Edouard Braine, consul général

Au consulat de France, le 21 janvier dernier, j’ai eu le plaisir de présenter les voeux de notre communauté à Edouard Braine, consul général à Londres.

Je vous avais raconté, l’automne dernier, qu’il revenait au Quai d’Orsay après un accident qui l’a rendu tétraplégique, il y a sept ans.

Depuis sa nomination, j’avais eu le privilège d’avoir plusieurs échanges qui m’ont permis de découvrir une personnalité hors du commun. Lors de cette cérémonie des voeux, je lui ai demandé ce qu’il souhaitait apporter de neuf aux expatriés français en Grande Bretagne. ll m’a fait part de son ambition, en ces termes :

« D’abord, bien sûr, je dois m’employer à remplir pleinement la mission qui est la mienne en surmontant les difficultés découlant du handicap. Pour cela ma longue expérience de diplomate est un atout précieux, qui me permet d’animer au mieux la formidable équipe qui m’est confiée et de donner tout son sens à l’action consulaire. Mais, au delà, je voudrais élargir notre champ d’action à certains de nos compatriotes, les plus jeunes et les plus entreprenants, aujourd’hui ignorés du consulat. L’action remarquable du centre Charles Péguy pour venir en aide à ces «Oubliés de St Pancras», qui viennent vivre en Grande Bretagne la première étape de leur vie professionnelle, doit nous ouvrir de nouvelles ambitions, pour lesquelles il faudra trouver de nouveaux moyens et de nouvelles procédures. »

Afin de lancer la réflexion, le consul général réunit ce jour les élus à l’AFE, les représentants de l’UFE et de l’ADFE avec une équipe du consulat et le directeur du centre Charles Peguy.

Edouard Braine est une personnalité qui en impose, sans jamais intimider car il insuffle bienveillance et abnégation. Pour vous permettre de mieux le connaître, il m’a transmis son interview dans la Revue des Anciens de l’Ena (fichier Pdf : Entretien Edouard Braine). Il se confie à son camarade de promotion Jean Picq (François Rabelais 1973), président de chambre à la Cour des comptes, qui fut le principal inspirateur de la réforme du ministère des Affaires étrangères par Alain Juppé en 1993.

Une leçon de vie qui illumine et réchauffe nos consciences.

Lire aussi : Emploi (11) : Une enquête pour mieux connaitre les « oubliés de St Pancras » (du 12 février 2010)

Crédit photo : AFCA.