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Fête de la Francophonie à Trafalgar Square, le 17 mars 2012

Un événement énorme se prépare à Trafalgar Square. Un coup à faire tomber Nelson de sa colonne ! Encore un coup des Français, évidemment !

J’ai le plaisir de me faire le porte-voix de l’Institut Français pour annoncer une opération au service du rayonnement du français, qui se tiendra en plein après-midi et aux portes du printemps:

La Fête de la Francophonie : “Le français, j’adore !”
Samedi 17 mars 2012
Trafalgar Square de 12h30 à 19h30

La Journée internationale de la Francophonie a lieu chaque année, tout autour du monde, depuis la création en 1970 de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), regroupant aujourd’hui 75 états membres. Une manière d’augmenter la visibilité de la Francophonie et ses valeurs d’ouverture, d’échange et de respect entre les peuples.

Dans un mois, L’OIF et plusieurs ambassades d’états membres de la francophonie en charge de l’événement espèrent accueillir 50.000 personnes venues se détendre et découvrir la richesse culturelle de la francophonie, à travers des espaces d’exposition valorisant nos pays et nos régions, autant de destinations touristiques probantes, dont vous pourrez apprécier un avant-goût des spécialités culinaires ou repartir avec un digne témoignage de l’artisanat local.

On va trinquer, on va rire et même danser puisque l’animation musicale et les spectacles de rue ont été confiés à un éventail de talentueux artistes francophones.

Le comité d’organisation se félicite de la présence annoncée de deux hautes personnalités. D’abord, Adbou Diouf, ancien président de la République du Sénégal et successeur de Léopold Sédar Senghor. Il est actuellement secrétaire général l’OIF ; Ensuite, Michaëlle Jean, journaliste de télévision qui fut gouverneure générale du Canada de 2005 à 2010. Michaëlle Jean agit aujourd’hui en qualité d’Envoyée spéciale de l’Unesco en Haïti où elle est née, et de “Grand Témoin de la francophonie” pour les Jeux olympiques et paralympiques de Londres 2012.

Alors, rendez-vous tous à Trafalgar Square, on ne peut pas imaginer plus simple comme adresse !!!

Photo Flickr de Prof Shorthair

De l’événementiel pour doper le programme FLAM

Lors de la présentation de ses voeux, en début d’année, Anne-Marie Descôtes, directrice de l’AEFE, Agence pour l’enseignement français à l’étranger, avait conclu en marquant sa volonté “d’encourager localement la francophonie et la francophilie” (lire : “La directrice de l’AEFE, Anne-Marie Descôtes, vous présente ses vœux” du 11 janvier 2012).

Lundi 13 février, nous étions six personnes à constituer un comité de réflexion au siège parisien de l’AEFE. Joëlle Jean, chef du service pédagogique, nous a fait partager l’idée de Mme Descôtes d’un événement au Sénat consacré à la valorisation du programme Flam (Français langue maternelle). Cette opération, qui pourrait avoir lieu avant l’été, servirait à promouvoir et étoffer ce réseau de “petites écoles du samedi”, notamment en impliquant des partenaires susceptibles d’accompagner financièrement l’essor de ces associations.

J’ai évidemment approuvé cette excellente idée, d’autant qu’elle entre en résonance avec l’objectif n°3 du plan Ecole du Royaume Uni qui vise à familiariser les jeunes enfants avec la langue française, justement grâce au programme Flam.

J’ajoute avec fierté que le Royaume-Uni est devenu une terre d’élection pour Flam où son développement est remarquable : 10 écoles en 2008 contre 46 en 2011 ! Dans cet intervalle, le nombre de petits écoliers est passé de 700 à près de 3000 (lire : “Au Royaume-Uni, le nombre d’écoles Flam a été multiplié par 4 depuis 2008 !” du 24 décembre 2011). Comment ? Pourquoi ? Quelles bonnes pratiques peut-on en tirer au profit d’autres pays ? L’événement annoncé devra nourrir ce type d’échanges.

Rappelons bien que l’enjeu du programme Flam est l’apprentissage de notre langue sous le contrôle complet de l’Education nationale et au moindre coût, ce qui au regard de la conjoncture n’est pas le moindre de ses avantages. Il incombe justement à  l’AEFE de verser des subsides à ces écoles pour les aider en phase de démarrage. On parle de quelques milliers d’euros à chaque fois, mais mis bout à bout les écoles Flam de Grande-Bretagne ont recueilli 95.700€ de subventions en 2011 (soit 15% de l’enveloppe mondiale de 600 000€). Pour information, 78 dossiers de subvention avaient été instruits par l’AEFE, en provenance des postes diplomatiques de 25 pays.

J’ai toujours publiquement regretté le principe des subventions dégressives limitées à 5 ans. Après trois ou quatre ans de maturité, les petites écoles ne peuvent compter que sur elles-mêmes. Aujourd’hui, l’AEFE ne connait officiellement que 13 associations sur les 48 en activité au Royaume-Uni : celles qui ont déposé un dossier d’aide.

Je pense que c’est sur le registre financier que l’idée d’Anne-Marie Descôtes prend toute son acuité. Au delà du facteur d’émulation au sein du réseau, cette opération événementielle serait une occasion d’approcher des “décideurs” pour leur faire prendre conscience du potentiel de ces associations (2,907 enfants rien que pour le Royaume-Uni) et de l’intérêt de financer leur éclosion.

Préalablement, nous avons convenu que la première tâche de l’AEFE consisterait à réaliser une cartographie aussi précise que possible de la situation. Là encore, j’ai suggéré de s’appuyer sur l’expérience de Vincent Gleizes, notre attaché de coopération pour le français.

Photo Flickr de Maureen Shaughnessy

Le Cordon Bleu inaugure sa nouvelle école à Londres

L’histoire du Cordon Bleu à Londres se poursuivra 15, Bloomsbury Square dans des locaux flambants neufs équipés en matériel haut de gamme pour  former de futurs grands chefs cuisiniers et pâtissiers.

Au grand plaisir du président de cette institution, André Cointreau, les personnalités se sont bousculées à l’inauguration du 7 février dernier, pour découvrir ce lieu particulier et s’autoriser un moment de gastronomie rare, en toute convivialité.

Les plats servis reposaient sur un siècle de tradition et d’excellence. S’en tenir à ce constat rendrait une image imparfaite de l’institut qui cultive la créativité, la diversité et le goût du futur. Dans un univers mondialisé, mouvant et hyper compétitif, le Cordon Bleu forme des professionnels de la restauration capables d’évoluer avec leur époque, soucieux de s’approprier les nouvelles technologies et devancer les nouveaux besoins culinaires.

André Cointreau m’a fait l’honneur d’une visite privilégiée en présence de notre ambassadeur, Bernard Emié, à travers cinq étages et sept cuisines en activité, chacune centrée sur un thème tel que “le monde des macarons”, un “avant-goût de l’Asie” ou bien “les verrines chaudes”, ces petits verres aux ingrédients colorés et montés comme des sculptures. Un ravissement total.

L’inauguration fut l’occasion pour Loic Malfait, directeur académique au Cordon Bleu de remettre deux prix, associés à une bourse d’études et un hébergement, à deux jeunes jugés méritants et prometteurs par le jury : Abigail Watson de Sevenoaks (17 ans) et Lloyd Pinder de Cardiff (16 ans). Je leur souhaite le plus bel avenir dans le monde de la gastronomie sur les pas de leurs glorieux ainés issus du Cordon bleu : Dione Lucas, Julia Child, Nancy Silverton, Nathalie Dupree, Eric and Bruce Bromberg, Allen Susser, James Peterson, Lydia Shire, Giada De Laurentiis, Gaston Acurio ou encore Ming Tsai.

Bernard Emié, ambassadeur de France à Londres ; Abigail Watson et Lloyd Pinder, élèves boursiers ; Tom Aikens, le plus jeune chef étoilé au Michelin en Grande-Bretagne ; André Cointreau, président du Cordon Bleu ; Olivier Cadic

Il faudra d’abord qu’Abigail et Lloyd décrochent le Grand Diplôme, un sésame vers les meilleurs restaurants prouvant leur savoir-faire en cuisine et en pâtisserie, après avoir réussi trois niveaux d’étude de onze semaines chacun.

Les élèves convergent de partout pour apprendre leur métier auprès de 80 chefs renommés et étoilés que compte l’institut. C’est pourquoi le Cordon bleu étend aujourd’hui sa présence sur tous les continents : Australie, Japon, Corée, Pérou ou Canada. Un développement qui sert le rayonnement culturel français, s’est félicité notre ambassadeur.

Le site du Cordon Bleu

Le Times et Les Echos anticipent un regain d’attractivité du Royaume-Uni… au printemps

Le Times et Les Echos viennent de m’interroger simultanément sur l’état d’esprit qui règne dans les milieux d’affaires français dans l’optique d’une victoire socialiste au printemps. En 1997, installé depuis peu dans le Kent, j’ai vu affluer la vague des Indignés de l’époque contre le régime Jospin. Un millier d’entre-eux s’était exilé sous l’ère Jospin, comme le rappelle le Times pour illustrer mes propos sur l’insécurité fiscale.

Aujourd’hui, les conséquences négatives d’une victoire hypothétique de François Hollande s’étudient de plus en plus sérieusement chez les investisseurs, entrepreneurs ou cadres dirigeants situés en France. D’autant que Downing Street multiplie les signes pour les attirer.

L’UFE Corporate, branche créée au sein de l’UFE, Union des Français de l’étranger, au service de ceux qui entreprennent au Royaume-Uni enregistre une dizaine de coups de fils par mois d’entrepreneurs qui étudient l’option d’une relocalisation outre-manche. Afin d’y répondre, un pôle d’experts s’est constitué en son sein, il y a quelques jours (lire : “L’UFE Corporate souhaite bâtir un pôle d’experts, au service des entrepreneurs français” du 31 janvier 2012).

C’est un fait “de plus en plus de Français consultent” rapporte Nicolas Madelaine des Echos, en expliquant que ceux dont la fortune est faite iront plus volontiers en Suisse ou en Belgique, tandis que les cadres de haut niveau et les chefs d’entreprises seraient plutôt tentés par Londres et ses alentours.

Vous le savez, l’avantage est net au niveau des charges patronales et de l’impôt société, “et lorsque vous investissez jusqu’à 1 million de livres dans une PME, les incitations fiscales sont telles que vous êtes couverts à 75 % sur votre investissement”, explique Arnaud Vaissié dans les colonnes des Echos, ajoutant “qu’il n’y a ensuite pas d’impôt sur les plus-values de cession”. Les propos de M. Vaissié, président de la Chambre de commerce franco-britannique et co-fondateur du cercle d’outre-Manche, rejoignent ceux de Bruno Deschamps, lors du récent séminaire organisé par l’UFE Corporate à Ashford : “Les pertes en capital sont déductibles des impôts et les gains taxables”.

Président fondateur de Entrepreneurs Partners LLP, mais aussi président des conseillers du commerce extérieur de France au Royaume-Uni et administrateur de la Chambre de commerce franco-britannique, M. Deschamps était venu nous expliquer le dispositif de l’EIS, Enterprise Investment Scheme, qui permet de déduire jusqu’à 340k€ (300k£) de ses impôts en cas de perte en capital, contre 45k€ en France… et de conclure que beaucoup de citoyens britanniques s’étaient sentis pousser des ailes de business angel… (lire : “Conférence UFE Corporate (7) : Tout incite à financer les PME au Royaume-Uni” du 01 décembre 2011)

On dit que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Il n’est donc pas surprenant que l’on me demande de rappeler ce qu’il s’est passé en 1997.

– Lire l’article “Fiscalité : Londres séduit les hauts revenus français” de Nicolas Madelaine, Les Echos du 09 février 2012
– Lire l’article “French businesses ready to pack bags for Britain” de Adam Sage, Times du 08 février 2012

Photo Flickr de Arimoore

Le nouveau standard téléphonique du consulat est opérationnel !

Le nouveau standard rénovant le dispositif de traitement d'appels du consulat français de Londres

Voilà qui est fait ! J’en avais fait mon objectif principal pour 2011. On l’espérait, puis on l’attendait et c’est désormais une réalité : l’accueil téléphonique du consulat de Londres bénéficie du meilleur état de la technologie (lire : “Un nouveau standard pour le consulat de Londres : cette année si tout va bien” du 02 février 2011).

Je remercie François Saint-Paul, directeur de la DFAE (Direction des Français à l´étranger), qui a toujours supporté avec bienveillance mes appels multiples et pris connaissance des nombreux courriels d´usagers excédés, que je lui transférais systématiquement. Devant mes interventions répétées, il m’avait promis à la tribune de l’AFE que je serais entendu sur ce sujet. Son engagement a été respecté.

Que d’histoires pour un standard, pensez-vous peut-être ? Je ne vous parle pas d’un nouveau combiné à touches, mais d’une véritable mutation technologique subordonnée à un lourd investissement, puisque trois autocommutateurs de gestion d’appels ont été installés (Consulat, ambassade et Institut français), ainsi que deux onduleurs pour garantir la continuité de service lors de perturbations électriques relativement fréquentes, pour un coût total de 250.000 euros.

Notre consul général, Edouard Braine, se félicite du bref délai de réalisation de cette opération : deux ans auront suffi entre le montage du dossier et la mise en service de l’équipement, ce qui administrativement parlant représente “une prouesse”, se réjouit-il. Il n’y a pas de hasard, je sais que notre consul a œuvré avec dextérité dans les arcanes du pouvoir pour faire aboutir ce dossier classé prioritaire à ses yeux, considérant l’accessibilité du public comme son premier devoir.

Le consul aura été le coordinateur d’un beau succès collectif. Saluons notamment la détermination et la célérité des responsables du département des Systèmes informatiques (DSI) en charge du déploiement du nouveau dispositif.

La réfection du standard du consulat est une nouvelle réalisation à mettre au compte du consul général, Edouard Braine (à droite)

Qu’est-ce qui va changer au quotidien ? Retenons que la capacité de traitement des appels a été doublée ! Cette avancée signifie évidemment une réduction du temps d’attente pour les usagers. Par ailleurs, un certain nombre d’opérations ont été simplifiées comme le transfert ou la récupération d’appels.

Peut-être que certains d’entre vous ont participé à l’enquête de satisfaction initié en décembre dernier par consulat (lire : “La communauté française plébiscite les services du consulat de Londres” du 06 février 2012). Aux dires des participants, deux services se révélaient de qualité erratique : l’accueil téléphonique et la prise de rendez-vous sur internet.

Le premier point est traité avec ce nouvel équipement. Reste le second qui est désormais mon objectif prioritaire pour 2012. J’y reviendrai dans un prochain billet.

Les Corses célèbrent Pasquale Paoli à Westminster

Le buste de Pasquale Paoli dans l'abbaye de Westminster

Connaissez-vous l’histoire de ce général corse, patriote, fin politique et héritier des Lumières ? Ce n’est pas lui, c’est l’autre : Pasquale Paoli. Et pour cause, lui, fut un grand ami des Anglais. Savez-vous même que son buste trône dans l’abbaye de Westminster ?

Chaque année, à Londres, l’association corse Pasquale Paoli organise une commémoration comme ce fut le cas le vendredi 3 février à Westminster, où résonnèrent des chants corses interprétés par des musiciens venus tout spécialement de l’Ile de Beauté. Les accents de leur musique, si insolite en ces lieux solennels, offre ce charme singulier de réchauffer instantanément les âmes. Ces Corses n’interprètent pas une chanson, ils vous en font cadeau, l’oeil brillant et les paumes ouvertes.

La présidente de l’association, Gabrielle Mulas-Thorogood, fut fort honorée de la présence du consul général, Edouard Braine, qui a malicieusement souligné qu’il comprenait pourquoi nos amis britanniques avaient préféré ce général-ci à son contemporain corse.

Qui est donc ce Paoli ? A l’évidence, un personnage d’exception puisque cinq villes des Etats-Unis portent son nom… mais il ne fait pas partie de nos grands hommes. Et pour cause, il ne s’est jamais senti Français une seconde. Paoli a partagé sa vie entre deux iles, la Corse, sa patrie, et la Grande-Bretagne, sa terre d’exil, où il passa la moitié de sa vie à Londres pour y mourir en 1807, à l’âge de 81 ans.

Grâce à lui, la Corse fut un état indépendant de 1755 à 1769, période durant laquelle il occupe la tête du gouvernement. Un état moderne doté d’une constitution, reposant sur la séparation des pouvoirs prônée par Montesquieu, trente ans avant la constitution américaine de 1787 qu’il a inspirée ; un état démocratique aussi, fondé sur la souveraineté populaire qui ouvre même le vote aux femmes (veuves ou célibataires).

On imagine aisément l’aura de Paoli auprès des milieux progressistes et de personnalités de l’acabit de Voltaire et Rousseau. Les chantres de la liberté l’ont adoré, mais aussi les Corses, génération après génération, dont il incarne l’orgueil insulaire.

En 1769, les troupes de Louis XV débarquent en Corse et écrasent toute résistance. Le roi de France vient d’acquérir l’ile auprès de la République de Gênes. Paoli s’exile à Londres. Il reviendra, vingt ans plus tard, salué comme une gloire nationale par tous les acteurs de la Révolution française qui lui confient le commandement de l’île, en 1790. Son étoile se terni rapidement au point que la Convention ordonne son arrestation en 1793. Par calcul politique, il livre la Corse à l’Angleterre qui ne se fait pas prier pour envoyer sa flotte canonner les quelques ports rebelles. Mais les Britanniques demeurent suspicieux vis à vis à de cet esprit affranchi et s’arrangent pour le renvoyer à Londres.

La communauté corse autour du consul, Edouard Braine, ce 3 février 2012

La France est une et indivisible, mais ses régions et ses terroirs forment un héritage composite qui font sa beauté et sa richesse. Plusieurs associations régionales se sont constituées à Londres qui pourtant vivent au rythme de la mondialisation et illustrent cette belle expression reprise par une émission télé : des racines et des ailes.

Après Westminster, accompagné de Carole Rogers, présidente de la Fédération des associations françaises en Grande-Bretagne, j’ai prolongé la soirée et profité encore des chants traditionnels sur l’Hispaniola, une péniche amarrée sur la Tamise. Avec les Corses, l’eau ne peut être bien loin…

Bon anniversaire, président !

Gérard Pélisson, président de l’UFE, Union des Français de l’étranger

Aujourd’hui, Gérard Pelisson, président de l’UFE (Union des Français de l’étranger) depuis 1997, fête ses 80 ans.

Je lui souhaite un joyeux anniversaire et je lui adresse mon salut le plus cordial et admiratif.

Je vous invite à découvrir son parcours et sa personnalité grâce à une excellente vidéo, accessible sur le site de news21.tv.

Jeune homme, Gérard Pélisson avait déjà le sens du défi puisqu’il traverse l’Atlantique pour faire des études aux Etats-Unis grâce à 2000 dollars gagnés au poker !

Il formera ensuite une équipe de choc avec son complice Paul Dubrule qui perdure encore. Partis de rien, ils finiront par conquérir le monde dans le secteur de l’hôtellerie. Tout commence avec la création de la chaine Novotel en 1963, puis du rachat de Sofitel en 1983 qui fera naitre la bannière commune Accor.

C’est le goût de l’indépendance qui a conduit Gérard Pélisson sur le chemin de l’entrepreunariat, sans l’obsession de devenir riche, mais avec l’obsession du détail. Il s’imagine toujours le pire pour ne pas faire la moindre impasse. Stressé ? Pas le moins du monde. Gérard Pélisson s’étonne même de son calme olympien et de son sommeil profond au moment des grandes difficultés. Par contre, il se montre facilement irritable si on néglige “les petites choses”, avoue-t-il,  ce qui lui donne une impression d’amateurisme. Le péché absolu.

Sur la vidéo, ses amis et collaborateurs témoignent à coups d’anecdotes savoureuses à quel point il est homme de conviction, préoccupé des autres et passionné par la vie. Vous retrouverez en particulier Hélène Charveriat, déléguée générale de l’UFE.

L’UFE est présente dans 100 pays avec 170 représentations.  Elle est représentée dans la plupart des institutions et organismes concernant les Français de l’étranger, en France comme à l’étranger. L’UFE, association fondée en 1927 et reconnue d’utilité publique en 1936, a pour but de créer et de maintenir un contact étroit entre les Français de l’étranger et la France et de défendre les intérêts moraux et matériels des Français résidant ou ayant résidé hors de France, sans exclusive liée à l’appartenance ou aux convictions. Site de l’UFE

Le test du vote par internet était nécessaire

Retour sur une démarche importante initiée par le ministère des Affaires étrangères et européennes, à laquelle je vous avais incité à prendre part : le test du vote internet en prévision des prochaines élections législatives (lire : “Invitation à tester le vote par internet” du 05 septembre 2011).

Deux tests qui simulaient le premier et le deuxième tour viennent de se dérouler. J’ai pu personnellement juger de l’intérêt de l’opération puisque, comme beaucoup… je n’ai pas pu voter : mon identifiant personnel expédié par courrier était totalement illisible.

Premier enseignement : le système d’écriture de l’identifiant doit être revu.

J’aurais dû recevoir cet identifiant également par SMS, sur mon portable, mais comme l’indicatif pays n’avait pas été saisi, celui-ci n’est jamais arrivé !

Second enseignement pour la cellule Elections : mettre à jour l’identifiant pays des numéros de portable lorsqu’ils sont manquants dans le fichier des électeurs. Lorsqu’on sait qu’il y a plus de 110.000 inscrits, on imagine l’ampleur du travail à accomplir d’ici mai prochain.

J’ai, par ailleurs, recommandé d’adresser par email un rappel à voter une fois que le bureau de vote sur internet serait effectivement ouvert. En effet le vote par internet se fera lors d’une période préalable au vote à l’urne pour éviter que les personnes votent deux fois.

Les difficultés évoquées ont pleinement justifié l’organisation d’un test à grande échelle.

Sur un plan technique, tout a été testé avec minutie et l’examen de passage est réussi, m’a confié Martine Schoeppner, élue pour l’Allemagne et rapporteur général de la commission lois et règlements de l’AFE, qui a assisté aux opérations de vote depuis le ministère.

Pour information, en tenant seulement compte des gens inscrits au test, le Royaume-Uni a affiché un taux de participation de 40,18% (au second tour du test), tandis que la 3ème circonscription législative correspondant à l’Europe du Nord a justifié d’une participation de 42% (39% au premier tour). Merci à tous ceux qui se sont prêtés à l’exercice et bravo à ceux qui l’ont rendu possible.

Photo Flickr de Luc Legay

Solvit facilite un nouveau progrès sur la question des certificats de vie

La route semble encore longue et sinueuse avant que chaque retraité français vivant dans l’union européenne puisse être traité à pied d’égalité avec ses compatriotes résidant en France.

Sur le sol français, une simple déclaration sur l’honneur suffit pour continuer de percevoir sa pension. A l’étranger, il faut régulièrement aller pointer au consulat pour prouver que l’on est effectivement en vie. Autrement dit, remplir un certificat de vie qui doit être signé par l’autorité consulaire ou, à défaut de pouvoir se déplacer, il faut expédier un certificat médical au consulat (qui vous renvoie un formulaire, qui repart aux caisses, etc.). Des frais, des déplacements, des tracas… imposés aux plus fragiles d’entre-nous.

C’est pourquoi j’ai vigoureusement soutenu une plainte pour discrimination déposée auprès de la Commission européenne (lire : “Le certificat de vie objet d’une plainte pour discrimination auprès de la Commission européenne” du 05 septembre 2011). Pour mémoire, le formulaire CERFA 11851 (qui impose la validation consulaire à l’exclusion de toute autre) n’est pas compatible avec l’article 5 (1) du Règlement 987/2009, qui impose aux autorités françaises d’accepter des documents validés par les autorités britanniques.

Aussi, je me réjouis de chaque succès, si modeste soit-il, sur la voie de l’équité entre Français et au nom du simple humanisme, comme c’est le cas aujourd’hui auprès d’une nouvelle caisse de retraite.

Grâce à l’intervention conjuguée de Solvit UK et Solvit France, je viens d’apprendre que la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d’Assurance Vieillesse) se serait engagée à appliquer dorénavant le même formulaire que la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse) qui autorise la validation en mairie. Cela permet au moins d’éviter un long déplacement.

Si votre caisse de retraite persiste à exiger le formulaire CERFA 11851, je vous encourage à saisir Solvit.

Solvit est un réseau européen né en 2002 qui tend à régler en ligne et de manière pragmatique, les problèmes entre citoyens/entreprises et instances publiques, dans le cas d’applications incorrectes ou imprécises de la législation du Marché intérieur. Solvit est un service gratuit et comprend un centre dans chaque Etat membre.

De mon côté, je continue de tirer sur les sonnettes. Cet été, j’avais porté le sujet auprès de Jean Leonetti, ministre chargé des Affaires européennes, en marge de son déplacement à Londres (lire : “Notre nouveau ministre chargé des Affaires européennes, Jean Leonetti, nous aidera-t-il au sujet des certificats de vie ?” du 27 juillet 2011). Puis, à la rentrée, j’avais attiré l’attention de Serge Muscetti, directeur de cabinet d’Edouard Courtial (lire : Intervention O. Cadic auprès de Serge Muscetti  – fichier pdf).

j’ai donc été enchanté d’entendre notre secrétaire d’Etat chargé des Français de l’étranger, Edouard Courtial, annoncer le 13 décembre dernier que le gouvernement prévoyait de simplifier la procédure des certificats de vie (lire : “Les certificats de vie bientôt simplifiés pour les Français de l’étranger ?” du 19 décembre 2011). Vous pouvez compter sur ma ténacité, je ne manquerai donc pas de lui demander les progrès obtenus sur ce sujet lors de notre prochaine rencontre.

Photo Flickr de Julie 70

La communauté française plébiscite les services du consulat de Londres

Rarement enquête de satisfaction n’aura aussi bien porté son nom puisque 94% des usagers du consulat se déclarent satisfaits des services offerts ! Un administré sur deux s’avoue même très satisfait (45%) de sa visite.

Je ne suis pas surpris car j’ai souvent eu des remarques élogieuses de la part de visiteurs du consulat. Je me réjouis que l’administration se soit risquée à se confronter à l’avis des usagers. Cela lui permettra de déterminer des objectifs d’amélioration en conformité avec les attentes des Français du Royaume-Uni.

Devant des scores aussi flatteurs, notre consul général, Edouard Braine, recourt à l’humour pour dissimuler sa gêne : “J’avoue ma surprise, et presque mon regret, devant le caractère “trop positif” du jugement porté par notre clientèle, au risque d’alimenter le soupçon d’un vote soviétique ou digne d’une république bananière”.

Mais pas question pour le consul de bouder sa joie, et surtout pas celle de ses collaborateurs dont on peut mesurer la qualité du relationnel, si essentielle pour un service public : plus de 75% des usagers s’estiment très satisfaits de l’amabilité et de la courtoisie du personnel en salle, tandis que le personnel de sécurité émarge à 96 % de satisfaction. Dans le même ordre d’idées, l’état général des locaux recueille plus de 90% d’opinions favorables. “C’est la marque d’un bon état d’esprit collectif et d’un sens élevé du service à rendre à nos compatriotes”, commente Gérard Ménard, sous-directeur de l’administration des Français, dans son mot de félicitations.

Pour faire plaisir à notre consul, je vais souligner deux points noirs, disons gris, sur lesquels il faudra réaliser des progrès pour conjurer un certain niveau de frustration :
1 – L’accueil téléphonique
48% des personnes interrogées sont insatisfaites du temps d’attente, ainsi que des réponses obtenues dans un moindre mesure (25%).
L’installation du nouvel autocommutateur que j’ai réclamé à de nombreuses reprises va améliorer leur sort, je vous en reparlerai plus en détail prochainement.
2 – La prise de rendez-vous
32% des usagers sont déçus du délai de prise de RDV (Passeports, CNIS, inscription au Registre) et 25% s’affirment plutôt contrariés par la méthode même de prise de RDV.
Si le système de réservation sur Internet a supprimé les files d’attente, je sais déjà que le consulat va améliorer le logiciel qui, par exemple, n’est toujours pas accessible par Mac.

Ce travail d’enquête a été déployé sur trois semaines, soit entre la mi-novembre et le début du mois de décembre 2011, et conduit par Catherine Rabet, chef du service de l’état civil et de la nationalité, et Olivier Tulliez, chef de l’administration des Français. Tous deux sont à l’initiative même de ce travail, dont j’avais salué la pertinence (lire : “Deux consuls adjoints de Londres réalisent un vœu de l’AFE” du 27 novembre 2011).

On doit la réussite matérielle de l’opération à Jordane de Belle, vacataire au consulat, dont l’expérience marketing a été très profitable. Elle a recueilli et traité 250 questionnaires qui étaient distribués en salle à tous les visiteurs, comportant une vingtaine de questions, 4 niveaux de satisfaction possibles et des zones de commentaires libres.

Notre secrétaire d’Etat, Edouard Courtial, sera informé des conclusions de cette enquête et “une opération comparable sera renouvelée régulièrement afin de mesurer les évolutions de la perception du service rendu”, promet Edouard Braine.

Lire les résultats commentés de l’enquête de satisfaction du consulat général de Londres 2011 (fichier pdf)

Photo Flickr de Lumaxart

Arrête les moutons et dessine-moi l’Europe

Depuis 7 ans, je m’emploie à faire découvrir au monde anglo-saxon les nombreux talents européens du 9ème Art en qualité d’éditeur. Fidèle du festival de la bande dessinée d’Angoulême, j’ai visité l’exposition consacrée à l’Union européenne, intitulée “L’Europe se dessine” où une cinquantaine d’auteurs européens ont rivalisé de talent et d’inventivité sur ce sujet bien particulier.

Vouloir rendre compte de l’idée européenne en bande dessinées est le fruit d’un partenariat entre la France et la Commission européenne. Un dossier pédagogique permettait autant aux élèves de l’école primaire qu’à ceux du collège ou du lycée de faire le point sur leur connaissance de l’Europe. Le ministère des Affaires étrangères s’est impliqué pour faire la promotion de ce rêve européen en dessins, lui apportant l’écrin du salon international d’Angoulême et les honneurs de la visite de Jean Leonetti, ministre des Affaires européennes.

Comme demandé, les auteurs avaient tous exprimé l’Europe du quotidien, celle de la vraie vie, plutôt que d’en donner une vision allégorique ou idéalisée qui aurait sonné bien faux par les temps qui courent. Les oeuvres ressemblaient parfois à des dessins de presse où le ton oscillait entre l’impertinence et la révolte, mais on dénombrait aussi quelques histoires sur planches pleines d’humour et de poésie. Une grande diversité d’approche dans le fond et la forme.

Pourtant, il émergeait de la variété des graphismes et des situations une espérance tenace, un humanisme diffus et éclairé qui me signifiait que l’Europe c’est plein de choses à vivre et à construire ensemble, dans un esprit de paix et de tolérance.

Chapeau à tous !

Un timbre pour les Français de l’étranger

Voilà une idée qui ne manque pas de cachet. Editer un timbre, ou une série de timbres, pour honorer la présence française à l’étranger, propose Joëlle Garriaud-Maylam, sénatrice des Français hors de France.

L’annonce faite, le mois dernier, par notre d’Etat aux Français de l’étranger, Edouard Courtial, de vouloir consacrer 2014 «année des Français de l’étranger», semble propice pour relancer cette idée de timbre qui trotte dans la tête de notre sénatrice depuis une dizaine d’années. Mais il ne faut plus tarder puisque les timbres commémoratifs se préparent deux ans à l’avance.

La présidente de La Poste s’est d’ores et déjà montrée très intéressée par la création d’une série philatélique sur la présence française à l’étranger, il reste donc à obtenir l’accord du ministre de tutelle de La Poste, Eric Besson. Notre sénatrice lui a soumis un projet “célébrant nos réussites en matière d’enseignement, de coopération, de protection sociale ou d’innovations institutionnelles (notre AFE par exemple !), et qui viendrait opportunément compléter les manifestations et commémorations qu’il nous restera à imaginer, tant sur le territoire national qu’à l’étranger, pour célébrer 2014.”

Déjà, Joëlle Garriaud-Maylam imagine déjà le traditionnel « premier jour d’émission » avec cachet spécial, qui pourrait s’organiser dans un bureau postal temporaire au Quai d’Orsay où afflueraient les philatélistes.

Ceux-ci seraient les premiers prescripteurs de cette œuvre pédagogique qui exprimerait “l’importance diplomatique, économique et sociale de notre vaste réseau de plus de deux millions et demi de nos compatriotes établis hors de France”, résume la sénatrice.

Le blog de Joëlle Garriaud-Maylam

Photo Flickr de bzhmatth

Les “24 heures chrono de l’international” de News21.TV et TV5 Monde sont passées par Londres

C’est le charme incomparable des chaines de télé internet : on peut voir les émissions quand on veut. Je vous invite à regarder “24h chrono de l’international” sur Mondissimo, qui a consacré une heure d’antenne à toutes les grandes métropoles mondiales sous l’angle de la vie quotidienne et des affaires, soit 24 villes en 24 heures. Une idée séduisante qui fut conduite avec la vivacité de ton et la pertinence des propos que l’on espérait.

J’ai eu le plaisir d’avoir été invité à parler de Londres, en compagnie de plusieurs intervenants. Edouard Braine, consul général de France à Londres, est également intervenu sur le plateau en téléconférence. Il fut alternativement question de la population française vivant sur place, de la sécurité, de la scolarité à Londres, de l’implantation des entrepreneurs français, du futur métro transmanche et enfin des différences culturelles entre la France et le Royaume-Uni (lien vers le sujet sur Londres).

Le flux des arrivants français au Royaume-Uni ne dégonfle pas, incarnant la troisième vague d’émigration, après celle des Huguenots et de la Révolution française, qui doit beaucoup au tunnel sous la Manche, ai-je rappelé. Sait-on que nos Huguenots, contraints à l’exil par des lois qui les discriminaient se sont révélés d’extraordinaires entrepreneurs et ont participé entre autres à la fondation de la banque d’Angleterre ?

Si la City est devenue la première place financière du monde, elle le doit en partie aux mathématiciens français de cette génération tunnel. Les entrepreneurs français installés au Royaume-Uni se sont révélés les dignes successeurs des Huguenots en prenant avantage de cet environnement idéal pour développer des affaires. Micha Missakian (Partner Ernst & Young et French Business Network) a renchérit sur l’excellence française en mathématiques, puis il a évoqué un Londres agréable à vivre, plein d’énergie, de buzz, de multiculturalisme ou encore d’espaces verts immenses.

Ce sont justement ces espaces verts qui avaient impressionné le futur Napoléon III. De retour d’exil à Londres, il avait demandé au baron Haussmann de faire respirer Paris, ce qui donna le bois de Vincennes, le bois de Boulogne et les parcs comme les Buttes Chaumont.

Recherche d’emploi, besoin d’expérience internationale, velléités de perfectionner son anglais, goût du dépaysement à deux heures seulement de Paris, tous les ingrédients sont réunis pour donner aux jeunes Français l’envie de s’aventurer à Londres. Pourtant, il faudra survivre… au coût de la vie. Londres est la 18ème ville la plus chère du monde (Paris est en 27ème position), mais qu’importe le flacon ! Sur trois jeunes, on estime qu’un seul rentrera au bercail, tandis qu’un autre partira ailleurs à l’étranger et enfin qu’un dernier s’installera durablement au Royaume-Uni.

Parmi les élément clés de “l’attractivité de nos amis anglais et écossais”, Edouard Braine a veillé que l’on oublie pas ce qui relève “des aspects immatériels, en particulier le monde universitaire et celui de l’enseignement“. Et pour cause, notre consul a offert à ses enfants des études en Grande-Bretagne dès qu’ils eurent 12-13 ans. Voir l’émission sur Londres.

L’UFE Corporate souhaite bâtir un pôle d’experts, au service des entrepreneurs français

Le magazine Ici Londres dans son édition de janvier publie un dossier consacré aux entrepreneurs français à Londres, en présentant diverses structures destinées à favoriser les relations d’affaires : la Chambre de commerce franco-britannique, la Jeune chambre de commerce, Frog Valley, Ubi France, the LEEG ou London Expatriate Entrepreneurs Group et, enfin, l’UFE Corporate, née de l’esprit de “la France libre d’entreprendre.” (lire : L’UFE Corporate, pour renouer avec l’esprit “France Libre… d’Entreprendre” du 22 avril 2011).

En passant, je remercie l’auteur, Sandra Saadi, de me considérer comme l’exemple emblématique de l’entrepreneur français venu s’installer outre-Manche. Quinze ans, déjà…

L’UFE Corporate est le bras entrepreneurial de l’UFE, Union des Français de l’étranger que je préside. Ce business club existe de façon informelle depuis plusieurs mois, notamment grâce aux apéros “Apéros entrepreneurs” animés avec passion par Loic Dumas chaque premier jeudis du mois ou encore par l’organisation du grand colloque à Ashford en octobre dernier (lire : “Conférence UFE Corporate (1) : SBE marque les esprits” du 21 octobre 2011).

L’UFE Corporate organise 2 événements dans des lieux distincts,

jeudi 2 février 2012

Evénement n°1
Tout d’abord, l’Apéro Entrepreneurs au Bluu, 1 Hoxton Square, N1 6NU, London à partir de 19h00. Cette réunion mensuelle gratuite et ouverte à tous permet aux Français entreprenants de faire du networking.

Evénement n°2
Ensuite, pour les adhérents de l’UFE Corporate, une réunion Pôle Experts est prévue de 18h à 20h30 à l’Institut français (17 Queensbury place, South Kensington, London).

Autour d’Eric Lambert, ils se concerteront pour:

1. Offrir un pôle d’experts, couvrant le spectre des besoins d’une entreprise en phase d’implantation ou de croissance au Royaume-Uni.
2. Animer un réseau professionnel,
3. Organiser l’évènement annuel autour de l’entrepreneuriat français au Royaume-Uni (stands, tables rondes, témoignages…).

Pour participer à l’apéro entrepreneur, contactez Loic Dumas : loic@frogvalley.net

Pour rejoindre le pôle d’experts de l’UFE Corporate, contactez Eric Lambert : eric.lambert@eande-partners.co.uk

Pour ma part, je participerai aux deux événements. J’espère vivement vous y retrouver.

Photo Flickr de Fractal Ken

My French Film Festival bat son plein

Et si on se faisait une toile ? L’expression prend une connotation toute contemporaine depuis My French Film Festival qui se déroule intégralement sur la toile du Net, via la plateforme myfrenchfilmfestival.com
.
La 1re édition de ce festival de cinéma français en ligne avait attiré 320.000 internautes originaires de 171 pays différents ! 40 000 visionnages de films ont été alors comptabilisés.

Forts de ce succès, le ministère des Affaires étrangères et européennes et l’Institut français, son opérateur pour l’action culturelle, ont lancé la 2e édition du festival, organisé par Unifrance, du 12 janvier au 1er février 2012. Poursuivant son effort d’ouverture, le festival est désormais accessible en 14 langues : allemand, anglais, arabe, chinois, coréen, espagnol, français, hébreu, italien, japonais, lituanien, polonais, portugais et russe. Impressionnant.

Actuellement, 10 longs métrages et 10 courts métrages sont au programme, incarnant une nouvelle génération de comédiens et de cinéastes.  Ils correspondent à des premiers et deuxièmes longs métrages sortis depuis janvier 2010 en France et à des courts métrages produits depuis 2010. Citons parmi les films : Belle épine (Rebecca Zlotowski), D’amour et d’eau fraîche (Isabelle Czajka), Entre nos mains (Mariana Otero) ou Huit fois debout (Xabi Molia).

Les internautes du monde entier pourront exprimer leur choix à travers le prix du public. Par ailleurs, le prix de la presse internationale et le prix des réseaux sociaux seront attribués aux films en compétition.
Et après ? Les 3 longs et 3 courts métrages primés seront diffusés à bord des avions Air France durant six mois. Puis, l’Institut français en assurera la diffusion non commerciale auprès du réseau culturel français, Instituts français et Alliances françaises.

Au moment où je publie ce billet, 50 772 internautes déclarent aimer cette initiative. Ce festival contribue de belle manière au rayonnement culturel de la France.

Le site : myfrenchfilmfestival.com
Pack longs métrages (27,99€) ; Pack courts métrages (5,99€), Pack full films (29,99€)

Hommage à Jacques Iselin, ancien professeur d’art au lycée Charles de Gaulle

Ils seraient fort étonnés les élèves du lycée Charles de Gaulle si on leur disait que Jacques Iselin a traversé bien souvent la grande salle qui porte désormais son nom. Rien à voir avec un général d’Empire, un parlementaire de la IIIème République ou autre vieille baderne qui peuplent nos dictionnaires. Non, juste un ancien prof d’arts plastiques du lycée, de 1956 à 1997. Un prof que ses élèves adoraient. Si cela ne tenait qu’à Jacques Iselin, il se satisferait amplement de cette image posthume.

Jacques Iselin (1933-2003)

Nous ajouterons qu’il était un grand artiste.

Enseigner ce n’est pas remplir des vases, mais allumer des feux. Cette formule de Montaigne illustre au mieux la démarche de Jacques. Combien sont-ils les élèves dont il a révélé la sensibilité intérieure, développé le sens du beau et, parfois même, fait éclore une vocation?

Son immense culture ne présentait pour lui de sens que si elle pouvait aider autrui, en commençant par se mettant à la portée de chacun. Pourtant, il se gardait bien d’être professoral. Il suffisait de lui demander ce que représentait telle ou telle peinture pour qu’il vous réponde, un sourire en coin : “Mais, tu y vois ce que tu  veux…”. Le théâtre étant son péché mignon, il adorait produire ces petits effets, à contre-emploi de la posture traditionnelle du prof.

Si pendant quarante ans il a enseigné avec passion, sa nature réservée, parfois secrète, reprenait le dessus dans son atelier de Fulham, où il réalisé avec intensité une oeuvre picturale abondante, dont nous pourrons voir une partie à Hastings, dès le 29 février prochain. L’anecdote est plaisante : la galerie d’art a prié Hélène, femme de Jacques, de donner un titre pour chaque pièce exposée, un détail dont ne s’était pas encombré son peintre de mari.

Dans cette tâche délicate, elle a pu compter sur l’assistance précieuse et réconfortante de Jean-Luc Muller, l’ami musicien de Jacques, le complice de quinze années de conversations tous azimuts et de créations théâtrales. “Nous avons, ensemble, essayé de ne pas trahir  le message que Jacques voulait transmettre lorsqu’il nous a fallu traduire par des mots les images, les sentiments et l’esprit de ses oeuvres”, explique Hélène. “Y sommes-nous arrivés?… Avons-nous réussi ?… Seul Jacques pourrait l’affirmer ou l’infirmer”, sourit-elle.

Un jour glacial de janvier 2003, devant la dernière demeure de son ami, le musicien Jean-Luc Muller s’était déjà chargé de trouver les mots qui convenaient. Et il les a prononcés ces mots, si justes et denses qu’ils ont résonné au coeur de tous comme la complainte d’un violoncelle :

“… Je vois ce regard, cet oeil qui écoute et l’autre qui pense.. Je vois cette barbe de patriarque respecté.
Jacques était un créateur, un concepteur d’idées, un artiste authentique chez qui, d’ailleurs, je trouvais un petit côté visionnaire.
C’était un plaisir de le voir en action… tour à tour conteur, historien ou homme de terrain et bien sûr, prof d’art hors pair.
Altruiste, il insufflait cette énergie qu’il  aimait appeler la “charge émotionnelle”, une espèce d’énergie ravageuse  dont on ne sortait pas indemne.
Je garde de Jacques une image, celle d’une palette de couleurs vives, comme ses peintures.”

La biographie de Jacques Henri Iselin (fichier pdf)

Exposition Jacques Iselin, du 29 février au 14 mars 2012
Hastings Arts Forum, 36 Marina, Saint Leonards on Sea, Sussex, TN 38-OBU.
e-mail:info@hastingsforum.co.uk
www.hastingsartsforum.co.uk

Europa School offre deux postes de direction

C’est un vrai plaisir de reparler de l’Europa School de Culham quelques semaines après avoir annoncé sa prochaine ouverture (lire : “La première « free school » bilingue franco-anglaise va ouvrir ses portes en 2012 près d’Oxford” du 30 octobre 2011).

Je relaie aujourd’hui l’appel à candidature de cette école, située à proximité d’Oxford dans une région qui attire de nombreuses entreprises et programmes de recherche  internationaux.

Si vous êtes disponible à compter d’avril, l’école recrute :

son directeur / sa directrice d’établissement (The Principal, fichier pdf)

ainsi que

son directeur / sa directrice du Primaire (Headteacher Of Primary, fichier pdf)

Date limite de candidature : 14 février 2012 (par email ou courrier)

Le délai de réponse est donc très court pour postuler à ces deux prestigieuses fonctions. A noter que les entretiens auront lieu du 27 février au 8 mars et que les détails pratiques, ainsi que les coordonnées de vos interlocuteurs figurent dans les deux fichiers pdf, ci-dessus.

Rappelons que cette  free school, née de la volonté tenace des parents d’élèves, s’inscrit dans la continuité de l’Ecole européenne dont la fermeture progressive s’étendra jusqu’en 2017. Europa School UK, qui va ouvrir en septembre prochain en comptant d’entrée deux sections bilingues (franco-anglaise et germano-anglaise), assumera donc la continuité pédagogique au-delà de 2017.

Retrouvez-moi en direct sur le plateau de TV5 Monde

News21.tv et TV5 Monde consacrent une heure d’émission à Londres, à laquelle j’aurai le plaisir de participer, dans le cadre des “24 heures Chrono de l’international” :

ce mardi 24 janvier à 16h00
(17h00 heure française)

Vous pouvez suivre l’émission en direct sur les sites suivants
www.mondissimo.com ou www.tv5monde.org

Il s’agit de la 6ème édition d’une opération qui vous offre de faire le tour du monde en 24 heures, à travers 24 villes et en 24 émissions. A chaque étape, des intervenants et des vidéos vous apporteront un éclairage sur la présence économique française (opportunités d’affaires, création d’entreprise, environnement juridique, marchés d’avenir…), ainsi que sur la vie des Français sur place : s’installer et y trouver un emploi, le coût de la vie, les différences culturelles, l’intégration sur place, la santé …

A chacune des éditions, plus de 100 entreprises, PME ou grands groupes, et environ 200 expatriés apportent leur témoignage unique et leur expérience en images.

Mon Infolettre n°11 de janvier est disponible

J’ai eu plaisir d’adresser à nombreux d’entre-vous mon Infolettre n°11 qui liste les articles publiés en cette fin d’année, regroupés par rubriques.

A l’attention des non-abonnés, je vous reproduis, ci-après, l’éditorial:

Madame, monsieur, chers compatriotes du Royaume-Uni,

Je vous présente mes meilleurs vœux de santé et de bonheur pour vous-même et tous ceux qui vous sont chers. A toutes et à tous, une très belle année 2012 !

Il y a tout juste deux ans, lors de mes vœux, j’appelais à la constitution d’un plan Emploi. Sous la conduite du consul général, Edouard Braine, nous avons constitué une équipe dont le premier objectif vise à permettre à 1000 jeunes de trouver chaque année un emploi au Royaume-Uni grâce au centre Charles Péguy. Je forme le vœu que des entreprises sponsorisent cette démarche en complétant l’aide de l’Etat. Je souhaite également que le métro transmanche devienne une réalité pour dynamiser l’emploi des deux côtés de la Manche.

Notre ambassadeur, Bernard Emié, sera au centre Charles Péguy le 21 février prochain pour célébrer le 2ème anniversaire du plan Emploi. Il manifestera ainsi tout l’intérêt des pouvoirs publics pour un organisme qui affiche des résultats incomparables.

L’enseignement français au Royaume-Uni, lui aussi, se développe en respectant un plan. L’année 2011 a été un grand cru pour le plan Ecole. Qu’on en juge: 2/3 des 1.500 places supplémentaires prévues dans l’enseignement français sont déjà créées ! Nous avons pulvérisé notre objectif de doubler le nombre de petites écoles du samedi sur le territoire du Royaume-Uni. Nous sommes passés de 10 à 46 écoles accueillant près de 3.000 enfants au total. Par ailleurs, la formule d’enseignement à distance “Cned Royaume-Uni”, lancée en septembre, scolarise déjà près de 200 enfants. Je souhaite que cette dynamique se poursuive en lançant le projet d’un troisième collège français à Londres et en offrant un premier accès à l’enseignement bilingue dans des établissements britanniques dès la rentrée de septembre.

La campagne de communication orchestrée par nos consulats de Londres et Edimbourg pour appeler à s’inscrire sur les listes électorales a clairement porté ses fruits, et je voudrais remercier tous ceux qui ont relayé cet appel. En 2011, le consulat a enregistré 16.250 inscriptions sur la seule liste électorale de Londres, dont plus de 1.500 dans les dix derniers jours de décembre.

Je souhaite vivement que cet élan se confirme par un taux de participation exemplaire lors des échéances électorales de 2012.

Très cordialement – Olivier Cadic

Accédez à l’infolettre n°11 (déc 2011-janv 2012)

Photo Flickr de MaretH

Emmaüs UK fait honneur à son fondateur

Le 22 janvier 2007, il y a cinq ans exactement, l’abbé Pierre rendait son dernier souffle, mais son esprit attise toujours cette petite flamme intérieure en chacun de ses Compagnons, comme lui dévoués, altruistes et infiniment humbles.

Depuis l’hiver 1954, le monde a tant changé, il s’est reconstruit et industrialisé, mais c’est une constante de toutes les époques : sans argent, vous dormez dans la rue. Et c’est le point de bascule, dont vous ne pouvez revenir seul. “C’est malheureux à dire, mais on a de plus en plus besoin de nous”, me confiait Selwyn Image, fondateur d’Emmaüs UK, il y a quelques mois.

Il serait donc déplacé de parler de succès en précisant que Emmaüs UK compte désormais 21 communautés et un total de 505 Compagnons à travers le Royaume-Uni, offrant à des hommes et des femmes la possibilité de prendre un nouveau départ. L’aventure avait commencé à Cambridge, en 1991, ou trône depuis cet été une sculpture en fer, haute de 4,60m, à effigie de l’abbé, réalisée et offerte par Tony Hillier (lire : “Emmaüs UK fête ses 20 ans !” du 06 juillet 2011).

La plus récente communauté, Emmaüs Hastings & Rother, qui a ouvert en juin 2011 mobilise déjà neuf Compagnons qui travaillent durement pour mettre sur pied un fonds de commerce à but social afin de parvenir à l’autonomie financière. Ils recherchent des fonds en parallèle pour achever les travaux d’aménagement devant offrir à terme une chambre à 23 Compagnons sur leur site.

Début 2012, deux nouvelles communautés, Emmaüs Norwich et Emmaüs Medway, devraient ouvrir leurs portes. Celles-ci n’émergent pas par hasard, puisque 15 groupes animés par des bénévoles travaillent à leur édification, de plus en plus effarés par la paupérisation galopante de nos sociétés.

Heureusement, l’abbé Pierre n’avait rien d’un illuminé, mais tout d’un brillant entrepreneur doublé d’un fin ”réseauteur”, dirions-nous aujourd’hui, parvenant à s’implanter dans un quarantaine de pays en mettant les grands et puissants dans sa poche. Rappelons qu’il fut aussi résistant et député. Rien que les ventes d’objets récupérés rapportent plus d’une centaine de millions d’euros en France, auxquels s’ajoutent dons et subventions pour une part équivalente. Des montants colossaux, mais on ne gaspille pas un centime. Aujourd’hui, l’organisation perdure sur ce modèle de rigueur et d’autofinancement.

Je vous invite à prendre connaissance du rapport annuel 2011 d’Emmaüs UK. Outre les informations financières, vous pourrez découvrir les messages de nombreux soutiens : SAR la Duchesse de Cornouailles, qui parraine Emmaüs UK ; la directrice générale, Arvinda Gohil ; le président du conseil d’administration, John Noble ; ainsi que le président d’Emmaüs UK, Terry Waite.

Vous lirez également le beau témoignage de l’un des premiers Compagnons, Mathieu Delarue, devenu leader de la communauté de Brighton.

Et n’oubliez pas, chaque fois que l’un d’entre vous fait découvrir à un Britannique l’action de l’Abbé Pierre, vous aidez Emmaüs UK à se faire connaitre.