Chaque jour, des soldats de l’Otan meurent ou sont blessés en opération. Rien qu’en Afghanistan, on déplore déjà le décès de plus de 2300 soldats, dont 76 français, dans cette mission qui engage 28 pays membres et 21 pays associés.

Le 25 février 2012, dans le village de Fréthun (Pas de Calais), accompagné d’Olivier Renard, président du Souvenir français au Royaume-Uni, j’ai répondu à l’invitation de Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun, à participer au dévoilement du premier mémorial européen honorant les soldats morts ou blessés sous la bannière de l’Otan. Un lieu unique pour cultiver « Le sens de la mémoire, de la continuité des engagements et de la passation du flambeau entre les générations », a salué Edouard Braine, le consul général.

Je me demande si Catherine Fournier s’attendait un réunir un tel aréopage d’officiels, de militaires de tous pays et d’anciens combattants devant la stèle, dont l’édification provient de l’initiative privée de L’AECOPSD et le CNAMFSA, deux associations composées de militaires européens, en souvenir de leurs camarades tombés au combat (Association européenne des membres de corps et organismes publics de sécurité et de défense & Cercle national des anciens militaires français stationnés en Allemagne. )

Né en 1949, L’Otan, dont le sigle signifie Organisation du traité de l’Atlantique du nord (en anglais, Nato), est une organisation militaire de défense mutuelle qui regroupe aujourd’hui 28 pays. Pour résumer, l’Otan possède deux commandements : un commandement politique et un commandement militaire, c’est le second que le général de Gaulle a quitté en 1966 et que Nicolas Sarkozy a rejoint en 2009.

Je partage l’avis de notre consul, Edouard Braine, qui s’est félicité dans son discours du fait que la France ait enfin retrouvé sa place au sein du commandement intégré de l’Alliance, soulignant que l’action de notre président de la République avait « mis fin à une forme de d’intégrisme un peu français. » Notons que c’est aussi en qualité de vice-président de l’AFCA, Association française pour la Communauté atlantique, qu’Edouard Braine est venu déposer une gerbe.

Au centre de l'image : Olivier Cadic, Edouard Braine, consul général et Catherine Fournier, maire de Calais Fréthun

A quelques pas du tunnel sous la Manche, l’occasion était idéale de rappeler que la France et la Grande-Bretagne étaient les maillons essentiels du dispositif de l’Alliance, pour ne pas dire les seuls sur lesquels portent les efforts militaires comme en Libye, même s’il faut « célébrer le succès extraordinaire de cette aventure sans précédent menée ensemble en Libye et sans aucune victime parmi les forces alliées de l’Otan », insuffle Edouard Braine.

En effet, le tandem franco-britannique porte ses plus beaux fruits sur le plan de la défense, de la politique étrangère et du nucléaire, se félicitaient mutuellement David Cameron et Nicolas Sarkozy, il y a quelques jours à Paris (lire : « La coopération franco-britannique se bonifie avec le temps et les événements » du 27 février 2012).

Notre visite à Fréthun s’est poursuivie par un déjeuner de travail à Calais pour examiner les progrès du projet de métro transmanche, un peu trop lents au gout de notre consul général et du mien, cela va s’en dire.

Se rendre sur la stèle de Fréthun est très commode puisqu’elle est située à proximité de l’entrée sud du tunnel sous la Manche, mais également à la proximité de l’aéroport (10 km) et du port maritime (5 km) de Calais.
Pour tous renseignements : www.memorial-otan-frethun.org