(de g. à d.) Rémi Campagne, lauréat du prix du meilleur projet professionnel ; Bruno Deschamps, président CCEF ; Bernard Emié, ambassadeur

«En 2010, pour la 4ème année consécutive, le Royaume-Uni est demeuré le premier excédent commercial bilatéral de la France pour un montant de plus de 6 milliards d’euros. En matière d’investissements, le Royaume-Uni est la première destination des investissements français à l’étranger avec 1.900 filiales et 665.000 salariés.» Par ces propos, Bernard Emié, notre ambassadeur de France a voulu illustrer le dynamisme des sociétés françaises implantées au Royaume-Uni et donner un éclat particulier à la remise du grand prix VIE au Royaume-Uni.

On a baptisé ces Jeunes d’un joli et tonifiant acronyme administratif : VIE. Ce sont les Volontaires internationaux en entreprise.

Combien sont-ils ces fameux VIE ?  On compte 1700 volontaires dans le monde, dont plus de 650 travaillent au Royaume Uni, devenu cette année la deuxième destination des VIE, une précision dont s’est flatté Bernard Emié, dès l’entame de son discours. Et que deviennent-ils en fin de mission ? « Les jeunes volontaires ont vécu au Royaume Uni une expérience professionnelle et humaine unique, répond l’ambassadeur. Ils ont exercé ici des responsabilités souvent plus importantes que celles qui leur auraient été confiées au même âge en France. Surtout, c’est l’une des meilleures voies pour décrocher rapidement un emploi stable : 80% des volontaires sont embauchés à la fin de leur mission. »

Au delà des réussites individuelles, Bernard Emié nous a justement avisé de l’impact bénéfique sur notre économie de disposer de jeunes Français rompus à la vie des affaires internationales. D’une part, ceux qui opèrent à l’étranger peuvent faciliter les investissements vers la France et, d’autre part, ceux qui rentrent aux pays « enrichiront la culture d’entreprise et les méthodes de travail de leurs employeurs français ». On pense particulièrement aux PME, dont le talon d’Achille est souvent l’exportation.

La section des Conseillers du commerce extérieur français (CCEF) au Royaume-Uni a inventé le tout premier Grand Prix VIE en 2008, une manière « de communiquer très largement sur la formule », justifie Bruno Deschamps, leur dynamique président. Le 16 septembre dernier, neuf lauréats présélectionnés pour la 3ème édition du concours ont eu l’âpre honneur de défendre un projet professionnel ou un projet entrepreneurial devant un parterre de chefs d’entreprise.

Dans son discours, Bruno Deschamps s’est engagé au nom des conseillers « à accompagner les gagnants dans leur projet professionnel, afin de les aider à concrétiser leurs ambitions ». Un coaching qui s’ajoute aux diverses récompenses offertes aux VIE, fruit de la mobilisation d’entreprises de l’acabit de Roset, Veolia, Bouygues, Bongrain, Air France, Eurostar, Renault ou Pernod-Ricard.

Je ne peux que m’enthousiasmer devant une telle initiative des CCEF qui a essaimé dans d’autres pays au point qu’on parle déjà d’une sorte de championnat du monde à Paris !

(de g. à d.) Jean-Michel Dietner, CCEF ; Hervé Ochsenbein, directeur UBI France ; Antoine Quentin, lauréat du meilleur projet entrepreneurial ; Bruno Deschamps, président CCEF ; Bernard Emié, ambassadeur

Je félicite Rémi Campagne et Antoine Quentin. Le premier est le lauréat du prix du meilleur projet professionnel au sein de la filiale britannique de Magellium, une PMI appartenant au secteur de la défense et de l’aéronautique. Le second a reçu le prix du meilleur projet entrepreneurial. Il travaille pour Mobilitas, une société de déménagement international.

Il me faut enfin saluer la présence de Lord Green, ministre d’Etat britannique pour le commerce et l’investissement et remercier l’entreprise Total qui a permis à l’événement de se dérouler au milieu des oeuvres de la prestigieuse Wallace Collection à Hertford House.

En savoir plus sur le statut VIE ? Trouvez toute information sur le site Ubifrance
Discours de Bernard Emié, ambassadeur de France
Discours de Bruno Deschamps, président du CCEF