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CSG-CRDS sur les non-résidents : le gouvernement reconnait la double imposition

Cette fois, c’est acté. Par la voix de son secrétaire d’Etat chargé du Budget, Christian Eckert, le gouvernement vient de reconnaitre le phénomène de double-imposition sur les revenus immobiliers des non-résidents dans certains pays. Enfin !

Dans une lettre datée du 10 juillet 2012, je prévenais du problème Hélène Conway, alors ministre chargée des Français de l’étranger (lire : “Prélèvement social sur les revenus immobiliers des non-résidents : Lettre ouverte à Hélène Conway-Mouret” du 12 juillet 2012).

Dans les termes, j’évoquais le cas des non-résidents français vivant au Royaume-Uni qui allaient être soumis à un prélèvement de la CSG-CRDS sur leurs revenus immobiliers. Selon la presse anglaise, 200.000 Britanniques, propriétaires en France, allaient être également assujettis à ces nouveaux prélèvements sociaux français.

Hélène Conway avait nié l’éventualité d’une double imposition, par retour de courrier.

Le 17 novembre, j’ai participé à Bercy à la réunion du groupe de travail parlementaire dédié à la fiscalité des non-résidents en présence du secrétaire d’Etat chargé du Budget.

Après avoir demandé confirmation auprès de son administration, M. Eckert a reconnu formellement le bien-fondé de mes déclarations depuis deux ans. Il a également convenu que les non-résidents aux Etats-Unis et au Canada étaient dans la même situation de double imposition que ceux vivant au Royaume-Uni.

L’administration a désormais un délai de deux semaines pour fournir la liste des tous les pays où les non-résidents sont confrontés au phénomène de double imposition.

Ce dispositif est contraire au droit européen qui indique clairement que tout travailleur est soumis à la réglementation sociale d’un seul pays membre, ce qui concerne évidemment la CSG-CRDS (lire : “CSG-CRDS sur les non-résidents : le Sénat refuse d’anticiper une condamnation de la France par la Cour de justice de l’UE” du 14 novembre 2014).

Le ministre a confirmé qu’il refusait d’anticiper le jugement de l’Union européenne même s’il parait déjà résigné face à cette perspective.

Bercy 17 nov 2014 - C Eckert

Christian Eckert entouré de son administration à Bercy, le 17 novembre 2014

HEBDOLETTRE n°1 – 17 novembre 2014

Lire : l’HEBDOLETTRE n°1 – 17 novembre 2014Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°1

Sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo, toutes les forces centristes se sont rassemblées pour constituer la troisième force politique du pays. Ainsi, il a ouvert une perspective nouvelle pour notre pays.Pour lui succéder, Jean-Christophe Lagarde a été élu président de l’UDI en défendant l’idée d’un centre conquérant. C’est un nouveau visage qui apparait aux yeux des Français. Il incarne une nouvelle dynamique dont nous avons besoin pour renforcer l’action de l’opposition face au gouvernement.

Mes premières initiatives au Sénat ont déjà été récompensées. J’ai déposé 4 amendements significatifs en faveur des entrepreneurs et de la liberté d’entreprendre qui ont été votés par le Sénat.

J’ai également eu l’honneur de m’exprimer, à la tribune, au nom de mon groupe politique UDI-UC sur le thème de la gouvernance mondiale de l’internet et sur celui de la simplification de la vie des entreprises.

Mon collègue, Christophe Frassa, a défendu un amendement que j’ai cosigné et soutenu pour faire supprimer le prélèvement CSG-CRDS sur les revenus immobiliers des non-résidents. Le Sénat a cependant refusé d’anticiper la décision de la Cour de Justice de l’Union européenne qui va vraisemblablement condamner la France pour infraction au droit européen.

Cette HebdoLettre vous sera désormais adressée chaque semaine pour vous permettre de suivre la façon dont j’exerce mon mandat.

Lire l’HEBDOLETTRE n°1 – 17 novembre 2014

Présidence de la République : pour un mandat unique

Les institutions de la Vème République sont-elles adaptées à la France d’aujourd’hui ? C’est autour de cette question que j’ai eu le plaisir de revoir Louis Giscard d’Estaing, maire de Chamalières et vice président de l’UDI, dans le cadre d’un forum-débat organisé par le club de réflexion qu’il a fondé, Les-Idées.fr.

Alain Duhamel et Louis Giscard d’Estaing au 17ème Forum-débat organisé par les Les-IDées.fr, le 17 novembre 2014 au siège de l’UDI à Paris

Alain Duhamel et Louis Giscard d’Estaing au 17ème Forum-débat organisé par les Les-IDées.fr, le 17 novembre 2014 au siège de l’UDI à Paris

Nous avons eu le loisir d’entendre les commentaires du journaliste Alain Duhamel, l’un de nos plus fins analystes politiques, sur l’évolution souhaitable de nos institutions. Témoignage de l’intérêt qu’il porte à ce sujet, Jean-Christophe Lagarde, nouveau président de l’UDI a assisté au débat.

Le point de vue que j’ai exprimé se résume à vouloir, avant tout, reconsidérer la fonction présidentielle.

En effet, le président de notre Vème République concentre sur sa personne un pouvoir si étendu qu’il n’a pas d’équivalent dans les autres démocraties occidentales.

En 1958, le général de Gaulle a taillé les institutions à sa mesure. Ses récents successeurs semblent flotter dans son costume de président-monarque-chef des armées.

En incarnant la fonction présidentielle, le général de Gaulle recherchait l’adhésion populaire, ne doutant même pas de son élection dès le premier tour. Désormais, il faut bien reconnaitre que le président de la République n’est plus élu par une majorité en sa faveur, mais par une majorité liguée contre son challenger malheureux. Par conséquent, nos derniers présidents souffrent d’un manque de légitimité chronique.

Suite à l’instauration du quinquennat, le président entre en phase de réélection à mi-mandat, ce qui le conduit à mener une politique de court terme. Aussi, j’ai apporté mon soutien à la proposition de loi, votée ce jour au Sénat, qui vise à instaurer un septennat non renouvelable.

Photo Wikimedia commons

CSG-CRDS sur les non-résidents : le Sénat refuse d’anticiper une condamnation de la France par la Cour de justice de l’UE

Le sénateur Christophe Frassa

Le sénateur Christophe Frassa, auteur de l’amendement de suppression de la CSG-CRDS sur les revenus immobiliers – revenus fonciers et plus- values immobilières – des non-résidents.

J’ai cosigné l’amendement de Christophe Frassa, sénateur des Français établis hors de France, visant à supprimer les prélèvements sociaux de la CSG-CRDS sur les revenus du patrimoine des non-résidents. (lire : Intervention de Christophe Frassa – Sénat – Séance du 12 novembre 2014 – CSG et CRDS des non-résidents– fichier pdf)

Ces prélèvements sont contestés auprès de la justice européenne (lire : “CSG-CRDS sur les non-résidents : la menace d’une nouvelle condamnation de la CJUE plane sur la France” du 04 octobre 2014).

Les sénateurs n’ont donc pas voulu anticiper une condamnation de la France par la CJUE, considérant que nous devons attendre une décision imminente.

Je suis intervenu pour marquer mon désaccord avec cette orientation : attendre la condamnation les bras croisés et refuser d’anticiper ce qui paraît désormais inéluctable n’est pas un gage de bonne gestion.

De mon point de vue, il aurait fallu provisionner 250 millions d’euros de manque à gagner sur les recettes du budget de la Sécurité sociale 2015 et cesser de prélever immédiatement cette cotisation indue sur les non-résidents.

Mon intervention :

« Comme l’ont évoqué mes collègues, en vertu du droit européen, les non-résidents ne devraient pas être soumis aux prélèvements sociaux de la CSG-CRDS sur leurs revenus du patrimoine, puisqu’ils ne profitent pas de la protection sociale française.

Or, c’est le cas depuis la loi de finances rectificative de 2012… ” Lire la suite de mon intervention : Intervention Olivier Cadic sur la CSG-CRDS sur des non-résidents – Sénat – 12 novembre 2014 (fichier pdf)

Article dans La Croix : “Français de l’étranger”

Logo Lacroix

 

Lire Portrait “Olivier Cadic, Français de l’étranger” : La Croix 20141114

Cotisations sociales sur dividendes : mes amendements votés contre deux mesures confiscatoires

Dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2015 (PLFSS), j’ai déposé deux amendements contre le prélèvement de charges sociales sur les dividendes (*).

SecateurA l’Assemblée nationale, la gauche avait en effet décidé de soumettre les dividendes versés aux dirigeants majoritaires de SA ou SAS à des cotisations sociales, salariales et patronales (dès lors que le montant des dividendes excède 10% du capital social de l’entreprise).

Les dividendes sont déjà assujettis à l’impôt sur les sociétés, puis à l’impôt sur le revenu et, enfin, à la CSG. Si l’on ajoute des charges sociales, du fait de nombreuses incertitudes juridiques sur ce dispositif, le prélèvement total de l’Etat pourrait s’élever à 78% du montant des bénéfices !

La nuit dernière, le Sénat s’est rallié à l’idée qu’un tel dispositif était confiscatoire et rajoutait encore à l’insécurité fiscale. Le gouvernement reconnaissait lui-même que ce dispositif n’était pas opportun.

Mon premier amendement fut donc voté (lire : Article 12bis). Fort de ce succès, j’ai mis l’éclairage sur les dirigeants de SARL qui, eux, sont déjà assujettis aux charges sociales sur les dividendes versés, depuis 2013.

Comment justifier qu’un entrepreneur de TPE/PME ou un commerçant soit soumis à des charges sociales sur ses dividendes, alors qu’un capitaine d’industrie ne le serait pas ?

En conséquence, le Sénat a voté mon second amendement (lire : article additionnel après article 12 bis) pour réparer cette iniquité.

(*) Je remercie mes collègues d’avoir cosigné mes amendements et de m’avoir aidé à les soutenir : les sénateurs des Français de l’étranger Mmes Deromedi et Garriaud-Maylam, MM Duvernois et Frassa, auxquels se sont joints Mme Procaccia et MM. Bonnecarrère, Charon, Dassault, et Pellevat.

Photo Flickr de Erich Ferdinand

Article dans La Lettre du pouvoir : « Le prêche libéral d’Olivier Cadic »

Lettre du pouvoir

Lire l’article : “Le prêche libéral d’Olivier Cadic” de Joseph d’Arrast – La Lettre du Pouvoir – Lundi 10 nov 2014

Mobilité professionnelle : l’Etat se désengage

La ligne budgétaire « Emploi et Formation » de 800.000€ vient d’être rayée d’un trait de plume du budget de l’Action extérieure de l’Etat. La disparition de cette enveloppe, ventilée par le ministère des Affaires étrangères, menace de nombreux services d’accompagnement à l’emploi à l’étranger.

Une situation d’autant plus préjudiciable qu’elle affecte essentiellement nos plus jeunes compatriotes qui cherchent du travail et de l’expérience hors de nos frontières.

Cadic Rebsamen 5nov14Je me suis inquiété de ce phénomène auprès de François Rebsamen, ministre du Travail et de l’Emploi, lorsqu’il est venu, le 05 novembre dernier, répondre aux questions de la commission des Affaires sociales au Sénat.

Ainsi, dans une lettre adressée à Laurent Fabius,  le sénateur Christophe Frassa nous prévient que le poste de service à l’emploi de Buenos Aires qui offre 150 emplois par an risque de disparaitre (lire : 2014_10_22_FABIUS-Laurent-Crédit CCEFP ). Pour ma part, j’ai évoqué les difficultés prévisibles de financement du centre Charles Péguy à Londres qui trouve près de 1000 emplois par an à des jeunes Français qui débarquent quotidiennement.

J’ai demandé à François Rebsamen s’il serait possible que le ministère du Travail reprenne à son propre compte le budget abandonné par le ministère des Affaires étrangères, au nom de la mobilité professionnelle.

La mobilité professionnelle est devenue une nécessité. Nous devons faciliter toutes les expériences à l’étranger.

François Rebsamen m’a malheureusement signifié qu’il ne pouvait pas imputer sur le budget de son ministère l’accompagnement à la mobilité internationale,  renvoyant la balle au « ministre concerné », à savoir Laurent Fabius.

Lien vers la vidéo : Audition de François Rebsamen, ministre du travail, de l’emploi sur le PLF pour 2015 – 5/11/2014 (Intervention O. Cadic à la 13m et réponse de F. Rebsamen à la 44m)

Pénibilité : le Sénat sanctionne un projet trop complexe pour les entreprises

Le Sénat s’est prononcé sur un projet de loi visant à la simplification de la vie des entreprises, ce qui m’a permis d’obtenir le soutien de mes collègues pour reconsidérer le dispositif de prise en compte de la pénibilité.

engrenagesSi la santé des salariés exposés à un travail pénible doit faire l’objet de toute notre attention pour être pris en compte dans le calcul des droits à la retraite, sa mise en œuvre doit être claire et simple, à fortiori dans le cadre d’une loi de simplification !

Or, l’ensemble du volet pénibilité, dont la création du compte personnel de prévention de la pénibilité est l’élément central, a été imposé par le gouvernement sans réelle concertation, ni étude d’impact (loi du 20 janvier 2014).

Au résultat, nous avons un dispositif qui est source d’insécurité juridique, de complexité administrative et de surenchérissement du coût du travail.

Se faisant l’écho de l’inquiétude de divers groupements professionnels, la nouvelle majorité sénatoriale a pris ses responsabilités en abrogeant un dispositif à repenser totalement.

Lors de mon intervention en séance, j’ai évoqué un sondage de la Chambre de commerce américaine et de l’institut Bains dévoilant que la perception positive des dirigeants américains sur notre pays était passée de 56% en 2011 à 12% en 2014. C’est dramatique lorsqu’on pense que les Américains sont les premiers investisseurs étrangers en France !

Si nous voulons favoriser l’emploi dans notre pays, aucun texte ne devrait être voté qui puisse compliquer la volonté d’entreprendre et la réussite de nos entreprises.

Lire : Intervention d’Olivier Cadic en discussion générale sur le projet de loi ‎simplification‬ de la vie des ‪‎entreprises‬ – 4 nov 2014  (pdf)‬

Photo Flickr de Bonnie Jean Woolger

Mon Infolettre n°29 de novembre est disponible

infolettre-n°29J’ai eu plaisir d’adresser à un grand nombre d’entre-vous mon Infolettre n°29 qui liste les articles publiés lors de cette rentrée 2014, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial.

Madame, Monsieur, chers Français du Royaume-Uni,

Avec 143 sièges pour l’UMP et 43 sièges pour l’UDI, les deux groupes obtiennent la majorité absolue des 348 sièges au Sénat. Le Sénat est reconquis !

La progression de 13 sièges pour l’UMP et de 12 sièges pour l’UDI démontre qu’un nouvel équilibre des forces entre la droite et le centre se constitue pour préparer l’alternance.

En participant aux élections consulaires de mai dernier, vous avez permis l’élection de grands électeurs. Ceux-ci ont porté en tête la liste d’union UMP-UDI conduite par le sénateur Christophe Frassa aux élections sénatoriales des Français de l’étranger de septembre.

Ainsi, j’ai l’honneur d’être le premier sénateur UDI des Français établis hors de France.

Lors de la campagne sénatoriale, nous avons établi un projet articulé en 31 défis à relever pour les Français de l’étranger. Ils traitent de la représentation des Français de l’étranger, de l’enseignement, des services consulaires, de la sécurité, de la protection sociale, de l’aide aux entreprises et aux particuliers et, enfin, de la protection de nos compatriotes en matière de fiscalité (lire : les 31 défis – pdf).

Ils constituent désormais ma feuille de route. Les parlementaires ne peuvent pas réussir seuls. C’est avec les élus locaux, l’administration et surtout vous, citoyens français de l’étranger que nous pourrons relever chaque défi. Je serai donc un sénateur en mode management participatif.

Elu à l’AFE, Assemblée de Français de l’étranger, depuis 2006, je connais vos difficultés au quotidien.

Désormais sénateur au service de tous les Français, je voulais vous assurer que mon implication restera totale sur Londres. Comme je l’ai déclaré à French Radio London, mon élection au Sénat facilitera l’action locale de nos élus consulaires (écouter : interview).

Je reste donc établi au Royaume-Uni pour contribuer à tenir les engagements pris auprès de vous, en mai dernier, au nom de la liste d’union aux élections consulaires.

Entrepreneur depuis l’âge de 20 ans, entrepreneur je resterai. Au sein de la commission des Affaires sociales du Sénat, je pourrai contribuer à améliorer nos lois en matière de droit du travail.

En 1997, les socialistes ont ramené la durée légale du travail à 35 heures par semaine. Depuis le 1er juillet 2014, la durée hebdomadaire minimale d’un contrat de travail à temps partiel est de 24 heures. Entre 24 et 35 heures, les limites se restreignent.

En France, le droit d’entreprendre est de plus en plus contrôlé. Je déposerai mes premiers amendements pour simplifier la vie de nos entreprises dès cette semaine. Mon action vise à protéger une véritable liberté d’entreprendre à l’image de ce que nous connaissons au Royaume-Uni.

J’espère vous retrouver nombreux mardi 11 novembre prochain à Londres, en compagnie de son excellence Sylvie Bermann, notre nouvel ambassadeur, pour un hommage historique et intergénérationnel à « tous les morts pour la France ».

Chaleureusement,

Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°29 (sept-nov 2014)

Photo Flickr de Leo Reynolds

Plus belle la vie à Londres, selon Challenges

Challenges oct 2014« Plus belle la vie à Londres », titre en couverture le magazine Challenges du 30 octobre 2014.

Dans ce dossier spécial, on cite mes propos dans un article intitulé « Et un, puis deux, puis trois lycées Français », qui évoque la création d’un troisième établissement scolaire à Wembley en 2015 puisque « face à l’intarissable afflux d’élèves, les projets de créations d’établissements bilingues, publics et privés, se multiplient».

Je recommande la lecture de ce numéro très instructif.

Programme exceptionnel de commémorations du 11 novembre à Londres

Le 11 novembre 2014 marque le centenaire de la Première guerre mondiale.

Inauguration officielle de la statue de Ferdinand Foch, en 1930 à Grosvenor garden, en présence de la veuve du maréchal et de ses deux filles, elles-mêmes veuves de guerre. On voit le prince de Galles remonter la garde et venir les saluer.

Inauguration officielle de la statue de Ferdinand Foch, en 1930 à Grosvenor garden, en présence de la veuve du maréchal et de ses deux filles, elles-mêmes veuves de guerre. On voit le prince de Galles remonter la garde et venir les saluer.

En cette date historique, j’espère vous retrouver nombreux pour cette célébrer fraternellement cette ‘Journée en hommage à tous les morts pour la France’.

Une messe du Souvenir se tiendra le samedi 9 novembre à 18h00 en l’église Notre Dame de France et le dimanche 9 novembre à 10h30 à l’Eglise Protestante française de Londres (9 Soho Square, W1D 3QD).

Le rituel des cérémonies du 11 novembre à Londres est inversé pour l’occasion : notre hommage débutera au cimetière de Brookwood, le matin à 11h00, puis nous nous transporterons jusqu’à la statue équestre de Foch, près de la gare Victoria, pour être de nouveau en place à 15h00.

Ces commémorations seront présidées par Madame Sylvie Bermann, ambassadeur de France et The Right Worshipful the Lord Mayor of Westminster.

Cérémonies du mardi 11 novembre 2014 à Londres

11h00 – Cérémonie au cimetière militaire de Brookwood (Surrey)
– Allocution de Madame l’ambassadeur de France
– Dépôt de gerbes
– Minute de silence
– Marseillaise

Fin de cérémonie et retour vers Londres

Georges Malissard ébauchant la statue du maréchal Foch, à cheval derrière lui !

Georges Malissard ébauchant la statue du maréchal Foch, à cheval derrière lui !

15h00 – Cérémonie devant la statue du maréchal Foch (Grosvenor Gardens)
– Allocution de Madame l’ambassadeur de France, puis The Lord Mayor
– Dévoilement d’une plaque par Madame l’ambassadeur de France et The Lord Mayor
– Remise de décorations éventuelle à du personnel français
– Dépôt de gerbes
– Minute de silence
– Marseillaise
– Rencontre des délégations et des personnalités par Madame l’ambassadeur de France et The Lord Mayor

18h00 Réception sur invitation à la Résidence de France

Il est symbolique de nous retrouver chaque année à l’ombre de la statue du maréchal qui fut le premier et seul chef des armées alliées. En place jusqu’à l’armistice, Foch est l’incarnation de l’union sacrée qui rassembla au feu les soldats anglais et français. Une fois la paix revenue, il sera fait maréchal de Grande Bretagne, seul Français à recevoir une telle dignité.

Photos : Je remercie Christian-G Malissard, petit fils du sculpteur Georges Malissard, qui m’a proposé de partager ces deux photos d’archives avec les Français du Royaume-Uni.

Bretagne, des racines et des ailes

Olivier Cadic Sénat Régions 30oct2014Ce soir, je suis intervenu sur l’amendement n°132 défendu par mon collègue Michel Canevet en faveur du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne, afin de lui permettre de retrouver ses frontières historiques.

La Bretagne a besoin de se développer à l’international dans le respect de son identité culturelle et historique.

Un proverbe veut que tout ce qu’on peut offrir à ses enfants, ce sont des racines et des ailes. Pour les prochaines générations, rendons à la Bretagne l’intégralité de ses racines pour lui permettre de prendre son envol à l’international !

Disparition de l’ancien sénateur Xavier de Villepin

Xavier de Villepin

Xavier de Villepin

J’apprends avec émotion le décès de Xavier de Villepin, ancien sénateur des Français établis hors de France (1986-2004). Je présente mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Monsieur Xavier de Villepin fut président du groupe Union Centriste en 2002.

Je garderai en mémoire son immense talent d’analyse et de synthèse de la politique française et internationale, dont il faisait profiter tous les élus de mon groupe à chacune de nos réunions à l’Assemblée des Français de l’étranger.

Il avait l’art d’élever les débats et d’éclairer nos réflexions comme personne.

Les obsèques se tiendront dans la plus stricte intimité

Le mercredi 12 novembre à 19h15 une messe sera célébrée en l’église de Notre Dame de Grâce de Passy, 10 rue de l’Annonciation, 75016 Paris.

Suppression des certificats de vie pour les non résidents d’Allemagne, de Belgique et du Luxembourg, envisagée en 2015

Fin certificats

Depuis des années, je m’insurge contre l’obligation faite aux non-résidents de produire chaque année un certificat de vie, signé du consulat ou du médecin, alors qu’une simple déclaration sur l’honneur suffit aux résidents pour percevoir leur pension de la part des régimes français (Lire : “Certificats de vie : Les retraités expatriés discriminés” du 07 juillet 2009).

Le 29 octobre dernier au Sénat, j’ai eu le loisir d’interroger Pierre Mayeur, directeur de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), pendant son audition devant la commission des Affaires sociales, sur la simplification qu’il pouvait offrir aux retraités des pays de l’UE. Il m’a assuré qu’il travaillait dans le sens d’une suppression progressive du certificat de vie au sein de l’Union européenne. En effet, le directeur nous a fait part de ses progrès dans le domaine de la mutualisation des certificats de vie qui permettront « de résoudre les difficultés de 40 % des retraités » (lire : Compte rendu de la CAS du 29 octobre 2014).

Dès le lendemain, j’ai donc demandé par écrit à Pierre Mayeur de connaitre son programme détaillé, dont je vous joins la copie (lire : Réponse Pierre Mayeur – Cnav – oct 2014 – pdf).

Trois pays sont immédiatement concernés en 2015 par la suppression : l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg. Suivront, à l’horizon 2016, les Pays-Bas, la Grande Bretagne et l’Italie. Il faut attendre l’Espagne pour 2017, tandis que la Suisse, l’Autriche, la Finlande et Israël prendront rang en 2018. Enfin, en 2018, la simplification atteindra les Etats-Unis.

La priorité est donc donnée aux pays de l’Union européenne. Cette question des certificats de vie rapportée à de nombreux pays situés hors de l’UE demeure pour l’instant plus complexe.

La lutte contre cette discrimination est devenue le défi n°29 figurant sur le programme électoral de la liste qui m’a conduit au mandat de sénateur (lire : Les 31 Défis – pdf).

Seule l’Union européenne peut peser face aux USA dans la gouvernance mondiale de l’internet

Le 23 octobre dernier au Sénat, j’ai eu l’honneur de m’exprimer au nom de mon groupe politique UDI-UC sur le thème de la gouvernance mondiale de l’internet, suite au rapport présenté par ma collègue sénatrice Catherine Morin-Desailly (1).

Par un heureux hasard, mes débuts à la tribune ont coïncidé avec un sujet qui m’était familier, puisque j’ai créé et géré une place de marché internet, au début des années 2000.

La prédominance américaine sur la gouvernance d’Internet est un phénomène qu’on ne peut ignorer. J’ai soutenu que l’Union européenne représentait une taille suffisamment critique pour contrer cette hégémonie. Seule une stratégie à l’échelle de l’Union nous permettra de peser dans l’économie numérique et de préserver les libertés de nos citoyens.

L’affaire Snowden a démontré que Big Brother est devenu réalité et qu’il nous surveille, au travers de la NSA, l’agence de sécurité américaine, en utilisant les géants du Net contraints par la loi de livrer nos données personnelles.

VIDEO : Cliquez sur l’image pour visionner l’intervention.

J’ai témoigné à Catherine Morin-Desailly que sa mission d’information avait accompli un travail remarquable et que ses 62 propositions devaient faire consensus, à commencer par la négociation d’un traité international.

Dans cette perspective, les intérêts des 28 états membres devront être défendus par un interlocuteur unique, ce qui relativise le poids d’un secrétariat d’état chargé du numérique en France.

A l’heure où certains partis réclament un repli sur soi, l’UDI prône une accélération de la construction européenne !

Le défi du numérique constitue une formidable opportunité de présenter à nos concitoyens la construction européenne comme une source de progrès et de protection collective.

Lire : Discours Olivier Cadic – Gouvernance de l’internet – 23 octobre 2014 (fichier pdf).

(1) Rapport intitulé « L’Europe au secours de l’Internet : démocratiser la gouvernance de l’Internet en s’appuyant sur une ambition politique et industrielle européenne ». Lire le Rapport n°696 (2013-2014).

Une nouvelle « free school » primaire bilingue, à côté du futur lycée international de Wembley

Harrow Bilinguel Primary SchoolLes autorités britanniques ont donné leur accord pour la création d’une future école primaire bilingue, nommée Harrow Bilingual Primary School, qui devrait ouvrir ses portes en septembre 2015, au même moment que le lycée international de Wembley et probablement dans le même quartier !

Cette école aura le statut de free school que nous avons souvent évoqué, parce que c’est une solution remarquable pour augmenter le nombre d’écoles bilingues au Royaume-Uni, dans la droite ligne de l’objectif n°2 du plan Ecole qui vise à multiplier ce genre d’établissements au profit des trois-quarts de nos plus jeunes compatriotes qui n’ont pas accès au réseau d’enseignement français (lire : “Créer une free school bilingue: pourquoi pas vous ? par Bénédicte Yue” du 20 septembre 2013).

Les free schools sont des écoles d’état anglaises et gratuites, bénéficiant d’une gestion autonome sous contrôle d’un « Board of Governors ». Elles sont directement financées par l’Etat sur la base du nombre d’élèves et gèrent leur propre budget. Il y a deux ans, nous avons inauguré l’Europa School UK, une free school multilingue près d’Oxford (lire : “Inauguration officielle de l’Europa School UK” du 30 septembre 2012).

Je remercie Bénédicte Yue, membre du groupe de travail objectif 2 du plan Ecole, de nous nous avoir transmis tous les détails sur la future école, ci-dessous.

Si vous désirez en savoir davantage, un « Open day » sera organisé :

Samedi 22 novembre 2014 de 13h30 à 15h30
Locaux de Harrow School, Old Harrovian Room,
War memorial Building, High Street, Harrow, HA1 3HP.
Téléchargez l’Open Day Flyer – Harrow Bilingual Primary School (fichier pdf)

Penny Roberts, Consultant Development Officer, London Diocesan Board for School ; Daniel Norris, Executive Headteacher Designate, Harrow Bilingual Primary School and Holy Trinity School Northwood ; Bénédicte Yue, Vice Chair of Governors, Europa School UK, membre du groupe de travail Objectif n°2 du plan Ecole

(de g. à d.) Penny Roberts, Consultant Development Officer, London Diocesan Board for School ; Daniel Norris, Executive Headteacher Designate, Harrow Bilingual Primary School and Holy Trinity School Northwood ; Bénédicte Yue, Vice Chair of Governors, Europa School UK, membre du groupe de travail Objectif n°2 du plan Ecole

 “Harrow Bilingual Primary School vient d’obtenir l’accord du Department for Education pour une ouverture en septembre 2015. Il s’agit d’une free school bilingue anglais-français financée par le gouvernement anglais. Harrow Bilingual Primary School sera une école Church of England offrant un programme anglais (English National Curriculum) qui sera enseigné en anglais ou en français selon les matières avec, en sus, la possibilité d’activités complémentaires en français après l’école. L’école ouvrira dans un premier temps des classes de Reception (4-5 ans) et de Year 1 (5-6 ans) et s’étendra progressivement à toutes les classes de primaire (4-11 ans).

Ce projet a été mis en place par un groupe de parents dont Ian Fernandes qui présidera le Board of Governors. Le principal, Daniel Norris, est déjà à la tête de Holy Trinity School Northwood, une école notée outstanding par l’Ofsted.

L’école bénéficie en outre du soutien et de l’expérience de nombreux partenaires dont la prestigieuse Harrow School et le London Diocesan Board of Schools qui gère déjà plus de 150 écoles au Nord de Londres.

Penny Roberts et l’équipe de « project management » du Diocèse conduisent d’une main de maître la phase de pré-ouverture. Le site qui accueillera l’école a d’ores et déjà été identifié et il devrait être annoncé dans les prochaines semaines.

Tous les atouts sont donc réunis pour faire de cette nouvelle école bilingue un succès. Sa proximité avec le nouveau lycée de Wembley offrira sans doute des opportunités de collaboration entre les deux établissements. ”

Bénédicte Yue

Pour toute inscription ou renseignements complémentaires, vous pouvez consulter le site web de l’école : www.harrowbilingualprimary.co.uk

Le Red Carpet Day ouvre les portes du marché international aux PME/PMI et aux jeunes pousses

Plus de 200 entrepreneurs français tentés par un développement international de leurs ventes ont répondu présent à la deuxième édition du Red Carpet Day, organisée par l’UFE Corporate le 15 octobre dernier à Paris.

Avec David Blanc et Stéphane Rambosson, nous avons invité sur scène des jeunes entrepreneurs qui réussissent en France et rêvent désormais de nouvelles frontières pour faire croître leur société.

Lorsqu’on a déjà fait ses preuves dans l’Hexagone, quoi de plus légitime que de vouloir conquérir l’Europe, puis le monde ? Mais alors, par où commencer ? Londres est à deux heures de Paris, on y parle anglais et l’écosystème se révèle des plus attractifs.

RCD14 -Patrick Fournier, Olivier Tondusson, Jean-Pierre Camard

Red Carpet Day 2014 : trois entrepreneurs qui réussissent brillamment en France et se lancent sur la voie de l’internationalisation : Patrick Fournier (Laser Game) ; Olivier Tondusson (Animaute) ; Jean-Pierre Camard (Pros-consulte)

Prendre pied au Royaume-Uni, premier excédent commercial net de la France depuis de nombreuses années, est un challenge qui tombe sous le sens pour ces entrepreneurs impatients de « se confronter à la concurrence internationale », comme l’a exprimé Olivier Tondusson, créateur d’Animaute, numéro un français de la garde d’animaux avec 80.000 clients. Son nouvel objectif est de devenir le numéro européen du service à l’animal, voulant élargir son offre en même temps que son implantation.

Même envie d’en découdre chez Patrick Fournier, créateur de Laser Game, leader du laser tag en France avec 44% du marché. Pour bousculer ses concurrents britanniques, il mise sur sa qualité de service qui lui a permis de fédérer 3 millions de joueurs par an qui s’affrontent par équipes dans des labyrinthes. L’enseigne Laser Game flotte sur 80 salles en France (dont 63 franchises) qui réalisent chacune 25M€ de CA en moyenne. Le temps est venu de passer au niveau supérieur et d’internationaliser ses activités.

Jean-Pierre Camard tire le même constat puisqu’il affiche en France une insolente réussite dans le secteur de la prise en charge des risques psycho-sociaux. Nos plus grandes entreprises et administrations sont abonnées à sa plate-forme internet Pros-consulte qui permet de dialoguer avec un psychologue (Caisse d’allocation familiale, 34.000 agents ; Caisse des dépôts, 6000 agents…). Pros-consulte va désormais tenter de convaincre les groupes anglo-saxons du bien-fondé de cette solution externalisée.

Red Carpet Day 2014 : Edouard Braine (à droite sur l’image) présente sa Braine Acadamy, des entrepreneurs confirmés ou jeunes pousses qui rêvent d’exporter leurs produits et leur savoir-faire

Red Carpet Day 2014 : Edouard Braine (à droite sur l’image) présente sa Braine Acadamy, des entrepreneurs confirmés ou jeunes pousses qui rêvent d’exporter leurs produits et leur savoir-faire

Sur la plateau du Red Carpet Day, Jean-Pierre Camard nous a été présenté par Edouard Braine, notre ancien consul général à Londres, désormais retraité, dans une séquence du programme intitulée la « Braine Academy ». Edouard était aussi venu en compagnie de Jérôme Boisard et Moore qui ont présenté une invention française révolutionnaire le « Mobile Dream ». Il s’agit d’un véhicule 100% électrique et écologique qui permet à ceux qui vivent en fauteuil roulant de déambuler en pleine nature. « Le moment est venu de le proposer à la Grande Bretagne », ont-ils conclu à l’issue de leur vidéo.

A n’en pas douter, si le Royaume-Uni offre beaucoup de facilités et s’il fait figure de marchepied vers un rayonnement international, personne ne vous attend. Tous ces entrepreneurs savent qu’il faudra ferrailler ferme pour gagner son coin de ciel bleu.

Une solution de bon sens consiste à faire appel à la communauté d’affaires française déjà implantée sur le sol britannique pour favoriser l’essor de nos compatriotes. C’est tout l’esprit et le sens du Red Carpet Day et de l’UFE Corporate.

Les participants ont déploré les réactions de Christophe Premat, député socialiste de la 3ème circonscription (Europe du Nord) des Français établis hors de France, et du Parti socialiste qui ont qualifié le « Red Carpet Day » d’opération antipatriotique encourageant les entreprises à délocaliser.

L’ancien Premier ministre Michel Rocard se targue souvent « d’avoir mis des décennies à apprendre l’économie de marché aux socialistes ». A lire les propos de M. Primat, il faut croire que les socialistes n’ont toujours pas compris sa leçon !

Pour contacter les organisateurs : redcarpetday@ufecorporate.org.uk
Pour adhérer à l’UFE Corporate : http://ufecorporate.org.uk/adherez

Lire aussi : “Red Carpet Day 2014 : un tremplin pour les jeunes entrepreneurs” du 20 septembre 2014.

Article dans Le Petit Journal.com : « Un nouveau sénateur version management participatif »

LePetitJournal 16 oct 14 detourageJe remercie Claire Largillière, journaliste du site Le Petit Journal, le média des Français et francophones à l’étranger, qui s’est rendue au Sénat pour me poser ses questions.

Publication sur www.lepetitjournal.com, le jeudi 16 octobre 2014 :

OLIVIER CADIC – Un nouveau sénateur version “management participatif”

« C’est avec les yeux qui brillent qu’Olivier Cadic porte ses dossiers sous son bras dans les couloirs du Sénat. Nouvellement élu, cet entrepreneur expatrié au Royaume-Uni prend très au sérieux la charge qui lui a été confiée le 28 septembre dernier par les grands électeurs des Français de l’étranger    lire la suite »