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Compte-rendu de la Semaine des ambassadeurs – 28 août au 31 août 2017

La Semaine des ambassadeurs est un temps fort de notre vie diplomatique. Depuis 1993, le gouvernement réunit nos diplomates pour leur donner des orientations de travail. En retour, chacun peut profiter de leurs retours d’expérience puisque des sessions sont ouvertes au public.

A travers le programme de débats, on appréhende la diversité des leviers de l’action extérieure de notre pays : diplomatie économique, diplomatie culturelle, lutte contre le dérèglement climatique, politique de développement, gestion de crise…

L’édition 2017 s’est tenue sur le thème : « Renouveler notre action dans un monde de ruptures ». Deux ruptures doivent retenir notre attention, a prévenu Jean-Yves Le Drian : d’abord, le développement des crises internationales qui ont lieu à nos portes avec des effets directs (migrations, terrorisme) ; puis, la seconde rupture concerne l’organisation de l’économie mondiale. En cette matière « pour faire entendre sa voix et défendre ses intérêts, l’Europe doit encore intégrer une culture du rapport de forces qui lui a trop souvent fait défaut », prône le chef de notre diplomatie.

Allocution du président de la République (29 août)

Dans son discours à l’Élysée, le Emmanuel Macron nous a ménagé une grande première : il viendra s’exprimer, début octobre, devant l’AFE, Assemblée des Français de l’étranger.

Le président a souligné toute l’importance de notre diplomatie économique. Celle-ci doit appeler nos ambassadeurs à aider nos PME à s’implanter dans chaque pays où ils représentent la France. Dans cet esprit, il présentera en 2018 un plan pour la promotion de la langue française, cette langue qui nous permet de nous rapprocher des pays d’Afrique qui doivent devenir nos grands partenaires. En matière de développement, le président a décidé d’investir 0,55% de notre revenu national pour l’aide publique au développement d’ici à 2022.

Le chef de l’État a rappelé que la lutte contre le terrorisme « islamiste » était la priorité de notre politique étrangère et que nos concitoyens vivant à l’étranger étaient en droit qu’on garantisse leur sécurité.

Palais de l’Élysée (29 août)

En attendant le discours du président de la République, une photo rare car réunissant 4 acteurs du « plan Ecole » du Royaume-Uni de 2007 à 2014 qui ont contribué à édifier deux nouveaux établissements secondaires à Londres : le CFBL et le lycée Winston Churchill.

(g. à d.) Bernard Emié, directeur de la DGSE et ambassadeur de France au Royaume-Uni de 2011 à 2014 ; Maurice Gourdault-Montagne, secrétaire général du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères et ambassadeur de France au Royaume-Uni de 2007 à 2011 ; Arnaud Vaissié, président de la CCI France International et Olivier Cadic.

Réunion des représentants des FE (29 août)

Au Quai d’Orsay, à l’invitation du ministre Jean-Baptiste Lemoyne, j’ai eu le privilège d’introduire le débat sur le thème de la « modernisation des services consulaires » en proposant quelques pistes de travail qui servent toutes cette ambition : « Offrir un service public de qualité aux Français de l’étranger », intitulé même de l’action n°1 du programme 151 du budget de l’action extérieure de l’État. Lire Lire l’article.

En résumé :

Piste 1 : supprimer toutes les démarches dont on peut se dispenser.
Piste 2 : constituer une cellule interministérielle (ministère de l’Intérieur et celui de Affaires étrangères) dans le but d’équiper les consuls honoraires d’outils de saisie d’empreintes biométriques.
Piste 3 : développer une stratégie de paiement à l’acte
Piste 4 : garantir un outil informatique fiable et fonctionnel dans chaque consulat ce qui nécessite que le MEAE prenne la main : budget identifié + un responsable en liaison avec le ministère de l’Intérieur
Piste 5 : déployer rapidement et obligatoirement un système qualité auprès de tous les consulats, en associant les élus consulaires et les consuls honoraires, afin de les certifier ISO d’ici 2020.

Atelier Fragilités et crises (30 août)

(g. à d.) Jean-Baptiste Lemoyne, ministre, Franck Bousquet (Banque mondiale) et Patrice Paoli (CDCS).

Le ministre Jean-Baptiste Lemoyne a animé l’atelier intitulé « Fragilités et crises ». Il a insisté sur la notion de pragmatisme lorsqu’il faut passer à l’action dans un monde instable, tout en plaidant pour une approche mieux coordonnée entre défenseurs de la paix et de la démocratie.

Le règlement de la crise terroriste dans la bande sahélienne est une priorité qui s’inscrit dans l’accompagnement de la croissance du continent africain. L’aide publique au développement doit se recouper avec les investissements privés pour faire de l’Afrique le nouvel atelier du monde. La prospérité est le plus sûr moyen de stopper le terrorisme et l’immigration illégale, tout en servant de relais de croissance à nos entreprises.

« La prévention est rentable », nous a expliqué Franck Bousquet de la Banque mondiale parce que 1€ investi en prévention = 6€ économisés en gestion de conflits.

J’ai eu le plaisir de revoir Patrice Paoli, directeur du Centre de crise et de soutien (CDCS), qui m’a fait visiter son organisme en février dernier. « Le CDCS est l’urgentiste de la sécurité pour les Français de l’étranger en cas de crise, a caractérisé M. Paoli. Il agit ensuite pour la stabilisation afin d’aider à la sortie de crise. On développe une cartographie du risque en Afrique pour anticiper les crises. » Ce centre est la seule administration certifiée Iso9001 du MAEDI !

Intervention de Sigmar Gabriel (30 août)

Jean-Yves le Drian avait invité Sigmar Gabriel, ministre des Affaires étrangères d’Allemagne depuis janvier 2017, à venir échanger avec les ambassadeurs français dans le cadre de la Semaine des ambassadeurs 2017.

Auparavant, Sigmar Gabriel, membre du SPD, était ministre allemand de l’économie depuis 2013. Il nous a gratifié d’un discours enthousiasmant et lucide : « l’objectif initial de l’Union européenne était de créer la prospérité et la paix à l’intérieur de ses frontières. Mais être un acteur sur la scène internationale, ce rôle-là n’avait pas été prévu. Si nos enfants et nos petits-enfants veulent faire entendre leur voix dans le monde de demain, il faudra que ce soit une voix européenne et commune ».

Nous avons senti qu’une véritable diplomatie européenne était en train de naitre à Paris. Une nouvelle page de l’histoire de l’UE s’écrit certainement en ce moment.

Rencontre avec notre ambassadeur en Australie (30 août)

Ma rencontre avec Christophe Penot, ambassadeur de France en Australie nommé en juin dernier, n’avait rien de fortuit, puisqu’il m’a aidé à préparer mon prochain déplacement en circonscription Asie-Pacifique, notamment en Australie où je serai du 5 au 13 septembre. Je ferai successivement étape à Melbourne, Sydney et Canberra pour rencontrer notre communauté à travers ses acteurs économiques, associatifs, scolaires ou culturels.

Nos relations bilatérales avec l’Australie sont excellentes. Lors de la Semaine des ambassadeur, Jean-Yves Le Drian a illustré les liens « créateurs de partenariats dynamiques » par le cas de l’Inde et de l’Australie. A l’époque ministre de la Défense, il s’était personnellement investi pour que la DCNS remporte, en avril 2016, le marché australien de 12 sous-marins océaniques, qualifié de « contrat du siècle ».

Le Premier ministre à la Station F (31 août)

Pour la première fois, la Semaine des ambassadeurs a organisé une séance de travail en dehors du ministère, à la Station F en l’occurrence, plus grand campus de startups au monde.

J’ai assisté au discours d’Edouard Philippe qui, au sein de cette immense pépinière, a requis que nos entreprises devaient faire mieux à l’export. « Il y a deux fois moins d’entreprises exportatrices en France qu’en Italie », s’est alarmé le Premier ministre rappelant que les résultats du commerce extérieur étaient de moins en moins bons.

Estimant que notre dispositif de soutien à l’export n’a pas « encore trouvé son point d’équilibre », le chef du gouvernement souhaite « repenser le schéma général qui doit être opérationnel d’ici la fin de l’année ». C’est une mission qu’il a confiée au ministre du MEAE Jean-Yves Le Drian avec le soutien de ses collègues Jean-Baptiste Lemoyne et Bruno Lemaire.

Dans cet esprit, l’État « s’assurera de la parfaite coordination des services sous l’autorité de l’ambassadeur, dont le rôle économique sera conforté ».

Le chef du gouvernement a enfin ajouté qu’il souhaitait lancer une « réflexion sur la simplification et le renforcement de nos financement à l’export », tout en concluant qu’il fallait « diffuser davantage un réflexe international dans les administrations ».

« Semaine des ambassadeurs » (3) : vivre dans la multi-crise

Face à la menace terroriste et aux diverses crises qui secouent l’Union européenne, le Premier ministre prône « une diplomatie forte au service d’une France forte ».

Manuel Valls prône "une diplomatie forte au service d'une France forte"

Manuel Valls prône « une diplomatie forte au service d’une France forte »

Étonnamment, Manuel Valls a repris à son compte le slogan de Nicolas Sarkozy en 2012 (« la France forte ») pour s’engager vers un renforcement des services de renseignement et préconiser la coopération internationale.

Intervenant sur le thème de l’Europe de la défense lors d’un diner organisé aux Invalides, le ministre de la défense Jean-Yves Le Drian a caractérisé les menaces à l’est et au sud en martelant que « dans le contexte actuel, le projet européen n’est ni une option, ni une alternative ; c’est une nécessité, qui mérite notre engagement constant. »

Cette nécessité de développer une approche commune a été soulignée par Patrice Paoli, directeur du centre de crise et de soutien, lors d’une table ronde consacrée à la gestion de crise.

Table ronde sur la gestion des crises : Patrice Paoli, directeur du centre de crise et de soutien, s'exprime devant Marc Barety, ambassadeur de France en Irak et Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur de France au Yémen.

Table ronde sur la gestion des crises : Patrice Paoli, directeur du centre de crise et de soutien, s’exprime devant Marc Barety, ambassadeur de France en Irak et Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur de France au Yémen.

Nous avons été saisis par la finesse d’analyse de certains diplomates, parfois leur émotion contenue, lorsqu’ils évoquaient la situation des pays où ils étaient en poste. J’ai particulièrement apprécié le ton vibrant et la force de conviction de Catherine Colonna, ambassadeur à Rome. Son éclairage met en évidence la nécessité de retrouver une stabilité en Libye sans délai.

Il fut aussi question d’une crise que nous pouvons encore désamorcer et qui concerne le genre humain. A 100 jours de la Conférence Paris climat 2015, de décembre prochain, la Semaine des ambassadeurs a invité Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies, pour mettre l’accent sur les enjeux du réchauffement climatique.

Une absence d’accord à Paris serait « une catastrophe ». « Il n’y a pas de plan B, il n’y a pas de planète B », a surenchérit Laurent Fabius.

A trois mois de la COP21, Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies est venu placer le réchauffement climatique au coeur des préoccupations de chaque ambassadeur

A trois mois de la COP21, Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies est venu placer le réchauffement climatique au coeur des préoccupations de chaque ambassadeur

« A partir de maintenant, je vous considère tous comme des ambassadeurs des Nations Unies pour le climat », a superbement lancé Ban Ki-moon, ce 26 août, au parterre d’ambassadeurs français.

Par ses initiatives et son optimisme, la diplomatie française peut jouer un rôle primordial dans les négociations sur le climat et conduire la COP21 sur le chemin d’un accord historique entre les 195 pays présents pour l’occasion.

« Semaine des ambassadeurs » (2) : développer de nouveaux outils pour dynamiser notre tourisme

« Les ambassadeurs n’ont pas seulement un emploi, ils ont une mission : défendre les intérêts de la France », a prévenu le ministre Laurent Fabius. Et ces intérêts sont aussi de nature économique.

Débat sur le tourisme d'affaires : (g. à d.) Sébastien Bazin, Pdg du groupe Accor et Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger.

Débat sur le tourisme d’affaires : (g. à d.) Sébastien Bazin, Pdg du groupe Accor et Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger.

Même si le président de la République a rappelé, dans son discours, que la France était « la première destination au monde » avec 85 millions de visiteurs, il n’est pas question de dormir sur nos lauriers, à l’heure où la concurrence s’avive. D’ailleurs, notre croissance n’est pas aussi dynamique que celle du marché mondial du tourisme.

Le 26 août, dans le cadre d’une discussion consacrée au tourisme d’affaires, je suis intervenu pour proposer quelques pistes de travail à Matthias Fekl, secrétaire d’État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l’étranger.

J’ai ainsi suggéré la création d’une offre formalisée des destinations phare, comme de nous inspirer des Allemands qui offrent des « pass » pour les transports en commun aux visiteurs des salons professionnels. Par ailleurs, j’ai soutenu que la France devrait développer et formaliser les offres festives pour distraire les visiteurs en marge des salons.

Sébastien Bazin, Pdg du groupe Accor a rappelé avec concision et précision les enjeux auxquels nous sommes confrontés en matière de tourisme d’affaires. Accor, le groupe hôtelier cofondé par Gérard Pélisson et Paul Dubrule est une référence dans l’hôtellerie d’affaires, notamment à travers sa marque Pullman. M. Bazin a indiqué son groupe ouvrait un nouvel établissement tous les deux jours !

"Les visas, outils d'attractivité, outils pour la croissance", rencontre animée par le ministre Laurent Fabius.

« Les visas, outils d’attractivité, outils pour la croissance », rencontre animée par le ministre Laurent Fabius.

Le lendemain, 27 août, j’ai participé au petit déjeuner thématique intitulé : « Les visas, outils d’attractivité, outils pour la croissance », animé par le ministre Laurent Fabius.

Nous délivrons 3 millions de visas par an. L’objectif est d’atteindre 5 millions en 2020. La Chine est le premier pays client en matière de visas : nous prévoyons de délivrer 1 million de visas pour les Chinois en 2017.

Le projet « France Visa » est aujourd’hui appliqué avec succès dans 10 pays, nous a dit le ministre des Affaires étrangères, promettant qu’en 2017 au moins 50% de tous les visas seront délivrés en 48 heures.

Je me réjouis de cette perspective, mais je regrette sincèrement la lenteur de la mise en oeuvre. Cette modernisation est attendue de longue date en France, alors que d’autres pays l’ont déjà concrétisée depuis plusieurs années.

Comme l’a suggéré Maurice Gourdault-Montagne, notre ambassadeur à Pékin, nous devrions aussi être pragmatiques et envisager d’offrir un service visa à domicile, facturé à des prix haut de gamme. Cela permettrait aux postes diplomatiques de financer leur action locale promotionnelle du tourisme en France…

« Semaine des ambassadeurs » (1) : un parcours enrichissant et éclectique

La Semaine des ambassadeurs est une excellente initiative qui a pour objectif de dévoiler les coulisses du travail diplomatique aux citoyens, au-delà d’un public initié, et de mettre en lumière la gestion de nos défis diplomatiques.

Le succès ne s'est pas démenti lors de cette 23ème édition (24-28 août 2015) de cinq jours de débats, de conférences et d'échanges autour de la diplomatie

Le succès ne s’est pas démenti lors de cette 23ème édition (24-28 août 2015) de cinq jours de débats, de conférences et d’échanges autour de la diplomatie

L’après-midi du 24 août fut consacré aux « Confidences d’ambassadeurs ». Un atelier typique de la manifestation puisqu’il permet au public de rebondir sur les récits et anecdotes qui font l’action diplomatique au quotidien.

Dans ce contexte, j’ai eu le plaisir de revoir Christian Nakhlé qui a captivé son auditoire avec son expérience d’ambassadeur de France au Koweït.

Le chef de l'Etat a ouvert les travaux depuis l'Elysée dans un discours axé sur les questions de sécurité, la crise migratoire et la conférence sur le climat de Paris.

Le chef de l’Etat a ouvert les travaux depuis l’Elysée dans un discours axé sur les questions de sécurité, la crise migratoire et la conférence sur le climat de Paris.

Il nous a envoyé, pour sa part, un écho du Moyen-Orient, tandis que d’autres diplomates nous interpellaient sur les enjeux géopolitiques propres à chaque continent.

Ainsi, la ministre des Affaires étrangères du Kenya et invitée de marque, Amina Mohamed, a rappelé que « l’Afrique et l’Europe ont une histoire commune, et spécialement avec la France et le Royaume-Uni ».

L’Afrique représentera bientôt un marché aussi conséquent que celui de la Chine. « Portez-y autant d’attention que celle que vous manifestez à la deuxième puissance mondiale », a-t-elle ajouté.

Christian Nakhlé, ambassadeur de France au Koweït, au cours des "Confidences d’ambassadeurs" a suscité des échanges sur son expérience et son parcours

Christian Nakhlé, ambassadeur de France au Koweït, au cours des « Confidences d’ambassadeurs » a suscité des échanges sur son expérience et son parcours

Lors des interventions de la salle, notre ambassadeur en Afrique du Sud, Elisabeth Barbier, a signifié que Pretoria faisait valoir son modèle de transition démocratique et que ce pays se sentait investi de parler au nom de l’Afrique.

Pour accompagner le fantastique essor démographique de ce continent voisin du nôtre, la vision du partenariat Europe-Afrique prônée par Jean-Louis Borloo, lors de la fondation de l’UDI, s’impose aujourd’hui comme une évidence.

(de g. à d) : Pierre Vimont, secrétaire général exécutif du Service européen pour l'action extérieure ; Amina Mohamed, ministre des Affaires étrangères du Kenya ; Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères ; José Angel Gurria, secrétaire général de l'OCDE, Christian Masset, secrétaire général du MAEDI.

(de g. à d) : Pierre Vimont, secrétaire général exécutif du Service européen pour l’action extérieure ; Amina Mohamed, ministre des Affaires étrangères du Kenya ; Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères ; José Angel Gurria, secrétaire général de l’OCDE, Christian Masset, secrétaire général du MAEDI.

La Semaine des ambassadeurs m’a permis de retrouver avec plaisir les diplomates qui m’ont reçu lors de mes déplacements en circonscription et de recueillir des informations pour préparer de nouveaux voyages à la rencontre d’autres communautés françaises à travers le monde.