Depuis 7 ans, je m’emploie à faire découvrir au monde anglo-saxon les nombreux talents européens du 9ème Art en qualité d’éditeur. Fidèle du festival de la bande dessinée d’Angoulême, j’ai visité l’exposition consacrée à l’Union européenne, intitulée « L’Europe se dessine » où une cinquantaine d’auteurs européens ont rivalisé de talent et d’inventivité sur ce sujet bien particulier.

Vouloir rendre compte de l’idée européenne en bande dessinées est le fruit d’un partenariat entre la France et la Commission européenne. Un dossier pédagogique permettait autant aux élèves de l’école primaire qu’à ceux du collège ou du lycée de faire le point sur leur connaissance de l’Europe. Le ministère des Affaires étrangères s’est impliqué pour faire la promotion de ce rêve européen en dessins, lui apportant l’écrin du salon international d’Angoulême et les honneurs de la visite de Jean Leonetti, ministre des Affaires européennes.

Comme demandé, les auteurs avaient tous exprimé l’Europe du quotidien, celle de la vraie vie, plutôt que d’en donner une vision allégorique ou idéalisée qui aurait sonné bien faux par les temps qui courent. Les oeuvres ressemblaient parfois à des dessins de presse où le ton oscillait entre l’impertinence et la révolte, mais on dénombrait aussi quelques histoires sur planches pleines d’humour et de poésie. Une grande diversité d’approche dans le fond et la forme.

Pourtant, il émergeait de la variété des graphismes et des situations une espérance tenace, un humanisme diffus et éclairé qui me signifiait que l’Europe c’est plein de choses à vivre et à construire ensemble, dans un esprit de paix et de tolérance.

Chapeau à tous !