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HEBDOLETTRE n°83 – Présidentielle (édito) – Tribune d’Alain Juppé : Non! – JC Lagarde, pdt UDI, vote E. Macron – Marc Cormier, conseiller consulaire Canada, rejoint l’UDI (portrait) – Répartition de ma dotation d’actions parlementaires 2017 (réserve) – Revue de presse – En circonscription : ALLEMAGNE – Hambourg (7-8 avril 2017) – En circonscription : MAROC – Rabat & Casablanca (11-13 avril 2017)

Lire : l’HEBDOLETTRE n°83 – 03 mai 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°83

Emmanuel Macron : 40,40% ; Marine Le Pen : 6,48%. Le vote des Français de l’étranger au 1er tour de l’élection présidentielle a le mérite d’une grande clarté concernant les deux finalistes.

Leur message était attendu. Il n’a pas déçu.

La France fait désormais face à un péril. Une victoire de Marine Le Pen ne constituerait pas un saut dans l’inconnu pour notre pays mais un saut dans le chaos : chaos moral car le FN a toujours cherché à diviser les Français, chaos économique et social, car la sortie de l’euro, le retour de la retraite à 60 ans ou bien les 160 milliards de dépenses supplémentaires que propose Le Pen se traduiraient par l’appauvrissement de tous les Français après une dévaluation massive, un déficit et une dette qui conduiraient la France vers la banqueroute.

Pour conjurer ce danger absolu, je voterai pour Emmanuel Macron au second tour de la présidentielle.

De nombreuses calomnies circulent actuellement sur les réseaux sociaux pour porter atteinte à sa candidature. Alain Juppé en a souffert lors de la primaire. Nous avons observé ces propagations de fausses nouvelles pendant la campagne sur le Brexit et la présidentielle américaine.

Il me paraît donc opportun de vous faire partager ma perception.

Visuel HL55Les 133 heures de débats au Sénat sur la loi « Croissance, activité et égalité des chances économiques » portée par Emmanuel Macron au printemps 2015 nous ont permis de découvrir un ministre courageux et combatif, face aux attaques qui venaient bien souvent de son propre camp.

Membre de l’opposition, j’avais déposé 56 amendements à son projet de loi. Fait rare et preuve de son ouverture d’esprit, le ministre était venu devant les sénateurs de mon groupe UDI-UC pour expliquer son texte et dialoguer avec nous avant l’ouverture des débats en séance publique (lire l’article).

Pour remercier les sénateurs de toutes tendances qui participaient aux sessions de nuit, il nous proposait à l’occasion de prolonger nos échanges autour d’une collation en toute convivialité. Je trouve que ce n’est pas anecdotique.

C’est grâce à cette proximité que j’ai pu lui soumettre le projet du CIFME au Liban initié par Jean-Louis Borloo alors ministre (lire l’article). Il en a immédiatement compris l’importance. Comme il me l’a promis, quelques jours plus tard, il débloquait la situation auprès de l’AFD. J’ai apprécié son écoute et son efficacité. Je ne doute pas de sa volonté de rassembler des personnalités d’opinions diverses afin de créer une nouvelle cohésion nationale.

Suite au Brexit, on nous promettait une désagrégation de l’Union européenne. Après le déclenchement de l’article 50 par le Royaume-Uni, le Conseil européen s’est réuni. Les 27 chefs d’Etat de l’U.E. ont été unanimes pour défendre l’Union. Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise.

Le monde nous observe. Pour l’image de la France et son avenir, je souhaite profondément que le résultat de l’extrême droite soit le plus faible possible et que nos compatriotes se rassemblent pour défendre ensemble nos valeurs républicaines en votant en masse dimanche pour Emmanuel Macron. Découvrir l’HebdoLettre n°83

Canada : Marc Cormier rejoint l’UDI-Monde

Mes félicitations et mes encouragements à Marc Cormier, conseiller consulaire Toronto qui rejoint le bureau de l’UDI-Monde. Voici son portrait.

Marc Albert Cormier, conseiller consulaire pour l’Ontario et le Manitoba

Dans l’imaginaire français, les Canadiens francophones se confondent avec l’image du Québec. Mais la francophonie canadienne est à l’image de son pays d’élection : immensément vaste et diverse. Loin de Montréal, c’est parmi les Franco-Ontariens que Marc Albert Cormier tisse des liens privilégiés avec la France.

Depuis Toronto, capitale économique du pays, Marc défend avec passion les intérêts français en qualité d’élu consulaire, depuis mai 2014, et président de la branche locale de l’UFE.

Portant un soutien très actif à ses compatriotes en difficulté, Marc transcende son rôle par une extrême sensibilité à l’image de son pays. Et même de façon renversante, comme en 2003, au plus fort de la campagne de french bashing suite à notre non-alignement sur la politique belliciste américaine en Irak : Marc Cormier a dénoncé tous les dérapages et contre-vérités qui circulaient dans la presse sur son site Miquelon.org. L’impact de ce travail a été salué par les médias eux-mêmes (Financial Times, Fox News, BBC4, AFP…) et il a abouti notamment au retrait de certaines campagnes publicitaires…

Lorsque l’ambassadeur de France au Canada lui donne l’accolade ce 27 février 2016, c’est pour une toute autre raison : l’enseignant Marc Albert Cormier a été fait chevalier dans l’Ordre des Palmes académiques.

Installé à Toronto dans les années 1990, Marc a enseigné les mathématiques et les sciences, avant de se spécialiser dans l’aide aux élèves en difficulté en s’impliquant pleinement dans le projet SOS Devoirs, solution d’assistance à distance. C’est aussi une façon d’exprimer l’esprit d’innovation français dans le monde numérique, défend Marc.

Si Marc a des ailes, il n’oublie pas d’être fier de ses racines. Natif des petites îles françaises de Saint-Pierre-et-Miquelon, à 25 km au sud de l’île canadienne de Terre-Neuve, ce descendant d’Acadiens (Cormier & Petitpas) sait en nommer chaque recoin, au point d’être devenu un expert international de la toponymie ancienne de ces iles.

Dans cet environnement, Marc a aussi hérité d’une vision anglo-saxonne de la société, basée sur le contrat entre ses membres plutôt que sur la loi. Seule l’UDI lui apporte ce vent de confiance et d’autonomie dans la société civile. « L’UDI est l’héritière politique des Girondins de la Révolution française, explique-t-il, c’est-à-dire une vision opposée à celle d’une France jacobine incarnée par un pouvoir centralisateur et uniformisateur. »

L’UDI est aussi le dépositaire de l’idéal fédéraliste européen. Mais le gouvernement économique fédéral, que Marc appelle de ses vœux, demeure en l’état de Symphonie (très) inachevée, comme un renvoi permanent à Gustave Mahler, compositeur que Marc, mélomane invétéré, adore par-dessus tout.