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La mémoire en partage et le Bleuet à la boutonnière

Bleuet et Poppy sont deux fleurs qui vont très bien ensemble, au revers d’un col, un jour d’Armistice.

J’ai partagé cette pensée patriotique avec le colonel Laurent Kolodziej, attaché des Forces terrestres, organisateur talentueux des cérémonies qui a pris l’initiative de réhabiliter le Bleuet de France, dont le port a été autorisé sur l’uniforme pour la circonstance, après l’appui officiel de l’ambassadeur Bernard Emié, tout aussi ravi du succès de l’opération ce samedi 12 novembre. (lire : « Et si les Français de Londres arboraient le Bleuet pour commémorer l’Armistice ? » du 24 septembre 2011).

L’ambassadeur Bernard Emié rappelle le parcours du colonel Alain Bayle, avant de lui remettre les insignes d’Officier de l'Ordre national du Mérite

Justement, notre ambassadeur aura été bien inspiré de choisir un samedi pour célébrer l’Armistice puisque les Français de Londres étaient manifestement venus plus nombreux qu’à l’habitude et bien souvent accompagnés d’enfants, impressionnés par la solennité des événements qui se déroulaient autour de la statue du maréchal Foch, là même où le général de Gaulle avait déposé une gerbe le 11 novembre 1940.

Bernard Emié a ensuite procédé aux remises de décoration. Le capitaine de frégate Jérôme Grivelet était fait Chevalier de la Légion d’Honneur, tandis que le colonel Alain Bayle était élevé au rang d’Officier de l’Ordre National du Mérite.

Cette première partie de cérémonie se termina aux accents d’une belle Marseillaise enlevée par chorale du lycée Charles de Gaulle et reprise en chœur par l’assistance.

Le temps de saluer à peu près tout le monde et je rejoignais le cortège pour accompagner le consul général, nos autorités militaires et nos associations aux cérémonies du cimetière militaire de Brookwood, dans le Surrey.

Cette année, le temps était inhabituellement clément sur le plus grand cimetière d’Europe. Tout à côté du cimetière militaire américain, se trouve le monument à la mémoire de nos soldats français étendus alentour pour l’éternité. J’ai retrouvé la même émotion en remontant d’un pas lourd la grande allée du cimetière, partageant un silence recueilli avec le consul général Edouard Braine et l’attaché militaire, l’amiral de Coriolis.

Cimetière de Brookwood (de gauche à droite) : Brigitte Williams, Capitaine de vaisseau Jean-Marc Gerbier, Eddy Hasson, Olivier Renard, Bernard Masson, Michel Giquel, Olivier Cadic, Daniel Steck, Françoise Richardson, Amiral Charles-Edouard de Coriolis, Marc Dubet, Steve Weiss

Grâce à la Fédération des Associations françaises de Grande-Bretagne, présidée par Carole Rogers, un autocar transporte les membres d’associations d’Anciens combattants et du Souvenir. Chaque année, après les hommages, ils se restaurent ensemble au pub dans un climat très fraternel.

Lorsque j’avais pris la succession de Joëlle Garriaud-Maylam à l’AFE, la sénatrice m’avait prévenu : « Au début tu iras à Brookwood par devoir ; après quelques années, tu auras le sentiment de te retrouver au sein d’une nouvelle famille. »

J’ai exactement eu cette impression en entendant les mots dont Guy Audibert, président de l’Association des Anciens combattants, m’a gratifié en fin du repas.

Le 11 novembre sera célébré le 12 et sous le signe du Bleuet !

Une fois n’est pas coutume, nous commémorerons l’Armistice de la Première Guerre, un 12 novembre.

Cette année 2011 est symbolique puisqu’elle a vu disparaitre le dernier combattant connu de la guerre 14-18. Il s’agissait d’un Anglais, Claude Stanley Choules, mort en mai dernier en Australie à l’âge de 110 ans. Pour l’anecdote, il avait menti sur son âge pour pouvoir s’engager à 14 ans dans la Royal Navy. Je rappelle que notre dernier poilu, Lazare Ponticelli, s’en est allé en mars 2008, également à l’âge de 110 ans.

Voici le déroulé prévisionnel de la journée du samedi 12 novembre, à Londres :
11h00 : cérémonie devant la statue du maréchal Foch, Grosvenor Gardens
13h00 : cérémonie au cimetière militaire de Brookwood
18h00 : messe en l’église de Notre Dame de France en souvenir des disparus

Vous vous souvenez peut-être de mon billet appelant au port du Bleuet pour relayer l’initiative du colonel Laurent Kolodziej, attaché des Forces terrestres, qui ambitionnait de (re)lancer la dynamique du Bleuet pour faire écho à celle du Poppy au Royaume-Uni (lire : « Et si les Français de Londres arboraient le Bleuet pour commémorer l’Armistice ? » du 24 septembre 2011).

J’ai été flatté de découvrir que mon petit article sur le Bleuet avait été communiqué à la commission des Anciens combattants de l’AFE, Assemblée de Français de l’étranger, par son rapporteur Jacques Janson et annexé au rapport de leurs travaux (p.27), le 1er octobre dernier.

Le 11/11/11, Poppies britanniques et Bleuets français fleuriront ensemble

Puis, les événements se sont précipités. Notre ambassadeur, Bernard Emié, a entrepris de lancer une opération « Bleuet » à Londres au grand bonheur de nombreux concitoyens attachés au devoir de mémoire. Il restaure une tradition qui  permet à chaque Français d’outre-Manche de s’inscrire dans une démarche commune et solidaire, ce dont nous lui serons reconnaissants très longtemps, j’espère.

Enfin, autre bonne nouvelle, le site du ministère de la Défense se fait l’écho de la campagne de l’association Bleuet de France, se déroulant du 2 au 11 novembre, qui fait appel à la générosité autour d’un nouveau slogan « Aidons ceux qui restent ». (lien vers le ministère)

Ceci étant, le colonel Laurent Kolodziej vient de m’annoncer que les bleuets sont bien arrivés. Il dispose d’un stock de 1000 unités. Il a d’ores et déjà commencé la distribution, en ciblant d’abord les lieux les plus fréquentés par nos concitoyens : consulat, Institut français, lycées et écoles.

Les fonds récoltés servent une noble cause et je vous invite à consulter le dépliant du Bleuet de France (fichier pdf), l’association caritative qui apporte son soutien à des milliers d’anciens combattants, veuves de guerre, victimes du terrorisme et pupilles de la Nation. Vos dons sont les bienvenus sur leur site.

Merci à tous ceux d’entre-vous qui ferez fleurir un Bleuet sur votre poitrine… au côté d’un Poppy !

Pour connaitre l’histoire du Poppy, lire : « 11 novembre, jour des Poppies » du 13 novembre 2010

Photo Flickr de ImAges ImprObables

Bernard Emié réunit les consuls honoraires pour évoquer les relations franco-britanniques

Oliver Cadic, la sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam et l'ambassadeur Bernard Emié

Le 14 octobre, l’ambassadeur Bernard Emié a rassemblé pour une journée de travail les consuls généraux, les consuls honoraires et élus des Français du Royaume-Uni à la Résidence de France. Joëlle Garriaud-Maylam, sénateur représentant les Français établis hors de France, assistait à cette réunion.

L’ambassadeur nous a présenté les grandes priorités de nos relations bilatérales et les échéances importantes qui orientent l’action du réseau français au Royaume Uni pour la fin de cette année et l’année prochaine : présidence du G20 et sommet de Cannes, sommet bilatéral du 2 décembre, organisation des élections présidentielle et législatives et, enfin, les Jeux olympiques.

Bernard Emié a souligné les excellentes relations entre nos deux pays et indiqué que 75% des résolutions de l’ONU sont d’inspiration franco-britanniques ! Afin d’illustrer l’importance de nos investissements au Royaume-Uni, il a rappelé que 1.600 entreprises françaises sont installées outre-Manche qui emploient 450.000 salariés. ll n’est pas étonnant que « Les iles britanniques constituent le premier excédent commercial de la France. Il faut le maintenir et l’accroitre», accentue-t-il.

Nos 22 consuls honoraires au Royaume Uni, réunis autour de l'ambassadeur de France, le 14 octobre 2011 à Londres

Bernard Emié a déclaré que nous devons aider les Britanniques à réussir leurs Jeux Olympiques. Le flux de visiteurs sera très important. Les estimations prévoient un accroissement de 25% du trafic transmanche pendant cette période. L’ambassadeur a demandé à chacun d’être à son poste pendant cette période estivale.

Au-delà de leur mission d’assistance des Français en difficulté dans leur région, les consuls honoraires sont les relais de l’administration et des initiatives de l’ambassade sur le terrain. Ils participent, avec le réseau culturel, au maillage de la présence française au Royaume Uni.

La France compte 22 consuls honoraires au Royaume Uni (liste des noms et coordonnées). Je salue leur action exemplaire.

Bernard Emié me décore de l’Ordre national du Mérite

(g. à d.) Florence Quattrochi, Pdte de l'APL, l’association des parents d’élèves du lycée français de Londres, Delphine Porta, ex-Pdte APL, Olivier Cadic, Catherine Cecillon, ex-Pdte APL et Cécile d’Angelin, Vice-Pdte APL

Lundi dernier, l’ambassadeur de France, Bernard Emié, m’a remis les insignes de Chevalier dans l’Ordre national du Mérite.

Cette décoration « marque une étape majeure dans la vie d’un Français », m’a-t-il dit. C’est bien ainsi que je considère mon ruban bleu, tissé du fil de l’amitié, des responsabilités et de l’espérance.

En ce jour d’exception, Bernard Emié m’a fait l’honneur d’un discours chaleureux, dont chaque phrase a fait jaillir dans mon esprit un visage aimé, une image enfouie puisqu’il a retracé en détail mon parcours.

Bernard Emié a évoqué les dossiers franco-britanniques dans lesquels je me suis pleinement investi, tel que le plan Ecole, « magnifique réalisation au bénéfice de nos enfants », ou le lancement du plan Emploi, et le futur métro transmanche. Accomplir mon mandat avec coeur et efficacité est toute mon ambition. C’est pourquoi, j’ai été très touché par ses compliments et par la lettre d’Alain Juppé.

Avant de me souhaiter de nombreuses autres vies, l’ambassadeur m’a dédié cette belle phrase de René Char : « Impose ta chance. Serre ton bonheur et va vers ton risque. À te regarder, ils s’habitueront. »

Je souhaite remercier toutes les personnes qui m’ont fait l’honneur et le plaisir de leur présence si cordiale. L’accueil chaleureux et les multiples attentions de M. l’ambassadeur et de son épouse Isabelle ont conquis l’assistance. J’ai eu la sensation d’être merveilleusement entouré et infiniment redevable. L’insigne que je porterai fièrement au revers de ma veste sera l’emblème de l’action collective des Français du Royaume-Uni.

Discours de Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume Uni, du 03 octobre 2011 :

Lien vers la seconde partie du discours.

Discours de Olivier Cadic, élu de l’AFE, du 03 octobre 2011 :

Bernard Emié remet le 3ème Grand Prix VIE à Londres

(de g. à d.) Rémi Campagne, lauréat du prix du meilleur projet professionnel ; Bruno Deschamps, président CCEF ; Bernard Emié, ambassadeur

«En 2010, pour la 4ème année consécutive, le Royaume-Uni est demeuré le premier excédent commercial bilatéral de la France pour un montant de plus de 6 milliards d’euros. En matière d’investissements, le Royaume-Uni est la première destination des investissements français à l’étranger avec 1.900 filiales et 665.000 salariés.» Par ces propos, Bernard Emié, notre ambassadeur de France a voulu illustrer le dynamisme des sociétés françaises implantées au Royaume-Uni et donner un éclat particulier à la remise du grand prix VIE au Royaume-Uni.

On a baptisé ces Jeunes d’un joli et tonifiant acronyme administratif : VIE. Ce sont les Volontaires internationaux en entreprise.

Combien sont-ils ces fameux VIE ?  On compte 1700 volontaires dans le monde, dont plus de 650 travaillent au Royaume Uni, devenu cette année la deuxième destination des VIE, une précision dont s’est flatté Bernard Emié, dès l’entame de son discours. Et que deviennent-ils en fin de mission ? « Les jeunes volontaires ont vécu au Royaume Uni une expérience professionnelle et humaine unique, répond l’ambassadeur. Ils ont exercé ici des responsabilités souvent plus importantes que celles qui leur auraient été confiées au même âge en France. Surtout, c’est l’une des meilleures voies pour décrocher rapidement un emploi stable : 80% des volontaires sont embauchés à la fin de leur mission. »

Au delà des réussites individuelles, Bernard Emié nous a justement avisé de l’impact bénéfique sur notre économie de disposer de jeunes Français rompus à la vie des affaires internationales. D’une part, ceux qui opèrent à l’étranger peuvent faciliter les investissements vers la France et, d’autre part, ceux qui rentrent aux pays « enrichiront la culture d’entreprise et les méthodes de travail de leurs employeurs français ». On pense particulièrement aux PME, dont le talon d’Achille est souvent l’exportation.

La section des Conseillers du commerce extérieur français (CCEF) au Royaume-Uni a inventé le tout premier Grand Prix VIE en 2008, une manière « de communiquer très largement sur la formule », justifie Bruno Deschamps, leur dynamique président. Le 16 septembre dernier, neuf lauréats présélectionnés pour la 3ème édition du concours ont eu l’âpre honneur de défendre un projet professionnel ou un projet entrepreneurial devant un parterre de chefs d’entreprise.

Dans son discours, Bruno Deschamps s’est engagé au nom des conseillers « à accompagner les gagnants dans leur projet professionnel, afin de les aider à concrétiser leurs ambitions ». Un coaching qui s’ajoute aux diverses récompenses offertes aux VIE, fruit de la mobilisation d’entreprises de l’acabit de Roset, Veolia, Bouygues, Bongrain, Air France, Eurostar, Renault ou Pernod-Ricard.

Je ne peux que m’enthousiasmer devant une telle initiative des CCEF qui a essaimé dans d’autres pays au point qu’on parle déjà d’une sorte de championnat du monde à Paris !

(de g. à d.) Jean-Michel Dietner, CCEF ; Hervé Ochsenbein, directeur UBI France ; Antoine Quentin, lauréat du meilleur projet entrepreneurial ; Bruno Deschamps, président CCEF ; Bernard Emié, ambassadeur

Je félicite Rémi Campagne et Antoine Quentin. Le premier est le lauréat du prix du meilleur projet professionnel au sein de la filiale britannique de Magellium, une PMI appartenant au secteur de la défense et de l’aéronautique. Le second a reçu le prix du meilleur projet entrepreneurial. Il travaille pour Mobilitas, une société de déménagement international.

Il me faut enfin saluer la présence de Lord Green, ministre d’Etat britannique pour le commerce et l’investissement et remercier l’entreprise Total qui a permis à l’événement de se dérouler au milieu des oeuvres de la prestigieuse Wallace Collection à Hertford House.

En savoir plus sur le statut VIE ? Trouvez toute information sur le site Ubifrance
Discours de Bernard Emié, ambassadeur de France
Discours de Bruno Deschamps, président du CCEF

Et si les Français de Londres arboraient le Bleuet pour commémorer l’Armistice ?

Le 11 novembre approche et les Poppies vont refleurir immuablement sur les cols de tous les Britanniques dans un élan patriotique et fraternel. J’avais raconté, l’an dernier, l’histoire de ces coquelicots en papier que l’on porte en souvenir de ceux qui fleurissaient réellement sur les champs de bataille de la Somme et des Flandres… pour disparaître la guerre finie (lire : « 11 novembre, jour des Poppies » du 13 novembre 2010).

Au cours de la Seconde guerre mondiale, on arborait son poppy pour exalter la ténacité du peuple anglais face à l’agresseur. A l’instar du coquelicot, combien savent aujourd’hui que l’on portait le Bleuet en France, couleur rappelant l’uniforme bleu horizon des Poilus ?

En 2011, le colonel Laurent Kolodziej, attaché des Forces terrestres, veut rallumer le flambeau en sa qualité de responsable au sein de la mission Défense du volet « Devoir de mémoire » : « (re)lancer la dynamique du « Bleuet de France » dans notre communauté pour faire écho à celle du « Poppy » qui est ici un succès spectaculaire. Le but serait de faire porter à nos compatriotes voire à nos amis britanniques le Bleuet aux côtés du Poppy qui est arboré à peu près par tous ici. Bleuet et Poppy ont la même origine, véhiculent les mêmes valeurs de solidarité et de souvenir et les réunir aurait donc beaucoup de sens. » On ne saurait dire mieux que ces quelques mots rédigés à l’attention des responsables de nos réseaux consulaires et diplomatiques outre-Manche.

J’adresse au colonel Kolodziej toutes mes félicitations pour cette initiative et je l’assure de mon soutien, d’autant que cette idée me trotte dans l’esprit tous les ans connaissant l’existence du Bleuet qu’il s’agit bien de rappeler et faire connaître à notre communauté, comme l’entend le colonel.

Pour l’anecdote, la vente traditionnelle de Bleuets remonte à 1934, à l’initiative conjointe d’une infirmière et d’une fille de général, et elle n’est pas tout à fait tombée en désuétude puisque l’association Les  Bleuets de France en propose toujours, tous les 11 novembre et 8 mai, sur la voie publique. Grâce aux fonds récoltés, cet organisme caritatif vient en aide annuellement à près de 20.000 anciens combattants, victimes de guerre et pupilles de la Nation, tout en finançant quelque 450 manifestations mémorielles dans toute la France (voir le prospectus des Bleuets). Vous pouvez évidemment faire un don en ligne sur leur site.

Si notre ambassadeur de France, Bernard Emié, décide de lancer l’opération, nous aurons à nouveau une belle initiative émanant de Londres. Le colonel Kolodziej ne doute pas du succès de la démarche qui a déjà acquis à sa cause, l’an dernier, la représentation militaire française au sein de l’Otan. Bernard Masson, président de l’association des membres de l’Ordre du mérite a déclaré son soutien à cette initiative. C’est un premier pas.

Et si le prochain 11 novembre, tous les ministres, élus et hauts fonctionnaires arboraient le Bleuet ? Qu’en pensez-vous ?

J’en ai donc parlé à mon ami et collègue Jacques Janson, élu du Canada à l’AFE et rapporteur de la commission temporaire des Anciens Combattants. Il soumettra cette idée à la commission qui se réunira ce lundi au Sénat.  J’en suis heureux et je le remercie sincèrement de porter ce projet au sein de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE).

Vers un troisième établissement secondaire français à Londres

Tous les indicateurs du plan Ecole clignotent pour nous alerter de la « montée des cohortes jusqu’en 2017 pour tous les niveaux de scolarisation », résume Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, qui affine et recoupe constamment ses chiffres pour mesurer la « pression réelle » de la demande en matière d’enseignement français au Royaume-Uni.

Malgré le sentiment d’urgence, la dernière réunion du comité de pilotage du plan Ecole du 22 juin, sous l’autorité de notre ambassadeur, s’est déroulée dans une grande sérénité et une parfaite convergence de vues. Les parties prenantes ont fait le choix du réalisme et de l’honnêteté quant aux devoirs et aux possibilités de chacun, sans une once de démagogie.

Quelle est la situation ? Le nouveau collège (CFBL) de Kentish Town qui va ouvrir ses portes à la rentrée 2011 sera insuffisant pour absorber le flot des demandes. Il s’avère indispensable d’ouvrir un nouvel établissement secondaire à Londres d’ici 2013, véritable année charnière, selon Bernard Vasseur,  proviseur du lycée Charles de Gaulle.

Il me semble que l’urgence du moment doit inciter l’ensemble des acteurs à redoubler d’audace et se mettre immédiatement en quête de locaux. Heureusement, personne ne discute le bien fondé de créer rapidement un nouveau site, tout en sachant que la contrainte immobilière risque de déterminer la nature même de l’établissement : création d’un collège (640 élèves) ou d’un collège/école primaire (1140 élèves) ou bien encore d’un collège/lycée (960 élèves). En réunion, tous les regards se sont portés vers le très efficace Frédéric de la Borderie, un des acteurs de la FEPT, structure destinée à faciliter les emprunts au Royaume-Uni pour l’immobilier scolaire qui vient d’intervenir avec succès à Bristol (lire : « L’école française de Bristol obtient la garantie de l’Etat pour acquérir un bâtiment » du 09 juillet 2011). On reproduira évidemment le montage financier original mis en oeuvre par la FEPT avec la garantie de l’Etat obtenue avec le soutien du sénateur André Ferrand.

Je rappelle que l’objectif n°1 du plan Ecole, lancé en juin 2008, visait à créer 500 places par an dans l’enseignement français. En juin 2011, nous étions au tiers du chemin avec 425 places (lire : « La capacité d’accueil au cœur des préoccupations de la 4ème réunion annuelle UFE du plan Ecole » du 26 mai 2011). L’ouverture du collège français bilingue (CFBL) en 2011, venant s’ajouter au lycée de Gaulle, et le projet de troisième établissement scolaire (à l’horizon 2014 vraisemblablement) constitueront un grand bon en avant.

Et ensuite ? Combien de places faudra-t-il encore créer à Londres ? Serions-nous entrés dans une véritable fuite en avant, d’autant que le nombre de Français expatriés ne cesse de croitre?

La réunion de pilotage du 22 juin dernier a eu le mérite de rappeler les règles du jeu au risque de surprendre certains de nos compatriotes.

Notre ambassadeur Bernard Emié a été limpide en déclarant que « la scolarisation dans les établissements français est une chance, mais n’est pas un droit, ni un dû« , ajoutant qu’en tout état de cause après l’ouverture du CFBL, « le nouveau projet fixe une limite. Il ne sera pas possible de reproduire cette opération une troisième fois à Londres ni couvrir l’ensemble du Royaume Uni d’écoles françaises ». En employant le terme de « cylindrage », M. Emié a pris position vers une « nécessaire stabilisation » du nombre de places offertes dans l’enseignement français.

Le discours de Anne-Marie Descôtes, présidente de l’AEFE, Agence française pour l’enseignement français à l’étranger, fut tout aussi explicite et loyal. Si l’agence s’engage à soutenir le nouveau projet immobilier et fournir son expertise, elle ne peut indéfiniment étendre son réseau au motif qu’une « part importante des Français de Londres s’est sédentarisée, or la mission de l’Agence était de permettre la scolarisation des enfants d’expatriés temporaires ».

En remerciant Anne-Marie Descôtes de sa présence à Londres, j’ai rappelé dans le même esprit que près de 70% des Français vivant au Royaume Uni ne disposent pas de solution de scolarité française près de chez eux. Tout le monde ne vit pas aux environs de Londres.

Alors que faire pour résoudre la question de la scolarisation française ? Simplement se consacrer avec ardeur aux objectifs n°2 et n°3 du plan Ecole, soit multiplier le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni et favoriser le programme Flam.

Je rejoins parfaitement Laurent Batut qui préconise « des formes de scolarisation alternatives : Cned, filières bilingues » et Anne-Marie Descôtes qui cautionne « Le programme Flam et toutes les solutions visant à créer des filières bilingues » soulignant également le caractère alternatif de « ces instruments de rayonnement de notre enseignement ».

Par ailleurs, existe-t-il un meilleur moyen que les filières bilingues pour promouvoir la langue française chez nos amis britanniques, dont il faut aussi rappeler l’excellence de leur mode pédagogique ?

J’ai d’ailleurs mentionné que Alain Juppé venait d’annoncer la création du label «FrancEducation» pour valoriser, dès la rentrée 2011, les programmes partiellement dispensé en langue française dans les établissements étrangers, si ceux-ci se conforment à certains critères éducatifs (lire : « Un plan Ecole pour le monde, présenté au conseil des ministres » du 29 juin 2011).

Pour synthétiser, je reprendrai les termes de Laurent Batut en disant que « l’axe 2 du plan Ecole doit constituer le second pilier de notre réponse à la demande d’éducation des communautés françaises au Royaume Uni, mais aussi permettre de promouvoir la langue française par la création de filières bilingues. » Pour illustrer son propos, il a informé le comité qu’une réflexion était engagée avec le Cned afin de proposer une formule à la carte. Je m’étais tout récemment fait l’écho d’une offre innovante dispensée de ce service public d’enseignement à distance (lire : « 10 places supplémentaires en seconde sont disponibles à Londres, grâce au Cned » du 13 juillet 2011).

Quant à l’axe 3, on ne peut que se réjouir de l’élan apporté par le programme Flam dans toute l’Angleterre. Une 39ème « Petite école du samedi » va ouvrir ses portes dans quelques semaines à Manchester (lire : « Ouverture d’une Petite école du samedi à Manchester » du 16 juillet 2011). Le comité a également félicité notre sénatrice Joëlle Garriaud Maylam, pour avoir obtenu 8000€ sur la réserve parlementaire afin de financer une méthode d’apprentissage du français pour les centaines d’enfants binationaux fréquentant les écoles Flam (lire : « Joëlle Garriaud-Maylam, tout feu tout FLAM » du 19 avril 2010).

En conclusion, je dirai qu’en cette période de choix cruciaux sur fond de limitations budgétaires, le Plan Ecole vient apporter des réponses à l’ensemble de la communauté. La réunion semestrielle du Comité de Pilotage est un gage indispensable du dynamisme de cette initiative. Chacun a pu constater que l’ambassadeur a fait preuve de perspicacité en voulant « institutionnaliser » le comité de pilotage en le restreignant aux personnalités légitimées par un mandat, dont les représentants des parents d’élèves (lire : « Première réunion du plan Ecole sous l’autorité de Bernard Emié, le 22 juin » du 16 juin 2011). Il paraît désormais nécessaire d’institutionnaliser le fonctionnement du plan école du Royaume-Uni avec toutes ses composantes afin de permettre à chaque volontaire de s’impliquer dans le développement de l’enseignement français au Royaume-Uni.

Lire le compte rendu de la réunion du 22 juin 2011 du comité de pilotage du plan Ecole

Photo Flickr de Intheozone

L’ambassadeur de France félicite nos bacheliers émérites

L'ambassadeur de France, Bernard Emié, entouré des meilleurs bacheliers du lycée Charles de Gaulle (21/06/11)

Le soleil resplendissait, autant que nos bacheliers sur les marches de la résidence de l’ambassadeur, ce vendredi 21 juin 2011 à Londres. J’ai assisté à ce moment inoubliable pour tous ces jeunes, au milieu de leurs parents à la mine ravie.

Bernard Emié a reçu soixante élèves du lycée Charles de Gaulle pour les congratuler personnellement d’avoir décroché la mention Très bien au baccalauréat, c’est à dire une note moyenne supérieur ou égale à 16 !

En se distinguant brillamment, ces diplômés ont confirmé la réputation d’excellence de leur lycée : un tiers des candidats au Bac 2011 ont obtenu la mention très bien ! Du reste, 87,50% d’entre-eux ont reçu une mention, et le taux de réussite global atteint 99% ! Epoustouflant. Voir les résultats statistiques du bac 2011.

Comme à l’accoutumée, cette réception avait pour mécène la Banque Transatlantique dont les représentants étaient présents en nombre. Le directeur de la succursale londonienne, Yves Pinsard, est un ancien élève du lycée. Il m’a fait remarquer que l’an dernier 60 élèves également avaient obtenu la mention « très bien ». Je salue l’implication généreuse et fraternelle de cette institution financière qui perpétue et régénère cette cérémonie.

Les parents ravis immortalisent ce moment unique

Dussé-je froisser la modestie du proviseur Bernard Vasseur, son travail, celui de ses collaborateurs et celui de son équipe éducative ne sont pas étrangers à ce résultat. Le lycée CGD affiche des performances exceptionnelles. Les parents d’élèves savent que leurs enfants empruntent un chemin privilégié et assument les efforts que cela implique, notamment sur un plan financier. Cette école apprend aux élèves ce qu’ils doivent savoir, mais on leur apprend aussi à questionner pour que leur apprentissage devienne permanent et perpétuel. On leur apprend à être. Chacun est unique, mais tous doivent devenir des responsables en quête de sens et d’inventivité, constamment l’esprit en éveil.

Les résultats du lycée Charles de Gaulle prouvent que son corps enseignant a fait sien ce précepte de Montaigne : enseigner ce n’est pas remplir des vases, c’est allumer des feux. Je profite de ce billet pour saluer la grande compétence et le sens de l’intérêt général des professeurs. J’ai pu observer qu’en de nombreuses circonstances, ils n’ont jamais donné la priorité à leurs revendications catégorielles, aussi légitimes soient-elles, lorsque l’intérêt des enfants pouvait être en jeu. Ils méritent indubitablement une mention « très bien » eux aussi, chaque année.

Je souhaite bonne chance à tous les lauréats dans la poursuite de leurs études et, pour l’instant, de savourer des vacances bien méritées !

Crédit photo : Florent Donneger

Figure de la Résistance, Marcelle Hugonnier-Adamson devient officier de la Légion d’honneur

Marcelle Hugonnier-Adamson reçoit de la part de Bernard Emié, ambassadeur, les insignes d’Officier de la Légion d’honneur, au cours des cérémonies du 18 juin 2011

« Vous faites partie, madame, de ces héros qui ont sauvé la France et son honneur ». Bernard Emié, ambassadeur de France, a estimé que tout l’honneur était pour lui de remettre les insignes d’Officier de la Légion d’honneur à Marcelle Hugonnier-Adamson.

Déjà décorée de la croix de Guerre et de la médaille de la Résistance, notre glorieuse ainée accède donc au grade d’officier après avoir été nommée Chevalier de la Légion d’honneur en 1989. Son infatigable travail destiné à perpétrer la mémoire et l’héritage de ces Français ayant combattu le joug nazi justifierait à lui seul cette promotion.

Qui est Marcelle ?

Une dame charmante au regard tendre et pétillant que l’on aime sur le champ. Comment imaginer que cette frêle silhouette a passé sa jeunesse à déjouer la vigilance de la Gestapo pour organiser des parachutages clandestins destinés aux maquis du Sud-Est de la France ?

Instant privilégié pour exprimer notre gratitude au nom des Français du Royaume Uni

Son fait d’armes se déroule la nuit du 16 avril 1943 au cours de laquelle huit personnalités majeures de la Résistance sont exfiltrées en avion à partir d’un terrain sous contrôle ennemi.

Combien vous doivent la vie, Marcelle ?

En choisissant Carlton Garden pour théâtre de la remise de cette décoration, l’ambassadeur a permis aux élus, aux militaires et au public présent de témoigner de notre considération pour cette héroïne de la France combattante.

Lire le discours de Bernard Emié consacré Mme Hugonnier-Adamson (ficher pdf)

Appel du 18 juin : l’ambassadeur Bernard Emié fait vibrer notre Histoire

Le 18 juin 2011, Bernard Emié, ambassadeur de France, à Carlton Garden : "Je sais qu'en cet instant, tandis qu’en Lorraine émerge de la brume l'immense croix de l'homme qui a dit Non, avec nous, les âmes de tous ses compagnons vibrent à l’unisson."

Il faut être Français et vivre en Angleterre pour ressentir pleinement l’Appel du 18 juin dans sa dimension patriotique et dissidente. Par les premiers mots de son discours, Bernard Emié, s’est engouffré dans nos coeurs et il a entretenu jusqu’au bout une douce réverbération intérieure:
« Parmi toutes les dates, heureuses ou dramatiques, qui ponctuent notre riche histoire, le 18 juin tient une date particulière, sans égale sans doute pour le XXème siècle. Elle symbolise le courage de dire non à la défaite et la volonté de combattre pour la liberté et pour l’honneur quel qu’en soit le prix. »

On ne pouvait souhaiter de meilleure date pour la première apparition devant le grand public de notre nouvel ambassadeur que cet anniversaire qui exprime ce que la France et l’Angleterre « peuvent donner de meilleur à leurs peuples et au monde, lorsqu’ils décident de travailler ensemble », a-t-il déclaré d’une voix parfois éraillée par l’émotion.

Bernard Emié est aussi revenu sur le discours historique de Nicolas Sarkozy, venu dire l’an dernier à Londres qu’en « reconnaissant au général de Gaulle le droit de parler et d’agir au nom de la France, l’Angleterre a rendu à la France le plus bel hommage qu’elle ait jamais reçu parce que cela voulait dire qu’à ses yeux elle ne pouvait se confondre qu’avec la conception la plus élevée de l’honneur. » (lire : « Nicolas Sarkozy magnifie l’amitié franco-britannique » du 22 juin 2010).

Devant la statue du Général à Carlton Garden, l’ambassadeur a mis en perspective le 18 juin 1940 avec les combats franco-britanniques actuels contre tous les fléaux modernes, même au prix du conflit armé comme le montre notre intervention en Libye pour « lutter contre  la tyrannie et la barbarie ».

Bernard Emié a réservé sa dernière intervention de la journée aux élèves du lycée Charles de Gaulle, regroupés devant les bornes interactives et les vitrines regroupant des objets en souvenir des Françaises et des Français libres. Avant d’être frappés par un destin tragique, ces héros de l’ombre, ces héros ordinaires, « comme nos jeunes lycéens d’aujourd’hui, souriaient à la vie en croyant en l’avenir », insuffle l’ambassadeur avec ces mots simples et tendres plus propices à « l’exaltation de ce lien intergénérationnel qui constitue la vraie raison de cette seconde cérémonie. »

Lire le Discours de Carlton Garden
Lire le Discours au lycée Charles de Gaulle

Le 18 juin, une journée particulière

De retour chez moi, samedi soir, j’ai eu envie de vous raconter le déroulé de ma journée de conseiller élu à l’AFE (Assemblée des Français de l’étranger) un jour de cérémonies officielles.

8h30. Départ du train Canterbury-Londres. Je ferme les yeux et me souviens : il y a tout juste cinq ans les Français du Royaume-Uni me témoignaient leur confiance en m’élisant à l’Assemblée des Français de l’étranger.

9h00. Rencontre avec Corinne dans le train, une Française vivant à Ashford. Excellente occasion pour évoquer mon idée d’emplacement idéal du futur bureau de vote à Ashford pour les échéances de 2012 : une école accessible à pied depuis la gare et disposant d’un parking gratuit.

10h00. Arrivée à Carlton Garden où j’ai le plaisir de retrouver la communauté française qui s’est déplacée pour assister à la cérémonie du 18 juin.

De gauche à droite, Mme Emié, Amiral de Coriolis, Bernard Emié, ambassadeur, Gérard Maréchal, consul général adjoint, Olivier Cadic

10h15. Je me tiens aux cotés de Gérard Maréchal, consul général adjoint pour commémorer l’appel du Général de Gaulle. L’ambassadeur, Bernard Emié, prononce son premier discours devant la statue du Général. L’émotion est palpable. Un élève du lycée Charles de Gaulle lit l’appel du 18 juin. Bernard Emié remet à Marcelle Adamson Hugonnet la Croix d’officier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, après une allocution émouvante en hommage à son action de résistante au cours de la seconde guerre mondiale.

11h00. Entretien privé avec Gérard Maréchal. Le consul général adjoint sait que l’accueil du standard téléphonique du consulat constitue une de mes principales préoccupations. Une mission destinée à rénover l’auto-commutateur téléphonique doit arriver la semaine prochaine. Nous échangeons sur mes attentes en matière d’outils statistiques sur les appels sans réponse du consulat et mon souhait d’obtenir un service de rappel automatique pour éviter à l’usager de rappeler lorsque son appel a été infructueux.

Brigitte Williams Pdte Fondation de la France Libre, Marcelle Adamson Hugonnet, résistante et officier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, Olivier Cadic

12h00. Cérémonie dans le hall d’accueil au lycée Charles de Gaulle pour célébrer les nouvelles vitrines du souvenir de la Fondation de la France Libre. L’ambassadeur prononce un discours avec une adresse remarquée à l’attention des jeunes générations. Bernard Emié remet le diplôme d’honneur et l’insigne de porte-drapeau à MM Eric Trevor Dennis et Daniel Steck.

12h30 Vin d’honneur offert par le lycée Charles de Gaulle à l’initiative du proviseur Bernard Vasseur. J’assiste aux cotés de l’ambassadeur à la présentation des nouvelles bornes interactives de la France Libre par Brigitte Williams, présidente de la Fédération de la France Libre. Après avoir échangé avec les participants aux cérémonies, je remercie le Colonel Kolodziej pour la remarquable organisation des événements du jour placés sous son autorité.

14h00. Café au bar de l’Institut français que j’ai organisé en qualité de président de l’UFE GB pour prolonger l’événement. Brigitte Williams et le Dr Thierry Dorfsman, membres éminents de l’UFE m’aident à accueillir nos invités. Une trentaine de personnes savourent ce moment d’échange privilégié.

De gauche à droite : Guy Audibert, pdt de l'ass. des Mutilés et Combattants, Brigitte Williams Pdte Fondation de la France Libre, Olivier Cadic, Bernard Masson, pdt ass. des membres de l'Ordre national du Mérite, Dr Thierry Dorfsman, UFE GB, Gérard Maréchal, consul général adjoint

14h30. Je prie le consul général adjoint, Gérard Maréchal, et Bernard Masson, président de l’association des membres de l’Ordre national du Mérite et Guy Audibert, président de l’association des Mutilés et Combattants, de bien vouloir me rejoindre auprès de Brigitte Williams et Thierry Dorfsman pour rendre hommage à l’action héroïque de Mme Adamson Hugonnet et à tous les combattants de la Liberté. Les clients présents à l’Institut se lèvent et se joignent à nous pour un formidable ban en l’honneur de notre héroïne et de ses compagnons qui ont permis la libération de la France.

16h00. La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam me téléphone pour m’annoncer que le Président de la République a manifesté sa volonté de retirer la double taxe foncière des non-résidents. Je lui fait entendre en retour un tonnerre d’applaudissements de la part d’un auditoire soulagé et reconnaissant de la pugnacité de ses élus.

Olivier Cadic, Benoit Belhomme Pdt comité de gestion Ile aux Enfants et Sophie Routier

17h00. Arrivée à la kermesse de l’Ile aux Enfants à Kentish Town, dans le nord de Londres. Je suis en compagnie de Brigitte Williams et de Laurent Batut, conseiller culturel adjoint. Nous retrouvons Sophie Routier, qui a porté le dossier de l’établissement dans le cadre du plan Ecole. Il y a trois ans, l’école était menacée. Le plan Ecole a fait son œuvre. Une page se tourne : à la rentrée, l’Ile aux Enfants se fondra dans le nouveau collège franco-bilingue de Londres (CFBL). Je me complais trois heures durant à  partager le ravissement des enfants et de leurs familles au milieu des animations.

22h30. Me voici de retour à Canterbury pour un moment de bonheur familial : aujourd’hui, 18 juin, je fête le 17ème anniversaire de ma fille Margot !

Crédit photo 1 à 3 : Bernard Masson

Première réunion du plan Ecole sous l’autorité de Bernard Emié, le 22 juin

En se présentant auprès des représentants d’associations chez le consul général, la semaine dernière, Bernard Emié a tenu des propos très chaleureux à l’égard de son prédécesseur, Maurice Gourdault-Montagne, confiant même qu’il n’y aurait aucune indignité à faire moins bien que lui, tant il avait hissé haut la barre.

Au cours de ses précédentes missions à l’étranger, Bernard Emié a parfois été confronté à des situations de crise qui trempent le caractère d’un diplomate et qu’il nous a relatées avec beaucoup d’humour. Heureusement, Londres devrait le tenir éloigné d’événements aussi dramatiques que ceux qu’il a vécus en Inde ou à Beyrouth. Pour connaitre les détails de son périple, je vous invite à lire l’excellent portrait (fichier pdf) dressé par Amandine Jean pour le magazine Ici Londres.

la Résidence de l’ambassadeur à Londres où se tiennent les réunions du plan Ecole

Notre ambassadeur reconnait que le manque de place dans l’enseignement français à Londres constitue vraisemblablement le défi majeur qui l’attend à son nouveau poste. En organisant une réunion du plan Ecole, mercredi 22 juin à la Résidence, il perpétue la tradition des rencontres semestrielles, tout en apportant, d’ores et déjà, sa griffe.

En effet, Bernard Emié souhaite que les participants soient exclusivement des représentants es qualité : élus, directeurs d’école, représentants élus des parents d’élèves et des professeurs, représentants des Français de l’étranger au travers des deux associations reconnues d’utilité publique… Au total, près d’une quarantaine de personnes sont concernées (Liste des participants).

L’ambassadeur veut structurer  un comité de pilotage du plan Ecole, uniquement composé de personnalités légitimées par un mandat. Je partage ce point de vue. Lorsque Bernard Emié avait demandé le 6 mai dernier aux élus quelles évolutions leur semblaient nécessaires, j’avais plaidé pour une institutionnalisation du plan Ecole.  Cette nouvelle configuration évoluera d’ailleurs sans doute et les grandes réunions de travail resteront ouvertes à toutes et tous afin de garantir la transparence nécessaire à l’établissement du consensus.

Pour pérenniser l’action entreprise, il est nécessaire de s’assurer qu’aucun des acteurs  représentatifs ne manquent aux réunions décisives présidées par l’ambassadeur.

Il est aussi souhaitable de formaliser le fonctionnement du plan Ecole. Ainsi, chacun pourra comprendre et mieux participer aux mécanismes démocratiques qui aboutissent à la prise de décision ultime par l’ambassadeur en matière éducative.

Pour lancer le plan Ecole, Maurice Gourdault-Montagne avait avec raison ouvert les réunions de la Résidence à toutes les bonnes volontés afin de créer une dynamique. L’initiative de Bernard Emié traduit que la mise en œuvre du plan est parvenue à maturité et qu’il est désormais judicieux de professionnaliser la nature des débats à la Résidence. Les enjeux auxquels nous sommes confrontés justifient pleinement son approche.

Claude Guéant assure que la France jouera son rôle pour contribuer à la réussite des JO de Londres

La France et le Royaume-Uni ont des relations privilégiées et harmonieuses, c’est l’heureux constat de notre ambassadeur, Bernard Emié, devant les présidents d’associations réunis vendredi soir chez le consul général, Edouard Braine. La rencontre des ministres de l’intérieur de nos deux pays respectifs, le 6 juin dernier à Calais, Theresa May et Claude Guéant en témoigne. Elle était destinée à faire un point sur la coopération franco-britannique en matière de sécurité.

Cette manifestation s’inscrit dans la perspective des JO de l’été prochain qui vont drainer dix millions de personnes à Londres, notamment via le Pas-de-Calais qui sera, en outre, le terrain d’entrainement d’un certain nombre d’équipes nationales.

Les deux ministres de l’intérieur ont pu juger de l’efficacité des dispositifs de sécurité en visitant le terminal d’embarquement du tunnel, le contrôle des passeports de Coquelles et les installations portuaires. Sur place, ils ont vu à l’oeuvre 700 fonctionnaires britanniques présents sur le sol français pour contrôler la frontière maritime et lutter avec zèle contre l’immigration clandestine, le trafic de drogue et les activités terroristes.

Si tout est perfectible, la coopération bilatérale est aujourd’hui qualifiée d’excellente par les autorités des deux pays qui soulignent les progrès considérables en matière migratoire puisque le nombre d’étrangers en situation irrégulière a baissé de 75% dans le Calaisis entre 2010 et 2011. La prochaine étape se tiendra au cours du Conseil européen (24 et 25 juin) qui étudiera la question de l’harmonisation des procédures européennes sur l’accueil des réfugiés politiques.

Je me réjouis de ce travail commun des deux gouvernements sur la sécurité puisqu’il est aussi une condition indispensable pour favoriser l’émergence d’un métro trans-Manche, entre Ashford et Calais-Frethun, que nous appelons de nos vœux.

Je vous propose d’entendre le discours de Claude Guéant dont il émane une autorité qui sied à sa fonction.

Voir la vidéo du discours de Claude Guéant, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer, des Collectivités territoriales et de l’Immigration, à Calais, le 6 juin 2011 :


Déplacement de Claude GUEANT à Calais dans le… par Ministere_interieur

Voir le DIAPORAMA de la visite de Theresa May et Claude Guéant, le 6 juin 2011 à Calais, dans le cadre de la coopération franco-britannique en matière de sécurité et d’immigration

Happy Birthday Mister Edouard Braine

Hier, vendredi, les présidents d’associations et les consuls honoraires étaient réunis à Londres chez le consul général, Edouard Braine, pour rencontrer notre nouvel ambassadeur, Bernard Emié.

Happy Birthday Mister Edouard Braine

Subtile attention de Bernard Emié, la date choisie par l’ambassadeur pour nous réunir chez le consul général était le 10 juin, jour anniversaire d’Edouard Braine.

En poste depuis la fin de l’année 2009, après avoir été précédemment ambassadeur en Malaisie et en Grèce, je pense qu’Edouard Braine a transformé l’action du consulat de Londres en ouvrant les portes et les fenêtres. La quête de l’intérêt général inspire constamment le redéploiement de ses missions, y compris vers ceux qui ne demandent rien ! Je pense aux « Oubliés de Saint-Pancras », comme les surnomme affectueusement Edouard Braine, ces Jeunes qui débarquent de l’Eurostar avec un sac à dos en gare de Saint-Pancras, avant de se fondre dans la nature pour tenter leur chance.

Infatigable, disponible, Edouard Braine étonne aussi par son souci du réalisme sur tous les chantiers engagés, qu’il s’agisse de conduire le plan Emploi pour participer à la lutte contre le chômage en France, ou bien de favoriser le plan Ecole grâce à ses analyses statistiques, ou encore mettre à jour la liste électorale pour organiser les quatre scrutins de 2012 dans les sept villes, au lieu de quatre jusqu’alors. En face de chaque situation, il a l’art d’impliquer chacune des parties intéressées, puis de dégager des objectifs clairs et mesurables.

Grâce à cet esprit d’ouverture, mon action au service des Français du Royaume-Uni a pu prendre une plus grande envergure.

Au sein du consulat, Edouard Braine impulse une saine dynamique dont je me fais souvent l’écho dans ce blog lorsque je relate son désir de rénover l’accueil téléphonique, ou la résolution des difficultés d’état civil ou bien encore la création une lettre d’information pour aider les expatriés sur des sujets pratiques et quotidiens.

Alors au nom de tous les Français du Royaume-Uni, Happy Birthday Mister le consul général.

La capacité d’accueil au cœur des préoccupations de la 4ème réunion annuelle UFE du plan Ecole

La 4ème réunion annuelle de l'AFE consacrée au plan Ecole a attiré une soixantaine de parents d'élèves à l'Institut français

La création d’un plan Ecole, bâti en concertation avec toutes les parties prenantes de la communauté scolaire, était le premier objectif de ma profession de foi lors de l’élection à l’AFE de 2006.

En juin 2008, lorsque le plan Ecole pour le Royaume-Uni fut lancé, après accord de l’ambassadeur, il m’a paru naturel d’organiser une réunion publique en présence de nos sénateurs Joëlle Garriaud-Maylam et André Ferrand (Lire : « Lancement d’un Plan Ecole ambitieux pour le Royaume-Uni » du 19 juin 2008).

Trois ans en arrière, je me souviens que de nombreux participants étaient dubitatifs, car souvent échaudés par les promesses avortées de nouvelles places à Londres. Aussi, avais-je pris l’engagement d’organiser chaque année une rencontre publique pour évaluer les progrès de ce plan Ecole et m’assurer qu’il s’exécutait dans le respect des attentes de chacun.

Jeudi 12 mai, j’ai été très heureux d’accueillir une soixantaine de participants, dans la bibliothèque de l’Institut Français loué pour la circonstance par l’UFE GB, pour sa 4ème réunion annuelle du plan Ecole. Certains parents étaient des habitués des diverses écoles françaises londoniennes, tandis que d’autres se montraient désireux d’y inscrire leurs enfants. Notre conseiller culturel, Laurent Burin des Roziers, nous a adressé un message de bienvenue et rappelé l’engagement du poste diplomatique en faveur du développement de l’enseignement français au Royaume-Uni.

Cette année, les attentes des parents d’élèves étaient placées en tête d’affiche. François Denis, président de la FAPEE (Fédération des associations de parents d’élèves de l’enseignement français à l’étranger) avait tout spécialement fait le déplacement jusqu’à Londres pour débattre d’un sujet dont il est l’expert et le garant au sein d’une institution indépendante et proactive, reconnue d’utilité publique dès 1985. En fédérant les intelligences et les bonnes volontés au service des enfants, je pense que la FAPEE préfigure l’évolution de l’enseignement en donnant aux parents leur rôle à jouer dans la bonne marche des établissements.

Associer les parents dans une démarche plus transparente et plus citoyenne a déjà trouvé sa traduction concrète au lycée Charles de Gaulle, dont le proviseur, Bernard Vasseur, nous a fait l’honneur de sa présence. Il a exposé avec franchise les difficultés auxquelles le lycée est confronté en termes de capacité d’accueil. Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, nous a rejoints pour compléter l’éventail des acteurs et des compétences.

Le premier objectif du plan Ecole consistait à créer 500 places par an, au cours des trois prochaines années, dans l’enseignement français au Royaume-Uni.

Trois ans plus tard, nous constatons que 425 places ont été créées (voir le détail dans le tableau ci-joint). L’ouverture du CFBL, collège français bilingue de Londres, à la rentrée de septembre 2011, devrait contribuer à l’ajout de 300 places environ (contre un investissement de 22 millions de livres à Kentish Town). Clairement, nous sommes à la moitié des prévisions.

Il a été souligné que le nouveau collège va forcément augmenter l’afflux d’élèves vers le lycée français, c’est pourquoi Bernard Vasseur prévoit de graves difficultés à l’horizon 2013. Il s’ajoute que le nombre de classes de primaire a également progressé. Conclusion, la création d’un troisième collège à Londres se révèle incontournable.

Sur un plan pratique, lors d’une réunion consacrée au plan Ecole le 13 avril dernier, Bernard Vasseur avait exposé ces trois options :
1. Création d’un collège de 20 divisions, soit 5 divisions pour chaque classe (640 élèves). Le Lycée Charles de Gaulle n’assurerait que la scolarisation en collège de ses effectifs de primaire. Il deviendrait en outre le seul lycée de Londres alimenté par 3 collèges.
2. Création d’un collège/école primaire (un « nouveau CFBL » de 1140 élèves), 18 divisions d’élémentaires soit 3 divisions de chaque classe et 20 divisions de collège. Le site de South Kensington ne conserverait qu’une petite école primaire en permettant la création des classes bilingues de ses annexes.
3. Création d’un collège/lycée de 32 divisions (960 élèves), soit 20 divisions de collège et 12 divisions de lycée (3 divisions pour chaque classe)

Il ressort nettement de cette 4ème réunion annuelle de l’AFE consacrée au plan Ecole que la première préoccupation des parents d’élèves était de trouver une place pour leurs enfants.

Laurent Batut, conseiller culturel adjoint, Olivier Cadic, François Denis, président de la FAPEE, Bernard Vasseur, proviseur du lycée CDG

L’enjeu est le suivant : soit nous ne faisons rien au-delà du CFBL et, dans ce cas, il faut prévoir que 400 enfants déjà inscrits dans l’enseignement français au Royaume-Uni devront en sortir à la rentrée de septembre 2013, soit nous poursuivons notre politique d’expansion, une seconde perspective dans laquelle je me place. Une réunion du plan Ecole sera organisée par notre nouvel ambassadeur, Bernard Emié, avant l’été pour en décider.

François Denis a exprimé son soutien à l’idée de poursuivre la croissance du réseau et l’engagement de la FAPEE pour coordonner les initiatives des associations de parents d’élèves de Londres.

70% des enfants français à l’étranger sont scolarisés en dehors de l’enseignement français. C’est pourquoi je termine en rappelant que le plan Ecole a également pour objectif de développer l’enseignement bilingue au Royaume-Uni (objectif 2) et le nombre de petites écoles Flam (objectif 3), appelées aussi « écoles du samedi » qui sont passées de 12 à 38 en 3 ans ! Je reviendrai sur les progrès enregistrés sur ces deux autres objectifs dans un prochain billet.

Enfin, je vous invite à lire l’excellent article paru sur le site avenuedesecoles.com : Le Lycée Charles de Gaulle au bord de la rupture à l’horizon 2013.

La FAFGB annonce sa soirée du 14 juillet

Changement de formule cette année puisque le lycée Charles de Gaulle n’accueillera pas le bal du 14 juillet organisé par la FAFGB, Fédération des associations françaises en Grande Bretagne.  Sa présidente, Carole Rogers, nous donne rendez-vous pour un diner de gala sous chapiteau, au  Kensington Palace Garden, situé derrière la résidence de l’ambassadeur de France.

La prise de la Bastille sera fêtée au son du charleston puisque cette soirée étiquetée « Black and white » renouera avec l’esprit joyeux et insouciant des Années folles.

Comme chaque année, les bénéfices récoltés par la fédération seront reversés à diverses associations caritatives, apportant à la communauté française du Royaume-Uni une assistance médicale ou juridique, ainsi qu’une aide dans la recherche d’un logement ou d’un emploi.

Quant au déroulement de la soirée, vous pouvez opter pour la formule VIP qui débutera au champagne à 18h30 et se poursuivra par un diner de gala réunissant des personnalités du monde des affaires, des arts, de la politique ou du sport, pour une entrée de £145 tout inclus.

Autre solution, vous pouvez préférer vous rendre directement au bal et profiter des animations et du feu d’artifice (22h30) contre un ticket de £30, coupe de champagne incluse. Il y aura moyen de vous restaurer sur place puisque de nombreux stands dresseront une offre culinaire aussi fine que variée : crêpes, barbecue, foie gras, sushis….

Cette célébration nationale se déroulera sous le patronage de Bernard Emié, notre nouvel ambassadeur à Londres. Pour aider la fédération dans son oeuvre de bienfaisance et contribuer à réussite de cette manifestation, je m’associe à Edouard Braine, notre consul général, pour vous remercier de bien vouloir diffuser l’information autour de vous.

Pour plus d’informations et pour réserver vos places, vous pouvez consulter la brochure Kensington Palace Gardens Bastille Day Ball ou bien contacter FranceInlondon (bastilledayball@franceinlondon.com), ou encore visiter le site officiel de l’évènement : www.bastilledayball.co.uk

Photo Flickr de thefoxling

Le nouvel ambassadeur de France, Bernard Emié, est arrivé à Londres

Le week-end dernier, Bernard Emié est arrivé à Londres, en provenance directe d’Ankara où il a passé ses quatre dernières années au poste d’ambassadeur de France en Turquie. Immédiatement à pied d’œuvre, il a effectué une visite du consulat général londonien, dès mercredi après-midi. A cette occasion, j’ai eu le plaisir de le saluer et de lui souhaiter la bienvenue.

Bernard Emié

Bernard Emié embrasse la carrière diplomatique dès sa sortie de l’ENA en 1983 pour aller servir à New Delhi d’abord, puis à Washington, avant d’occuper les fonctions de sous-directeur d’Afrique du Nord au ministère des Affaires étrangères à Paris. En 1993, il devient chargé de mission auprès d’Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères et, deux ans plus tard, conseiller technique et diplomatique auprès du président Chirac.

Lorsqu’il débarque à Amman en Jordanie, en 1998, c’est en qualité d’ambassadeur. Sa carrière va connaitre son point d’orgue au Liban lorsqu’il devient le chef de la diplomatie française en décembre 2004 deux mois avant l’assassinat du Premier ministre Hariri et la révolution du Cèdre qui suivra. Dans une situation chaotique, Bernard Emié orchestrera avec sérénité et efficacité les évacuations de civils sous la protection de l’armée française. Jean-Louis Mainguy, mon ami et conseiller AFE au Liban, m’a confirmé l’excellent souvenir qu’il avait laissé à Beyrouth.

Trois ans plus tard, M. Emié abandonnera ses déplacements en 4×4 blindé sous escorte du GIPN, pour rejoindre Ankara, où l’attendent des missions moins dangereuses, mais pas moins subtiles et précieuses pour nos intérêts.

Crédit photo : Nathalie Ritzmann