Certaines horreurs ont du mal à prendre leur place dans les pratiques définitivement révolues de l’histoire des hommes. La traite des êtres humains n’a pas encore disparu. L’association René Cassin veut que cela se sache.

L’esclavage moderne peut prendre diverses formes, on peut même croiser les visages de ces damnés dans les rues de nos grandes villes. Leurs yeux expriment tous la peur, la souffrance et l’enfouissement de toute estime de soi.

L’association Red light Campaign a été invitée à présenter une exposition photos, jeudi dernier, à l’Institut Français de Londres, dans le cadre de la campagne de sensibilisation de l’organisation René Cassin contre le trafic des êtres humains, dont les femmes paient un lourd tribut.

Olivier Cadic, Simone Abel, présidente de l’association René Cassin, Caroline Sivilia-Cassin (mai 2012)

J’ai découvert un formidable travail d’artiste plein de beauté tragique, dont chaque cliché suintait la peine et l’abandon. Il m’a semblé que tout silence devenait complice dès lors que la victime n’avait plus la force de crier.

Je rappelle que l’organisation René Cassin a été créée en 2000 par le Consultative Council of Jewish Organisations (CCJO) pour lutter en faveur des droits humains universels. Elle rend hommage à la mémoire de René Cassin, auteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, haut diplomate et résistant (lire aussi : « Bel hommage rendu à René Cassin » du 28 septembre 2011)

Le site de l’association René Cassin
Le site de Red Light Campaign

Credit photo Red Light Campaign