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Conférence de presse: Give me Five ! Pour une Bretagne à 5 départements

Le 24 décembre (oui, vous avez bien lu !), à 11h30, cinq parlementaires bretons dévoileront les détails de l’opération « Give Me Five », au cours d’une conférence de presse au Château de Châteaugiron (35).

Logo Give Me FiveCes élus sont tous membres de l’UDI. Il s’agit de Françoise Gatel, sénateur d’Ille-et-Vilaine (Bretagne) et maire de Chateaugiron, Thierry Benoit, député d’Ille-et-Vilaine (6e circonscription), Michel Canevet, sénateur du Finistère (Bretagne), Joël Guerriau, sénateur de la Loire -Atlantique (Pays de la Loire) et de moi-même.

Nous cinq, nous voulons une Bretagne à cinq départements ! Tous, nous sommes intervenus au Sénat ou à l’Assemblée nationale, lors des débats sur la nouvelle carte des régions, pour obtenir le rattachement du département de Loire-Atlantique à la région Bretagne.

La Loire-Atlantique est un territoire qui faisait partie depuis l’an 850 du royaume de Bretagne, devenu duché. La Bretagne a été amputée de la Loire-Atlantique administrativement par le gouvernement de Vichy !

La veille de Noël a été choisie symboliquement.

Un Noël prochain, nous souhaitons offrir aux Bretons une Bretagne à départements !

Contact : Sénateur Françoise Gatel f.gatel@senat.fr

Serge Betsen au Sénat, le 3ème ligne devenu pilier de la communauté française du Royaume-Uni

Serge Betsen, ancien capitaine du XV de France, n’est pas passé inaperçu lors de sa visite au Sénat, le 11 décembre. Il s’est prêté de bonne grâce à toutes les demandes de photos, avec un pic de sollicitations de la part du personnel du restaurant…

Olivier Cadic, Serge Betsen et Christophe Lekieffre, conseiller parlementaire

Salle des conférences du Sénat : Olivier Cadic, Serge Betsen, ancien capitaine du XV de France et Christophe Lekieffre, conseiller parlementaire

Serge a fini sa carrière professionnelle en jouant 4 ans aux Wasp de Londres. Devenu un pilier de notre communauté, j’ai le plaisir de croiser l’ancien troisième ligne de notre XV de France depuis de nombreuses années, lors d’événements organisés dans la capitale britannique.

Au déjeuner, nous avons abordé deux points sur lesquels j’aurai l’occasion de revenir.

En premier lieu, la coupe du monde de rugby des lycées français organisée par l’AEFE lors d’England 2015 ! Serge souhaite réunir à Londres une équipe de jeunes issus de nos établissements scolaires.

Puis, le développement de Serge Betsen Rugby, l’académie de rugby qu’il développe auprès des lycées français de Londres (CFBL, André Malraux…). Ce sont des after schools clubs destinés à populariser la pratique du rugby.

Notre champion a créé la Serge Betsen Academy en 2004. Conçu au départ comme un projet permettant de populariser le rugby auprès des jeunes défavorisés du Cameroun, l’académie utilise désormais l’enseignement de ce sport comme vecteur d’intégration sociale, d’accès à l’éducation et de suivi médical pour une centaine d’enfants défavorisés de Yaoundé et de ses environs.

Lors de notre rencontre, nous nous sommes découverts deux points communs. Nous avons débuté le rugby dans le même club à Clichy-la-Garenne, ma ville natale et nous avons un côté tranchant qui fait notre réputation. Serge est surnommé « La faucheuse » ou « le sécateur » grâce à ses plaquages (plaquages à un bras par jambe) par les journalistes sportifs, tandis que j’ai été baptisé « le coupeur de roses de jadis et de demain » par Marc Roche dans le Monde.

« Donner le meilleur de soi-même pour la réussite de l’’équipe et apprendre des autres pour innover et progresser » est le slogan de Serge. Pour en savoir plus sur ses initiatives, permettre à vos enfants de rejoindre les after schools clubs rugby de Londres, vous pouvez le contacter sur www.sergebetsen.net/contact.

Le Sénat refuse de ratifier la convention fiscale entre la France et Andorre

D’habitude… ça passe comme une lettre à la Poste. La convention franco-andorrane aurait déjà dû être ratifiée par le Parlement pour rejoindre le catalogue de quelque 130 conventions bilatérales précédemment signées par la France.

Mais le Sénat a joué son rôle et il a enrayé la mécanique en refusant d’être dupe d’un accord qui contenait une véritable bombe à retardement fiscale.

Sénat -Olivier Cadic - France AndorreNous pressentions fortement avec mon collègue Christophe Frassa ce dénouement historique, dès la veille au soir de notre intervention dans l’hémicycle (lire Lire : “Contre l’impôt sur la nationalité – Suivez le débat jeudi 9h30 au Sénat du 17 décembre 2014” du 17 décembre 2014).

De quoi s’agit-il ? L’accord en question est d’un parfait classicisme, soucieux de clarifier les règles fiscales applicables aux personnes physiques et morales afin de renforcer leur sécurité juridique, tout en prévenant les risques de fraude.

C’est pourquoi j’ai commencé mon intervention en disant à Thierry Mandon, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, que l’adoption de son texte aurait dû être une simple formalité…

Puis, j’ai poursuivi :

« Comme le veut l’adage, « le diable se cache dans les détails », en l’espèce, il réside dans l’article 25 de la convention qui stipule tout bonnement que « la France peut imposer les personnes physiques de nationalité française qui résident en Andorre comme si la présente convention n’existait pas ». La belle affaire !

Qu’entend-t-on par là ? Tout bonnement que le champ d’application de la loi fiscale ne procède plus de la territorialité mais de la nationalité.

Cela signifie que l’impôt se paie au titre du sang et non plus au titre de « l’entretien de la force publique » selon les dispositions bien connues de l’article 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen de 1789.

Il est absolument inadmissible Monsieur le secrétaire d’Etat, je dis bien inadmissible, que l’on introduise pareille brèche dans un édifice législatif vieux de plus de deux siècles au détour d’une obscure stipulation conventionnelle.

C’est inadmissible dans la méthode employée, c’est également inadmissible sur le fond.
Concernant le fond du problème, à savoir le passage d’une fiscalité assise sur le lieu de résidence à une fiscalité assise sur la nationalité, je ne peux qu’exprimer mon étonnement et mon interrogation pour ne pas dire d’emblée mon indignation.

L’impôt n’est pas la contrepartie de la nationalité.

Ce n’est pas dans notre tradition, ce n’est pas dans notre Histoire ni dans nos usages.

(…)

Une différence profonde sépare l’Europe des Etats Unis. Margaret Thatcher l’a exprimé ainsi : « L’Europe s’est construite par l’histoire, l’Amérique par la philosophie. »

Je ne suis pas convaincu que l’initiative de l’administration française pour introduire cette évolution fiscale à la sauvette nous propose également de faire partager à nos compatriotes la même philosophie que le modèle anglo-saxon.

Mais, si la France devait tourner un jour le dos à son histoire, alors de nombreux Français tourneraient le dos à la France, et le monde ne s’arrêterait pas de tourner !

Les Français de l’étranger le savent parce que c’est leur expérience : la liberté trouve toujours son chemin ! »

Lire la suite : Intervention Cadic – Traité France Andorre – Sénat – 18-12-2014

« Qu’ont donc fait les 3 200 Français d’Andorre ? » a lancé à son tour Christophe Frassa, estimant qu’il n’était « pas digne » d’imposer le principe d’un impôt fondé sur la nationalité.

Le sénateur représentant les Français établis hors de France a ponctué son discours d’un appel parfaitement entendu par les groupes UMP et UDI-UC : « La procédure parlementaire interdisant d’amender une convention, nous voterons contre. « On croit pouvoir rattraper les malfaçons, mais une loi mal pensée ou mal conçue gardera toujours des défauts qui passeront au travers du filtre parlementaire », disait l’un des vôtres, M. Claude Bartolone. » Lire : Intervention de Christophe Frassa – Sénat – Séance du 18 décembre 2014 – Convention France Andorre

C’est ainsi que la convention fiscale a été rejetée par le Sénat (141 POUR, 187 CONTRE). Le groupe écologiste s’est abstenu, UDI et UMP ont voté contre.

Contre l’impôt sur la nationalité – Suivez le débat jeudi 9h30 au Sénat

Dans son article intitulé « La poche des expatriés, nouvel eldorado du fisc » (Les Echos, 10-12-2014), le chroniqueur Gaspard Koenig écrivait : « Lundi, les députés ont voté le droit, pour la France, d’imposer comme elle le souhaite ses ressortissants en Andorre. Cet embryon d’impôt sur la nationalité bafoue les principes sur lesquels notre système fiscal est fondé”.

Christophe Frassa et Olivier Cadic

Christophe Frassa et Olivier Cadic

Demain jeudi, 9h30, au Sénat, Christophe Frassa interviendra au nom du groupe UMP, tandis que je parlerai au nom du groupe UDI-UC dans le cadre de l’examen de cette convention fiscale entre la France et Andorre.

Nous nous opposerons à ce texte, voté par l’Assemblée nationale, qui autoriserait la France à imposer ses ressortissants résidant à Andorre !

En effet, la convention inclut un dispositif qui est une bombe fiscale ouvrant la voie au fameux « impôt sur la nationalité ».

Vous pouvez nous suivre en direct sur www.senat.fr (la séance est diffusée sur la page d’accueil).

HEBDOLETTRE n°05 – 15 décembre 2014

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Edito de l’HebdoLettre n°5

L’ambition affichée par notre liste sénatoriale « Union pour les Français de l’étranger » était de travailler collectivement aux côtés des élus consulaires pour les aider à répondre aux attentes des Français établis hors de France.

C’est dans cet esprit que, lundi dernier, lors d’une réunion publique à Edimbourg, aux côtés des conseillers consulaires Véronique Bévierre et Christian Albuisson, nous avons partagé nos projets pour répondre ensemble aux inquiétudes des Français d’Ecosse sur la transformation de leur consulat général en consulat d’influence. En effet, il est prévu que toute démarche relevant de la chancellerie (passeport, état civil…) soit désormais réalisée uniquement auprès du consulat de Londres.

Cette semaine, j’ai déposé et défendu en commission des Affaires sociales deux amendements à la loi sur la protection de l’enfance pour prendre en compte la situation des enfants français retirés à leurs parents par les services sociaux étrangers. Ce travail a été possible grâce au concours de Marie-Claire Sparrow, conseillère consulaire indépendante à Londres et avocate spécialisée en droit international et européen de la famille.

Jeudi soir, après 9 années de présidence de l’UFE GB, j’ai transmis le témoin à la déléguée consulaire Carole Rogers, lors du Noël des Français de Londres. Avec les conseillers consulaires Véronique Cartoux, Sophie Routier, Stéphane Rambosson et le délégué Roch Miambanzila, nous avons préparé l’assemblée générale du plan Ecole de Londres qui s’est tenue vendredi.

En mettant en œuvre collectivement ce plan Ecole, initié à Londres en 2008, nous avons créé un second collège en 2011 (le CFBL). Le lycée international à Wembley, troisième établissement secondaire à Londres, est attendu en septembre 2015.

Mais cela peinait encore à répondre à la demande. Bonne surprise ! En plus du lycée international (AEFE), Londres devrait accueillir deux autres établissements secondaires, dès septembre prochain ! Les projets qui émanent de l’EIFA (Mission Laïque Française) et de l’école Jeannine Manuel seront présentés en janvier.

En seulement sept ans, le plan Ecole démontre que l’action collective, menée selon des principes de management participatif, permet d’aboutir à un cercle vertueux et d’obtenir des résultats sans précédent.

Ensemble, nous pouvons imposer une autre façon de faire de la politique !

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Les dividendes soumis au RSI ou l’impôt de trop qui achève les SARL et les petites entreprises

Par deux fois depuis mon élection, j’ai fait voter un amendement au Sénat pour abroger les cotisations sociales sur les dividendes des gérants majoritaires de SARL.

Par deux fois, la majorité socialiste de l’Assemblée nationale les a rétablies (lire : “PLFSS 2015 : Décision désastreuse pour la libre entreprise en France” du 06 décembre 2014).

Je vous invite à lire un article qui décrit les conséquences dramatiques de cette mesure fiscale : « Les dividendes soumis au RSI ou l’impôt de trop qui achève les SARL et les petites entreprises » (EconomiePolitique.org)

Coiffeur failliteComme je l’avais dénoncé, le taux de prélèvement est devenu confiscatoire à plus de 60%.

Les TPE ne peuvent résister face à ce matraquage fiscal qui s’abat sur elles pour la première fois cette année.

Selon le baromètre de la société Altarès, au troisième trimestre 2014, on assiste à une hausse de 30% du placement en redressement ou de la liquidation des entreprises de un ou deux salariés (hors auto-entrepreneurs).

Et dire que le Premier ministre clame partout qu’il aime l’entreprise !

Photo Flickr de Pascal Duez

Plus-values immobilières : le gouvernement contraint à l’harmonisation fiscale en faveur des résidents hors UE-EEE

Lors des débats sur la loi de finances 2015, les sénateurs UDI-UMP, représentant les Français établis hors de France, avaient décidé de poser conjointement des amendements dans le but aligner le taux d’imposition des plus-values immobilières des résidents hors UE-EEE sur le taux appliqué dans l’Union européenne (lire : “Plus-value immobilière : Amendement collégial UDI-UMP contre la discrimination fiscale faite aux résidents hors UE-EEE” du 23 novembre 2014).

DiapasonLe secrétaire d’État au budget, Christian Eckert, nous avait demandé de retirer nos amendements en s’engageant à les reprendre dans le PLFR (Projet loi de finances rectificatif 2014). Le 5 décembre dernier, l’Assemblée nationale a adopté un amendement visant à harmoniser le taux d’imposition entre les non-résidents qu’ils soient établis ou non dans les états membres de l’UE et l’EEE (Espace économique européen).

Ainsi, dès le 1er janvier, certains expatriés en passe de vendre leur bien immobilier en France apprécieront, puisque leur taux d’imposition passera de 33% actuellement au taux de 19%.

Dans notre démarche collégiale, nous nous sommes fondés sur un arrêt du Conseil d’Etat du 20 octobre 2014 qui condamnait cette différence de traitement, jugée non conforme au droit européen interdisant toute restriction aux mouvements de capitaux.

Il est amusant de voir les parlementaires socialistes pérorer. On attribue à Talleyrand la citation: « Quand les événements nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs ».

“C’est une victoire qu’il nous a fallu construire avec patience” clame le sénateur Richard Yung. S’il n’y avait pas eu l’arrêt du Conseil d’Etat, nul doute que le gouvernement aurait maintenu cette discrimination qui rapportait 100 millions d’euros à l’Etat chaque année, en s’appuyant sur la docilité bienveillante de sa majorité à l’Assemblée nationale.

Monsieur Yung a voté le mois dernier contre notre amendement demandant l’arrêt des prélèvements de la CSG-CRDS sur les revenus immobiliers des non-résidents décidés par les socialistes en 2012. Manifestement en infraction avec le droit européen, nous attendons la condamnation de ce prélèvement par la Cour de justice de l’Union européenne. M. Eckert prépare déjà les esprits (lire : “CSG-CRDS sur les non-résidents : le gouvernement reconnait la double imposition” du 19 novembre 2014).

Une fois le jugement rendu, je ne serais pas surpris que Monsieur Yung retourne sa veste et propose un amendement pour annuler ce prélèvement qu’il a pourtant voté avec son parti suite à l’élection de François Hollande!

Photo Wikimedia

Pôle emploi international doit donner des ailes à la mobilité professionnelle

Le 10 décembre, la commission des Affaires sociales a entendu Jean Bassères, candidat proposé par le Président de la République pour poursuivre sa mission à la direction générale de Pôle emploi. J’ai pu l’interroger sur la notion de mobilité professionnelle (lire le compte-rendu).

(g. à d.) Jean Bassères et le président de la commission, Alain Milon - Sénat

(g. à d.) Jean Bassères et le président de la commission, Alain Milon – Sénat

J’ai rappelé qu’à Calais, il y a près de 20 % de chômeurs, tandis que 30 km plus loin, la région du Kent affichait 4 % de chômage et n’a pas accès à la main d’œuvre du Nord-Pas-de-Calais.

En Alsace, un actif sur douze travaille en Allemagne ou en Suisse, soit près de 64.000 travailleurs frontaliers (source Insee). On ne peut pas enraciner nos chômeurs dans notre pays alors que l’environnement est de plus en plus mouvant et international.

Concrètement, est-il normal que des conseillers Pôle emploi international ne parlent que le français ? Est-il normal le site ne propose cette semaine que 9 offres internationales dans la banque ? Que dire de cette offre de CDD de 120 mois (10 ans !) par la Marine nationale via le Royaume-Uni ? Quid des offres d’emplois de Eures, le portail de la mobilité professionnelle, créé par la Commission européenne ?

M. Bassères m’a répondu clairement et en toute honnêteté que « nous devons encourager la mobilité internationale. Nous sommes en train de refondre l’offre de service internationale. Il serait effectivement souhaitable que les conseillers qui en sont chargés maîtrisent une langue étrangère. »

Je me suis également enquis de savoir ce qu’il advenait des accords bilatéraux d’échange conclus par Pôle emploi avec des pays hors de l’Union européenne. Le futur directeur de Pôle emploi s’en est tenu à dire qu’après une période difficile, suite à la fusion, l’organisme public mettait désormais l’accent sur les partenariats et la territorialisation.

J’ai eu le loisir d’échanger avec Jean Bassères, en aparté, après la réunion de la commission. Il m’a promis de revenir vers moi début 2015 pour poursuivre notre dialogue au sujet de la mobilité professionnelle.

Ce thème m’importe d’autant plus que le budget de l’Action extérieure de l’Etat a été totalement amputé de l’aide financière aux services d’accompagnement à l’emploi à l’étranger. De plus François Rebsamen, ministre du Travail, n’a pas accepté ma requête de reprendre à son propre compte ce budget abandonné par le ministère des Affaires étrangères, au nom de la mobilité professionnelle (lire : “Mobilité professionnelle : l’Etat se désengage” du 05 novembre 2014).

Deux amendements pour rapatrier les enfants français retirés à leurs parents par les services sociaux étrangers

Le Sénat a entamé l’examen d’une proposition de loi visant à renforcer nos dispositifs de protection de l’enfance qui pourrait déboucher sur la création d’un conseil national de la Protection de l’enfance (CNPE). Je voudrais que l’on élargisse la mission de ce conseil au sort des enfants français expatriés.

 Olivier Cadic et Marie-Claire Sparrow, conseillère consulaire à Londres et avocate spécialisée en droit international et européen de la famille.


Olivier Cadic et Marie-Claire Sparrow, conseillère consulaire à Londres et avocate spécialisée en droit international et européen de la famille.

J’ai donc posé deux amendements pour que les mesures de protection concernent tous les enfants de la République en situation de détresse, où qu’ils soient (Amendement 14 rect ter – 11.-12-2014).

Il faut notamment se préoccuper des enfants placés en famille d’accueil par des services sociaux étrangers, parce qu’ils se retrouvent totalement coupés de leurs parents, de leur famille restée en France et de toutes nos références culturelles.

Sans remettre en cause les raisons d’une adoption forcée, il peut être évitable de ne pas ajouter le déracinement au drame familial. Dans certains cas, il serait donc préférable de rapatrier ces enfants auprès de leur famille en France (dès lors que des membres sont prêts à les accueillir et présentent des garanties) ou de leur trouver une solution de placement dans notre pays.

Notre liste d’union pour la sénatoriale a fait de la situation de ces enfants un défi de campagne (défi n°30). Ce défi vise à créer un service de rapatriement des enfants français retirés à leurs parents par les services sociaux de pays étrangers. Il avait été préparé avec l’aide de Marie-Claire Sparrow, conseillère consulaire à Londres et avocate spécialisée en droit international et européen de la famille. Marie-Claire traite en particulier les dossiers tragiques d’enlèvements d’enfants et d’adoptions forcées.

Pour atteindre notre objectif, lorsqu’une autorité étrangère en fait la demande, la communication des pièces d’un dossier par les services sociaux français devrait obligatoirement transiter par le service de l’Entraide juridique du ministère de la Justice (Amendement 15rect quater – 11.-12-2014). Cette alerte lui permettrait d’exercer une mission d’assistance et de rapatriement.

La commission des Affaires sociales a longuement débattu de ce sujet ce mercredi 10 décembre. Le gouvernement nous fera connaître son avis lorsque la loi sera examinée au sénat, le 28 janvier 2015.

Je remercie chaleureusement Marie-Claire pour ses conseils avisés dans la rédaction de mes amendements et tous mes collègues sénateurs qui les ont cosigné :
– Amendement 14 : Mmes Canayer, Deromedi, Garriaud-Maylam, Goy-Chavent, Joissains, Lopez et Procaccia et MM. Adnot, Bonnecarrère, Bouchet, Charon, Duvernois, Frassa, Gilles, Guerriau, Laufoaulu, Malhuret, Mouiller, Portelli, Pozzo di Borgo, Sido et Tandonnet.
– Amendement 15 : mêmes signataires rejoints par Mmes Doineau et Gatel

Métro transmanche : ma question écrite au secrétaire d’État chargé des transports

Je reviens régulièrement sur le projet du « métro transmanche », outil indispensable au développement économique entre le Nord-Pas-de-Calais et le Kent, région anglaise constamment en recherche de main d’œuvre. Je soutiens toutes les démarches de Catherine Fournier, maire de Frethun et porte-étendard du projet avec Thaddée Ségard de l’association Opale Link.

Il y a trois ans déjà, ma collègue Joëlle Garriaud-Maylam avait obtenu du ministre des Transports de l’époque, Thierry Mariani, « un avis extrêmement favorable ». On semblait être à deux doigts de mettre en place des « navettes » de travailleurs transfrontaliers, à travers le tunnel sous la Manche. Ces rames de « métro transmanche » doivaient s’intercaler entre les trains de voyageurs Eurostar et les convois Shuttle (lire : “Le métro transmanche, un projet toujours à quai” du 28 janvier 2014 ).

Navette transmanche

Une rame SNCF homologuée «tunnel»

Catherine Fournier a encore plaidé notre cause auprès du comité de ligne SNCF/ région Nord- PdC, le 29 novembre dernier, à Calais. Mais elle a appris une mauvaise nouvelle qui m’a amené à interroger le secrétaire d’État chargé des transports (lire : Question écrite n° 14163 de M. Olivier Cadic – JO Sénat du 11/12/2014 – page 2738).

En effet, la SNCF vient d’annoncer qu’elle allait retirer du service, puis démanteler, des rames homologuées «tunnel», en bon état de marche. C’est le Pdg d’Eurotunnel, lui-même, Jacques Gounon, qui a donné l’alerte en suggérant d’éviter un “tel gâchis”.

Je travaille sur ce dossier depuis 2008. Il suffirait de faire passer les rames existantes sous la manche pour que plusieurs centaines de chômeurs de Calais puissent accéder aux emplois offerts de l’autre côté du tunnel. Ce projet permettrait de dynamiser fortement les régions du Kent et du Nord-Pas-de-Calais.

Tout ceci n’a que trop tardé. La SNCF n’a jamais cherché à faciliter le projet. Il convient évidemment de sauvegarder ces rames pour qu’un opérateur puisse les racheter dans la perspective de l’exploitation d’un métro transmanche.

Rencontre au sénat avec Gaspard Koenig, Génération Libre

J’ai eu le plaisir d’accueillir Gaspard Koenig au Sénat, en sa qualité de président du think tank GénérationLibre. Cet esprit libre et mordant s’invite régulièrement dans le débat national sur les antennes de radio ou par le biais de chroniques dont se régalent les lecteurs des Echos, de l’Opinion ou du Figaro. Les études et analyses comparées produites par GénérationLibre me semblent utiles aux travaux de la nouvelle Délégation aux Entreprises du Sénat (lire : “Délégation aux Entreprises : nomination au poste de vice-président” du 06 décembre 2014).

Olivier Cadic et Gaspard Koenig, président du think tank générationlibre – Sénat – 05-12-2014

Gaspard Koenig, président du think tank générationlibre et Olivier Cadic – Sénat – 05-12-2014

Gaspard Koenig collationne l’information, la dissèque, la soupèse avec la dextérité intellectuelle d’un ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure et agrégé de philosophie. Il nous apporte un regard cru sur notre système économique et social.

Il estime que les exemples internationaux offrent souvent d’excellents points de comparaison pour concevoir ou affûter nos politiques publiques : réforme de l’Etat en Suède, suppression du statut de la fonction publique en Nouvelle-Zélande, réforme des retraites au Chili, flexicurité au Danemark… « autant de sources d’inspiration ou, parfois, d’invitations à la prudence », ajuste-t-il.

Totalement indépendant, générationlibre est un think tank clairement libéral qui se donne pour mission de réintroduire la liberté dans le débat public et d’aider à construire un projet pour la France de demain. Il se distingue par ses propositions audacieuses et innovantes, tel que le projet Liber, « un revenu de liberté pour tous », qui fonctionne sur le principe d’un impôt négatif.

Nous avons évoqué son dossier concernant la Banque publique d’Investissement (BPI) (lire Rapport_Interventionnisme-BPI-Juillet 2014). “L’Etat, qui d’une main taxe et décourage le capital-risque, se substitue de l’autre au marché, au risque de devenir investisseur de référence, et d’induire des comportements de soumission de la part des acteurs économiques. Est-ce vraiment le rôle de la puissance publique que de faire du « bon business », pour reprendre l’expression désarmante de sincérité du directeur de la BPI ?” s’interroge avec raison Gaspard Koenig.

Je rencontrerai régulièrement des cercles de réflexion pour éclairer les travaux de la Délégation aux Entreprises.

Mon action pour renforcer notre attractivité touristique

Créé en 2009, le Club France Terre de Tourisme vise à contribuer aux évolutions à même de favoriser le développement du tourisme en France et de renforcer sa compétitivité internationale.

J’ai rejoint le Bureau du Club France Terre de Tourisme en qualité de co-président, en même temps que Luc Carvounas, sénateur maire d’Alfortville. J’aiderai l’équipe animatrice à poursuivre le dialogue engagé entre partenaires privés et décideurs publics.

Le secteur du tourisme représente 7% de notre PIB et deux millions d’emplois directs et indirects.

La France doit conforter son rang de première destination mondiale en période d’intensification de la concurrence internationale. Nos acteurs du tourisme ne doivent pas être lésés au regard des pratiques de nos voisins européens, comme par exemple l’ouverture des magasins le dimanche.

Diner-débat du Club "France, Terre de tourisme" : Olivier Cadic et Philippe Faure, président délégué du conseil de promotion du Tourisme qui rassemble des professionnels, des élus et des représentants de l’Administration.

Diner-débat du Club “France, Terre de tourisme” : Olivier Cadic et Philippe Faure, président délégué du conseil de promotion du Tourisme qui rassemble des professionnels, des élus et des représentants de l’Administration.

Face aux évolutions de la clientèle, notre pays doit aussi relever le défi de l’innovation et de la diversification.

J’ai participé à un diner débat, le 18 novembre dernier, en présence de Philippe Faure, président délégué du conseil de promotion du Tourisme. Cet organisme, présidé par Laurent Fabius, a pour mission de proposer une stratégie pour le tourisme français à l’horizon 2020. Ce conseil a prévu de rendre son rapport au premier trimestre 2015.

Pour accroitre notre attractivité touristique, j’ai proposé que nous fassions participer les Français de l’étranger. Chaque Français expatrié est, de fait, un ambassadeur de notre pays et peut contribuer à promouvoir la destination France.

Lors de l’examen du PLF 2015 (projet de loi de finances), j’ai déposé plusieurs amendements ayant trait à ce secteur d’activité. L’un d’eux proposait un dispositif fiscal d’aide à la rénovation des résidences des hébergements de loisir.

HEBDOLETTRE n°04 – 08 décembre 2014

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Edito de l’HebdoLettre n°4

Sitôt le résultat du référendum sur l’indépendance de l’Ecosse connu, le ministère des Affaires étrangères a annoncé que le consulat d’Edimbourg était promis à devenir un consulat d’influence se consacrant au rayonnement politique et culturel de la France.

Toute démarche relevant de la chancellerie (passeport, état civil, carte nationale d’identité, certificats divers…) devrait être réalisée auprès du consulat de Londres, à partir du second semestre 2015.

Les sénateurs UMP et UDI représentant les Français établis hors de France ont écrit au ministre des Affaires étrangères en expliquant qu’il fallait épargner des déplacements fastidieux et coûteux aux Français d’Écosse. Nous avons reçu une fin de non-recevoir.

Les élus PS gesticulent. Il est peu probable que Laurent Fabius les entende et revienne sur sa décision de supprimer des postes d’agents consulaires à Edimbourg. Comme d’habitude, le PS n’aura que des regrets à offrir en matière de résultats.

L’ambassadeur de France au Royaume-Uni, Sylvie Berman, a accepté ma proposition d’ouvrir une concertation avec les élus consulaires et l’Administration.

Aussi, j’organise ce lundi 8 décembre, une réunion de travail au consulat d’Edimbourg autour du consul général Pierre-Alain Coffinier, avec des consuls honoraires et les trois conseillers consulaires Véronique Bevierre, Brigitte Guenier et Christian Albuisson. Cette rencontre sera suivie d’une réunion publique, le soir même.

Nous nous fixons pour objectif de trouver une solution alternative et consensuelle afin de maintenir un service de proximité, en nous inspirant du modèle allemand.

Cette solution pourrait être reproduite dans d’autres pays en offrant la possibilité à nos compatriotes de déposer une demande de passeport auprès des consuls honoraires, sans devoir se déplacer dans un consulat général.

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Mission PS sur les frais de scolarité à l’étranger: plus d’un an après, toujours rien!

La sénatrice PS représentant les Français établis hors de France, Claudine Lepage, et le député PS Philippe Cordery ont été chargés, le 7 novembre 2013, par le ministre des Affaires étrangères d’une mission de 6 mois. Ils devaient identifier les mesures qui pourraient limiter l’augmentation des frais de scolarité au sein des établissements français à l’étranger. Une fois le délai atteint, ils ne produisirent aucun résultat.

Dali montre Un an après le lancement de la mission, les parlementaires de la droite et du centre des Français de l’étranger ont reçu un courriel de Mme Lepage (du 28 octobre 2014) les invitant à transmettre leurs éventuelles propositions sur le sujet “sous 10 jours”.

En réponse nous avons adressé un courrier collectif à Mme Lepage en soulignant que « faute de réforme de fond depuis plus de deux ans, l’enseignement français à l’étranger repose désormais sur un système qui devient élitiste où la mixité sociale tend à disparaître. »

Nous lui avons suggéré de prendre connaissance du rapport de notre collègue Louis Duvernois, l’Enseignement français à la croisée des chemins, qui rappelle que nous vivons à « l’ère du numérique et de nouvelles offres éducatives » !

Voilà 13 mois aujourd’hui que la mission a été confiée à Mme Lepage et Mr Cordery. Ils ne semblent pas submergés par l’urgence. Dans le même temps, les frais de scolarité bondissent : près de 8% au Royaume-Uni comme je le dénonçais en mars dernier (lire : “Le gouvernement va éradiquer la mixité sociale dans les écoles françaises à l’étranger” du 12 mars 2014). Des parents ont déjà retiré leurs enfants du réseau.

Notre défi consiste à trouver des solutions alternatives. Ces solutions sont technologiques, bien entendu, mais tout autant psychologiques parce qu’il faut commencer à penser autrement !

La sénatrice Lepage et ses collègues PS ne sont manifestement pas sur la voie. Pour masquer l’absence de propositions, ils fustigent l’amendement que nous avons déposé avec mon collègue Christophe Frassa, lors du débat sur le budget 2015 de l’Action extérieure de l’État (lire : “Enseignement à l’étranger : un chèque éducation pour tous” du 01 décembre 2014).

Notre idée est de créer un chèque-éducation destiné à 100% de nos jeunes compatriotes vivant à l’étranger. Il permettrait à tous d’accéder à un apprentissage du français par le CNED associé à un soutien d’une Alliance française ou d’une association FLAM. Les parents qui ont des enfants français dans notre réseau pourraient utiliser ce chèque pour diminuer le coût de la scolarité.

Peut-on faire plus démocratique ? L’aide à la scolarité actuelle ne bénéficie qu’à 5% de l’ensemble de ces enfants au travers du système des bourses. Elle a un coût caché significatif pour l’administration qui pèse sur le fonctionnement des consulats.

Nous avons proposé de transférer 260 millions d’euros du budget de l’AEFE du programme 185 vers l’aide à la scolarité du programme 151. Cet amendement était destiné à préparer les esprits. Notre troisième défi pour l’enseignement français à l’étranger présenté lors de l’élection sénatoriale vise à la totale transformation de l’aide à la scolarité pour qu’elle bénéficie à tous. L’action publique doit être exclusivement au service de l’intérêt général !

Il est plus que temps de reprendre la partie non nécessaire des sommes consommées par l’administration centrale de l’AEFE et d’abandonner la gestion directe des établissements par Paris au profit d’une gestion locale qui serait transparente et permettrait d’économiser 20% selon Bercy.

Les sénateurs socialistes des Français de l’étranger se cramponnent à un système administré par des fonctionnaires qui est condamné faute d’argent public et dont les coûts pèsent sur les frais de scolarité.

La réforme des bourses a conduit à une chute de 42% des sommes versées en 2013 aux parents du lycée Charles de Gaulle de Londres ! Personne ne peut garantir que ce système de bourses pourra accompagner une scolarité complète sur 15 ans. Beaucoup prennent les devants et trouvent une solution ailleurs.

On en rirait si ce n’était pas dramatique : la gauche protège un système qui favorise la sélection par l’argent et qui abandonne à leur propre sort ceux qui ne peuvent suivre financièrement!

Photo Flickr de Hank Conner

Délégation aux Entreprises : nomination au poste de vice-président

Toits usineLe 04 novembre, j’ai été nommé vice-président de la délégation aux Entreprises.

Cette délégation, présidée par Elisabeth Lamure (UMP), va se projeter sur le terrain à la rencontre des entrepreneurs (lire : “Ma nomination à la délégation sénatoriale pour l’Entreprise” du 30 novembre 2014).

J’aime cette idée. Lors de la première réunion, j’ai suggéré à cette toute nouvelle délégation de rendre visite aux entrepreneurs français qui se sont implantés dans l’Union européenne, notre premier marché à l’export, pour prendre en compte leur expérience.

J’ai également proposé que l’on prenne en compte les études comparatives réalisées par divers cercles de réflexion. Partir de l’existant accélérera notre travail de préconisations pertinentes devant répondre aux attentes exprimés par le président Gérard Larcher.

Photo Flickr de Theen Moy

PLFSS 2015 : Décision désastreuse pour la libre entreprise en France

MarteauVoté deux fois de suite par le Sénat, mon amendement qui visait à supprimer la taxation des dividendes des dirigeants de SARL a été supprimé par l’Assemblée nationale (lire : “Amendement sur la taxation des dividendes : contre l’injustice faite aux gérants de SARL” du 28 novembre 2014). En dernière lecture, le gouvernement a adopté cette position discriminatoire : prélever des cotisations sociales sur les dividendes des dirigeants de petites entreprises, comme c’est le cas depuis deux ans, tout en exonérant des mêmes cotisations les dirigeants majoritaires de SA et SAS. Un non-sens et une faute économique. J’ai donc publié le communiqué de presse suivant :

Adoption définitive du PLFSS 2015 par l’Assemblée nationale :
« Décision désastreuse pour la libre entreprise en France ! »

Le sénateur UDI, Olivier CADIC, s’insurge contre l’incohérence des mesures adoptées hier à l’Assemblée par la majorité gouvernementale. « En abandonnant son projet de nouvelle taxation sur dividendes pour les sociétés constituées en SA ou SAS, tout en maintenant une taxation identique – déjà en vigueur depuis deux ans – sur les SARL, la gauche discrimine les commerçants et les petits entrepreneurs. Elle envoie un énième signal négatif aux entreprises, et en particulier aux PME, TPE, entreprises familiales et start-up, principales sources d’emplois en France et déjà fortement désabusées. »

A l’occasion de la première lecture du PLFSS 2015, l’Assemblée nationale avait introduit un amendement proposant d’assujettir aux charges sociales les dividendes versés aux dirigeants majoritaires de SA ou SAS dès lors que leur montant excède 10 % du capital social de l’entreprise.

Le Sénat, par l’intermédiaire notamment d’un amendement porté par Olivier Cadic, avait corrigé ce message de défiance aux entrepreneurs. Lui-même chef d’entreprise depuis l’âge de 20 ans, le nouveau sénateur avait d’ailleurs dû expliquer dans l’hémicycle que « Les dividendes, qui rémunèrent la prise de risque, ne doivent pas être confondus avec un salaire ». Précisant même que « si cette mesure devait être maintenue, ce sont la création de valeur et l’esprit d’entreprendre qui seraient à nouveau sanctionnés en France. Or, dans le contexte économique que nous connaissons, nous ne pouvons pas nous permettre de faire peser des charges supplémentaires sur les entreprises. »

Par mesure d’équité, le sénateur UDI avait ensuite convaincu ses collègues de la chambre haute qu’on ne pouvait maintenir plus longtemps une taxe similaire, déjà en vigueur depuis deux ans, appliquée aux dividendes des entrepreneurs en SARL.

Supprimée à deux reprises par le Sénat, la taxation sur les dividendes en SARL vient d’être définitivement adoptée par la majorité gouvernementale à l’Assemblée nationale.

Le sénateur Cadic ne comprend pas que la logique qui prévaut à l’abandon de taxation sur les grosses structures de type SA ou SAS n’aboutisse pas à la même mesure en faveur des commerçants et petits entrepreneurs qui ont choisi la structure juridique SARL.

« La gauche est injuste et inéquitable avec les commerçants et les petits entrepreneurs » s’insurge le sénateur, “obliger le petit entrepreneur majoritaire qui lutte au quotidien, qui a parfois investi toute sa richesse dans son entreprise ou son commerce, à payer des cotisations sociales sur ses dividendes revient à limiter l’intérêt économique de prendre des risques”.

Cette décision est désastreuse au moment où nous devrions encourager la libre entreprise en France pour favoriser l’emploi.

Photo Flickr de Frits Ahlefeldt-Laurvig

PLF 2015 : mon intervention sur l’aide publique au développement

La solidarité internationale doit aussi devenir un relais de croissance pour la France et l’Europe. Autrement dit, l’aide publique au développement est un investissement au profit de nos futurs partenaires et donc de notre commerce extérieur.

Africa globeCe postulat est l’un des axes majeurs de travail pour l’UDI dont j’ai exprimé la position avant l’examen des crédits de la « Mission Aide publique aux développement ». Cette conception de l’aide aux pays émergents rejoint le discours et l’action en Afrique de Jean-Louis Borloo (lire : “Aide au développement : Jean-Louis Borloo montre la voie” du 04 décembre 2014).

L’Etat ne mesure pas pleinement la nature stratégique de cette mission : l’aide de la France a fortement diminué ces dernières années, passant de 0,5 % de son revenu national brut (RNB) en 2010 à 0,41 % en 2013.

A titre de comparaison, le Royaume-Uni, malgré une politique rigoureuse de réduction de ses dépenses publiques, a sanctuarisé son aide publique au développement à hauteur de 0,7 % du RNB.

Il est également important que le gouvernement reconsidère le ciblage de notre soutien international. En effet, le Brésil, membre du G20, est le deuxième bénéficiaire de l’aide publique française en Amérique du sud. Nous versons aussi une partie de notre aide à la Chine et à l’Inde.

Lire : l’intervention d’Olivier Cadic sur la Mission Aide publique au développement, au Sénat du 03.02.2014

Photo Flickr de Irina Patrascu Gheorghita

Aide au développement : Jean-Louis Borloo montre la voie

Au nom du groupe UDI-UC au Sénat, je suis intervenu le 2 décembre au sujet de la « Mission Aide publique au développement » dans le cadre du projet de loi de finances 2015. L’occasion m’a été donnée d’évoquer l’initiative de Jean-Louis Borloo qui montre la voie à travers son projet de fondation pour l’énergie en Afrique.

Jean-Louis Borloo veut électrifier l’Afrique grâce à sa fondation pour l’énergie en Afrique : « L’obscurité appelle l’obscurantisme »

Jean-Louis Borloo veut électrifier l’Afrique grâce à sa fondation pour l’énergie en Afrique. « L’obscurité appelle l’obscurantisme », dit-il.

Que nous dit-il ? « L’Afrique est en panne faute d’électricité : 70 % des Africains n’ont ni lumière, ni électricité, ni énergie (…) L’obscurité appelle l’obscurantisme. L’absence d’énergie, c’est le risque de chaos, de déstabilisation et de pauvreté. Le choix est simple. Ou l’Afrique sera le continent des drames du XXIe siècle pour elle comme pour nous ou elle sera celui d’un grand développement et un relais de croissance pour la France et pour l’Europe. Le destin de l’Europe et de l’Afrique sont liés. Si l’on continue comme cela, que va-t-on faire, dresser des murailles pour empêcher l’arrivée des réfugiés climatiques et des enfants de la grande pauvreté ?»

J’ai donc exprimé que l’on ne pouvait pas faire d’économie sur l’aide publique au développement, même en période de redressement de nos finances publiques.

La Méditerranée est désormais le théâtre régulier de drames qui heurtent nos consciences. Ce ne serait pas à notre honneur de dépenser sans compter pour notre protection sociale au détriment de notre responsabilité à l’égard de notre prochain qui vit dans le dénuement au prétexte qu’il serait né sur un autre continent.

Lire : l’intervention d’Olivier Cadic sur la Mission Aide publique au développement, au Sénat du 03.02.2014

Lire : “Je veux être l’avocat de l’Afrique”, interview de Jean-Louis Borloo par le JDD, du 28-09-2014

Photo Wikimedia commons

HEBDOLETTRE n°3 – 01 décembre 2014

Lire : l’HEBDOLETTRE n°3 – 01 décembre 2014Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°3

Comme pratiquement chaque mois depuis l’élection de François Hollande, le gouvernement a annoncé une fois encore une forte poussée du chômage en octobre en France.

Plutôt que de favoriser la mobilité professionnelle internationale des personnes qui ne trouvent pas d’emploi en France, Laurent Fabius décide de supprimer le budget emploi-formation de l’action extérieure de l’Etat. De son côté, le ministre du Travail refuse tout budget pour favoriser l’emploi à l’international.

Plutôt que de libérer notre économie, le gouvernement s’évertue à créer de nouvelles contraintes depuis la rentrée : nouvelles formalités pour calculer la pénibilité ouvrant droit à une retraite anticipée, obligation d’informer les collaborateurs deux mois avant la cession d’une entreprise et mise en place d’une durée minimum de 24 heures pour le temps partiel !

Ces mesures décriées par les organisations patronales tranchent avec les déclarations pro-entreprises prononcées à l’étranger par le Premier ministre et le ministre de l’Economie.

L’heure est grave. Les entreprises manifesteront toute la semaine en France. Le président du Sénat Gérard Larcher a donc eu raison de créer une délégation sénatoriale à l’entreprise pour identifier les besoins économiques et sociaux des entreprises.

Partie prenante de cette délégation, j’invite tous ceux qui souhaitent m’aider dans cette tâche à me contacter pour créer un groupe de travail d’élus consulaires qui donnera de l’ampleur à mon action dans ce domaine.

Souhaitons que nous puissions ramener le gouvernement et sa majorité à la raison !

Lire l’HEBDOLETTRE n°3 – 01 décembre 2014

Autorisons les consuls honoraires à traiter les demandes de passeport ou mon amendement anti-déplacement !

La discussion budgétaire sur la mission extérieure de l’Etat au Sénat me donne encore l’occasion de faire référence à notre programme de campagne sénatoriale. Avec mes collègues Jacky Deromedi et Christophe Frassa, nous nous étions engagés à « permettre à nos compatriotes de faire une demande de passeport ou de carte nationale d’identité auprès du consul honoraire ».

EmpreinteJ’ai posé, vendredi, un amendement afin que les consuls honoraires soient autorisés, par arrêté du ministre des Affaires étrangères à délivrer, renouveler ou proroger les passeports français.

En réformant ainsi le système de délivrance des passeports, les Français de l’étranger s’éviteraient de fastidieux et coûteux déplacements vers leur consulat. De plus en plus nombreux, nos expatriés n’hésitent pas à s’installer hors des centres urbains.

Face à l’inflation des demandes de renouvellement de passeport, les crédits du programme 151 de la Mission “Action extérieure de l’Etat”, eux, diminuent.

On observe, en ce moment même, une mobilisation des Français d’Ecosse contre la disparition du service de chancellerie du consulat d’Edimbourg qui va les contraindre à se déplacer à Londres pour obtenir des papiers d’identité et divers certificats !

Face à des consulats engorgés qui vous font attendre plusieurs semaines avant de pouvoir déposer une demande, il est urgent que nos consuls honoraires soient habilités à saisir les empreintes biométriques, après autorisation administrative du MAEDI comme c’est le cas pour les Allemands.

L’esprit de mon amendement est de proposer, à terme, un accès totalement déconcentré aux services de l’Etat civil, via le réseau des consuls honoraires.

Par ailleurs, toutes ces opérations pourraient s’autofinancer à terme par un système de ″pay as you go″, acquitté par le Français établi à l’étranger, permettant de garantir la neutralité budgétaire de cette réforme.