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Médias – “Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires” (Usine digitale – 16/02/2026)

J’ai répondu aux interrogations d’Alice Vitard (Usine Digitale), dans le prolongement de la conférence de presse que j’avais organisée le 4 février dernier au Sénat avec le député, Philippe Latombe, intitulée :
“Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France” (compte-rendu)

Lire l’article Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires publié sur le site de l’Usine digitale, le 16 février 2026

Extraits :

D’un côté les parlementaires, de l’autre le ministère de l’Intérieur, plus particulièrement la Direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). C’est le duel qui empêcherait la transposition de la directive européenne NIS 2 dans le droit français.

Ces accusations sont portées par le député Philippe Latombe et le sénateur Olivier Cadic, présidents de la commission spéciale du projet de loi “Résilience des infrastructures critiques et renforcement de la cybersécurité”, le premier à l’Assemblée nationale et le second au Sénat. Ensemble, ils alertent sur le retard pris par la France dans la transposition du texte européen.

(…)

> L’impasse de l’agenda parlementaire
Le texte a été voté il y a bientôt un an au Sénat. Il devait être mis à l’ordre du jour avant la fin de l’année et puis finalement ils ont reporté au mois de janvier. Et puis au mois de janvier, ils ont décidé de ne pas le présenter à l’ordre du jour alors qu’il aurait dû être mise en oeuvre depuis fin octobre 2024″, dénonce Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, sollicité par L’Usine Digitale. Pour rappel, l’inscription d’un projet de loi gouvernemental à l’ordre du jour relève, en pratique, de l’exécutif.
La France avait, en effet, jusqu’au 17 octobre 2024 pour intégrer dans son droit les principes posés par la nouvelle directive NIS.

(…)

> Un amendement anti-backdoor au cœur du blocage
Au coeur du blocage figure l’article 16 bis du projet de loi “Résilience des infrastructures critiques et renforcement de la cybersécurité”, le texte qui intègre NIS 2, aux côtés de Doraet REC (trois directives européennes).
Cet amendement – porté par Olivier Cadic et déjà adopté par le Sénat – vise à empêcher que l’Etat puisse imposer aux fournisseurs de service de chiffrement, dont les messageries, l’intégration de backdoors.
J’avais déposé cet amendement parce qu’aux États-Unis, des backdoors – qui avaient été utilisées pour surveiller des appels et des messages – avaient été exploitées par les hackers chinois, donc pour compromettre des millions de télécommunications”, explique Olivier Cadic. Il ajoute : “j’ai considéré que la possibilité d’installer des backdoors était contradictoire avec la capacité d’élever notre niveau de cyber-résilience”.

(…)

> Les services de renseignement mis en cause
Selon le sénateur, le vote du projet de loi résilience serait bloqué pour cette raison précise. “Il y a une administration qui semble gênée, qui au demeurant ne vient pas voir les parlementaires concernés pour discuter de ça, et utilise le ministre pour bloquer l’ordre du jour du Parlement”, explique-t-il. C’est la Direction générale de la Sécurité intérieure qui est pointée du doigt.
Selon Olivier Cadic, l’opposition de la DGSI à l’article 16 bis s’explique par la volonté de conserver des capacités d’accès aux communications chiffrées.

(…)

> Un affaiblissement technique du chiffrement
Pour Olivier Cadic, l’absence de transposition expose désormais directement l’Etat. “En cas de fraude massive de données, le gouvernement engage sa responsabilité puisqu’il ne permet pas à la France de se préparer”, juge-t-il, citant notamment la sanction de 5 millions d’euros infligée à France Travail (ex-Pôle Emploi) par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil). Dans ce cas précis, poursuit-il, “l’Etat [les contribuables, ndlr] paie une amende à l’Etat”, ce qui pose un problème de responsabilité réelle.

(…)

> Quand le retard français isole Paris en Europe
Alors que plusieurs Etats membres, tels que la Belgique, ont déjà intégré NIS 2 dans leur législation, Paris apparaît en décalage sur un texte pourtant porté dès son origine par la France. “Comment est-ce que la France peut discuter de la suite, alors que les autres pays ont transposé NIS 2 et que nous, ce n’est toujours pas fait ?”, interroge Olivier Cadic.

Lire l’article Retard de NIS 2 : Le dispositif anti-backdoor qui cristallise l’affrontement entre la DGSI et les parlementaires publié sur le site de l’Usine digitale, le 16 février 2026

Médias – Libération – Assez de faux débats

Réaction à l’article de Libération : assez de faux débats.

L’article de Libération qui me cite évite soigneusement la seule question qui vaille : pourquoi l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) est-elle aujourd’hui en difficulté financière ?

J’avais expliqué les causes structurelles à la journaliste. Elles n’apparaissent pas.

À la place, on nous sert une opposition caricaturale entre public et privé, parfaitement alignée sur la ligne défendue par certains syndicats qui défendent avant tout les personnels expatriés.

Ce n’est pas sérieux.

Le vrai problème : un modèle à bout de souffle

Depuis des années, l’AEFE refuse de remettre en cause son modèle de coûts, notamment le maintien de statuts d’expatriés qui n’existent plus dans aucune organisation internationale comparable.
Le monde a changé.
Le réseau, lui, fonctionne encore comme dans les années 1990.
Plutôt que d’engager les réformes nécessaires, l’Agence choisit la solution de facilité :
👉 augmenter les frais de scolarité
👉 faire payer les familles
👉 accuser le développement du privé
C’est commode. Mais c’est faux.

Une centralisation bureaucratique assumée

En 2018, le Président de la République a repris l’objectif de doubler le réseau à l’horizon 2030. J’avais défendu cet objectif, mais dans une logique de libération, de diversification et d’autonomie.
Ce qui a été fait est exactement l’inverse :
toujours plus de centralisation, toujours plus de contrôle, toujours plus de bureaucratie.
Même les missions de l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger (ANEFE), qui ne coûtaient rien aux établissements, ont été transférées à l’Agence.
Résultat ?
Des fonctionnaires supplémentaires.
Des coûts supplémentaires.
Des facturations supplémentaires.
Et in fine : des frais supplémentaires pour les parents.
On prétend défendre le service public.
On fabrique en réalité un système administré hors de prix.

Une hypocrisie budgétaire

L’AEFE représente environ 12 % du budget du Quai d’Orsay et près des deux tiers du programme 185.
Et pourtant, certains en réclament toujours plus sans se préoccuper de nos finances publiques.
Cela fait quinze ans que je le dis :
l’État n’a pas les poches assez profondes pour financer à la fois :
• un service public mondial,
• une politique d’influence,
• et une expansion massive du réseau, sans revoir profondément son organisation.
Nous y sommes.

Pendant ce temps, le monde avance

Pendant que nous entretenons nos querelles idéologiques :
• En Égypte, l’enseignement français ne représente plus qu’environ 1 % du marché international.
• Au Liban, l’enseignement privé anglophone est devenu majoritaire (53 % en 2023) sans aucune subvention publique britannique ou américaine.
Nous avons perdu du terrain.
Et nous continuons à débattre comme si le problème venait du “méchant privé”, alors que l’enseignement à l’étranger est un “business”.

La seule question qui compte

La question est simple :
Est-ce aux familles et aux contribuables de financer indéfiniment le coût des statuts d’expatriés
ou faut-il instaurer l’équité des rémunérations et moderniser les statuts pour maîtriser les coûts ?
Tout le reste est un écran de fumée.
Ceux qui déplacent le débat vers une guerre public-privé cherchent à éviter cette question.

J’assume une réforme structurelle

C’est pour cela que j’ai demandé aux ministres Jean-Noël Barrot et Eléonore Caroit :
• la suspension des décisions du conseil d’administration de l’AEFE de décembre 2025 qui fait porter de nouvelles charges sur les écoles partenaires et conventionnées ;
• l’annulation de l’arrêté d’août 2025 renforçant excessivement les pouvoirs de l’Agence en matière d’homologation.
Concentrer toujours plus de pouvoirs dans une structure qui n’a pas réglé ses déséquilibres internes n’est pas une solution. C’est une fuite en avant.

L’enseignement français à l’étranger ne se résume pas à l’AEFE

Le réseau français est plus large que son opérateur public.
Avec l’ANEFE et de nombreux acteurs locaux, nous travaillons à une alternative fondée sur :
• l’initiative locale,
• la responsabilité,
• la transparence des coûts,
• une véritable garantie de qualité pédagogique, et non un simple contrôle administratif.

Le choix est clair

Soit nous modernisons courageusement le système pour garantir le juste coût et le juste prix pour les familles.
Soit nous continuons à augmenter les frais en désignant des boucs émissaires.
Je refuse que l’on sacrifie l’avenir du réseau français à l’étranger pour préserver des équilibres internes devenus intenables.
Le débat mérite mieux que des postures idéologiques.
Il exige des décisions.

“Olivier Cadic : mobilité, sécurité, enseignement, ses priorités pour 2026” (Lesfrancais.press – 12/02/2026)

Lire l’article et écouter le podcast LIEN

J’ai répondu avec plaisir aux questions suivantes de Jérémy Michel, rédacteur en chef adjoint du média Lesfrancais.press :

. Dans votre dernière lettre d’information, vous indiquiez avoir effectué depuis le début de votre mandat en octobre 22014, 627 déplacements dans 116 pays. Olivier Cadic, en un peu plus de onze ans de mandat, comment avez-vous vu évoluer les attentes et les demandes des Français établis hors de France ?

. Vous avez évoqué le retour en France. Aujourd’hui, on éprouve un certain nombre de difficultés quand on a vécu à l’étranger pour revenir s’installer en France. Est-ce que c’est une sorte de capharnaüm administratif ?

. Un autre angle sur lequel vous avancez aussi, c’est celui de la cybersécurité. Il y a un dispositif qui a vu le jour, qui s’appelle le 17Cyber. Est-ce qu’en quelques mots, vous pouvez nous rappeler concrètement ce que c’est et puis comment il peut être aussi utile pour les Français expatriés ?

. Un autre dossier que vous mettez en avant et qui est au cœur de l’actualité, c’est l’enseignement français à l’étranger, avec la réforme du réseau de l’AEFE, qui d’ailleurs fait beaucoup réagir en ce moment. Vous, vous l’abordez sous l’angle de l’ANEFE, qui est l’Association nationale des écoles françaises de l’étranger. En quelques mots, Olivier Cadic, vous nous rappelez ce qu’est l’ANEFE et en quoi elle peut jouer un rôle dans le débat actuel sur cet avenir des écoles à l’étranger ?

. Sur votre positionnement politique, vous vous définissez comme un sénateur indépendant, tout en siégeant au sein du groupe Union centriste. Est-ce que vous pouvez nous dire ce que signifie aujourd’hui concrètement être indépendant ? Et en quoi, dans ce cas-là, l’appartenance à un parti politique pourrait freiner l’action parlementaire ?

. Pour vous, le Mercosur, le traité du Mercosur, il est bon pour la France ?

. 2026, il y a aussi les élections sénatoriales. Vous arrivez à la fin de votre second mandat. Elles auront lieu au mois de septembre. Est-ce que vous serez à nouveau candidat ?

Sénat – Transition démocratique au Venezuela & Menace des cartels latino-américains – Vidéo Q/R (9’45)

Ce 4 février, notre commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées a auditionné Gaspard Estrada, politologue à l’unité du Sud Global à la London School of Economics.

Je me suis étonné auprès de M. Estrada du silence des démocraties européennes face à la transition démocratique engagée au Venezuela et alerté sur l’extension du crime organisé en Amérique latine, nourri notamment par les précurseurs chimiques chinois, et des répercussions directes jusqu’en Europe.

VERBATIM de mon intervention

Merci de vos propos. Vous avez mentionné la rivalité stratégique entre la Chine et les États-Unis en Amérique latine. Elle se démontre aussi par l’arrivée des précurseurs chimiques chinois qui arrivent par les ports. Vous avez parlé de Shanghaï, mais la cocaïne se compose aussi des précurseurs chimiques chinois qui envahissent donc l’Amérique latine. C’est un des sujets qui va m’amener à vous parler du développement du crime organisé et donc des cartels, qui sont considérés désormais comme des organisations terroristes aux États-Unis et qui, à mon avis, c’est un peu le game changer, parce qu’on parle de trafic de drogue, mais on aurait pu parler de l’Orénoque et donc de ce que font les militaires vénézuéliens aux sources donc de l’Orénoque pour faciliter le trafic de métaux précieux.

Mais on aurait pu parler aussi du trafic d’êtres humains, de tout ce qui se passe sur cette zone. Vous avez justement rappelé la présence de l’ENL et puis, justement, la proximité entre la Colombie et le Venezuela dans ce domaine. Donc, je pense que c’est effectivement une raison qui nous amène à nous préoccuper de ce qui se passe aussi en Colombie.

Mais il y a quand même une transition démocratique qui est en route au Venezuela. On n’en parle pas, mais il faut quand même rappeler qu’Edmundo González Urrutia a été élu avec 70% des voix. On fait comme si ce scrutin n’avait pas existé. C’est quand même un peu surprenant, puisqu’en réalité le devenir de ce pays est pour l’instant imbriqué dans des réseaux d’influence et d’ingérence : l’Iran, la Russie, la Chine, Cuba au Venezuela. C’est un vrai sujet, mais aussi les acteurs tels que le Hezbollah, aussi présents.

J’aimerais savoir ce que vous pensez de ce qui se passe et de l’impact avec l’Iran, les groupes paramilitaires, les organisations criminelles. Aujourd’hui, ce qui est un peu étonnant, et j’aimerais avoir votre opinion là-dessus, c’est qu’on réagit beaucoup pour le Groenland, on réagit beaucoup avec ce qui se passe en Iran, mais personne ne s’inquiète de la transition démocratique au Venezuela, au niveau de l’Europe, au niveau de la France, alors qu’on est à une heure de là-bas.

Personne n’est vocal sur le sujet pour pousser vers cette transition démocratique. Il y a eu un vote, il faut le faire respecter. Qu’est-ce qui fait que les démocraties n’ont pas la force de faire respecter les votes démocratiques d’un peuple comme le Venezuela, les Vénézuéliens ? Cela m’interroge. Et puis aussi, comment réagir face au développement des cartels, puisque nous sommes maintenant nous-mêmes affectés par leur développement ici, sur le territoire européen. Merci.

Réponses de Gaspard Estrada :
. Sur le narcotrafic, il estime que la réponse ne peut être que transnationale, en renforçant nos coopérations en matière d’entraide judiciaire et policière, et en s’attaquant aux circuits financiers des organisations criminelles afin de casser leur modèle économique.
. Saluant l’annonce d’une amnistie pour les prisonniers politiques, Gaspard Estrada considère toutefois que l’enjeu central reste l’absence d’un calendrier électoral clair et de garanties sur les conditions du scrutin, point sur lequel la France devrait désormais exercer une pression prioritaire.

Médias – “Cybersécurité : l’heure est à l’action” – (Entreprendre à l’international – Janv-Fév 2026)

Entretien conduit par Sandrine Weisz et Olivier Nifle pour le compte de la revue des CCE Entreprendre à l’international.

Lire l’article Cybersécurité : l’heure est à l’action (Entreprendre à l’international)

J’ai répondu aux questions suivantes :
. Les attaques de cybersécurité désignent un spectre large…
. Vous dites qu’on voit la paille dans l’œil de son voisin, mais pas la poutre dans le sien…
. Quels sont les pays particulièrement actifs dans le domaine de la cybercriminalité ?
. La cybersécurité est-elle un enjeu européen ? Jusqu’où se fier à nos voisins ?
. Que conseillez-vous aux entreprises au regard de ces menaces ?
. 50 % des PME victimes d’une cyberattaque feraient faillite dans les 12 mois suivants. Comment réagir ?
. Est-ce que l’Europe en fait assez en matière de cybersécurité ?
. Une solidarité internationale totale est-elle vraiment envisageable ?

La perspective d’un droit nouveau pour l’aide active à mourir se rapproche

Le 17 juin 2015, je déclarais dans l’hémicycle du Sénat : « La loi de 2005 refusait l’acharnement thérapeutique ; celle de 2015 a introduit la sédation profonde et continue. Faudra-t-il attendre encore dix ans pour parachever notre dispositif de fin de vie ? »

Le 28 janvier 2026, le Sénat a rejeté en première lecture, par 181 voix contre 122, la proposition de loi relative au droit à l’aide à mourir. Je m’en réjouis, tant le texte issu de l’Assemblée nationale avait été profondément dénaturé par les débats au Sénat.

Mes amendements ont soutenu la rédaction adoptée par l’Assemblée nationale afin d’affirmer clairement la reconnaissance d’un droit à l’aide active à mourir.

Les députés reprendront l’examen du texte, en deuxième lecture, sur la base de la version qu’ils avaient adoptée au printemps 2025.

Amendements défendus (vidéo) :
Amdt 275 – Cet amendement vise à assumer pleinement la création d’un droit à l’aide active à mourir, tel qu’il avait été posé par l’Assemblée nationale. Ce droit doit s’adresser aux patients frappés d’une affection grave et incurable qui ne souhaitent pas connaître les affres de la maladie, même si leur pronostic vital n’est pas directement engagé.
Amdt 328 – Cet amendement ajoute au texte de l’AN que la manifestation de la volonté du patient peut se faire par l’intermédiaire directives anticipées, lorsque la parole fait défaut.
Amdt 334 – Cet amendement précise que l’on peut manifester sa volonté quel que soit le mode d’expression, y compris par l’intermédiaire de directives anticipées rédigées préalablement.

Lire tous les amendements déposés

France–Estonie : Violaine Champetier de Ribes décorée au Sénat

Avec Violaine Champetier de Ribes, présidente de la CCIFE et Viljar Lubi, ambassadeur d’Estonie en France

J’ai eu l’honneur et le plaisir de remettre à Violaine Champetier de Ribes les insignes de Chevalier de l’Ordre national du Mérite, lors d’une cérémonie officielle qui s’est tenue le 16 janvier 2026, au Sénat.

Installée en Estonie depuis cinq ans, pays qui la passionne (*), Violaine Champetier de Ribes a co-fondé la Chambre de commerce et d’industrie France–Estonie qu’elle préside. Cette structure vise à ouvrir aux entreprises françaises un accès privilégié à l’écosystème estonien de startups et de technologies, et offrir aux acteurs estoniens des relais en France et en Europe. J’étais à ses côtés, en octobre 2024, pour le lancement officiel de cette chambre à Tallinn (compte-rendu), dont la création constituait mon objectif prioritaire pour le pays.

La soirée s’est déroulée en présence de Viljar Lubi, ambassadeur d’Estonie en France et Charles Maridor, délégué général de CCI France International (**), ainsi que des représentants des institutions françaises et estoniennes, des représentants de la Chambre de commerce et d’industrie France–Estonie venus de Tallinn pour la circonstance, parmi lesquels : Bouygues Travaux Publics, Chocolala, CoinsPaid, 5.0 Robotics, Mast Production et Quatre deux deux.

J’adresse à Violaine mes chaleureuses félicitations pour cette distinction pleinement méritée et l’encourage à poursuivre, avec la même énergie et la même conviction, son action exemplaire au service du partenariat franco-estonien.

(*) Violaine Champetier de Ribes est l’auteur de deux ouvrages majeurs : Demain, tous Estoniens ? puis The Full Digital Nation, qui participent activement à faire connaître le modèle estonien en France et à l’international.

(**) La Chambre de commerce et d’industrie France–Estonie est membre du réseau CCI France International, présent dans 98 pays à travers 125 chambres.

IPAC – Déclaration sur la condamnation de Jimmy Lai

La condamnation de Jimmy Lai est une injustice tragique.

Il doit bénéficier d’une aide humanitaire.

J’ai cosigné la Déclaration de l’IPAC ainsi que 85 responsables politiques, répartis dans 31 pays.

DÉCLARATION DE L’IPAC SUR LA CONDAMNATION DE JIMMY LAI – 09/02/2026

L’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC) condamne avec la plus grande fermeté la condamnation inhumaine et politiquement motivée de Jimmy Lai, à l’issue d’un procès devenu le symbole du démantèlement des libertés à Hong Kong.

Ce moment ne s’est pas produit isolément. Il a été rendu possible par l’échec persistant de la communauté internationale à faire respecter la Déclaration conjointe sino-britannique, traité international juridiquement contraignant enregistré auprès des Nations unies. Alors que Pékin démantelait l’autonomie de Hong Kong, la liberté de la presse et l’État de droit, les gouvernements ont pris la parole, mais n’ont pas agi.

Le prononcé d’une peine de vingt ans de prison à un éditeur de 78 ans pour l’expression pacifique d’opinions politiques ne relève pas de la justice. Il s’agit d’une punition pour la dissidence, rendue possible par l’impunité.

L’IPAC appelle les gouvernements démocratiques à répondre en conséquence par une pression diplomatique coordonnée et par des mesures de responsabilité.

La persécution de Jimmy Lai constitue une preuve irréfutable que le système judiciaire de Hong Kong répond aux injonctions de Pékin et ne doit bénéficier d’aucun statut distinct de celui de la Chine. La réaction des gouvernements face à cette injustice constituera un test, non seulement de leur engagement en faveur des droits fondamentaux et des valeurs démocratiques, mais aussi de leur volonté de faire en sorte que les violations graves des traités internationaux entraînent des conséquences.

Nous exprimons notre profonde solidarité avec la famille de Jimmy Lai et réaffirmons l’engagement de notre réseau à œuvrer pour sa libération, ainsi que pour celle des nombreux prisonniers politiques détenus à Hong Kong.

Lire la déclaration originale (anglais)

Liste des signataires

Hommage à Robert del Picchia

Robert del Picchia s’est éteint à Vienne, où il vivait depuis plus de trente ans.

Son positionnement indépendant en dehors des étiquettes partisanes, ses combats, ses idées et son héritage vivent encore, portés par celles et ceux qu’il a inspirés et soutenus, au premier rang desquels figure ma collègue Olivia Richard.

Il a œuvré sans relâche pour que la communauté des Français établis hors de France soit respectée, écoutée et pleinement intégrée à la vie démocratique nationale.

Élu sénateur représentant les Français établis hors de France en septembre 1998, il a siégé au Sénat jusqu’en 2021. Il avançait avec une idée simple : si la démocratie n’est pas accessible, elle s’étiole. C’est cette conviction qui l’a conduit à défendre le vote par Internet pour nos compatriotes de l’étranger. En 2003, alors que le sujet paraissait encore audacieux, il obtenait l’expérimentation du vote électronique pour les Français des États-Unis.

Il a ainsi porté, parfois à contre-courant, des évolutions devenues aujourd’hui évidentes : modernisation des règles électorales, meilleure représentation des Français de l’étranger, reconnaissance de leurs spécificités.

Au Sénat, comme au milieu des élus des Français de l’étranger, Robert privilégiait l’écoute, attentif à toutes les sensibilités. Il aimait confronter les points de vue pour trouver des équilibres. Sa présence marquait les esprits sans jamais écraser personne.

Derrière le sénateur, il y avait aussi un homme de culture et de presse, un passeur passionné. Ancien rédacteur en chef du service français de Radio Autriche Internationale, il a, pendant des années, rédigé une lettre hebdomadaire destinée aux Français de l’étranger, avec le souci constant de transmettre une information claire et vérifiée. Olivia était à ses côtés dans ce travail de fond, patient, rigoureux et très attendu. Ensemble, ils formaient un duo solide, fidèle et complémentaire.

Robert del Picchia aura été un grand sénateur des Français de l’étranger, mais aussi un homme d’une véritable aura morale, élégant, courtois, curieux du monde et jamais dénué d’esprit.

À sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont œuvré à ses côtés, j’adresse mes pensées émues et mes plus sincères condoléances.

Lire le témoignage d’Olivia Richard, sénatrice représentant les Français établis hors de France

Média – “À quand un vol direct entre San Diego et Paris ?” (SoCal FACC – 26/01/2026)

Merci à Sylvie Almeri, directrice de la SoCal (Southern California) French-American Chamber of Commerce, pour son leadership. Son idée d’une liaison aérienne directe entre San Diego et Paris-CDG est devenue mon projet prioritaire pour la Californie. 

Message de Sylvie Almeri (traduit en français)

« Ne lâchez rien. » (« Don’t give up. ») — c’est ce que Emmanuel Macron m’a répondu lorsque je lui ai expliqué, il y a trois ans, que ma mission consistait à renforcer la collaboration entre San Diego et la France.
Ma réponse ? Je ne lâcherai rien. Jamais.

C’est précisément cette promesse qui nous pousse à continuer à défendre l’ouverture d’une liaison aérienne directe entre San Diego (SAN) et Paris (CDG) — et qui démontre combien un travail de lobbying constant, sur le terrain, est essentiel.

Un immense merci au sénateur Olivier Cadic, pour son engagement sans relâche auprès des décideurs des deux côtés de l’Atlantique, en faveur de cette ligne.

Notre objectif est clair : accompagner davantage d’entrepreneurs français en Californie du Sud et créer des emplois des deux côtés de l’Atlantique — et une liaison directe Paris–San Diego serait un véritable accélérateur.

À l’approche de la Coupe du monde de football, et alors que le stade de San Diego accueillera des matchs du tournoi de football des Jeux olympiques de Los Angeles 2028, nous espérons que cette dynamique contribuera à renforcer le dossier. Nous souhaitons également remercier chaleureusement le maire Todd Gloria pour l’élan et l’ambition internationale qu’il a insufflés à San Diego — un dynamisme qui rend les objectifs audacieux atteignables.

Je suis donc ravi de partager notre dernière mise à jour du Flagship Project, piloté par la French American Chamber of Commerce Southern California, avec des contributions de Nicolas Hénin (Air France / KLM Royal Dutch Airlines – Amérique du Nord) et du sénateur Olivier Cadic — un document rédigé par Clément Thiery.

À quand un vol direct entre San Diego et Paris ?

C’est le grand projet de la SoCal French-American Chamber of Commerce : obtenir la création d’une liaison aérienne directe entre SAN et la France. Nous faisons le point sur la question dans un entretien exclusif avec Nicolas Henin, directeur général d’Air France-KLM pour l’Amérique du Nord, et Olivier Cadic, sénateur des Français de l’étranger, qui a fait de cette ligne sa  priorité pour la Californie.

LIRE l’article When Will San Diego Get Regular Service to Paris?
+ version française

Sénat – Taiwan – Groupe d’amiité

À l’occasion du Nouvel An, Clémentine Hao, ambassadrice de Taïwan en France, a convié ce 3 février les parlementaires du groupe d’amitié France–Taïwan à partager une Galette des rois XXL, réalisée par la Confédération nationale de la boulangerie française, dans les locaux de l’ambassade à Paris.

Notre groupe France–Taïwan au Sénat compte 63 membres, ce qui en fait le 2ᵉ groupe d’amitié le plus nombreux du Sénat, derrière France–Maroc.

Cette taille exceptionnelle en fait l’un des plus importants groupes d’amitié Taïwan en Europe, au même niveau que celui du Bundestag allemand et bien plus grand que le groupe britannique ou la délégation active du Parlement européen.

Le discours d’Else Joseph, vice-présidente, a souligné que notre groupe dépasse la seule action diplomatique : il est également un outil d’influence économique, industrielle et culturelle. La mise en valeur de la boulangerie française avec cette galette XXL, à l’image de celle servie à l’Élysée, illustre parfaitement cette influence et ce rayonnement.

Très belle année du cheval à toute l’équipe de l’ambassade et au peuple taïwanais ! +d’images

Sénat – Mission laïque française (MLF) – ANEFE

Très heureux d’avoir retrouvé Christian Masset, président de la Mission laïque française, pour un échange au Sénat, ce 2 février, en compagnie de Michel Monsauret, secrétaire général de l’ANEFE, Association nationale des écoles françaises à l’étranger.

Nous avons évoqué la situation l’enseignement français à l’étranger et esquissé le contour des collaborations que nos deux associations envisagent de mettre en place.

Les objectifs du Cap 2030 tels que définis par la MLF sont autant de défis que nous partageons et que nous voulons relever ensemble.

Avec tous les acteurs de l’enseignement français à l’étranger, nous entendons contribuer à la réflexion sur les besoins des élèves de demain, sur le métier d’enseignant pour en accompagner les nécessaires transformations, ainsi que sur les décisions courageuses qu’il conviendra d’assumer pour renforcer l’attractivité et la stabilité financière des établissements.

La MLF célèbrera son 125ème anniversaire en 2027. Elle a construit ce que le ministre de l’Europe et des affaires étrangères appelle « un trésor de notre rayonnement culturel ».

Christian Masset, grand serviteur de l’État, inscrit son action à la présidence de la MLF dans la tradition d’excellence qu’ont su maintenir ses prédécesseurs.

Les chiffres de l’activité consulaire 2025

Action consulaire, on fait le bilan !

Un grand bravo aux agents consulaires, à Paris, à Nantes et sur l’ensemble du réseau, pour leur engagement quotidien au service des Français de l’étranger !

Cette mobilisation collective illustre l’engagement et le sens du service public qui animent nos consulats partout dans le monde.

Félicitations à Pauline Carmona et à ses équipes de la DFAE pour cette présentation claire et synthétique des résultats de l’action consulaire.

DÉCOUVREZ les chiffres de l’activité consulaire.

Sénat – Australie – Serge Thomann

À la faveur de son déplacement à Paris, j’ai accueilli Serge Thomann, Conseiller des Français de l’étranger pour l’Australie, en compagnie de ma collègue Olivia Richard.

À l’ordre du jour, la préparation de mon second déplacement en Australie et le point sur les attentes de nos compatriotes ;

Félicitations à Serge pour la richesse et l’ampleur de son action comme en témoigne sa lettre d’information.

QAG – AEFE : joueur, arbitre… et maintenant bénéficiaire – Vidéo Q/R 4’40

Le 4 février, à l’occasion de la séance des questions d’actualité au Gouvernement, j’ai interrogé Jean-Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, sur la situation des acteurs privés de l’enseignement français à l’étranger, fragilisés par une décision du conseil d’administration de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger, ainsi que par les dispositions de l’arrêté du 25 août 2025.

VERBATIM de mon intervention :

Monsieur le Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères,

La France affiche l’ambition de doubler le nombre d’élèves dans le réseau d’enseignement français à l’étranger d’ici 2030.

Mais des décisions récentes fragilisent les acteurs privés qui portent cette dynamique.

D’abord, la décision du conseil d’administration de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, du18 décembre qui révolte les établissements au statut de partenaires.

Alors qu’ils sont autofinancés, ils se voient imposer des contributions financières accrues sans contrepartie.

Ensuite, l’arrêté du 25 août 2025 subordonne l’homologation des écoles françaises à l’étranger par le ministère de l’Éducation nationale à la signature d’un contrat avec l’AEFE, créant un conflit d’intérêts majeur : un opérateur public devient à la fois concurrent, partenaire obligatoire et quasi-autorité de régulation.

C’est comme si on demandait à France Télécom d’être également l’Arcom !

On demande ainsi à l’AEFE d’être joueur et arbitre, ce qui mine la confiance et l’équité du système.

Monsieur le Ministre, pouvez-vous abroger l’arrêté du 25 août 2025 pour restaurer une homologation relevant exclusivement du ministère de l’Éducation nationale ?

Voulez-vous engager une réforme séparant clairement la gestion des établissements par l’AEFE et la mission de développement du réseau des écoles françaises à l’étranger ?

Ma RÉPLIQUE :

Merci monsieur le Ministre,

La situation actuelle de l’AEFE exige des décisions immédiates.

Aucun système ne peut rester crédible lorsque l’acteur principal est à la fois compétiteur, régulateur et bénéficiaire des règles qu’il édicte.

Faire porter aux établissements partenaires le poids d’erreurs de gestion passées tout en les plaçant sous dépendance contractuelle est une double injustice.

La réforme ne pourra être crédible que si un principe clair est acté : neutralité, séparation des rôles et indépendance de l’homologation.

Il ne s’agit pas de venir au secours d’un système totalement dépassé, mais de créer un modèle économique soutenable.

Car n’oublions pas qu’au bout de nos décisions, ce ne sont pas des lignes budgétaires qui paient — ce sont des familles.

Médias – “Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France” – (Conférence de presse – 04/02/2026)

Cybersécurité – Directive NIS2 – Loi « Résilience » – Stratégie nationale de cybersécurité

Conférence de presse – Sénat – 4 février 2026
Alerte sur un risque majeur pour la sécurité numérique de la France

• Olivier CADIC,
. Président de la commission spéciale du PJL « Résilience des infrastructures
critiques et renforcement de la cybersécurité » au Sénat
. Sénateur des Français établis hors de France

• Philippe LATOMBE,
. Président de la commission spéciale du PJL « Résilience des infrastructures
critiques et renforcement de la cybersécurité » à l’Assemblée nationale
. Député de la Vendée (1ʳᵉ circonscription)

Alors que les cyberattaques se multiplient et que les fuites de données touchent quotidiennement entreprises, administrations et citoyens, la France accuse un retard préoccupant dans la transposition de la directive européenne NIS2, qui aurait dû être intégrée au droit national avant le 17 octobre 2024.

La proposition de loi dite « Résilience » a été adoptée par le Sénat en mars 2025, puis approuvée à l’unanimité en commission spéciale à l’Assemblée nationale en septembre 2025, sans jamais avoir été inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale.

Médias – “French Response: de la guerre à Gaza au salut nazi d’Elon Musk, comment la diplomatie française a changé de ton sur les réseaux sociaux” (BFM Tech – 01/02/2026)

Une fausse information, c’est comme un cancer, si vous ne la traitez pas vite, elle va se répandre et c’est terminé. J’ai appris cela à Taiwan en 2021 : répondre en 200 mots sous 2 heures, avec humour…

Extraits :

Depuis septembre 2025, le ministère des Affaires étrangères opère une véritable riposte sur le réseau social X grâce au compte French Response. Avec un ton bien moins diplomate que la communication officielle, il réussit à faire mouche et attire aussi bien les critiques que l’approbation.
(…)
“C’est un outil qui permet d’avoir une réponse officielle à l’heure où le président américain commente sur son compte Truth Social toutes ses actions et celles des autres,” estime Olivier Cadic, sénateur et vice-président de la commission des affaires étrangères au palais du Luxembourg.
(…)
“On voit bien que les démocraties sont en train de s’effondrer les unes après les autres et qu’on est attaqué de l’intérieur. French Response est donc un bon outil pour ce qui n’est qu’une réaction,” ajoute Olivier Cadic. Le sénateur appelle de son souhait à l’implication de la société civile afin que French Response ne soit pas le seul outil dédié à ce type de “réaction”: “Aujourd’hui, on se fait attaquer de tous les côtés. Il ne faut pas laisser l’Etat seul, il faut un modèle collectif de réponse. Si ce compte n’existe que pour répliquer et qu’il se retrouve seul, je pense qu’ils n’y arriveront pas.”

Lire l’article de Sylvain Trinel French Response: de la guerre à Gaza au salut nazi d’Elon Musk, comment la diplomatie française a changé de ton sur les réseaux sociaux sur le site BFM

Médias – “Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France” (Radio Orient – 1er février 2026 – Podcast 16’30)

J’ai répondu aux questions de François-Xavier de Calonne dans son émission Pluriel (Radio Orient), au sujet des foyers de tension sur la scène internationale et des rivalités stratégiques entre grandes puissances.

ÉCOUTER le Podcast de l’entretien « Les enjeux nationaux et internationaux vus par un sénateur des Français établis hors de France »

Radio Orient :

L’entretien revient sur la répression sanglante du soulèvement populaire en Iran et sur les marges de manœuvre de l’Europe pour soutenir la population iranienne, dans un contexte marqué par le retrait et l’ambiguïté de la position américaine. Il analyse également la stratégie régionale de Téhéran, à travers la mobilisation de ses relais à Gaza, au Liban, en Syrie et en mer Rouge, et les risques d’escalade militaire que cela implique.

Enfin, l’échange interroge la place de l’Europe prise en étau entre la rivalité structurante des États-Unis et de la Chine, et pose une question devenue centrale : l’Union européenne peut-elle encore se permettre de différer la construction d’une véritable Europe de la défense ?

VERBATIM de l’entretien

VOEUX 2026

Voeux à la communauté française
établie à l’étranger

Sécurité des Français de l’étranger ; Soutien au réseau des CCIFI et CCEF ; Développement enseignement français à l’étranger 

Sénateur indépendant, au sein du groupe Union centriste depuis octobre 2014, le monde est ma circonscription.
Depuis le début de mon mandat, j’ai effectué 627 déplacements dans 116 pays avec une priorité d’action par pays.
Sénateur entrepreneur, je fonctionne en mode projets avec les élus, diplomates, entrepreneurs et la société civile autour de quatre champs d’intervention : Action consulaire ; Éducation & Culture ; Diplomatie parlementaire ; Diplomatie économique

LE MONDE POUR CIRCONSCRIPTION

ANEFE (ASSOCIATION NATIONALE DES ÉCOLES FRANÇAISES À L’ÉTRANGER)
Depuis 50 ans, l’ANEFE soutient les écoles françaises à l’étranger et les fédère pour contribuer à l’atteinte de l’objectif de doubler le nombre d’élèves d’ici à 2030.

TRENTE ANS DÉJA
Il y a 30 ans, je m’installais à Ashford, dans le Kent. Aujourd’hui, nous œuvrons pour obtenir la réouverture de la gare internationale d’Ashford, fermée depuis le Covid, afin de restaurer une liaison essentielle pour les mobilités, l’attractivité du territoire et la vie quotidienne des Français établis au Royaume-Uni.

Au Sénat :
Art. 50-1 – Rôle de la France dans la prévention et la résolution des crises politiques internationales, notamment au Venezuela – 21 janvier 2026

Lutte contre le narcotrafic :
En circonscription en Bolivie (Cochabamba – Chimoré – Villa Tunari) – 16 mai 2024

Cybersécurité :
17Cyber, le rêve devenu réalité ! – 8 juillet 2025

Retrouvez mes actions :

Médias – “Le gouvernement fait le jeu des pirates pour écouter aux portes” (Le Canard Enchainé – 28/01/2026)

Extrait  : Dans le cadre de la proposition de loi contre le narcotrafic examinée en mars dernier par le Parlement, l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau et celui de la Justice Gérald Darmanin avaient tenté d’imposer des backdoors (« portes dérobées », en bon français), un dispositif permettant de casser le chiffrement des discussions privées et de contraindre les messageries cryptées à livrer les discussions de leurs utilisateurs aux enquêteurs. Mais la disposition avait été rejetée tout net par les parlementaires.

Le vieux disque des “backdoors”

Et pour cause… « Les backdoors reviennent à espionner les gens et remettent en cause le droit à la vie privée et à la protection des données, affirme le sénateur centriste Olivier Cadic. On est en train de préparer le terrain pour qu’un régime autoritaire s’installe ! »

De quoi péter un câble ! Les portes dérobées affaiblissent aussi la sécurité des applications. Si on décodait une partie des conversations, toutes se retrouveraient fragilisées. Dès lors, les failles pourraient être exploitées par les services de renseignement… mais aussi par des groupes criminels et des États hostiles contre lesquels ils prétendent justement lutter. Un sacré bug !

Pour s’assurer que les ministres régaliens n’essaient pas de revenir par la fenêtre pour imposer des portes dérobées, Cadic avait introduit dans le projet de loi Résilience contre les cyberattaques un amendement les interdisant formellement, et ce avec le soutien du Premier ministre de l’époque, François Bayrou. Dix mois plus tard, le gouvernement refuse d’inscrire à l’ordre du jour de l’Assemblée ce texte, qui transcrit dans le droit français plusieurs directives européennes visant à prévenir les entreprises et les administrations contre les piratages.

En décembre, Matignon a même demandé au sénateur Cadic de jeter son amendement à la corbeille, ce qu’il a refusé de faire. Pour le court-circuiter, le ministère de l’Intérieur songe désormais à faire voter une loi autorisant les backdoors avant l’entrée en vigueur des directives européennes en France…

Lire l’article de Fanny Ruz-Guindos Le gouvernement fait le jeu des pirates pour écouter aux portes sur le site du Canard Enchainé