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Retrouvez-moi sur « 24 heures Chrono de l’international » consacré à Glasgow !

Je vous invite à regarder « 24h chrono de l’international », une opération qui consacre une heure d’antenne sur internet à toutes les grandes métropoles mondiales, sous l’angle de la vie quotidienne et des affaires.

J’ai participé à l’émission dédiée à Glasgow qui sera diffusée en direct :

le mardi 15 janvier 2013 à 18h00 (heure de Paris)

Pour suivre la vidéo, il vous suffit de vous connecter sur www.mondissimo.com (aussi bien pour le direct que pour le différé) ou encore uniquement pendant le direct sur www.tv5.org.

Il s’agit de la 7ème édition d’un événement médiatique qui vous offre de faire le tour du monde en 24 heures, à travers 24 villes et en 24 émissions ! Ainsi, après Glasgow à 18h, vous pourrez suivre un reportage sur Mexico à 19h, San Francisco à 20h ou Lima à 21h. En effet, 12 villes seront au programme le 15 janvier 2013 et 12 autres le lendemain, mardi.

Londres était à l’honneur l’an dernier et peut-être vous souvenez-vous de ce reportage auquel j’avais également participé (lire : “Les « 24 heures chrono de l’international » de News21.TV et TV5 Monde sont passées par Londres” du 01 février 2012).

Toutes mes félicitations à la sympathique équipe des 24H Chrono de l’international qui réalise un travail formidable et original.

Étudier en France après le Bac ?

Chaque année, ils sont 12.000 élèves à décrocher leur Bac hors de France dont près de 200 à Londres.

Et ensuite ? Pourquoi ne pas poursuivre des études secondaires en France ? Presque 30% des bacheliers du lycée Charles de Gaulle de Londres font ce choix.

La question se pose avec acuité puisque l’Hexagone abonde en filières d’excellence et offre un réseau incomparable de grandes écoles. De plus, le coût de la scolarité demeure sans comparaison avec d’autres pays occidentaux.
Pour nourrir leur réflexion ou trouver des idées d’orientation, les futurs bacheliers du réseau scolaire à l’étranger, ainsi que leurs familles, peuvent désormais compter sur une brochure remarquable intitulée “Étudier en France après le baccalauréat”.

Disponible en téléchargement, ce document gratuit d’une cinquantaine de pages est le fruit d’un partenariat, signé le 5 octobre 2011, entre CampusFrance et l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, deux grands opérateurs à l’international.

Ce mémento consacré à l’offre de formation dans l’enseignement supérieur français est d’abord surprenant par la qualité de sa mise en page, claire et esthétique, que l’on feuillette avec plaisir. Puis, on est comblé par la richesse de l’étude puisque les procédures et calendriers d’inscription se complètent de toutes les possibilités de financement des études, sans oublier les conditions de vie pratique pour les étudiants en France (logement, transports, loisirs…incluant une liste de prix courants, tel que le prix moyen du sandwich ou du café en France).

J’ai découvert cette brochure grâce à la dernière “Lettre UFE 7 jours”, accompagnée des dernières news publiées sur le site UFE, Union des Français de l’étranger.

Télécharger  “Etudier en France après le baccalaureat – édition 2012” (fichier pdf)

Bourses scolaires : moins d’argent pour chacun, des formalités toujours aussi contraignantes

Vous pouvez commencer à déposer votre demande de bourse scolaire auprès du consulat pour l’année scolaire 2013-2014, si vos enfants fréquentent le réseau de l’enseignement français en Grande-Bretagne ou bien s’ils vont l’intégrer. Même si vous êtes déjà bénéficiaire, votre demande de bourse doit être renouvelée chaque année. De plus, rappelons que ces demandes sont indépendantes de la procédure d’inscription de vos enfants.

La date limite pour le dépôt du dossier est fixée au 15 février 2013.
Le dépôt s’effectue auprès du consulat, après avoir pris rendez-vous sur son site internet.

Rendez-vous donc sur la page Bourses scolaires du site du consulat pour prendre connaissance des nouvelles modalités, télécharger des formulaires et planifier un RV en ses locaux.

Suite à la réforme des bourses, annoncée par notre ministre Hélène Conway, il est fort probable que de nombreux boursiers verront diminuer leur quotité (lire : “Réforme des bourses à l’étranger : Les familles boursières paieront pour les nouveaux boursiers” du 19 novembre 2012). D’après nos simulations, rappelons que seules 4.842 familles dans le monde recevront une bourse à hauteur 100%, au lieu de 7.421 familles précédemment.

J’ai demandé à l’Administration, lors de la session du bureau de l’AFE du 14 décembre dernier, si les familles potentiellement touchées par une baisse de 20% de leur quotité avaient été informées ou interrogées sur leur aptitude financière à poursuivre la scolarisation de leurs enfants. La réponse a été négative.

Un autre point me semble sensible : la procédure d’instruction des dossiers. L’Administration, autrement dit le ministère des Affaires étrangères, nous a signifié que cela ne valait pas la peine d’instaurer des demandes de bourses par internet. J’en ai pris acte, mais j’ai demandé à connaitre le coût du traitement pour l’Administration de la gestion des dossiers de bourses. Je n’ai pas obtenu d’estimation financière de la part du directeur des Français de l’étranger, mais seulement l’aveu que “c’est du coût papier et d’agents, c’est très lourd” et aussi que “la saison des bourses dans les consulats est particulièrement chargée”.

Donc, même si la procédure d’instruction des dossiers s’avère “lourde” pour l’Administration, cette année encore, Il va falloir que les parents de 25.000 élèves boursiers dans le monde se déplacent personnellement au consulat, après avoir pris rendez-vous pour déposer leur demande. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Photo Flickr de Daniel Y. Go

TF1 rend hommage au travail du centre Péguy

Le 27 décembre dernier, le centre Charles Péguy de Londres a fait l’objet d’un reportage diffusé au cours du JT de 20h de TF1.

Réunion d’information au centre Péguy de Londres auprès de candidats à l’emploi au Royaume-Uni (JT de TF1)

Le sujet s’intitulant “En quête d’un emploi, ces jeunes Français qui traversent la Manche”, il aurait été impossible de faire l’impasse sur le travail exceptionnel du centre en faveur de l’emploi de nos jeunes compatriotes. Chaque jour ouvrable, deux ou trois d’entre-eux trouvent une embauche au Royaume-Uni. Aussi, sur l’année 2013, le centre Péguy prévoit de placer plus d’un millier de jeunes, notamment grâce au renfort récent d’un chargé Emploi, recruté grâce à la générosité de six entreprises françaises implantées localement.

Qui sont-ils ces jeunes déboulant plein d’espoir au centre Péguy ? 35% des candidats ont au moins le niveau BAC+4, contre 10% de jeunes qui n’ont aucune qualification.

Les autres constituent le cœur de cible du centre, soit des jeunes de 18-20 ans de qualification CAP à BAC+2 avec un faible niveau d’anglais, nous a précisé Marine Deneux, directrice du centre, lors de la réunion du comité consulaire pour l’Emploi et la Formation professionnelle du 6 décembre.

Toutefois, “leur nombre a diminué cette année au profit des 20-25 ans, nuance la directrice. On note également un glissement vers des profils BAC+2 à BAC+5 qui représentent aujourd’hui 60% des adhérents contre 50% l’an dernier”.

Sur la question des diplômes, Catherine Jentile correspondante à Londres de TF1 a expliqué, à juste titre, que “les Britanniques s’intéressent souvent plus à la personnalité qu’aux diplômes des candidats”.

Merveilleuse opportunité avec l’essor de la mondialisation ou dernier recours à l’emploi en période de crise, l’éventail des raisons de solliciter le centre Charles Péguy s’élargit chaque jour. C’est pourquoi, nous avons fait de cette institution, présidée par Guillaume Dufresne, le dispositif clé du plan Emploi (lire : “Le plan Emploi accomplit son premier objectif” du 22 octobre 2012).

Grâce au renforcement des équipes de traductrices bénévoles, au nombre de quatre cette année contre deux l’an dernier, Péguy a pu particulièrement aider les jeunes sans qualification et tous ceux dont l’anglais est balbutiant. Permettre à chacun de se sentir un peu moins seul, un peu plus en confiance est aussi la mission sociale du centre qui multiplie les activités et les rencontres dans ce but.

Voir le reportage du JT de TF1 : «En quête d’un emploi, ces jeunes Français qui traversent la Manche»

Mon Infolettre n°16 de décembre est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à un grand nombre d’entre-vous mon Infolettre n°16 qui liste les articles publiés en cette fin d’année 2012, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial.

Madame, monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,

Voici un beau cadeau de Noël pour notre communauté.

Je vous annonce l’acquisition par le French Education Property Trust (FEPT) d’un site à Brent (près de Wembley) pour y établir le troisième établissement secondaire français à Londres ! C’est un grand pas en avant pour le plan Ecole qui devrait atteindre son objectif initial de créer 1.500 places supplémentaires dans l’enseignement français à Londres d’ici la rentrée 2015. Les personnes impliquées dans le plan Ecole qui ont permis de concrétiser ce progrès tant attendu méritent la gratitude de notre communauté.

La ministre des Français de l’étranger Hélène Conway a présenté le 14/12/12 à l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE) un projet de réforme de la représentation des Français de l’étranger. Le gouvernement veut créer une strate de 442 élus supplémentaires, baptisés « conseillers consulaires ». Ceux-ci percevraient des indemnités mensuelles d’environ 300 euros pour tenir un rôle local très comparable à celui des présidents d’associations reconnues d’utilité publiques (UFE et ADFE) qui eux sont bénévoles. Vous ne serez plus autorisés à voter directement pour les conseillers à l’AFE. Leur capacité d’action sera considérablement réduite. Ils ne se réuniront qu’une seule fois par an à Paris. Prévue en juin 2013, l’élection de l’AFE pour les zones Europe et Asie est reportée au printemps 2014. Ce répit permettra au gouvernement de « charcuter » certaines circonscriptions pour construire une carte électorale à sa main en vue des prochaines sénatoriales de 2014. Les élus AFE d’Afrique et d’Amérique, majoritairement dans l’opposition, verront leurs mandats interrompus avant la sénatoriale 2014 à laquelle ils devaient participer. Nous nous éloignons de l’idée que je me fais du bon fonctionnement d’une démocratie !

L’administration a soumis aux élus une liste de 7,923 personnes dont l’inscription au registre consulaire de Londres date de plus de 5 ans. Elle souhaite les exclure de la liste électorale 2013 si nous ne sommes pas en mesure d’apporter la confirmation de leur présence sur le sol britannique sous deux semaines. Cette manœuvre peut altérer la représentativité du Royaume-Uni pour la future carte électorale et travestir les statistiques officielles sur la présence des Français établis outre-manche. C’est pourquoi j’incite chacun d’entre vous à vérifier la date de validité de votre inscription consulaire.

En juin dernier, j’appelais de mes vœux la création d’une force politique de centre droit au Parlement. Sous l’impulsion de Jean-Louis Borloo, l’UDI (Union des démocrates et Indépendants) est née. Je suis heureux de faire partie de ses membres fondateurs, et de participer à la commission en charge du projet « Europe » dirigée par l’ancien ministre des finances Jean Arthuis. J’invite tous ceux qui souhaitent participer à la construction de notre projet à prendre contact avec moi.

Je vous souhaite de très belles fêtes de fin d’année.

Chaleureusement – Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°16 (novembre-décembre 2012)

Photo Flickr de Leo Reynolds

Le troisième collège français de Londres ouvrira à Brent

Voici un beau cadeau de Noël pour notre communauté.

Je vous annonce l’acquisition par le French Education Property Trust (FEPT) d’un site à Brent (près de Wembley) pour y établir le troisième établissement secondaire français à Londres !

C’est un grand pas en avant pour le plan Ecole qui va atteindre son objectif initial de créer 1.500 places supplémentaires dans l’enseignement français à Londres d’ici la rentrée 2015 (lire : “Le comité de pilotage du plan Ecole unanime en faveur d’un 3ème établissement secondaire à Londres” du 01 novembre 2012).

Je vous reproduis le message de félicitations que vient de nous adresser Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, auquel je m’associe pour témoigner toute ma gratitude aux personnes impliquées dans le plan Ecole qui ont permis de concrétiser ce progrès tant attendu.

Chers amis du plan Ecole,

Il y a près d’un an et demi, nous avions collectivement validé la nécessité de l’ouverture, en septembre 2015,  d’un troisième établissement secondaire français à Londres. Dans cette perspective un groupe de recherche immobilière avait été créé afin d’identifier les sites les plus propices à son implantation. Le site du Town Hall de Brent est rapidement apparu comme l’un de ceux qui réunissaient les qualités nécessaires à un tel projet. Le 1er  octobre dernier, dans le cadre d’un appel d’offres, French Education Property Trust (FEPT) a déposé une offre d’achat auprès des autorités municipales de Brent.

Nous avons le très grand plaisir de vous annoncer que cette offre vient d’être approuvée par le Conseil municipal.  FEPT  va pouvoir  effectuer le dépôt de la caution nécessaire à la sécurisation de l’achat. De nombreuses étapes administratives restent à franchir avant l’entrée effective du projet dans sa phase matérielle. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit là d’un pas décisif.

Le travail des trustees de FEPT, de l’équipe projet, Frédéric de la Borderie et Anne Gombert, et des membres de l’équipe de recherche immobilière, Virginie Royer, Sophie Routier, Myriam Vander Elst, Sabine Paradis et Catherine Cécillon, doit être particulièrement salué. Sans leur contribution, celle de tous les membres actifs du plan Ecole, mais aussi de l’AEFE et de l’ANEFE, nous n’aurions pu obtenir ce succès.

Afin d’améliorer encore l’information de tous, nous vous indiquons que désormais le nouveau blog du plan Ecole (www.planecoleroyaumeuni.wordpress.com) vous tiendra informé des étapes prochaines de ce projet, mais aussi des avancées effectuées sur les deux autres objectifs du plan Ecole.

Cordialement
Laurent Batut
Conseiller culturel adjoint
Attaché de coopération éducative
Ambassade de France

Jean Arthuis veut s’entourer des Français de l’étranger

Les Français expatriés venus de 16 pays différents répartis sur 4 continents en furent bien surpris : les sénateurs tenaient séance en ce samedi matin, au Palais du Luxembourg, comme l’attestaient les moniteurs installés dans tous les recoins du bâtiment. Puis, ils ont traversé la cour d’honneur pour se rendre au salon Champetier de Ribes, point de convergence traditionnel des sénateurs UDI – Union Centriste, où Jean Arthuis leur avait donné rendez-vous.

Jean Arthuis et Olivier Cadic ont reçu les Français de l’étranger au Sénat, samedi 15 décembre 2012

Le sénateur de Mayenne et ancien ministre des Finances confiait d’emblée que les débats en cours sur la loi de finance rectificative prenaient un tour intéressant : “Deux tabous de la République vacillent : la baisse des cotisations sociales et la hausse de la TVA”. Une occasion de nous rappeler qu’il existait une arme anti-délocalisation dans notre économie globalisée : la baisse de charges sociales  compensée par une augmentation substantielle de la TVA, considérant que les consommateurs, eux, “ne sont pas pas délocalisables”.

L’assistance acquiesçait, silencieusement, suspendue aux lèvres d’un orateur captivant. J’ai été ravi de voir autant de monde répondre à mon invitation, ce 15 décembre au Sénat. On comptait pas moins de douze conseillers élus des Français hors de France, de la Chine à la Colombie, en passant par la Tunisie, l’Algérie, Madagascar, ou la Cote d’Ivoire. A l’occasion des législatives de juin, certains d’entre-eux ont connu une sévère désillusion, celle de constater que leur travail de terrain ne procurait aucune légitimité dans la course aux désignations officielles. Copinages et parachutages en ont ulcéré quelques-uns au point de prendre le chemin de la dissidence. Ces pratiques “corporatistes ruinent la république”, condamne Jean Arthuis avant de ravir l’aréopage des élus en déclarant que les Français de l’étranger devraient être représentés par… des Français de l’étranger (lire aussi : “Les élus des Français de l’étranger débattent avec Jean Arthuis de l’avenir du centre et de la droite” du 12 septembre 2012).

Les futurs élus de l’UDI se le tiendront pour dit. Encore faut-il être convaincu d’intégrer l’Union des démocrates et indépendants, ce tout nouveau parti (lire : “Naissance de l’UDI, sous le signe de l’Europe” du 26 octobre 2012). Une UDI pour défendre quelles valeurs ? Clairement identifié au centre-droit, ce mouvement porte aujourd’hui tous les espoirs de son vice-président, Jean Arthuis, qui rêve enfin de “sortir la politique du théâtre d’ombre qu’elle est devenue”. Alors, il martèle que l’UDI doit privilégier le fond. Concrètement, “sa première mission doit être de faire vivre un débat de société pour que les citoyens soient davantage responsabilisés”. En effet, il devient malsain, pour ne pas dire dangereux, que la classe politique entretienne toujours la fascination du chef et l’idée qu’on peut tout attendre de l’Etat. “Un Etat fort, ce sont des citoyens forts”, résume Jean Arthuis.

Cette envie d’établir un lien direct avec le citoyen, de retrouver un sens collectif à l’action, est le propre de tous ces “humanistes de droite qui privilégient la gestion participative et se méfient du centralisme.” Ces “modérés” se distinguent nettement de l’autre grande famille de droite que Jean Arthuis aime appeler “les Bonapartistes”…

Au sein de l’UDI, il est en charge de l’Europe qu’il évoque toujours avec un engouement teinté de froide lucidité. A l’entendre on se dit qu’il est assurément le plus européen de nos acteurs politiques. Selon lui, une vision purement domestique de nos problèmes ne conduit qu’à de vaines gesticulations : “Le jour où nous sommes passés à l’euro, nous avons pris un aller simple vers le partage de souveraineté et une forme de fédéralisme.”

“On ne peut plus attendre, nous sommes condamnés à réussir”, avertit Jean Arthuis, entourés des Français expatriés.

La gestion de l’euro scandalise toutefois celui qui en fut l’un des instigateurs. S’il se félicite que la monnaie commune ait désormais éradiqué l’instabilité monétaire et les fameuses dévaluations compétitives, le sénateur fustige tour à tour l’absence de gouvernance de cette “monnaie orpheline d’Etat”, la transgression des règles à peine édictées par le pacte de stabilité, la complaisance générale vis à vis de la Grèce ou bien l’aveuglement des agences de notation qui jusqu’en 2009 “pensaient que l’Europe était un état fédéral et la banque centrale était l’équivalent de la FED”. Au résultat, un profond malaise politique, une crispation croissante de l’opinion, une image caricaturale de l’Europe devenue “le kaléidoscope de toutes les faiblesses et démagogies nationales”, illustre Jean Arthuis.

Avec Jean-Louis Borloo, tous deux veulent résolument que l’UDI soit un parti européen, ce que le projet politique devra fidèlement reflèter. Deux mois après l’assemblée constituante, qu’avons-nous à vendre précisément ? Aucun guide du parfait militant n’est encore disponible, et c’est tant mieux, nous l’avons vu samedi dernier. Il reste en effet du travail et, soyons honnête, la route sera plus ou moins longue, certainement chaotique. Mais la route sera belle, pense Laurence Helaili, expatriée en Irlande: “C’est excitant de savoir qu’il y aura des débats et que nous allons devoir construire notre propre projet au lieu d’adhérer à un pack idéologique, déjà tout prêt, comme dans les autres partis”.

Pour participer aux réunions UDI au Royaume-Uni et en Irlande ou nous rejoindre, écrivez-moi à udi.ffe@gmail.com

Les demandes d’abandon de la nationalité française se multiplient

Gérard Depardieu a utilisé son droit de circuler librement au sein de l’Union européenne et de s’établir où bon lui semble.

Personne n’est fondé à porter un jugement sur une démarche personnelle, à commencer par le Premier ministre qui a qualifié son comportement de « minable ». Un jugement de pure démagogie qui ne rehausse pas sa fonction. L’acteur français s’est senti, à juste titre, insulté et il a répondu avec humour : “Minable, vous avez dit minable, comme c’est minable !”. Dans la foulée, il a décidé de renoncer à sa nationalité française. Je comprends son coup de sang.

L’occasion m’est donnée de vous dire que, malheureusement, je reçois de plus en plus de demandes d’information au sujet de l’abandon de la nationalité française. On me demande clairement quelle est la procédure à suivre. Des Français de l’étranger vivent mal d’être souvent stigmatisés en France. Certains quittent notre pays car ils ont le sentiment d’être spoliés par un Etat qui mène grand train à leurs frais. Ce gouvernement les insulte. Est-ce digne et approprié de la part des plus hautes autorités de l’Etat?

J’ai averti le consul général à Londres de la situation par courrier électronique, en juin dernier, suite à une lettre émanant d’une famille de trois Français ayant obtenu leur naturalisation britannique. Ils souhaitaient renoncer à la nationalité française, par l’intermédiaire de notre consul honoraire de Douvres, pour des “raisons politiques”.

Je respecte les motivations de chacun, mais l’idée que certains se sentent contraints de divorcer avec la nation française m’attriste profondément.

Damien Regnard, mon collègue à l’Assemblée des Français de l’étranger, élu de la circonscription de Houston au Texas, a posé une question orale sur l’abandon de la nationalité française de nos ressortissants vivant aux USA. Il avait besoin de précisions sur l’interprétation de l’article 23_7 du code civil, suite aux questions de quelques futurs ex-compatriotes.

Je vous joins la réponse de l’Administration, en date de vendredi dernier. Elle liste tous les cas de perte de la nationalité en rappelant que le demandeur doit apporter la preuve d’une nationalité étrangère et l’absence d’attaches familiales et professionnelles en France. Dans le cas de Gérard Depardieu, il sera interessant de voir si l’administration exige de lui qu’il cède ses activités professionnelles en France pour accepter sa perte de nationalité française. L’administration évoque également les conditions de déchéance de la nationalité par décret du Conseil d’Etat (art. 25 du code civil). En gros, il faut avoir été l’auteur de crime, d’acte de terrorisme ou de conspiration. Cette précision me semble utile depuis qu’un député socialiste a eu le mauvais goût de proposer d’étendre la déchéance de nationalité aux exilés fiscaux (lire : 121214 Question orale perte nationalité – fichier pdf).

J’ai écrit, ce jour, à Jean-Louis Borloo, député et président de l’UDI, ainsi qu’à Jean Arthuis, sénateur et vice-président de l’UDI, pour leur demander d’exercer un suivi sur le nombre de renoncements à la nationalité française. C’est un phénomène naissant qui mérite d’être observé.

Il semble désormais que la liberté chérie puisse en remontrer à l’amour de la patrie.

Photo Flickr de Jinod

L’UFE GB étoffe son conseil d’administration et présente France Experts

Le 27 novembre dernier, l’assemblée générale de l’UFE GB, section britannique de l’Union des Français de l’étranger, a réélu, à l’unanimité, les trois membres sortants de son bureau et étendu la composition du conseil d’administration à 10 personnes suite à la réforme de ses statuts. Nous avons donc le plaisir d’accueillir 7 nouveaux membres afin d’amplifier l’action de l’UFE GB au service de nos compatriotes du Royaume-Uni.

Les membres sortants et réélus du bureau de l’UFE GB : Katherine Passerieu, Anne Vigouroux et Olivier Cadic

Voici la composition du nouveau conseil d’administration:
Président : Olivier Cadic
Vice-présidents : David Blanc (en charge de l’UFE Corporate), Carole Rogers ( siègera aux comités consulaires Action sociale, Emploi et Anciens combattants)  et Anne Vigouroux
Trésorier : David Macdonald
Secrétaire Générale : Laurence Helaili
Sophie Routier (siègera au Plan Ecole – Commission locale des Bourses)
Katherine Passerieu (Lien social – Associations)
Frédéric Gayral et Stéphane Rambosson (UFE Corporate)

Je félicite et remercie nos nouveaux élus et tous les adhérents qui s’engagent au sein L’Union des Français de l’Etranger présidée par Gérard Pelisson, association créée en 1927 et reconnue d’utilité publique en 1936.

L’autre événement marquant de cette journée fut la présentation de France experts, par son président Philippe Roisin.

France experts est une structure créée à l’initiative de l’UFE, dans le but de gérer à distance tous vos problèmes personnels, familiaux et patrimoniaux, un “assistant personnel de confiance pendant toute votre vie d’expatrié, de votre départ jusqu’au retour en France”.

Philippe Roisin chapeaute un réseau multidisciplinaire de 50 experts afin d’offrir un éventail complet de services et de répondre à tous vos besoins : retraite, juridique, fiscal, notarial, patrimoine, assistance familiale, immobilier, assurances, santé, prévoyance, transition professionnelle, recherche d’emploi, coaching expatrié, soutien psychologique…

Je vous invite à regarder le film projeté lors de l’assemblée générale qui met en scène un cas concret d’accompagnement d’une famille d’expatriés, en suivant ce lien http://youtu.be/tS9dIVmQKtI

Pour plus d’information assistance@france-experts.fr ou www.france-experts.fr

Un job de Noël en Angleterre ?

La dernière lettre d’information du centre Charles Péguy vous explique comment s’y prendre pour intégrer un “Christmas staff” et donc devenir salarié temporaire pendant la période des fêtes.

A condition de ne pas perdre de temps, vous avez de sérieuses chances d’embauche, notamment auprès des chaines de grands magasins qui recrutent à tour de bras en fin d’année. La lettre d’information en fournit une belle liste en indiquant à chaque fois le lien internet dédié pour postuler au Christmas staff d’enseignes telles que Boots, Argos, Next ou encore celui de la Royal Mail.

Si vous vous sentez frileux à l’idée de vous retrouver vendeur au rayon littérature anglaise, mettez en avant des aptitudes et motivations qui vous placeront plutôt en coulisses (stocks, mise en rayon, vente en ligne…). A la clé, vous aurez vécu un moment palpitant et peut-être une première expérience à coller sur votre CV, vous ouvrant la voie à des postes similaires sur le marché du travail, pensez-y.

Le centre Péguy rappelle que ses traductrices peuvent vous aider à rédiger vos “applications forms” (mardis & jeudis sur rendez-vous)

Les autres thèmes et rubriques contenus dans la lettre d’information sont les suivants : Conseils juridiques : les congés payés ; les bons plans ; cours d’anglais : la recette du Christmas Cake ;  les informations sur le Centre Charles Péguy ; les ateliers de l’emploi et les cafés de l’emploi. Lire Newsletter_Peguy_decembre_2012 (fichier pdf).

Jean Arthuis invite les Français de l’étranger à s’exprimer, samedi 15 décembre 2012

Tous les Français résidant hors de France sont concernés par une réunion qui s’annonce passionnante, samedi 15 décembre, au Sénat.

Par-delà mon mandat d’élu à l’AFE, c’est en qualité de membre fondateur de l’UDI et chargé de la Fédération des Français de l’étranger par le conseil exécutif de l’Alliance centriste que je serai de la partie.

Jean Arthuis, vice-président de l’UDI, Union des démocrates et indépendants, en charge du projet européen, est heureux d’inviter les Françaises et les Français établis à l’étranger à une rencontre

 Samedi 15 décembre 2012
de 10h à 12h30

au Sénat – Palais du Luxembourg
15 ter, rue de Vaugirard – 75006 Paris
Salle Champetier de Ribes

L’introduction de Jean Arthuis portera sur :
– La construction de l’UDI, deux mois après l’assemblée constituante
– L’UDI, parti européen : le projet politique de l’UDI pour l’Europe
– Les prochaines échéances électorales pour les Français de l’étranger

La présentation sera suivie d’échanges ouverts et du verre de l’amitié.

Il y a quelques semaines, j’avais eu le plaisir d’exprimer la pensée de Jean Arthuis. Sur l’Europe, son crédo est le fédéralisme, seule avancée capable de nous sortir de la crise. Il soutient que l’Union pourrait commencer par créer une institution dédiée à la gouvernance de la zone euro, après dix ans d’un funeste laisser-aller (lire : “Naissance de l’UDI, sous le signe de l’Europe” du 26 octobre 2012).

Si vous souhaitez participer à cet événement, merci de vous inscrire par email avant le 10 décembre, à cette adresse : UDI.francaisetranger@gmail.com

Dans votre courrier, merci de fournir les informations suivantes :
– Prénom et Nom – Pays
– Adresse
– Adresse de courriel
– Numéro de gsm
Un email de réponse confirmera votre participation.

Ne perdez pas de temps, le nombre de places est limité !

En France, l’UDI est aujourd’hui le parti qui réveille la politique. Je compte chaleureusement sur votre présence pour discuter de son projet à l’aune de votre expérience et la lueur de vos idées.

Assurance retraite : un “tchat” sur les carrières à l’international, le jeudi 06 décembre

Lorsqu’on travaille à l’étranger, rien n’est plus légitime que de se poser, au moins de temps en temps, des questions sur sa retraite en termes de droits ou de démarches à faire.

L’Assurance retraite (la Cnav et son réseau de caisses régionales), dont je relaie régulièrement les lettres d’information sur ce blog, va consacrer, du 3 au 7 décembre 2012, une semaine aux carrières à l’international sur son site www.lassuranceretraite.fr

Dans le cadre de cette semaine particulière, un dialogue en direct sera organisé sur internet entre internautes et la Cnav :

 TCHAT
Jeudi 6 décembre 2012
de 14h00 à 15h00 (heure française)
www.chatconference.com/chat/cnav_chat/s_344881

“Carrière en France et à l’étranger : quel impact pour ma retraite ? “

Annie Rosès
directrice des relations internationales,
répondra en direct aux internautes qui veulent connaitre leurs droits en matière de retraite

On imagine la diversité des préoccupations de chacun selon son parcours, son âge ou son niveau de revenus. Nul doute cependant que cyber événement répondra à beaucoup de questions d’intérêt général, telles que connaitre les conditions pour continuer à cotiser en France, les démarches à effectuer pour demander sa retraite lorsqu’on réside à l’étranger ou bien encore les pays ont signé des accords de sécurité sociale avec la France.

Elément important, dès le 22 novembre, vous pouvez commencer à poser vos questions sur une plateforme dédiée, en cliquant sur le lien suivant : http://www.chatconference.com/chat/cnav_chat/s_344881

Sur la forme, on ne peut que saluer cette initiative originale et interactive. La Cnav polisse son image et nous laisse imaginer qu’elle saura adapter son métier à la mentalité des futurs retraités, largement familiers des outils web 2.0.

Feu vert pour l’International Academy of Greenwich, “Free School”, inscrivez-vous avant le 11/02/13!

Les autorités britanniques ont donné leur autorisation : une nouvelle école secondaire internationale ouvrira ses portes en septembre prochain dans  la région du sud-est de Londres, bénéficiant du statut de Free school.

Il s’agit de L’Académie internationale de Greenwich, une belle initiative de parents d’élèves et d’éducateurs pour la plupart français ou francophones, pour laquelle j’avais lancé un appel à soutiens l’an dernier (lire : “Un projet d’école internationale à Greenwich” du 11 mai 2011).

Dès la rentrée 2013, une centaine d’élèves de Year 7 (11 ans) seront accueillis pour suivre le programme de l’IB middle years  (11-16 ans), sous le régime de la Free school, autrement dit une école “accessible à tous et c’est ce que nous avons souhaité : une école gratuite et non sélective”, insiste Susannah Hickling, la directrice marketing et communication du projet.

A l’horizon 2015, l’établissement prévoit d’intégrer des étudiants Sixth form (16-18 ans), pour leur dispenser le programme du prestigieux diplôme de l’International Baccalaureat (IB). Pour l’année prochaine cependant, les élèves de Year 6 constitueront la principale cible. Les parents ayant des enfants en Year 6 peuvent donc poser leur candidature sur le site internet de l’école, avant le 11 février 2013, date limite.

Toute l’équipe est flattée et galvanisée par le soutien du Department of Education qui a certainement été sensible à une vision pédagogique “axée sur l’apprentissage des langues par immersion”, résume Susannah.

Parents et enseignants veulent absolument justifier l’appellation d’académie internationale en donnant une forte place aux langues, et notamment au français.  “Nous croyons qu’il est essentiel d’apprêter nos jeunes pour une mondialisation croissante du travail et les études.” justifie Nick Zienau qui dirige l’équipe d’organisation.

Ce succès administratif est l’aboutissement de plusieurs années de travail et fait suite à un premier dossier refusé. Pourtant, la fraicheur et l’enthousiasme dominent comme au premier jour dans la phase actuelle la recherche de locaux, rendue possible grâce au  “budget de préouverture”.

“Un travail difficile nous attend, juge Nick Zienau, mais nous sommes convaincus que l’Académie internationale de Greenwich comblera une lacune importante”.

Je suis doublement ravi par ce résultat. Il contribue à l’atteinte de l’objectif 2 du plan école qui vise à doubler le nombre d’écoles locales bilingues au Royaume-Uni. Ensuite, comme pour Culham, cette école aura le statut de Free school. Aussi, j’adresse mes plus vifs et cordiaux encouragements à tous les promoteurs de la future académie internationale de Greenwich (www.internationalacademygreenwich.org.uk)

AEFE : le gouvernement piétine encore une promesse de campagne

Mardi prochain, le budget de l’AEFE, Agence de l’enseignement français à l’étranger, sera soumis à son conseil d’administration.

Le nœud coulant des finances publiques ne laissera d’autre choix à l’Agence que de voter un budget de circonstance.

« Nous mettrons un terme au sous-financement de l’AEFE », péroraient les Socialistes de l’étranger dans leur programme présidentiel. Le retour à la réalité est brutal. La subvention de l’Etat n’augmentera que de 1% (5,5 millions d’euros) pour atteindre 425 millions d’euros. Dans le même temps, l’Etat fait peser une nouvelle charge de 13 millions d’euros pour financer la part patronale sur les retraites.

Du reste, le sénateur socialiste Richard Jung reconnaît lui-même que « L’Agence devra donc de nouveau augmenter ses ressources propres pour faire face à ses charges. » Ce sera donc aux parents d’élèves de payer la différence. Et ils subiront la double peine, puisque le  budget de l’aide à la scolarité sera réduit de plus de 12% (110.5M€ au lieu de 125.5M€ en 2012).

En ce qui concerne le Royaume-Uni, le projet de budget de l’AEFE se traduira ainsi : l’Etat qui prenait en charge 58% du salaire des enseignants du lycée Charles de Gaulle réduira sa part à 50% d’ici à deux ans. La différence sera à la charge des parents d’élèves. Forcément.

Cette décision est en flagrante contradiction avec le projet socialiste qui promettait que  « la part de l’Etat dans le financement des établissements, en baisse chaque année, sera maintenue à son niveau actuel et un plan quinquennal permettra d’établir les besoins en financement de chaque établissement pour assurer leur pérennité, leur qualité et leur sécurité. »

Par conséquent, il s’avère clairement que l’AEFE devra désormais naviguer à vue et limiter sa vision à gérer l’existant, avec un soutien de l’Etat qui déclinera d’une année sur l’autre. Chaque élève de l’AEFE coûte aujourd’hui 2 210 euros à l’Etat ; il ne devra plus coûter que 2150 euros en 2015.

Il serait temps de reconnaître que l’Etat ne peut plus financer le développement d’un réseau qui compte déjà 485 établissements d’enseignement français à l’étranger, en dépit d’une demande croissante.

Alors, quel avenir pour l’enseignement français à l’étranger ? Osons d’abord répondre cette question : « Pourquoi avons-nous besoin d’un enseignement français à l’étranger ?» avant de nous demander comment le faire fonctionner.

En faisant de l’AEFE, l’alpha et l’oméga du développement de l’enseignement français à l’étranger, le risque est désormais élevé de voir le rayonnement de la France décliner au profit d’autres systèmes éducatifs en plein essor.

D’ailleurs, le développement de filières bilingues, intégrées au système éducatif du pays partenaire piétine. Pour 2013, il est prévu 1 695 000 élèves inscrits en section bilingue, soit le même nombre qu’en 2010. Ce résultat justifierait une vraie remise en cause de notre stratégie dans ce domaine.

Nos finances publiques agonisent, les parents d’élèves sont mis à contribution permanente sans pouvoir planifier l’évolution des tarifs et, surtout, de nombreux enfants restent à jamais les oubliés du dispositif, faute de solution alternative au manque de place, à leur éloignement géographique ou à l’inflation du prix de la scolarité.

Les caciques du « tout Etat » ont les rênes bien en main. Pourtant, tôt ou tard, il faudra redéfinir la mission de l’AEFE, la concentrer uniquement sur des actions que l’Etat peut financer sur le long terme et confier la gestion des établissements à des partenaires dont c’est la vocation.

Photo Flickr de Sebastian Kobs

Réforme des bourses à l’étranger : Les familles boursières paieront pour les nouveaux boursiers

Lors de la campagne électorale, j’avais soutenu qu’il était “incontournable de mettre le système des bourses scolaires à l’étranger en cohérence avec les vrais besoins de notre communauté avant d’attribuer l’enveloppe budgétaire. Cessons de faire les choses à l’envers” (Lire : “Plaidoyer pour le développement de l’enseignement français à l’étranger” du 28 mai 2012).

Comme je le craignais, le gouvernement sorti des urnes a opté pour la méthode traditionnelle, celle-ci consiste à déterminer préalablement une enveloppe puis, seulement, de construire une clé de répartition. Compte tenu de notre situation budgétaire, cette démarche revient à partager la pénurie entre les plus nécessiteux.

Aussi, la ministre représentant les Français de l’étranger, Hélène Conway, a-t-elle demandé à la Commission nationale des bourses de faire évoluer le système. Elle a préconisé une progression limitée de l’enveloppe des bourses tout en augmentant le nombre de familles boursières.

L’idée poursuivie par le gouvernement se résume à augmenter le nombre de bénéficiaires du système dans le cadre d’une enveloppe budgétaire aux contours figés. Chacun peut comprendre que ce seront donc les bénéficiaires actuels des bourses qui paieront pour les nouveaux boursiers.

Je salue au passage le travail de la Commission nationale des bourses et, en particulier, l’action de nos représentants de l’AFE, à savoir Hervé Leboucher (Grèce), Daniel Ollagnier (Allemagne) et Margaret Soledad (Espagne) qui se sont pliés à un exercice dont on ne peut ressortir qu’avec une extrême frustration.

Hervé Leboucher restitue parfaitement la nouvelle situation : « L’AEFE et la DFAE ont fait un travail remarquable dans des délais contraints et sur la base d’un cahier des charges exigeant. Il devrait permettre à de nouvelles familles d’accéder aux bourses. Mission accomplie, donc ! A ceci près que si c’est dans le cadre budgétaire dont notre ministre semble prête à se satisfaire cela se fera au détriment de familles déjà boursières par des pertes significatives de quotité».

Et les simulations sont rudes pour les boursiers du Royaume-Uni. Ce sont 161 familles qui devraient perdre plus de 20 points de quotité sur leur bourse. Précisons que le Royaume-Uni sera le 4ème pays le plus affecté par le phénomène, après l’Espagne (755 familles), Les Etats-Unis (430) et l’Allemagne (228) – voir l’étude d’impact présenté à la Commission nationale des bourses -.

Toujours d’après les simulations, seules 4 842 familles dans le monde recevront une bourse à hauteur 100%, au lieu de 7 421 familles précédemment.

Certains s’étrangleront du cynisme du gouvernement qui fait peser la charge des nouveaux boursiers sur les boursiers actuels.

Mais ne nous arrêtons pas en si bon chemin. Cette simulation repose sur un nombre constant de demandes. Si le nombre total de demandes de bourses recevables augmente plus vite que l’enveloppe prévue pour les deux ans à venir, les bourses pourront être réduites au prorata des moyens affectés par le ministère. Par exemple, si une famille reçoit une bourse de 50% une année, le taux de l’année suivante pourra être inférieur même si ses revenus demeurent identiques.

Comment construire son budget familial dans une telle incertitude, tandis que les frais de scolarité ne cessent de croitre ?

Chaque année, au mois de novembre précisément, revient la lancinante question de l’évolution des frais de scolarité à l’occasion de la présentation du budget par les établissements.

La semaine dernière, lors de son conseil d’établissement, le lycée Charles de Gaulle a annoncé que les tarifs n’augmenteraient «que» de 8% en 2013-2014. C’est un progrès, puisque le précédent proviseur avait anticipé en 2010 une croissance annuelle des tarifs de 10% pour au moins les cinq années à venir (lire : “Frais de scolarité : l’impact du plafonnement de la PEC au lycée Charles de Gaulle” du 10 novembre 2010).

En décidant de rationner le budget de l’aide à la scolarité, le gouvernement reconnait qu’il n’a plus les moyens de financer une politique d’aide à la scolarité conforme aux besoins réels. Cependant, scolariser un enfant en cours préparatoire, constitue un engagement pour 12 années.

C’est pourquoi il me parait irresponsable de poursuivre cette politique qui va immanquablement plonger à terme des familles dans le désarroi de devoir retirer leur enfant du système français en cours de scolarité.

Lorsqu’on n’a plus les moyens de sa politique, il faut changer de politique.

Mais là, il faudrait du courage pour affronter les vrais enjeux auxquels est confronté l’enseignement français à l’étranger.

Photo Flickr de marco40134

Soirée des Associations à Londres, lundi 17 decembre

La vie associative des Français à Londres reflète toute la vitalité d’une communauté qui passe pour être aussi entreprenante que festive.

Elle aura l’occasion de se mobiliser toute entière lors d’une soirée organisée par la FAFGB (Fédération des associations françaises en Grande-Bretagne) présidée par Carole Rogers :

Lundi 17 decembre 2012, dès 19h30
au Badden Powell House
65-67 Queen’s Gate, London SW7 5JS,
A l’angle de Cromwell Road et Queen’s Gate,
Métro: South Kensington

Entrée £30 / personne (ou £28.50 en réservation sur le site)
Comprenant une boisson, des canapés et l’accès au buffet
Site : www.fafgb.org

La FAFGB, créée en 1942, regroupe 70 associations membres dont elle est chargée de promouvoir les activités et de représenter auprès des institutions françaises. Cette grande soirée est donc l’opportunité de rencontrer les représentants d’une foultitude d’associations françaises établies au Royaume-Uni, travaillant dans un cadre culturel, sportif ou encore caritatif pour aider les Français ou Francophones en difficultés sur le sol anglais. Notons que certaines structures viendront de France, comme des associations d’anciens élèves ou d’anciens combattants.

La section britannique de l’UFE que je représente sera évidemment de la partie, puisque cette association reconnue d’utilité publique représente les Français à l’étranger depuis 1927, rappelons-le.

Frédéric La Verde et son piano rouge donnera un concert de musiques de films lors de la soirée des Associations de la FAFGB

Il n’y a que des bonnes raisons de venir lundi 17 décembre à Baden Powell House, mais si vous aviez encore une hésitation je vous annonce la présence de Frédéric La Verde et de son piano rouge, l’un ne sortant pas sans l’autre, si possible dans des endroits les plus inattendus, comme les remparts du fort Louvois entouré par la mer, une usine, un radeau, une prairie… bref, partout où ce fou pianotant est invité à travers l’Europe pour ajouter une touche de surréalisme à la magie des sons lors de prestigieux événements.

Sur son piano voyageur, mon ami Frédéric a prévu un concert de musiques de films, mélangeant les morceaux classiques – Barry Lyndon (Haendel), Amadeus (Mozart), Le Pianiste (Chopin) – avec les plus modernes – Les Demoiselles de Rochefort (Michel Legrand),  Amélie Poulain (Yann Tiersen), La Leçon de Piano (Michael Nyman) – sans oublier de combler les plus jeunes oreilles avec les airs puisés chez Disney ou Harry Potter.

Frédéric La Verde, qui nous régalera de thèmes inoubliables, n’est pas seulement concertiste mais également compositeur, déjà auteur de cinq albums. Pour découvrir son univers, je vous engage à écouter un extrait de son “Hymne des Français de l’Etranger” ! Vous avez bien lu ! Cliquez sur Ecoutez

Crédit photo : Lahet M

Lancement du site « Couples en Europe »

Qu’est-ce qui ne connait jamais la crise et qui est toujours porteur d’espoir ? L’amour, voyons ! L’Union européenne compte près de 16 millions de couples internationaux déclarés, c’est à dire mariés ou liés par un partenariat civil. Un joli chiffre et une autre façon de parler d’Europe.

Si le cœur a ses raisons, la loi a les siennes pense justement  le Conseil des notariats de l’Union européenne (CNUE) qui vient d’ouvrir un site internet consacré au droit des couples : www.coupleseurope.eu

Cofinancé par la Commission européenne, cet outil remarquable peut être consulté en 21 langues et vous éclaire sur la pratique juridique de 27 états membres de l’Union européenne. A noter qu’il fait suite au lancement, en 2010, d’un site dédié au droit des successions dans les États membres (www.successions-europe.eu)

Cette plateforme multilingue vous permettra, en premier lieu, de savoir quelle loi s’applique à votre couple, puis de répondre à toutes vos interrogations sur les conséquences d’une rupture, l’organisation du régime matrimonial ou encore l’autorité compétence en cas de litige. Vous découvrirez ainsi qu’au Royaume-Uni le droit applicable en Ecosse diffère de celui de l’Angleterre ou bien que les tribunaux disposent d’un très large pouvoir discrétionnaire (« ancillary relief », ou mesures accessoires) en cas de divorce.

Il faut féliciter le CNUE pour cette belle initiative et la fonctionnalité du site Couples en Europe.

Le modèle «social-étatiste» français se meurt mais ne se rend pas

Juin 1993, il y a bientôt vingt ans. Jean Arthuis rendait public son rapport sénatorial sur les incidences de la délocalisation d’entreprises industrielles et d’emplois à l’étranger.

Face à l’ouverture des marchés, Jean Arthuis préconisait l’idée de la TVA sociale dès 1993.

Au sujet de notre modèle social, il écrivait que la France faisait de l’entreprise “un gisement de ressources fiscales qui obèrent les frais de personnel et pèsent démesurément sur les coûts de production. Au surplus, le droit du travail a multiplié les facteurs de rigidité et d’inadaptation”.

Six mois après l’ouverture des frontières au sein de l’Union européenne, il soulignait que “l’emploi et l’entreprise sont désormais délocalisables. Le citoyen, c’est-à-dire le consommateur ne l’est pas.” Le remède : la TVA sociale.

Septembre 1996, je transfère à Ashford le siège social de ma société d’électronique : la nécessité de réduire mes coûts pour rester compétitif m’imposait de prendre avantage du taux de charges patronales de 10.5% en Angleterre contre 48% en France. Preuve par l’exemple du constat dressé par Jean Arthuis, alors ministre de l’économie. J’alerte en même temps les pouvoirs publics sur les conséquences dramatiques de la pression fiscale reposant sur l’industrie électronique française et je provoque un emballement médiatique.

“Les acteurs économiques, les talents, les capitaux sont-ils condamnés à fuir la France pour rester compétitifs ?”, s’insurge Jean Arthuis « Dans les coulisses de Bercy », en 1998.

15 ans plus tard, Louis Gallois rend au premier ministre son rapport sur la compétitivité de l’industrie française. Son constat ressemble à s’y méprendre au livre «La France qui tombe» de Nicolas Baverez, best-seller en… 2003.

Il émet 22 propositions tant de fois émises précédemment. Dans le lot, il préconise une hausse de la TVA pour compenser une baisse des charges sociales, idée chère à Jean Arthuis.

Une fois élu président, Nicolas Sarkozy aura mis 4 ans et 9 mois pour comprendre qu’il fallait le faire. C’est beaucoup mieux que Jacques Chirac qui ne l’a jamais compris. Six mois après son élection, le président Hollande renie les déclarations du candidat Hollande qui jurait que jamais il n’utiliserait la TVA pour diminuer le coût du travail.

Ont-ils le choix ? Non, mais le remède envisagé par le gouvernement socialiste est pathétique. Du genre courage, fuyons. En effet, il n’est question que d’une hausse minime de 0,4% de TVA, ainsi que d’un crédit d’impôt à valoir en 2014 sur des charges sociales payées en 2013 ! On croit rêver. Bon courage aux “pigeons” qui incluront dans leur business plan un tel montage pour le présenter à un investisseur, surtout s’ils doivent garantir que le Premier ministre sera toujours là pour appliquer ce qu’il promet aujourd’hui.

Les cabinets conseils vont bientôt sonner la charge de l’optimisation, en se délectant d’une nouvelle niche fiscale lestée à 20 milliards d’euros ! Les contentieux avec l’Administration commenceront l’année suivante.

«Il a fallu 60 ans pour nous faire adopter ce que Newton avait démontré», disait Voltaire. Voilà 20 ans que Jean Arthuis a exprimé la théorie de la TVA sociale. Combien de temps faudra-t-il attendre pour que nos élites adhèrent à cette recette de bon sens ?

Lire : “Arbitrage du gouvernement pour la compétitivité : l’orientation est bonne mais le compte n’y est pas” du 6 novembre 2012, sur le blog de Jean Arthuis.

Photo Flickr de Sénat

Consuls honoraires : la médaille et son revers

Le gouvernement socialiste vient d’adresser un fort mauvais signal à notre réseau consulaire mondial. Le budget des agences consulaires locales, où travaillent des consuls honoraires à titre bénévole, soulignons-le, va subir une réduction de 10% en moyenne.

Le changement c’est maintenant et c’est tant pis pour les expatriés.

En effet, relais de l’Administration, les consuls honoraires jouent un rôle fondamental auprès des expatriés en participant au maillage de la présence française dans 93 pays. Répartis en agences sur un territoire, ils sont par exemple autorisés à délivrer des documents administratifs (légalisations, procurations, certifications pour le compte de diverses administrations françaises, affaires maritimes, etc.), à tenir des bureaux de vote ou délivrer des passeports (Lire : “La remise des passeports confiée aux consuls honoraires” du 13 septembre 2010).

Ainsi, au Royaume-Uni, 17 agences évitent de longs et fastidieux déplacements à nos compatriotes éloignés de Londres ou d’Edimbourg. Nos consuls honoraires ont aussi pour mission d’assister des Français en difficulté dans leur secteur ou de concourir à notre rayonnement culturel.

Chaque année, des subventions versées par le ministère, sont destinées à la prise en charge totale ou partielle des dépenses incompressibles de fonctionnement des agences (rémunération d’un assistant, loyer, téléphone…).

Voici quelques chiffres pour être clair et précis. En 2012, sous l’impulsion d’Alain Juppé, l’enveloppe budgétaire allouée à ce soutien était passée de 1.195.000 euros à 1.296.000 euros, soit une aide moyenne de 2.600 euros par an pour chaque consul honoraire. En 2013, bien que nous ayons 9 agences consulaires supplémentaires dans le monde, le budget des agences consulaires est ramené à 1.210.000 euros, soit une enveloppe moyenne de 2.386 euros, soit une réduction de près de 10%.

Or, d’autre part, les recettes que les consuls honoraires sont autorisés à conserver ne suffisent plus à assurer le fonctionnement normal de leurs agences. Alors, comme on dit, ils font comme ils peuvent avec les moyens du bord, autrement dit avec leurs moyens personnels bien souvent.

Réunion des consuls honoraires médaillés du Royaume Uni (27/28 septembre 2012) autour de Edouard Braine, ancien consul général à Londres.

Edouard Braine, notre précédent consul général à Londres, avait particulièrement apprécié le dévouement de nos consuls honoraires. Aussi, lors de la dernière réunion consulaire au Royaume Uni (27/28 septembre), il a voulu signifier la reconnaissance de la République envers des serviteurs si méritants (et qui ne coûtent rien) par la remise d’une médaille distinctive.

Pour l’anecdote, l’objet a été conçu par Yvan Besnard, consul  honoraire à Chester, et le coût de l’opération (60 euros par médaille) a été imputé sur les frais de représentation du poste.

Le but recherché par une telle distinction est d’améliorer la “visibilité” de nos agents consulaires dans un milieu britannique où les apparences, costumes et décorations, jouent un rôle essentiel dans la vie sociale, tout en contribuant à la solidarité d’un groupe bénévole en attente d’une légitime reconnaissance. .

Edouard Braine nous a promis que, dans sa prochaine fonction de conseiller diplomatique auprès du Premier ministre, il proposerait au Département de généraliser cette distinction à tout le réseau mondial des agences consulaires.

Souhaitons aussi qu’il gagne l’écoute du Premier ministre, afin que la subvention du ministère des Affaires étrangères destinées au fonctionnement des agences consulaires ne serve plus, à l’avenir, de variable d’ajustement.

Ci-joint le message d’Edouard Braine pour généraliser cette distinction à tout le réseau mondial des agences consulaires (fichier pdf)