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Emploi (5) : Fermeture du Bureau Emploi-Formation de Londres : Passage d’une logique de dépense à une logique de performance

Enfin ! La décision promise voici deux ans est annoncée. Cela n’aura pas été sans peine. Cela prouve que, même si les Conseillers à l’AFE sont dépourvus de pouvoirs, ils peuvent finir par être entendus.

Plutôt que de concurrencer directement les pouvoirs publics britanniques dans le domaine de l’emploi, souhaitons que le consulat de Londres constitue désormais une véritable interface pour faciliter la mobilité de nos compatriotes au sein de l’Europe.

Ci-joint le communiqué sur la fermeture du Bureau Emploi-Formation, cosigné par les deux conseillers à l’AFE de Londres élus sur la liste que j’ai conduite.

Photo Flickr de Danny Key.

Plan Ecole (14) : Projet de charte clarifiant les critères d’admission au lycée Charles de Gaulle

Invité par Michel Monsauret, conseiller culturel adjoint à l’ambassade de France, un groupe de travail, rassemblant des parents d’élèves (APL) et des élus de l’AFE, vient d’examiner les conditions d’accès au lycée Charles de Gaulle à Londres.

Je souhaite que les propositions émises préfigurent la création d’une charte éthique pour informer les familles sur leurs probabilités d’accéder au lycée CDG et de prendre des décisions relatives à leur implantation à Londres (logement, inscription dans les écoles anglaises, etc.).

Sur le plan de la procédure, nous avons proposé que chaque famille se voie attribuer un numéro d’ordre sur une liste d’attente, lors du dépôt du dossier d’inscription (numéro d’ordre attribué en fonction de la classe et de la catégorie).

Au sujet des conditions d’entrée, il a été défini 5 critères prioritaires :

– Critère 1 – Enfants de familles ayant un ou des enfants déjà scolarisés au lycée (français ou étrangers, ce qui permet de préserver le contingent d’élèves étrangers)

– Critère 2 – Enfants français scolarisés dans le système français (France, AEFE, Mission Laïque, CNED), ce qui permet à des élèves en attente d’inscription depuis plusieurs années et qui suivent des formations au CNED d’accéder au lycée.

– Critère 3 – Enfants français scolarisés au Royaume-Uni

– Critère 4 – Enfants de familles francophones (sans distinction d’origine)

– Critère 5 – Autres enfants

Enfin, en termes de calendrier, chacun s’accorde à dire que la date d’acceptation d’un élève au lycée Charles de Gaulle arrive beaucoup trop tard pour les familles. Il a été suggéré que le dépôt du dossier puisse avoir lieu dès le mois d’octobre, plutôt qu’en mars actuellement.

Photo Flickr de Leo Reynolds.

Plan Ecole (13) : Démocratiser et internationaliser l’accès à l’enseignement français

Le plan Ecole est sur les rails et chacun s’en félicite. Son premier objectif vise à ajouter 500 places par an dans les écoles primaires, les collèges et les lycées. Encore faut-il veiller que ce surplus soit ouvert à tous afin de respecter l’égalité républicaine.

Lors des états généraux de l’enseignement français à l’étranger, j’ai rappelé que 21.000 mineurs français étaient enregistrés au consulat de Londres, mais que 4.000 d’entre-eux seulement fréquentaient les établissements français du Royaume-Uni.

Qui dit pénurie, dit marché noir ! La pénurie de places implique forcément le favoritisme, c’est pourquoi j’ai demandé que soient définis des critères et des procédures d’admission clairs, pour restaurer l’ordre républicain.

Par ailleurs, j’ai fait le constat que l’enseignement secondaire londonien vivait en autarcie : les établissements français n’accueillent même pas 10% d’enfants étrangers et les sections bilingues sont inexistantes. Il serait temps que les établissements placés en gestion directe de l’AEFE renouent avec leurs missions de continuité du service public, d’accueil de populations étrangères et de coopération éducative.

Verbatim de mon mon discours du 02-10-08 aux Etats généraux de l’enseignement français à l’étranger, au Quai d’Orsay.

Photo Flickr de Prodromos Sarigianis.

Emploi (4) : Revoir les critères de performance justifiant l’existence d’une bourse de l’Emploi

La sous-commission Emploi et Formation professionnelle à l’AFE, dont je suis le rapporteur, s’est réunie aujourd’hui.

Il est apparu à chacun la nécessité de réévaluer les priorités de l’action dans le domaine de l’emploi-formation avec la traduction budgétaire que cela implique.

Les crédits du ministère de Affaires étrangères et Européennes (MAEE) affectés à l’emploi et la formation professionnelle s’élèvent à 700.000 euros en 2008. Il convient d’ajouter environ 500.000 euros provenant du ministère de l’Emploi, destinés à la formation professionnelle.

Ces crédits font fonctionner 42 bourses de l’Emploi dans le monde. La formation professionnelle est principalement de la formation locale dans des pays d’Afrique subsaharienne et du Maghreb, avec des centres de formation situés localement.

Deux critères de performance justifient l’existence d’une bourse de l’Emploi : le nombre de placements et leurs coûts. Les membres de la commission s’interrogent sur la pertinence de ces indicateurs.

L’Europe représente près de ¾ des placements (68%), notamment grâce au Centre Charles Peguy à Londres.

J’observe que si le nombre de placements est le critère de performance, les bourses de l’Emploi seront naturellement localisées dans les pays à taux de chômage réduit. Il n’est donc pas surprenant de voir s’ouvrir une bourse en Norvège où le taux de chômage est de 1,5% et de constater que l’essentiel des placements s’opère en Europe.

Il faut s’interroger sur l’opportunité d’affecter des moyens financiers pour concurrencer, sur leur sol, l’action publique pour l’emploi des divers pays européens, dont certains sont mieux lotis que d’autres en termes de créations de jobs.

L’action publique européenne en matière d’emploi est déjà coordonnée par Eures. Il convient d’analyser la valeur ajoutée de ces aides et d’orienter nos efforts vers des zones situées en dehors de l’Europe, et en particulier dans les pays où le système d’aide à l’emploi local est défaillant.

Espérons que nous serons entendus !

Photo Flickr de Revlimit.

Emploi (3) : Une Bourse d’emploi à Oslo… ubuesque !

Une Bourse d’emploi a été créée à Oslo, en novembre 2007.

Dans le même temps, la Norvège met au service des Français trois conseillers Eures parlant le français, dont deux à Oslo. Ajoutons que le pays affiche un taux de chômage de 1,5%.

Oslo en hiver

J’ai lu dans un rapport de la Direction des Français à l’étranger (DFAE) : zéro placement en 2006 et zéro aussi en 2007 au palmarès de cette nouvelle entité.

Alors, on se demande bien quels services offre cette structure tricolore que n’apportent pas les services à l’emploi norvégiens et combien coûte-t-elle au contribuable ?

La DFAE a fait savoir que si cette bourse d’Oslo ne rend pas les services attendus, comme d’autres en Europe, elle mettrait un terme à son activité.

Ce qui me désole, c’est que la DFAE ferait mieux d’orienter ses crédits en matière d’emploi vers les zones comme l’Afrique, l’Amérique du Sud ou l’Asie. Là-bas, cette assistance serait la bienvenue, car nos compatriotes n’y disposent pas de services d’aide à l’emploi comme en Europe.

Verbatim de mon intervention et la réponse d’Alain Catta, directeur des Français à l’étranger : Bureau Emploi Oslo (Assemblée des Français de l’étranger, session d’ouverture du 22 septembre, au Quai d’Orsay)

Photo Flickr de Leo-avelon.

Emploi (2) : Mettre un terme aux pratiques discriminatoires du bureau Emploi du consulat de Londres

Au consulat à Londres, les offres d’emplois sont réservées aux seuls Français établis au Royaume-Uni.

Réserver des offres d’emplois selon un critère de nationalité est en contradiction, non seulement avec nos engagements européens, mais aussi avec un des principes élémentaires de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

Cette discrimination est double puisqu’elle atteint aussi les Français de France !

Les Français de France paient les impôts qui financent les traitements des employés de la Bourse d’emploi à Londres. Mais, Ils n’ont pas un libre accès aux annonces qui sont recueillies par cette officine !

Rappelons qu’il existe le réseau Eures, portail européen pour l’emploi des travailleurs au sein de tous les pays de l’Union européenne.

Rappelons aussi que nous exigeons des autres pays européens que leurs offres d’emploi soient ouvertes à nos compatriotes. Alors, au nom de quoi pourrions-nous justifier des pratiques discriminatoires ?

Tel est le sens de mon intervention, aujourd’hui, à l’Assemblée des Français de l’étranger dans sa session d’ouverture au Quai d’Orsay.

Verbatim de mon intervention et la réponse d’Alain Catta, directeur des Français à l’étranger : Bureau Emploi du consulat

Copie d’une page du site du Consulat à Londres remis au Directeur de la DFAE : Avis aux employeurs (site du Consulat)

Le site Eures, le portail européen sur la mobilité de l’emploi

Photo Flickr de Cayusa.

Plan Ecole (12) : L’intelligence collective en action

Le Plan-Ecole est une oeuvre collective. Il en tire légitimité et force.

Si chaque contributeur y adhère avec fierté, personne ne peut en revendiquer la paternité, ni se l’approprier.

Ce n’est pas une raison pour oublier que Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France, a joué le rôle de catalyseur et que, grâce à lui, il y a désormais un avant et un après en matière d’enseignement français au Royaume-Uni.

Dans le détail, un comité de pilotage chapeaute des groupes de travail qui sont responsables de chaque objectif. Il leur revient de définir les actions à mener et de les exécuter, ce qui inclut l’évaluation et la recherche des moyens financiers nécessaires pour les atteindre.

J’invite chacun d’entre-vous dont les compétences peuvent aider à la concrétisation de nos visées à me contacter.

Nous devons nous emparer de ce plan à bras le corps et le faire vivre !

Photo Flickr de Jef Safi.

Plan Ecole (11) : Soutenir le programme Flam (objectif 3)

– Objectif 3 : Faire des associations du programme Flam, le premier maillon d’un enseignement bilingue. –

J’ai une affection et une admiration particulière vis à vis des parents français qui ont créé des petites écoles, afin d’offrir aux enfants en bas âge un éveil à la maîtrise de notre langue.

Il me semble impérieux de pérenniser ces initiatives individuelles dans un cadre pédagogique, le programme Flam.

L’action émérite des parents doit pouvoir, à terme, se transformer en premier maillon d’une chaine d’un enseignement bilingue, tout en se rapprochant d’établissements britanniques afin de contribuer à l’atteinte de l’objectif 2 (favoriser l’enseignement bilingue).

Photo Flickr de Woodleywonderworks.

Plan Ecole (10) : Favoriser l’enseignement bilingue français-anglais (objectif 2)

– Objectif 2 : Doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni. –

Beaucoup de nos compatriotes sont installés durablement au Royaume-Uni. Il convient de leur offrir une solution intégrée au système scolaire britannique en faisant la promotion de l’enseignement bilingue.

Au 1er janvier 2008, nous comptions déjà une cinquantaine établissements offrant un enseignement français-anglais.

Vous serez heureux de l’apprendre : nous avons rencontré un grand intérêt de la part des Britanniques pour développer cette approche pédagogique. Au point que nous pronostiquons la création de classes bilingues dans une dizaine d’institutions cette année.

Photo Flickr de Funtik.cat.

Plan Ecole (9) : Augmenter le nombre de places dans les écoles françaises (objectif 1)

– Objectif 1 : Augmenter de 500 par an les places offertes dans l’enseignement français au Royaume-Uni. –

L’an dernier, à l’annonce de 300 places supplémentaires à Fulham, nous avons reçu plus de 1500 demandes d’inscription.

L’offre qui avoisine actuellement 5000 places est notoirement insuffisante. Le Plan-Ecole vise à trouver tous les moyens pour accroître cette offre d’une manière maitrisée et constante.

Si nous parvenons à atteindre notre objectif, nous aurons augmenté de 60% les places disponibles sur 5 ans. Chaque année, nous pourrons suivre les progrès sur un tableau de bord affichant les établissements, le nombre de classes par niveau et le nombre d’élèves par niveau.

En période de pénurie, il serait pertinent de disposer d’une charte qui garantisse un droit d’accès égal pour tous et limite le favoritisme. Nous en reparlerons.

Photo Flickr de Baud10.

Plan Ecole (8) : Etat des lieux au Royaume-Uni

Avant de décider vers où aller, il n’est pas inutile de calculer sa position.

Chaque année, ce sont des centaines d’élèves français et étrangers qui ne peuvent accéder à l’enseignement français à Londres par manque de place, tant dans le premier degré que dans le second.

En passant, j’ai été frappé par le nombre de personnes qui venaient voter à Londres pour l’élection présidentielle et qui ne parlaient pas le français ! N’est-ce pas le résultat d’un système qui ignore une partie de nos compatriotes ?

Deux questions se posent légitimement :

1) Combien de places sont-elles disponibles dans l’enseignement français au Royaume-Uni ? 4902 places au 01 janvier 2008. Chacun s’accorde à dire que c’est insuffisant. Ce chiffre va nous servir de balise pour suivre nos progrès.

2) Quelle est la part d’enfants français (comptabilisés par le consulat) bénéficiant de l’enseignement français ?

Sur près de 21.000 mineurs français, enregistrés au consulat de Londres, environ 4000 d’entre-eux fréquentent les établissements français du Royaume-Uni.

Autrement dit, les trois-quarts des enfants français vivant au Royaume Uni sont scolarisés dans des établissements britanniques, par choix de leurs parents ou du fait de leur localisation géographique éloignée des écoles françaises du pays.

Par souci de l’intérêt général, nous ne devons pas circonscrire notre action aux Français pouvant accéder géographiquement aux écoles françaises.

Photo Flickr de El Bibliomata.

Plan Ecole (7) : Génèse du plan

Je m’étais permis de l’exprimer en ces termes au sein de l’UFE, l’Union des Français de l’étranger : un plan école d’envergure ne peut se concevoir sur le coin d’un bureau par un conseiller solitaire, si brillant soit-il.

Un plan école devait évidemment être le fruit de la concertation de toutes les parties prenantes de la communauté scolaire (parents d’élèves, enseignants, élus ou encore représentant des entreprises).

A l’occasion de notre première rencontre le 19 décembre 2007, Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France, répondait à mon attente et lançait la dynamique dès son arrivée. Il fallait désormais un animateur pour synthétiser toutes les réflexions et les formaliser par écrit. Je salue la performance de Michel Monsauret, conseiller culturel adjoint. Il a accompli un travail considérable, multipliant les déplacements, organisant quantité d’entrevues et concertations pour aboutir à un document consensuel, mais audacieux.

Un plan se définit selon des objectifs, puis par des actions pour atteindre ces objectifs, et enfin des indicateurs pour mesurer la progression vers les objectifs. Évidemment, les moyens disponibles conditionnent la hauteur des prétentions.

Voici les trois objectifs du plan :

1 – Augmenter de 500 par an les places offertes dans l’enseignement français au Royaume-Uni.

2 : Doubler en 5 ans le nombre d’établissements offrant un enseignement bilingue français-anglais au Royaume-Uni.

3 : Faire des associations du programme Flam, le premier maillon d’un enseignement bilingue.

Photo Flickr de Zigazou76.

Plan Ecole (6) : Lancement d’un Plan Ecole ambitieux pour le Royaume-Uni

A l’occasion de la visite à Londres des Sénateurs Joëlle Garriaud-Maylam et André Ferrand, vous avez manifesté votre intérêt pour l’avenir de l’enseignement au Royaume-Uni.

André Ferrand, Olivier Cadic, Joëlle Garriaud-Maylam

Comme indiqué durant la réunion, nous vous engageons à visiter le blog : http://planecoleroyaumeuni.blogspot.com/

Vous pourrez ainsi récupérer l’intégralité du Plan école pour le Royaume-Uni, partager vos idées et éventuellement demander à rejoindre un groupe de travail.

LondonOmadame, le webmagazine des Françaises de Londres a rédigé un article rendant compte de la réunion du 19 juin 2008 : “Quel avenir pour l’enseignement français au Royaume-Uni ?”

Afin de compléter votre information, vous trouverez sur le blog, le texte ayant servi de support à Mon intervention, lors de la réunion publique UFE.

Les Sénateurs ont pu mesurer le degré d’impatience de certains participants devant une situation à Londres qualifiée parfois d’intolérable voire d’explosive. Soyez certains de leur détermination pour contribuer pleinement à la réussite de notre plan école.

Je vous suis reconnaissant d’avoir pris sur votre temps afin de débattre avec eux.

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Plan Ecole (5) : Réunion publique pour présenter le Plan Ecole, le jeudi 19 juin

Temps fort dans l’histoire de l’UFE GB : nous organisons une réunion publique qui a pour thème :

« Quel avenir pour l’enseignement français au Royaume-Uni ?

Présentation des objectifs du Plan école pour le Royaume-Uni »

le jeudi 19 juin au lycée Charles de Gaulle à 17h00.

En présence des sénateurs Joëlle Garriaud-Maylam et André Ferrand

Je les remercie d’avoir modifié leurs emplois du temps respectifs pour être parmi nous et manifester ainsi leur soutien à notre action.

Cette manifestation est ouverte à tous ! Je vous invite à saisir l’opportunité de dialoguer avec vos représentants sur un sujet crucial pour notre communauté.

La mise en place d’un Plan Ecole pour le Royaume-Uni était le principal engagement de notre liste, ce sera chose faite le 19 juin, tout juste deux ans après l’élection. Du reste, le matin même, Maurice Gourdault-Montagne, ambassadeur de France, présentera les contours du plan, tel que défini en concertation avec les élus, parents d’élèves, enseignants et acteurs locaux de la société civile.

Afin d’être certain de pouvoir participer à cette réunion, je vous invite à vous inscrire très vite, en m’envoyant un email à olivier@cinebook.co.uk

Photo Flickr de Silverfuki.

Plan Ecole (4) : Texte de mon intervention publique à l’Institut Français – 21 mai 2008

Un cinquantaine de personnes se sont rendues à l’Ambassade de France à Londres pour une réunion initiée par Michel Monsauret, conseiller culturel adjoint.

Vous trouverez, ci-dessous, mon discours. Je ne vous cache pas mon optimisme pour la suite des événements !

« La sénatrice Joëlle Garriaud-Maylam m’a téléphoné pour me dire combien elle regrettait de ne pas pouvoir être parmi nous aujourd’hui. Elle rentrait du Niger, et je sais qu’elle doit rencontrer le secrétaire général de l’Elysée à la suite de son voyage. Nous avions préparé ensemble cette réunion, et je l’informerai de son compte-rendu. Lors de la campagne pour l’élection à l’AFE, le premier engagement de l’UFE était de parvenir à la création d’un « Plan Ecole » pour le Royaume-Uni, établi en concertation avec toutes les parties prenantes de la communauté scolaire. Cela ne fut pas sans effort, mais nous nous rapprochons du but.

Ce plan école doit répondre à 2 attentes de la part de notre communauté.

1°) Offrir un nombre de places croissant dans les établissements scolaires français du Royaume-Uni.

Grâce à nos efforts conjugués avec Michel Monsauret, nous avons recensé fin 2007, 11 écoles pour 4902 places. Cet indicateur sera suivi chaque année, et nous pourrons juger de l’efficacité des efforts mis en oeuvre par le Plan Ecole.

J’ai pris bonne note du désir de Michel Monsauret de créer 1000 places supplémentaires dans les deux prochaines années. La création de 500 places nouvelles par an crée un mouvement positif attendu.

Cela passe par la poursuite d’implantations comme Fulham, et le développement d’implantation de la Mission Laïque ou des Ecoles Européennes, où les entreprises employant de nombreux français sont présentes.

Il faudra s’interroger sur le financement de ces opérations afin d’offrir le service de qualité attendu par les parents d’élèves et une rémunération des enseignants prenant en compte le coût de la vie locale.

2°) Garantir à nos enfants, en particulier dans les familles binationales, la maîtrise de la langue française et le contact avec la culture de notre pays.

J’avais demandé au consul général de nous fournir la pyramide des âges des mineurs inscrits au consulat fin 2007. Les trois quarts des enfants français du Royaume-Uni sont scolarisés dans des établissements britanniques par choix de leurs parents ou du fait de leur localisation géographique éloignée des écoles françaises du pays. Pour environ 21.000 mineurs français enregistrés au consulat à Londres, seuls environ 4.000 fréquentent les établissements français du Royaume-Uni.

Pour défendre l’intérêt général, nous ne devons pas nous limiter aux Français qui peuvent accéder aux écoles françaises. Il faut aussi travailler activement au développement de filières bilingues dans les établissements scolaires britanniques publics ou privés et à créer un diplôme reconnu par les deux pays pour valider la formation. Cela passe aussi par le soutien renforcé à toutes les petites écoles de français et la promotion de l’Alliance française.

Comme pour les établissements français de Grande-Bretagne, nous souhaitons qu’un recensement des lieux et des nombres de places offertes dans des classes bilingues soit divulgué chaque année afin d’évaluer la pertinence des actions déterminées dans le cadre du Plan Ecole.

En conclusion, je souhaite remercier Michel Monsauret pour son écoute et son implication personnelle afin d’établir la première version de ce Plan Ecole pour le Royaume-Uni.

Un plan ne saurait être un document figé. Il conviendra d’établir des équipes chargées de vérifier l’application des actions définies dans le plan école, de suivre les résultats et de faire vivre ce plan en l’améliorant de manière continue. »

Lire aussi :
Plan Ecole (3) : Avez-vous des suggestions sur le plan en gestation ?

Photo Flickr de Blessedbullet.

Soirée de soutien à Emmaüs UK par la communauté française

Comme vous le savez l’UFE GB a décidé de promouvoir l’association Emmaüs UK pour l’aider à se développer en Grande-Bretagne.

Grâce à Caroline Sivilia et Eric Jaoui du Groupe London Macadam, le London French Wednesday du mercredi 21 mai, au Maya, fut une très belle fête, mobilisant notre communauté. Je leur fais part, au nom de l’UFE GB, toute notre gratitude.

Une tombola a été organisée au profit d’Emmaüs UK. Pour constituer les lots, Galen Naturopathic Centre avait offert pour £600 de produits de beauté, Marc Levy avait donné son dernier roman dédicacé “Toutes ces choses qu’on ne s’est pas dites”, Cinebook avait apporté diverses BDs, tandis que les sponsors de London Macadam ont envoyé des T-shirts.

Je vous invite à écouter l’interview de Terry Waite, président d’Emmaüs UK sur London Macadam Radio: www.londonmacadam.com/radio

Un grand merci à Diane Fauconnier et Eve qui ont passé une bonne partie de leur soirée près de la caisse pour vendre près de 100 billets de tombola aux participants. Merci à Brigitte Williams pour son travail de préparation et de concertation avec Emmaus, à Katherine Passerieu et Robert Zaigue pour leur contribution dans la recherche des lots pour la tombola.

www.emmaus.org.uk

Lire aussi : “Si chaque Français du Royaume-Uni parle d’Emmaüs à quatre Britanniques…”

Photo Flickr de Drinksmachine.

Si chaque Français du Royaume-Uni parle d’Emmaüs à quatre Britanniques…

A l’initiative de Selwyn Image, un homme d’affaires de Cambridge, la première communauté Emmaüs vit le jour en 1992 à Cambridge. Elle compte désormais 30 compagnons.

Selwyn Image, homme d'affaires et initiateur d'Emmaüs UK

Toutes les communautés britanniques offrent le logement aux sans-abri, un travail et l’opportunité de regagner le respect de soi-même au sein d’un environnement qui les soutient.

Depuis 1992, 14 communautés ont ainsi été fondées. Emmaüs UK projette d’en compter au moins une vingtaine sur le sol britannique d’ici à 2010.

J’ai visité la communauté de Douvres l’été dernier, et je peux témoigner de leur vitalité. Selwyn Image m’a demandé ce que je pouvais faire pour aider Emmaüs UK à mieux se faire connaître. Je lui ai répondu : « Moi tout seul, pas grand-chose. Mais tous les Français connaissent l’abbé Pierre. Si chaque Français du Royaume-Uni parle d’Emmaüs à quatre Britanniques de leur connaissance, nous aurons fait connaître votre organisation à un million de Britanniques ».

L’UFE GB a décidé de promouvoir l’association Emmaüs UK pour l’aider à se développer en Grande-Bretagne.

London Macadam Group, London French Wednesday et l’UFE GB vous présentent “Sous les pavés, la fête !”, une soirée en l’honneur de l’association de l’abbé Pierre, le mercredi 21 mai à partir de 20h00, au Maya. Plus de 300 Français seront attendus.

Une tombola sera organisée au profit d’Emmaüs UK.

Vous trouverez ci-joint une affiche au format A4 que vous pouvez imprimer et afficher afin de favoriser la participation.

Pensez-y : simplement en racontant aux Britanniques le parcours de l’abbé Pierre, vous favoriserez la popularité de son organisation caritative.

Le site d’Emmaus UK : www.emmaus.org.uk.

Télécharger l’affiche : Sous les pavés la fête, avec Emmaüs Uk.

Plan Ecole (3) : Avez-vous des suggestions sur le plan en gestation ?

Une réunion animée par Michel Monsauret, conseiller culturel adjoint de l’ambassade de France, destinée à répondre à cette question :

Quel réseau d’enseignement français en Grande-Bretagne voulons-nous dans cinq ans et comment parvenir à le constituer ?

le 21 mai prochain à Ambassade de France à Londres.

Elle contribuera à la finalisation du Plan Ecole pour le Royaume-Uni, dont nous avions fait notre cheval de bataille lors de la dernière campagne pour l’élection de notre liste à l’AFE.

Si vous souhaitez discuter avec moi avant la tenue de cette réunion, je serais content d’entendre vos suggestions et points de vue sur le sujet. Veuillez me faire parvenir un email à olivier@cinebook.co.uk.

Une première réflexion sur le développement de l’enseignement français au Royaume-Uni avait été mise en place l’an dernier. Elle s’est poursuivie cette année par la définition sommaire d’une stratégie dont l’objectif global est :

Augmenter de façon sensible et rapide la capacité de scolarisation au Royaume-Uni des enfants français dans un cursus qui préserve les apports linguistiques et culturels nécessaires à une éventuelle insertion dans le système scolaire ou universitaire français.

Par les moyens suivants :

– Développant les filières bilingues dans le cadre de partenariats avec les établissements anglais publics (maintained schools) ou privés (Independents schools).

– Développant les possibilités d’implantation de la Mission Laïque ou des Ecoles Européennes dans les sites où les entreprises françaises sont implantées.

– Encourageant le développement des initiatives associatives telles que celles qui bénéficient du programme « FLAM » (Français Langue Maternelle)

– Poursuivant la stratégie d’implantation d’école du type « Wix » dans les « boroughs » de Londres et des environs.

Photo Flickr de Pink Sherbet.

Plan école (2) : Discours tenus en séance plénière lors de l’Assemblée des Français de l’étranger du 7 mars 2008

Je vous rappelle qu’au moment de la rentrée, en septembre 2007, je m’étais aperçu qu’un plan existait ! Nonobstant ses qualités, il était le fruit du travail solitaire de Laurence Auer, conseillère culturelle de l’ambassade.

Comme vous pourrez le lire, j’ai été ravi d’entendre Jean-Paul Rebaud, sous-directeur de la diversité linguistique et du français, au Ministère des affaires étrangères et européennes, annoncer qu’il a expressément demandé aux ambassadeurs de tous les postes diplomatiques d’associer à ce genre de réflexion toutes les composantes de la présence française à l’étranger : les communautés françaises, leurs représentants, les Chambres de commerce, les entreprises françaises.

Mon intervention a été coordonnée avec celle du sénateur André Ferrand.


Résolution n°2/03/08

Madame Soledad MARGARETO donne lecture de la résolution n° 2/03/08 relative au plan Ecole, adoptée à l’unanimité en commission de l’Enseignement et des Affaires Culturelles.

Monsieur le Président s’enquiert des demandes de prise de parole.

Monsieur Olivier CADIC

Merci Monsieur le Président. La dernière fois, au mois de septembre, on a déjà eu une résolution sur le plan-école et je voulais vraiment remercier la commission pour cette résolution. Il faut savoir que je demandais la création du plan-école pour l’Angleterre depuis plus de six mois et j’ai découvert en rentrant, fort de notre résolution et du travail du Sénateur André FERRAND qui avait bien défini les contours et les intervenants sur la constitution du plan-école, qu’en fait, le plan-école Londres existait et avait été rédigé uniquement par la conseillère culturelle. Grâce à cette résolution, j’ai donc pu exiger que nous soyons réunis afin de travailler dessus. Nous avons un nouvel Ambassadeur à Londres depuis le début du mois de décembre, Monsieur Maurice GOURDAULT-MONTAGNE, qui est devenu un vrai leader sur le sujet et qui a, justement, demandé à ce que des réunions régulières soient menées. Grâce aussi maintenant au conseiller culturel adjoint, Michel MONSAURET et à Madame Laurence AUER qui a aussi compris qu’il fallait intégrer tout le monde, nous avançons et nous avons un objectif de plan-école pour le mois de juin, c’est-à-dire dans les temps pour notre sujet. Fort de cette expérience, peut-être pourrions-nous nous assurer que le plan-école n’est pas simplement l’émanation d’une personne sur un poste. Comment sommes-nous sûrs que toutes les parties ont été consultées ? Est-ce que l’on fait un document qui est approuvé par tout le monde ? C’est cela ma simple crainte, mais, encore une fois, merci vraiment pour ce travail dans ce domaine.

Monsieur Le Président demande à Monsieur Jean-Paul REBAUD de rassurer Monsieur Olivier CADIC à ce sujet.

Monsieur Jean-Paul REBAUD

Je voulais seulement confirmer l’information donnée par Monsieur Yves AUBIN DE LA MESSUZIÈRE tout à l’heure. Le télégramme est en train de partir. Il est adressé à l’ensemble des postes diplomatiques. Je peux vous le dire parce que c’est moi qui l’ai rédigé et qu’il est très clair sur ce point. Ce télégramme va donc partir dans les prochains jours. Il est adressé à l’ensemble des postes diplomatiques et il demande expressément aux ambassadeurs d’associer toutes les composantes de la présence française à l’étranger : les communautés françaises, leurs représentants, les Chambres de commerce, les entreprises françaises afin qu’ils puissent participer pleinement à cet exercice de réflexion et de prospective ; dans les postes où cet exercice a déjà été réalisé, comme en Grande-Bretagne, qu’il soit repris et qu’il soit réalisé dans les postes où il n’a pas été fait encore.

Monsieur le Président Monsieur Jean-Paul REBAUD et donne la parole à Monsieur le Sénateur FERRAND en lui demandant d’être bref.

Monsieur le Sénateur André FERRAND

Promis, je vais aller très vite. Merci Monsieur Jean-Paul REBAUD. Simplement, moi, je voudrais être vraiment certain – je vous demande pardon, on a eu des entretiens tous les deux à ce sujet – que véritablement tous les plans soient repris, y compris ceux qui sont devenus un petit peu obsolètes et qui ont été envoyés il y a un an. Ce que nous demandons, c’est une entreprise de remise à plat. On tient compte de l’expérience acquise. On va dire que le verre était à moitié plein, mais il ne l’était qu’à moitié. A partir de cette expérience, ce que nous souhaitons vraiment c’est que tout le monde joue le jeu, que les Ambassadeurs en tiennent compte – peut-être faut-il que cela soit porté sur leurs lettres de mission, peut-être sur leurs rapports de missions, peut-être sur leurs feuilles de route – mais il est indispensable qu’ils répondent, comme le fait Monsieur GOURDAULT-MONTAGNE apparemment et on s’en réjouit vraiment.

Alors, un dernier point. C’est effectivement en ce qui concerne le formatage. C’est un exercice particulièrement difficile. Je sais que vous avez des équipes qui sont aussi performantes que possible, mais je me demande si elles auront le temps et la possibilité de réaliser ce formatage qui devra être unique, mais adaptable à toutes les situations. Vous savez que personnellement, ma suggestion serait d’externaliser la confection de ces documents, vos services réalisant un cahier des charges et des professionnels extérieurs préparant le document. Voilà mon idée.

Monsieur le Président remercie le Sénateur André FERRAND. En l’absence d’autre demande de prise de parole, Monsieur le Président met aux voix la résolution n° 2/08/03 relative au plan Ecole. La résolution est adoptée à l’unanimité.

Photo Flickr de PharCyder.

Emploi (1) : Il faut fermer le bureau Emploi du consulat et favoriser Eures

Nous avons eu, ce jour, une réunion du comité consulaire Emploi et Formation professionnelle à Londres.

Il est temps de s’interroger sur l’opportunité pour l’Etat français de mettre des moyens financiers pour concurrencer l’action publique en faveur de l’emploi des autres pays européens, en particulier ceux qui affichent un marché de l’emploi dynamique.

L’action publique européenne en matière d’emploi est déjà coordonnée par Eures, un réseau d’échange d’informations qui a pour but de faciliter la mobilité des travailleurs au sein de tous les pays de l’Union européenne (UE) et de l’Association européenne de libre échange (AELE).

Dispositif très dynamique, puisque le site propose des centaines de milliers d’offres d’emploi.

Contrairement à l’esprit qui anime nos services consulaires, Eures a pour objectif de garantir équitablement à tous les citoyens l’accès aux divers marchés du travail des états européens.

De plus, Eures met à disposition des conseillers emplois parlant français dans chaque pays partenaire. Il y a, par exemple, 28 conseillers en Allemagne et 18 au Royaume Uni.

Alors, quel intérêt d’une Bourse d’emploi interdite d’accès aux non-Français, mais également aux Français vivant France (et qui financent cette bourse avec leurs impôts) ?!

Le site Eures, le portail européen sur la mobilité de l’emploi

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