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Médias – Olivier Cadic : “Maduro est un dictateur, mais avant tout le coordinateur de trafics de drogue” (Radio Orient, 5 janv. 2026, podcast 7’32)

J’ai eu le plaisir de répondre aux questions de François-Xavier de Calonne sur Radio Orient,  ce 5 janvier, au sujet la capture de Nicolás Maduro par les Etats-Unis.

Écouter le PODCAST (début à 7’32)

VERBATIM de l’entretien

François-Xavier de Calonne – Entretien à présent avec une personnalité politique française, Olivier Cadic, sénateur des Français établis hors de France, vice-président de la Commission des Affaires étrangères du Sénat. Il salue l’appui du président français suite à cette opération états-unienne : le sénateur Olivier Cadic.

Olivier Cadic – Pour le Sénat français, nous l’avions écrit dans notre rapport de la commission d’enquête sur le narcotrafic, Nicolás Maduro est vraiment le gardien du trafic de drogue dans le pays, qui contrôle l’accès aux richesses de la cocaïne pour les trafiquants de drogue, pour les politiciens corrompus et pour le réseau implanté dans l’armée, connu sous le nom de Cartel des soleils. Donc, pour nous, c’est évident que Nicolás Maduro n’est pas reconnu par la communauté internationale. Par deux fois, il est allé aux élections présidentielles et par deux fois, il a été battu. Et donc il s’est imposé par la force. Il est resté au pouvoir par la force, avec le soutien de puissances extérieures.

FXdC – Et vous dites qu’il n’était pas reconnu par la communauté internationale ?

OC – Non. L’élection de Nicolás Maduro n’a pas été reconnue par deux fois. Il s’est maintenu au pouvoir par la force. C’est un dictateur, mais c’est avant tout le coordinateur de trafics de drogue.

FXdC – Faut-il regarder la méthode employée par Washington qui piétine ainsi le droit international et quelles conséquences cela peut-il avoir, notamment sur les velléités du président des États-Unis, Donald Trump, qui a déjà fait état de son souhait de prendre le Groënland et qui estime que Cuba est tombée.

OC – Il ne faut pas tout mélanger. Si la question, c’est l’arrestation de Nicolás Maduro et la manière dont elle s’est passée, c’est un fait qu’ils sont allés le chercher là où il était, que c’était un risque qu’ils ont pris, qu’ils ont mesuré, qu’ils ont pris. Ça s’est bien terminé et Nicolás Maduro est sous les verrous. Et je pense et j’espère que ça va faire réfléchir un certain nombre de membres du crime organisé, de savoir qu’effectivement, même poussés à ce niveau-là, ils peuvent se retrouver derrière les barreaux.

FXdC – Ce qui est en question, c’est aussi la question de la méthode. Et là, il ne s’agit pas de mélanger différentes affaires. Lorsque le président des États-Unis, après l’arrestation de Nicolás Maduro, affirme que son pays a besoin du Groënland du point de vue de la sécurité nationale, que le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper, il s’agit d’un pays différent, mais il s’agit des propos, bien entendu, mais de la suite des velléités du président des États-Unis.

OC – Il a parlé de beaucoup d’autres choses. Moi, si vous me demandez par rapport à monsieur Maduro, je me réjouis de son arrestation et j’espère que ça va être un « game changer » qui va nous permettre d’avancer sur la région, sur la zone. Il a effectivement parlé de ce qui se passe en Colombie, du trafic de cocaïne, enfin de la production de cocaïne. Je vous rappelle que la France elle-même est fortement engagée dans la lutte contre le narcotrafic, qui prend sa base en Amérique latine pour une grande partie. Sur ce sujet-là, on est d’accord. Après, pour le reste, pour des velléités, éventuellement, de prendre possession sur d’autres territoires dans l’intérêt unique des États-Unis, bien évidemment, on ne peut pas être d’accord là-dessus. Il y a un droit international et on sera là pour effectivement le défendre.

FXdC – Oui, parce qu’après cela, il pourrait être difficile de sommer la Chine de ne pas s’en prendre, notamment à Taïwan, par exemple.

OC – La Chine qui laisse entendre ou veut faire entendre que Taïwan, c’est la Chine. En aucun cas Taïwan n’est la Chine. Et donc, on ne peut pas accepter non plus ces manifestations et le fait qu’ils ne reconnaissent pas un peuple qui a sa propre exigence, une démocratie qui élit ses propres dirigeants. C’est absolument insupportable, on ne peut pas l’accepter non plus.

Médias – “Cybersécurité de nos hôpitaux, une mission de l’État ?” (ITforBusiness – 24/12/2025)

ITforBusiness : “Officiellement hors du champ régalien, la Santé n’échappe pourtant pas aux enjeux de sécurité nationale. Face aux cyberattaques croissantes, parlementaires et experts dénoncent l’inaction de l’État, les failles budgétaires et l’absence de cadre clair de responsabilité”.

Extrait :

Olivier Cadic, sénateur représentant les Français établis hors de France (UC), n’y va pas par quatre chemins : « Une attaque cyber à l’encontre des hôpitaux relève d’un acte criminel s’il provient d’un gang organisé pour collecter de l’argent. Si c’est une attaque d’un État étranger, cela relève du sabotage. Mettre hors d’usage un établissement de soins peut entraîner des conséquences fatales. La question fondamentale est : à quel moment analyse-t-on que c’est un acte de guerre ? À quel moment l’État considère-t-il qu’il doit être en première ligne ? »

Dénonçant une asymétrie problématique de responsabilité entre hôpitaux publics et privés, le sénateur déplore qu’il « n’existe aucun cadre clair établi pour déterminer quand et comment la responsabilité de l’État s’applique, particulièrement lorsque le secteur privé ne peut pas se défendre contre des attaques de niveau étatique ».

Le parlementaire se dit choqué du manque de prises de responsabilités de l’État, lors des cyberattaques d’établissements de soins.

Au lendemain de l’attaque informatique de l’hôpital de Corbeil-Essonnes en août 2022, Olivier Cadic avait posé la question au SGDSN : « Vers qui la victime se retourne-t-elle ? Contre celui qui dirige le service informatique de l’hôpital, contre le patron, contre l’agence sanitaire ? Personne ne savait me répondre. »

Pour lui, le rôle de l’État est de protéger le citoyen dans les domaines régaliens, «et là, on y est !»

Lire Cybersécurité de nos hôpitaux, une mission de l’État ? Par Aude Leroy, publié le 24 décembre 2025 sur le site ITforBusiness

Rétrospective 2025 – Vidéo 4’10

Une année de travail et d’engagement au service des Français de l’étranger.

Aux côtés du Président de la République, du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, des ministres, des élus des Français de l’étranger et de tous les acteurs engagés, diplomates, réseau scolaire, chambres de commerce, conseillers du commerce extérieur, pour faire vivre et renforcer notre communauté partout dans le monde.

Très belle année 2026 !

En ce début d’année, j’adresse mes vœux les plus chaleureux à toutes et à tous.

Une pensée particulière pour les Français de l’étranger, où que vous soyez dans le monde.

Que cette nouvelle année vous apporte santé, projets enthousiasmants et beaux moments à partager.

Très belle année 2026 ✨🇫🇷

Sénat – Narcotrafic – MILDECA

Les travaux de la commission d’enquête sénatoriale en 2024 ont permis de prendre la mesure de l’ampleur du narcotrafic en France. Les organisations criminelles qui s’attaquent à l’autorité de l’État font peser une menace sur notre démocratie.

Ce 8 décembre, j’ai eu le plaisir d’accueillir au Sénat Nicolas Prisse, président de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). Nous nous étions déjà rencontrés à Miami, le 27 octobre 2025, tandis qu’il participait à un séminaire consacré à la sécurité portuaire et à la lutte contre le trafic de drogue par voie maritime.

En ma qualité de vice-président de la commission d’enquête sur le narcotrafic, je suis très attentif aux actions menées pour prévenir les addictions et coordonner la réponse de l’État. Nous avons notamment échangé sur la possibilité de mobiliser l’Agence française de développement pour soutenir des cultures alternatives dans les zones de production. J’ai également fait passer le message sur l’importance d’informer pleinement nos ambassadeurs lorsque la France soutient des projets onusiens dans certains pays.

Cette rencontre a permis à Nicolas Prisse de me présenter les priorités actuelles de la MILDECA : renforcer la prévention auprès des jeunes, accompagner les collectivités locales et adapter les politiques publiques aux nouveaux usages.

Je salue l’engagement de la Mission et réaffirme l’importance de disposer d’une stratégie nationale cohérente, associée à une approche internationale du problème.

RCA / “Africa Ti l’or”, la bière qui pourrait bien vous mettre en bière (réponse à ma question écrite)

En réponse à ma question écrite du 20 février, le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères dresse un inventaire quasi médico-légal des dangers de la bière « Africa Ti l’Or » vendue en République centrafricaine : étiquetage fantôme, pas de date de péremption, degré d’alcool aléatoire, bouchons non scellés, eau potentiellement impropre… bref, une boisson qui semble avoir davantage vocation à procéder à la mise en bière des consommateurs qu’à leur désaltération.

On comprend ainsi pourquoi la fiche conseils aux voyageurs pour la RCA rappelle “diplomatiquement” l’importance de faire preuve de prudence et de vigilance s’agissant des produits consommés ou bus.

Question n° 03369 (publiée le 20/02/2025) : M. Olivier Cadic attire l’attention de M. le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sur les risques sanitaires encourus par nos compatriotes résidant en République centrafricaine liés à la consommation d’une bière nommée « Africa ti L’or ».
Cette bière est apparue subitement sur ce territoire dans des conditions obscures depuis quelques mois.
L’étiquette apposée sur les bouteilles ne mentionne ni la date de fabrication, ni la date de péremption du produit. Cela a pour conséquence de mettre en danger la santé du consommateur et de transgresser la réglementation locale.
Il apparaîtrait également que la source de l’eau utilisée pour la fabrication de cette bière ait été reconnue comme impropre à la consommation, selon deux analyses successives.
Ce produit ne peut justifier d’aucun contrôle de qualité microbiologique de la part d’un laboratoire indépendant.
Des commerçants lui ont indiqué que des motards en tricycle les contraignent à commercialiser la bière « Africa ti L’or » dans les magasins et les bars, sous la menace d’une force paramilitaire présente dans le pays et intéressée au profit dégagé par l’activité.
Craignant pour la santé de nos compatriotes qui pourraient se laisser abuser et consommer ce produit localement, il l’interroge sur l’opportunité de publier un avertissement sur le site « Conseils aux voyageurs ».
Face à l’inquiétude croissante et légitime née de cette situation, il souhaite connaitre les mesures de prévention concrètes et urgentes qu’il envisage de prendre pour sensibiliser les autorités locales.

Réponse (publiée le : 18/12/2025) : Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères (MEAE) s’inquiète des risques sanitaires qu’impliquerait la consommation de la bière Africa Ti l’Or, apparue sur le marché centrafricain en 2023, quelques mois après la boisson spiritueuse Wa Na Wa. Il confirme que ce produit ne paraît pas répondre aux règles de base de la mise d’une boisson sur le marché : les étiquettes apposées sur les bouteilles en plastique ne mentionnent ni la date de fabrication, ni la date de péremption du produit ; les quantités de bière sont inégales selon les bouteilles ; les bouchons des bouteilles ne sont pas scellés ; les teneurs en alcool du breuvage varient du simple au triple. Par ailleurs, aucune information fiable sur le processus de production de la bière n’a pu être obtenue par notre ambassade en République centrafricaine (RCA) auprès du service commercial de l’entreprise. La consommation de la bière Africa Ti l’Or demeure néanmoins très marginale en RCA. Dès lors, il n’est pas paru pertinent au MEAE de publier un avertissement sur les risques sanitaires que présente la consommation de cette boisson particulière, très peu connue et très peu prisée des ressortissants français. Néanmoins, la fiche conseils aux voyageurs pour la RCA rappelle l’importance de faire preuve de prudence et de vigilance s’agissant des produits consommés ou bus.

Lire Ma question écrite + Réponse du ministère (JO Sénat du 18/12/2025 – page 6201)

En circonscription au Luxembourg (13–15 nov. 2025)

Retour au Luxembourg pour mon sixième déplacement au Grand-Duché, une mission dense et minutieusement organisée par Bruno Theret, président du conseil consulaire, en compagnie de Corinne Lozé (à l’image).
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Communauté française

Salon des Frontaliers

Dès mon arrivée, cette nouvelle visite a commencé par un temps fort : la découverte du Salon des Frontaliers, installé à la Cloche d’Or. Un lieu stratégique, véritable carrefour d’échanges, où se rencontrent acteurs économiques, associatifs et institutionnels autour des enjeux transfrontaliers.

J’ai eu l’occasion d’y échanger longuement avec des membres de l’AFAL – l’Association des Frontaliers au Luxembourg – ainsi qu’avec plusieurs représentants clés de la communauté française.

La visite m’a conduit auprès des vingt-cinq exposants présents : associations d’aide aux personnes, experts en fiscalité, structures d’emploi, services spécialisés pour consommateurs et accompagnements variés destinés aux travailleurs frontaliers.

Cela m’a offert l’opportunité de m’entretenir avec Christophe Biraud, coordinateur et initiateur de la Communauté des Français du Luxembourg. Je lui ai exprimé ma reconnaissance pour son éclairage essentiel sur la dynamique et les réalités vécues par la communauté française au Luxembourg.

Parmi les nombreux entrepreneurs rencontrés figurent Laure Maillard, fondatrice de Work2Care, qui accompagne le retour au travail après maladie ou congé maternité avec un taux de réussite remarquable de 96 %, ainsi que Valentin Degeneve, génial créateur du concept de Surf indoor 360 degrés (à l’image).

La séquence s’est achevée par un échange avec plusieurs personnes engagées en politique localement dont Frédéric Schauli, conseiller des Français de l’étranger pour le Luxembourg et membre élu à l’AFE.

À toutes et à tous, merci pour le temps accordé, la qualité des échanges et les expériences partagées. +d’images

Chambre de commerce

J’ai eu le privilège de participer à deux soirées organisées par Christophe Bouchard, ambassadeur de France, à la Résidence, qui ont parfaitement illustré la vitalité et l’engagement de nos compatriotes.

La première, « Vins et Fromages », a réuni près de 150 chefs d’entreprise membres de la CFCI, sous la présidence de Dominique Lo Sardo et avec sa directrice Alexandra Benel. Ce moment convivial a permis de rencontrer les forces vives françaises, dont de nombreux frontaliers, et d’échanger sur nos ambitions communes.

La seconde soirée rassemblait élus, institutions et associations, parmi lesquels Eric Krebs (UFE), Christophe Deage (IHEDN), Alexandra Renault (Luxembourg-Accueil), Christophe Biraud (Communauté et Amicale des Français du Luxembourg) et Brice Bultot (FAPEE et conseil d’administration du lycée Vauban).

Mon discours m’a offert l’opportunité de remercier Bruno Theret, dont l’organisation exceptionnelle a fait de cette mission un parcours diplomatique de haut niveau ; Corinne Lozé (à l’image), pour son soutien, et notre ambassadeur Christophe Bouchard pour avoir créé les conditions idéales pour renforcer nos liens et l’esprit européen sur le terrain. +d’images

Diplomatie économique

Belval – Space Campus

Je me suis à nouveau rendu à Belval, symbole remarquable de reconversion industrielle devenu un pôle européen d’innovation. Ancienne friche sidérurgique, Belval est aujourd’hui un quartier universitaire et scientifique de référence, transformation à laquelle Bruno Theret a largement contribué. La bibliothèque emblématique témoigne du chemin parcouru.

Cette visite était consacrée au lancement des travaux du premier bâtiment du Luxembourg Space Campus, en présence de Mme Yuriko Backes, ministre de la Mobilité, des Travaux publics et de la Défense, Mme Stéphanie Obertin, ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur, M. Lex Delles, ministre de l’Économie, ainsi que M. Christian Weis, député-maire d’Esch-sur-Alzette.

Un moment fort a marqué l’événement : la signature d’un parchemin destiné à une capsule temporelle intégrée au chantier.

J’ai également salué la décision du ministère de la Défense d’adopter la norme ISO 27001, un choix structurant pour la sécurité et la résilience numérique du pays. +d’images

Cybersécurité

Haut-Commissariat à la Protection Nationale (HCPN)

J’ai eu l’honneur d’être accueilli au Haut-Commissariat à la Protection Nationale (HCPN) pour un échange approfondi consacré aux enjeux de cybersécurité, de cyberdéfense, de résilience et de protection des infrastructures critiques.

Le HCPN, placé sous l’autorité du Premier ministre, joue au Luxembourg un rôle équivalent à celui du SGDSN en France. Il assure la protection de la nation face aux menaces, coordonne la lutte antiterroriste, pilote la gestion de crise et assume les responsabilités d’Agence nationale de cybersécurité.

Nos échanges ont permis de mieux comprendre la stratégie luxembourgeoise, structurée et ambitieuse. Parmi les objectifs fixés, celui visant à mettre en œuvre un système de management de la sécurité de l’information conforme à l’ISO 27001 m’a particulièrement marqué. Cette approche systémique permet de clarifier les responsabilités, d’uniformiser les bonnes pratiques et de renforcer durablement la résilience. Le choix du Grand-Duché d’aligner toutes ses entités sur cette norme rejoint précisément les recommandations que je défends depuis plusieurs années.

Nous avons également abordé le sujet du cloud souverain de cyberdéfense, ainsi que les enjeux liés aux messageries chiffrées.

Enfin, notre discussion s’est élargie à la coopération internationale, notamment à travers l’IT Coalition menée par le Luxembourg et l’Estonie en soutien à l’Ukraine, aujourd’hui forte de dix-huit pays. Le souhait a été exprimé de voir prochainement la France quitter son statut d’observateur pour rejoindre pleinement l’initiative.

Je me réjouis de la qualité de cet entretien de haut niveau, marqué par une vision claire, pragmatique et résolument tournée vers la résilience nationale et européenne.

Ma gratitude au HCPN, à la direction de la Défense et à l’ensemble des participants pour cet échange constructif et inspirant. +d’images

Diplomatie parlementaire

Chambre des Députés

J’ai eu le plaisir de participer à un déjeuner officiel à la Chambre des Députés, entouré de personnalités engagées au service de l’Europe et de la relation franco-luxembourgeoise :
Fernand Etgen (DP), vice-président, ancien président de la Chambre et ancien ministre ;
Mars Di Bartolomeo (LSAP), vice-président, ancien président de la Chambre et ancien ministre ;
Georges Engel (LSAP), ancien ministre et vice-président de la Commission de la Défense ;
Laurent Scheeck, secrétaire général ;
Tania Tennina, responsable des Relations européennes, internationales et du Protocole.

J’étais accompagné par Adelin Royer, premier conseiller de l’ambassade de France, Corinne Lozé, déléguée consulaire, et Bruno Theret, président du Conseil consulaire.

Nous avons évoqué la situation géopolitique, les enjeux bilatéraux, le contexte budgétaire français et l’idée d’une visite parlementaire à Paris en 2026.

Merci à mes collègues pour leur invitation, la qualité des échanges et leur enthousiasme européen intact si réconfortant.

Enseignement

Lycée Vauban

J’ai été accueilli au lycée Vauban par sa proviseure, Marguerite Poupart-Lafarge, aux côtés de Bruno Theret, président du Conseil consulaire, à la veille de l’ouverture du salon de la BD « Vauban dans les bulles ».

Établissement emblématique du réseau AEFE et de l’ANEFE, Vauban a bénéficié d’un emprunt garanti par l’État français ainsi que d’un soutien déterminant du gouvernement luxembourgeois, qui continue d’assurer l’entretien du bâtiment. Aujourd’hui, le lycée accueille 2 650 élèves, dont 225 par niveau au secondaire et 150 en primaire. Tous disposent d’un iPad à partir de la 6ᵉ, tandis que l’usage du téléphone est interdit jusqu’à la terminale.

Dans une région où la démographie fléchit et où la concurrence éducative augmente, Vauban se distingue par ses infrastructures exceptionnelles : amphithéâtre de 375 places, gymnase permettant cinq terrains de basket, et de nouveaux espaces conviviaux comme la cafétéria inspirée par la citation de Nelson Mandela : « On ne perd jamais : soit on gagne, soit on apprend. » +d’images

Médias – Budget & Mercosur (Public Sénat – 19/12/2025 – Vidéo 26’)

Ce 19 décembre, dans l’émission Parlement Hebdo, à l’invitation de Kathia Gilder (LCP-AN) et Quentin Calmet (Public Sénat), j’ai débattu avec Gabrielle Cathala, députée “La France Insoumise” du Val-d’Oise.


Public Sénat :

Échec de la CMP sur le budget 2026 : “C’est un principe de réalité qui s’impose à tout le monde. La question qui se pose aujourd’hui c’est : va-t-on continuer dans le déni ou faire du sérieux ?”, réagit le sénateur.

“57% des dépenses de l’État, sont des dépenses sociales. Et malgré tout, on nous dit que ce pays, c’est l’apocalypse. Allez voir ce qu’il se passe dans d’autres pays et vous allez comprendre que la France est d’une générosité exceptionnelle”, pointe le sénateur Cadic.

Seul sénateur favorable à l’accord UE-Mercosour, Olivier Cadic défend “un bon accord pour notre économie et l’accès à un marché de 270 millions de consommateurs. Cela permet d’ouvrir de nouveaux débouchés pour la viticulture, les spiritueux, les laiteries, nos PME…”, énumère-t-il.

Conférence de l’EFTA : la liberté d’expression de Taiwan menacée par la liberté d’oppression de Pékin

À l’invitation de Sandy Hsueh, présidente de la Fédération européenne des associations taïwanaises (EFTA), j’ai participé le 15 novembre à Paris à la Conférence annuelle 2025, consacrée au thème : Taïwan Soft Power : quand la promotion culturelle devient une pratique politique.

J’ai eu le plaisir d’y retrouver Ho Pei-chih, ambassadrice de Taipei en France. Cette édition a une nouvelle fois mis en lumière la vitalité de la diaspora taïwanaise en Europe et son rôle essentiel dans la diffusion des valeurs démocratiques que nous partageons avec Taïwan.

Une table ronde a réuni Jhy-wey Shieh, ambassadeur de Taïwan auprès de l’Union européenne, ainsi que notre trio de membres de l’Alliance interparlementaire sur la Chine (IPAC) : Luke de Pulford, fondateur de l’IPAC, André Gattolin et moi-même, co-présidents.

Traduction française :

Merci. Si je fais partie de l’IPAC, c’est grâce à André. Il m’a attiré vers l’IPAC début 2021, et trois ans plus tard, j’ai appris que, grâce à lui, APT31 — les services secrets chinois — avait tenté de pénétrer dans ma boîte mail.

C’était donc un début intéressant. La première fois que nous avons annoncé notre visite à Taïwan en tant que sénateurs, l’ambassadeur de Chine à Paris, a écrit que nous ne devions pas y aller et que, si nous le faisions, nous en subirions les conséquences. En fait, au même moment, le ministère des affaires étrangères chinois avaient décidé que dix membres du Parlement européen et leurs familles n’auraient plus le droit de se rendre en Chine, à Macao ou à Hong Kong. Ils n’avait pas mentionné Taïwan.

Ainsi, comme je l’ai dit au Sénat à l’époque, cela prouve officiellement que le ministre chinois des Affaires étrangères reconnaissait que Taïwan ne relevait pas de la Chine.
C’est une preuve, c’est une réalité, et nous sommes libres d’aller à Taïwan tout comme les Taïwanais sont libres d’inviter qui ils veulent.

En octobre 2021, avec Alain Richard, alors président du groupe d’amitié France-Taiwan, nous étions la première délégation étrangère à visiter l’île, pendant le COVID.
À mon arrivée à Taiwan, on m’a demandé : pourquoi venez-vous ? Et j’ai répondu : « Je suis à Taïwan pour dire au peuple taïwanais : “Vous n’êtes pas seuls.” »

Nous nous battons pour les mêmes valeurs. La question est : dans quel monde voulons-nous vivre ?

Voulons-nous vivre comme les Tibétains au Tibet ? Comme les Ouïghours au Xinjiang ? Comme les amis de Jimmy Lai et la génération des Parapluies à Hong Kong ? Voulons-nous vivre dans un monde d’oppression ou dans un monde de liberté d’expression ? Nous avons répondu à cette question en France de deux manières. D’abord, nous voulions dire — et merci, Luc, de l’avoir rappelé — à travers notre loi de programmation militaire, que la liberté de navigation maritime dans le détroit de Taïwan fait partie de la liberté de circulation pour le monde entier. La France doit œuvrer pour garantir cette liberté. Cela figure désormais dans notre droit.

Deuxièmement, vous pouvez le lire dans notre Revue nationale stratégique, publiée cette année, qui mentionne le détroit de Taïwan et son importance pour la paix mondiale. Nous montrons ainsi que cette question est une priorité absolue pour la France. Et vous le savez — merci, Luc, de l’avoir rappelé — ce que la France a fait, nous avons été le seul pays à le faire. Et c’est la raison pour laquelle je suis allé à Penghu, pour y prononcer un discours et dire aux habitants de cette île qu’ils comptent beaucoup pour nous.

Maintenant, l’avenir — nous allons en parler. Nous voyons des menaces de toutes sortes, des menaces contre cette démocratie posées par le régime de Pékin. Et je veux leur dire : la meilleure défense, c’est la surprise. Cela pourrait être une mauvaise surprise pour eux s’ils tentaient de changer cet état de fait, et nous devons travailler pour que, dans ce cas, nous ayons une bonne surprise : que les gens se lèvent pour défendre la démocratie, pour défendre la liberté d’expression. Et c’est ce que Taïwan représente pour le monde.

Sandy Hsueh : Merci beaucoup. Comme vous l’avez dit, je pense que nous sommes ici aussi parce que nous sommes prêts à nous battre pour la liberté, pour la démocratie. Nous avons vu notre ancienne présidente, Tsai Ing-wen, à Berlin il y a quelques jours, lors de la première Conférence de la liberté de Berlin. Et le discours qu’elle a prononcé montre également que Taïwan restera fort et n’aura pas peur de se détourner de ce à quoi il s’est consacré.

Médias – Focus Taiwan (17 nov. 2025)
Extrait :
Parallèlement, le sénateur français Olivier Cadic a rappelé que la Chine avait annoncé (en 2021) que dix membres du Parlement européen ne seraient plus autorisés à se rendre en Chine, à Hong Kong ou à Macao, « mais ils n’ont pas mentionné Taïwan ».
« C’est la preuve que, officiellement, le ministre chinois des Affaires étrangères a reconnu que Taïwan n’appartenait pas à la Chine », a-t-il déclaré, suscitant les applaudissements de l’auditoire. Lire l’article

Médias – RTI (17 nov. 2025)
Extrait :
Après une projection du documentaire Invisible Nation, qui revient sur la situation politique de Taïwan, les participants ont eu l’occasion de discuter de la résolution 2758 des Nations Unies.
Le sénateur français Olivier Cadic a dénoncé la déformation de la résolution par Pékin, accusant la Chine de chercher à détourner le document pour prétendre sa souveraineté sur Taïwan. Lire l’article

Sénat – CA AEFE 18/12/25 – Déclaration ANEFE

Déclaration liminaire de l’ANEFE (Association nationale pour l’enseignement français à l’étranger) présentée par son secrétaire général, Michel Monsauret  à l’ouverture du conseil d’administration de l’AEFE (Agence pour l’enseignement français à l’étranger), ce 18 décembre 2025 :

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les membres du Conseil d’administration,

Depuis notre précédent Conseil d’administration, l’ANEFE a poursuivi ses échanges institutionnels. Le président de l’ANEFE a rencontré la Direction générale de la mondialisation le 9 décembre 2025, puis Madame la Ministre déléguée chargée de la Francophonie et des Français de l’étranger le 17 décembre 2025.

Ces rencontres ont confirmé la gravité des inquiétudes qui pèsent aujourd’hui sur le modèle économique de l’AEFE et, plus largement, sur l’avenir du réseau d’enseignement français à l’étranger.

À la lumière de ces échanges, l’ANEFE souhaite rappeler les trois points fondamentaux que j’ai déjà partagés avec vous lors du précédent Conseil d’administration.

1 / Préserver les établissements et ne pas leur transférer des difficultés qui ne sont pas les leurs

Le budget soumis aujourd’hui repose sur des prélèvements massifs qui fragilisent directement les établissements et les familles.

Nous constatons : 11 millions d’euros dits « exceptionnels » prélevés sur les établissements conventionnés ; 10 millions d’euros supplémentaires, sans justification claire quant aux services rendus ; 21 millions d’euros supportés par les familles des EGD, alors même que le prélèvement de 6 % devait initialement couvrir exclusivement les pensions civiles et l’immobilier.

Dans le même temps, la masse salariale augmente de 15 millions d’euros entre 2025 et 2026, passant de 890 à 905 millions d’euros, alors que 87 postes de détachés disparaissent. Cette contradiction nourrit une incompréhension profonde.

L’ANEFE ne peut accepter que l’AEFE reporte sur les établissements les conséquences de ses propres contraintes budgétaires. Nombre d’entre eux sont engagés dans des emprunts garantis par l’État, dont l’ANEFE assure la gestion. Alourdir leurs charges financières accroît mécaniquement les risques de défaut, exposant l’ANEFE puis, in fine, l’État.

À ce titre, l’ANEFE souhaite disposer d’informations précises sur le nombre de dossiers d’emprunts traités par l’AEFE pour les établissements concernés et sur les montants effectivement accordés.

2 / Appliquer le principe du « juste coût / juste prix »

L’ANEFE réaffirme la nécessité d’une politique fondée sur l’équité, la transparence et la cohérence économique.

Aujourd’hui, les prélèvements imposés aux établissements et aux familles ne permettent pas d’identifier clairement le lien entre le coût réel des services rendus et leur facturation. Cette situation crée des distorsions importantes entre établissements et une perte de visibilité pour les familles.

L’AEFE doit s’engager dans une réforme visant à définir précisément le coût réel de ses missions, appliquer une facturation strictement proportionnée à ces coûts et garantir une visibilité pluriannuelle sur l’évolution des charges.

Sans cette clarification, les hausses de frais de scolarité deviennent insoutenables et affaiblissent durablement l’attractivité du réseau.

3 / Préserver l’ambition stratégique : doubler le nombre d’élèves d’ici 2030

Ce budget compromet directement l’objectif stratégique fixé par le Président de la République : le doublement des effectifs d’élèves à l’horizon 2030.

Comment alors atteindre cet objectif en asphyxiant financièrement les établissements existants, en décourageant les projets d’homologation et en réduisant les capacités d’investissement pédagogique et immobilier ?

Alors que d’autres modèles éducatifs internationaux se développent fortement sans peser sur leurs finances publiques, la France ne peut renoncer à son ambition éducative et culturelle à l’étranger.

Depuis plus de cinquante ans, l’ANEFE accompagne et sécurise le développement du réseau. Elle sera particulièrement vigilante à ce que les choix budgétaires de l’AEFE servent la croissance du réseau et non sa fragilisation.

Les parents d’élèves, pas plus que les contribuables, ne peuvent être appelés à éponger des dépenses non maîtrisées de l’AEFE. La soutenabilité du modèle ne peut reposer indéfiniment sur des hausses de prélèvements qui fragilisent les établissements et pèsent lourdement sur les familles.

Plutôt que de chercher à augmenter les recettes par des contributions toujours plus élevées, l’heure est venue d’ajuster rigoureusement les dépenses au regard des ressources réellement disponibles.

Dans ces conditions, nous déplorons le projet de budget présenté ce jour.

Médias – Olivier Cadic : « Notre responsabilité d’élu, c’est d’ouvrir des portes, pas de construire des murs » (Public Sénat – 15/12/2025 – Vidéo 41’30

Ce 15 décembre, j’ai participé à l’émission Sens Public, où j’ai eu l’honneur d’échanger avec Sylvie Godard, la mère de Christophe Gleizes, ainsi qu’avec son avocat, Me Emmanuel Daoud, en présence de la juriste Anne-Charlène Bezzina.

Quelques heures plus tôt, je m’étais joint à la réunion avec les parents de Christophe Gleizes et des représentants de Reporters sans Frontières. A l’issue de cet échange, de nombreux collègues se sont rassemblés en soutien au journaliste sportif, sur le perron du Sénat. Notre institution, par la voix de son président Gérard Larcher, avait tenu à accueillir Sylvie Godard, pour l’écouter et lui témoigner tout son soutien.

Condamné à sept ans de prison en Algérie pour « apologie du terrorisme », Christophe Gleizes fait aujourd’hui l’objet d’une demande de grâce adressée par sa mère au président algérien Abdelmadjid Tebboune.

Concernant Christophe Gleizes, j’ai répondu aux questions suivantes de Thomas Hugues :
. Est-ce qu’on peut espérer un geste du président algérien ?
. En termes de diplomatie parlementaire, est-ce que vous avez un levier d’action ou finalement c’est très compliqué ?
. A quel point c’est une condamnation qui repose sur du vent ?

L’occasion m’a été donnée de rappeler que la diplomatie parlementaire, c’est commencer par être respectueux des autres pays, maintenir le dialogue comme l’a fait parfaitement notre ministre Jean-Noël Barrot avec l’Algérie, et soutenir les familles avant tout.

Évidemment, chacun est stupéfait devant la lourde condamnation de Christophe Gleizes, il ne peut s’agir que d’un malentendu administratif, une interprétation excessive de rencontres locales.

Concernant les deux Français Cécile Kohler et Jacques Paris que Téhéran souhaiterait échanger contre l’iranienne Mahdieh Esfandiari, en attente de son procès en France pour apologie du terrorisme, Thomas Hugues m’a demandé :
. La justice française est indépendante, si cette ressortissante iranienne est condamnée sur quoi faut-il compter ? Une grâce présidentielle du président français ?

Rejet Mercosur (5/5) – Explication de vote – Vidéo 1’07

Refuser l’accord, ce n’est ni protéger notre agriculture ni défendre l’environnement : c’est renoncer à tout levier d’influence et abandonner l’Amérique latine à des puissances qui n’ont ni nos standards ni nos valeurs.

VERBATIM

Il apparaît clairement, dans cet hémicycle, que je suis isolé.

Mais, vous l’avez remarqué, cet isolement, je l’assume.

J’ai parlé pour nos entreprises, pour nos PME, pour nos chambres de commerce bilatérales, pour tous ceux qui, sur le terrain, créeront de l’emploi et de la valeur grâce à l’accord Mercosur.

Sous couvert de principes, cette résolution organise un repli stratégique.

Refuser l’accord, ce n’est ni protéger notre agriculture ni défendre l’environnement : c’est renoncer à tout levier d’influence et abandonner l’Amérique latine à des puissances qui n’ont ni nos standards ni nos valeurs.

Une Europe souveraine ne se marginalise pas.

Elle conclut des accords et impose ses règles.

Je veux rendre hommage à toutes celles et ceux qui se battent pour que la France et l’Europe soient plus fortes, plus présentes, plus influentes dans le monde.

C’est pour eux, et par responsabilité, que je voterai contre cette résolution.

Rejet Mercosur (4/5) – Amendement de repli – Vidéo 1’50

J’ai défendu un amendement de repli qui propose de réécrire l’alinéa 50, en ces termes : “Demande au Gouvernement de veiller à ce que les intérêts français soient pris en compte dans le cadre de la signature de l’accord de partenariat entre l’Union européenne et le Mercosur, et de l’accord intérimaire sur le commerce entre l’Union européenne et le Mercosur“.

Cette nouvelle rédaction a pour objet d’en atténuer la portée injonctive. L’amendement substitue à une logique de blocage une formulation équilibrée, invitant simplement l’exécutif à veiller à la défense des intérêts français – notamment agricoles, environnementaux et sanitaires. Lire l’amendement n°5

VERBATIM

Mes chers collègues,

Défendre les intérêts de la France, ce n’est pas lâcher la proie pour l’ombre.

Ce n’est pas sacrifier le réel à l’illusion, ni confondre le geste spectaculaire avec l’efficacité politique.

Défendre les intérêts français, ce n’est pas dresser des murs verbaux ni s’enfermer dans le refus.

Ce n’est pas davantage s’allier avec les tenants du moins d’Europe, pour bloquer l’Europe.

Car moins d’Europe, ce n’est jamais plus de France.

C’est moins de règles communes, moins de protection collective, moins de capacité à imposer nos standards agricoles, sanitaires et environnementaux.
Notre agriculture souffre, oui.

Elle souffre d’abord d’une concurrence faussée au sein même de l’Union.

À force d’écraser nos producteurs, par des charges et des normes plus lourdes, ils perdent des parts de marché face à leurs concurrents européens.

Il est illusoire de vouloir imposer nos sur-transpositions en clauses miroirs.

Le modèle n’est ni enviable par nos partenaires européens, ni par les partenaires du Mercosur.

Refuser toute négociation, brandir le veto comme un étendard, ce serait renoncer à peser, renoncer à corriger, renoncer à défendre concrètement nos filières.

Ce serait abandonner la table où se décident les règles pour ensuite déplorer qu’elles nous échappent.

Cet amendement dit une chose simple et forte : vigilance sans renoncement, fermeté sans isolement.

Il choisit l’influence plutôt que le repli, l’Europe comme levier et non comme bouc émissaire.

C’est ainsi, et seulement ainsi, que l’on sert réellement les intérêts de la France.

Rejet Mercosur (3/5) – Suppression de la résolution – Vidéo 1’55

Mon amendement, défendu ce 16 décembre, proposait de supprimer l’alinéa 50 appelant le Gouvernement à s’opposer à l’accord UE–Mercosur, rédigé en ces termes : “Demande, en conséquence, au Gouvernement de s’opposer à l’adoption des propositions de décisions relatives à la signature et la conclusion de l’accord de partenariat entre l’Union européenne et le Mercosur, ainsi qu’aux propositions de décisions relatives à la signature et à la conclusion de l’accord intérimaire sur le commerce entre l’Union européenne et le Mercosur.

Une telle position affaiblirait la stratégie commerciale et géopolitique de la France et de l’Union européenne. Dans un contexte de compétition mondiale, l’Amérique latine est une région clé où la France a intérêt à renforcer sa présence plutôt qu’à se retirer. Lire l’amendement n°3

VERBATIM

Mes chers collègues,
Supprimer cet alinéa 50 n’est pas un recul.
C’est un acte de courage.
Un acte de lucidité.

Cet alinéa demande au Gouvernement de s’opposer à un accord stratégique.
Il transforme la politique en posture.
Il transforme le possible en impossibilité.
Il ferme des portes que la France et l’Europe doivent ouvrir.

La France n’est pas absente du Mercosur.
Elle y est présente.
Elle y est forte.
Elle y est leader.

Nos entreprises sont le premier employeur étranger au Brésil.
Des centaines de milliers d’emplois.
Des chaînes de valeur entières.
Une réussite que nous devons protéger.

Cette réussite ne tombe pas du ciel.
Elle repose sur nos chambres de commerce à l’international.
Elle repose sur nos conseillers du commerce extérieur.
Ces hommes et ces femmes accompagnent nos PME.
Ils sécurisent nos investissements.
Ils ouvrent des marchés difficiles.
Ils ne reculent pas.
Ils avancent.

Supprimer cet alinéa, c’est leur dire : vous avez raison.
La Team France de l’export n’est pas un mot creux.
La diplomatie économique se fait sur le terrain, pas dans les discours.

Refuser ce choix, c’est laisser la Chine et les États-Unis remplir le vide.
C’est céder l’Amérique latine.
C’est faire reculer l’Union européenne.
C’est affaiblir notre capacité collective.
C’est servir ceux qui veulent diviser l’Europe.
C’est perdre l’accès aux terres rares et ressources critiques, indispensables à nos industries, à notre transition énergétique, à notre souveraineté.

De Gaulle le rappelait : « La France ne peut être la France sans la grandeur. »
La grandeur, aujourd’hui, c’est l’influence.
La grandeur, c’est la constance.
La grandeur, c’est soutenir nos entreprises, nos exportateurs, notre économie, avec l’Europe à nos côtés.

Supprimons cet alinéa.
Pour que la France reste une puissance qui agit, qui négocie, qui compte.
Pour que nos succès deviennent notre force.
Pour que nos enfants héritent d’une nation et d’une Europe qui osent.

Rejet Mercosur (2/5) – Exception d’irrecevabilité – Vidéo 3’25

Ce 16 décembre, j’ai défendu l’exception d’irrecevabilité que j’ai déposée en soutenant que la résolution demandant au Gouvernement de bloquer l’accord UE–Mercosur est contraire à la Constitution et aux compétences européennes. En outre, elle excède le rôle du Parlement en formulant une injonction diplomatique, alors que la politique étrangère relève de l’exécutif (art. 52) et que la politique commerciale est une compétence exclusive de l’Union européenne. Lire Lire mon argumentaire pour justifier mon exception d’irrecevabilité.

VERBATIM

Mes chers collègues,
Avec cette motion, nous ne débattons pas ici du fond de l’accord Mercosur.
Nous débattons du respect de notre Constitution.
Et sur ce terrain, il ne peut y avoir ni hésitation ni ambiguïté.

Cette proposition de résolution franchit une ligne rouge.
Elle dépasse le rôle du Parlement.
Elle demande au Gouvernement ce qu’il ne peut légalement pas faire.

Le dire clairement n’est pas mépriser les inquiétudes agricoles.
C’est refuser de travestir le droit pour apaiser une colère.

La politique étrangère et commerciale relève de l’exécutif.
C’est l’article 52 de notre Constitution.
Ce n’est ni une option, ni une nuance.
C’est un principe fondamental de séparation des pouvoirs.

Or que fait cette résolution ?
Elle ne se contente pas d’exprimer une opinion.
Elle intime une injonction diplomatique.
Elle exige un veto national là où la France n’a pas de veto juridique autonome.

Nous mélangeons ici politique nationale et compétences européennes.
C’est juridiquement inacceptable.
La politique commerciale est une compétence exclusive de l’Union européenne.
Le Parlement le sait.
Le Gouvernement le sait.
Et pourtant, on fait semblant de l’ignorer.

Adopter ce texte exposerait le Sénat à une contradiction constitutionnelle grave.
Et plus encore, cela fragiliserait la parole de la France à Bruxelles.
Car on ne peut prétendre orienter l’Union européenne lorsque l’on est minoritaire.
Jean Monnet l’avait compris avant tout le monde :
« L’Europe se fera dans les crises, mais seulement si les États acceptent de jouer collectif. »

Aujourd’hui, le Gouvernement demande le report à Bruxelles.
Non par stratégie européenne.
Mais par crainte des manifestations.
Ce n’est pas une politique.
C’est une suspension de décision sous pression.

Mais le Sénat ne peut devenir l’amplificateur institutionnel de cette hésitation.
Encore moins en adoptant un texte sans portée juridique, sans effet réel, mais à fort impact diplomatique négatif.

Soyons lucides :
Il s’agit moins de défendre des principes que de produire un affichage symbolique.
Un affichage dangereux.
Pour la France.
Pour l’Europe.
Pour la crédibilité de nos institutions.

Robert Schuman rappelait que « l’Europe ne se construira pas contre les nations, mais avec elles, dans le respect des règles communes ».
En votant cette résolution, nous ferions l’inverse :
Nous affaiblirions les règles.
Nous brouillerions les responsabilités.
Nous créerions un précédent institutionnel que nous regretterions.

Le Sénat est une chambre de sagesse.
Pas une chambre de contournement constitutionnel.
Dire non aujourd’hui, ce n’est pas ignorer les inquiétudes.
C’est refuser de dégrader l’État de droit pour calmer la rue.

Pour toutes ces raisons, cette motion d’irrecevabilité doit être adoptée.
Par cohérence.
Par responsabilité.
Par fidélité à notre Constitution.

Rejet Mercosur (1/5) – Motion de rejet – Vidéo 3’

Devant Nicolas Forissier, ministre délégué chargé du commerce extérieur et de l’attractivité de France, j’ai défendu la question préalable que j’ai déposée, ce 16 décembre, qui vise à interrompre l’examen de la résolution appelant la France à s’opposer à l’accord UE–Mercosur, car une telle position affaiblirait gravement les intérêts stratégiques, économiques et agricoles français. Lire lire mon argumentaire pour justifier le rejet de la résolution.

VERBATIM

Mes chers collègues,
Nous ne sommes pas réunis pour choisir le confort.
Nous sommes réunis pour choisir l’avenir.

Cette résolution demande au Gouvernement de bloquer l’accord UE–Mercosur.
Elle se présente comme protectrice.
Elle est, en réalité, une faute stratégique.

L’histoire est sévère avec les nations qui se retirent du monde.
Victor Hugo l’aurait dit ainsi : on ne se protège pas en fermant les portes, on s’ensevelit.
Refuser cet accord, ce n’est pas résister.
C’est s’effacer.

Pendant que nous hésitons, d’autres avancent.
Les États-Unis.
La Chine.
Sans clauses sociales.
Sans exigences environnementales.
Sans nos valeurs.

Le commissaire européen au commerce l’a rappelé clairement : rejeter cet accord affaiblirait durablement la crédibilité économique de l’Europe.
Un continent qui négocie 25 ans pour finalement reculer envoie un message de renoncement.
Et le monde le comprend très bien.

Regardons les faits.
Les entreprises françaises ont à gagner.
Beaucoup à gagner.

Un marché de 270 millions de consommateurs.
Des droits de douane qui tombent.
Jusqu’à 80 % sur certains produits.
De l’industrie.
De l’emploi.
De la croissance sur notre sol.

Et contrairement aux caricatures, l’agriculture française n’est pas condamnée.
Elle ne représente qu’1% de notre PIB.
Elle aussi est parfois gagnante.

Prenons les viticulteurs qui représentent un cinquième de notre agriculture.
Pas en théorie.
Dans la réalité.

Aujourd’hui, nos vins sont lourdement taxés en Amérique du Sud.
Demain, ces barrières disparaissent.
Des professionnels le disent eux-mêmes : les exportations pourraient augmenter de 50 %.
Cinquante pour cent.
Ce n’est pas un slogan.
C’est un débouché.
C’est de la valeur ajoutée.
C’est de l’emploi dans nos territoires viticoles.

Refuser l’accord, ce n’est pas sauver nos agriculteurs.
C’est les priver de marchés.
C’est les condamner à regarder les autres vendre à leur place et à arracher leurs vignes.

On nous dit : « l’environnement ».
Mais sans accord, aucun levier.
Aucune contrainte.
Aucune pression.

Signer, c’est pouvoir exiger.
Refuser, c’est renoncer.

Victor Hugo écrivait que l’avenir appartient à ceux qui osent.
Aujourd’hui, on nous propose de ne rien oser.
De bloquer.
D’attendre.
De reculer.

Oui, les sénateurs sont sous pression.
Oui, le Gouvernement est prudent.
Mais l’intérêt national ne se décide pas dans la peur.

Une Europe qui renonce à ses accords n’est pas souveraine.
Elle est marginalisée.

Ne poursuivons pas cette délibération.
Non par naïveté.
Mais par responsabilité.

Pour que la France reste une puissance qui échange.
Qui influence.
Qui vend.
Et qui avance.

AEFE : Soutien à la démarche de la MLF et des écoles partenaires

L’Association nationale des établissements français à l’étranger (ANEFE), que j’ai l’honneur de présider, soutient pleinement la démarche engagée par la Mission laïque française (MLF), telle qu’exprimée dans sa lettre du 11 décembre 2025 (LIRE) et dont je me fais le relai. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de notre déclaration liminaire du 27/11/2025 (LIRE) à l’occasion du dernier conseil d’administration de l’AEFE, où nous avions déjà alerté sur les déséquilibres structurels qui menacent la pérennité et l’équité de notre réseau éducatif à l’international.

À la veille du Conseil d’administration de l’AEFE prévu le 18 décembre, je rencontrerai Mme Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, afin de réaffirmer notre position : les écoles partenaires ne sauraient se substituer à l’État français pour financer des dépenses de l’AEFE qui ne relèvent pas de leurs missions.

Comme je l’ai déjà exprimé auprès du cabinet de la ministre, il est essentiel que les contributions des établissements partenaires restent proportionnées aux services rendus et non une source de compensation pour des déséquilibres budgétaires qui leur sont étrangers.

Dans ce contexte, je tiens à appuyer solennellement la démarche entreprise par les écoles partenaires et leur appel à une réforme structurelle, fondée sur la concertation et l’équité, condition indispensable pour préserver l’avenir de l’enseignement français à l’étranger et maintenir son excellence.

Olivier Cadic
Président de l’ANEFE
Sénateur représentant les Français établis hors de France
https://www.oliviercadic.com/au-senat/senat-ca-aefe-27-11-25-declaration-anefe/

IMEC : Un projet Win–Win–Win !

Lors du Sixième Sommet économique France–Pays arabes, ce 11 décembre, j’ai eu le plaisir de participer à une table ronde consacrée à « Un projet innovant, décarbonant et transversal : le Corridor économique Inde–Moyen-Orient–Europe ».

Je remercie Dominique Brunin, directeur du développement de la Chambre de commerce franco-arabe (CCFA), de son invitation à intervenir en ma qualité de président du groupe d’amitié France–Pays du Golfe.

J’ai partagé le plateau avec :
Gérard Mestrallet, envoyé spécial du Président de la République pour le corridor IMEC ;
Hervé Martel, CEO du Port de Marseille-Fos ;
Dr Mohamed Ben Laden, président du Conseil d’affaires franco-saoudien.

J’ai également salué la présence éclairante de Ludovic Pouille, directeur de la diplomatie économique au MEAE et ancien ambassadeur de France en Arabie saoudite.

Dans un premier temps, Gérard Mestrallet a rappelé la genèse et l’ambition de l’IMEC (India–Middle East–Europe Corridor) : un corridor économique et logistique reliant l’Inde, le Golfe et l’Europe grâce à des infrastructures portuaires, ferroviaires, numériques et énergétiques.

Objectifs : accélérer le commerce, sécuriser les chaînes d’approvisionnement et proposer une alternative crédible aux routes chinoises de la Belt & Road.

Lancé le 9 septembre 2023 lors du G20 de New Delhi, l’IMEC repose sur un MoU signé par huit entités : Inde, États-Unis, Arabie saoudite, Émirats arabes unis, France, Allemagne, Italie et Union européenne.

Comme Gérard Mestrallet, Je pense évidemment qu’il s’agit d’un projet d’intérêt majeur pour la France. Les propos d’Hervé Martel l’ont parfaitement illustré lorsqu’il a évoqué les investissements et les infrastructures nouvelles pour faire du Port de Marseille-Fos le pilier de la stratégie française.

Dans un contexte mondial marqué par les crispations géopolitiques, l’IMEC offre également une voie alternative à l’influence chinoise, en renforçant des alliances fondées sur la transparence et la réciprocité.

Les points essentiels de mon intervention :

L’IMEC n’est pas seulement un corridor commercial : c’est un pont stratégique entre trois régions qui partagent une même ambition d’ouverture, d’innovation et de stabilité.
Pour l’Europe, l’IMEC est une chance unique de se rapprocher de l’Inde, l’une des économies les plus dynamiques du monde, tout en réduisant notre dépendance à des points de passage vulnérables. Une manière concrète de renforcer notre autonomie stratégique et de reprendre l’initiative.
Pour les pays du Golfe, le corridor ouvre la voie à un rôle de hub majeur entre l’Asie et l’Europe. Il soutient leurs stratégies de diversification économique, dynamise les partenariats industriels et scientifiques, et contribue à la stabilité régionale.
Pour l’Inde, l’IMEC offre un accès direct au marché européen – son premier partenaire commercial – et une place au cœur de nouvelles routes d’échanges. Les infrastructures associées moderniseront sa logistique, stimuleront sa croissance intérieure et renforceront la compétitivité de ses entreprises.

En affaires, mon vocabulaire se résume en trois mots : fast, fast, fast.
S’agissant de l’IMEC, j’ai trois mots, c’est un projet Win–Win –Win !

PLF2026 – PELF : Le Pass enfant langue française : une promesse en suspens, une solution en attente – Vidéo Q/R (3’05)

Dans le cadre des débats du projet de loi de finances, j’ai défendu, ce 10 décembre, un amendement concernant l’avenir du dispositif Pass enfant langue française.

Je remercie le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, pour sa réponse détaillée (ci-dessous) et pour la transmission prochaine de l’évaluation, qui permettra d’engager enfin une discussion claire sur les suites à donner au PELF.

VERBATIM – QUESTION – Olivier Cadic

Le Pass enfant langue française, annoncé en 2022 par le président de la République, devait apporter une solution pour 80% des enfants français qui vivent à l’étranger et qui ne sont pas scolarisés dans le réseau AEFE.

Beaucoup d’entre eux ne maîtrisent pas notre langue.

Un premier million d’euros avait été inscrit au PELF 2024, mais l’an dernier, le gouvernement a suspendu ce dispositif dans l’attente d’une évaluation annoncée pour le printemps dernier. Nous sommes en décembre, cette évaluation n’a toujours pas été publiée. Sauriez-vous, monsieur le ministre, quand nous l’aurons ?

Cet amendement, en attendant, propose de redéployer 300.000 euros pour permettre à la DFAE de conduire, via nos consulats, une enquête fiable fondée sur un outil d’évaluation linguistique fourni par un Institut français. Elle permettra enfin de mesurer pays par pays le nombre d’enfants qui ne maîtrisent pas le français et de préparer le déploiement effectif du PELF dans un prochain budget.

VERBATIM – RÉPONSE – Jean-Noël Barrot, ministre

Monsieur le Président, monsieur le sénateur, il y a bien eu une expérimentation qui a été conduite, vous l’avez rappelé, entre l’automne 24 et l’été 25, dans quatorze pays pilotes au profit d’agents âgés de six à onze ans. Comme le montre l’évaluation qui a été conduite cet été et qui pourra vous être communiquée, cette expérimentation a donné des résultats positifs, mais contrastés par rapport aux objectifs qui avaient été fixés. Si elle a permis de constater l’existence d’une demande, 203 groupes hebdomadaires mis en place accueillant 1182 enfants, elle a également mis en évidence plusieurs limites en termes de niveau de langue et de disponibilité des familles à prendre en charge la poursuite des cours. Seuls 28% des parents s’y disent disposés. Dans ce contexte et compte tenu du budget nécessaire pour étendre le dispositif à l’ensemble des pays, qui est estimé à minima à trois millions d’euros, le PELF n’a pas été reconduit en 2025, ni à ce stade dans le PLF 2026, il convient d’examiner les suites qui pourraient être données à cette expérimentation à travers une offre locale adaptée, avec une contribution financière modeste de la part des parents, un accompagnement des parents souhaitant poursuivre l’apprentissage du français par leur enfant, selon un autre dispositif, par exemple grâce à une association FLAM ou encore de nouveaux pays ciblés au cas par cas, au titre d’opérations de promotion du français. Et donc, dans l’attente d’une discussion autour de l’évaluation qui a été menée, je vous propose, comme l’a fait la rapporteure, de retirer votre amendement.

PLF 2026– Cybersécurité : Mais où sont les stratégies promises ? – Vidéo 3’

Dans le cadre du projet de loi de finances 2026, je suis intervenu ce 10 décembre en qualité de rapporteur pour avis de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées pour le programme 129 « Coordination du travail gouvernemental » (gestion de crises, cyberdéfense, renseignement).

VERBATIM

Cela fait neuf ans que je présente le budget du programme 129 « Coordination du travail gouvernemental », et désormais, nul besoin d’expliquer son utilité : chacun connaît ou a subi une cyberattaque, qu’elle vise France Travail, l’Urssaf, un hôpital ou prenne la forme d’un faux message bancaire ou d’un faux colis.

L’objet de l’action n°2 « Coordination de la sécurité et de la défense » entre dans le champ de compétence de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées au titre des fonctions de cybersécurité, de protection contre les ingérences numériques étrangères et de soutien aux services de renseignement, prévus par la Revue nationale stratégique 2025.

C’est d’ailleurs par ce qu’il concerne la défense et la sécurité nationale que ce budget est l’un des rares à augmenter par rapport à 2025, avec 431 millions d’euros pour 2026.

Seront donc confortés les moyens du SGDSN et avec lui : l’ANSSI, Viginum, l’OSSIC et les fonds spéciaux pour le financement des actions couvertes par le secret de la défense nationale.

La commission a proposé l’adoption des crédits de la mission « direction de l’action du Gouvernement ».

Je voudrais pour conclure évoquer plusieurs questions restées sans réponses qui sont autant de points d’alerte :

– de nouvelles stratégies nationales de cybersécurité et de lutte contre les manipulations de l’information avaient été annoncées l’an dernier.

Quand nous seront-elles communiquées et publiées ?

– les cyberattaques et les manipulations de l’information concernent toute la population, quand aurons-nous les retours d’expériences de l’ANSSI sur les attaques massives que j’ai évoquées ?

– en ma qualité également de président de la commission spéciale relative au projet de loi « Résilience et cybersécurité », j’évoque le problème des points d’entrée dans le dispositif de lutte contre les cyberattaques et surtout la manière dont l’ANSSI envisage la mise en œuvre réglementaire de la directive NIS 2.

Dans ce cadre, il est essentiel de rappeler que la norme ISO 27001, relative aux systèmes de management de la sécurité de l’information, constitue aujourd’hui un référentiel reconnu permettant de répondre aux exigences de la directive NIS2, notamment en Belgique où elle fait déjà office de standard de conformité.

La récente attaque contre l’Ursaf fait apparaître que les administrations comme les entreprises devraient s’y conformer au plus vite pour garantir un niveau homogène de protection et de résilience.

La question centrale est de savoir en quoi d’autres obligations imposées aux entreprises et aux collectivités leur permettront d’être mieux protégées ?

Il y a ici une révolution des esprits à mener au sein des services de l’État pour que la résilience et la sécurité ne soient pas l’affaire de quelques-uns mais de tous, comme la publication du guide « tous responsable » que je salue en espérant qu’il ajoute bientôt dans les numéros d’urgence le 17Cyber qui fêtera son premier anniversaire dans une semaine.