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Une idée qui vole haut !

Joëlle Garriaud-Maylam n’est jamais à court d’idée pour valoriser la langue et la culture française hors de ses frontières. Sa dernière inspiration concerne les distractions en vol de la compagnie Air France. Notre sénatrice des Français de l’étranger lui suggère d’étoffer son bouquet de programmes avec une rubrique du genre “Langues et cultures”. Les voyageurs auraient ainsi le loisir d’apprendre quelques rudiments de français avant de débarquer, mais aussi de s’imprégner de notre histoire ou bien encore de découvrir nos atouts économiques. Et pour les enfants, il faudrait des modules de jeu pour l’apprentissage de notre langue. Un effort de promotion bien légitime pour une compagnie d’aviation nationale, estime-t-elle.

Pour la sénatrice, ce type de programme pourrait se décliner vers tous des pays desservis par Air France prouvant notre respect de la diversité culturelle, mais aussi notre respect des us et coutumes, s’évitant ainsi incompréhensions et indélicatesses.

Une idée qui paraît évidente, mais qui n’existe pas. Encore fallait-il y penser.

Joëlle Garriaud-Maylam a officiellement soumis son projet au ministre des affaires étrangères et européennes par une question écrite (n°13559 – JO du Sénat du 20/05/2010).

Photo Flickr de Austinevan

Quel bilan après 10 ans pour Flam ?

On connait de longue date l’implication de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam en faveur des enfants binationaux qui ne peuvent pas être scolarisés dans des établissements d’enseignement français. Souvent loin de Londres, ils sont plus de 1300 dans ce cas à fréquenter les petites écoles FLAM ou “écoles du samedi” pour se sensibiliser au français. Leur nombre a doublé ces deux dernières années ! (Lire aussi : “Joëlle Garriaud-Maylam, tout feu tout FLAM” du 19 avril 2010)

Le programme Flam (Français langue maternelle) va fêter ses dix ans.

Il a été initié par le ministère des Affaires étrangères (direction générale de la coopération internationale et du développement) et la sénatrice interroge donc le ministre pour “savoir si un bilan détaillé de ce programme a été réalisé, afin d’en analyser les résultats et, le cas échéant, d’y apporter les améliorations jugées nécessaires.” (Question écrite n° 13481 – JO Sénat du 13/05/2010)

Photo Flickr de ww.jzx100.com

Kentish Town (17) : vers un cursus bilingue ?

Le 7 mai dernier, le groupe de travail “Bilinguisme” s’est réuni sous l’égide de Michel Monsauret, attaché de Coopération éducative en charge du Plan-Ecole pour l’ambassade.

Pour le groupe, tout commence avec ce postulat de départ : 85% des parents vivant à Londres choisissent d’orienter leurs enfants vers des études anglophones après le Bac.

Un gros souci se pose : les meilleurs éléments peuvent atterrir dans une université de second rang s’il ne justifient pas d’une maitrise suffisante de la langue anglaise, certificat à l’appui. D’où l’impératif de développer le bilinguisme dans les écoles françaises, le plus tôt étant le mieux.

Cette ambition pourrait se matérialiser dès l’ouverture de l’école de Kentish Town, prévue en septembre 2011.

Pour le primaire (290 élèves en CP, CE1et2, CM1et2), toutes les matières seraient enseignées dans les deux langues à parts égales. Pas de matières majeures en français et mineures en anglais, mais un véritable équilibre, souligne le groupe. Concrètement, 12 enseignants (6 Français et 6 Anglais) interviendraient dans les 12 classes de primaire (2 classes de chaque niveau de la Grande Section au CM2).

Pour le secondaire (360 élèves de la 3ème à la 6ème), on envisage trois classes : une section Internationale et deux sections européennes (d’un niveau d’anglais moins soutenu). La première classe conduirait, à terme, au baccalauréat OIB et les deux autres au baccalauréat avec mention Section européenne.

L’enjeu est crucial. Si les grandes lignes de réflexion sont définies, le projet doit à présent se décliner en termes de moyens humains et financiers et ce dans le cadre d’une continuité évidente avec le lycée CDG qui accueillera les enfants de Kentish Town à l’entrée en Seconde. Les travaux du groupe se poursuivront jusqu’à proposer une démarche souple, globale et consensuelle.

Je leur adresse tous mes encouragements.

Lire le compte rendu de la réunion sur le bilinguisme du 7 mai 2010

Photo Flickr de Zoonabar

Kentish Town (16) : Le ministère de l’Economie officialise la garantie de l’Etat

C’est désormais officiel : par arrêté ministériel en date du 4 mai 2010, la garantie de l’Etat est accordée à la French Education Property Trust Limited (FEPT) qui doit emprunter 26 millions de livres pour financer les travaux de la future école de Kentish Town.

Rappelons que la FEPT est un organisme à but non lucratif de droit anglais.

Le prêt, remboursable sur 25 ans, a été souscrit auprès de la BNP Paribas, du Crédit Agricole et de Société générale, avec la caution par l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (Anefe).

La garantie de l’Etat induit des conditions financières les plus avantageuses qui adouciront les frais de scolarité.

Lire l’arrêté du 4 mai 2010 , paru au JO du 22 mai 2010.

Lire aussi : “Kentish Town (15) : La garantie de l’Etat est accordée !” du 27 avril 2010

Photo Flickr de Ranma_Tim

Le programme 151 épargné par les réductions ?

On discute ferme ces jours-ci à Bercy au sujet du budget de l’Etat, version 2011-2013.

Les augures semblent favorables au programme 151 (“notre” budget), intitulé “Français à l’étranger et affaires consulaires” et pesant 12% du budget du ministère des Affaires étrangères.

En charge de gérer les fonds du programme 151, la DFAE, Direction des Français à l’étranger, s’est montrée optimiste au sujet du projet de loi de Finances. “Dans un contexte contraint, le maintien est un privilège,” insiste son directeur, François Saint Paul, devant le bureau de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) le 21 mai dernier.

On espère donc que le tour de vis épargnera le programme 151 puisque la “norme” à Bercy consiste à réduire de 10% la dépense publique à l’horizon 2013.

Quant aux sommes allouées, François Saint Paul a confirmé l’enveloppe de 325M€, dont 188M€ pour la masse salariale du réseau consulaire et de l’administration centrale. Par ailleurs, 100M€ seront dédiés aux bourses et à la prise en charge des frais de scolarité (PEC). 100M€ aujourd’hui, sachant que l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger) a estimé, selon des “prévisions raisonnables”, que ses besoins s’élèveraient à 177M€ en 2013…

Craignant par dessus tout le phénomène de sous-budgetisation qui empêche toute régulation, M. Saint Paul a prévenu que l’on discutait toujours et qu’en la matière “si on n’a pas un accord sur tout, on a un accord sur rien”.

Pour sa part, Anne-Marie Descôtes est venue exprimer son soulagement, car on “parle désormais de maintien et non plus de réduction.” La directrice de l’AEFE s’est également félicitée des résultats d’audit du RGPP, confiant même que certains acteurs étaient “revenus à une analyse plus réaliste et quasi inespérée.” Pour la directrice, le mérite en revient aussi aux conseillers interrogés par les auditeurs qui ont forcément été de “bons pédagogues”.

Photo Flickr de Sanctuary photography → Away

Plan Ecole (16) : Anticiper les besoins des Français du Royaume-Uni en matière d’enseignement

Notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne, a une nouvelle fois réuni aujourd’hui les membres du Plan-Ecole à la Résidence.

Le conseil d’administration de l’AEFE se tenant au même moment à Paris, Carole Rogers m’a représenté à cette réunion. Après l’introduction de l’ambassadeur, Carole a lu le texte que j’avais préparé (voir ci-dessous).

Il était destiné à exprimer mes observations sur les progrès manifestes du Plan-Ecole au Royaume-Uni et à demander la création d’un groupe de travail sur l’exploitation des données informatisées disponibles auprès du lycée et du consulat.

Michel Monsauret, attaché de Coopération éducative en charge du Plan-Ecole pour l’ambassade de France au Royaume-Uni m’a appelé pour m’informer de l’accueil favorable fait à ma demande lors de cette réunion.

Cette initiative nous permettra de définir des indicateurs pertinents en nous fondant sur les données statistiques recueillies dans les établissements scolaires et au consulat.

Le recours systématique à ces indicateurs devrait améliorer notre capacité à anticiper sur les attentes des Français vivant Outre-Manche en matière d’enseignement.

Monsieur l’Ambassadeur, Mesdames, Messieurs,

Tout d’abord, je vous prie de bien vouloir excuser mon absence liée à la tenue, ce jour, du conseil d’administration de l’AEFE à Paris.

Comme l’a justement rappelé le sénateur André Ferrand aux 20 ans de l’AEFE, le Plan-Ecole de Londres n’a pas d’équivalent dans le réseau. Je suis heureux et reconnaissant de l’écoute et du soutien du sénateur Ferrand, président de l’Anefe pour obtenir la garantie de l’Etat au prêt accordé pour financer le site de Kentish Town.

L’ouverture annoncée de Kentish Town en septembre 2011 est une avancée significative pour atteindre le premier objectif du Plan. Cette réussite est modélisable et reproductible. Il faut dès à présent envisager la suite.

De nouvelles initiatives pour ouvrir des classes de primaire émanant de structures privées apparaissent. Le nombre de places de collège risque d’être encore insuffisant pour répondre à la demande. Certains évoquent aussi la nécessité impérieuse de création de structures de type lycée.

Le développement de partenariats avec les établissements britanniques qui pourront déboucher tant sur le Bac International que sur des certifications technologiques est une piste que nous ne pouvons ignorer.

La définition des objectifs initiaux du Plan-Ecole s’appuyaient sur des données statistiques. Il faut systématiser le recours aux indicateurs pour permettre une prise de décision éclairée.

Je demande la création d’un groupe de travail sur l’exploitation des données informatisées disponibles auprès du lycée et du consulat pour anticiper sur les besoins.

Les questions abordées par les groupes de travail sur les frais d’écolage et la gestion de la carte scolaire n’ont pas apporté de réponses mais multiplié les pistes de réflexion.

Le groupe chargé de réfléchir à une évolution du fonctionnement de l’EGD est parvenu à une avancée significative. La création d’une « Commission permanente » a été décidée pour assurer un fonctionnement plus démocratique, renforcer la concertation et définir les orientations budgétaires. J’attends de cette Commission permanente des décisions de nature à modérer l’augmentation des frais de scolarité.

Je défends cette démarche, ce jour, auprès du conseil d’administration de l’AEFE afin que tous les EGD du monde puissent s’inspirer du nouveau fonctionnement du lycée Charles de Gaulle à Londres.

La communauté française doit aussi se mobiliser au-delà de Londres dans l’atteinte de l’objectif 2 du Plan-Ecole qui est la meilleure réponse au besoin de scolarisation des familles en dehors de Londres. Nous devons imposer un label France.

Monsieur l’Ambassadeur, votre engagement personnel dans ce domaine a valeur d’exemple pour les élus. Je me tiens à la disposition des services culturels pour les assister dans cette démarche.

Enfin, je souhaite saluer l’engagement renouvelé de la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam qui contribue cette année à un projet de développement d’une méthode d’apprentissage du français en faveur des 1,300 enfants binationaux regroupés dans les 28 petites écoles FLAM du Royaume-Uni.

Photo Flickr de Vasta

ACF : L’art culinaire français en partage

Gilles Quillot, président de l’Association culinaire française (ACF)

L’Association culinaire française (ACF) présidée par Gilles Quillot a organisé, ce lundi 17 mai, une vente aux enchères de lots offerts par de généreux sponsors afin de financer la numérisation de livres de cuisine. L’opération s’est déroulée dans le majestueux hall de l’Institut français flambant neuf.

La médiathèque de l’Institut français a reçu de la part de l’ACF, sous forme de dépôt, un fonds de 150 livres de gastronomie composant un corpus riche et varié, dont certains ouvrages de collection tel que “Le Livre des menus” d’Auguste Escoffier dans sa première édition de 1912, ou encore “Le Guide culinaire”, un aide-mémoire de cuisine pratique, renfermant 5.000 recettes de grande cuisine française.

Afin de valoriser et de diffuser cet ensemble, la médiathèque de l’Institut français procèdera à la numérisation et la mise en ligne de ces livres d’art culinaire, grâce au financement procuré par les enchères. Ils seront prochainement accessibles sur la Culturethèque, plateforme numérique que lancera l’Institut le 27 mai 2010.

Toutes mes félicitations à Gilles Quillot et à toute l’équipe de l’Association culinaire française pour la réussite de cet événement.

Crédit Photo : Elisabeth Blanchet

EGD (8) : Evolution de l’EGD à Londres, Yes we can !

Cela n’a pas été sans difficulté, ni résistances (Lire : “EGD (7) : A quoi sert un conseil d’administration si ses décisions ne sont pas exécutées ?” du 17 mars 2010), mais un grand pas vers la démocratisation du fonctionnement de l’EGD Charles de Gaulle a été franchi vendredi 14 mai dernier.

Tout d’abord, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) vient d’accepter de donner une plus grande autonomie à la direction du Lycée en accordant une dotation annuelle pour les postes à pourvoir. La gestion des postes sera désormais sous la responsabilité du proviseur et non plus centralisée à Paris. Réclamée depuis deux ans, cette mesure de progrès va offrir davantage de flexibilité pour la gestion des EGD (Établissement à gestion directe).

Le groupe chargé de réfléchir à une évolution du fonctionnement de l’EGD est parvenu à une avancée significative : la création d’une commission permanente. Celle-ci permettra de renforcer la concertation en amont, de débattre des projets et de faire des choix stratégiques et budgétaires en accord avec l’ensemble des interlocuteurs. Elle sera composée de 5 membres de la direction, 5 enseignants et personnels et enfin 5 représentants des parents d’élèves et élèves. Cette nouvelle commission se réunira fin juin ou début juillet pour la première fois.

J’attends de cette structure des orientations budgétaires de nature à modérer l’augmentation des frais de scolarité au lycée Charles de Gaulle. Je défendrai cette démarche, lors du conseil d’administration de l’AEFE du 19 mai 2010 afin que tous les EGD du monde puissent s’inspirer de ce nouveau fonctionnement.

Compte rendu de la réunion du 14 mai 2010 : “Evolution du statut des EGD»

Photo Flickr de LunaDiRimmel

Deux Français du Royaume-Uni promus dans l’ordre national du Mérite

Institué en 1963 par le général de Gaulle, l’ordre national du Mérite récompense les mérites distingués, militaires ou civils, rendus à la nation française.

Le Journal Officiel du 15 mai 2010 a publié la promotion de mai 2010 et deux compatriotes établis au Royaume-Uni ont été récompensés:

Bernard Masson, président de la section Grande-Bretagne de l’Association nationale des membres de l’ordre national du Mérite a été élevé au rang d’Officier.

Alain Sibiril, consul honoraire de France à Plymouth a été promu Chevalier.

J’ai l’honneur et le plaisir de les connaître tous les deux. Je leur présente toutes mes félicitations.

Bernard Masson est un des piliers agissant au service de notre communauté au travers de la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne, notamment pour l’organisation du bal du 14 juillet au lycée Charles de Gaulle.

Alain Sibiril œuvre au quotidien pour assister les Français du sud-ouest de l’Angleterre. Je n’ai pas oublié son initiative, l’an dernier, pour organiser la commémoration du bicentenaire de l’arrivée des premiers prisonniers français à la prison de Princetown, dans le Dartmoor.

Cette prison a été construite entre 1806 et 1809 pour y héberger les prisonniers français des guerres de l’époque napoléonienne. Le 24 mai 1809, 2.500 d’entre-eux quittaient les bateaux-prisons de Plymouth pour marcher vers Princetown, petite ville nouvelle créée autour de l’établissement pénitentiaire. Durant ses années de fonctionnement, 1.529 captifs y trouvèrent la mort et ils reposent aujourd’hui sous un mémorial érigé par les autorités britanniques en 1866.

Photo : Musée de la Légion d’honneur

Emploi (15) : Charles Péguy champion du monde des placements !

On peut le dire ainsi : au sein du réseau français, le centre Charles Péguy est le champion du monde des placements à l’étranger ! Un champion toutes catégories : en volume et en coût par placement.

Réunie le 10 mars dernier, la commission nationale pour l’Emploi et la Formation professionnelle a officialisé cette performance en délivrant les chiffres de l’année 2009 et les demandes de subvention pour 2010.

Le centre londonien affiche 663 placements pour l’an dernier soit 21,2% des placements réalisés dans le monde par les bourses à l’emploi. Dans le même temps, seuls deux autres centres au monde passent la barre des 200 emplois : Montréal (391) et Milan (226).

C’est hautement mérité : Péguy a reçu l’intégralité de la subvention demandée, soit 55.000 euros ce qui correspond à seulement 12,7% des 432 859€ affectés à l’emploi par le ministère des Affaires étrangères. Le centre justifie de recettes propres tout juste supérieures à la subvention.

Les crédits alloués aux autres villes du réseau par le ministère de Affaires étrangères et européennes sont globalement en baisse de 25%.

Le coût moyen par placement s’établit à 108 euros au centre Péguy. Autre record. A noter de fortes disparités en Europe : de 212€ par placement à Milan jusqu’à 1862€ à Francfort.

La rationalisation des dépenses a conduit à la fermeture de quelques bourses d’emploi en 2009 (Barcelone, Londres, Munich…). Certains désengagement sont évidemment nécessaires. Oslo et Copenhague cesseront leur activité cette année. En 2009, Oslo affiche 22 placements qui ont coûté 800€ chacun au contribuable français. Les 15.000€ demandés pour 2010 par ce centre ont été refusés par la Commission. Je m’étais du reste interrogé en 2008 sur l’opportunité d’un centre d’emploi à Oslo (qui ne justifiait d’aucun placement) et j’avais interpellé à ce sujet le directeur de la DFAE au Quai d’Orsay (lire : “Emploi (3) : Une Bourse d’emploi à Oslo… ubuesque !” du 22 septembre 2008).

Je rappelle que l’action publique européenne en matière d’emploi est déjà coordonnée par le réseau Eures et je pense qu’il convient d’orienter les efforts du ministère vers certains pays émergents où le système d’aide à l’emploi local est défaillant.

Lire aussi : “Emploi (14) : Naissance du « plan d’emploi pour les jeunes » au Royaume-Uni” du 06 mai 2010

Photo Flickr de Goddam-M

Invitation de l’UFE à célébrer en famille le 70ème anniversaire de la Bataille d’Angleterre, samedi 12 juin 2010

L’UFE de Grande-Bretagne organise un événement familial et de mémoire au musée de la RAF à Londres pour célébrer le 70ème anniversaire de la bataille d’Angleterre :

Samedi 12 juin à partir de 14h30

Cette rencontre sera l’occasion de nous retrouver en compagnie des présidents d’associations, d’anciens combattants, d’officiers et sous-officiers

de réserve, des membres de l’ordre national du mérite et du souvenir français, afin que toutes les générations célèbrent ensemble ce grand moment d’histoire autour d’une pause café offerte par votre équipe UFE.

The Battle of Britain… a été un moment décisif pour contrer la progression des troupes nazies en Europe. Venez découvrir l’ampleur spectaculaire d’un combat titanesque, mettant en valeur les mythiques avions Spitfires et Hurricanes.

Le Musée de la RAF captive petits et grands. Situé près de Hendon, au nord de Londres, un hall est consacré à la bataille d’Angleterre. Vous y verrez de véritables avions de guerre, de multiples documents et des films d’époque, mais aussi un panorama des débuts de l’aviation à nos jours. Une leçon d’histoire et une myriade d’activités où les enfants sont les bienvenus

A bientôt pour partager ce moment convivial et historique.

Entrée libre !

Merci de réserver auprès de Anne Vigouroux

anne.vigouroux@yahoo.co.uk   –   07824 596 562

Royal Air Force Museum – Grahame Park Way – London – NW9 5LL (Métro : Colindale – Northern Line)

Photo Flickr de Adelaide Archivist

Invitation : Réunion UFE sur le Plan Ecole, lundi 7 juin 2010

Institut Français

J’ai le plaisir plaisir de vous convier à débattre avec les acteurs du Plan Ecole, lors la 3ème réunion annuelle de l’UFE :

lundi 7 juin à 18h30

sur le thème de l’enseignement français au Royaume-Uni :

– Évaluation des avancées du Plan Ecole

– Plan d’orientation stratégique de l’AEFE

– Nouvelles solutions pour répondre à la hausse des frais de scolarité et à une demande croissante

Cette rencontre se tiendra avec la participation de Michel Monsauret, attaché de coopération éducative en charge du Plan Ecole pour l’ambassade de France au Royaume-Uni.

Lieu : Institut Français – Ciné Lumière – 17 Queensberry Place- London SW7 2DT y South Kensington

Inscription : cliquez sur ce lien

Photo Flickr de Ewan-M

Emploi (14) : Naissance du “plan d’emploi pour les jeunes” au Royaume-Uni

Le consul général Edouard Braine confirme le tournant en matière de politique de l’emploi du consulat qui me réjouit. Son engagement en faveur de nos jeunes compatriotes à la recherche d’un emploi à Londres est constant.

Le comité de pilotage pour le soutien à l’emploi des jeunes expatriés a défini son plan d’action, le 29 avril dernier. Il s’agissait d’une seconde réunion, après celle du 22 février, à l’initiative du consul Edouard Braine, pour définir l’aide possible aux Français affluant sur Londres pour tenter leur chance. A peine débarqués en gare de Saint Pancras, ceux-ci se dirigent presque tous vers le centre Charles Peguy, en quête d’un job et d’un logement.

Salle de travail du centre Charles Péguy

Le centre Charles Peguy (CCP) qui n’emploie que deux conseillers Emploi reçoit 10.000 visiteurs par an ! Certes, l’efficacité de ces deux VIA (volontaire international de l’Administration) est sans pareil puisqu’ils revendiquent un millier de placements par an (700 attestés durablement). Mais, fort de son succès, le système est en surchauffe chronique : le centre refuse déjà 50 adhésions par mois depuis le début de l’année, faute de pouvoir traiter les demandes.

Il est cependant question de supprimer un des deux postes de conseiller mi-juin ! Le comité de pilotage requiert, au contraire, un troisième recrutement qui faciliterait directement 500 embauches supplémentaires par an. Le comité a donc demandé au consulat de trouver le moyen de maintenir tout au moins l’effectif actuel.

Précisons qu’en parallèle le site internet du CCP joue parfaitement son rôle d’information et de relais en comptabilisant 250.000 visiteurs par an.

Il faut dire que Péguy fonctionne avec moins de 100.000 euros par an.

Suite au vote unanime de l’Assemblée des Français de l’étranger, La DFAE, Direction des Français à l’étranger, vient de lui verser une subvention de 55.000 euros (contre 47.000 l’an dernier). En guise d’autofinancement, l’organisme enregistre un millier de cotisations (qui viennent de passer de 50£ à 60£). Heureusement, tous ses coûts de structure et d’hébergement sont assumés par le CEI, Centre d’échanges internationaux.

A remarquer que la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne a proposé d’affecter le produit du bal du 14 juillet de la communauté française au centre Charles Péguy. Par ailleurs, deux évènements artistiques pourraient aussi renflouer les caisses dès l’automne prochain.

Notoriété et collecte de fonds marchent de pair.

Le journal de 20h de TF1 devrait consacrer deux minutes à l’accueil de jeunes gens de Tourcoing par le centre Péguy. A la rentrée, on devrait voir un reportage d’une vingtaine de minutes sur M6, dans Enquête exclusive.

Ce sont deux bonnes nouvelles qui faciliteront, comme nous l’avons également défini dans le plan, l’approche des responsables des milieux économiques français en Grande-Bretagne ou de nos décideurs politiques.

Lire aussi : “Emploi (12) : Comment pérenniser l’action du centre Charles Péguy ?” du 03 mars 2010

Crédit photo : Loïc Dumas

19 et 20 mai : deux concerts de la Chorale du Lycée français en faveur d’Haïti

Les ruines d’Haïti s’éloignent chaque jour de l’actualité balayée par d’autres vents mauvais, reléguant le 12 janvier 2010 à la liste des calamités naturelles qui s’abattent aveuglement sur l’Homme. 220.000 morts cette fois… Fatalité sans doute, mais le séisme n’a fait qu’enfoncer ce pays au fond du gouffre. Avant la tragédie, la moitié seulement des enfants étaient scolarisés et depuis la destruction de 5000 écoles, c’est désormais 3 millions de gamins qui ne connaissent pas le chemin des écoliers.

Que faire ? Que faire devant l’immensité du chaos ? Apporter chacun sa petite pierre.

Le 26 janvier dernier, nous étions une dizaine réunis autour de Carole Rogers, qui conduit le groupe «UFE solidarité pour Haïti». (Lire aussi : “Quel projet solidaire pour Haïti” du 30 janvier 2010)

Notre objectif était d’étudier la meilleure manière de répondre aux différents appels de solidarité en provenance d’Haïti. Le groupe s’est montré unanime pour que Carole partage cette initiative avec la Fédération des associations françaises de Grande-Bretagne (FAFGB), afin que toutes nos associations locales puissent contribuer à sa réussite.

Avec le soutien de la Chaîne de l’Espoir, la FAFGB organise deux concerts donnés par la Chorale du Lycée français.

2 concerts : 19 et 20 mai à 19h30

London Oratory School, Seagrave Road, SW6 Fulham.

Au programme de la pop music : Paul Simon, Beach Boys, Abba, des extraits de comédies musicales : Grease, Starmania, Mamma Mia, Oliver…et du jazz…

Les bénéfices iront à la Chaîne de l’Espoir et à d’autres organismes humanitaires au profit d’Haïti (£5 le ticket pour les adultes).

Sur place, la Chaine de l’Espoir travaille dans deux directions : les soins médicaux et un programme d’aide aux écoles. Ci-joint un document “Ensemble sauvons des enfants” qui détaille ses interventions à Haïti.

Nous souhaitons une participation nombreuse.

Le site de la Chaine de l’Espoir

Kentish Town (15) : La garantie de l’Etat est accordée !

André Ferrand, sénateur des Français hors de France et président de l'Anefe

Je viens de recevoir un très plaisant coup de fil du sénateur André Ferrand. Après en avoir informé notre ambassadeur, il s’est réjoui avec moi de l’avis favorable rendu aujourd’hui par la commission interministérielle au sujet de la garantie de l’Etat du prêt de 25M£ sur 25 ans pour la future école de Kentish Town.

L’ultime étape a été franchie avec succès après que l’Anefe (Association nationale des écoles françaises de l’étranger) ait précédemment donné son aval en début d’année.

Cette décision vient couronner un projet porté par notre ambassadeur, Maurice Gourdault-Montagne, afin qu’un second collège français puisse ouvrir ses portes dans les meilleures conditions, en septembre 2011.

Toute la communauté française peut se féliciter de cette garantie pour l’acquisition et la rénovation du bâtiment de l’école, car elle induira des conditions bancaires très avantageuses dont profiteront les parents d’élèves, en premier lieu.

L’arrêté devrait être publié sous quinzaine au Journal officiel.

Lire aussi : “Kentish Town (13) : Approbation de la garantie de l’Etat, le 27 avril” du 29 mars 2010

Crédit Photo : FG

Les écoles françaises ont la cote, selon Terrafemina

Le Lycée Charles de Gaulle à Londres

Le site Terrafemina m’a interrogé, il y a quelques jours, sur l’attractivité de l’enseignement français en Grande-Bretagne et j’ai donc développé divers points dont vous êtes familiers sur ce blog.

La journaliste, Marine Deffrennes, a souligné que 700 élèves n’avaient pu trouver place au lycée français Charles de Gaulle, lors de la précédente rentrée.

Cela m’a permis d’évoquer la solide réputation au Royaume-Uni de cette école française (en vous reproduisant telle quelle une de mes réponses) : le journal “The Independent” a publié en janvier 2010 le classement des 50 meilleurs établissements “indépendants” en Angleterre. Le lycée français est placé en 25ème position pour ses résultats aux A Level (examen britannique, équivalent du baccalauréat) et en 15ème position pour ses résultats aux G.C.S.E (examen britannique de fin de 2nde) ! Le lycée bat ainsi certains établissements prestigieux.

Lire l’interview sur le site Terrafemina, “Lycées français, the place to be….“, du 21 avril 2010.

Photo Flickr de Metro Centric

“France : je t’aime, je te quitte”, ouvrage de référence sur les expatriés

J’ai reçu avec plaisir un ouvrage intitulé “France : je t’aime, je te quitte” que l’auteur m’a dédicacé de cette formule téméraire : cette enquête destinée à secouer le cocotier hexagonal.

L’enquête du journaliste Christian Roudaut, qui vient de paraître chez Fayard, porte sur les deux millions et demi de Français qui vivent hors de l’Hexagone. Une autre France en somme, celle des expatriés de tous bords et de tous poils, mais “cette France-là n’est ni d’en bas ni d’en haut, ni de droite ni de gauche, elle est d’ailleurs”, explicite l’auteur de cette analyse très documentée, servie par un style clair et élégant.

“Quand le Français sort de chez lui, il se rend compte que les choses ne sont pas comme on le les lui a racontées.” Cette phrase résume tout l’esprit du livre.

Rencontre avec le célèbre auteur Marc Levy devant la librairie londonienne French Bookshop, théâtre de son roman «Mes amis, mes amours». Christian Roudaut nous a réunis dans son livre pour partager notre regard de "Français du dehors" (photo : Robert Zaigue)

Rencontré par l’auteur, Marc Levy allègue même que “la vie à l’étranger est le parfait antidote contre l’ignorance”.

Cependant, Christian Roudaut cautionne volontiers nos fiertés nationales (qualité de vie, culture, protection sociale…) et n’en rajoute pas sur les travers français (conservatisme, nombrilisme, discriminations…).

Son dessein a été de capter un autre regard, un regard amoureux mais lucide, car c’est celui des “témoins privilégiés de la mondialisation.” Ceux qui ont choisi de recommencer sous d’autres cieux, avec enthousiasme et beaucoup d’humilité. L’expatrié est souvent loin d’être un loser dans son pays, démontre Christian Roudaut, et il s’attend bien à ce que l’herbe ne soit pas aussi verte qu’il l’imaginait. L’expatrié répond généralement à un appel impérieux qui n’épargne pas toujours ceux qui ont déjà fait leur trou en France. Notre journaliste en a rencontré certains, tels que les chanteurs Yannick Noah ou Charlélie Couture, et le professeur Luc Montagnier.

L’auteur m’a consacré quelques pages en relatant mon départ médiatisé, il y a près de 15 ans. La hauteur des charges sociales, les pesanteurs bureaucratiques, l’économie administrée, la fiscalité dissuasive menaçaient mon entreprise.

Rien ne me prédestinait à l’expatriation qui s’est imposée à moi comme une évidence de bonne gestion. J’ai pérennisé et transmis mes activités. Aujourd’hui, je peux me consacrer à la fois à la promotion de la bande dessinée franco-belge dans le monde entier et à la représentation des Français du Royaume-Uni. D’autres parcours décrits avec talent par l’auteur sont aussi éloquents.

Avec le temps, je suis devenu l’Anglais pour les Français, et le Français pour les Britanniques. Peu à peu, cette ambigüité permet de s’élever au-dessus des clichés. L’auteur a su capter ce regard. Si vous lisez cet ouvrage, vous vous retrouverez certainement dans les nombreux témoignages de nos compatriotes établis à l’étranger.

Référence : «France : je t’aime, je te quitte» de Christian Roudaut – édition Fayard – 350 pages, 18€.

Bienvenue au site LatitudeFrance

Le ministère des Affaires étrangères et européennes lance un site internet pour rendre compte de l’activité de tous les acteurs du réseau français à l’étranger.

Un projet convivial, vivant et très ambitieux, puisque LatitudeFrance se prétend à la fois vitrine, centre de ressources, magazine, lieu de débats ou encore plateforme de coopération pour les agents du ministère.

Le site veut notamment refléter et valoriser auprès des relais d’opinion les initiatives des institutions publiques (instituts français, alliances françaises, ambassades, médiathèques, lycées…) et des opérateurs du ministère (AEFE, Campus France, Canal France International, Ubifrance, France Coopération International…).

On appréciera aussi l’ergonomie et l’esthétique de ce portail du réseau français, où chacun trouvera son compte dans la foule de rubriques relatives à la culture, l’économie, les enjeux planétaires, la linguistique, les sciences ou encore l’enseignement.


Visibilité et attractivité sont les maîtres-mots de cette belle réalisation pleine de promesses.

Adresse web : www.latitudefrance.org

Mon audition à l’Assemblée Nationale sur l’enseignement français à l’étranger

Olivier Cadic et le député Jean-François Mancel, lors de la 12ème session de l'AFE, en mars 2010

Comme je vous l’avais annoncé, en début d’année, j’ai été auditionné par la Mission d’évaluation et de contrôle (MEC), de la commission des Finances de l’Assemblée nationale.

(Lire : “Audition à l’Assemblée nationale sur l’Enseignement français à l’étranger” du 25 février 2010)

Le 4 mars dernier, au palais Bourbon, l’audition était présidée par le député Jean-François Mancel, rapporteur de cette Mission sur le bilan et les enjeux de l’enseignement français à l’étranger.

Mes propos viennent d’être publiés sur le site de l’assemblée nationale, ce qui me permet de vous les reproduire, ci-après.

Verbatim de l’audition

Jean-François Mancel, Rapporteur. Je vous propose de vous présenter et de nous faire part brièvement de votre point de vue quant à notre politique d’enseignement français à l’étranger.

Olivier Cadic. Je suis conseiller élu à l’Assemblée des Français de l’étranger pour le Royaume-Uni, représentant de cette assemblée au conseil d’administration de l’AEFE.

La situation de Londres est emblématique de l’avenir du réseau.

Nous sommes confrontés à une injonction paradoxale lorsqu’il nous est demandé d’assumer la continuité du service public et le rayonnement culturel.

La mission de continuité du service public n’est plus assurée. Cette année encore, 263 enfants de France se sont vu refuser une place à Londres. La notion même de service public est mise à mal. Messieurs, l’argent affecté à l’enseignement français à l’étranger concerne seulement 30% des enfants français ! Que faisons-nous pour les 70% restants ? Pas grand-chose, mis à part le programme français langue maternelle ou FLAM !

Le résultat, il ne faut pas se le cacher, est une école pour les riches ! À Londres, 55% des résidents français sont des employés, mais le lycée Charles-de-Gaulle accueille seulement 3% d’enfants d’employés. Toutes les statistiques figurent dans le plan école dont je vous laisserai une copie.

Je tiens à souligner que la dérive – 75 % d’augmentation des frais de scolarité au cours des cinq dernières années – avait commencé avant la prise en charge.

Telles sont les réalités que j’ai constatées sur le terrain. Je vous ferai part de mes propositions dans un deuxième temps.

Jean-François Mancel, Rapporteur. Monsieur Cadic, les problèmes sont différents selon les pays. Les parents à Singapour ou à Sydney n’ont pas les mêmes difficultés que ceux de Londres, située à une heure de Paris. La solution de réserver des places au lycée français peut paraître excessive, d’autant que l’État paie très cher un institut français du Royaume-Uni, chargé lui aussi du rayonnement culturel et de l’enseignement du français.

Olivier Cadic. Effectivement, les problèmes ne sont pas les mêmes à Londres et à Singapour. Mais alors, pourquoi vouloir apporter la même réponse partout ? La même politique peut être très bonne à Rio de Janeiro ou à New Delhi, et ne pas fonctionner ailleurs, notamment à Londres.

Voilà pourquoi, dès le mois de juillet 2007, j’avais écrit au Président de la République pour lui proposer de régler le problème pays par pays. Et c’était la volonté exprimée à l’Assemblée des Français de l’étranger avec le plan École : la réunion autour de l’ambassadeur des politiques, des parents d’élèves et des enseignants a permis de fixer les objectifs pour Londres. Objectif 1 : créer 500 nouvelles places par an dans l’enseignement français au Royaume-Uni. Objectif 2 : développer l’enseignement bilingue français-anglais dans ce pays, grâce à la mobilisation du corps diplomatique auprès des autorités locales. Le Royaume-Uni compte cinquante écoles bilingues : elles sont la solution car on ne pourra pas créer des écoles françaises partout. Je vous suggère une piste : servez-vous des visites du Président de la République, car impliquer le réseau éducatif avec un vrai projet de coopération permet de faire avancer les choses.

Par ailleurs, si l’on veut parler de l’avenir, il faut impliquer les nouvelles générations, ne serait-ce que pour intégrer le concept de nouvelles technologies. Or parmi les personnes qui se sont réunies pour l’avenir de l’enseignement français à l’étranger, combien avaient de moins de cinquante ans ?

Il convient également de développer l’enseignement à distance. Mais quels moyens reçoit le CNED, Centre national d’enseignement à distance, outil essentiel à tous ceux désirant apprendre le français ?

Les moyens doivent donc prioritairement être affectés au bilingue et à l’enseignement à distance.

Enfin, il est un peu facile de faire payer davantage les parents d’élèves en prétextant l’insuffisance de subventions : il faut revoir sérieusement les coûts, car les budgets ne sont pas d’une grande clarté. La situation manque de transparence !

(A propos de Flam) C’est l’objectif 3 du plan Écoles de Londres : développer les « écoles FLAM », avec l’obligation pour ces dernières de se rapprocher d’écoles britanniques afin de contribuer à l’atteinte de l’objectif 2 : le bilingue.

M. André Schneider, Rapporteur (député du Bas-Rhin). Selon moi, il est difficile d’avoir un seul pilote, pour le réseau.

À Berlin la semaine dernière, je me suis adressé en allemand au chauffeur venu chercher ma délégation à l’aéroport, et il m’a répondu : « Monsieur, parlez-moi votre belle langue française : je la comprends ! ». Petit Alsacien, j’avais des complexes car on se moquait de moi quand je parlais français.

J’aurais souhaité vous entendre sur la gestion, la qualification et la formation professionnelle des personnels, premiers vecteurs de l’enseignement français et du français dans le monde.

Olivier Cadic. Selon moi, il faudrait limiter le temps d’expatriation des professeurs. En effet, a-t-on toujours une bonne connaissance de la France si l’on a été expatrié trop longtemps ?Les enseignants, de plus en plus sédentaires, risquent de ne pas mettre en œuvre les textes officiels. Connaissent-ils le socle commun ? Actuellement, il y a peu de formation.

Les chefs d’établissement sont, comme ici, noyés dans l’administratif.

Un objectif pourrait être assigné à l’AEFE : inspecter les enseignants au moins une fois tous les trois ans pour évaluer leurs connaissances des programmes. Cela éviterait, lorsqu’ils viennent noter le baccalauréat en France par exemple, un certain décalage.

Site de l’Assemblée : Compte rendu n° 11 de la Mission d’évaluation et de contrôle sur l’Enseignement français à l’étranger du jeudi 4 mars 2010

Crédit photo : FG

Joëlle Garriaud-Maylam, tout feu tout FLAM

Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français à l'étranger, se dévoue sans relâche à sa communauté, à commencer par les tout-petits...

Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français hors de France, s’était personnellement engagée à soutenir le programme Flam (Français langue maternelle) au Royaume-Uni lors des deux grandes réunions sur le Plan Ecole que j’avais organisé avec l’UFE en juin 2008 et 2009 (Lire : Lire aussi : “Ecole (11) : Soutenir le programme Flam (objectif 3)” du 24 juin 2008).

Notre sénatrice vient d’écrire à Vincent Gleizes pour l’informer de l’attribution d’une subvention de 8000€, un vrai pactole par les temps qui courent !

Cette somme, attribuée au titre de la réserve parlementaire 2010, va contribuer à un projet de développement d’une méthode d’apprentissage du français faveur des 1300 enfants binationaux regroupés dans les 28 petites écoles FLAM du Royaume-Uni.

Une implication qui n’étonnera pas ceux qui ont connu Joëlle du temps où elle était élue à l’AFE pour le Royaume-Uni puisqu’elle avait organisé à Londres, début des années 2000, des séminaires de formation sur la question et même publié un ouvrage, préfacé par Boutros Boutros-Ghali, intitulé : “L’enseignement du français aux enfants de familles biculturelles établies dans un pays non francophone”.

Voilà 10 ans que le programme FLAM a été lancé par le ministère des Affaires étrangères.

Ces petites écoles FLAM ou “écoles du samedi“, coordonnées au sein d’un réseau animé par le service culturel de l’ambassade, offrent une sensibilisation et un apprentissage du français aux enfants des familles expatriées loin de Londres.

Leur fréquentation a doublé ces deux dernières années au Royaume-Uni ! Cela méritait bien un nouvel outil pédagogique.

Crédit photo : OC