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Brexit : le point sur le statut des Européens par Nicolas Hatton

Je remercie Nicolas Hatton de nous apporter les éclaircissements suivants sur l’évolution de la situation concernant les ressortissants européens au Royaume-Uni.

Nicolas est l’initiateur du mouvement the3million et délégué consulaire (Bristol).

Où en sommes-nous avec le ‘settled status’ ?

Nicolas Hatton – La situation est très tendue en ce moment à cause du scandale des résidents du Commonwealth, ciblés par le Home Office après avoir passé plus de 40 ans au Royaume Uni.

Nombreux sont les Français et les Françaises du Royaume-Uni qui s’inquiètent par rapport à leur statut futur et qui n’ont pas du tout confiance dans la procédure envisagée par le gouvernement britannique. A cela s’ajoute à une inquiétude liée à la détérioration du climat social envers tous les étrangers résidant au Royaume-Uni.

Que faire concrètement ?

L’association the3million a identifié 128 questions (classées en 14 catégories) relatives au ‘settled status’ et, lors d’une rencontre avec la ministre Caroline Nokes, nous avons obtenu la promesse que ces 128 questions recevront une réponse écrite dans les mois qui viennent…

C’est important, car nous avons besoin de certitudes et non pas de simples paroles, si rassurantes soient-elles, de la part des hauts fonctionnaires du Home Office, comme ce fut le cas lors de la réunion du 23 avril (*).

Quel genre de certitudes ?

Par exemple, quelles sont les garanties pour les ressortissants européens de pouvoir continuer à vivre sans souci dans 10 ans, 20 ans ou 50 ans, sachant que le gouvernement britannique a œuvré pour disqualifier de la Cour européenne de Justice et obtenu que celle-ci protège nos droits seulement pendant 8 ans !

Aussi, la procédure de ‘settled status’ n’est pas un enregistrement, mais une demande de statut. Elle peut donc vous être refusée.

Considérant le taux d’erreur affiché de 10% du Home Office, comment peut-on avoir confiance dans le système ? D’autant que le gouvernement n’est pas clair lui-même sur les critères d’obtention de ce fameux statut.

Ajoutons que la loi sur la protection des données (Data Protection Bill) incorpore un paragraphe qui permet au Home Office d’exempter les citoyens d’avoir accès à leurs propres données. C’est tout simplement hallucinant dans un contexte où trois millions de personnes qui vont devoir faire une demande et auront bien besoin d’accéder à leurs données en cas de refus.

Que conseiller à nos compatriotes ?

En attendant que le Home Office se prononce sur nos 128 questions, the3million a publié une liste de documents à conserver ou à obtenir pour satisfaire aux exigences possibles du Home Office, lors d’une demande de ‘settled status’ (checklist)

En conclusion ?

Nous avons absolument besoin de clarté et de visibilité, près de 700 jours après l’annonce du résultat du référendum ! C’est notre futur et celui de nos familles qui est en jeu.

Les membres de l’association the3million font un travail remarquable et je vous engage à les soutenir et pourquoi pas les rejoindre (join us).

(*) Compte-rendu de la réunion du 23 avril réalisé par LePetitJournal sous le titre : Brexit: “les expatriés français font partie du tissu de notre société”.

Les expatriés français étaient conviés au Foreign and Commonwealth Office, en présence de Robin Walker, député et sous-secrétaire d’Etat du Department for Exiting the EU et Edward Llewellyn, ambassadeur du Royaume-Uni en France.

 

En circonscription en Tunisie – La Marsa & Tunis (19 au 21 avril 2018)

Deux inaugurations (LGE et AUF) et un anniversaire (lycée français) au planning de ma journée du 20 avril, en plus d’un chaleureux déjeuner organisé par notre consul général, Christian Reigneaud, réunissant les cinq conseillers consulaires et les représentants des principales associations. Un déplacement réjouissant et empli de fierté, tant notre communauté dissipe l’enthousiasme et la créativité.

Ce fut un plaisir de revoir Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur, qui incarne à merveille la voix et l’esprit de la France lors de ce genre d’évènements.

Entrepreneuriat

Laser Game Évolution (La Marsa)

J’ai inauguré le 105ème centre LGE, Laser Game Évolution, en compagnie d’Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur de France en Tunisie, les conseillers consulaires Madeleine Ben Naceur, Laurent Caizergues, Michel Zucchero, ainsi que les présidentes de l’UFE Tunis, Paule Badra, et de l’UFE Sousse, Roselyne Cordin.

On doit le premier centre Laser Game Évolution installé sur le continent africain à Faouze Barkati, compositeur et producteur musical, qui a décidé d’investir dans une franchise de la PME française, leader du jeu 100% laser en Europe.

Ce fut l’occasion de remettre la médaille du Sénat à Patrick Fournier, fondateur de LGE. Cette ouverture marque un nouveau pas en avant pour la PME grenobloise, créée en 1996, qui constitue une formidable success-story.

Dans son discours, Olivier Poivre d’Arvor a rappelé que cette implantation répondait à l’invitation d’Emmanuel Macron adressée aux PME françaises pour qu’elles joignent leurs efforts à ceux des Tunisiens en faveur de l’essor économique du pays.

Pour finir, toutes mes félicitations à Moore, directeur général du groupe, pour son immense contribution à la mise en valeur de l’excellence technologique française à l’international. + d’images

Enseignement

Lycée Gustave Flaubert (La Marsa)

70 ans, c’est un bel âge pour un établissement scolaire français à l’étranger. Quelques anciens élèves, témoins des touts débuts de l’école, ont raconté l’atmosphère qui régnait alors et l’idéal qui animait son fondateur Maurice Cailloux.

J’ai eu le plaisir d’assister aux cérémonies, à l’invitation du proviseur, Jean-Jacques Moiroud, en compagnie d’Olivier Poivre d’Arvor, ambassadeur, de Christophe Bouchard, directeur de l’AEFE, des cinq conseillers consulaires, dont Madeleine Ben Naceur qui fut enseignante pendant 30 années au lycée Gustave Flaubert.

J’y ai retrouvé Erwan Davoux qui a étudié dans cet établissement, où son père a longtemps enseigné. + d’images

Maison de l’AUF (Tunis)

Inauguration de la Maison de l’AUF (Agence universitaire de la Francophonie) à Tunis en compagnie d’Olivier Poivre-d’Arvor.

Après le discours de Jean-Paul de Gaudemar, recteur de l’AUF, Slim Khalbous, ministre tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a rappelé l’importance de la francophonie en mentionnant la récente visite d’Emmanuel Macron à Tunis et son appui déclaré au développement des Alliances françaises en Tunisie (lire ci-dessous).

L’AUF regroupe plus de 800 institutions universitaires utilisant la langue française dans plus de 100 pays. Elle est l’une des plus importantes associations d’institutions d’enseignement supérieur et de recherche au monde. Son siège est installé à Montréal et ses services centraux se répartissent entre Montréal et Paris. J’ai été ravi de pouvoir témoigner de l’action efficace de nos amis québécois et tunisiens au service de la francophonie. + d’images

Communauté française

Consulat (La Marsa)

Christian Reigneaud, consul général de France en Tunisie, a été l’heureux initiateur d’un déjeuner convivial qui a réuni les 5 conseillers consulaires de Tunisie : Madeleine Ben Naceur, Laurent Caizergues, Francis Gaetti, Martine Vautrin-Djedidi et Michel Zucchero, ainsi que les représentants des principales associations de Français.

Nous avons évoqué le lancement du Stafe (Soutien au tissu associatif des Français à l’étranger). Ce fonds remplace désormais la réserve parlementaire.

Si chacun se félicite d’un système plus participatif dans l’attribution des subventions aux associations, le diable se cache toujours dans les détails, selon les dires des participants. Ils regrettent ainsi une certaine lourdeur dans le processus d’instruction, comme l’obligation d’un an d’existence pour l’association ou encore la limitation à hauteur de 50% du financement du projet qui fait craindre l’élimination de projets intéressants.

Culture française

Alliance Française (Tunis)

Visite de l’Alliance Française de Tunis en présence de Mohamed Aissaoui, co-président et de Merlem Abdelmalek, directrice.

Inaugurée par Emmanuel Macron, le 1er février 2018, cette Alliance française constitue la tête de pont d’un nouveau réseau de 6 Alliances en Tunisie : Kairouan et Djerba ont ouvert au même moment que Tunis ; Gafsa devrait être inaugurée d’ici un ou deux mois ; enfin les sites de Bizerte et Gabès sont programmés pour la fin de l’année 2018.

Mohammed Assaoui a formé la vision de redresser l’apprentissage du français en Tunisie à horizon de 10-15 ans, car notre langue a beaucoup reculé dans le pays lors de la dernière décennie. + d’images

En circonscription en Arménie – Erevan & Goris (12 au 16 avril 2018)

Toute ma reconnaissance à Jonathan Lacôte, ambassadeur de France en République d’Arménie, qui, par sa présence et le concours de son équipe, m’a donné l’opportunité de découvrir les multiples facettes de l’Arménie pendant quatre jours.

Ma priorité d’action au retour d’Erevan consistera à soutenir la démarche portée par notre ambassadeur en vue de relocaliser l’Université française en Arménie (UFAR), ainsi que l’école Anatole France sur un nouveau site chacune.

Politique

Président de la République

Quatrième Président de la République élu d’Arménie, Armen Sarkissian, m’a accordé un entretien, une semaine seulement après avoir été investi. J’ai été très honoré de ce rendez-vous qui s’est déroulé en présence de Jonathan Lacôte, ambassadeur de France et de Claire Le Flécher, Première conseillère de l’Ambassade.

Le président est un fin connaisseur des relations internationales, puisqu’il justifie d’une longue carrière de diplomate, notamment au Royaume-Uni. Nous avons fait un tour d’horizon sur les dossiers qui alimentent notre relation bilatérale et discuté du prochain sommet d’Erevan sur la francophonie, prévu en octobre prochain, qui sera précédé d’une visite d’État de notre Président Emmanuel Macron.

Par ailleurs, la diaspora arménienne n’ayant pas de représentation au sein de son Parlement, le Président Sarkissian m’a écouté avec intérêt expliquer notre principe de représentation des Français établis hors de France. + d’images

Ministre des Affaires étrangères

Entretien privilégié avec Edward Nalbandian, ministre des Affaires étrangères de la République d’Arménie, en présence de Jonathan Lacôte,

Ambassadeur d’Arménie en France de 1999 à 2008, M. Nalbandian a tissé les liens privilégiés et durables avec notre pays, une situation qui favorise la qualité et la profondeur de nos rapports bilatéraux.  Son aisance à parler notre langue (il est polyglotte) l’a conduit à représenter son pays au sein de l’Organisation internationale de la Francophonie, jusqu’en 2008, date où il devint ministre des Affaires étrangères.

Il m’a exprimé combien l’Arménie était honorée par la confiance que lui ont témoignée les chefs d’Etats et de gouvernement en lui confiant l’organisation du XVIIème Sommet de la Francophonie (11 et 12 oct. 2018).

Relations commerciales

Veolia

Visite du siège de Veolia Djur, filiale du groupe français Veolia, pour laquelle travaillent 3000 personnes. Accompagné par Jonathan Lacôte, ambassadeur de France, j’ai découvert l’historique des activités de Veolia en Arménie par l’intermédiaire de Chahine Boutouila et Gor Grigoryan.

Après une expérience réussie auprès de la municipalité d’Erevan, la société est devenue l’unique opérateur de gestion de l’eau en Arménie.

Son contrat recouvre la production et la distribution d’eau potable, ainsi que la gestion du réseau d’assainissement sur l’ensemble du territoire arménien excepté 579 villages. La société se positionne également sur la gestion des déchets et la décontamination des sols miniers. + d’images

Chambre de commerce

Rencontre avec Hayk Abgaryan, directeur exécutif de la CCI France Arménie, qui se charge plus particulièrement d’organiser des réunions mensuelles pour ses membres.

Les secteurs les plus porteurs sont la restauration, les produits pour enfants et les services à l’export : sait-on que 70% des dessins des cartes à puce est réalisé en Arménie ?

Carrefour

En compagnie de l’ambassadeur Jonathan Lacôte, j’ai visité le premier supermarché Carrefour d’Armenie qui compte parmi les 30 membres de la CCI. Cet établissement contribue pour 1 million d’euros par an au commerce extérieur de la France.

Vatché Arsène, directeur général du supermarché, nous a annoncé l’ouverture prochaine d’un second établissement pour la rentrée de septembre. + d’images

Communauté française

Conseil consulaire

Pour mon premier passage en Arménie, j’ai participé au premier conseil consulaire consacré aux bourses scolaires 2018/2019.

Le conseil s’est tenu sous la présidence de Jonathan Lacôte, ambassadeur de France en Arménie, en présence de Lusine Bardon, conseillère consulaire, et Rodolphe Courpied-Rollet, chef de la section consulaire, qui nous a présenté les points caractéristiques de la communauté française en Arménie.

Nous comptons 543 ressortissants qui sont pour moitié des binationaux. Ceux-ci sont essentiellement venus du temps de l’Arménie soviétique, vers la fin des années 40, ainsi que leurs descendants.

La très grande majorité d’entre eux n’est pas francophone. Ce sont parfois les enfants qui remplissent les dossiers de bourse lorsque leurs parents ne maîtrisent pas le français. + d’images

Protection consulaire

J’ai reçu notre compatriote Robin Oskanian à l’ambassade en compagnie de Jonathan Lacôte, ambassadeur, et Lusine Bardon, conseillère consulaire.

En procès depuis cinq ans pour une affaire au civil (un prêt à taux usurier), M. Oskanian est interdit de quitter le territoire depuis cinq ans. J’ai transmis aux autorités notre inquiétude sur ce procès dont on ne voit pas l’issue.

Conseillère consulaire

Lusine Bardon est conseillère consulaire pour l’Arménie et la Géorgie. Tout au long de mon déplacement, je n’ai entendu que des commentaires élogieux sur son travail d’élue de proximité et sur la force de son engagement.

Je veux saluer le service inestimable qu’elle rend à nos compatriotes, grâce à son altruisme et son sens aigu de l’intérêt général.

Enseignement

UFAR – Enseignement supérieur

Accueilli par le recteur, Jean-Marc Lavest, j’ai découvert l’Université française en Arménie (UFAR) créée en 1998 et délivrant des doubles diplômes avec l’université Jean Moulin Lyon III.

De la licence au doctorat, 1150 étudiants se répartissent en 4 filières : droit, gestion, finances et marketing. Une 5ème filière “informatique et mathématique appliquée” ouvrira en septembre 2018.

Le développement remarquable et la gestion rigoureuse de l’UFAR lui permettent de déployer une politique d’aide à la scolarité des étudiants (212 bourses sur critères académiques et sociaux en 2016-2017).

CEPFA – Enseignement professionnel

Visite du centre d’enseignement professionnel franco-arménien (CEPFA), établissement qui dispense de la formation en coiffure, cuisine, couture et prothèse dentaire.

Créé en juin 2000, avec l’appui de la Société d’enseignement professionnel du Rhône (SEPR), de la ville de Lyon et du conseil général du Rhône, le Centre a formé environ 2000 jeunes en français.

Un programme d’accueil d’étudiants syriens est également conduit avec le Haut-Commissariat des Nations Unies aux réfugiés.

La directrice Gohar Grigoryan qui m’a reçu en compagnie d’Alex Bortolan, conseiller culturel, m’a indiqué qu’une nouvelle offre de formation, la gestion de l’eau, allait être ouverte à la rentrée de septembre, suite à un accord avec la fondation Veolia en Arménie.

Dans ce cadre, deux groupes de 20 stagiaires seront constitués pour les fonctions d’agent relations-clients / releveur de compteurs et celles de plombier / canalisateur. + d’images

Tumo – Arts & Technologies

Accueilli par Marie Lou Papazian, directrice, je suis tombé sous le charme du centre Tumo (Centre pour les technologies créatives) créé en 2011 à Erevan par un couple de mécènes arméno-américains du nom de Simonyan. Les ados de 11 à 18 ans y sont accueillis tous les jours après l’école, gratuitement.

L’art et la technologie sont conjugués autour de 4 grandes thématiques : la robotique, les jeux vidéo, la vidéo et la musique. Il est impressionnant de voir cette jeunesse se presser pour venir étudier après l’école.

Les Parisiens découvriront bientôt ce concept hybride entre une école d’art et une école de codage informatique, puisqu’un centre Tumo ouvrira à Paris, aux Halles, en septembre 2018 ! + d’images

École française

Visite de l’école Anatole France en compagnie de Jonathan Lacôte, ambassadeur, et de Alex Bortolan, conseiller de coopération et d’action culturelle à l’ambassade.

Dirigé par Martin Becker depuis 2011, cet établissement est homologué pour la maternelle et le primaire. Il accueille 182 élèves de la maternelle à la terminale.

J’ai voulu saluer l’engagement de l’équipe de 49 personnes, dont 28 professeurs, au service de la réussite des élèves (100% de réussite au baccalauréat avec mentions, idem au brevet).

La relocalisation de l’école s’avère indispensable pour lui permettre de se développer et d’accompagner la progression de ses effectifs. Il s’agit d’une priorité pour notre ambassadeur qui peut compter sur mon plein soutien dans cette démarche.

J’ai déploré, une nouvelle fois, que tous les moyens votés par le Parlement en faveur du réseau d’écoles à l’étranger soient cannibalisés par les établissements en gestion directe de l’AEFE, ce qui ne laisse rien aux écoles partenaires comme Anatole France. Cela n’en rend que plus méritoire le travail accompli par Martin Becker et le conseil d’administration de l’école.

Je leur ai exprimé toutes mes félicitations pour leur action et ma reconnaissance pour leur engagement au service de la francophonie. + d’images

Coopération médicale

CCFA – Maladies cardio-vasculaires (Goris)

Visite du Centre français cardio-vasculaire de Goris (CCFA), en compagnie de Jonathan Lacôte, ambassadeur de France en Arménie, et en présence de Aruch Aruchanyan, maire de Goris.

Sur place, nous avons été accueillis par le Dr Avedis Matikian, cardiologue à l’Hôpital européen de Marseille, fondateur du CCFA et le Dr Karen Hambardzumyan, cardiologue en chef du CCFA. Nous avons aussi rencontré les équipes, composées chacune de 4 médecins et 9 infirmières, puis discuté avec des patients et découvert les installations de pointe du centre.

Créé en 2013 grâce au soutien du sénateur Jean-Noël Guerini et du conseil départemental des Bouches du Rhône, le centre cardio-vasculaire de Goris a déjà permis de sauver 1500 vies.

En effet, l’institution a étendu la couverture médicale du pays, car la ville de Goris est située à 4 heures de route de la capitale Erevan, où se trouvent des compétences et des équipements équivalents.

La centre a été récompensé pour sa gestion en 2017 par le prix de la Confiance nationale, seul établissement de santé à recevoir cette distinction.

Depuis 2014, le CCFA a délivré plus de 10.000 consultations, 1474 coronographies et angioplasties, ainsi que 1200 actes en laboratoire.

En signe d’hommage et de gratitude, j’ai remis une médaille du Sénat au Dr Avedis Matikian. + d’images

Culture française

CCF – Francophonie (Goris)

Découverte du centre culturel francophone de Goris, fondé en 2007, sous la conduite de sa responsable, Carmen Apounts. Goris est la ville la plus francophone d’Arménie. Elle a institué l’apprentissage du français dès l’école maternelle à partir de la rentrée prochaine.

Jumelée avec la ville de Vienne dans l’Isère, le centre culturel a été rénové en 2017, grâce à un chantier jeunesse mobilisant 5 Viennois et 6 Arméniens. Il dispose d’une riche bibliothèque.

J’ai eu le plaisir d’apprécier le bon niveau de français des enfants qui se sont entretenus avec nous. + d’images

Amitié franco-arménienne

Hommage aux sénateurs français

Je dois saluer l’action au long cours en Arménie de mes collègues sénateurs, en particulier Jean-Noël Guerini vis-à-vis du Centre de cardiologie de Goris qui a sauvé des centaines de vies depuis sa création en 2013 ; Gérard Collomb qui a accompagné le travail du Centre d’enseignement professionnel franco-arménien (CEPFA) et de l’UFAR générateurs de milliers d’étudiants en langue française ; Hervé Marseille et André Santini (ancien député, maire d’Issy les Moulineaux) pour leur soutien indéfectible à la communauté arménienne qui m’a été vanté par Edward Nalbandian, ministre des Affaires étrangères.

A l’instant du départ, en regardant le mont Ararat vu d’Erevan, je me suis senti fier d’avoir marché sur leurs traces pour conforter l’amitié franco-arménienne.

 

En circonscription en Bulgarie – Sofia (03 au 04 avril 2018)

Il y a un peu plus de deux ans, ma première visite à Sofia était associée au lancement de l’UFE-Bulgarie à l’initiative de Benoit Mayrand (lire). Cette fois-ci, le point d’orgue fut ma participation à une conférence organisée par Alde et intitulée :  L’Union européenne à la recherche de sens (à l’image).

Sur deux jours, ce fut l’occasion de faire le point sur nos services consulaires en Bulgarie en rencontrant notre consule, Séverine Le Tutour, puis de prendre la mesure de notre rayonnement pédagogique et culturel en visitant le lycée Victor Hugo, ainsi que l’Institut français.

Politique

Conférence ALDE (Alliance of Liberals and Democrats for Europe)

A l’invitation d’Ilhan Kyuchyuk (au centre de l’image), député européen bulgare et vice-président de Alde, j’ai participé à une conférence sur l’avenir de l’Union européenne et particulièrement à la table ronde “Brexit : défi ou opportunité pour l’UE ?”.

Aux côtés de Dr Julie Smith (Baroness Smith of Newnham et membre de la chambre des Lords) et Melisa Rodriguez (membre du parlement espagnol), je me suis efforcé de démontrer que l’idéal européen sortirait renforcé par le Brexit.

Si le Brexit a représenté une victoire aussi éclatante qu’inespérée pour les certaines puissances qui œuvrent à l’affaiblissement de l’Union, celui-ci vient s’ajouter à tout un lot de crises qui ont provoqué une brusque maturité de l’UE et le réveil de ses idéaux. Lire le compte-rendu.

Communauté française

Ambassade

J’ai eu le loisir de m’entretenir dans le bâtiment de l’ambassade avec Séverine Le Tutour, consule, et Dominique Waag, chargée d’affaires. Nous avons évoqué la situation économique favorable du pays, au moment où la Bulgarie préside le Conseil de l’Union européenne.

Étonnant renversement de l’histoire : on commence à voir arriver des couples français qui ont la trentaine dans le but de trouver à Sofia le travail qu’ils désespèrent de trouver en France. Aujourd’hui 1479 français sont inscrits au consulat. 565 d’entre-eux bénéficient de la double nationalité.

Pays candidat à l’entrée dans l’euro, la Bulgarie est soutenue par la France dans sa démarche.

Enseignement

Lycée français

Ma seconde visite du lycée français Victor Hugo, en compagnie de Fabien Flori, conseiller culturel, et conduite par le proviseur Pascal Moureau. J’ai également rencontré Julie Vidal et Edouard Loigerot, parents d’élèves membres du conseil de gestion, présidé par Philippe Cotinaut.

L’établissement accueille près de 800 élèves, dont 80% sont bulgares. On tombe sous le charme quand ils s’expriment avec tant d’aisance dans la langue de Molière. L’enjeu actuel pour l’école est de trouver un nouveau site pour grandir et devenir propriétaire de son bâtiment.  + d’images

Culture française

Institut français

Visite de l’institut français de Sofia dirigé par Fabien Flori. L’établissement délivre des cours à 2000 élèves chaque année.

J’ai découvert l’exposition photo “Ma Lisa” de Nikola, portant sur un sujet bien particulier : les visiteurs du Louvre en train de faire des selfies devant le portrait de la Joconde ! Une idée singulière mais qui met en valeur notre musée national.

Lors de notre entretien, nous avons eu la visite surprise de Xavier Lapeyre de Cabanes, précédent ambassadeur de France en Bulgarie, venu passer quelques jours de congés.

Désormais en poste à Ouagadougou, nous avons évoqué l’attaque terroriste contre l’ambassade en début d’année.

Francophonie

Mes félicitations à son Exc. Zakia El Midaoui, ambassadrice du Maroc en Bulgarie, qui a pris l’initiative de réunir les ambassadeurs francophones à Sofia pour dynamiser la francophonie.

Conférence ALDE à Sofia – L’idéal européen sort renforcé par le Brexit

Le 4 avril dernier, à l’invitation d’Ilhan Kyuchyuk, membre bulgare du Parlement européen, vice-président de ALDE (Alliance of Liberals and Democrats for Europe), j’ai participé à la conférence intitulée :  L’Union européenne à la recherche de sens.

Participants à la conférence “L’UE à la recherche de sens” – Sofia, le 4 avril 2018

Pour cerner la question, deux tables rondes furent organisées. La première portait sur l’intégration ou la désintégration de l’UE à la lumière des crises. J’ai participé à la seconde, en compagnie de Dr Julie Smith (Baroness Smith of Newnham et membre de la chambre des Lords) et Melisa Rodriguez (membre du parlement espagnol) sur le thème du Brexit : défi ou opportunité pour l’UE ?

Lors de ce débat, modéré par Zinaida Zlatanova, ancienne vice-ministre-présidente et ministre de la Justice bulgare, j’ai saisi l’occasion de dire que, contrairement à ce que certains laissent accroire, le Brexit ne démontre pas que l’UE a échoué. J’ai alors développé les points qui suivent.

Fondée pour garantir la paix sur le continent, l’Europe n’a plus connu d’épisode guerrier depuis 70 ans, à l’exception de la dislocation douloureuse de la Yougoslavie. Paix et prospérité sont liées. La Communauté économique européenne (CEE) a réussi à constituer rien moins que la première puissance commerciale mondiale, tout en facilitant l’essor de ses pays membres.

La jeunesse européenne ne rêve plus d’Amérique, comme la génération précédente. La génération Erasmus s’emballe à l’idée de pouvoir étudier partout dans l’Union et de s’enrichir de ses diverses cultures.

Avec Ilhan Kyuchyuk, membre bulgare du Parlement européen, vice-président de ALDE

Et puis, le Brexit nous est tombé dessus. Il nous impose un tas de défis qui s’étirent en accordéon.

Tout d’abord, il faut reconsidérer le statut des 3 millions d’Européens qui résident au Royaume-Uni et celui du million et demi de Britanniques vivant sur le continent. Pour l’instant, rien n’est formellement réglé et tout est déclaration d’intention.

Ensuite, la question épineuse de l’Irlande. Les bons offices de l’UE ont contribué à mettre fin au conflit qui déchirait l’île, ce qui a rendu europhile une majorité d’Irlandais. A mon arrivée à Londres, au milieu des années 90, l’IRA avait rompu le cessez-le-feu. Je n’oublierai jamais l’état d’un bâtiment dans les Docklands qui avait été soufflé par une bombe. Aujourd’hui, personne ne veut un retour funeste au passé, ni envisager une île coupée en deux par une frontière “en dur”.

Mon troisième point avait trait aux grandes puissances, dont certaines sont prêtes à tout pour contrecarrer la suprématie commerciale de l’UE.

Ces États, souvent grands comme des continents, se sentent concrètement menacés par nos valeurs démocratiques qui heurtent de front leur modèle autoritaire, pour ne pas dire totalitaire. Utilisant les moyens les plus insidieux, ces puissances cherchent à déstabiliser l’Union et ses états membres. Les populistes, nationalistes et sécessionnistes de tout crin font leur jeu et sont donc soutenus en sous-main.

Table ronde sur le thème : “Brexit : défi ou opportunité pour l’UE ?”

Le Brexit a représenté une victoire aussi éclatante qu’inespérée pour les États qui œuvrent à l’affaiblissement de l’Union. Contrairement à ce que pensaient les Euro-sceptiques, la perspective de retrait du Royaume-Uni a paradoxalement renforcé la cohésion entre les autres États de l’UE. Mais la perte serait patente pour l’UE, autant que pour le Royaume-Uni qui serait durablement divisé, si le processus de sortie devait aller à son terme…

Le Brexit vient s’ajouter à tout un lot de crises récentes. Ces tribulations ont apporté à l’Europe une brusque maturité, une compréhension que ses forces et ses fiertés, comme l’humanisme, le pacifisme ou bien l’ouverture économique, pouvaient être perçues comme de la candeur exploitable sans vergogne par des pays tiers.

Certains États nous ont déclaré une véritable cyber-guerre pour saper les fondements de nos démocraties. Ainsi, à coup de fake news, Bruxelles ou le parlement européen sont constamment discrédités dans les médias sociaux.

Heureusement la prise de conscience a eu lieu au sein de l’Union et la volonté de ne pas se laisser faire se raffermit chaque jour.

« Nous ne coalisons pas des Etats, nous unissons des hommes », disait Jean Monnet. Soixante-quinze ans plus tard, 512 millions d’habitants sont « unis dans la diversité ». De nombreux Britanniques, dont certains ont voté « Leave », s’empressent désormais de prendre une double nationalité pour conserver leur appartenance à l’UE.

En définitive, le Brexit a réveillé l’Europe !

 

En circonscription au Botswana – Gaborone (01 au 03 mars 2018)

70ème pays traversé depuis le début de mon mandat et dernière étape de mon périple en Afrique Australe, le Botswana, après l’Afrique du sud (Johannesburg et Le Cap) et le Mozambique (Maputo).

Je suis reparti de Gaborone avec l’objectif d’accompagner notre ambassadeur, Pierre Voillery, dans ses efforts pour faciliter la création d’une ambassade du Botswana en France. Il s’agit de faciliter une volonté ferme des autorités botswanaises qui va dans le sens du renforcement nos relations bilatérales.

Je remercie Pierre Voillery pour son accueil qui m’a permis d’évaluer les potentialités économiques du pays, grâce à des visites passionnantes et des rencontres essentielles qu’il a organisées à la Résidence de France.

Politique

Ministre des Affaires étrangères

Lors de notre rencontre, Pelonomi Venson-Moitoi, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, m’a appris une nouvelle formidable : le Botswana voulait ouvrir une ambassade en France dans les prochains mois. Avec Pierre Voillery, notre ambassadeur, nous avons salué cette décision historique qui va favoriser le rapprochement de nos deux pays.

En effet, le Botswana ne dispose que de trois ambassades en Europe : Bruxelles, Berlin et Londres.

Mes collègues sénateurs Antoine Lefèvre et Rachel Mazuir étaient venus pour participer au Botswana France Business Forum en mai 2017. Moins d’un an plus tard, je poursuis le travail engagé en marquant l’attachement du Sénat au développement de nos relations croisées. Une dynamique très appréciée par la ministre. + d’images

Assemblée nationale

Entretien avec Kaglio Patrick Molatlhegi, vice-président de l’Assemblée nationale du Botswana, en compagnie de Pierre Voillery, ambassadeur de France, suivi d’une visite de l’Assemblée nationale.

Nous avons évoqué le projet de l’AN du Botswana de lancer une étude comparative sur le fonctionnement respectif de nos deux parlements, comme cela avait été envisagé lors du déplacement de mes deux collègues, l’an dernier. Un document de cadrage devrait nous parvenir prochainement. + d’images

Assemblée des Chefs

Le lendemain, j’ai rencontré Kgosi Puso Gaborone, président de l’Assemblée des Chefs, lui aussi, partisan résolu de l’ouverture d’une ambassade du Botswana en France.

Lorsque le Botswana a accédé à l’indépendance en 1966, il a préservé ses traditions, notamment la présence de chefs locaux qui dirigent les communautés. Ceux-ci constituent un lien fondamental entre le peuple et le gouvernement avec lequel ils fonctionnent main dans la main.

Le président Gaborone est aussi le représentant de son pays auprès de l’Unesco.

Coopération scientifique

Botswana Vaccination Institute

La visite du Botswana Vaccination Institute (BVI) en compagnie de notre ambassadeur m’a permis de découvrir une entreprise qui doit son excellence à son processus d’amélioration continue.

Merial, créé par l’Institut Mérieux et dont le siège est à Lyon, est un leader mondial en matière de santé animale. Merial licencie l’entreprise nationale BVI pour distribuer des vaccins animaliers dans toute l’Afrique australe.

Un exemple réussi de transfert de technologie : BVI est devenu le laboratoire le plus développé en termes de qualité pour l’Afrique australe, si ce n’est pour toute l’Afrique… Il est en effet le seul laboratoire africain certifié BSL3, ce qui signifie qu’il est entièrement confiné au niveau viral et donc tous les effluents sont traités en confinement.

Notons que Merial est passé sous giron allemand en 2017, les technologies et l’encadrement restent français. + d’images

Entrepreneuriat

Business Club

La communauté française du Botswana est modeste par le nombre, mais influente par l’esprit d’initiative et la solidarité de ses membres.

Je m’en suis rendu compte en découvrant les activités du France-Botswana Business Club à travers son président, Fabrice Gaussen (directeur de Camusat) et son vice-président, Patrick Benon (directeur d’Orange Botswana). Depuis la réunion de mai 2017, les effectifs de ce Club n’ont fait que s’étoffer.

Entrepreneurs français

Je garderai un vif souvenir du déjeuner avec les principaux acteurs économiques français, auquel se sont joints nos diplomates en poste à Gaborone. J’étais entouré de Patrick Benon (directeur Orange), Ishmael Nshaka (directeur Peugeot), Fabrice Gaussen (directeur Camusat), Cyril Anderson (représentant de Bolloré), Alexander Baum (ambassadeur U.E), Ralf Breth (ambassadeur d’Allemagne), Diego Mtshali (représentant de Total), Mbako MBO (BDC), Keletsotsitse Olebile (CEO du BITC), Thapelo Tsheole (CEO de Botswana Stock Exchange).

Nous avons fait un tour d’horizon des potentialités du Botswana, un des pays les plus prospères du continent grâce à la bonne gestion de son sous-sol riche en diamants (3ème producteur mondial), en minéraux (cuivre, nickel), mais aussi en charbon et pétrole. Transparency International classe régulièrement le Botswana comme le pays le moins corrompu d’Afrique.

L’après-midi, nous avons poursuivi ces entretiens économiques avec Guido Giachetti, ressortissant franco-italien et résident au Botswana, l’un des plus importants hommes d’affaires du pays.

Communauté française

Réception

Pour finir la journée des rendez-vous économiques à la Résidence, l’ambassadeur de France, Pierre Voillery, m’a organisé une réception, où une trentaine d’acteurs de la communauté française m’a fait l’honneur de participer.

Il m’a été demandé d’envisager la création d’une école française. Un objectif ambitieux, mais qui serait assurément complémentaire de l’action culturelle et linguistique de l’Alliance française de Gaborone.

Culture française

Alliance française

J’ai visité l’Alliance Française de Gaborone, dont le site actuel fait apparaître des fresques de toute beauté, avant de me rendre sur le futur site (à l’image), en construction, en compagnie de notre ambassadeur.

Ce nouvel endroit permettra à l’AF d’élargir sa superficie et d’attirer les étudiants de l’université de Gaborone, située à proximité.

Les travaux ont pu commencer grâce à des fonds issus de la dotation d’action parlementaire (réserve) du Sénat, dans le prolongement de la mission sénatoriale de mai 2017. J’ai pu juger de l’avancement de l’ouvrage et constater que la perspective d’un centre culturel français de qualité était impatiemment attendue. + d’images

En circonscription au Mozambique – Maputo (28 fév. au 1er mars 2018)

A l’invitation de Bruno Clerc, ambassadeur de France, je me suis rendu pour la première fois au Mozambique, un déplacement principalement centré sur les questions économiques.

Point important, les Français constituent la 2ème communauté d’affaires européenne après le Portugal. Mon objectif pour le Mozambique est d’appuyer l’action de notre ambassadeur et de nos entrepreneurs pour transformer le Club d’affaires en Chambre de commerce franco-mozambicaine, membre du réseau CCI France-International, puis de participer à sa promotion.

Politique

Parlement 

En présence de Bruno Clerc, ambassadeur, j’ai eu le plaisir de rencontrer trois députés : Mohamad da Costa Ali Yassine, vice-président de la commission des Relations internationales et de la Coopération ; Antonio Rosario Niquice, rapporteur de cette commission ; Joana Muchanga Mondiane, présidente du groupe d’amitié Mozambique-France.

Nos discussions ont porté sur 3 thèmes principaux. D’abord, le développement du commerce bilatéral.  Mes interlocuteurs se sont réjouis de la perspective de voir apparaitre une chambre de commerce franco-mozambicaine. Ils envisagent d’être présents ou représentés lors d’une réunion que je suis susceptible d’organiser au Sénat pour le lancement, en juin.

Ensuite, il fut question de la réforme constitutionnelle en cours, un processus que nous avons actuellement en commun !

Enfin, je me suis enquis des avancées de l’enquête de l’affaire Gilles Cestac. Les députés m’ont signifié qu’ils étaient particulièrement affectés par l’assassinat de l’avocat franco-mozambicain qui a beaucoup contribué à l’évolution juridique du pays. Les parlementaires m’ont assuré qu’ils allaient interroger la Procureure générale à l’occasion de la présentation de son rapport d’activité 2017 au Parlement.

Après l’entretien, j’ai eu l’opportunité d’assister à une séance du parlement, où siègent 250 députés. J’ai exprimé mon admiration envers mes interlocuteurs parlementaires pour leur aisance à parler dans notre langue. + d’images.

Relations bilatérales

AFD

Entretien avec Julien Darpoux, directeur local de l’AFD, Agence française du développement, en compagnie de Dietmar Petrausch, premier conseiller, puis rencontre avec l’équipe de l’agence.

Après 30 ans d’activité au Mozambique, l’AFD a apporté 1 milliard d’euros de financement, dont 300 millions de dons.

Cette somme a permis de financer les infrastructures du pays (eau, électricité, transport), son secteur social (ONG, santé, agriculture, développement rural) et la construction de deux hôpitaux, ainsi que la préservation de l’environnement grâce à un appui aux principaux parcs et réserves.

Entrepreneuriat

Club d’affaires

Au siège du Club d’affaires, Audrey Gortana-Vallet, directrice générale et Mélanie Vendeville, vice-présidente, m’ont présenté leurs activités.

Nos conversations ont surtout porté sur la transformation du Club en chambre de commerce dans le but de rejoindre le réseau CCI France-International, présidé par Arnaud Vaissié, qui se prononcera sur la candidature du Club en juin prochain. Le processus est en bonne voie et je les ai assuré de mon soutien tout au long de cette démarche.

Créé en 2015, le Club compte aujourd’hui 59 entreprises et 14 membres individuels. Partenaire de Business France, celui-ci est localisé dans l’immeuble occupé par la Société Générale à Maputo, seule banque européenne du pays, m’a confié son Pdg, Laurent Thong-Vahn, également président de la section locale des CCEF.

Rencontre avec nos entrepreneurs et CCEF

Lors du déjeuner organisé par le service économique de l’ambassade, présidé par Bruno Clerc, j’ai pris conscience auprès des directeurs de sociétés françaises établies localement (Société générale, Total Distribution, Bolloré, Transprojets, Altea Resources) que l’on ne mesure pas suffisamment l’énorme potentiel de croissance de ce pays : couloir logistique, terres arables, gaz, métaux… + d’images.

Partenaires du club d’affaires

J’ai assisté à la cérémonie de lancement du programme de collaboration du Club d’affaires avec ses partenaires mozambicains : la chambre de commerce du Mozambique, l’institut de promotion des petites et moyennes entreprises (IPEME) et l’Association des jeunes entrepreneurs (ANJE).

Dans le cadre de cette collaboration, trente heures d’atelier seront offertes par six sociétés françaises membres du Club pour prodiguer leurs conseils à 25 sociétés mozambicaines.

En marge de cet événement, j’ai eu une discussion des plus intéressantes avec Juliao Dimande, président de la Chambre de commerce du Mozambique, en présence de Bruno Clerc. + d’images.

Communauté française

Ambassade

Ma première journée dans la capitale du Mozambique a débuté par une réunion de cadrage à l’ambassade, puis au consulat pour prendre connaissance de l’environnement politique et économique du pays.

Ce pays dispose du 2ème plus grand barrage d’Afrique et des plus grandes réserves mondiales de graphite (minéral utilisé dans les voitures électriques et l’énergie renouvelable). Sa situation financière est néanmoins difficile suite à la suspension du programme FMI à cause de la crise de la dette cachée (5 emprunts entre 2010 et 2016 non déclarés au FMI).

Consulat

Avec près de 600 ressortissants français résidant au Mozambique, notre pays est le 3ème pays européen le plus présent, après les Portugais (60.000) et les Italiens (700).

Mais nous demeurons bien loin des Asiatiques (Chinois et Indiens en particulier)…

La présence française est liée aux grands investissements étrangers dans les industries extractives (Bolloré, CIS, AMT-Necotrans, Bureau Veritas…).

Réception

Merci à Bruno Clerc, notre ambassadeur, d’avoir organisé une réception en sa Résidence pour échanger avec une centaine de nos compatriotes installés au Mozambique.

Préalablement un entretien spécifique avait été organisé avec notre conseillère consulaire Isabelle Ciret et des compatriotes sur les questions de fiscalité et de protection sociale. Ils m’ont sollicité pour rappeler aux autorités que le 3 mars marquait les trois ans de l’assassinat de notre compatriote Gilles Cistac, et qu’ils étaient sans information sur les avancées de l’enquête.

Enseignement

Lycée français

Après une rencontre avec les représentants des enseignants qui avaient souhaité me rencontrer au sujet de l’avenir de l’AEFE, en compagnie d’Isabelle Ciret, conseillère consulaire, j’ai effectué une visite du lycée français Gustave Eiffel.

Le directeur Pierre Guenais m’a présenté un établissement qui compte 445 élèves, âgés de 2 à 17 ans. 40% sont de nationalité mozambicaine, 30% de nationalité française et 30% d’autres nationalités. Les nouveaux locaux du secondaire ont été ouverts en 2016.

J’ai félicité les parents d’élèves pour leur engagement bénévole en faveur de cette superbe école. + d’images.

Culture française

Centre culturel franco-mozambicain

Accueilli par Marc Brébant, directeur et Monica David, secrétaire générale, j’ai découvert, en présence de notre ambassadeur Bruno Clerc, le superbe centre culturel franco-mozambicain (CCFM).

En 2015, le centre a fêté ses 20 ans. Sa gouvernance est partagée avec le ministère mozambicain de la Culture et du Tourisme. C’est assurément un fleuron de notre présence culturelle à l’étranger.

Fort de deux salles d’exposition et deux salles de spectacle, le CCFM organise en permanence des événements, tout en étant opérateur pour l’enseignement du français et centre d’examen pour le DELF. + d’images.

 

En circonscription au Royaume-Uni – Londres (25 juin 2018)

A l’invitation du pasteur Stéphane Desmarais et de Carole de Saint Afrique, présidente du Consistoire, j’ai eu l’honneur de participer, dimanche, au 125eme anniversaire du service dans le temple protestant de Soho Square, en présence de Jean-Pierre Jouyet, ambassadeur de France au Royaume-Uni, d’Alexandre Holroyd, député et de Sylvaine Carta-Levert, consule générale.

Le temple était empli de fidèles pour l’occasion.

Nous avons été ravis d’apprendre que la levée de fonds, lancée l’année dernière, pour restaurer le temple avait atteint la somme de 750,000£. Il reste encore 410,000£ à trouver puisque le montant visé est de 1,160,000£.


 

Législatives 8 & 22 avril 2018 – Mon soutien à Samantha Cazebonne – Vidéo (2m)

Dans quelques jours (8 et 22 avril), les Français de la 5ème circonscription (Andorre, Espagne, Monaco, Portugal) choisiront leur représentant à l’Assemblée nationale.

Je suis allé à Porto, le 26 mars, soutenir Samantha Cazebonne, candidate LREM, pendant sa campagne électorale pour sa réélection au siège de député. J’ai voulu témoigner de ses qualités personnelles et de son engagement au service de l’intérêt général dans un esprit de tolérance et de rassemblement.

Je souhaite à Samantha d’être élue aussi largement qu’en juin 2017.

Voir la vidéo (2m)

Londres – Conférence Brexit (“Should I stay or should I go”) – Vidéo (11m)

Lundi 19 mars, j’ai participé à la journée de conférence sur le Brexit organisée par Patricia Connell (France in London), au Queen Elizabeth II Centre, situé juste en face de Westminster.

Lieu symbolique pour faire résonner les voix réclamant une prise en compte de la situation – parfois inextricable – dans laquelle sont placés nombre d’Européens résidant au Royaume-Uni, tout autant que les Britanniques installés sur le continent.

Ma première intervention a pris la forme d’un duo avec Alexandre Holroyd, député de la 3ème circonscription des Français de l’étranger, sur le thème des actions mises en place par les pays de l’UE pour attirer les entreprises britanniques.

En fin de journée, j’ai participé à une table ronde animée par Eric Albert, correspondant du Monde, en compagnie de Anne-Laude Donskoy (The 3 Million), Niccolo Milanese (European Alternatives) et Roger Casales (The New Europeans).

Ce fut l’opportunité de rappeler le rôle joué par Patricia Connell et Nicolas Hatton, à mes côtés, pour animer une série de conférences aux quatre coins du pays depuis le vote du Brexit, afin de faire valoir les droits des Européens.

Toute cette journée, j’ai eu le loisir d’échanger avec de nombreux compatriotes. L’inquiétude reste palpable, comme l’atteste Véronique David-Martin qui a publié un recueil de témoignages très émouvants sur la manière dont les Européens intériorisaient cette situation. Intitulé “In Limbo”, je souhaite que ce livre soit diffusé le plus largement possible. + d’images

Vidéo de mon intervention (11m)

LIEN

 

Vidéo de la conférence en résumé (2m30)

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Article dans LePetitJournal.com : “Le Brexit vu par Alexandre Holroyd et Olivier Cadic”

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Royaume-Uni – Diner de gala du CFBL (17 mars 2018)

Le dîner de gala du CFBL a réuni près de 200 convives pour récolter des fonds en faveur du collège français bilingue de Londres.

La présidente de CFBL Parents, Roseline Louis-Charles Carels, m’a demandé de prononcer un petit discours en compagnie de Sylvaine Carta-Levert, consule générale, et de François-Xavier Gabet, proviseur.

L’occasion pour moi de rappeler les grands moments du plan École, dont l’un des plus beaux fruits fut l’ouverture du collège en septembre 2011. Rappelons que nous n’avions pas créé de nouveau collège à Londres depuis 1915.

Les enfants entrés en 6eme à cette occasion passeront leur bac en juin.

Plus de 40.000€ ont été récoltés lors des enchères durant la soirée. Ces fonds iront aux projets culturels et éducatifs des enfants et à FSF (French Scholarship Foundation) qui aide financièrement les familles confrontées à des difficultés financières. Félicitations aux organisateurs et aux participants.

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Hommage à Suzanne Thiais

Nous avons appris avec beaucoup de tristesse la disparition de Suzanne Thiais, conseillère consulaire pour l’Argentine.

Elle aura toujours eu le souci de servir ses compatriotes sous le sceau de l’amour du prochain et de l’abnégation. Nous devrons désormais nous priver de son élégance, de son charme et de sa finesse intellectuelle qui faisait d’elle une journaliste et traductrice littéraire d’exception.

J’ai gardé un merveilleux souvenir de mon déplacement à Buenos Aires, en avril 2016, où Suzanne m’avait accompagné avec entrain lors de toutes mes étapes. Son départ laisse un grand vide. Je m’associe à la douleur de sa famille et de tous ses proches. 

 

En circonscription en Afrique du Sud (2) – Le Cap (24 au 27 fév. 2018)

(à l’image) Ce fut un privilège d’avoir été accueilli et accompagné lors de mes visites au Cap par Christophe Farnaud, ambassadeur de France et Laurent Amar, consul général.

A l’image de ce que l’on ressent à San Francisco ou Sydney, il se dégage au Cap un dynamisme entrepreneurial singulier attiré par les nouvelles technologies. Je ferai du soutien au French Tech Hub du Cap, ma priorité pour l’Afrique du Sud. Ainsi, lors de mon prochain rendez-vous, prévu fin mars, avec Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du Numérique, je rechercherai son soutien à l’événement AfricArena 2018 prévu en novembre.

Parlementaires sud-Africains

Forum parlementaire d’œnologie

Au Cap, j’ai eu l’opportunité de m’entretenir avec plusieurs parlementaires sud-africains, en premier lieu autour des thématiques viticoles avec Nicolaas Koornhof  (ANC) et Susan van der Merwe (ANC), tous deux membres du Forum parlementaire d’œnologie.

La possible visite de ce Forum à Paris a été évoquée. Son président a fait part de son souhait de visiter, à cette occasion, les caves de l’Assemblée nationale et de la Présidence de la République ! Mais nous avons surtout parlé de leur volonté de développer les exportations de vins sud-africains.

Commerce et tourisme

Le lendemain, petit-déjeuner « commerce et tourisme » avec deux jeunes parlementaires issus de l’Alliance Démocratique (DA), principal parti d’opposition : Geordin Gwyn Hill-Lewis, directeur de cabinet du président de la DA et ancien Shadow Minister Trade et James Vos, Shadow Minister Tourism).

Il m’a été confié que la première raison qui amène les Sud-africains à voyager est la célébration des funérailles… Les deux députés étaient très concentrés sur le développement du tourisme intérieur, concernant leurs compatriotes en premier lieu.

Entrepreneuriat

Faurecia

Visite de l’usine Faurecia accompagné de son directeur, Sébastien Koehler, en présence de l’ambassadeur Christophe Farnaud et de Laurent Amar, consul général.

Faurecia est un équipementier automobile spécialisé dans les sièges, les systèmes d’intérieur et d’échappement. Ces deux dernières activités sont produites dans 4 usines en Afrique du Sud, pays où 1526 personnes travaillent pour le groupe.

Celui-ci cherche à développer une offre de service de type « ville durable » pour les métropoles, autour de l’analyse des émissions des automobiles et d’outils incitatifs pour les réduire.  + d’images

French Tech Hub

Rencontre avec Christophe Viarnaud, fondateur et CEO de Methys, en présence de Laurent Amar, consul général.

Mathys est une société de 60 personnes arrimée dans les technologies de l’information, le numérique et l’intelligence économique.

Christophe est également le cofondateur de la plateforme Cap40, un réseau social d’entrepreneurs installés au Cap qui compte 600 membres, et l’un des initiateurs de du French Tech Hub. En novembre dernier, celui-ci a organisé la conférence internationale AfricArena réunissant des investisseurs et les 80 meilleures startups africaines. Et pour cause : Cape Town représente 25% des fonds investis en Afrique dans les startups !

Chambre de commerce

(g à d) Laurent Amar, consul général ; Anne Cointreau, CCEF et spécialiste de l’oenotourisme ; Philip Géromont, président de la chambre de commerce et d’industrie franco-sud-africaine.

Pour les entreprises françaises en phase d’implantation en Afrique du sud, la FSACCI est un lieu d’information, de mise en réseau et de services business : annuaire, offres d’emplois, domiciliation, bureau…

Par ailleurs, une convention a été signée entre la FSACCI et Business France de Johannesburg pour l’accompagnement des entreprises sud-africaines souhaitant exporter vers la France.

Personnalité hors du commun

En présence de l’ambassadeur, du consul général et du conseiller culturel, je me suis rendu dans le vignoble de Stellenbosch pour faire la rencontre d’une Française au parcours remarquable, May de Lencquesaing.

Elle est arrivée en Afrique du Sud à l’âge de 77 ans pour y produire du vin ! Cette jeune entrepreneuse a planté ses premières vignes à Glenelly Estate, une ferme fruitière achetée en 2003. 15 ans plus tard, sa propriété est splendide et intègre un musée du verre.

L’ancienne propriétaire du Château Pichon Longueville a tiré avantage d’une terre qui sourit aux passionnés de vin depuis la fin du XVIIIème siècle. Une rencontre exceptionnelle.  + d’images

Communauté française

Conseillers consulaires

Diner de travail avec Fabrice Orengo de Lamazière, conseiller consulaire, et Sophie Ferrand-Hazard, également élue consulaire pour 4 pays : Afrique du Sud, Mozambique, Namibie, Botswana.

Arrivé au Cap en 1996, Fabrice toujours été attaché à développer une solidarité sociale entre tous les Français disséminés, ce qui l’a conduit à présider pendant dix ans l’Association d’Entraide du Cap (remplacé par Stéphane Kacédan) ou encore de co-fonder de l’association des Froggies. Conseil opérationnel aux entreprises, il est très affuté sur les questions économiques et commerciales. Une expérience qu’il partage au sein de la chambre de commerce française en Afrique du Sud qu’il a présidée pendant plus de dix ans.

Consulat

Au Cap, nos services consulaires, nos élus consulaires et nos associations sont au service de 3259 Français (inscrits), 150 PME créées par des compatriotes et 150.000 touristes français par an.

Afin de mieux comprendre les attentes, j’ai visité le consulat pour échanger avec les équipes en poste, avant une réunion avec les membres de ”l’équipe de France” comprenant : Fabrice Orengo de Lamazière, conseiller consulaire ; Benjamin Selosse, Cap Sportif, Arnaud Dabancourt, Cap40 ; Benjamine Verspieren, Cape Town Accueil ; Yannick Ledonné, Ecole Française ; Laurent Amar, consul général et Gaëlle Loir, consule adjointe.

Les trois problèmes principaux que pointent les Français du Cap sont l’insécurité, la crise de l’eau et la difficulté d’obtenir le renouvellement de leur permis de séjour ou de résident permanent.  + d’images

Réception

Je suis reconnaissant à notre consul général, Laurent Amar, pour avoir réuni une centaine de membres de notre communauté à la faveur de ma visite. Une communauté en pleine expansion : + 70% depuis 2005 (3250 habitants).

J’ai ressenti beaucoup d’énergie de la part de mes interlocuteurs, ce qui leur permet de prétendre aux plus beaux projets. Pour réussir, il convient mieux d’agir collectivement, comme l’a rappelé notre consul général en citant Mandela.

J’ai rendu un hommage particulier à Marine Durand et Stéphanie Simbo et qui ont créé “Beyond the bars”, centre de formation aux métiers de la restauration pour les anciennes femmes détenues de Pollsmoor. 1000 femmes sortent de prison chaque mois en Afrique du Sud. 85% y retournent pour récidive. Leur objectif est de diminuer ce taux à 10%.  Elles ont lancé une campagne de crowdfunding : https://www.thundafund.com/project/beyondbars+ d’images

Entraide et Solidarité

(g. à d.) Olivier Cadic ; Stéphane Kacédan, ancien président de l’Entraide et entrepreneur ; Laurent Amar, consul général ; Alexandre Barrière, président de l’Entraide.

L’Association française d’entraide du Cap est une association de bienfaisance et de solidarité créée en 1969. Elle vient en aide à nos compatriotes, qu’ils soient résidents permanents ou de passage, en collaboration avec le consulat du Cap.

Son champ d’intervention recoupe celui, fort large, des problématiques de nos compatriotes : avancer des frais d’hospitalisation, rompre la solitude des séniors ou encore, grâce à la bonne volonté d’un médecin et d’un psychologue, prendre en charge certains jeunes quelque peu irresponsables (alcool, drogue, quartiers mal famés…).

Merci à Stéphane Kacedan qui nous a accueillis dans son agence de tourisme, African Eagle, qui compte 250 salariés et une présence en Namibie, Kenya, Tanzanie, Zimbabwe, Éthiopie et bientôt en Côte d’Ivoire.

Enseignement

École française

Visite de l’École française du Cap en compagnie de Laurent Amar, consul général et d’Olivier Bucbinder, attaché de coopération culturelle. Merci à Mme Yannick Ledonne, directrice de l’établissement, qui a interrompu ses congés pour nous accueillir !

Idéalement située dans un beau quartier du Cap, l’établissement accueille 325 élèves en maternelle et en primaire. Les 145 élèves du collège et lycée sont localisés sur un autre site.

Les deux dernières classes de première et de terminale ne sont pas encore homologuées par manque d’effectif… Cependant, les élèves réussissent tous au baccalauréat ! Il est peut-être temps que le ministère de l’Éducation nationale reconsidère ses critères d’homologation.  + d’images

Culture

Alliance Française

Visite de l’Alliance française du Cap présidée par Juliet Clegg, en compagnie de Laurent Amar, consul général de France à Cape Town.

Établie en centre-ville sur un site qui respire la convivialité, cette institution offre un espace de 100m2 pour des expositions ouvertes sur le café de l’Alliance.

La fréquence des événements culturels fait de cet endroit un point de rencontre des francophiles du Cap. La médiathèque se rénove et les salles de cours ne manquent pas de cachet : une Alliance française relax et dynamique, bien dans le style de la ville.  + d’images

Devoir de mémoire

Robben Island

L’île de Robben Island est un lieu à forte charge symbolique, puisque Nelson Mandela y fut emprisonné pendant 18 ans.

Chacun peut y voir les cellules des prisonniers politiques de l’ANC durant l’apartheid. Avec Laurent Amar, nous avons profité d’une visite guidée par un ancien prisonnier, incarcéré pendant 5 ans après avoir été torturé lors de son arrestation.

Celui-ci a mentionné plusieurs fois l’influence du travail d’Amnesty International et de la Croix Rouge Internationale dans l’amélioration de leurs conditions d’existence. Membre d’Amnesty durant les années 80, je pense à tous les membres qui écrivent sans relâche pour défendre les prisonniers d’opinion, en se demandant parfois si cela est utile. Ce témoignage de gratitude est un encouragement à poursuivre leur engagement déterminant au service des droits de l’homme.  + d’images

Musée District Six

J’ai également visité le musée District 6, du nom d’un quartier de Cape Town qui était multiculturel. Inacceptable pour les partisans de l’apartheid qui ont exproprié tout le monde et rasé le quartier le 11 février 1966.

La directrice du musée nous a reçu et raconté de nombreuses anecdotes sur une période que nous ne devons pas oublier.  + d’images

En circonscription en Afrique du Sud (1) – Johannesburg (22 au 23 fév. 2018)

à l’image) Je remercie notre consule générale, Sonia Doña Perez, pour la qualité de son programme, tout comme son implication personnelle lors de chaque étape.

J’ai débuté ce premier déplacement en Afrique du Sud par Johannesburg, avant de me rendre au Cap, puis de m’envoler vers le Mozambique et le Botswana.

68ème pays traversé depuis le début de mon mandat, l’Afrique du sud est une terre fascinante, mais une terre de contraste : un pays développé de 55 millions d’habitants, où seulement 2 millions de contribuables assurent 80% des revenus de l’Etat, TVA comprise…

Si l’arrivée du nouveau président Cyril Ramaphosa a redonné de l’optimisme aux milieux économiques, les défis sociaux restent colossaux et singuliers, lourd héritage de l’apartheid.

(à l’image) Sur place, j’ai retrouvé avec plaisir Sophie Ferrand-Hazard, conseillère consulaire, qui m’a accordé toute sa disponibilité et fait partager sa riche expérience.

Politique

Municipalité de Johannesburg

Rencontre avec Leah Knott en charge du développement économique à la mairie de Johannesburg, accompagné par William Roos du service économique régional de l’ambassade.

Mme Knott m’a décrit les trois défis auxquels est confrontée la nouvelle majorité politique (coalition pilotée par le parti Democratic Alliance), issue des élections municipales d’août 2016.

Tout d’abord la sécurité. La municipalité a augmenté ses effectifs de 450 personnes pour garantir la sécurité des personnes et des biens. Ensuite, il lui revient de lutter contre un chômage endémique qui atteint 30% de la population que le manque de formation rend difficilement employable. Un effort important a été entrepris afin de soutenir les entrepreneurs, lié à des plans de formation. Le troisième défi est celui de la rénovation des infrastructures, comme l’approvisionnement en eau. J’ai rendu évidemment compte de ces opportunités à nos entrepreneurs locaux.

Commerce extérieur

CCI & CCEF

Tour d’horizon des opportunités offertes pour les entreprises françaises à l’occasion d’un déjeuner avec des CCEF et la French South African Chamber of Commerce and Industry, en présence de Sonia Doña Pérez, consule générale,

Beaucoup de nos entreprises se sont établies avec succès, à l’image de Leroy Merlin qui emploie déjà une centaine de personnes et anticipe d’atteindre 350 employés fin 2018, avant de dépasser le millier en 2020 avec 4 magasins à la clé.

Merci à Jérôme Boyet, pdt du comité CCEF ; Yves Guénon, vice-pdt de la FSACCI ; Cédric Sennepin, CCEF et CEO de Leroy Merlin South Africa ; Yannick Tabanon, CEO Atos ; Emmanuel Suquet, William Roos et Axel Baroux de l’ambassade pour leurs éclairages et le partage de leur expérience.

Atos

Visite de l’un des leaders mondiaux des services numériques : Atos qui emploie 100.000 personnes dans 72 pays, une société conduite par l’ancien ministre, Thierry Breton.

Si on ne compte qu’une centaine de personnes à Johannesburg, Yannick Tabanon, en charge du développement Afrique-Moyen-Orient, estime que cette ville est un excellent point d’appui pour mener une stratégie de développement sur le continent africain, en pointant la puissance des banques sud-africaines. Du reste, le secteur financier vient de voir l’émergence de quatre banques digitales.

En qualité de rapporteur des questions de cyberdéfense de la commission des Affaires étrangères et de la Défense au Sénat, je compte prochainement auditionner Atos pour son expertise internationale.

Communauté française

Consulat

Après une réunion sur l’économie et le commerce extérieur organisée par la chancellerie, rencontre avec l’équipe de Sonia Doña Perez qui m’a paru soudée et très investie dans sa mission de service public.

Le consulat gère 4831 Français inscrits en Afrique du Sud, mais aussi nos compatriotes installés en Zambie, Namibie et Botswana.

L’organisation a été optimisée : toutes les correspondances électroniques sont traitées dans les 24 heures. Entre le recueil et la remise du passeport ou carte d’identité le délai s’établit entre 10 à 15 jours seulement. Le poste a flirté avec 24000 visas délivrés en 2017. Un bilan remarquable.  + d’images

Acteurs associatifs

Sophie Ferrand-Hazard, conseillère consulaire, a organisé à son domicile une réunion avec des représentants des associations et institutions françaises en Afrique du Sud.

Cette réunion m’a permis de mieux cerner les attentes de nos compatriotes dans cette circonscription, au premier rang desquelles la scolarisation dans le système éducatif français.

 

Réception à la Résidence

Ce fut ensuite la réception organisée par notre consule générale, Sonia Doña Perez, qui m’a permis de rencontrer une communauté qui aussi solidaire que désireuse d’agir en commun. J’ai ainsi entendu parler de divers projets, comme la création d’un “mois de la France” ou d’un “comité 14 juillet” regroupant les représentants de diverses associations,

Un enthousiasme qui n’est même pas assombri par l’insécurité ambiante, un phénomène abordé avec une vision pragmatique et un mode de vie prudent, au point qu’on ne recense que peu d’incidents affectant nos compatriotes.  + d’images

Enseignement

École Jules Verne

A la différence de la petite école de Pretoria (école maternelle primaire) qui ne compte que 140 élèves et peine à recruter des élèves en dehors du cercle des enfants de diplomates, le campus de Johannesburg affiche complet avec 1050 élèves.

Nicolas Lyle, président du comité de gestion, pense que la capacité d’accueil pourrait augmenter d’un tiers. Un plan d’agrandissement est prévu depuis plusieurs années.

Le comité de gestion a par ailleurs été choqué par la hausse inattendue du prélèvement sur les frais de scolarité (6 à 9%) par l’AEFE. L’heure est vraiment venue de repenser une stratégie à long terme pour l’enseignement français à l’étranger, avec des écoles pouvant se développer en toute indépendance.  + d’images

Culture

Alliance Française

L’Alliance Française de Johannesburg accueille un bon millier d’élèves par an. Elle fait partie d’un réseau de 14 AF en Afrique du Sud, dont une au Lesotho.

L’apprentissage du français répond à des besoins en formation professionnelle, parce que sa maîtrise permet aux entreprises sud-africaines de favoriser leur développement dans les pays francophones du continent.

On m’a officiellement présenté l’ours Camembear qui assure les cours de français pour les 3-6 ans. Une méthode pédagogique efficace auprès des tout-petits qui a été inventée par la Britannique Leanne Jefferson.

En circonscription au Cambodge (2) – Siem Reap (6 au 8 janv. 2018)

(A l’image) avec Arnaud Darc, devant le Malis, son somptueux restaurant cambodgien.

Siem Reap fut une étape passionnante avec la visite du chantier de rénovation archéologique du Mébon piloté et financé par la France, la préparation de la première Semaine française organisée par nos entrepreneurs, la galette des rois organisée par les associations ADFE et UFE ou encore la rentrée des classes de l’Ecole française.

Je soutiens totalement l’initiative d’Arnaud Darc qui réunit les énergies pour ouvrir une nouvelle Alliance française à Siem Reap à horizon de septembre 2018. Je remercie Laurent Triponey, Premier conseiller de l’ambassade, qui m’a accompagné lors de toutes ces étapes.

Entrepreneuriat

Semaine française

J’ai rencontré le comité d’organisation de la 1ère Semaine française de Siem Reap 2018, programmée en mars prochain.

Pour cette première édition, les organisateurs souhaitent réunir une trentaine d’entreprises pour créer une “envie de France”. J’ai été séduit par l’approche collective et dynamique de ces entrepreneurs locaux.

Ceux-ci s’étaient donné rendez-vous dans l’atelier du maître laquier, Eric Stocker, pour me présenter leur projet : Eric Raisina (couturier) ; Françoise Gouëzou (Biniky – accessoires voyages) ;  Loïc Dumas (Sirivan – prêt à porter) ; Vanessa Voukovitch (Brandrui – produits de beauté bio) ; Florian Bohême (B. Consulting – conseil en tourisme) ; Yannick Aillerie (directeur de l’aéroport de Siem Reap) ; Philippe Bes (directeur de l’école hôtelière Sala Baï) ; Arnaud Darc, président d’Eurocham – Chambre de commerce européenne). + d’images

Communauté française

Galette des rois

Merci à Jean Lestienne, conseiller consulaire pour le Cambodge (au micro), qui a animé à mes côtés la “Galette des rois” pour la communauté française de Siem Reap en présence de Laurent Triponey, Premier conseiller.

Une rencontre conviviale organisée par les deux associations Français du Monde – Adfe, représentée par son vice-président, Florian Bohême et l’Union des Français de l’étranger (UFE), représentée par Jean-Pierre Chennu, délégué. Nous nous sommes retrouvés au restaurant français le Barrio. 

Echange avec Marc Franiatte, consul honoraire, qui m’a confirmé tout l’intérêt d’une assurance rapatriement, au vu de nos compatriotes qui aboutissent à l’hôpital de Siem Reap sans être en mesure d’acquitter les soins reçus… + d’images

Lire aussi l’article de Raphël Ferry, correspondant Siem Reapois du LePetitJournal.com, que je remercie : ‘Les Français de Siem Reap, heureux de rencontrer le sénateur O. Cadic‘.

Enseignement

Ecole française

Quel plaisir d’avoir assisté à la rentrée scolaire de l’Ecole française de Siem Reap (EFSR), établissement homologuée et créé en 2003 grâce à une initiative privée.

Actuellement 84 élèves (61% de Français) sont scolarisés de la maternelle au CM2. Ensuite, c’est le CNED qui prend le relai avec l’assistance d’un tuteur.

Accompagné par Jean Lestienne, conseiller consulaire, et Laurent Triponey, nous avons été reçus par Aline Clément, dynamique directrice de l’EFSR qui partage son temps avec son rôle d’enseignante.

Pour l’anecdote, sa classe de CE2 était en train d’étudier “Le tour du monde en 80 jours” de Jules Verne. Ses élèves ont découvert que je vivais en Angleterre comme Phileas Fog et étaient curieux de connaître les 66 pays que j’avais traversés … + d’images

Culture française

Francophonie

L’antenne de l’Institut français à Siem Reap a dû fermer en 2014, pour des raisons budgétaires. Qu’à cela ne tienne, le serial entrepreneur Arnaud Darc, pdg de Thalias et président d’Eurocham, m’a présenté son projet de création d’une Alliance française.

Les locaux sont tout trouvés, flambants neufs, que nous avons visités au coeur d’une ville qui accueille 3 millions de touristes par an, dont 150.000 Français, ce qui signifie que les hôtels, restaurants ou commerces ont besoin de personnel parlant notre langue.

Outre les cours de langue, l’AF pourrait abriter une succursale de la chambre de commerce française au Cambodge.  + d’images

Coopération

Sauvegarde du patrimoine / Angkor

A Angkor, après l’achèvement de la restauration du temple du Baphuon (1995-2011), le MEAE pilote et finance désormais le chantier emblématique et complexe du Mébon (temple situé au milieu d’un lac, le Baray occidental).

J’ai visité ces deux monuments avec les explications de l’architecte Maric Baufeïst de l’Ecole française d’Extrême Orient (EFEO). En effet, la France opère au Cambodge dans le domaine de l’archéologie préventive et la restauration, notamment grâce à l’EFEO.

Le chantier du Mébon aura besoin de financements pour se poursuivre. + d’images

En circonscription au Cambodge (1) – Phnom Penh (4 au 6 janv. 2018)

Ma gratitude à Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France, qui a résolument placé ma visite sous le signe de l’entrepreneuriat à travers diverses rencontres avec des acteurs économiques français au royaume du Cambodge (CCEF, CCIFC, dirigeants, cadres, organisateurs de la Semaine française…). Face à l’omniprésence chinoise et l’activisme américain, les Européens doivent regagner un précieux terrain.

Je suis reparti de Phnom Penh avec un coup de cœur : l’ONG “Toutes à l’école” qui m’a été présentée par sa fondatrice, la journaliste Tina Kieffer.

Politique

Sénat cambodgien

(g à d) Oum Sarith, secrétaire général du Sénat ; T’y Borasy, pdte de la commission des Affaires  étrangères et de la Coopération internationale, pdte du groupe d’amitié Cambodge-France ; Olivier CadicEva Nguyen Binh, ambassadrice de France.

Depuis sa création en 1999, la Chambre Haute du Cambodge a accueilli dix délégations sénatoriales françaises, tandis que ses membres se sont rendus quinze fois à Paris, la dernière mission datant d’octobre 2017.

La sénatrice T’y Borasy défend avec vigueur la francophonie. Elle travaillait à organiser un séminaire, le 16 mars prochain, intitulé “La langue française : son apprentissage comme vecteur de développement de la francophonie cambodgienne”.

A la lumière de l’exemplarité de son parcours, nous avons évoqué la place de la femme dans la vie politique locale.

J’ai marqué ma préoccupation face aux évolutions de la politique intérieure cambodgienne. En réponse, Oum Sarith s’est prononcé en faveur d’une intensification du dialogue dans son pays, en voie de démocratisation.

Solidarité

“Toutes à l’école” (ONG)

(g à d) Olivier Cadic ; Chantal Thomass, marraine officielle de l’association ; Tina Kieffer, présidente-fondatrice de Toutes à l’école ; Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France au Cambodge.

Visite de l’école Happy Chandara, financée par “Toutes à l’école”, association française créée par la journaliste Tina Kieffer en 2004, suite à son adoption d’une petite cambodgienne orpheline et nécessitant des soins médicaux.

L’école scolarise désormais 1181 jeunes filles du CP à la terminale, dont une centaine en internat. Une quarantaine d’élèves est envoyée en séjour linguistique chaque année en France.

Pour Tina, seule une bonne éducation peut garantir l’avenir de ses élèves. Saluons aussi sa vision inclusive, puisqu’elle offre un suivi social et sanitaire aux familles de ces jeunes filles. A ce titre, l’école dispose d’un dispensaire et d’un cabinet dentaire. Chapeau bas !  + d’images

Entrepreneuriat

Chambre de Commerce et d’Industrie

Petit-déjeuner avec les membres de la CCI France-Cambodge et son président, Guillaume Massin, ainsi que des représentants de l’EuroCham.

En 2017, la CCIFC a été l’initiatrice de plusieurs événements promotionnels, comme la Semaine française, l’opération “Goût de France/Good France” en mars, le Grand dîner français du 14 juillet qui a rassemblé plus de 1.300 convives et, enfin, le gala annuel, qui s’est tenu en novembre sur le thème de la coopération historique franco-cambodgienne en matière de valorisation du patrimoine.

En outre, la CCIFC a produit un ouvrage remarquable : “Entreprendre au Cambodge”.

EuroCham

Fondée en 2013, la Chambre de commerce européenne (EuroCham Cambodia) est présidée par Arnaud Darc.

Une subvention importante de l’Union européenne (2,5M USD sur cinq ans dans le cadre du programme ICI+) lui a permis de bâtir une équipe pour développer plusieurs lignes d’action. L’une des plus accomplie est l’Advocacy autour du Livre Blanc rédigé l’EuroCham qui rassemble ses recommandations aux autorités.

L’action d’EuroCham a largement relevé la visibilité et l’influence des entreprises européennes auprès des autorités, tout comme celle de leurs partenaires cambodgiens. Sur le terrain, les bannières concurrentes sont très actives, comme l’IBC américain (International Business Chamber), le réseau des chambres chinoises (1000 entreprises) ou le club d’affaires japonais (240 membres).

Incubateur

Visite de l’incubateur “Confluences”, accompagné de son fondateur Soreasmey Ke Bin.

Notre consulat recense 453 “artisans, chefs d’entreprises ou commerçants” parmi les 5.084 compatriotes enregistrés au Cambodge. Les entrepreneurs français, créateurs d’entreprises locales, sont donc surreprésentés dans notre communauté !

J’ai rencontré quelques-uns de ces entrepreneurs à des phases différentes de leur développement. Confluences a eu l’heureuse idée de mettre en place une activité de distribution au profit des PME françaises qui souhaitent accéder au marché cambodgien.  + d’images

Diner de la communauté d’affaires

Un dîner organisé par notre ambassadrice Eva Nguyen Binh a réuni une douzaine d’hommes d’affaires représentant une palette variée du savoir-faire français au Cambodge.

Une quarantaine de filiales et de bureaux de représentation constituent la vitrine de notre potentiel économique au Cambodge, dont certains poids lourds tels que Total, Vinci, Sanofi, Bolloré, Banques populaires (Bred)… J’ai salué le niveau de coopération de notre communauté d’affaires avec la Chambre européenne.

Mes remerciements à Arnaud Darc (pdg de Thalias et président d’EuroCham) ; Eloi Courcoux (pdg de Meas Development Holding – restauration), Serge Pak (pdg de Pex Pipes / Béton Block and Pave – construction), Antoine Fontaine (secrétaire général du comité des CCEF, Avocat), Guillaume Perdon (directeur de la banque Bred), Franck Touch (président de KhmerDev et pdg de K-Digidata – services informatiques), Pily Wong (pdg du groupe Hung Hiep – agroalimentaire), Soreasmey Ke Bin (vice-président de la CCIFC et directeur général de l’incubateur Confluences).

Communauté française

Ambassade

Accueilli par Eva Nguyen Binh, ambassadrice de France au Cambodge, j’ai visité les locaux de l’ambassade et rencontré des agents très impliqués.

On estime que le nombre de Français résidant au Cambodge s’élève à 10.000 personnes, alors que la moitié seulement est référencée au consulat.

Il s’ajoute une population croissante d’enfants issus de mariages mixtes. Déjà 50 % des Français résidents ont la double nationalité. On constate un afflux régulier retraités masculins français venant profiter d’un coût de la vie plus adapté à leurs ressources.

Pour leur part, nos actifs (43%) sont fortement représentés au sein d’ONG et dans le secteur tourisme/restauration.

Élus et associations

Ma visite a été suivie d’une réunion de travail avec les élus consulaires et divers représentants associatifs.

Je remercie Theany Phal (conseillère consulaire), Bruno Bogvad (trésorier général de l’UFE), Yvon Chalm (président de Français du Monde-ADFE), Didier Fontenille (directeur de l’Institut Pasteur), Geneviève Hussenot-Labic (présidente de Phnom Penh Accueil), Rémy Hallegouet (responsable du développement du Volontariat international en Asie – France Volontaires).

(à l’image) Avec Yvon Chalm (UFE Cambodge) qui a rappelé l’importance de développer le réseau des écoles françaises, tant pour la communauté française que pour notre rayonnement et Borin Pin, pdt de Anvaya, l’association des khmers d’outre-mer qui m’a fait mesurer le dynamisme des jeunes franco-khmers.  + d’images

Problématiques

Les retraités français sont nombreux à fonder des foyers avec de jeunes femmes cambodgiennes. Cette situation participe évidemment à l’inflation des demandes de bourses scolaires.

(à l’image) Bruno Bogvad a attiré mon attention sur les Français non-assurés et la difficulté pour eux d’accéder à des soins. Il préconise que l’on oblige nos compatriotes à souscrire une assurance rapatriement, comme nous l’imposons aux Cambodgiens qui souhaitent venir en France.

Enfin, les administrations cambodgiennes, longtemps permissives, ont drastiquement renforcé leurs contrôles (permis de travail, fiscalité…) au grand dépit des Français en situation irrégulière.

Culture

Institut français

Visite de l’Institut français du Cambodge en présence de Laurent Triponey, Premier conseiller à l’ambassade et Eve Hermann, secrétaire générale de l’IFC.

L’Institut français du Cambodge est un acteur incontournable de la francophonie à Phnom Penh, grâce à son centre de langues qui est le premier opérateur dans le domaine des cours de français avec près de 5.000 élèves par an sur 4 sessions !  + d’images

En circonscription en Thaïlande (3) – Phuket (11 au 13 janv. 2018)

Merci à Christian Chevrier, conseiller consulaire pour la Thaïlande et président de l’UFE Phuket et à Claude de Crissey, consul honoraire (à dte sur la photo) pour l’organisation de l’ultime étape de ma tournée dans le sud-est asiatique sur l’île de Phuket.

La tragédie du Tsunami de décembre 2004 a marqué les esprits à jamais. L’Agence consulaire de Phuket a développé un système permettant de localiser les ressortissants français en cas de crise ou de catastrophe, grâce à des phablets mises à disposition des chefs d’îlots par Claude de Crissey. J’ai eu droit à une démonstration. Formidable initiative.

Politique

Gouverneur

J’ai été reçu par Khun Notapat Plotdong, gouverneur de l’île, en compagnie de Claude de Crissey, consul honoraire, et Christian Chevrier, conseiller consulaire pour la Thaïlande.

Phuket est jumelé avec la ville de Nice. Le Gouverneur viendra en France en juin prochain. Il m’a dit combien il avait été peiné par l’odieux attentat qui avait touché Nice. Les questions de sécurité sont prises très au sérieux dans son pays et chacun se montre très vigilant.

J’ai remercié le gouverneur pour la qualité de l’accueil des Thaï à l’égard de nos compatriotes sur l’ile et mis en avant le développement de l’école française et internationale Claude Berda.

Entrepreneuriat

PME

De nombreux entrepreneurs ont fait le choix de Phuket pour créer leur entreprise. Hôtellerie, restauration, construction, tourisme, les tentatives sont nombreuses.

Ainsi, j’ai testé les créations de la Napoleon Bakery, une boulangerie-salon de thé qui attire la clientèle européenne en mal de produits du Vieux continent. J’ai aussi visité la nouvelle usine de Dual Boat qui développe des hydrofoil.

Le temps m’a manqué, hélas, pour découvrir la rhumerie Chalong Bay Rhum, créée par un Français dans ce pays qui compte parmi les grands producteurs mondiaux de canne à sucre.  + d’images

Sécurité

Système de protection de nos ressortissants

Visite de l’agence consulaire installée dans des locaux mis à disposition par Claude de Crissey, consul honoraire depuis septembre 2013.

(à l’image) J’ai été impressionné par la présentation du logiciel créé par l’agence consulaire qui permet de recenser les Français pour les mettre rapidement en sécurité en cas de tragédie  climatique, par exemple.

Installé depuis plus de 20 ans en Thaïlande, infatigable serviteur de la communauté française, Claude assiste quelque 2000 compatriotes résidant sur l’île, ce qui n’est rien comparé au flot de touristes qui peut s’élever à 20.000 individus par mois ! Et parmi ses attributions, Claude visite régulièrement les Français incarcérés à Phuket…  + d’images

Communauté française

Réunion

Accueilli par Cedric Besler, directeur du Novotel Phuket Phokeethra, qui a ouvert récemment dans le centre-ville de Phuket, j’ai tenu une réunion publique organisée par Christian Chevrier, conseiller consulaire pour la Thaïlande et président de l’UFE Phuket, en présence de Claude de Crissey, consul honoraire.

J’ai retenu les difficultés d’obtention de visas pour les épouses thaï des ressortissants français et du coût de ces formalités parce qu’elles leur imposent de se rendre à Bangkok. Par ailleurs et ici aussi, les regrettables interruptions de versement de pension leur font penser que le système de certificat d’existence devrait être revu.

Nos compatriotes s’interrogent sur la notion de service de proximité, parce qu’ils aimeraient pouvoir faire leurs demandes de passeports ou de visas auprès de l’agence consulaire de Phuket… comme cela était possible par le passé.  + d’images

Enseignement

Ecole Claude Berda

Visite de BCIS, l’école française et internationale Claude Berda, un établissement unique, écologique, pour des élèves de tout âge de la garderie à la terminale, en compagnie de Christian Chevrier, conseiller consulaire.

Laurent Minguely, fondateur et directeur, m’a présenté son école qui a pu s’établir grâce à l’entrepreneur à succès Claude Berda.

Sur une superficie de 4.000 m², l’école accueille 260 élèves, veillant à ne pas dépasser 20 élèves par classe. 40 enseignants leur offrent des curriculums français-anglais ou thaï-anglais.

L’école se distingue par un ensemble d’équipements haut de gamme pour les sciences, la culture ou le sport (piste de course, complexe multisport couvert), ainsi que par son environnement sécurisé 24h/24, incluant le port d’un bracelet magnétique pour les enfants !

En septembre 2018, l’école sera capable d’accueillir jusqu’à 1200 élèves. Un dossier de demande d’homologation a été déposé auprès de l’Éducation nationale.  + d’images

En circonscription en Thaïlande (2) – Leam Chabang & Pattaya (10 janv. 2018)

Prenant de la distance avec la capitale thaïlandaise, j’ai poursuivi de ma route vers Pattaya pour rencontrer notre communauté, et je suis allé ensuite à Leam Chabang dans le dessein de découvrir l’usine Michelin, située entre Bangkok et Pattaya.

Michelin est l’emblème de notre génie industriel. Basée à Clermont-Ferrand, l’entreprise est présente dans 170 pays, emploie 111.700 personnes et exploite 68 usines dans 17 pays ! Ces usines, dont 6 en Thaïlande, produisent ensemble près de 200 millions de pneumatiques !

Pattaya

Communauté française

Réunion d’information

Près de 2000 compatriotes ont choisi de s’installer à Pattaya et dans ses environs.

Je me suis rendu dans cette ville balnéaire située à 2 heures au sud de Bangkok, en compagnie de Samira Abdelli, Consule et Caroline Schmitt, attachée de coopération éducative.

Lors d’une réunion d’information, nous avons échangé avec une cinquantaine de Français, à l’hôtel Pullman, en présence de Marie-Laure Peytel et Eric Miné, élus consulaires, pour la Thaïlande.

Enseignement

Ecole francophone

Créée en 2009, homologuée en 2013 pour le primaire, l’Ecole francophone de Pattaya, dirigée par David Micallef, accueille 124 élèves.

Les élèves en collège et au lycée bénéficient des services du CNED.

J’ai souhaité visiter l’école qui a obtenu une dotation parlementaire, après avoir reçu le parrainage de la conseillère consulaire Marie-Laure Peytel. J’étais accompagné par Samira Abdelli, consule et Caroline Schmitt, attachée coopération éducative.

Le développement de l’établissement et les contraintes administratives locales ont conduit au projet de construction d’un nouveau site scolaire sur un terrain de 14.000m², acquis en location-vente en avril 2015. Ce projet repose sur l’auto-financement et s’évalue à près de 2 millions d’euros. + d’images

Leam Chabang

Entrepreneuriat

Michelin

Visite de l’usine Michelin Leam Chabang, située entre Bangkok et Pattaya en compagnie de Samira Abdelli, consule et Caroline Schmitt, attachée de Coopération éducative.

2600 employés travaillent sur ce site, créé en 1989. Au total, Michelin emploie 7000 salariés répartis sur 6 sites de production en Thaïlande, pays qui produit 30% du caoutchouc mondial.

A Leam Chabang, une nouvelle usine va être construite sur un terrain mitoyen pour produire 5 millions de pneus d’ici à 2022. Déjà 7,5 millions de pneus sont produits localement par la firme française. 85% de la production est destinée à l’Asie, le reste est exporté vers les USA.

Merci à Jean-Claude Arnaud, directeur général, Antoine Sautenet, conseiller Affaires publiques et Frédéric Cauquil, directeur Qualité pour leurs explications patientes sur la fabrication des pneus.

En circonscription en Thaïlande (1) – Bangkok (8 au 9 janv. 2018)

Mes remerciements à Gilles Garachon, ambassadeur de France, qui m’a reçu à deux reprises à la Résidence à la faveur de ma venue en Thaïlande, troisième pays visité en début d’année après le Vietnam et le Cambodge, où je me suis rendu successivement à Bangkok, Leam Chabang, Pattaya et Phuket.

On associe spontanément la Thaïlande au tourisme de masse et c’est incontestable lorsqu’on sait que 800.000 touristes français s’y rendent chaque année en villégiature

J’ai observé que c’était aussi une terre d’opportunités pour les industriels. L’attractivité est entretenue par les autorités : un grand plan d’infrastructures et de transports de plus de 60 milliards de dollars est programmé pour la période 2015-2023.

Politique

Sénat

Rencontre avec le Dr Thamrong Dasananjali, secrétaire du groupe d’amitié Thaïlande-France, en présence de Patrick Mansier, conseiller politique et de presse de l’ambassade de France en Thaïlande.

Je lui’ai remis une invitation officielle à se rendre en France signée par ma collègue Jacky Deromedi, présidente du groupe interparlementaire d’amitié Asie du Sud-Est.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce Franco-Thaï

Visite des locaux de la chambre de commerce franco-thaïlandaise avec Marc Thuillier, adjoint au conseiller économique et commercial de l’ambassade.

Échanges fructueux avec Alexandre Dupont, président de la Chambre et Sukanya Uerchuchai, directrice. Le 1er partenaire de la Thaïlande est l’Asean, zone de libre échange qui, d’ici 10 à 15 ans, va gagner 150 millions d’habitants. Les dirigeants de la Chambre sont convaincus que la Thaïlande va devenir le hub de l’Asie du Sud-Est.

La CCI a fêté l’an dernier ses 50 ans et compte 336 membres. Elle dispose aussi d’un service Emploi qui place des postulants par dizaines. En effet, avec un taux de chômage de 1%, ce pays attire nombre les jeunes Français en quête d’expérience professionnelle internationale.

Communauté française

Réception

Notre ambassadeur, Gilles Garachon, a réuni une cinquantaine de représentants de de la communauté française, manifestement dynamique et entreprenante.

Cela m’a permis d’échanger à la fois avec des personnalités installées dans le pays de longue date, mais également avec de jeunes entrepreneurs venus installer leurs start-ups.

Lors du diner d’accueil en présence des chefs de service du poste diplomatique, j’ai pris la mesure de l’attractivité du pays qui reçoit 35 millions de touristes chaque année !  + d’images

Consulat

Visite de la section consulaire sous la conduite de Samira Abdelli, consule.

La moitié de nos 13.000 compatriotes enregistrés au consulat est domiciliée dans la capitale. Un tiers d’entre eux a plus de 60 ans et les mariages entre retraités français et jeunes femmes thaïs ne sont pas rares. Le consulat a enregistré 475 naissances en 2017.

Notons que les touristes français n’ont pas tous un comportement exemplaire… On dénombre une à deux arrestations par semaine de nos compatriotes (80 en 2017, contre 99 l’année précédente)!

Service des Visas

Dirigé par Laurent Cuenoud, le service des visas du consulat en Thaïlande, fonctionne grâce à une équipe de 10 personnes. Leur rythme de travail est soutenu et en accélération : 46.000 visas accordés en 2017, contre de 44.000 en 2016

La mise en place de “France-Visas” est annoncée pour le 30 janvier 2018 en Thaïlande, un système équivalent à celui proposé par TLS, société auprès de laquelle nos autorités externalisent leurs demandes de visa.

Mais tant que les documents annexes ne seront pas téléchargeables, les agents devront continuer à manipuler des dossiers papiers. C’est prévu, dit-on, dans une version future… Le problème est toujours de savoir quand. Les parlementaires représentant les Français de l’étranger réclament cette fonctionnalité depuis près de 10 ans….

Enseignement

Lycée français International

Visite du lycée français International de Bangkok (LFIB) avec Joël Planté, proviseur de la section française et Fabian Forni, conseiller culturel. J’ai aussi eu l’opportunité d’échanger avec les représentants élus des élèves.

Cet établissement homologué, doté d’une convention avec l’AEFE, est le 3ème établissement scolaire français de la zone par sa taille. Il scolarise 1060 élèves qui sont français pour 83% d’entre-eux.

Doté d’infrastructures sportives de qualité, le lycée affiche 100% de réussite au bac. 70% des élèves font le choix d’études supérieures en France.   + d’images

Culture

Alliance française

Visite de l’Alliance française de Bangkok en compagnie de Vanessa Silvy, attachée culturelle et Laurent Cuenoud, consul adjoint.

Située au sein d’un futur complexe immobilier, l’Alliance déménagera en septembre, avant le début de sa construction. Ce sera mieux… et pourtant, Bangkok dispose déjà de l’une des plus belles Alliances du réseau avec des salles de cours nombreuses et remarquablement équipées.

Accueillis dès l’âge de 3 ans, les enfants bénéficient d’espaces adaptés, d’activités variées et originales… comme le choco-philo mensuel, une introduction à la philosophie pour les 7-12 ans, en français et autour d’un chocolat chaud ! + d’images

En circonscription au Vietnam – Hô-Chi-Minh-Ville (29 déc. 2017 – 4 janv. 2018)

Tous mes remerciements à Vincent FLOREANI (au centre en cravate rouge), un consul général soucieux de mettre son expérience au service de notre diplomatie économique et d’aider au mieux nos entreprises à réussir localement.

Notre consul a avancé son retour de vacances pour présider un diner de travail réunissant Henri-Charles Claude, président de la chambre de commerce française au Vietnam qui compte 280 membres (à gauche sur la photo) et des CCEF afin d’explorer les diverses façons de renforcer les relations franco-vietnamiennes.

Je suis reparti avec une priorité, celle de suivre et de soutenir le déménagement du Centre médical international (CMI), une formidable initiative française, source de financement de l’Institut du Cœur de Saigon qui a sauvé la vie de milliers d’enfants.

Santé

CMI

Le Centre médical international (CMI), créé par le Pr. Alain Carpentier, est une clinique française employant des médecins français et vietnamiens.

J’ai visité ce centre, situé en plein cœur d’Hô-Chi-Minh-Ville, en compagnie de Maëlle Jarlier directeur administratif et financier, du Dr Nicolas Lagüe, spécialiste des maladies tropicales installé depuis 15 ans au Vietnam, et de Trinh Thi Minh Ngoc, chargée de développement (santé, art de vivre) chez Business France.

Nous nous sommes ensuite rendus sur le nouveau site qui doit permettre au CMI  de tripler sa surface et donc étoffer son offre. Je resterai très attentif à la réussite de ce projet de déménagement, capital pour l’avenir de l’établissement, qui est en attente de toutes les autorisations nécessaires.

Fait exceptionnel : le CMI reverse tous ses bénéfices à la fondation Alain Carpentier qui permet aux enfants souffrant de maladies cardiaques et indigents d’être néanmoins opérés à l’Institut du Cœur de Hô-Chi-Minh-Ville.

Des compatriotes m’ont également parlé du FV Hospital du District 7 (Franco-Vietnamese Hospital) qu’ils qualifient de meilleur hôpital du Vietnam et qui est accrédité “Joint Commission International” (JCI).

Institut du coeur

Créé en 1992 par le Pr. Alain Carpentier et le Pr. Duong Quang Trung, l’Institut du Cœur soigne les troubles cardiaques. Grâce aux dons du CMI,  4300 enfants ont déjà pu être sauvés.

La demande en chirurgie cardiaque croit au même rythme que la réputation de l’Institut, d’autant que l’accès est facilité aux plus démunis par le département d’aide sociale.

La fondation Alain Carpentier a permis la création de deux établissements du genre et s’emploie à transmettre son expertise de pointe en formant des chirurgiens cardiaques vietnamiens.

Communauté française

Communauté dynamique et entreprenante

(à l’image) Avec Edouard George, président de la section UFE Vietnam et fondateur de Phoenix, agence de voyages touristiques en Asie et Patrick Molko, conseiller consulaire pour le Vietnam.

Je les remercie d’avoir partagé leur long vécu dans un pays qui les passionne.

On estime la communauté française au Vietnam à 11.000 personnes (8.000 sont inscrits sur le Registre). Elle est installée pour les 2/3 dans la capitale vietnamienne. Il s’agit d’une population dynamique (60 % d’actifs), majoritairement masculine (62 % d’hommes) et comprenant de nombreux entrepreneurs.

(à l’image) Parmi ces Français prometteurs, citons les deux chefs  qui accompagnent le chef vendéen étoilé Thierry Drapeau, dont j’ai découvert le restaurant ouvert deux semaines auparavant… en compagnie de quelques uns de ces entrepreneurs installés au Vietnam de longue date.

Créer une entreprise est une solution de plus adoptée par les jeunes diplômés et les anciens stagiaires, parfois même avant de chercher un premier emploi, tant les opportunités de marché semblent foisonnantes

(à l’image) A Vinh Long situé à 2 heures de route de Saigon dans le delta du Mekong, j’ai rencontré nos retraités, membres  de l’UFE Delta du Mékong, section présidée par Bernard Verneveaux. L’obligation de produire un certificat de vie est un sujet épineux dans cette partie du monde. Il ne faut pas être naïf : obtenir la signature d’un certificat d’existence par les autorités locales n’est pas gratuit. Sans parler de la lenteur des services postaux qui entraine la suspension du paiement des pensions par les caisses de retraite basées en France.

Patrick Molko m’a alerté sur des problèmes bancaires récurrents. On a vu des banques françaises fermer unilatéralement des comptes, au motif que les requêtes de nos services des impôts leur faisaient perdre trop de temps !

Enseignement

Lycée bilingue

Fierté de l’éducation vietnamienne, j’ai découvert le lycée Nguyen Thi Minh Khai aux côtés de Jean-Philippe Rousse, conseiller culturel. Nous avons été reçus par la proviseure de l’établissement, Mme Nguyen Thi Hong Chuong et la proviseure adjointe, Mme Nguyen Minh Bach Lan, ainsi que le chargé de mission auprès du service de l’Éducation et de la Formation, M. Pham Quan Tam.

Le lycée propose le programme bilingue et le programme de français LV2. Avec 520 élèves inscrits à la rentrée 2017, il s’agit du plus important contingent d’élèves francophones de niveau secondaire à Ho-Chi-Minh-Ville.

Le Vietnam comptait à la rentrée 2015 environ 48.400 élèves francophones dans l’enseignement scolaire (dont environ 3650 élèves à Hô-Chi-Minh-Ville) : 12.900 en classes bilingues et 35.500 ayant choisi le français comme 1ère (LV1) ou 2e langue vivante (LV2).

Besoins en scolarité

La question scolaire est cruciale. Fermé pour la période des vacances scolaires, je n’ai pu visiter le lycée français Marguerite Duras à Hô-Chi-Minh-Ville qui compte 865 Français sur 1.130 élèves, soit 76 %. Dans la capitale vietnamienne, les Français représentent le groupe le plus important d’expatriés européens !

Un entrepreneur français m’a confié que des investisseurs vietnamiens seraient prêts à créer une école française de 6.000 places !… si l’homologation était acquise avant l’ouverture.

Si seulement on pouvait faire évoluer les procédures d’homologation pour qu’elles génèrent un élan, au lieu de freiner le développement de l’enseignement français à l’étranger…

Entrepreneuriat

Gameloft

Visite du site de Gameloft, éditeur de jeux pour mobiles et tablettes, avec Nguyen Ngoc Thuan, directeur RH pour l’Asie Sud-Est. Trente Français y travaillent à des postes stratégiques.

Créée en 1999 par UBI Soft, Gameloft est devenue indépendante en 2008, avant d’être rachetée par le groupe Vivendi en 2016. L’entreprise emploie 6000 personnes dans 38 pays. 30% de ses effectifs se trouvent en Asie du Sud-Est pour seulement 8% du coût global du personnel…

En Asie sud-est, Gameloft est présent dans 3 pays (Vietnam, Indonésie et Philippines) : 7 studios et 2166 employés. En 10 ans, la société a multiplié sa taille par 20 dans cette région. Son catalogue présente plus de 500 jeux vidéo.

Dans ce secteur industriel en surchauffe, il faut prévoir une augmentation annuelle de 10-15% aux employés et affronter une vive compétition pour recruter les talents !

Linkbynet

Linkbynet a été fondée en 2000 par deux frères dionysiens (93), Patrick et Stéphane Aisenberg, ayant juste le baccalauréat en poche.

Pionnière de l’informatique en nuage (Cloud Computing), Linkbynet propose à ses quelque 800 clients, de la PME aux grands noms du CAC40, des solutions d’hébergement et d’infogérance.

Linkbynet Vietnam a ouvert ses portes en 2014. La filiale ne comptait alors qu’un seul collaborateur ; elle en compte une cinquantaine désormais. Linkbynet Vietnam est gérée par Thuy Bui, un Français d’origine vietnamienne qui m’a reçu, en présence de Benoit Lauvray, directeur de la production.

Justifiant d’une croissance annuelle moyenne de 25 %, le groupe compte 650 employés (dont 250 à son siège) et réalise un CA de 45M€.

Culture & Sciences

Institut culturel

Visite de l’IDECAF (Institut d’échanges culturels avec la France), dirigé par Mme Nguyen Ngoc Lan.

Ce centre culturel français placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères vietnamien, dont les cadres sont des diplomates vietnamiens, constitue une véritable exception dans notre réseau culturel !

En effet, l’IDECAF a été créé en 1982 par accord intergouvernemental, en reprenant les bâtiments de l’Institut français de Saigon, lui-même créé en 1954.

L’institut assume avec dynamisme la promotion de la culture française, d’abord en termes d’apprentissage de la langue : 2000 élèves annuels ; 60 professeurs, dont 10 Français. Salle de spectacle, salle d’exposition et médiathèque (25.000 références sur 800m2, ouverte en 2006 avec l’aide de la France) sont autant de puissants outils au service de notre rayonnement national.

Coopération scientifique et culturelle

Lors d’un déjeuner à la Résidence en présence de Jean-Philippe Rousse, conseiller culturel, j’ai rencontré Alexis Drogoul, représentant de notre Institut de recherche pour le Développement (IRD) installé depuis les années 1990 pour partager ses connaissances scientifiques et travailler en partenariat avec les principales institutions de recherche et d’enseignement vietnamiennes, notamment sur l’environnement, les ressources naturelles, la santé et les sciences sociales.

Cette réunion m’a aussi permis des échanges passionnants avec Pascal Chinarro, fondateur du studio audiovisuel Bonjour Saigon ; Sandrine Llouquet (Salon Saigon) et puis Olivier Tessier de l’Ecole française d’extrême Orient (EFEO), établissement spécialisé dans l’étude des civilisations de l’Asie depuis 1898.