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HEBDOLETTRE n°114 – ÉDITO : Ariane perd un fil – SÉCURITÉ : Discours au 12th Parliamentary Intelligence Security Forum – WORLDSKILLS 2023 : En route pour la candidature de Lyon (Caen, Sénat, Élysée, Ministère de l’Éducation) – Convention fiscale franco-MOLDAVE (question écrite) – Conseil d’administration de l’UFE-MONDE – CFE : la réforme votée par l’Assemblée nationale – L’ÉCHOS DES CIRCOS / Décembre 2018 – En circonscription en LITUANIE : Vilnius (30 nov – 02 déc. 2018) / MADAGASCAR : Antananarivo (Sécurité de nos compatriotes – 22-24 nov. 2018) / ÉTATS-UNIS : Washington (6-7 déc.2018) – Européennes : une liste UDI

Lire : l’HEBDOLETTRE n°114 – 24 déc. 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°114

Ariane perd un fil

Le 4 décembre dernier, je lançais un cri d’alarme depuis la tribune du Sénat : « Les administrations multiplient les programmes informatiques pour réaliser des économies, mais au détriment des investissements de cybersécurité. »

Le lendemain, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères (MEAE) se faisait dérober des données personnelles enregistrées par des Français voyageant à l’étranger sur sa plateforme Ariane, en l’occurrence les coordonnées des personnes à prévenir en cas d’urgence.

J’ai appris la nouvelle le 13 décembre, comme tout le monde, en lisant le communiqué de presse du MEAE. Pour le gouvernement, c’était la 3ème fuite de données de la semaine.

Sur injonction de la CNIL, le MEAE a dû envoyer un courriel aux 540.563 personnes concernées par la fuite pour les inciter à redoubler de vigilance dans les prochains mois face à des tentatives d’usurpation d’identité ou des campagnes de hameçonnage par SMS ou courriel.

Mais l’enfer est pavé de bonnes intentions. Comme les données personnelles des « contacts à prévenir en cas d’urgence » avaient été saisies dans Ariane par le voyageur, les victimes de la fuite n’ont généralement pas compris pourquoi ils recevaient ce courriel du MEAE. Joyeuse pagaille !

En qualité de rapporteur pour avis sur les crédits du programme 129 « Coordination du travail gouvernemental » (gestion de crises, cyberdéfense, renseignement), pour la commission des Affaires étrangères et de la Défense, j’ai donc naturellement voulu entendre les responsables de la sécurité informatique du MEAE et ceux de l’ANSSI, notre autorité nationale en matière de sécurité et de défense des systèmes d’information.

Ces auditions ont eu lieu au Sénat le 19 décembre, soit six jours après le communiqué de presse du MEAE. D’autres auditions suivront en janvier, et une communication sera ensuite présentée devant notre commission avec nos recommandations.

Visuel HL110

Nous avons appris le lendemain qu’en s’introduisant dans le système du gouvernement de la république de Chypre, des pirates ont eu accès aux mots de passe pour accéder à la base de données de l’Union européenne.

Une société de cybersécurité américaine avait révélé que le réseau diplomatique européen était piraté depuis trois ans selon des techniques utilisées par l’armée de Chine populaire. Les hackers auraient également infiltré les réseaux des Nations Unies et plusieurs ministères des Affaires étrangères et des Finances à travers le monde.

L’Union européenne a réagi en assurant que les communications classées « confidentielles » n’avaient pas été affectées.

Demain, au pied du sapin, des enfants vont ouvrir leurs cadeaux et découvrir parfois des poupées parlantes, des montres GPS, des petits robots intelligents, autant de jouets connectés fabriqués en Chine à bas coût qui posent de sérieux problèmes en matière de sécurité.

A titre d’exemple, dans le but de pirater un casino, des hackeurs se sont infiltrés par un thermomètre situé dans un aquarium et relié aux ordinateurs de la réception du casino.

Voilà pourquoi je souhaite que l’on associe à tout investissement en matière de programme informatique d’un ministère un « budget cybersécurité » adéquat pour le rendre durablement invulnérable. Découvrir l’HebdoLettre n°114

En circonscription en Lituanie – Vilnius (30 nov. – 02 déc. 2018)

Retour à Vilnius qui fut ma première destination en qualité de sénateur des Français établis hors de France (compte-rendu de nov. 2014).

J’ai été accueilli par notre ambassadrice de France en Lituanie, Claire Lignières-Counathe, en poste depuis septembre, mais qui fait déjà l’unanimité tant auprès de ses collègues que des représentants de notre communauté. Je lui exprime toute ma sympathie pour m’avoir assisté à toutes les étapes de mon second séjour à Vilnius. + d’images

Politique

Ministre des Affaires étrangères

Entretien avec Linas Linkevicius, ministre des Affaires étrangères, en compagnie de Claire Lignières-Counathe, ambassadrice de France.

Nous avons évoqué la question du Brexit, car 200.000 Lituaniens vivent au Royaume-Uni, c’est beaucoup si on considère la population totale de 2,8 millions d’habitants.

Concernant l’Europe de la Défense, nous avons discuté du projet de constitution d’une cyber-force, à réaction rapide, au sein de l’UE, dont la Lituanie revendique l’initiative ; puis, la mise en place d’un « Schengen militaire » pour garantir un déplacement plus fluide des forces militaires sur le territoire de l’Union.

Enfin, suite à l’interception des navires ukrainiens en mer d’Azov, nous avons considéré les possibilités de renforcement des sanctions à l’égard de la Russie. + d’images

Parlement

Heureux d’avoir retrouvé Arunas Gelunas, président du groupe d’amitié Lituanie-France, pour un entretien au Seimas, en présence de notre ambassadrice Claire Lignières-Counathe.

Arunas est francophone et francophile, c’est pourquoi le député lituanien est l’interlocuteur idéal pour comprendre l’approche diplomatique française, d’une part, et de nous faire partager la vision et les attentes de la Lituanie, d’autre part.

Le Parlement lituanien que j’ai visité incarne l’affranchissement du joug soviétique et l’indépendance retrouvée en 1990. Une Lituanie désormais membre de l’UE, n’en déplaise au voisin russe. + d’images

Entrepreneuriat

CCI franco-lituanienne / Soirée de gala

Philippe Berthaud, président de la CCI franco-lituanienne, m’a convié au gala annuel de la Chambre, où j’ai eu le plaisir de m’exprimer aux côtés de Claire Lignières-Counathe, notre ambassadrice et de Rojas Masiulis, ministre des Transports lituanien. Ce fut l’occasion de remettre à Philippe une médaille du Sénat pour son action de promotion de notre pays à l’international.

La CCI compte 70 membres et la soirée réunissait près de 200 convives.

Les fonds de charité récoltés seront destinés au projet de cinémathèque du lycée international français de Vilnius.

L’entreprise française Filorga était le sponsor principal de la soirée. Ce spécialiste du cosmétique a connu une expansion fulgurante à l’international, passant de 9 à 200 millions d’euros de CA en quelques années.

Pendant cette soirée, nous avons pu admirer le travail du designer Juozas Statkevičius qui a transformé le Palais des grands-ducs de Vilnius en ode à la mode et la beauté. + d’images

Décathlon

Visite du premier magasin Décathlon ouvert en Lituanie, juste une semaine avant mon arrivée. J’ai été reçu par Nicolas Fogola, directeur général, accompagné par Jean-Marie Sani, conseiller culturel et Philippe Berthaud, président de la CCI franco-lituanienne.

La Lituanie est le 50ème pays où l’enseigne française Décathlon s’est implantée. Le groupe pèse 12 milliards d’euros et emploie 90.000 personnes, réparties sur 1400 magasins.

Décathlon est l’une des sociétés des plus innovantes du monde. On ne compte plus ses produits cultes vendus sous ses propres marques, comme la tente « 2 secondes », les gants self heat ou le masque Easybreath avec tuba intégré.  Autre innovation technologique : les articles sont vendus sous étiquette RFID, ce qui automatise le passage en caisse et permet l’affichage d’un produit dérobé directement sur le smartphone du vigile…

Décathlon envisage d’ouvrir 4 à 6 magasins en Lituanie. + d’images

Communauté française

Trois réunions

La communauté française compte près de 500 inscrits au consulat, essentiellement installés dans la capitale.

Trois événements ont été organisés pour me permettre de rencontrer ses représentants.

Tout d’abord, un dîner à la Résidence de France organisé par notre ambassadrice, Claire Lignières-Counathe, le jour de mon arrivée ; puis, un déjeuner à dominante économique initié par Philippe Berthaud, président de la CCI France Lituanie ; et enfin un petit-déjeuner agencé par Geoffrey Party, conseiller consulaire, dans l’une des boulangeries de Thierry Lauvray, où nous avons longuement parlé de scolarité (à l’image).

Coup de chapeau à Thierry qui a créé un réseau de 13 boulangeries en Lituanie, 6 en Biélorussie et qui s’apprête à inaugurer sa première enseigne à Riga, au printemps prochain. + d’images

Éducation

Lycée français

Accueilli par Florence Llopis, proviseur et Thierry Lauvray, président du comité de gestion,

J’ai visité le lycée international français de Vilnius (LIFV), en compagnie de notre ambassadrice Claire Lignières-Counathe.

Créé en 1992, le LIFV accueille 505 élèves de la maternelle au lycée, dont 16% d’élèves français, boursiers pour plus de la moitié. L’établissement est sous convention avec l’AEFE.

Dans la perspective de soutenir sa croissance, l’objectif du lycée est de réunir ses deux sites sur un même lieu, à horizon 2020, afin d’atteindre une capacité de 700 élèves pour 2 classes par niveau. + d’images

Culture française

Institut français

Visite de l’Institut Français de Vilnius dirigé par Jean-Marie Sani, conseiller culturel.

La maison Franck que l’IF occupe avait été réquisitionnée par la Grande Armée lors de la retraite de Russie. Stendhal y aurait dormi, là même où se situe la médiathèque.

Équipée d’une salle d’exposition et d’une cinémathèque, l’Institut se finance à hauteur de 60% par ses cours de français.

Le souvenir de Romain Gary, natif de Vilnius, plane sur cet espace. Une statue le représentant enfant a été édifiée à l’endroit où il a vécu. Des admirateurs anonymes veillent à ce que ce monument soit toujours orné d’une fleur. + d’images

Devoir de mémoire

Grande Armée

Dépôt de gerbe au carré militaire français du cimetière d’Antakalnis devant le monument dressé à la mémoire des soldats de l’armée napoléonienne. J’étais accompagné par Claire Lignières-Counathe, ambassadrice, Geoffrey Party, conseiller consulaire, Stéphane Loechleiter, attachė de Défense et Fabrice Maïolino, Premier conseiller de l’ambassade.

L’un de mes ancêtres a participé à cette tragique épopée où s’inscrit l’épisode de la Berezina qui provoqua des milliers de morts. Il était revenu en France les pieds gelés, ce qui lui avait valu d’être démobilisé.

Au jour même de l’anniversaire du sacre de l’empereur Napoléon et de la bataille d’Austerlitz, j’ai voulu rendre hommage à tous ces soldats, dont le sacrifice appartient à notre mémoire collective. + d’images