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Emploi (11) : Une enquête pour mieux connaitre les « oubliés de St Pancras »

J’ai le plaisir de reproduire l’intégralité d’un message rédigé par Edouard Braine, consul général, invitant nos jeunes expatriés à répondre à une enquête pour mieux cerner leurs intentions et leurs besoins en Grande-Bretagne. On peut répondre en ligne.

« Dans ma lettre du 20 janvier 2010 je vous proposais de vous associer à une réflexion sur « les oubliés de St Pancras », avant de tenir la première réunion du comité de pilotage prévue le 22 février. Je suis heureux de vous informer du lancement sans délai de l’étude préliminaire sur ce qui pourrait être un grand chantier d’avenir pour l’action consulaire en direction de la communauté française de Grde Bretagne.

Les responsables du Centre Ch.Péguy ont accueilli le 1er février un stagiaire (Ewen Ledain, étudiant en master de droit) qui travaille en lien étroit avec Diane Fauconnier au consulat, chargée de mission sur ce dossier. Le premier fruit de ce travail est le questionnaire suivant, disponible en ligne et sous forme imprimée au centre Ch.Péguy et au Consulat (lien ci-dessous et disponible sur le site du Consulat) . Il fera l’objet d’une première exploitation qui, si les réponses sont en nombre suffisant dans deux semaines, vous seront présentées le 22 février.

Ce document ouvert destiné aux jeunes français, clients de Ch.Péguy, venus à Londres « vers les rivages d’une autre vie », est complété par une enquête d’opinion, de nature plus qualitative, en direction de ceux, nombreux, que faute de capacités suffisantes, le Centre est contraint de refuser. On pourrait les nommer « les doublement oubliés de St Pancras ». Leur nombre croissant montre que le sujet qui nous mobilise est réel, voire prioritaire.

En un mot, le plan de marche sur ce sujet passionnant est respecté. J’en remercie tous les acteurs et tous les soutiens et je reste disponible à vos critiques et vos suggestions en attendant notre premier débat collectif le 22 février.

Dans cette attente, je vous prie de croire à mes sentiments les meilleurs.

Edouard Braine  »

Répondre à cette enquête en ligne

Lire aussi :  Emploi (10) : Un premier pas vers les « oubliés de St Pancras » (du 28 janvier 2010).

Emploi (10) : Un premier pas vers les « oubliés de St Pancras »

La Gare de St Pancras à Londres

Comme je vous l’avais annoncé dans ma lettre de vœux, le nouveau consul général, Edouard Braine, souhaite élargir son champ d’action aux « oubliés de St Pancras ».

Qui sont-ils ces oubliés ? Bien souvent, des jeunes emplis d’espérance qui débarquent de l’Eurostar avec un sac à dos en gare de St Pancras.

Aussitôt arrivés à Londres, ils se rendent très souvent au centre Charles-Péguy. Cet institut les aide à trouver un emploi, un logement, des cours d’anglais et leur offre des conseils pratiques d’adaptation.

Vivant leur expatriation comme une aventure, ils pensent très rarement à s’immatriculer auprès des services consulaires. Ces oubliés de l’Administration constituent la « seconde communauté française », nous dit Edouard Braine.

Suite à sa visite du centre Charles Péguy, le consul considère qu’il est de son devoir de mieux connaitre ces jeunes compatriotes et de les aider dans leur démarche méritoire qui s’inscrit naturellement dans un monde globalisé.

En 2007, au travers d’une journée « Coup de pouce à l’emploi des jeunes » à Londres, j’avais souhaité offrir un cadre d’information à cette population très jeune.

Mais les actions isolées sont sans effet pour traiter cette vague d’arrivée ininterrompue à la merci d’agences de placement qui se révèlent parfois être de véritables marchands d’illusions…

Aussi, l’idée du consul général de réunir les élus à l’Assemblée des Français de l’étranger et les principaux acteurs concernés pour se fixer un plan de route, afin de soutenir et d’amplifier l’action du centre Charles Péguy, me réjouit.

Notre première rencontre se tiendra le 22 février 2010 au consulat général.

Je vous diffuse cette Lettre du consul m’expliquant son initiative.

Le site du centre Charles Péguy

Crédit photo : OC.

Emploi (9) : Rencontre du deuxième type

Je partage absolument les propos du consul Edouard Braine au sujet la communauté française du Royaume-Uni, exprimés lors de la réunion du  comité consulaire pour l’Emploi et la Formation professionnelle (CCPEFP) du 10 décembre dernier.

Au côté d’une communauté « classique », celle qui bénéficie de l’action consulaire traditionnelle et dont les membres sont officiellement immatriculés (110.000 personnes), il existe une deuxième communauté française, aux contours assez flous et très peu desservie par l’aide consulaire.

Edouard Braine estime que la Grande-Bretagne n’a pas le même statut qu’un autre pays frontalier de la France, puisque car c’est « quasiment le point de passage obligé pour apprendre à se mesurer aux règles du jeu du village planétaire. »

Venir Outre-Manche c’est d’abord faire l’apprentissage de l’anglais, langue universelle. En second lieu, c’est évoluer loin du modèle social français dans une économie de marché souple et dynamique, mais dont il ne faut pas craindre précarité et emploi sous-qualifié. La crise aidant, de plus en plus de jeunes sont partants.

Le sac sur l’épaule et le courage en bandoulière, ils déferlent par vagues continues sur le Royaume-Uni. Ces aventuriers de la globalisation sont le cœur de cible du centre Charles Péguy, dont nous avons récemment parlé.

Photo Flickr de Eskimo Jo.

Emploi (8) : Nouvelle subvention demandée pour le centre Charles Péguy

J’ai profité de la réunion du comité consulaire d’Action sociale du 12 novembre dernier pour demander à Edouard Braine, notre nouveau consul général, de bien vouloir réunir un nouveau comité consulaire pour l’Emploi, cette fois. Le dernier ayant eu lieu le 22 janvier 2008 ! Une éternité. Cette démarche me parait indispensable pour conforter l’action du Centre Charles Peguy.

Edouard Braine n’a pas laissé trainer les choses : le comité consulaire pour l’Emploi et la Formation professionnelle (CCPEFP) s’est réuni à Londres, le 10 décembre sous sa présidence.

Le consul, fraîchement nommé, a saisi l’occasion de féliciter le centre Charles Péguy pour son travail remarquable et son dévouement au profit des jeunes Français expatriés.

Doté d’un statut de «Charity», Charles Péguy a pour vocation d’aider les Français de 18 à 30 ans dans leur recherche d’emploi, mais les services rendus sont multiples. L’année 2009 a été intense pour la douzaine de permanents puisque 10.000 candidats à l’emploi se sont pressés à leur porte. Fort d’une base de données de 1600 entreprises opérant dans tous les secteurs d’activité, le centre a déjà procédé à 627 placements en 2009.

Avant d’envisager un prochain déménagement, le Centre souhaite développer sa capacité d’accueil par le recrutement d’un nouveau consultant. Une subvention de 60.000€ sera demandée au ministère pour l’année 2010.

Lors des débats, les membres du comité ont noté que la fréquentation du Centre montait en flèche depuis le début de la crise économique et l’augmentation du chômage en France.

Le site du centre Charles Péguy

Photo : le nouveau logo du centre, adopté en janvier dernier.

Emploi (7) : Les comités consulaires pour l’Emploi vont reprendre à Londres

Alain Catta, directeur de la DFAE (Direction des Français à l’étranger) qui pilote le budget intitulé Programme 151, intervenait une dernière fois à la tribune de l’Assemblée des Français de l’étranger, avant d’endosser ses nouvelles fonctions d’ambassadeur de France en Suisse.

Alain Catta

Alain Catta m’a permis d’obtenir ma première victoire politique avec la fermeture du bureau Emploi de Londres générant une économie d’environ 100,000 euros par an. Il a publiquement confirmé, hier, qu’il fallait  » privilégier Charles Péguy, face à une structure budgétivore et dont les résultats ramenés aux coûts du placement étaient absolument aberrants.  » Tout en se félicitant que  » quelque six cents jeunes de Charles Péguy bénéficient d’une attention privilégiée de notre administration.  »

Je rappelle que le centre Charles Péguy est une association de soutien aux jeunes qui arrivent parfois le sac sur le dos à Londres recherchant un premier job et un logement. Nous sommes ici à la frontière de l’emploi et de l’action sociale

Lors de la réunion,  Richard Yung, sénateur socialiste, représentant les Français établis hors de France, a pris une position critique sur la question, accusant le ministère des Affaires étrangères de tailler «à la  faux» dans le budget Emploi.

Je suis intervenu pour souligner que M. Catta avait offert un poste alternatif au sein du consulat aux deux personnes travaillant au bureau Emploi.

Pour finir de rendre hommage à l’action d’Alain Catta, il m’a promis qu’un comité consulaire pour l’Emploi (CCEFP) propre à la Grande-Bretagne se tiendrait prochainement à Londres. En effet, je lui ai fait remarquer en séance que nous en étions privés depuis près de deux ans. Ce comité consulaire doit servir de cadre pour soutenir l’action du centre Charles Peguy.

Verbatim de mon intervention et la réponse d’Alain Catta, directeur des Français à l’étranger : Bureau Emploi de Londres (Assemblée des Français de l’étranger, session du 11 septembre 2009

Crédit photo : Ambassade de France en Suisse.

Emploi (6) : Victoire ! La DFAE suit mes préconisations en termes d’Emploi

L’an dernier, j’étais intervenu pour que la politique de l’Emploi du ministère des Affaires étrangères prenne en compte le réseau européen Eures qui favorise la mobilité de nos compatriotes plutôt que de financer des bourses à l’Emploi locales en Europe destinées à le concurrencer.

Le Rapport d’activité 2009 du directeur reprend très exactement mes préconisations adressées l’an dernier dans cette même enceinte.

Ci-dessous le Verbatim de mon intervention à l’AFE aujourd’hui, lors de la session inaugurale au Quai d’Orsay.

Monsieur le Président, Monsieur le Directeur, je vous remercie pour l’excellent rapport que vous nous avez soumis et la qualité de votre exposé. Je souhaite revenir sur deux aspects de ce document.

Dans la partie « Perspectives pour l’emploi et la formation professionnelle en 2009 » vous avez pris en compte mes interrogations exprimées ici même l’an dernier à l’occasion de la présentation de votre rapport. Réserver des offres d’emploi aux seuls Français portait atteinte au principe de non-discrimination en Europe. Vous en avez tiré les conséquences en décidant un processus de retrait partiel de l’activité de placement direct de nos services emploi sur les pays européens au profit d’autres zones géographiques.

Vous écrivez : « Financé par la Commission européenne, le réseau EURES propose gratuitement des services complets tant aux demandeurs d’emploi qu’aux employeurs européens ».

L’utilisation de ce dispositif pour remplacer l’activité emploi des consulats en Europe reprend très exactement ma préconisation exprimée ici l’an dernier. Je souhaite vous présenter toute ma reconnaissance pour cette nouvelle orientation.

Dans cet esprit, je vous suggère qu’un lien soit crée sur le site Internet de chaque consulat général de France en Europe vers la page recensant les coordonnées des conseillers francophones d’EURES situés dans les pays de ces consulats. Pourriez-vous aussi demander qu’une affiche présentant EURES soit exposée dans chaque consulat d’Europe?

Photo Flickr de Louis Volant.

Emploi (5) : Fermeture du Bureau Emploi-Formation de Londres : Passage d’une logique de dépense à une logique de performance

Enfin ! La décision promise voici deux ans est annoncée. Cela n’aura pas été sans peine. Cela prouve que, même si les Conseillers à l’AFE sont dépourvus de pouvoirs, ils peuvent finir par être entendus.

Plutôt que de concurrencer directement les pouvoirs publics britanniques dans le domaine de l’emploi, souhaitons que le consulat de Londres constitue désormais une véritable interface pour faciliter la mobilité de nos compatriotes au sein de l’Europe.

Ci-joint le communiqué sur la fermeture du Bureau Emploi-Formation, cosigné par les deux conseillers à l’AFE de Londres élus sur la liste que j’ai conduite.

Photo Flickr de Danny Key.

Emploi (4) : Revoir les critères de performance justifiant l’existence d’une bourse de l’Emploi

La sous-commission Emploi et Formation professionnelle à l’AFE, dont je suis le rapporteur, s’est réunie aujourd’hui.

Il est apparu à chacun la nécessité de réévaluer les priorités de l’action dans le domaine de l’emploi-formation avec la traduction budgétaire que cela implique.

Les crédits du ministère de Affaires étrangères et Européennes (MAEE) affectés à l’emploi et la formation professionnelle s’élèvent à 700.000 euros en 2008. Il convient d’ajouter environ 500.000 euros provenant du ministère de l’Emploi, destinés à la formation professionnelle.

Ces crédits font fonctionner 42 bourses de l’Emploi dans le monde. La formation professionnelle est principalement de la formation locale dans des pays d’Afrique subsaharienne et du Maghreb, avec des centres de formation situés localement.

Deux critères de performance justifient l’existence d’une bourse de l’Emploi : le nombre de placements et leurs coûts. Les membres de la commission s’interrogent sur la pertinence de ces indicateurs.

L’Europe représente près de ¾ des placements (68%), notamment grâce au Centre Charles Peguy à Londres.

J’observe que si le nombre de placements est le critère de performance, les bourses de l’Emploi seront naturellement localisées dans les pays à taux de chômage réduit. Il n’est donc pas surprenant de voir s’ouvrir une bourse en Norvège où le taux de chômage est de 1,5% et de constater que l’essentiel des placements s’opère en Europe.

Il faut s’interroger sur l’opportunité d’affecter des moyens financiers pour concurrencer, sur leur sol, l’action publique pour l’emploi des divers pays européens, dont certains sont mieux lotis que d’autres en termes de créations de jobs.

L’action publique européenne en matière d’emploi est déjà coordonnée par Eures. Il convient d’analyser la valeur ajoutée de ces aides et d’orienter nos efforts vers des zones situées en dehors de l’Europe, et en particulier dans les pays où le système d’aide à l’emploi local est défaillant.

Espérons que nous serons entendus !

Photo Flickr de Revlimit.

Emploi (3) : Une Bourse d’emploi à Oslo… ubuesque !

Une Bourse d’emploi a été créée à Oslo, en novembre 2007.

Dans le même temps, la Norvège met au service des Français trois conseillers Eures parlant le français, dont deux à Oslo. Ajoutons que le pays affiche un taux de chômage de 1,5%.

Oslo en hiver

J’ai lu dans un rapport de la Direction des Français à l’étranger (DFAE) : zéro placement en 2006 et zéro aussi en 2007 au palmarès de cette nouvelle entité.

Alors, on se demande bien quels services offre cette structure tricolore que n’apportent pas les services à l’emploi norvégiens et combien coûte-t-elle au contribuable ?

La DFAE a fait savoir que si cette bourse d’Oslo ne rend pas les services attendus, comme d’autres en Europe, elle mettrait un terme à son activité.

Ce qui me désole, c’est que la DFAE ferait mieux d’orienter ses crédits en matière d’emploi vers les zones comme l’Afrique, l’Amérique du Sud ou l’Asie. Là-bas, cette assistance serait la bienvenue, car nos compatriotes n’y disposent pas de services d’aide à l’emploi comme en Europe.

Verbatim de mon intervention et la réponse d’Alain Catta, directeur des Français à l’étranger : Bureau Emploi Oslo (Assemblée des Français de l’étranger, session d’ouverture du 22 septembre, au Quai d’Orsay)

Photo Flickr de Leo-avelon.

Emploi (2) : Mettre un terme aux pratiques discriminatoires du bureau Emploi du consulat de Londres

Au consulat à Londres, les offres d’emplois sont réservées aux seuls Français établis au Royaume-Uni.

Réserver des offres d’emplois selon un critère de nationalité est en contradiction, non seulement avec nos engagements européens, mais aussi avec un des principes élémentaires de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Cette discrimination est double puisqu’elle atteint aussi les Français de France !

Les Français de France paient les impôts qui financent les traitements des employés de la Bourse d’emploi à Londres. Mais, Ils n’ont pas un libre accès aux annonces qui sont recueillies par cette officine !

Rappelons qu’il existe le réseau Eures, portail européen pour l’emploi des travailleurs au sein de tous les pays de l’Union européenne.

Rappelons aussi que nous exigeons des autres pays européens que leurs offres d’emploi soient ouvertes à nos compatriotes. Alors, au nom de quoi pourrions-nous justifier des pratiques discriminatoires ?

Tel est le sens de mon intervention, aujourd’hui, à l’Assemblée des Français de l’étranger dans sa session d’ouverture au Quai d’Orsay.

Verbatim de mon intervention et la réponse d’Alain Catta, directeur des Français à l’étranger : Bureau Emploi du consulat

Copie d’une page du site du Consulat à Londres remis au Directeur de la DFAE : Avis aux employeurs (site du Consulat)

Le site Eures, le portail européen sur la mobilité de l’emploi

Photo Flickr de Cayusa.

Emploi (1) : Il faut fermer le bureau Emploi du consulat et favoriser Eures

Nous avons eu, ce jour, une réunion du comité consulaire Emploi et Formation professionnelle à Londres.

Il est temps de s’interroger sur l’opportunité pour l’Etat français de mettre des moyens financiers pour concurrencer l’action publique en faveur de l’emploi des autres pays européens, en particulier ceux qui affichent un marché de l’emploi dynamique.

L’action publique européenne en matière d’emploi est déjà coordonnée par Eures, un réseau d’échange d’informations qui a pour but de faciliter la mobilité des travailleurs au sein de tous les pays de l’Union européenne (UE) et de l’Association européenne de libre échange (AELE).

Dispositif très dynamique, puisque le site propose des centaines de milliers d’offres d’emploi.

Contrairement à l’esprit qui anime nos services consulaires, Eures a pour objectif de garantir équitablement à tous les citoyens l’accès aux divers marchés du travail des états européens.

De plus, Eures met à disposition des conseillers emplois parlant français dans chaque pays partenaire. Il y a, par exemple, 28 conseillers en Allemagne et 18 au Royaume Uni.

Alors, quel intérêt d’une Bourse d’emploi interdite d’accès aux non-Français, mais également aux Français vivant France (et qui financent cette bourse avec leurs impôts) ?!

Le site Eures, le portail européen sur la mobilité de l’emploi

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