Bonne nouvelle en provenance du palais du Luxembourg !

Lors du séminaire UFE Corporate, le 20 octobre dernier, Joëlle Garriaud-Maylam avait fait part de son enthousiasme et de sa détermination pour soutenir l’idée du métro transmanche. Quelques jours plus tard, notre sénatrice représentant les Français établis hors de France avait posé une question au ministre des Transports, dont nous venons d’avoir la réponse (lire : « Le métro transmanche s’invite au Sénat » du 21 novembre 2011).

Dans l’hémicycle du Sénat, c’est le secrétaire d’Etat Benoit Apparu qui s’est exprimé au nom de son ministre, Thierry Mariani, pour donner « un avis extrêmement favorable » et « de précieux encouragements aux porteurs du projet », nous fait savoir Joëlle Garriaud-Maylam.

C’est donc un pas très important qui vient d’être franchi ! La presse s’en fait déjà l’écho : « Le métro Transmanche sur de bons rails ? », La Voix du Nord du 14.12.2011

De plus, le ministère des Transports devrait prochainement proposer une évolution législative qui créerait les Groupements Européens de Coopération pour faciliter notamment ce type de projet, ajoute Joëlle Garriaud-Maylam . En effet, il va falloir faire travailler ensemble de nombreux intervenants publics et privés, dont les acteurs du transport (Sncf, Eurotunnel) et les élus des diverses collectivités territoriales (lire : « Conférence UFE Corporate (4) : Le Petit Journal fait le point sur le métro transmanche » du 28 octobre 2011).

Nous avons abondamment évoqué cette idée de liaison ferroviaire, d’une trentaine de minutes, entre le nord de la France (gare de Calais-Fréthun) et le sud-est de l’Angleterre (gare d’Ashford). Il s’agit d’un transport à bas coût qui emprunterait le tunnel sous la Manche, en s’intercalant entre les trajets Eurostar Paris/Londres. La finalité serait de multiplier le nombre de travailleurs transfrontaliers qui feraient quotidiennement l’aller-retour entre la côte d’Opale et le Kent. D’où le nom de « métro ».  (lire : « Conférence UFE Corporate (2) : Plaidoyer à 5 voix pour un métro transmanche » du 25 octobre, 2011).

Les investissements seraient relativement modestes (on utiliserait des trains régionaux existants de la Sncf) pour lutter durablement contre le chômage endémique du Nord Pas-de-Calais, d’autant que le Kent recherche de la main d’oeuvre, notamment les entreprises françaises implantées localement (Lire : « Conférence UFE Corporate (1) : SBE marque les esprits » du 21 octobre 2011).

Au delà de la création d’emplois, Joëlle Garriaud-Maylam souligne que cette liaison va « contribuer à redynamiser la région Nord de la France, avec un accroissement du tourisme et des investissements britanniques. »

Détail qui souligne tout l’intérêt du ministre des transport,  son représentant a également indiqué « que le ministère de l’Intérieur travaillait de son côté aux procédures à mettre en place pour faciliter les contrôles de sécurité et d’identité des personnes qui emprunteraient régulièrement ce moyen de transport, la Grande Bretagne n’étant pas signataire des accords de Schengen ».

Oui, Joëlle Garriaud-Maylam, le métro transmanche semble donc désormais sur de bons rails, et c’est bien grâce à vous. Je partage intensément votre vœu qu’il donne « une dimension nouvelle aux concepts d’Europe des régions et de citoyenneté européenne ».

Lire l’intégralité de l’échange du 13 décembre au Sénat (fichier pdf) : Question orale – Joëlle Garriaud-Maylam – Benoist Apparu

Photo Flickr de Sénat