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L’écho des circos / décembre 2017

Vietnam – Égypte – Irak – Liban – Soudan – Corée du Nord – République Serbe

VIETNAM

Président UFE Vietnam (5 déc.)

Au Sénat, visite d’Edouard George, président de l’UFE Vietnam à Ho-Chi-Minh-Ville et lui-même professionnel du tourisme. Il m’a donné plusieurs repères pour préparer mon voyage au Vietnam, où il réside depuis 20 ans.

Edouard m’a parlé de l’attractivité de ce pays pour les entrepreneurs français, première étape idéale pour conquérir l’Asie du Sud-Est et à fortiori la Chine. La présence française s’incarne aussi sur le terrain de la coopération scientifique et culturelle.

Lire aussi : En circonscription au Vietnam – Hô-Chi-Minh-Ville (29 déc. 2017 – 4 janv. 2018).

VIETNAM

Groupe d’amitié sénatorial (6 déc.)

Le groupe d’amitié France-Vietnam, présidé par ma collègue Catherine Deroche, a organisé un diner en l’honneur d’une délégation de députés membres de la commission de la Culture, de l’Éducation, de la Jeunesse et de l’Enfance de l’Assemblée nationale du Vietnam.

A cette occasion, la sénatrice Catherine Morin-Desailly, présidente de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation du Sénat, a accueilli son homologue à l’Assemblée nationale du Vietnam.

Une belle entrée à matière dans la perspective de mon déplacement en Asie à partir de la fin du mois de décembre.

Lire aussi : En circonscription au Vietnam – Hô-Chi-Minh-Ville (29 déc. 2017 – 4 janv. 2018)

Moyen-Orient : ÉGYPTE, IRAK, LIBAN, SOUDAN

Colloque hydro-diplomatie : le bassin du Nil (11 déc.)

Après l’Oronte et le Jourdain, la 3ème édition du colloque sur hydro-diplomatie que j’organise avec Fadi Comair a été consacrée au Nil.

Nous sommes heureux d’avoir accueilli cinq ministres et deux ambassadeurs pour évoquer le partage équitable et l’utilisation raisonnable des eaux du Nil, au service de la paix, ce qui est le principe de l’hydro-diplomatie :

(g. à d.) Ehad Badawi, ambassadeur de la République arabe d’Égypte en France ; Seif El Din Hamad Abdullah, ancien ministre des Ressources en Eau du Soudan ; Daffa-Alla Elhag Ali Osman, ambassadeur du Soudan en France ; Mahmoud Abou Zeid, président du Conseil Arabe de l’Eau, ancien ministre ; Hussein El-Atfy, secrétaire général du Conseil arabe de l’Eau, ancien ministre ; Catherine Morin-Desailly, sénatrice de la Seine-Maritime ; Mohammed Abdel Ati, ministre des Ressources hydriques et de l’Irrigation d’Égypte ; Fadi Comair, président d’honneur du REMOB ; Olivier Cadic ; Hasan Al-Janabi, ministre des Ressources hydriques d’Irak.

Lire aussi : Colloque hydro-diplomatie au Sénat : le bassin du Nil

CORÉE DU NORD

Débat sur l’avenir de la Corée du Nord (12 déc.)

L’Institut Diderot nous a accueilli pour passionnant déjeuner-débat organisé, autour des intervenants Juliette Morillot, co-auteur de “La Corée du Nord en 100 questions” et Antoine Bondaz, auteur de “Corée du Nord, plongée au cœur d’un état totalitaire”.

Peut-on accepter une Corée du Nord nucléarisée ? La tension n’a jamais été aussi forte depuis l’accélération du programme balistique nord-coréen qui met désormais le territoire américain à portée de missile. Il faut coûte que coûte ouvrir la table des négociations. Seuls deux pays de l’Union européenne n’ont pas d’ambassade à Pyongyang : l’Estonie et la France…

Lire aussi : interviews de J. Morillot et A. Bondaz

RÉPUBLIQUE SERBE

Frédéric Mondoloni, ambassadeur de France (12 déc.)

A la faveur de la visite du président de la République serbe, Aleksandar Vučić, à Paris, pour assister au One Planet Summit, j’ai fait la connaissance Frédéric Mondoloni qui venait de prendre son premier poste d’ambassadeur de France.

Celui-ci connait parfaitement les problématiques de l’Est de l’Europe, puisqu’il était précédemment ministre conseiller à l’ambassade de France en Russie.

Je me suis rendu en Serbie, début novembre, où j’avais eu le privilège d’un entretien avec le président Vučić.

Lire aussi : En circonscription en Serbie – Belgrade (1-3 nov. 2017)

Conférence UDI-FDP-ALDE : allumage du moteur parlementaire franco-allemand !

L’idée semble aujourd’hui évidente : puisque l’UDI et le FDP partagent le même projet européen, ils pourraient s’exprimer d’une même voix au sein de la Alde (Alliance of Liberals and Democrats for Europe), le parti qui réunit une quarantaine de pays européens. Unis dans l’action, nous pourrions ainsi faire progresser plus rapidement certains sujets a imaginé Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI.

(g. à d.) Olivier Cadic ; Dr Jürgen Martens, membre du Bundestag et ancien ministre d’Etat ; Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI et député ; Oliver Luksic, membre du Bundestag et président du FDP-Sarre.

Afin de rapprocher les élus UDI et FDP, j’ai organisé une conférence à Paris sur ce thème : Quels sont les avantages d’un moteur parlementaire franco-allemand ? 

Pour l’heure, n’abandonnons pas l’avenir du couple franco-allemand aux chancelleries, car les parlementaires ont eux aussi une aventure à écrire en lien contigu avec les populations. Jean-Christophe Lagarde propose également que l’on décline ce travail en commun aux élus locaux.

Jean-Christophe Lagarde : “Au-delà des parlementaires, je propose que les élus locaux de nos deux partis travaillent ensemble”

Il faut être au plus proche des préoccupation de terrain car le risque le plus important que court l’Union européenne est “la perte de confiance de ses citoyens” a postulé d’emblée le Dr Jürgen Martens, membre du Bundestag et ancien ministre d’Etat.

Même envie de concret chez le député de la Sarre, Oliver Luksic, frontalier de la Moselle, qui souhaite que les Français et les Allemands collaborent  davantage entre voisins dans leur intérêt commun (hospitalisation, apprentissage…).

C’est cette démarche pragmatique qui a inspiré le programme Erasmus et ré-enchanté l’Europe auprès des Jeunes des deux bords, supplantant le rêve américain de la génération précédente, ai-je rappelé.

Oliver Luksic : “Il faut des projets qui apportent une plus-value concrète pour les citoyens”

Oui, l’Europe est capable d’exceller. Mais pas en tout. Nous sommes tous tombés d’accord sur l’idée que l’Union devrait se concentrer sur l’essentiel, avec suffisamment de pouvoir et de moyens associés.

Il peut s’agir de la sécurité, avec un FBI européen, ou la mobilité professionnelle des citoyens. Dans le domaine économique, on pense à l’aéronautique, l’énergie ou la défense, tout comme la “reconquête de notre souveraineté vis-à-vis des Américains” dans la numérisation des échanges et des données, si chère à Jean-Christophe Lagarde.

La prochaine rencontre de cette nature devrait se tenir à Berlin, au printemps prochain.

(au premier rang) Jacques Le Nay, sénateur du Morbihan ; Dr Wolf Klinz, député européen FDP ; David Hartlapp, président FDP-Paris

Nous avons démarré le moteur parlementaire franco-allemand et il devrait ronronner sous l’ère Merkel-Macron, d’autant que ces deux dirigeants disposent désormais de quatre ans de temps politique devant eux, a noté avec optimisme le président de l’UDI.

Je remercie mes collègues sénateurs Annick Billon, Loïc Hervé, Laurent Lafon et Jacques Le Nay qui m’ont fait l’honneur de leur présence à cette conférence, ainsi que Patricia Lalonde, députée européenne UDI, qui était des nôtres lors du déjeuner préparatoire.

Benoit Mayrand, conseiller consulaire Roumanie Moldavie ; Bruno Théret, conseiller consulaire Luxembourg ; Martine Schoeppner, vice-présidente de l’AFE et conseillère consulaire Stuttgart

J’ai été heureux de la présence de Benoit Mayrand, conseiller consulaire Roumanie Moldavie, Martine Schoeppner, vice-présidente de l’AFE et conseillère consulaire Munich et Bruno Théret, conseiller consulaire Luxembourg qui sont venus de leur circonscription pour enrichir les débats.

Enfin toute ma reconnaissance à David Hartlapp, président FDP-Paris et Yves D. Robert, coordinateur de Alde IM France, pour leur aide précieuse dans l’organisation de cette première rencontre UDI-FDP-ALDE.

Voir l’intégralité du débat (50mn)

Commission Défense : journée immersion à la Légion

On a retrouvé la 7ème compagnie ! Ou alors on s’y méprendrait à voir nos sénateurs lourdement casqués et engoncés dans leur parka camouflage, au beau milieu du parc national des Calanques.

En effet, le 25 janvier dernier, le général Jean-Pierre Bosser, chef d’état-major de l’armée de terre, avait invité les membres de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat à passer une journée au camp de Carpiagne (Bouches du Rhône) auprès du 1er Régiment Étranger de cavalerie.

L’objectif proposé à notre commission, conduite par Christian Cambon (à mes côtés sur l’image), fut parfaitement atteint : découvrir, de façon concrète et pratique, les capacités de l’armée de Terre et ses problématiques, tout en prenant en compte de la dimension complète du soldat, ce qui intègre aussi sa famille, un point que n’a pas voulu escamoter le colonel Olivier Baudet.

Et ces légionnaires aguerris nous ont offert d’impressionnantes démonstrations opérationnelles, avant de nous impliquer dans une séance tir avec le tout nouveau fusil d’assaut HK 416 F.

Les visites de terrain sont toujours révélatrices. Nous avons bien entendu le besoin de modernisation des matériels ou encore le manque de temps pour la formation et l’entrainement.

Cette journée d’immersion a fourni un excellent éclairage à notre commission chargée d’examiner la loi de programmation militaire 2019-2025 qui va conditionner l’engagement militaire de la France pour les cinq prochaines années. En se fiant aux propos du Président de la République, cette loi va “traduire une remontée en puissance de nos armées”, s’est félicité le général Bosser.

Tous mes remerciements et mes félicitation au 1er REC, seul régiment de la Légion étrangère au sein de notre cavalerie.

Voir la VIDÉO de la journée sur la plate-forme vidéo du Sénat.

Débat sur la réforme de la Caisse des Français de l’étranger (Vidéo – 2m)

Le Sénat a adopté l’ensemble de la proposition de loi relative à la réforme de la caisse des Français de l’étranger (CFE), en ce qui concerne sa gouvernance et son offre.

En 2015, avec mes collègues de la majorité sénatoriale, nous avions préféré attendre les conclusions de l’IGAS avant de réformer. Grâce au travail participatif conduit par le rapporteur Yves Daudigny, nous avons examiné un texte arrivé à maturité et qui satisfait le président de la Caisse, Alain-Pierre Mignon.

J’ai donc soutenu la PPL présentée par Jean-Yves Leconte et plusieurs de ses collègues.

Ce fut l’occasion de saluer l’équilibre des comptes de la Caisse dans un environnement concurrentiel et de souligner l’atout qu’elle représente pour notre commerce extérieur en offrant une protection aux salariés français expatriés.

Voir la VIDÉO (2m) ou lire l’intervention

HEBDOLETTRE n°98 – Bercy, un réservoir inépuisable d’astuces pour taxer toujours plus (édito) – Mon bilan à mi-mandat – Conférence FDP-UDI – L’UDI soutien des candidats En Marche (partielles mars 2018) – Maroc : Contrat de travail étranger (CTE) – Enquête “Handicap et vie à l’étranger” (appel à contributions) – Consultation mondiale “Mon idée pour le Français” (appel à contributions) – Trophées des Français de l’étranger : votez pour le prix du Public – Consultation des entreprises sur la surtransposition des directives européennes par la Délégation sénatoriales aux entreprises – Ma question à Business France sur ses résultats (Vidéo) – Ma question à Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État, sur l’actionnariat populaire (vidéo) – Bioéthique : tribune publiée dans Le Monde – En circonscription VIETNAM – Hô-Chi-Minh-Ville / 29 déc. 2017 – 4 janv. 2018.

Lire : l’HEBDOLETTRE n°98 – 06 février 2018Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°98

Bercy, un réservoir inépuisable d’astuces pour taxer toujours plus.

Cette semaine, nous avons découvert que Bercy a décidé, par décret pris le 30 décembre 2017, d’augmenter les prélèvements de 1,7% sur le montant brut de la retraite des pensionnés résidant à l’étranger.

La loi de finances 2018 indiquait pourtant que l’augmentation de 1,7% de CSG ne concernait pas ceux qui en sont exonérés, tout comme ceux qui touchent une retraite inférieure à 1400 euros net par mois.

Qu’à cela ne tienne. Les services de Gérald Darmanin, ministre du Budget, ont réservé un traitement particulier pour cibler nos retraités de l’étranger qui sont pourtant exonérés de CSG-CRDS : leur taux de cotisation à l’assurance maladie augmente de 1,7%. Il passe en effet de 4,2% à 5,9% à compter du 1er janvier 2018. Et ce, quel que soit le montant de la retraite. Ainsi même les pensionnés modestes sont impactés.
Visuel HL97
Ceux qui perçoivent leur retraite mensuellement ont découvert la mauvaise surprise, jeudi dernier. De leur côté, ceux qui reçoivent leur pension trimestriellement seront prélevés le 1er avril prochain, et ce ne sera pas un poisson d’avril.

Vendredi dernier, lors de mon audition par Anne Genetet, députée LREM de la 11ème circonscription des Français de l’étranger, celle-ci était aussi sidérée que moi de ne pas avoir été avertie de la mesure… Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°98

En circonscription au Vietnam – Hô-Chi-Minh-Ville (29 déc. 2017 – 4 janv. 2018)

Tous mes remerciements à Vincent FLOREANI (au centre en cravate rouge), un consul général soucieux de mettre son expérience au service de notre diplomatie économique et d’aider au mieux nos entreprises à réussir localement.

Notre consul a avancé son retour de vacances pour présider un diner de travail réunissant Henri-Charles Claude, président de la chambre de commerce française au Vietnam qui compte 280 membres (à gauche sur la photo) et des CCEF afin d’explorer les diverses façons de renforcer les relations franco-vietnamiennes.

Je suis reparti avec une priorité, celle de suivre et de soutenir le déménagement du Centre médical international (CMI), une formidable initiative française, source de financement de l’Institut du Cœur de Saigon qui a sauvé la vie de milliers d’enfants.

Santé

CMI

Le Centre médical international (CMI), créé par le Pr. Alain Carpentier, est une clinique française employant des médecins français et vietnamiens.

J’ai visité ce centre, situé en plein cœur d’Hô-Chi-Minh-Ville, en compagnie de Maëlle Jarlier directeur administratif et financier, du Dr Nicolas Lagüe, spécialiste des maladies tropicales installé depuis 15 ans au Vietnam, et de Trinh Thi Minh Ngoc, chargée de développement (santé, art de vivre) chez Business France.

Nous nous sommes ensuite rendus sur le nouveau site qui doit permettre au CMI  de tripler sa surface et donc étoffer son offre. Je resterai très attentif à la réussite de ce projet de déménagement, capital pour l’avenir de l’établissement, qui est en attente de toutes les autorisations nécessaires.

Fait exceptionnel : le CMI reverse tous ses bénéfices à la fondation Alain Carpentier qui permet aux enfants souffrant de maladies cardiaques et indigents d’être néanmoins opérés à l’Institut du Cœur de Hô-Chi-Minh-Ville.

Des compatriotes m’ont également parlé du FV Hospital du District 7 (Franco-Vietnamese Hospital) qu’ils qualifient de meilleur hôpital du Vietnam et qui est accrédité “Joint Commission International” (JCI).

Institut du coeur

Créé en 1992 par le Pr. Alain Carpentier et le Pr. Duong Quang Trung, l’Institut du Cœur soigne les troubles cardiaques. Grâce aux dons du CMI,  4300 enfants ont déjà pu être sauvés.

La demande en chirurgie cardiaque croit au même rythme que la réputation de l’Institut, d’autant que l’accès est facilité aux plus démunis par le département d’aide sociale.

La fondation Alain Carpentier a permis la création de deux établissements du genre et s’emploie à transmettre son expertise de pointe en formant des chirurgiens cardiaques vietnamiens.

Communauté française

Communauté dynamique et entreprenante

(à l’image) Avec Edouard George, président de la section UFE Vietnam et fondateur de Phoenix, agence de voyages touristiques en Asie et Patrick Molko, conseiller consulaire pour le Vietnam.

Je les remercie d’avoir partagé leur long vécu dans un pays qui les passionne.

On estime la communauté française au Vietnam à 11.000 personnes (8.000 sont inscrits sur le Registre). Elle est installée pour les 2/3 dans la capitale vietnamienne. Il s’agit d’une population dynamique (60 % d’actifs), majoritairement masculine (62 % d’hommes) et comprenant de nombreux entrepreneurs.

(à l’image) Parmi ces Français prometteurs, citons les deux chefs  qui accompagnent le chef vendéen étoilé Thierry Drapeau, dont j’ai découvert le restaurant ouvert deux semaines auparavant… en compagnie de quelques uns de ces entrepreneurs installés au Vietnam de longue date.

Créer une entreprise est une solution de plus adoptée par les jeunes diplômés et les anciens stagiaires, parfois même avant de chercher un premier emploi, tant les opportunités de marché semblent foisonnantes

(à l’image) A Vinh Long situé à 2 heures de route de Saigon dans le delta du Mekong, j’ai rencontré nos retraités, membres  de l’UFE Delta du Mékong, section présidée par Bernard Verneveaux. L’obligation de produire un certificat de vie est un sujet épineux dans cette partie du monde. Il ne faut pas être naïf : obtenir la signature d’un certificat d’existence par les autorités locales n’est pas gratuit. Sans parler de la lenteur des services postaux qui entraine la suspension du paiement des pensions par les caisses de retraite basées en France.

Patrick Molko m’a alerté sur des problèmes bancaires récurrents. On a vu des banques françaises fermer unilatéralement des comptes, au motif que les requêtes de nos services des impôts leur faisaient perdre trop de temps !

Enseignement

Lycée bilingue

Fierté de l’éducation vietnamienne, j’ai découvert le lycée Nguyen Thi Minh Khai aux côtés de Jean-Philippe Rousse, conseiller culturel. Nous avons été reçus par la proviseure de l’établissement, Mme Nguyen Thi Hong Chuong et la proviseure adjointe, Mme Nguyen Minh Bach Lan, ainsi que le chargé de mission auprès du service de l’Éducation et de la Formation, M. Pham Quan Tam.

Le lycée propose le programme bilingue et le programme de français LV2. Avec 520 élèves inscrits à la rentrée 2017, il s’agit du plus important contingent d’élèves francophones de niveau secondaire à Ho-Chi-Minh-Ville.

Le Vietnam comptait à la rentrée 2015 environ 48.400 élèves francophones dans l’enseignement scolaire (dont environ 3650 élèves à Hô-Chi-Minh-Ville) : 12.900 en classes bilingues et 35.500 ayant choisi le français comme 1ère (LV1) ou 2e langue vivante (LV2).

Besoins en scolarité

La question scolaire est cruciale. Fermé pour la période des vacances scolaires, je n’ai pu visiter le lycée français Marguerite Duras à Hô-Chi-Minh-Ville qui compte 865 Français sur 1.130 élèves, soit 76 %. Dans la capitale vietnamienne, les Français représentent le groupe le plus important d’expatriés européens !

Un entrepreneur français m’a confié que des investisseurs vietnamiens seraient prêts à créer une école française de 6.000 places !… si l’homologation était acquise avant l’ouverture.

Si seulement on pouvait faire évoluer les procédures d’homologation pour qu’elles génèrent un élan, au lieu de freiner le développement de l’enseignement français à l’étranger…

Entrepreneuriat

Gameloft

Visite du site de Gameloft, éditeur de jeux pour mobiles et tablettes, avec Nguyen Ngoc Thuan, directeur RH pour l’Asie Sud-Est. Trente Français y travaillent à des postes stratégiques.

Créée en 1999 par UBI Soft, Gameloft est devenue indépendante en 2008, avant d’être rachetée par le groupe Vivendi en 2016. L’entreprise emploie 6000 personnes dans 38 pays. 30% de ses effectifs se trouvent en Asie du Sud-Est pour seulement 8% du coût global du personnel…

En Asie sud-est, Gameloft est présent dans 3 pays (Vietnam, Indonésie et Philippines) : 7 studios et 2166 employés. En 10 ans, la société a multiplié sa taille par 20 dans cette région. Son catalogue présente plus de 500 jeux vidéo.

Dans ce secteur industriel en surchauffe, il faut prévoir une augmentation annuelle de 10-15% aux employés et affronter une vive compétition pour recruter les talents !

Linkbynet

Linkbynet a été fondée en 2000 par deux frères dionysiens (93), Patrick et Stéphane Aisenberg, ayant juste le baccalauréat en poche.

Pionnière de l’informatique en nuage (Cloud Computing), Linkbynet propose à ses quelque 800 clients, de la PME aux grands noms du CAC40, des solutions d’hébergement et d’infogérance.

Linkbynet Vietnam a ouvert ses portes en 2014. La filiale ne comptait alors qu’un seul collaborateur ; elle en compte une cinquantaine désormais. Linkbynet Vietnam est gérée par Thuy Bui, un Français d’origine vietnamienne qui m’a reçu, en présence de Benoit Lauvray, directeur de la production.

Justifiant d’une croissance annuelle moyenne de 25 %, le groupe compte 650 employés (dont 250 à son siège) et réalise un CA de 45M€.

Culture & Sciences

Institut culturel

Visite de l’IDECAF (Institut d’échanges culturels avec la France), dirigé par Mme Nguyen Ngoc Lan.

Ce centre culturel français placé sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères vietnamien, dont les cadres sont des diplomates vietnamiens, constitue une véritable exception dans notre réseau culturel !

En effet, l’IDECAF a été créé en 1982 par accord intergouvernemental, en reprenant les bâtiments de l’Institut français de Saigon, lui-même créé en 1954.

L’institut assume avec dynamisme la promotion de la culture française, d’abord en termes d’apprentissage de la langue : 2000 élèves annuels ; 60 professeurs, dont 10 Français. Salle de spectacle, salle d’exposition et médiathèque (25.000 références sur 800m2, ouverte en 2006 avec l’aide de la France) sont autant de puissants outils au service de notre rayonnement national.

Coopération scientifique et culturelle

Lors d’un déjeuner à la Résidence en présence de Jean-Philippe Rousse, conseiller culturel, j’ai rencontré Alexis Drogoul, représentant de notre Institut de recherche pour le Développement (IRD) installé depuis les années 1990 pour partager ses connaissances scientifiques et travailler en partenariat avec les principales institutions de recherche et d’enseignement vietnamiennes, notamment sur l’environnement, les ressources naturelles, la santé et les sciences sociales.

Cette réunion m’a aussi permis des échanges passionnants avec Pascal Chinarro, fondateur du studio audiovisuel Bonjour Saigon ; Sandrine Llouquet (Salon Saigon) et puis Olivier Tessier de l’Ecole française d’extrême Orient (EFEO), établissement spécialisé dans l’étude des civilisations de l’Asie depuis 1898.

Débat : “Une crise en quête de fin” (Vidéo – 4:20)

J’ai interrogé Delphine Gény-Stephann, secrétaire d’État auprès de Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, au cours d’un débat, suite à un rapport d’information de Pierre Yves Collombat : “La crise en quête de fin – Quand l’Histoire bégaie”.

J’ai postulé que la finance n’était ni un bien, ni un mal, mais une nécessité pour irriguer l’économie. A toutes les phases de son développement une entreprise a besoin d’investisseurs. Depuis 10 ans les Français se sont détournés des marchés en actions, ce qui fait défaut à nos entreprises.

J’ai donc demandé à Mme la ministre, quelles mesures elle comptait prendre pour relancer l’actionnariat populaire et faciliter le retour des Français vers la Bourse qu’ils ont délaissée, justement depuis dix ans.

Voir la VIDÉO (4:20) – Question + Réponse

Audition – Ma question à Business France sur ses résultats (Vidéo – 3:20)

J’ai interrogé Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, lors de son audition, le 17 janvier, par la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées.

En résumé, quelle corrélation entre nos politiques publiques, la succession des programmes d’action aux titres si ambitieux et… les chiffres du commerce extérieur ? Trois ans après sa création, comment Business France mesure-t-il l’impact de son travail sur notre balance commerciale ? Les chiffres sont consternants : en 2016, 48 milliards de déficit ; en 2017, plus de 60 milliards de déficit (contre -20mds prévus au budget).

Voir la VIDÉO (3:20)

Réponse de Christophe Lecourtier en VIDÉO

Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°38 – vœux/édito et rubriques : Agenda, Brexit, Français du Royaume-Uni, Revue de presse

Lire : l’INFOLETTRE n°38 – Janvier 2018Logo InfoLettre - Rond75

Edito de l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°38

Je souhaite à chacune et à chacun d’entre-vous une nouvelle année pleine de vitalité, de projets accomplis et de bonheurs partagés.

Ce jeudi, Emmanuel Macron sera à Londres pour rencontrer Theresa May. J’assisterai à la réception donnée dans le cadre de ce sommet franco-britannique.

La perspective d’une sortie des Britanniques du marché unique dans 15 mois va aboutir cette année au départ, complet ou partiel, d’entrepreneurs et d’entreprises soucieux de commercer librement avec l’Union européenne, première puissance économique mondiale.

Visuel HL34 effet2Je formule le vœu que le Royaume-Uni trouve une issue à l’impasse dans laquelle elle s’enfonce en plongeant dans l’incertitude les 3 millions d’Européens qui y vivent.

Ce pays mérite mieux que l’isolement qui le guette.

Il suffit parfois d’un sursaut… la France l’a connu en 2017. Qu’il semble loin désormais ce pays désabusé, morose et en quête d’élan.

Le vent de l’Histoire a soufflé si fort que le très libéral magazine The Economist a consacré la France “pays de l’année 2017” ! Pour s’attirer les honneurs de la presse britannique, encore fallait-il un homme de circonstance “Avant son arrivée, la France paraissait irréformable”, jugent les éditorialistes anglais à propos d’Emmanuel Macron… Lire la suite et découvrir l’Infolettre aux Français du Royaume-Uni n°38

MEILLEURS VOEUX 2018

Mes meilleurs vœux de santé et de bonheur à tous pour 2018, depuis Saigon !
Je suis en compagnie d’Edouard George, président UFE Vietnam ; Patrick Molko, conseiller consulaire Vietnam ; Bernard Verneveaux, responsable UFE Delta du Mékong et des membres de l’UFE Vietnam.

En 2018 avec l’UFE, comme depuis 1927, les Français ne sont jamais seuls à l’étranger !

 

HEBDOLETTRE n°97 – La France «pays de l’année» 2017 (édito) – Vœux – Colloque de l’UFE Monde : L’expatriation en famille ou le casse-tête du DRH – Appel à candidatures pour les Trophées des Français de l’étranger 2018 (Lepetitjournal.com) – En circonscription PAYS-BAS – Amsterdam / 30 nov – 3 déc. 2017 – L’écho des circos novembre 2017 : Suisse, Algérie, Royaume-Uni, Monténégro, Australie, Vietnam – UDI Actualités.

Lire : l’HEBDOLETTRE n°97 – 22 décembre 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°97

C’est un joli clin d’œil pour clore cette soufflante année 2017 : The Economist, le renommé magazine libéral, consacre la France «pays de l’année» 2017.

Les éditorialistes de l’hebdomadaire britannique expliquent que “la France a déjoué toutes les attentes” en faisant fi du vieux clivage droite-gauche pour élire à sa tête un jeune ex-banquier, issu d’aucun parti traditionnel.

L’effet Macron joue à fond. A ceux qui se plaignent que ses réformes ne vont pas assez loin, The Economist leur répond qu’ils oublient que “avant son arrivée, la France paraissait irréformable, offrant aux électeurs le choix entre la sclérose et la xénophobie.”

Visuel HL97 On peut penser que cette récompense journalistique qui met fin à des années de sarcasmes sous l’ère Hollande n’est pas anecdotique. 2017 marquera vraisemblablement un tournant dans l’histoire de notre République. Avant, Edgar Faure pouvait affirmer que “la France a toujours une révolution d’avance, parce qu’elle a toujours une réforme de retard’. Mais, aujourd’hui, nous sommes devenus réformables !

Indéniablement, Emmanuel Macron incarne cet esprit volontariste, comme il sait attirer la lumière hors de ses frontières. “Plus jeune que Kennedy, plus libéral que Blair, plus européen que Schröder”, écrivait le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung pendant la campagne présidentielle… Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°97

HEBDOLETTRE n°96 – Rallumer le feu de l’enseignement français à l’étranger (édito) – Téléthon des Français de l’étranger – UDI : conseil national – PLF2018 : intervention au nom du groupe UC lors de la discussion générale sur la mission “Action extérieure de l’Etat” (vidéo) – PLF2018 : intervention sur le réseau AEFE (vidéo) – PLF2018 : mon amendement pour soutenir la fondation Alliance française (vidéo) – PLF2018 : rapporteur de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées pour le programme 129 “Coordination du travail gouvernemental” (vidéo) – En circonscription en ESPAGNE – Barcelone / 13-14 nov. 2017

Lire : l’HEBDOLETTRE n°96 – 14 décembre 2017Logo HebdoLettre bleu - Rond75

Edito de l’HebdoLettre n°96

Comme chaque année, lors de la discussion budgétaire au Sénat, nous débattons de l’enseignement français à l’étranger. La France y consacre plus d’un demi-milliard d’euros d’argent public.

Et comme chaque année, résonnent les trompettes de la renommée : excellence pédagogique, instrument de rayonnement, réseau unique au monde…
Rien à redire, sinon de rappeler que le réseau AEFE accueille moins de 25 % des enfants français résidant à l’étranger (51 % en 1980).

Le gâchis est déjà immense : des dizaines de milliers d’enfants français nés à l’étranger ne parlent pas notre langue, faute d’avoir accès à son apprentissage dans leur pays d’accueil.

Visuel HL94Lors des débats, j’ai proposé à notre ministre Jean-Yves Le Drian de fixer deux objectifs à notre enseignement à l’étranger :
1 – Viser la maîtrise du français par 100 % des enfants français vivant à l’étranger, en créant un chèque éducation,
2 – Doubler le nombre d’écoles françaises d’ici à cinq ans, pour que le réseau compte 1000 écoles, puis 2000 écoles d’ici à dix ans, en libérant le système.

C’est en libérant le système que l’on fera éclore l’initiative privée, seule capable de prendre le relais d’un modèle économique à bout de souffle, construit sur de l’argent public. Lire la suite et découvrir l’HebdoLettre n°96

L’expatriation en famille ou le casse-tête du DRH

Le 28 novembre au Sénat, j’ai eu l’honneur de parrainer et d’ouvrir le premier « colloque experts » de l’UFE (Union des Français de l’étranger) qui s’adressait en particulier aux DRH, acteurs clés de l’expatriation.

Avec Ulysse Gosset (BFMTV), animateur de l’événement.

En préambule ou en conclusion de leurs propos, les participants aux deux tables rondes partageaient ce même mot d’ordre : anticipation.

Le thème de l’expatriation des salariés en famille fut traité sous tous les prismes possibles grâce au large panel d’experts, du déménageur à l’assureur, en passant par le conseil en retraite ou le fiscaliste, sans oublier les prestataires éducatifs. Sans avoir vécu la situation, il est difficile de prendre la mesure d’un basculement de vie à l’étranger pour toute une famille. “L’expatriation est un véritable acte de foi”, synthétise Pascale Gauthier (Novelvy).

De l’excitation au désenchantement, il n’y a souvent qu’un pas. A un moment, tous les problèmes se cristallisent, “surtout sur le conjoint et cela commence par le stress du déménagement”, identifie Charles Baudart (Ags France). “Il faut donner de la visibilité, surtout au conjoint, grâce à un réseau d’accompagnement qui peut aussi lui trouver du travail”, ajoute Jean-François Rieffel (Apec). N’oublions pas les enfants pour qui “l’étranger peut être une opportunité ou un grand risque”, note Philippe Coléon (Acadomia).

Quelles que soient les précautions, il faut rester lucides : “l’expatriation fragilise la famille et conduit au divorce dans 50% des cas”, nous assène l’avocate Céline Richard.

Si le nombre de Français à l’étranger progresse constamment, les entreprises expatrient de moins en moins de personnel. Un retournement de tendance apparu lors de la crise de 2008 et qui n’est pas pour déplaire aux DRH, bien obligés d’accompagner peu ou prou le salarié et sa famille vers leur nouvelle vie.

Mondialisation oblige, on trouve désormais des compétences, sinon des potentiels, à peu près partout. “Un ingénieur à Bengalore vaut 465$/mois. Souvent il a été formé à l’étranger et… sa femme est déjà sur place”, ironise Jean-François Rieffel. Rien d’étonnant que les DRH déclarent privilégier le contrat local par rapport au contrat cadre expatrié (Lire aussi mon éditorial / HL95 du 30 nov 2017).

François Barry Delongchamps pdt délégué UFE Monde : “Il nous faut trouver des solutions innovantes et le rythme nécessaire qui n’est pas celui que nous avons en ce moment”

Santé, retraite, scolarité, emploi, droit de la famille ou bien placements, la question de la mobilité internationale se fractionne en autant de marchés mondialisés, nous a dit en teneur François Barry Delongchamps. C’est pourquoi dans un contexte hautement concurrentiel “tout relève désormais d’une problématique d’innovation” au bénéfice des expatriés que défend le président délégué de l’UFE Monde. Une façon d’enjoindre aux pouvoirs publics et aux fournisseurs concernés de “s’adapter à la vitesse générale du monde”.

Félicitations au délégué général, Marc Boudin, et son équipe pour la création de cet événement qui a suscité un vif intérêt général et le témoignage éclairant de plusieurs DRH de l’assistance.

Lire aussi le compte-rendu du colloque publié sur le site de l’UFE-Monde.

L’écho des circos / novembre 2017

Suisse – Algérie – Royaume-Uni – Monténégro – Australie – Vietnam

SUISSE

Ambassade de Suisse (7 nov.)

A la veille des entretiens entre la délégation suisse et le groupe d’amitié France-Suisse au Sénat, j’ai été heureux de répondre à l’invitation de Bernardino Regazzoni, ambassadeur de Suisse en France.

Cette rencontre fut l’occasion de caractériser quelques priorités dans les relations entre nos deux pays frontaliers, telles que la promotion de la francophonie, la coopération en matière de recherche scientifique & technologique ou encore la fiscalité applicable dans l’enceinte de l’aéroport international de Bâle-Mulhouse-Fribourg !

Lire aussi :
Déplacement en Suisse – Genève & Lausanne (23 au 24 oct. 2015)
Démocratie directe : l’exemple suisse (4 juil. 2017)

ALGÉRIE

Fête nationale (8 nov.)

(g. à d.) Pierre Cabaré, député de Haute-Garonne, Jean-Baptiste Lemoyne, ministre et Olivier Cadic.

Célébration de la fête nationale algérienne à l’ambassade d’Algérie en France. J’ai ainsi fait la connaissance du nouvel ambassadeur d’Algérie en France, Abdelkader Mesdoua, par ailleurs délégué permanent de son pays auprès de l’Unesco. Diplomate chevronné, M. Mesdoua était précédemment en poste en Lybie et en Serbie/Monténégro.

Lire aussi : Déplacement en Algérie – Oran (3 au 4 juil. 2015)

ROYAUME-UNI

Délégation de parlementaires pro-européens (9 nov.)

Nommé au groupe de suivi du Sénat “sur le retrait du Royaume-Uni et la refondation de l’Union européenne”, co-présidé par mon collègue Christian Cambon,  j’ai participé à la réunion avec une délégation issue de la Commission parlementaire sur la sortie de l’Union européenne de la Chambre des communes du Royaume-Uni, conduite par son président Hilary Benn.

Nos échanges ont été très intéressants et consensuels puisqu’aucun des 7 parlementaires britanniques en faveur du Brexit (sur les 20 que comprend la commission) n’avait fait le déplacement à Paris…

Les participants britanniques nous ont interrogé sur notre réaction si l’éventualité d’un revirement annulant le Brexit se produisait. « Le cauchemar prendrait fin », ai-je lancé.

MONTÉNÉGRO

Projet d’école française à Podgorica (15 nov.)

(g. à d.) Nicolas Petrovitch Njegosh, prince héritier du trône du Monténégro ; Olivier Cadic ; Dragica Ponorac, ambassadrice du Monténégro en France et Christine Toudic, ambassadrice de France au Monténégro.

Je me suis impliqué en faveur de la création d’une école française (primaire-collège) à la rentrée 2018 à Podgorica. Le prince Petrovitch est membre fondateur de l’association qui porte le projet et s’avère un soutien très actif.

Les entreprises françaises implantées au Monténégro sont enchantées à l’idée de voir apparaître une école française internationale, nous a rapporté Christine Toudic qui fait preuve d’un volontarisme exemplaire, en faisant notamment le lien avec le monde économique.

Avec le prince et Dragica Ponorac, ambassadrice, nous avons également passé en revue de nombreuses perspectives de développement pour nos entreprises, notamment en matière de préservation des parcs naturels, de traitement des déchets ou de restauration du patrimoine.

Lire aussi : En circonscription au Monténégro – Podgorica (22-25 juin 2017)

AUSTRALIE

Christophe Penot, ambassadeur (15 nov.)

Heureux d’avoir reçu au Sénat notre ambassadeur de France en Australie, Christophe Penot, qui a inspiré et favorisé mon déplacement dans ce pays, en septembre dernier.

L’occasion d’évoquer les projets à soutenir en faveur des Français d’Australie et les relations bilatérales entre nos deux pays. Notre ambassadeur souhaiterait que nous portions nos efforts sur l’apprentissage du français en soutenant notre réseau d’Alliances françaises. Les célébrations qui marqueront le centenaire de la fin de la Première guerre mondiale doivent également être l’occasion de consolider notre excellente relation bilatérale…

Lire aussi :
En circonscription en Australie (1) – Melbourne (5 au 7 sept. 2017)
En circonscription en Australie (2) – Sydney (8 au 11 sept. 2017)
En circonscription en Australie (3) – Canberra (12 au 13 sept. 2017)

ROYAUME-UNI

Brexit (16 nov.)

Accueil au Sénat de Michel Barnier, négociateur en chef de l’Union européenne auprès du Royaume-Uni. “Sur le Brexit, il faut parler avec raison et non avec passion”, a prévenu l’ancien ministre.

Il s’est montré optimiste sur les conditions du futur partenariat UE-UK, en soulignant les enjeux portant sur les questions de défense : on ne marchande pas la sécurité des Européens.

Je l’ai remercié de vouloir garantir les droits des 3,2 millions de citoyens européens qui vivent sur le sol britannique et qui ne doivent pas devenir des citoyens de seconde zone …

VIETNAM

Bertrand Lortholary, ambassadeur (28 nov.)

Notre ambassadeur de France au Vietnam, Bertrand Lortholary, m’a fait le plaisir d’une visite au Sénat, dans la perspective de mon déplacement en Asie, fin décembre.

L’ambassadeur m’a exprimé les attentes de la communauté française résidant dans un pays qui a fait un bond extraordinaire en vingt ans. Le Vietnam est un pays émergent extrêmement dynamique qui compte désormais sur l’échiquier mondial.

L’année 2018 consacrera le 45ème anniversaire des relations entre la France et le Vietnam.

Colloque hydro-diplomatie au Sénat : le bassin du Nil

Après l’Oronte et le Jourdain, la 3ème édition du colloque sur hydro-diplomatie que j’organise avec Fadi Comair a été consacrée au Nil, le 11 décembre dernier.

(g. à d.) Mohammed Abdel Ati, ministre égyptien des Ressources hydriques et de l’Irrigation ; Hasan Al–Janabi, ministre irakien des Ressources hydriques ; Olivier Cadic ; Fadi Comair, pdt d’honneur du REMOB ; ma collègue Catherine Morin-Desailly, pdte du groupe d’amitié France-Egypte ; Loïc Fauchon, pdt honoraire du Conseil mondial de l’Eau et pdt de la Ste des Eaux de Marseille.

L’événement a eu lieu au Sénat comme à l’accoutumée. J’ai été heureux de la présence mes collègues des groupes interparlementaires d’amitié France-Égypte, France-Pays de la Corne de l’Afrique, France-Irak et France Liban. Je remercie tout particulièrement ma collègue Catherine Morin-Dessailly d’avoir ouvert le colloque.

Dix pays sont liés au Nil. Nous avons apprécié que tous les intervenants aient privilégié une approche globale des enjeux, sans esprit partisan.

Il faut sécuriser l’usage de l’eau aujourd’hui et pour les générations futures, nous a dit Fadi Comair, en développant une nouvelle diplomatie, l’hydro-diplomatie, qui doit impliquer toutes les composantes de la société.

Il ressort de cette journée un message clair : l’eau doit être une source de vie, et non pas une source de conflit.

Je remercie chaleureusement tous les participants d’avoir contribué à la réussite de ce colloque et je salue tous les contributeurs pour avoir permis la présence de cinq ministres et deux ambassadeurs à Paris, afin de partager des perspectives pacifiques et durables dans la gestion des eaux du Nil.

(g. à d.) Ehad Badawi, ambassadeur de la République arabe d’Égypte en France ; Seif El Din Hamad Abdullah, ancien ministre des Ressources en Eau du Soudan ; Daffa-Alla Elhag Ali Osman, ambassadeur du Soudan en France ; Mahmoud Abou Zeid, président du Conseil Arabe de l’Eau, ancien ministre ; Hussein El-Atfy, secrétaire général du Conseil arabe de l’Eau, ancien ministre ; Catherine Morin-Desailly, sénatrice de la Seine-Maritime ; Mohammed Abdel Ati, ministre des Ressources hydriques et de l’Irrigation d’Égypte ; Fadi Comair, président d’honneur du REMOB ; Olivier Cadic ; Hasan Al-Janabi, ministre des Ressources hydriques d’Irak.

Hommage à Carl Lutz, le diplomate suisse qui a sauvé 62.000 Juifs

Le 8 novembre dernier, à Paris, la conférence de la fondation Carl Lutz avait rassemblé des représentants des gouvernements suisse, américain, israélien, salvadorien, ainsi que le secrétaire d’État aux Affaires européennes de la Hongrie !

« Les lois de la vie sont plus fortes que les textes de loi », la citation de Carl Lutz illustre la conférence de Frédéric Hayat et de Agnès, fille du diplomate suisse.

 

Agnès Hirschi et Frédéric Hayat

Alors qu’il officiait comme vice-consul de Suisse à Budapest entre 1942 et 1945, Carl Lutz a suivi sa conscience en donnant aux Juifs hongrois des papiers de protection. Ainsi, il a sauvé de l’extermination à Auschwitz plus de 62’000 hommes, femmes et enfants juifs, la plus vaste opération humanitaire de la guerre.

En affrontant le sinistre officier SS Adolf Eichmann sur le terrain du droit, Carl Lutz a usé de stratagèmes élaborés pour placer plus de 76 bâtiments résidentiels de Budapest sous extraterritorialité et y a logé des milliers de familles.

Bernardino Regazzoni

Carl Lutz et sa femme Gertrud ont organisé, à eux deux, la plus vaste opération de sauvetage de la Seconde guerre mondiale !

La paix revenue, plus personne ne pensa à Lutz, sauf son propre gouvernement qui ouvrit une enquête à son encontre pour avoir abusé de ses fonctions.

« Quand autant de pays violent les lois pour tuer, il peut bien s’en trouver un qui les transgresse pour sauver », disait Carl Lutz.

Avec Frédéric Hayat, historien et Xavier Cornut, membre du conseil, Fondation Carl Lutz

Son histoire a dormi dans les archives officielles et les papiers de famille jusqu’en 1964, lorsque le diplomate et son épouse reçurent le titre de Juste parmi les nations au nom de l’état d’Israël par le mémorial de Yad Vashem.

Bernardino Regazzoni, ambassadeur de Suisse en France a rendu hommage à Carl Lutz, nominé trois fois au prix Nobel de la Paix.

Je recommande la lecture de « Diplomatie dangereuse », une biographie de l’historien Theo Tschuy qui fait le récit émouvant de cet homme qui a représenté un rayon d’espoir aux heures les plus sombres de notre humanité.

Crédit photo Lutz : holokausztmagyarorszagon.hu

PLF 2018 – Action Ext. de l’État – Mon amendement pour soutenir l’Alliance française (Vidéo – 1m)

La Fondation Alliance française connaît de très graves difficultés financières : elle est en cessation de paiement. Le Premier ministre Bernard Cazeneuve avait promis à la Fondation une subvention exceptionnelle de 1,5 million d’euros…

Le ministre Jean-Yves Le Drian m’a répondu qu’il avait une lancé une mission d’inspection conjointe avec le ministère de l’intérieur et le ministère de l’éducation nationale dont les résultats sont attendus pour la fin de l’année.

Par ailleurs, “L’État a apporté en plus de sa subvention habituelle 200.000 euros et encore 250.000 euros à la Fondation de sorte que les salaires de décembre pourront être payés” a-t-il ajouté.

Voir la VIDÉO (1m) ou lire l’intervention

En circonscription en Espagne – Barcelone (13-14 nov. 2017)

Mon cinquième déplacement à Barcelone depuis le début de mon mandat (sept. 2014) a été motivé par l’inauguration de l’école maternelle du lycée français de Barcelone.

L’occasion de retrouver Pierre Olivier Bousquet, conseiller consulaire au service des Français d’Aragon, des Iles Baléares et de Catalogne et, depuis septembre, collaborateur parlementaire de Samantha Cazebonne, députée des Français établis hors de France pour la  5ème circonscription qui englobe l’Espagne, le Portugal, Andorre et Monaco.

Enseignement

Inauguration de l’école maternelle

A l’invitation du proviseur du lycée français de Barcelone, Dominique Duthel, j’ai eu la joie de participer à l’inauguration de la nouvelle école maternelle française, le 14 novembre.

Un événement qui m’a permis de revoir Yves Saint-Geours, ambassadeur de France en Espagne ; Christophe Bouchard, directeur de l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et de faire la connaissance de Cyril Piquemal, consul général de France à Barcelone.

Accueillis par les élèves de terminale STMG, la visite de locaux a précédé les prises de parole sur le toit-terrasse du bâtiment neuf.

Il y a 14 mois, je m’étais rendu au lancement des travaux qui représentent un investissement de 6 millions d’euros. C’est donc en un temps record que le directeur de la maternelle, Patrick Bonnefoy aura accompli une double tâche. En premier lieu, la restauration de l’ancienne villa, incluant une salle de musique et une marmothèque pour que, dès l’âge de 3 ans, les enfants soient imprégnés de la culture du livre. En second lieu, la construction d’une nouvelle école qui inclut le restaurant scolaire.

Le nouveau bâtiment est un bijou d’architecture et de technologie dans le respect de l’environnement : éclairage aux LED avec des détecteurs de mouvement, régulation automatique de la lumière naturelle et de l’air ambiant grâce à un système qui contrôle l’ouverture des lames et des fenêtres, etc.

“Dans cette école maternelle, il y a de l’excellence dans la conception, dans la construction, dans la conservation du site historique, dans l’insertion locale”, a résumé notre ambassadeur Yves Saint-Geours.

Pour sa part, Christophe Bouchard, s’est demandé si ce n’était pas “la plus belle école maternelle française à l’étranger“, saluant l’engagement des parents qui ont fait le choix du système français.

Palmes académiques pour le proviseur

Au cours de la cérémonie, Yves Saint-Geours a décerné la médaille de Chevalier dans l’ordre des Palmes Académiques à Patrick Bonnefoy, directeur de l’école, pour récompenser son mérite professionnel et la part décisive qu’il a prise dans la concrétisation de la nouvelle école.

La matinée s’acheva par un joyeux lâcher de ballons. Des ballons bleu/blanc/rouge, évidemment.

Table ronde sur la Maternelle à la française

Participation à la table ronde sur la spécificité de l’école maternelle française, organisée dans le cadre de la Semaine des lycées français du monde par l’AEFE, en présence de son directeur Christophe Bouchard et de Lucia da Silva, COCAC adjointe.

Ce fut l’occasion de rappeler qu’en Espagne, ce n’est pas moins d’un million de jeunes qui apprennent le Français ! Notre langue est la deuxième langue étrangère enseignée. Ajoutons encore que quelque 4000 enfants sont scolarisés dans l’ensemble des écoles maternelles françaises en Espagne.

Communauté française

Consulat

Échanges très instructifs sur l’état d’esprit qui règne au sein de la communauté française de Barcelone auprès de Cyril Piquemal, consul général, Julien Perrier, consul adjoint et Frédérique Morcillo, vice-consule. Au milieu de l’agitation politique, nos compatriotes ressentent beaucoup d’empathie vis-à-vis des Catalans, tout en se défiant de la tentation sécessioniste, à fortiori à l’heure du Brexit.

Cyril Piquemal et son équipe se dévouent auprès d’une communauté conséquente de 36.000 Français (officiellement inscrits) qui veut conserver un lien étroit avec la France. L’enseignement français en profite et c’est plus d’un millier de bourses scolaires qui ont été attribuées par le consulat en 2017.

Soirée de l’Institut français

Invité par Pascale de Schuyter Hualpa, directrice de l’Institut français de Barcelone (IFB), j’ai participé à une conférence/dégustation intitulée “Papilles, molécules et Jazz”. Tout un programme !

Parrainé par l’IFB, il s’agissait d’un événement commun avec l’hôtel Palace et le Festival de Jazz. Une rencontre placée sous le signe de la convivialité, où j’ai rencontré divers acteurs de la communauté française.

Entrepreneuriat

Chambre de commerce

Rencontre avec Philippe Saman, directeur de la Chambre de commerce franco-espagnole à Barcelone, en présence des chefs d’entreprises François Martin, directeur général de Targobank, groupe Crédit Mutuel-CIC ; Paule Celma,  Sales Area General Manager Europe du Sud du groupe Umicore ; Christophe Dubus, directeur général Brico Dépôt pour la Péninsule Ibérique et Laurent Renard, fondateur et gérant de Toro Development.

Née en 1883, la Chambre de Barcelone est la doyenne des chambres françaises en Europe et la deuxième dans le monde. L’organisme rassemble aujourd’hui 450 membres, pour l’essentiel des entreprises françaises implantées en Catalogne et des entreprises espagnoles ouvertes sur la France, de taille et de secteurs très diversifiés.

Dans un contexte politique tendu, la Chambre a réuni ses membres pour faire un point sur l’état d’esprit des entrepreneurs. En effet, 99% des entreprises de la CCI sont toujours installées en Catalogue et personne ne veut prendre de décision précipitée, surtout dans la perspective des élections régionales convoquées le 21 décembre prochain. Le compte rendu de la réunion diffusé en interne appelle chacun à une attente sereine.

PLF 2018 – Action Ext. de l’État – Débats / AEFE (Vidéo – 2:35)

Intervention au sujet du risque de “déconventionnement” des établissements scolaires du réseau AEFE, parce qu’ils vont voir leur redevance passer de 6 à 9 % (de façon temporaire, nous assure le ministre Jean-Baptiste Lemoyne, puisqu’elle devra repasser à 7,5 % en 2019 et à 6 % en 2020).

J’ai rappelé qu’il n’y avait pas de différence d’enseignement entre les établissements EGD, conventionnés ou homologués, ces derniers constituant même la majorité du réseau (265). De plus, si un poste d’expatrié est remplacé par un poste de résident, ce n’est pas un drame. il ne faut pas brimer toute tentative de réduire la dépense publique.

Voir la VIDÉO (2:35) ou lire l’intervention