Je connais Frédéric Gayral depuis deux ans. Il fait la promotion des laiteries françaises au Royaume-Uni. Si vous trouvez de plus en plus de fromages de nos terroirs dans les rayons des supermarchés britanniques, Frédéric n’est pas étranger à ce phénomène.

Il estime néanmoins que l’agroalimentaire français n’occupe pas la place qu’il mérite dans les rayons. Notre présence est même dérisoire au regard de la profusion des produits italiens ou espagnols. Frédéric Gayral impute cette carence à notre organisation de soutien à l’export qui a été calibrée pour servir les intérêts des entreprises de grande et de moyenne taille (lire son texte : Pour un pôle agroalimentaire français au Royaume Uni).

Autrement dit, et cela ne vous étonnera pas, les petites exploitations agricoles n’ont ni la structure, ni la culture pour trouver leur chemin dans les méandres procéduraux des structures gouvernementales d’aide à l’export.

D’où l’idée de Frédéric de bâtir un nouveau modèle reposant sur des experts locaux  qui encadreraient des Jeunes en statut VIE (Volontaires international en entreprise) qui seraient chargés de la promotion de structures artisanales françaises, représentant les diverses filières agroalimentaires.

Je soutiens cette approche qui repose sur l’expérience acquise et qui limite les coûts d’intermédiaires.

J’ai présenté ce projet en commission Finances de l’AFE, le 6 mars dernier, à Jean-Paul Bachy, président de la région Champagne-Ardenne et de la commission Affaires internationales de l’ARF.

Selon M. Bachy, la France a mis en place une structure d’aide à l’export, composée de gens forts compétents au travers d’UBI France, mais dont l’ambiguïté et la faiblesse est d’agir aussi comme « un outil destiné à organiser des salons et à tirer de l’argent des PME exportatrices ».

Le président de région ajoute avec dépit que « les banques ne prêtent plus, ni ne prennent de risque. Les régions ne peuvent prendre ce relais. » Par conséquent, « nous avons un tissu trop fragile de PME », juge-t-il.

Jean-Paul Bachy a paru apprécier cette idée de pôle agroalimentaire pour soutenir des secteurs qui ont du mal à percer à l’exportation.

Le texte de Frédéric Gayral : Pour un pôle agroalimentaire français au Royaume Uni (fichier pdf)

Photo Flickr de Teachernz