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Patricia Connell vous donne « Rendez-Vous with French Cinema » du 23 au 30 avril

« Rendez-Vous with French Cinema » revient pour une 5ème édition, organisé par Unifrance films !

RDVFrCinemaTout est dans le titre : un rendez-vous incontournable pour les amateurs de films français curieux de découvrir des avant-premières et de rencontrer nos gloires du 7ème art qui feront le déplacement au Royaume-Uni.

Le festival se déroulera du 23 au 30 avril 2014 et, pour la première fois, il s’étendra hors de Londres. C’est ainsi que les cinéphiles de Brighton (Duke of York’s Ph), Bristol (Watershed), Cambridge (Arts Ph), Canterbury (Gulbenkian), Nottingham (Broadway) et Oxford (Phoenix Ph) pourront se joindre à cette grande fête du cinéma français.

L’édition 2014 rend hommage au regretté Alain Resnais, un cinéaste de toutes les audaces narratives, un cinéaste « littéraire » qui filmait le verbe en action. Nous découvrirons sa dernière œuvre « Aimer, boire et chanter » et nous reverrons la copie restaurée de « Hiroshima mon amour », au ton durassien (souvenez-vous : « tu me tues, tu me fais du bien »…).

C’était 1957, la première pierre de la Nouvelle vague française qui tient dans ce fameux triptyque : « Hiroshima mon amour », « Les Quatre cents coups » de Truffaut et « Pierrot le fou » de Godard.

Les films d’auteur sont à l’honneur, mais que les amateurs de productions grand public se rassurent ! Le festival a aussi prévu des sorties en famille. Par exemple, vous aurez le plaisir de découvrir « Belle et Sébastien », l’histoire d’un garçon solitaire et de son chien pendant la Seconde Guerre mondiale.

Par ailleurs, à Londres, vous aurez l’occasion de rencontrer des célébrités du 7ème art qui viendront évoquer leur travail, le jour même de la projection de leur film :

Au cinéma CURZON SOHO :
Mercredi 23 avril
Fanny Ardant, actrice (Les Beaux Jours)
Marion Vernoux, réalisateur (Les Beaux Jours)
Jeudi 24 avril
Agnes B., réalisatrice (Je m’appelle Hmmm)
Vendredi 25 avril
Martin Provost, réalisateur (Violette)

Au cinéma LUMIERE :
Samedi 26 avril
Caroline Silhol, actrice (Aimer, boire et chanter)
Dimanche 27 avril
Jean-Pierre Jeunet, réalisateur (L’Extravagant voyage du jeune et prodigieux T.S. Spivet)
Lundi 28 avril
Albert Dupontel, réalisateur (Neuf mois ferme)
Raphaël Personnaz, acteur (Quai d’Orsay)

Chers compatriotes, je vous incite chaleureusement à vous glisser dans les salles obscures, comme de saisir l’occasion de vous faire accompagner d’amis britanniques, afin de leur faire découvrir notre dynamisme culturel !

Plus d’information sur le site de l’Institut français

Patricia Connell

Patricia Connell

Patricia Connell, candidate sur la liste « L’union des Français du Royaume-Uni, rassemblement de la droite et du centre », est fondatrice et directrice du magazine en ligne FranceInLondon.com destiné aux Français établis au Royaume-Uni.

Chaque année, à Londres, Patricia organise la cérémonie de remise du prix « London’s Favourite French Film » qui célèbrera cette année son 10eme anniversaire (lire aussi : « 2012, cru exceptionnel pour le cinéma français au Royaume-Uni » du 09 octobre 2012).

Une semaine de la francophonie sous le signe de l’inventivité lexicale

A l’occasion de la Semaine de la langue française et de la Francophonie, notre ambassadeur, Bernard Emié, a réuni ses homologues des pays francophones le 20 mars dernier, à l’Institut français, pour « célébrer ensemble notre amour de la langue et de la culture françaises ».

Bernard Emié a aussi convié un immense ambassadeur de la langue française : l’humour.

Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni, s'est prêté au jeu « Dis-moi dix mots »

Bernard Emié, ambassadeur de France au Royaume-Uni, s’est prêté au jeu « Dis-moi dix mots »

Il a pratiqué un petit exercice de style en écho à l’opération « Dis-moi dix mots ». Le jeu consiste à s’approprier dix mots imposés et donner libre cours à sa créativité à travers toute production intellectuelle ou artistique. L’occasion était trop belle pour un esprit espiègle de ne pas chambarder un peu une allocution officielle en la parsemant de mots aussi improbables que ouf, zigzag, tohu-bohu, timbré ou faribole.

Cette trouvaille de notre ambassadeur pour « ambiancer » la soirée a joliment servi l’esprit de la francophonie, si inhérent à l’inventivité lexicale. Dans son discours, il a égrené diverses initiatives et mis à l’honneur ses contributeurs, comme le bureau Wallonie, auteur d’un questionnaire Vive la Francophonie  à destination de tous les établissements du second cycle en Angleterre et au Pays de Galles.

En évoquant la capacité d’initiative de l’Institut français, Bernard Emié a parlé du projet de restauration de sa bibliothèque de style Art déco, patrimoine classé, qui « participe pleinement au rayonnement de la francophonie ».  Les nouvelles sont bonnes puisque la première phase des travaux a été lancée mi-janvier, grâce au concours de généreux mécènes. Au cœur de cette campagne de levée de fonds, l’ambassadeur a salué l’« implication » décisive de Marc Mourre, président du Trust des Amis de l’Institut.

En effet, £800.000 ont déjà été récoltés qui permettront de rendre sa décoration d’origine à la salle de lecture de l’Institut (parquets, vitraux, boiseries) qui est la plus grande bibliothèque française à l’étranger. Il ne s’agit que d’une première étape, comme nous l’avait expliqué Laurent Burin des Roziers qui dirige l’Institut (lire : « L’Institut français de Londres sollicite votre participation pour rénover sa médiathèque » du 09 juin 2013). Afin de créer un « pôle étude et création » ou agrandir la bibliothèque pour enfants, des fonds supplémentaires sont nécessaires. Merci d’adresser vos dons en vous rendant sur cette page internet dédiée chez BigGive.

Puisque cette superbe bibliothèque demeure ouverte au public pendant sa rénovation, l’ambassadeur n’a pas manqué d’inviter tout un chacun à venir « s’enlivrer » en pareil endroit !

En guise d’attraction, Laurent Burin des Roziers et son équipe avaient organisé des joutes d’improvisation entre 2 équipes de 5 comédiens, impressionnants de facilité dans l’imagination et le jeu collectif. Certains venaient de France et d’autres de beaucoup plus loin : Canadiens, Québécois, Belges, Suisses ou Libanais, mais tous partagent la même ambition de faire fructifier un héritage commun : la langue de Molière. Et pour cause, les matches d’improvisation sont une création spécifiquement francophone : la Ligue nationale d’improvisation est née au Québec en 1977 !

J’ai eu l’honneur d’assister à ce spectacle assis aux côtés de l’ambassadrice du Liban, Inaam Osseiran, qui est diplômée de droit français. Nous avons échangé quelques mots lors du cocktail auquel l’ambassadeur nous avait convié à boire à « tire-larigot », trouvant là matière à placer le dernier mot de sa liste, en cette fin de journée internationale de la francophonie effervescente et fraternelle.

L’Institut français de Londres sollicite votre participation pour rénover sa médiathèque

La salle de lecture Art déco de l’Institut est la plus grande bibliothèque française à l’étranger

Pour les Londoniens, le bâtiment de l’Institut français situé à South Kensington est un point familier de leur décor, un repère visuel à l’architecture pittoresque, un témoignage illustre de l’Art déco, un coin de France vibrionnant de pratiques culturelles (lire : « Le bâtiment de l’Institut français méritait bien un film » du 06 septembre 2012).

La médiathèque de l’Institut, qui abrite la superbe salle de lecture Art déco datant de 1939, a besoin de faire une cure de jouvence. Je me joins à Laurent Burin-des-Roziers, conseiller culturel, pour en appeler à votre soutien financier.

Le 22 mai dernier, j’étais à ses côtés pour soutenir la démarche de collecte de fonds au cours d’une soirée de présentation du projet de rénovation auprès des grands donateurs traditionnels de l’Institut. Pour notre grand plaisir, le comédien Christian Clavier était de la partie.

Christian Clavier et Laurent Burin-des-Roziers, conseiller culturel, lors de la soirée de présentation du projet de rénovation du 22 mai 2013

L’institut est déjà parvenu à lever £200,000 grâce au Trust des Amis de l’Institut français, ainsi qu’aux dons des particuliers, entreprises et fondations. C’est notable et encourageant, mais nous n’en sommes qu’à mi-parcours puisqu’il manque environ £200,000 pour lancer à l’automne prochain la rénovation de locaux d’exception, patrimoine classé.

Les travaux devraient s’articuler en trois étapes, sur la période 2013-2015 :
– Restitution de l’architecture Art déco d’origine à la salle de lecture (parquets, vitraux, boiseries)
– Création d’un deuxième niveau dans la bibliothèque pour enfants
– Création d’un « pôle étude et création », espace dédié au cinéma, à la musique et à l’apprentissage du français
Par ailleurs, toute la médiathèque sera équipée des dernières technologies : matériel audiovisuel, tableaux blancs interactifs, tablettes aux contenus préchargés…
Pour plus d’information, lire « IFRU – Renovation de la Mediatheque DEF » (fichier pdf) ou vous rendre sur le site sur la page Rénovation.

Les petits ruisseaux font les grandes rivières. Tous ceux qui souhaitent aider l’Institut Français à mener à bien cette rénovation sont les bienvenus. Merci d’adresser vos dons en vous rendant sur cette page internet dédiée chez BigGive

2012, cru exceptionnel pour le cinéma français au Royaume-Uni

Natacha Antolini (Institut français), Bernard Emie (ambassadeur de France), Patricia Connell (France in London), Eleonore de Mailly Nesle (France in London)

« The Artist » n’en finit plus de collectionner les distinctions. Il a été consacré meilleur film par le « London’s Favourite French Film », un rendez-vous désormais incontournable qui célèbre le film français au Royaume-Uni, à l’initiative de France in London, le site dirigé par Patricia Connell.

Rappelons que Entertainment film distributors, distributeur du film The Artist au Royaume-Uni avait déjà reçu à Londres même les Academy Awards du meilleur film et du meilleur acteur.

Ce 9ème festival a récompensé une dizaine films français en s’appuyant sur les votes en ligne de plus de 5,000 cinéphiles outre-Manche, notamment  « Potiche » avec Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, ou « Elle s’appelait Sarah » avec Kristin Scott Thomas, tous deux distribués par Studio Canal.

Le palmarès a été dévoilé devant 240 personnes réunies au cinéma Lumière de l’Institut français, lors d’une cérémonie placée sous le patronage de l’ambassadeur de France Bernard Emié et inaugurée par Laurent Burin des Roziers, directeur de l’Institut. Cette soirée de gala a été rendue possible grâce au partenariat d’entreprises tricolores, dont The City Apartment, Perrier Jouët, Eurostar, Androuët, Histoire du Vin, Maison Blanc et Renault. Qui a dit que les entreprises françaises ne travaillaient pas de concert à l’étranger ?

Michael Wilde (Entertainment film distributors) présentant « Intouchables »

2012 marquera une année exceptionnelle pour le cinéma français dont 40 films ont été projetés dans les salles britanniques. Il y a toutes les chances que Entertainment film distributors soit de nouveau à la fête lors du prochain festival puisqu’il assure la distribution du film «Intouchables» qui fut projeté à cette occasion en avant-première de sa sortie au Royaume-Uni.

Comptabilisant 23,11 millions d’entrées dans le monde, le film réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache a déjà battu tous les records de fréquentation pour un film français projeté hors de nos frontières, avant même sa sortie au Royaume-Uni.

Si ce n’est pas déjà fait, je vous recommande d’aller voir cette comédie, formidablement portée par François Cluzet et Omar Sy. Elle possède cette vertu toute particulière de montrer que le handicap ne devait jamais être synonyme d’incapacité et d’exclusion.

Le bâtiment de l’Institut français méritait bien un film

Le bâtiment étonne, détonne même dans son quartier. Soixante-dix ans après sa création, la façade de l’Institut français du Royaume-Uni suscite toujours la curiosité du passant. Fondé en 1910 à Londres, l’Institut qui assure la promotion  de la culture et de la langue françaises attend jusqu’en 1939 pour inaugurer un bâtiment à sa mesure et à son goût. A l’époque, l’art cubiste pousse à la géométrisation et l’épuration des formes. L’architecte désigné, Patrice Bonnet, va signer dans la capitale britannique un chef d’oeuvre de l’Art déco.

A l’occasion de la 20ème édition de “Open City” ou Journées du Patrimoine à Londres, un film documentaire sera projeté dans les lieux mêmes, racontant par le détail cette belle aventure, révélant tous les protagonistes et les artistes impliqués dans l’édification de ce célèbre centre culturel (Rodin, Sonia Delaunay…) :

“Les Arcanes de l’Institut français du Royaume-Uni : Histoire d’un bâtiment”
Dimanche 23 septembre, 16h00, Projection gratuite
Ciné Lumière de l’Institut français, 17 Queensberry Place, Londres

Basé sur une idée originale d’Anissa Rachef, ce film est réalisé par Karine Chevalier à partir des recherches historiques conduites par Charlotte Faucher.

Le site de l’Institut français du Royaume-Uni

Photo Flickr de Renaud Camus

Arrête les moutons et dessine-moi l’Europe

Depuis 7 ans, je m’emploie à faire découvrir au monde anglo-saxon les nombreux talents européens du 9ème Art en qualité d’éditeur. Fidèle du festival de la bande dessinée d’Angoulême, j’ai visité l’exposition consacrée à l’Union européenne, intitulée « L’Europe se dessine » où une cinquantaine d’auteurs européens ont rivalisé de talent et d’inventivité sur ce sujet bien particulier.

Vouloir rendre compte de l’idée européenne en bande dessinées est le fruit d’un partenariat entre la France et la Commission européenne. Un dossier pédagogique permettait autant aux élèves de l’école primaire qu’à ceux du collège ou du lycée de faire le point sur leur connaissance de l’Europe. Le ministère des Affaires étrangères s’est impliqué pour faire la promotion de ce rêve européen en dessins, lui apportant l’écrin du salon international d’Angoulême et les honneurs de la visite de Jean Leonetti, ministre des Affaires européennes.

Comme demandé, les auteurs avaient tous exprimé l’Europe du quotidien, celle de la vraie vie, plutôt que d’en donner une vision allégorique ou idéalisée qui aurait sonné bien faux par les temps qui courent. Les oeuvres ressemblaient parfois à des dessins de presse où le ton oscillait entre l’impertinence et la révolte, mais on dénombrait aussi quelques histoires sur planches pleines d’humour et de poésie. Une grande diversité d’approche dans le fond et la forme.

Pourtant, il émergeait de la variété des graphismes et des situations une espérance tenace, un humanisme diffus et éclairé qui me signifiait que l’Europe c’est plein de choses à vivre et à construire ensemble, dans un esprit de paix et de tolérance.

Chapeau à tous !

My French Film Festival bat son plein

Et si on se faisait une toile ? L’expression prend une connotation toute contemporaine depuis My French Film Festival qui se déroule intégralement sur la toile du Net, via la plateforme myfrenchfilmfestival.com
.
La 1re édition de ce festival de cinéma français en ligne avait attiré 320.000 internautes originaires de 171 pays différents ! 40 000 visionnages de films ont été alors comptabilisés.

Forts de ce succès, le ministère des Affaires étrangères et européennes et l’Institut français, son opérateur pour l’action culturelle, ont lancé la 2e édition du festival, organisé par Unifrance, du 12 janvier au 1er février 2012. Poursuivant son effort d’ouverture, le festival est désormais accessible en 14 langues : allemand, anglais, arabe, chinois, coréen, espagnol, français, hébreu, italien, japonais, lituanien, polonais, portugais et russe. Impressionnant.

Actuellement, 10 longs métrages et 10 courts métrages sont au programme, incarnant une nouvelle génération de comédiens et de cinéastes.  Ils correspondent à des premiers et deuxièmes longs métrages sortis depuis janvier 2010 en France et à des courts métrages produits depuis 2010. Citons parmi les films : Belle épine (Rebecca Zlotowski), D’amour et d’eau fraîche (Isabelle Czajka), Entre nos mains (Mariana Otero) ou Huit fois debout (Xabi Molia).

Les internautes du monde entier pourront exprimer leur choix à travers le prix du public. Par ailleurs, le prix de la presse internationale et le prix des réseaux sociaux seront attribués aux films en compétition.
Et après ? Les 3 longs et 3 courts métrages primés seront diffusés à bord des avions Air France durant six mois. Puis, l’Institut français en assurera la diffusion non commerciale auprès du réseau culturel français, Instituts français et Alliances françaises.

Au moment où je publie ce billet, 50 772 internautes déclarent aimer cette initiative. Ce festival contribue de belle manière au rayonnement culturel de la France.

Le site : myfrenchfilmfestival.com
Pack longs métrages (27,99€) ; Pack courts métrages (5,99€), Pack full films (29,99€)

Notre rayonnement culturel et scientifique, examiné par Philippe Lane

Etudier l’influence scientifique et culturelle française est l’immense défi relevé par Philippe Lane, tant le sujet pousse loin ses ramifications, se perd en disparités et suscite des querelles de clocher. Il commence son exploration à partir de la Révolution française pour se demander si l’année 2011 ne sonnerait pas un nouveau départ de notre action à l’étranger, dans un ouvrage intitulé « Présence française dans le monde », préfacé par Xavier Darcos et accessible à tous.

Philippe Lane aime rappeler que la diplomatie culturelle a été inventée par la France dès le 18ème siècle. Photo souvenir d’un moment privilégié lors de la garden party à la Maison française d’Oxford, centre de recherche français en sciences humaines et sociales

Philippe Lane est l’attaché de coopération universitaire auprès de l’ambassade de France au Royaume-Uni. J’ai eu le plaisir de m’entretenir avec lui pour évoquer la consistance et la portée de notre influence internationale, parfois son bouillonnement, mais aussi ses déficiences, sans parler des renoncements mal assumés derrière les actions de pure façade. L’enthousiasme de Philippe pour la diplomatie des arts et du progrès s’équilibre avec une pensée intègre et étayée que je vous laisse découvrir dans son remarquable ouvrage.

A l’heure où nos comptes publics forment un trou béant, on sent heureusement poindre des initiatives citoyennes qui ne déméritent pas vis à vis de la puissance publique en termes d’audience et d’attractivité, les réseaux sociaux opérant à fond. Le privé prend graduellement le relais, mis en confiance par un faisceau d’initiatives fructueuses dans tous les domaines et dans de nombreux pays (lire : « French radio London propage la chanson française » du 25 juin 2011)

Ceci dit, j’en conviens parfaitement avec Philippe Lane : le plus efficace consiste tout de même à faire travailler le public avec le privé vers des perspectives identiques afin que la France préserve son influence mondiale. Il serait dommage de ne pas capitaliser sur notre réseau d’un millier d’Alliances françaises ou encore nos 400 lycées français !

Notre diplomatie d’influence dépend donc de la concordance de notre politique étrangère avec les ambitions et les désirs des acteurs de terrain, par exemple en développant une approche intersectorielle, privilégiant les partenariats auprès de régions, villes, entreprises, fondations, etc.

Le livre démontre qu’une restructuration est clairement à l’oeuvre, comme l’illustre la création de l’Institut français, nouvelle agence culturelle. Quels sont les priorités actuelles ? Peut-on être optimiste ? Philippe Lane double toujours son travail d’explication par un effort d’anticipation, notamment en nous présentant les principaux programmes et les grandes institutions de l’action culturelle et scientifique extérieure de la France

Pour vaste que soit son thème, l’auteur a eu l’intelligence et le courage de le relier à des phénomènes à priori hors champ, tel que les régulations économiques et financières ou bien la santé. Le monde est global et plein d’interactions, la réflexion doit l’être aussi.

« Présence française dans le monde – L’action culturelle et scientifique » de Philippe Lane – Préface de Xavier Darcos, Collection « Les études de la Documentation française » – 128 pages – 14,50€ : couverture, sommaire, bon de commande (fichier pdf).

French radio London propage la chanson française

La fête de la Musique à Londres ? Oui ! L’expression est si belle que l’équipe de French Radio London, emmenée par Pascal Grierson, a tenu à importer le concept. Combien d’entre-eux étaient nés en 1982 lorsque Jack Lang, ministre de la Culture, a eu cette joyeuse idée qui a depuis essaimé dans quelques pays ?

J’ai pu me rendre compte de l’engouement suscité par l’événement auprès de notre communauté. L’affiche était à la hauteur de cette grande première. De brillants artistes français ont eu la chance de se produire sur la scène internationale du Koko club, certains de l’acabit de Julien Doré, l’enfant chéri de la Nouvelle Star ou bien de Gaëtan Roussel, récompensé par trois trophées aux Victoires de la Musique 2011.

Laurent Burin des Roziers, conseiller culturel, Pascal Grierson, French Radio London, O.Cadic

La veille, French Radio London avait organisé une réception en hommage à ses sponsors, l’occasion pour Laurent Burin des Roziers, conseiller culturel et moi-même de venir féliciter Pascal pour sa contribution au rayonnement culturel français. Joli coup pour cette radio 100% francophone et généraliste fondée il y a quelques mois seulement (lire : « Longue vie à French Radio London (FRL) » du 18 novembre 2010).

Cette manifestation nous rappelle que notre rayonnement ne saurait être l’apanage de l’action publique, notamment par le biais de l’Institut français de Londres. Toutes les démarches ou projets destinés à promouvoir nos talents à l’étranger méritent notre soutien, tout au moins notre attention. A cet effet, je préconise à l’Institut de créer une plateforme qui permette de recenser et de valoriser toutes les initiatives privées qui concourent à notre influence culturelle et artistique.

Vous pouvez écouter FRL sur la DAB, sur internet à l’adresse frenchradiolondon.com

Naissance de l’Institut français , tête du réseau culturel français à l’étranger

Xavier Darcos, président du nouvel Institut français, lors de son intervention à l'AFE.

Xavier Darcos, ambassadeur, chargé de mission pour l’action culturelle extérieure de la France, vient de prendre, à ce titre, la direction de l’Institut français, dont le siège est à Paris. Cette nouvelle agence diplomatique remplace Culturesfrance depuis le 1er janvier 2011 en reprenant la même mission qui est de promouvoir la culture française dans le monde. Un récent décret n° 2010-1695, publié dans le JO du 31 décembre 2010, nous détaille son mode de fonctionnement.

Doté d’un budget de 20 millions d’euros, l’Institut français est d’un établissement public industriel et commercial (EPIC), placé sous la tutelle du ministre des Affaires étrangères. Ainsi, ce ministre réunira, au moins une fois par an, le conseil d’orientation stratégique qu’il préside pour élaborer sa stratégie de rayonnement de la culture et de la langue françaises à l’étranger. Deux conseillers élus à l’Assemblée des Français de l’étranger siègeront à ce conseil.

En septembre dernier, lors de son audition auprès de l’Assemblée des Français de l’étranger, Xavier Darcos avait évoqué les grandes orientations de l’Institut et annoncé la nomination de Laurence Auer, bien connue des Français de Londres, au poste de secrétaire général. Laurence sera donc le numéro 3 de l’organisation, après son président et sa directrice générale, Sylviane Tarsot-Gillery. Je lui présente tous mes vœux de réussite.

L’Institut français a été créé, par la loi du 27 juillet 2010, avec l’idée de chapeauter tout le réseau culturel français à l’étranger, pour mieux concourir à la politique culturelle extérieure de la France. Une idée ambitieuse et prudente. Ambitieuse, car il faudra animer et gérer un réseau recouvrant 143 instituts et centres culturels français, en participant « à la programmation et au suivi de ses activités, à la gestion de ses ressources humaines, financières et immobilières », précise le décret.

Xavier Darcos et Oliver Cadic évoquant les orientations du nouvel Institut français qui remplace Culturesfrance depuis le 1er janvier 2011

Une idée prudente aussi, puisque les trois prochaines années, « le gouvernement conduit une expérimentation du rattachement à l’Institut français du réseau culturel de la France à l’étranger », nous dit la loi. Comprenez qu’on va d’abord essayer si cela marche auprès de treize établissements (*) du réseau choisis pour « constituer un échantillon représentatif de la diversité des postes en termes d’effectifs, de moyens et d’implantation géographique. »

Des rapports réguliers seront transmis au Parlement, dont le prochain en mars 2011, avant d’entériner le rattachement ou non du réseau à l’Institut dans trois ans.

Je me félicite que nous soyons aux avant-postes de cette réforme qui me parait relever d’une démarche pragmatique et responsable.

(*) Cambodge, Chili, Danemark, Emirats arabes unis, Géorgie, Ghana, Grande-Bretagne, Inde, Koweït, Sénégal, Serbie, Singapour, Syrie

Lire le décret n° 2010-1695 du 30 décembre 2010 relatif à l’organisation et au fonctionnement de l’Institut français.
Lire la loi n° 2010-873 du 27 juillet 2010 relatif à la création de l’Institut français.

Crédit Photos : Olivier Bolvin, MAEE