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Affaire Air Cocaïne : « Un dernier combat à Aix-en-Provence », communiqué de Philippe Heneman

philippe_henemanIls ont longtemps attendu ce jour : ce 18 février, à Aix en Provence, les pilotes français Pascal Fauret et Bruno Odos pourront défendre leur honneur devant la justice française, après six années de calvaire.

Les dysfonctionnements de la justice de République dominicaine constatés dans l’affaire les concernant, dite « Air Cocaïne », avaient amené le ministère des Affaires étrangères à modifier le site conseils aux voyageurs pour alerter nos compatriotes sur les risques de se retrouver bloqués dans le pays pour une durée indéterminée en cas de mise en cause par la justice.

Pascal et Bruno ont décidé de quitter clandestinement la République dominicaine en octobre 2015 pour se présenter devant la justice française. « Ils ont eu raison de le faire », avait alors déclaré leur avocat, maître Eric Dupond-Moretti.

Depuis le début de cette histoire abracadabrante, en mars 2013, Philippe Heneman se mobilise pour que justice soit rendue à Pascal et Bruno, toujours interdits d’exercer leur métier…

Comme Pascal et Bruno, Philippe est commandant de bord et ancien pilote de chasse dans l’armée. Des hommes au parcours d’une parfaite rectitude. Lorsque nous nous sommes rencontrés, il y a quatre ans, Philippe présidait le comité de soutien. Les faits qu’il m’a rapportés m’ont convaincu que les supposés trafiquants n’étaient en fait que des victimes… des boucs-émissaires, plus exactement.

Je suis heureux de publier le communiqué de Philippe Heneman, comme je l’ai fait il y a un peu plus de deux ans (Affaire Air Cocaïne : Une autre étape, du 13 oct. 2016).

(g.à d.) Avec Bruno Odos et Pascal Fauret – 20 avril 2015 à St Domingue pour assister à une audience de leur procès émaillé d’incidents de procédures.

Cette fois, Philippe nous résume toute l’affaire, en nous rappelant que les responsables dominicains, auteurs de cette mascarade politico-judiciaire, ont rapidement été démis ou emprisonnés à leur tour.

Il souligne aussi clairement l’aberration juridique de ce dossier : « les pilotes de vol commerciaux n’ont pas la responsabilité du contenu des bagages de leurs passagers, quelle que soit la taille de l’avion exploité. Ils doivent simplement en connaître la masse et la localisation à bord. »

Le procès qui s’ouvre durera 7 semaines. Philippe termine sa lettre par un appel à la solidarité au travers de la l’APNA (Association des Professionnels Navigants de l’Aviation) qui permet la déductibilité fiscale de vos dons.

UN DERNIER COMBAT A AIX-EN-PROVENCE par Philippe Heneman

Il y a bientôt 6 ans, le 19 mars 2013, un film montrait le jet d’Alain Afflelou, opéré par la société SN TH, pris d’assaut à Punta Cana par une DNCD (Direccion Nacional de Control des Drogas = stups dominicains) dopée aux films de Martin Scorsese, et plus modestement relayée par le magazine 7 à 8 de TF1. L’affaire « Air Cocaïne » – marque médiatique juteuse – était née.

Les pilotes aux commandes du jet, Pascal Fauret et Bruno Odos, anciens pilotes de chasse dans l’aéronavale et l’armée de l’air, étaient jetés en prison avec les deux passagers de l’avion et plus de quarante dominicains (militaires pour la plupart) après que la DNCD avait affirmé avoir saisi 680 kg de cocaïne dans les valises du passager Nicolas Pisapia.

Oui mais…

Trois mois après cette « saisie historique » le chef de la DNCD – le très corrompu Général Rosado Matteo – était démis de ses fonctions, puis son bras droit – le lieutenant colonel Liriano Sanchez – était envoyé en prison pour suspicion de trafic de drogue et d’assassinat. Drôle de récompense pour de hauts fonctionnaires à l’efficacité redoutable, non ? Lire la SUITE

Lire aussi, mes billets :
République Dominicaine : Quand l’assistance consulaire devient trahison consulaire ! (3 nov. 2015)
République dominicaine : La condamnation de nos quatre compatriotes à 20 ans de prison appelle à une réaction du Quai d’Orsay (15 août 2015)

Affaire Air Cocaïne : « Une autre étape », communiqué de Philippe Heneman

philippe_henemanSon humilité n’a d’égale que son efficacité. Philippe Heneman n’a pas seulement défendu ses amis, il a aussi appelé au respect du droit international.

Je l’ai rencontré au Sénat lorsqu’il était venu m’alerter sur la situation de Pascal Fauret et Bruno Odos, les deux pilotes français retenus en République dominicaine dans le cadre de l’affaire dite « Air Cocaïne ».

Toujours sobre et précis dans l’exposé des faits, Philippe fait honneur à la société civile par son engagement au service des autres et contre l’arbitraire, mais sans attendre aucune contrepartie personnelle.

Pascal et Bruno ont fini par rentrer en France pour se soumettre à la justice de leur pays.

Comme il nous l’explique dans le texte ci-dessous, Philippe Heneman a décidé de dissoudre l’ASPB, association de soutien aux deux pilotes, Pascal et Bruno, avec le sentiment du devoir accompli. Je lui tire mon chapeau

Aujourd’hui, le commandant de bord d’Air France nous alerte sur le sort de Christophe Naudin qui est, à son tour, incarcéré en République dominicaine.

UNE AUTRE ETAPE par Philippe Heneman

En avril 2013 nous décidions de créer un comité de soutien pour aider Pascal et Bruno qui venaient de tomber dans le piège dominicain. Près de 3 ans et demi plus tard il est opportun de dresser le bilan de cette initiative qui a souvent pris la tournure d’une aventure pour le meilleur et parfois pour le pire.

Pour commencer, les nouvelles de Pascal et Bruno sont plutôt bonnes : ils réapprennent à vivre « normalement » depuis qu’ils ont pu rejoindre leurs familles. Leur contrôle judiciaire étant très allégé, ils peuvent envisager de bientôt reprendre une activité professionnelle stable – au sein du travail aérien ou ailleurs – tout en se préparant à l’hypothèse d’un renvoi global de tous les acteurs de cette pitoyable affaire devant la justice à l’horizon 2018. Autant dire que si un avenir existe bien désormais pour eux, il comporte encore une série d’obstacles à franchir.

La possibilité de cet avenir existe grâce à vous tous, épouses, membres de leur famille, amis, collègues proches ou éloignés, anonymes touchés par leur cause… lire LA SUITE