme ne souffre d’aucune ambigüité et rendre hommage aux anciens combattants ne suscite aucun sarcasme. Chaque Britannique, jeune et moins jeune, en arborant fièrement son poppy à la boutonnière, nous montre que le devoir de mémoire peut aussi être une démonstration vivifiante du « vivre ensemble » pour tout un peuple.

Je vous propose de surnager dans la mer rouge des poppies en exhibant bien haut votre Bleuet ! Cette petite fleur en papier doit sa couleur à l’uniforme bleu horizon de nos Poilus. Nous sommes de plus en plus nombreux à réveiller cette tradition française presque tombée en désuétude. Les premières ventes à Londres ont eu lieu en 2011 sous l’impulsion du colonel Laurent Kolodziej (lire : « Comment aider au foisonnement des Bleuets de France au Royaume-Uni ? » du 07 octobre 2012).

Nous serons loin de faire la moindre concurrence aux Anglais, mais la manifestation de notre esprit civique contribuera à aider au sort des victimes de guerre et celui des anciens combattants à travers l’organisme caritatif des Bleuets de France.

Le colonel Alain Bayle a pris le relais de son prédécesseur à Londres pour dynamiser le port du bleuet. La liste de points de vente s’allonge au Royaume-Uni:

À Londres : Consulat général de France à Londres ; Institut français de Londres ; Lycée français Charles de Gaulle ; Collège français bilingue de Londres ; Royal Hospital Chelsea et de nombreux commerçants français à South Kensington !
À l’extérieur de Londres : certains Consuls honoraires : Plymouth, Gibraltar, Notthingham (Chesterfield), Newcastle, Glasgow ; Consulat d’Edimbourg ; Maison des français à Oxford
Auprès des associations françaises au Royaume-Uni : AMAC, Souvenir Français, Français Libres, Ordre National du mérite, réservistes de Londres, Scout de France, Londres Accueil et UFE GB

Je vous présente le déroulement des cérémonies de « la journée en hommage à tous les morts pour la France » qui auront lieu le lundi 11 novembre :

11h00 – Cérémonie devant la statue du maréchal Foch, Grosvenor Gardens,
– Allocution de l’ambassadeur de France
– Remise de décoration au docteur Stephen Weiss et au contre amiral Henri Schricke
– Dépôt de gerbes
– Minute de silence
– Marseillaise
– Rencontre des délégations par notre ambassadeur

13h30 – Cérémonie au carré français du cimetière militaire de Brookwood (Surrey)
– Allocution de l’ambassadeur de France
– Dépôt de gerbes
– Minute de silence
– Marseillaise

A noter qu’une messe en souvenir des disparus se déroulera le samedi 9 novembre à 18h00 en l’église Notre Dame de France.

J’espère vous retrouver fraternellement en ce jour emblématique, avant de célébrer l’an prochain le centenaire de la Grande guerre.

L’UDI organise son réseau à l’étranger et lance le club UDI-Royaume-Uni

On ne pouvait rêver plus beau cadeau pour l’UDI, au moment où l’Union des Démocrates et Indépendants souffle sa première bougie : selon un sondage BVA, elle est la formation politique la plus populaire aux yeux des Français, puisque 44% des sondés déclarent en avoir une bonne ou une très bonne opinion, reléguant loin derrière les autres partis ! (voir : Cote de popularité des partis politiques – BVA – 28 oct 2013).

Un an après sa création, l’UDI, présidée par Jean-Louis Borloo, figure à la 1ère place sur la cote de popularité des principaux partis politiques, selon un sondage BVA

Dans le même sondage, c’est logiquement que Jean-Louis Borloo, notre président, se situe au troisième rang des personnalités dont les Français souhaitent qu’elles aient davantage d’influence dans la vie politique – derrière Manuel Valls et Alain Juppé – (voir : Cote d’influence des personnalités – BVA – 28 oct 2013)

Pour la famille de centre-droit qui a privilégié le travail des idées pour mieux s’affranchir des questions de personnes, il s’agit d’un immense satisfecit. Mais il ne doit pas occulter le travail qui reste à accomplir. L’aventure ne fait même que commencer pour les Français de l’étranger. Nous devons organiser un réseau militant UDI à l’étranger pour porter nos idées lors des élections européennes et consulaires du printemps prochain.

Comment s’organiser ? Un comité de pilotage est né.

Yves Jégo, délégué général et vice-président de l’UDI, en a fait l’annonce le 18 octobre dernier : Le réseau des Français de l’étranger est piloté par trois délégués nationaux :
• Meyer Habib, député, qui vous représente au sein des instances nationales
• Olivier Cadic, élu à l’Assemblée des Français de l’étranger, pour organiser le réseau
• Hervé Marseille, président de la Commission Nationale d’Investiture de l’UDI, pour suivre les sujets électoraux

J’ai la responsabilité d’organiser le réseau UDI à l’étranger afin de préparer les élections consulaires du 25 mai 2014 qui se dérouleront dans 130 circonscriptions du monde entier.

Sur le terrain, le réseau va se structurer progressivement en « Clubs UDI », idéalement selon les circonscriptions consulaires.

J’ai le plaisir de vous annoncer que nous lançons le :

Club UDI Royaume-Uni
Lundi 11 novembre à 18h30

à Londres près de St Pancras

Pour participer, merci d’envoyer un mail à : clubroyaumeuni@parti-udi.fr

Je vous invite chaleureusement à nous retrouver et partager un moment privilégié qui représentera je l’espère, un nouvel élan pour chacun.  Je vous encourage à découvrir notre pacte fondateur.

Notre vie quotidienne à l’étranger, avec ses atouts et ses vicissitudes, ne doit pas se départir d’une vision globale : j’ai la conviction que les expatriés doivent aider leurs compatriotes de l’Hexagone à comprendre les enjeux de la mondialisation et la légitimité des réformes nécessaires.

En promettant de réveiller la politique, Jean-Louis Borloo apporte le souffle du renouveau auquel les Français se montrent déjà sensibles. L’UDI a déjà réussi son pari de rassembler la famille des centristes. L’Union est en passe d’offrir une véritable alternative politique aux Français, populaire et non populiste, ouverte à l’autre, écologique, libérée des idéologies et désireuse de bouger la société parce que le monde bouge.

Photo Flickr de Sénat

Projet de loi de finances 2014 : le groupe UDI vote contre le budget «Action extérieure de l’État»

Le 22 octobre 2013, le député des Français de l’étranger, Meyer Habib, s’est opposé en commission à l’Assemblée nationale, au nom du groupe UDI, au projet de budget « Action extérieure de l’Etat » (lire : 22102013 Prise de parole de Meyer Habib Mission Action Extérieur de l’Etat).

Rappelons que Meyer est le candidat UDI victorieux de la législative partielle dans la 8ème circonscription des Français de l’étranger : Chypre, Grèce, Italie, Israël, Malte, Saint-Marin, Saint-Siège et Turquie (lire : « Un premier parlementaire UDI élu par les Français de l’étranger » du 10 juin 2013).

Meyer Habib intervenant, le 22 octobre 2013, en commission élargie à l’Assemblée nationale sur le budget de l’Action extérieure de l’Etat

Je partage ses commentaires sur l’Action extérieure de l’Etat qui s’articulent en quatre thèmes : la réduction des aides aux organisations internationales, la réforme des bourses qui va écarter des enfants de notre système scolaire, l’augmentation des effectifs de fonctionnaires pour fluidifier la remise des visas et, enfin, la réforme de la représentation électorale qui oblige les élus à travailler sous la tutelle de fonctionnaires !

Le député considère avec raison que l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, Campus France ou l’Institut français jouent un rôle moteur dans le rayonnement culturel français. Sans remettre en cause la volonté de modération budgétaire du gouvernement, Meyer Habib s’interroge sur la latitude laissée à ces organisations pour repenser leur fonctionnement : « Quelles mesures concrètes, quelle liberté, quelle flexibilité allez-vous donner à ces institutions pour qu’elles fassent aussi bien, avec moins de crédits ? ».

Une question majeure qui méritait une réponse de principe. Le ministère des Affaires étrangères, par la voix de Laurent Fabius, ignora superbement ce point se limitant à souligner que la réduction des crédits n’aurait qu’un « impact limité sur les actions conduites ».

Le second point de l’intervention concernait les frais de scolarité. En la matière, on déplore soit la hausse des frais, soit la baisse du niveau des bourses. Meyer Habib n’a pas hésité à mettre en parallèle la bienveillance publique dans l’affaire Leonarda avec le fait que des familles, surtout monoparentales, seront obligées de retirer leurs enfants des lycées français à l’étranger. Il a ainsi mis le doigt sur l’hypocrisie d’un gouvernement qui se fait élire et qui communique sur des principes de générosité sociale, mais qui organise, en définitive, le partage de la pénurie.

A la veille de la 2ème commission des Bourses, les élus de tous pays savent combien la réforme a fait des dégâts. Meyer Habib évoque des parents rencontrés dans sa circonscription à Milan ou Rome, qui avaient concédé des sacrifices pour envoyer leurs enfants à l’école française et qui se sentent lâchés en cours de route.

Laurent Fabius a renvoyé cette question de « politique tarifaire » sur le dos des « responsables d’établissement » précisant qu’ils essaient d’accueillir « les enfants des familles les plus modestes et ne reçoivent en tout cas aucune instruction pour ne pas les accepter. »

Le troisième thème évoqué par Meyer Habib concerne la délivrance des visas pour touristes, puisque le Quai d’Orsay prévoit l’embauche de 75 fonctionnaires a cet effet. L’intention est louable puisqu’elle a pour but de répondre à une demande croissante. Certes, mais notre député a semblé utile de rappeler que nous sommes au 21ème siècle ! Autrement dit, des solutions techniques existent permettant de faire mieux avec autant de monde, appelant de ses vœux « un choc de simplification et d’efficacité ».

Laurent Fabius a reconnu que le système informatique de délivrance de visas s’avérait « obsolète » et qu’il « sera remplacé d’ici à deux ou trois ans ». Dans l’attente, l’Administration pourra mobiliser les retraités ! En effet, « lors de périodes d’intense activité, les chefs de poste doivent pouvoir faire appel à des personnes – comme des anciens fonctionnaires – permettant de gérer l’afflux de demandes », commente notre ministre des Affaires étrangères.

Quatrième et dernier point, la réforme électorale invraisemblable, votée cet été, instituant un collège de 444 conseillers consulaires élus au suffrage universel direct, nouvel échelon d’élus avec les conseillers AFE et les 12 sénateurs représentant les Français de l’étranger (lire : « Feu vert du conseil constitutionnel à la réforme de l’AFE » du 23 juillet 2013). Au micro, Meyer Habib a signifié que la réforme avait consisté à « multiplier les élus sans leurs donner de compétences ni de moyens supplémentaires ». Il s’est aussi inquiété du fait que les conseils consulaires élus seraient présidés par un fonctionnaire ! En conclusion, notre député tonne qu’« il s’agit en fait surtout de tripatouillage électoral ». Ce que nous pensons tous! (lire : « Charcutage électoral pour les nuls » du 15 mars 2013).

Pour l’anecdote, la réponse molle de Laurent Fabius que chacun peut voir en vidéo a été modifiée en réponse sèche et outrée sur le verbatim transcrit par les assistants du Quai d’Orsay : « Monsieur Habib, vous avez parlé de « tripatouillage électoral », sans que je comprenne bien à quoi vous faisiez allusion. Sachez, en tout cas, que ce n’est pas le genre de la maison ! ».

On en rit encore dans les travées de l’Assemblée… La première sortie du parlementaire de l’UDI sur l’action extérieure de l’Etat fut cordialement saluée par ses confrères.

Je continuerai d’être le relais de l’action courageuse et déterminée de Meyer Habib à l’Assemblée nationale, dans l’intérêt général de la nation et dans l’idée que les Français de l’étranger doivent être traités sur un même pied d’égalité.

Voir la vidéo de l’intervention de Meyer Habib du 22 octobre 2013 (visible jusqu’au 20/01/2014)
Lire le compte rendu des débats sur l’Action extérieure de l’Etat – Projet de loi de finances 2014

Le plan Ecole enregistre de nouveaux progrès

Chaque semestre, depuis cinq ans déjà, l’ambassadeur réunit le comité de pilotage du plan Ecole. Cette tradition fut initiée par Maurice Gourdault-Montagne en 2008. Et depuis cinq ans, nous faisons le point sur les avancées des trois objectifs définis à l’origine.

Je vous invite à prendre connaissance de nos progrès en lisant le compte rendu de notre dernière réunion, sous la houlette de notre ambassadeur Bernard Emié (lire : 20130701-CR Comité de Pilotage).

Je me suis clairement réjoui de l’atteinte de notre premier objectif : la création de 1500 places supplémentaires dans l’enseignement français à l’étranger. Nous avions prévu trois ans pour y parvenir. Nous en mettrons sept. Cela tempère un peu mon enthousiasme car je mesure la frustration des parents dont les enfants n’obtiennent toujours pas de places. Ils étaient encore largement plus de 1 000 dans ce cas cette année.

Comme vous pourrez le découvrir dans le compte-rendu, le groupe de travail chargé d’analyser l’organisation des flux d’élèves entre les différentes écoles primaires et secondaires après l’ouverture du futur lycée de Wembley a abouti à de nombreux points d’accord. Mais il n’est pas parvenu à un consensus complet.

Pourquoi donner une priorité d’accès au lycée Charles de Gaulle (CDG) aux seuls élèves issus des écoles annexes de ce lycée? Cette proposition de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, n’a pas obtenu l’assentiment du comité. J’ai suggéré que la discussion sur la gestion des flux d’élèves se poursuive au second semestre.

J’ai aussi souligné que nous devrons poursuivre l’accroissement du nombre de places une fois que le lycée de Wembley sera ouvert, à la rentrée 2015, parce que la pénurie reste prévisible. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé la participation d’Yves Aubin de la Messuzière, président de la Mission laïque Française (MLF), à notre prochain comité de pilotage. Il sera en effet intéressant d’entendre la vision de la MLF qui constitue le second réseau d’écoles françaises à l’étranger après l’AEFE.

L’ambassadeur a également accepté ma suggestion de prévoir la participation à nos réunions de Sabine Paradis, directrice de l’EIFA, Ecole internationale franco-anglaise, ouverte il y a un an seulement à Portland Place, au centre de Londres.

En outre, j’ai mis l’accent sur l’objectif n°2 du plan Ecole, dédié au développement des écoles bilingues franco-anglaises. Il faut saluer le travail de l’équipe dédiée à ce dessein en mai dernier et animée par Bénédicte Yue (lire : « Le plan Ecole va permettre de doubler le nombre d’écoles bilingues » du 31 mai 2013).

Le rôle joué par Bénédicte dans la création de la Free school de Culham justifie qu’elle puisse siéger au comité de pilotage pour offrir le regard des parents d’élèves dans le cadre du développement des filières bilingues au Royaume-Uni. De plus, pour favoriser la dynamique de cet objectif n°2, j’ai proposé qu’une journée d’information consacrée à la création de « Free schools » bilingues soit organisée à l’intention des écoles du programme Flam. L’association «Parapluie» qui fédère les écoles Flam sur le sol britannique se réunira le 1er décembre prochain. J’espère qu’elle pourra encadrer cette manifestation (lire : « « Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? » par Bénédicte Yue » du 20 septembre 2013).

Au sujet des écoles Flam, qui sont une cinquantaine au Royaume-Uni, le plan Ecole a permis de faire émerger « le réseau le plus dense en Europe et dans le monde pour un pays de cette taille » selon les termes de notre ambassadeur. Bernard Emié ajoute justement que ce réseau est « arrivé à maturité » et que « sa professionnalisation est devenue un enjeu majeur », d’autant que «ces “petites écoles” sont bien souvent le seul point d’ancrage francophone dans des régions entières. »

Il est néanmoins regrettable que le gouvernement socialiste ait mis fin à la transparence concernant l’attribution des subventions par le ministère des Affaires étrangères aux écoles Flam du Royaume-Uni. Seules 13 petites écoles Flam bénéficieraient d’une aide du ministère aujourd’hui sans que nous sachions ce qu’elles ont reçu…

L’ambassadeur a répondu que ses services donneraient satisfaction à mon souci de transparence en 2013. C’était le 1er juillet dernier. Quatre mois plus tard, l’information n’a toujours pas été diffusée, ni à moi, ni aux élus.

De son côté, notre députée Axelle Lemaire a confié aux élus de l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger, en mars dernier, qu’elle avait accordé l’ensemble de sa réserve parlementaire 2012 (estimée à 130.000 euros) aux petites écoles Flam. Contrairement à son engagement, elle ne nous a jamais communiqué la liste des heureux bénéficiaires de son bon vouloir.

Il souffle comme un parfum de clientélisme et d’opacité autour des aides publiques liées au programme Flam, une situation qui tranche nettement avec l’époque précédente sous l’ancienne majorité (lire : « Programme Flam : le changement c’est on ne sait plus qui est subventionné ! » du 06 avril 2013).

Souhaitons que notre députée reprenne à son compte les règles de bonne conduite qu’elle sait si bien rappeler aux autres.

Photo Flickr de Blondie 478

Red Carpet Day Report (5) : Pourquoi ils investissent depuis le Royaume-Uni

David Blanc aime Londres. Comme lui, beaucoup de Français s’y sentent bien. Sur place, il est impossible de répertorier tous nos compatriotes, mais on peut avancer que Londres est la 6ème plus grande ville de France ! (Source: Discours de Boris Johnson, National Conservative Party Conference 1/10/13).

On y parle français, mais parmi 300 autres langues parce que le monde entier, lui aussi, aime Londres, d’autant que la ville se déclare prête à accueillir toute la richesse du monde : parmi les 10 plus grandes fortunes du Royaume Uni, 9 sont d’origine étrangères et toutes sont basées dans la capitale britannique (source: Sunday Times Rich List 2013). Pas étonnant que Londres demeure le plus grand centre financier au monde, avec ses 251 banques !

Après avoir égrené ces quelques chiffres éloquents, David Blanc, Vice-président de l’UFE GB et cofondateur de Vestra Wealth à Londres, a posé la question de confiance aux participants du Red Carpet Day : pourquoi les plus belles fortunes d’Europe s’installent-elles à Chelsea, West End ou Notting Hill ? Pour la douceur du climat ? Pour la réputation gastronomique ? Non, bien sûr, conclut notre expert en gestion de patrimoine, en mettant les rieurs de son côté. L’attractivité des lieux peut s’expliquer en trois mots, dit-il : facilité, disponibilité, fiscalité.

La facilité. Où est-il relativement plus facile de « faire du business » ? La Banque mondiale place le Royaume Uni en 7ème position au niveau mondial et la France au 34ème rang… (Source: Rapport 2013, doingbusiness.org). C’est un choix politique, le gouvernement anglais attire même les investisseurs étrangers (non européens) en leur proposant des visas « Entrepreneurs et Investisseurs ». Conclusion, plus de 50% des activités de banque d’affaires en Europe sont conduites depuis Londres.

La disponibilité. Tout type d’investissement (ou presque) est possible à Londres, du fait d’une expertise en termes d’investissements internationaux et de gestion alternative (hedge funds et autres) avec 85% des actifs européens, second rang mondial juste derrière New York. Ajoutons que plus d’un tiers des fonds de private equity en Europe ont été levés depuis la City, ponctue David d’un ton alerte.

La fiscalité. Si vous faites rimer fiscalité et stabilité, vous avez compris une préoccupation majeure de tout investisseur.

David Blanc (Vice-Président de l’UFE GB) explique en trois points la force d’attraction du Royaume-Uni : la facilité d’entreprendre, la disponibilité des ressources et une fiscalité attractive et stable

Outre-Manche, l’arme fatale s’appelle le régime des « non-domiciliés ». Tout individu d’origine non britannique qui devient résident fiscal au Royaume Uni peut bénéficier du statut fiscal de résident « non-domicilié ». Dès lors, tout actif détenu hors d’Angleterre n’est pas assujetti à la fiscalité anglaise, sauf si le rendement de ces actifs ou le produit de la vente de ces actifs est rapatrié en Angleterre (il est possible de rapatrier du ‘clean capital’, capital au sens strict du terme).

Après les 7 premières années de résidence fiscale, il est toujours possible de bénéficier du statut de non-domicilié, mais en utilisant le système de la « remittance basis » et en s’acquittant d’une taxe forfaitaire de £30,000 (qui passe à £50,000 après 12 années de résidence).

David Blanc a ensuite exposé les avantages spécifiques consentis aux investisseurs de capitaux vers les PME et les start-ups. « Depuis 1994, les gouvernements anglais successifs ont pris le parti de reconnaitre la valeur ajoutée des business angels dans le financement des PME et le risque important auquel ils s’exposent », insiste David.

Fiscalement parlant, les « EIS » (« Enterprise Investment Scheme ») permettent une réduction d‘impôt de 30% sur un montant maximal investi d’un million de livres, après une durée minimum de détention de 3 ans (sans aucune imposition sur les gains en capital ou en droits de succession !).

Par ailleurs, les « SEIS » sont un programme supplémentaire de déduction fiscale dérivé de l’« EIS » et ciblant tout particulièrement les apports en capital auprès des entreprises en phase d’amorçage avec une réduction d’impôt de 50% sur un montant maximal investi de £100,000 (maximum reçu de £150,000 par société).

Toujours dans un style enlevé et plein d’humour, David a terminé son intervention en nous parlant de la perception de l’homme d’affaires, de l’investisseur, de l’entrepreneur au Royaume-Uni. Une perception bien différente de la nôtre, puisque ces entrepreneurs sont proprement considérés comme des stars ! Citation du Financial Times à l’appui : « Entrepreneurs are the rock stars of the decade » (Special Report UK’s Entrepreneurs,8 octobre 2013).

A la télévision, il existe deux émissions vedettes sur l’entrepreneuriat. Chaque semaine, The Apprentice et Dragon’s Den rassemblent respectivement 3 et 7 millions de téléspectateurs ! Le Royaume-Uni est décidemment un autre monde. Si certains entrepreneurs y voient leur paradis, c’est peut-être parce que les anges du business y sont plus nombreux!

Red Carpet Day Report (4) : une formule événementielle unique en son genre

Le mini-salon : William Healing, membre d’un cabinet d’avocats londonien, reçoit sur son stand

C’était au Tapis rouge de Paris, le 10 octobre dernier : 9 conférences, 6 ateliers, un mini-salon et une pluie de rendez-vous sur les épaules d’une vingtaine d’experts, soit un nouvel interlocuteur toutes les 10 minutes. Entrée gratuite et convivialité garantie. C’est une gageure de trouver mieux sur la place de Paris. Le journaliste Jean-Marc Sylvestre (Atlantico, itélé) a écrit que c’était un des seuls événements de la semaine qui ait brillamment marché à Paris.

La formule du Red Carpet Day a séduit parce que chacun a pu tracer son propre itinéraire à travers une offre riche et attrayante. Parmi ceux qui sont venus passer une heure ou deux, beaucoup ont prolongé l’expérience… happés par une conversation, captivés par un atelier ou intrigués par un exposant.

David Blanc, expert en gestion de patrimoine et vice-président de l’UFE GB confie son étonnement : « J’ai reçu une quinzaine de personnes dans la journée ; j’ai été stupéfait par la qualité de mes interlocuteurs et par la solidité de leurs projets».

L’opération de speed-dating, l’après-midi, a été réglée comme du papier à musique. A son arrivée, chaque participant s’est vu remettre, en même temps que son badge, un planning de rendez-vous individualisé. Rappelons les experts répondaient sur les thèmes de l’entreprise, du financement, de la fiscalité et de la gestion de patrimoine.

Afin de faciliter le travail des 30 médias présents et de ne pas indisposer les participants, des pastilles de couleurs différentes sur les badges permettaient de désigner ceux qui étaient disposés à répondre aux journalistes et ceux qui étaient rétifs aux interviews et aux caméras.

Le speed-dating auprès d’experts en marge du mini salon

 

On a échangé des cartes, on a partagé des projets, mais on a surtout rêvé de réussite et c’est pour le mieux. Nous sommes faits de l’étoffe de nos rêves, écrivait Shakespeare. Nous reviendrons sur les témoignages de tous ces entrepreneurs, aux profils si divers, qui se sont succédé sur la scène du Tapis Rouge. En définitive, pourquoi ont-ils fait le voyage jusqu’à Paris ? Pour nous dire, chacun à leur manière : « soyez prudents, soyez entourés, mais n’ayez pas peur ; un monde d’opportunités attend les entreprenants et les persévérants ; nous, Français de Grande-Bretagne, nous ne regrettons rien ».

Cet événement, gratuit rappelons-le, n’aurait pas vu le jour sans l’engagement de nos 11 sponsors qui ont associé leur image à ce Red Carpet Day, organisé par l’UFE GB que je préside. Je les remercie chaleureusement pour leur confiance et pour leur participation active au séminaire. Sans eux, rien n’aurait été possible. Tous m’ont exprimé leur satisfaction en fin de journée. Ce fut pour moi un soulagement et, surtout, une immense fierté. Je vous propose de les découvrir au bas de cette page du site UFE Corporate.

Red Carpet Day Report (3) : Coup de chapeau à Edouard Braine

C’est promis : il sera parmi nous, lors du prochain Red Carpet Day !

Edouard Braine et Olivier Cadic

Edouard Braine aurait adoré être à Paris, au Tapis rouge, mais il s’est rangé à l’avis de ses médecins au dernier moment.  « Le corps étant indisponible, c’est par l’esprit que je m’associe au Tapis rouge», s’est-il excusé.

Nous avons diffusé son message en vidéo empreint d’humour et de jovialité que vous trouverez ci-dessous. La veille de l’événement, par email, il a souhaité à tout l’équipe « sans hésitation ni état d’âme, un plein succès pédagogique ».

En effet, la situation économique française fait dire Edouard que « l’entreprise n’a pas d’odeur » et qu’elle n’appartient « ni à la droite, ni au centre, ni même à mon ami Olivier Cadic, qui a organisé de façon exemplaire cette réunion d’affaires.»

Enarque, humaniste, fin lettré, Edouard Braine a fait une carrière de diplomate. Par delà ses périples en Grèce, en Algérie ou encore en Malaisie, il a été profondément marqué par sa mission de restructuration industrielle dans l’industrie de Défense sous le gouvernement Jospin.

Edouard fut consul général à Londres de 2009 à 2012. Nous sommes toujours sur la dynamique qu’il a lancée en faveur de l’emploi de nos jeunes compatriotes au Royaume-Uni, notamment par la création du plan Emploi. Un plan qui «transcende les clivages politiques et associe l’Etat et des entreprises socialement responsables, créant chaque année 1000 emplois au profit des jeunes Français de Londres, ceux que j’avais baptisés les oubliés de St Pancras», résume aujourd’hui l’ancien consul.

Dans le même esprit, il a fait progresser l’idée d’un métro transmanche pour faire naître des travailleurs transfrontaliers entre la France et l’Angleterre. « Le scandale est que, pour défendre les pratiques tarifaires monopolistiques d’Eurostar, la SNCF, suivie par le ministère des transports, prive un des premiers employeurs du Kent de sa de main d’oeuvre naturelle, analyse Edouard Braine. La société Boulonaise d’Electronique, qui a déjà 1200 salariés occupés à réparer des téléphones et des PC à Ashford, peine à recruter plusieurs centaines d’emplois supplémentaires. »

Par ailleurs, présent sur tous les fronts, il aura clairement fait évoluer le rapport entre l’Administration et l’expatrié français.

Entre 2012 et 2013, Edouard a été conseiller diplomatique du gouvernement, agissant en faveur des PME soucieuses de développement à l’international. On l’a vu revenir tout spécialement à Londres pour trouver des financements à des dossiers sans issue en France. Il soutient la société grenobloise Laser game Group, leader des jeux lasers en salle qui souhaite s’implanter en Grande Bretagne.

Tétraplégique après une chute de cheval, il y a dix ans, Édouard Braine a mesuré l’écart qui sépare la France du Royaume Uni sur le sujet du handicap, s’exclamant publiquement que « La Grande-Bretagne a cinquante ans d’avance sur la France en matière d’ingénierie sociale ! » (lire : « Le consul Edouard Braine valorise les bonnes pratiques britanniques en matière de handicap » du 04 mai 2013).

Le Mobile Dream, un véhicule tous terrains, 100% électrique, destiné aux personnes à mobilité réduite

Cet été, Edouard fut victime d’un AVC, ce qui l’a conduit à faire valoir ses droits à la retraite. Officiellement retraité le 1er octobre, il crée son entreprise « In Mobilis »… le 2 octobre. Son projet est formidable. Avec Moore, désigné directeur général, cette société va accompagner le développement d’une invention française révolutionnaire le « Mobile Dream ». Il s’agit d’un véhicule 100% électrique et écologique qui permet à ceux qui vivent en fauteuil roulant  de déambuler en pleine nature, à travers les sentiers de randonnées, en toute autonomie (lire : « Santiago Accessible, un raid original pour promouvoir l’accessibilité » du 17 décembre 2011).

C’est donc en qualité d’entrepreneur néophyte qu’Edouard s’est adressé, par la vidéo, aux participants du Red Carpet Day, mais son dernier conseil est le fruit d’une patiente maturité : « Conservons à cette initiative son caractère non partisan, et continuez d’inviter des gens avec lesquels vous n’êtes pas forcément d’accord sur le plan idéologique, cela vous permettra de rester sur les rails, comme on dit à la SNCF».

Il y a quelques jours, je l’ai déjà assuré que nous mettrons tout en oeuvre pour promouvoir son entreprise In Mobilis, et nous tenterons de fertiliser les projets de développement qu’il nous présentera. Il s’en doutait : « Merci à vous de m’aider à débuter une retraite active et, je l’espère, utile. »

Cher Edouard, je vous souhaite un prompt rétablissement.

RED CARPET NEW from MOORE on Vimeo.

Les retraités français à l’étranger peuvent bénéficier de la carte Vitale

Sauf à continuer de cotiser au régime général de l’assurance maladie, on sait que les expatriés doivent restituer leur carte Vitale. La situation est toute différente pour les retraités français.

En effet, nos retraités peuvent s’établir à l’étranger et revenir se faire soigner en France, grâce à leur carte Vitale, et ainsi se faire rembourser.

Encore mieux, les retraités résidant à l’étranger qui n’auraient pas de carte vitale peuvent en obtenir une, sous trois semaines, en s’adressant à la Caisse primaire d’Assurance maladie (CPAM) de leur dernier lieu de résidence en France, soit à la caisse du lieu des soins. Dès lors, ils pourront bénéficier du tiers payant total ou partiel.

Pour être complet, les adhérents de la Caisse des Français de l’étranger (CFE), actifs ou retraités, doivent s’adresser à la CPAM d’Indre-et-Loire pour l’envoi de leur carte Vitale ouvrant droit au remboursement de soins effectués en France.

Ces informations proviennent des services de notre ministre délégué aux Français de l’étranger et elles ont été publiées au Journal officiel. Cette clarification est le fruit du travail de Commission des affaires sociales de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE), réunie dernièrement au début septembre.

Red Carpet Day Report (2) : Exporter vers le Royaume-Uni, une idée de bon sens

Je remercie Alain Milard, fondateur d’Industrie-Mag.com, d’être venu au Red Carpet Day et d’avoir réalisé la capture vidéo de mon discours d’ouverture que vous trouverez ci-dessous.

Le Red Carpet Day est un clin d’oeil aux propos de David Cameron, mais pas davantage puisqu’il n’y a aucune incitation à l’exil fiscal

A la tribune, j’ai souligné d’emblée que l’organisateur de l’événement était l’UFE Grande-Bretagne que je préside depuis 2005. Dans le monde, l’UFE, Union des Français de l’étranger, compte 170 représentations et près de 20.000 adhérents. Créée en 1927 par Gabriel Vernlé et reconnue d’utilité publique en 1936 par le gouvernement de Léon Blum, L’UFE est actuellement présidée par Gérard Pélisson, célèbre co-fondateur du groupe Accor.

Devant l’assistance, j’ai ensuite évoqué mon parcours d’entrepreneur qui a débuté à l’âge de 20 ans et connu un nouvel essor lorsque j’ai transféré le siège social de mon entreprise à Ashford, tout en créant la France Libre… d’entreprendre, une association pour accompagner les entrepreneurs français.

C’était en 1996. Je poursuis toujours cette même démarche d’entraide.

Beaucoup d’intervenants au Red Carpet Day ont spontanément déclaré qu’ils souhaitent aider leurs compatriotes à réussir leur développement commercial au Royaume-Uni. C’est grâce à des gens comme eux que j’ai pu lever près de 10 millions d’euros pour créer une place de marché internet. Après avoir cédé mes activités dans l’électronique, c’est encore des Français du Royaume-Uni qui m’ont conseillé pour créer ma maison d’édition Cinebook, devenue premier acheteur mondial de droits de traduction et de diffusion en langue anglaise de bandes dessinées franco-belges.

Cependant… le mythe de l’exilé fiscal a la peau dure. Certains médias collent cette étiquette à beaucoup d’entrepreneurs français qui réussissent à l’international.

C’est pourquoi j’ai martelé tout au long de la journée aux journalistes présents que le Red Carpet Day n’incitait en rien à l’exil fiscal, ni bien sûr à frauder le fisc.

Le nom de Red Carpet Day est certes un clin d’œil au propos de David Cameron, l’an dernier. Rappelons que le Premier ministre a déclaré qu’il déroulerait le tapis rouge aux Français refusant de payer 75% d’impôts sur des revenus supérieurs à 1 million d’euros. Une disposition qui sera votée à l’automne. Peut-on sérieusement penser que les gens qui gagnent plus d’un million d’euros sont venus au Red Carpet Day pour y trouver une solution de contournement fiscal ? Non, ces gens-là ont pris leurs dispositions depuis bien longtemps !

Comme je l’expose dans la vidéo, le séminaire du 10 octobre avait trois objectifs déclarés au service des participants :
1 – les aider à exporter au Royaume-Uni leurs produits et services (internet, intermédiaire, filiale…)
2 – les aider à trouver des financements pour leurs projets
3 – doper la capacité d’investissement des investisseurs

10 000 PME françaises exportatrices ont disparu en 10 ans. Il faut permettre à beaucoup  d’entreprises françaises qui ont l’impression d’être des hamsters en cage de sortir par le haut de leur problématique en s’internationalisant. Si votre produit est bon, il doit se vendre dans le monde entier, sinon vous n’existez simplement pas, c’est le nouvel adage dicté par la mondialisation. Et nous avons en France pléthore de sociétés imaginatives et performantes, il n’y a qu’à ouvrir n’importe quel magazine d’affaires ou regarder BFM Business.

Il s’agit d’exporter pour survivre. Vouloir commencer par le Royaume-Uni semble une démarche de bon sens, compte tenu des facilités offertes aux entrepreneurs et de l’universalisme de la langue anglaise.

Se développer à l’international ne signifie donc pas que l’on veuille frauder le fisc. Je l’ai récemment dit à Nicole Bricq, Ministre du Commerce Extérieur et Fleur Pellerin, Ministre des PME, en les priant de faire cesser les contrôles à répétition que subissent les exportateurs, forcément suspects aux yeux du fisc (lire : « 19ème session AFE : Fleur Pellerin présente un bouquet de mesures fanées aux PME-PMI exportatrices » du 18 septembre 2013).

Les Français qui entreprennent en France sont des héros, dit avec raison Pierre Gattaz, Président du Medef. Ils méritent que leurs compatriotes installés outre-Manche leur déroulent le tapis rouge vers un marché qui constitue le premier excédent commercial de la France depuis 5 ans.

Je veux terminer par une pensée pleine de gratitude vis à vis de Patricia Connell de France in London et à l’attention de son équipe de choc, pour son travail de relations presse et d’organisation générale du Red Carpet Day.

Red Carpet Day Report (1) : Internationaliser ses activités est suspect, forcément suspect

Que propose l’agence nationale « Invest in France » aux entreprises britanniques qui souhaitent conquérir le marché français ? Réponse : créer une filiale en France. Personne au Royaume-Uni ne s’en offusque. Au contraire.

A l’inverse, conseillez donc à une entreprise française d’ouvrir un établissement en Angleterre pour y exporter plus facilement ses biens et services, vous êtes immédiatement suspecté de tirer contre votre camp, d’être un mauvais Français, voire un traitre. L’article de Charles Gautier du Figaro est, à cet égard, révélateur à commencer par son titre persifleur (lire : « Ces patrons expatriés qui jouent les VRP de Sa Majesté à Paris », Le figaro du 10 octobre 2013).

Pour le fisc qui ne manque pas de flair, une odeur de soufre poursuit tout entrepreneur qui ose franchir nos frontières pour internationaliser ses activités en créant une filiale à l’étranger. Un nombre important d’exportateurs se plaignent à moi d’être l’objet de contrôles fiscaux tatillons. L’administration fiscale ne semble pas supporter que des Français puissent faire des affaires à l’étranger sans avoir à leur rendre des comptes. Certains ont même vu des fonctionnaires débarquer chez eux au petit matin sous les yeux interloqués de leur famille et de leurs voisins…

Le message est clair. Pour travailler à l’international, si vous ne voulez pas être suspecté d’être un fraudeur patenté, il faut quitter définitivement le pays avec armes et bagages, femme et enfants. Vous serez alors baptisé du titre d’exilé fiscal… c’est délirant !

Je me demande parfois si cette schizophrénie ambiante n’est pas davantage préjudiciable que notre taux de prélèvement obligatoire. L’Etat et les médias créent une bulle autour des Français pour les couper du réel. Tandis que de nombreux pays ont compris que la mondialisation était aussi une opportunité, la France enregistre 10.000 PME exportatrices en moins entre 2002 et 2012. Nicole Bricq, ministre du Commerce extérieur, n’ose même pas imaginer un retour possible à l’excédent de notre commerce extérieur!

Le Royaume-Uni est notre premier excédent commercial depuis cinq ans. C’est ainsi : les Britanniques sont nos meilleurs clients. J’ai insisté sur ce fait au micro de Stéphane Soumier sur BFM Business TV au cours de son émission « Good morning Business », une heure avant le début du Red Carpet Day, le 10 octobre dernier.

Je le remercie de m’avoir donné la possibilité, en direct, de faire passer ces deux messages : il faut arrêter de stigmatiser les entrepreneurs français qui veulent exporter et il faut leur donner accès au premier pays européen en termes de prêts aux entreprises qui pèse, par ailleurs, 51% du capital risque européen.


Red carpet day : échange entre entrepreneurs… par BFMBUSINESS