Pour le poète René Char, la lucidité est la blessure la plus proche du soleil.

Est-ce pour cela que le congrès fondateur de l’UDI (Union des démocrates et indépendants) a réussi à marier si justement l’analyse la plus crue de l’état de notre société avec l’élan le plus chaleureux de ses participants ?

Seule la lumière froide du réalisme pourra dissiper nos ténèbres où luisent faiblement, çà et là, quelques braséros idéologiques, aussi dérisoires que trompeurs. Alors seulement, nous discernerons les solutions. Parce qu’elles sont là, juste au bout de notre nez, comme l’évidence même.

Jean Arthuis, à la Mutualité, le 21octobre 2012

Par exemple, comment faire face à la « réalité d’une menace de chaos généralisé sur le continent européen » nous interpelle Jean Arthuis. Il clame qu’il faut doter l’Union d’une gouvernance spécifique de la zone euro. Ce n’est pas une option pour favoriser la sortie de crise, mais un impératif : « L’alternative est simple : le fédéralisme ou le chaos ! », a-t-il lancé devant les travées des fondateurs de l’UDI, à la Mutualité, le 21 octobre dernier à Paris.

Lui, le fondateur de l’Alliance centriste, parle désormais au nom d’un nouveau parti, l’Union des Démocrates et Indépendants (UDI), dont il est le vice-président. « L’UDI est le seul parti engagé sans réserve et unanimement pour une Europe politique, proclamant son option fédérale », résume-t-il d’un trait fougueux (lire aussi : « Les élus des Français de l’étranger débattent avec Jean Arthuis de l’avenir du centre et de la droite » du 12 septembre 2012).

« Nous sommes la famille européenne », entérine Jean-Louis Borloo, président charismatique de ce mouvement naissant. Il lui semble une évidence que tout Etat qui a adopté la monnaie unique a déjà choisi un partage de souveraineté. C’est aussi sous le signe de l’Europe que l’ex-ministre de l’Ecologie a décliné avec gravité ses prétentions environnementales.

Jean-Louis Borloo, président de l’UDI, ambitionne de devenir le premier parti de France

S’il fut abondamment question d’Europe dans le cadre d’un événement national c’est que l’esprit d’ouverture des centristes y conduit naturellement, considérant comme Jean Arthuis que l’Union européenne n’a « sans doute jamais été aussi nécessaire qu’aujourd’hui » à condition de la sortir de son statut de « nain politique ». L’ouverture d’esprit s’incarne aussi dans une défiance innée vis-à-vis des corporatismes et des conservatismes. Ainsi, la naissance de l’UDI, soutient Jean-Louis Borloo, est « une bonne nouvelle pour tous ceux qui veulent une France ouverte sur le monde, ouverte sur l’Europe, ouverte à l’autre, pour les libertés, pour l’humanisme, pour la République, le refus du repli sur soi et du sectarisme ».

Le président a donné le ton et trouvé les mots qui ont suscité l’enthousiasme des 3000 participants au congrès, heureux de vivre l’union de la famille centriste, un terrain en friche totale il y a encore quelques mois ! Je m’enorgueillis d’être l’un des membres fondateurs de l’UDI, prolongeant ainsi mon engagement au sein de  l’Alliance centriste de Jean Arthuis où je représente la fédération des Français de l’étranger. A noter que nous étions plusieurs Français établis hors de France, présents à la Mutualité, en provenance du Royaume-Uni, de la Belgique, du Maroc ou de la Tunisie.

Si « l’UDI a vocation à constituer une coalition avec l’UMP »,  nous dit Jean-Louis Borloo, il ambitionne néanmoins d’en faire « le premier parti de France ». Je crois que c’est possible, je crois que c’est souhaitable et je m’y emploierai obstinément.

Pour rejoindre la fédération des Français de l’étranger de l’UDI, informations et inscriptions à udi.ffe@gmail.com.

Lire le discours de Jean Arthuis du 21 octobre 2012, vice-président de l’UDI (fichier pdf)

Le site de l’UDI : www.parti-udi.fr

Je vous invite à découvrir cette courte vidéo « Je suis UDI ! », présentée avant le discours de Jean-Louis Borloo.

Je suis UDI par TV-udi